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Analyse de rentabilité et risque financier

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Analyse de rentabilité et risque financier

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116 Finance d’entreprise

Webconférence 4
Analyse de la rentabilité et du risque
Analyse par les ratios

Emmanuelle Plot
Présentation de la partie sur l’analyse
de la rentabilité et du risque

Deux parties
➢ Analyse de la rentabilité
▪ Rentabilité financière
▪ Rentabilité économique
▪ Relation entre les deux : effet de levier

➢ Analyse du risque d’exploitation


▪ Mesure du risque d’exploitation
▪ Interprétation

➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 5


1. L’analyse de la rentabilité

Une rentabilité est la capacité à générer un résultat compte tenu


des moyens mis en œuvre.
C’est donc un rapport entre un résultat et des moyens mis en
œuvre.
Quel résultat ?
Résultat
Rentabilité =
Moyens mis en oeuvre
Quels moyens mis en
œuvre ?

➔ La réponse à ses deux questions dépend de la partie prenante


pour laquelle la rentabilité est calculée :
▪ Les actionnaires
▪ Les apporteurs de capitaux (actionnaires et créanciers à
long terme)
➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 5
1. L’analyse de la rentabilité
Quel résultat ?

Résultat
Rentabilité = Quels moyens mis en
Moyens mis en oeuvre
œuvre ?

Si la rentabilité est mesurée pour les actionnaires :


▪ Le résultat est le résultat net.
▪ Les moyens mis en œuvre sont les capitaux propres.

Rentabilité financière (ou rentabilité des capitaux propres)


Résultat net
=
Capitaux propres
1. L’analyse de la rentabilité
Rentabilité financière (ou rentabilité des capitaux propres)
Résultat net
=
Capitaux propres

Exemple
Voici le bilan au 31/12/N et le compte de résultat de N d’une société A.
Actif (en valeur nette) Passif
Actif immobilisé 100 000Capitaux propres 80 000
Stocks 10 000Dont résultat net 4 500
Créances clients 20 000Dettes financières 41 000
Disponibilités 1 000Dettes d'exploitation 10 000
Total de l'actif 131 000 Total du passif 131 000

Chiffre d'affaires 40 000


Achats consommés 5 500 Rentabilité financière
Autres achats et charges externes 4 000
4 500
Charges de personnel 17 000 =
DADP 6 000 80 000
Charges financières 1 500 = 0,05625
IS 1 500
Résultat net 4 500 = 5,625 %
1. L’analyse de la rentabilité
Quel résultat ?

Résultat
Rentabilité = Quels moyens mis en
Moyens mis en oeuvre
œuvre ?

Si la rentabilité est mesurée pour les apporteurs de capitaux


(les actionnaires et les créanciers à long terme) :
▪ Le résultat est le résultat d’exploitation (hors opérations de
cessions et des quotes-parts des subventions
d’investissement).
▪ Les moyens mis en œuvre sont les capitaux propres et les
dettes financières.

Rentabilité économique (ou rentabilité des actifs)


Résultat d′ exploitation (hors opérations de cessions et QPSI)
=
Capitaux propres + Dettes financières
➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 5
1. L’analyse de la rentabilité
Rentabilité économique (ou rentabilité des actifs)
Résultat d′ exploitation (hors opérations de cessions et QPSI)
=
Capitaux propres + Dettes financières

Exemple
Voici le bilan au 31/12/N et le compte de résultat de N d’une société A.

Actif (en valeur nette) Passif


Actif immobilisé 100 000Capitaux propres 80 000 ➔ Réorganisation du bilan
Stocks 10 000Dont résultat net 4 500 pour faciliter les calculs.
Créances clients 20 000Dettes financières 41 000
Disponibilités 1 000Dettes d'exploitation 10 000
Total de l'actif 131 000 Total du passif 131 000
▪ Passage des dettes d’exploitation en soustraction de l’actif : BFRE
BFRE = Stocks + Créances clients – Dettes d’exploitation = 10 000 + 20 000 – 10 000 = 20 000

▪ Passage des disponibilités en diminution des dettes financières


Dettes financières nettes = Dettes financières – Disponibilités = 41 000 – 1 000 = 40 000

Actif (en valeur nette) Passif


Actif immobilisé 100 000Capitaux propres 80 000
BFRE 20 000Dont résultat net 4 500
Dettes financières 40 000
Total de l'actif 120 000 Total du passif 120 000
1. L’analyse de la rentabilité
Rentabilité économique (ou rentabilité des actifs)
Résultat d′ exploitation (hors opérations de cessions et QPSI)
=
Capitaux propres + Dettes financières

Exemple
Voici le bilan au 31/12/N et le compte de résultat de N d’une société A.

Actif (en valeur nette) Passif


Actif immobilisé 100 000Capitaux propres 80 000
BFRE 20 000Dont résultat net 4 500
Dettes financières 40 000
Total de l'actif 120 000 Total du passif 120 000

Chiffre d'affaires 40 000


Achats consommés 5 500
Autres achats et charges externes 4 000
Rentabilité économique
Charges de personnel 17 000
40 000 − (5 500 + 4 000 + 17 000 + 6 000)
DADP 6 000 =
80 000 + 40 000
Charges financières 1 500
7 500
IS 1 500 =
Résultat net 4 500 120 000
= 6,25 %
1. L’analyse de la rentabilité
Rentabilité économique (ou rentabilité des actifs)
Résultat d′ exploitation (hors opérations de cessions et QPSI)
=
Capitaux propres + Dettes financières

Méthodologie
Lorsque le bilan est simplifié, les moyens mis en œuvre peuvent être
mesurés de deux façons :
▪ Capitaux propres + dettes financières
▪ Actif immobilisé + BFRE ➔ Actif économique

Actif (en valeur nette) Passif


Actif immobilisé 100 000Capitaux propres 80 000
BFRE 20 000Dont résultat net 4 500
Dettes financières 40 000
Total de l'actif 120 000 Total du passif 120 000

Capitaux propres + Dettes financières = 80 000 + 40 000 = 120 000

Actif immobilisé + BFRE = 100 000 + 20 000 = 120 000


1. L’analyse de la rentabilité
La rentabilité économique dépend de la performance d’exploitation et des
moyens mis en œuvre pour l’obtenir.

Exemple
La rentabilité économique de A est de 6,25 %.
Pour 100 € de moyens investis par les actionnaires et les créanciers à long terme,
il est généré un résultat d’exploitation de 6,25 €.

Peut-on comparer la rentabilité économique et la rentabilité financière ?

Méthodologie
Sauf mention contraire de l’énoncé, une rentabilité économique est
calculée avant impôt (le REX est un résultat calculé avant impôt).
Au contraire, par définition, la rentabilité financière est après impôt.

Il est possible de comparer la rentabilité économique après impôt et


la rentabilité financière.
1. L’analyse de la rentabilité
Il est possible de comparer la rentabilité économique après impôt et
la rentabilité financière.

Rentabilité économique après IS :


Résultat d′ exploitation (hors opérations de cessions et QPSI) × (1 − Taux IS)
=
Capitaux propres + Dettes financières
= Rentabilité économique × (1 − Taux IS)

Exemple
Société A (avec un taux d’IS de 25 %)
Rentabilité financière = 5,625 %
40 000 − (5 500 + 4 000 + 17 000 + 6 000) 7 500
Rentabilité économique = = = 6,25 %
80 000 + 40 000 120 000
7 500 × (1 −25 %) 5 625
Rentabilité économique après IS = = = 4,69 %
120 000 120 000
ou 6,25 % × (1 – 25 %) = 4,69 %

➔ La rentabilité financière est supérieure à la rentabilité économique après IS.

L’écart entre la rentabilité financière et la rentabilité économique après IS


dépend de la structure financière de l’entreprise et de son taux d’intérêt.
1. L’analyse de la rentabilité
Exemple
Imaginons une société A2 qui exerce dans le même secteur d’activité, qui a les
mêmes charges d’exploitation mais qui n’est pas financée de la même manière :
110 000 de CP mais seulement 10 000 de DF (il est supposé un taux d’intérêt
identique).

Rentabilité financière
Actif (en valeur nette) Passif
5 344
Actif immobilisé 100 000Capitaux propres 110 000 =
110 000
BFRE 20 000Dont résultat net 5 344
Dettes financières 10 000 = 4,89 %
Total de l'actif 120 000 Total du passif 120 000

Rentabilité économique
Chiffre d'affaires 40 000
40 000 − (5 500 + 4 000 + 17 000 + 6 000)
Achats consommés 5 500 =
110 000 + 10 000
Autres achats et charges externes 4 000
7 500
Charges de personnel 17 000 =
DADP 6 000 120 000
Charges financières 375 = 6,25 %
IS 1 781
Rentabilité économique après
Résultat net 5 344
IS = 4,69 %
➔ Que conclure ?
1. L’analyse de la rentabilité
Exemple
Société A : CP = 80 000 et DF = 40 000
Rentabilité économique après IS = 4,69 % et rentabilité financière = 5,625 %

Société A2 : CP = 110 000 et DF = 10 000


Rentabilité économique après IS = 4,69 % et rentabilité financière = 4,89 %

➔ Que conclure ?
▪ La rentabilité économique ne dépend pas de la structure financière.

▪ Plus le niveau d’endettement est élevé, plus la rentabilité financière


est élevée.
Plus le niveau d’endettement est élevé, plus la rentabilité financière est
supérieure à la rentabilité économique après IS.
➔ C’est l’effet de levier financier (sous certaines conditions).
1. L’analyse de la rentabilité
Effet de levier financier
➔ Retrouver la rentabilité financière à partir de la rentabilité
économique et de la structure financière.
Avec : 𝑅𝑓 : rentabilité financière
𝑅𝑒 : rentabilité économique
i : taux d’intérêt
CP : capitaux propres
DF : dettes financières

DF
Rf = Re après IS + (R e après IS –i après IS) ×
CP
DF
Ou R f = R e + (R e – i) × × (1 − Taux IS)
CP

Les actionnaires
obtiennent au
moins la renta éco.
Bras de levier : effet de
levier d’autant plus élevé
Est ajouté le supplément de que les DF sont élevées
rémunération entre la renta par rapport aux CP
éco et le taux d’intérêt
1. L’analyse de la rentabilité

Effet de levier financier


DF
Rf = Re après IS + (R e après IS –i après IS) ×
CP

Exemple
Société A : CP = 80 000 et DF = 40 000
Rentabilité économique après IS = 4,69 % et rentabilité financière = 5,625 %
Taux d’intérêt : 3,75 % (Charges financières / DF = 1 500 / 40 000)

40 000
R f = 4,69 % + (4,69 % – 3,75 % × (1 – 25 %)) × = 5,628 %
80 000

La rentabilité pour les actionnaires est supérieure à la rentabilité


économique après IS : tous les moyens investis permettent de récupérer 4,69 %,
or, une partie de ces ressources (40 000) ne coûte « que 3,75 % × (1 – 25 %) =
2,8 % » : les actionnaires captent donc la différence.
1. L’analyse de la rentabilité

Effet de levier financier


DF
Rf = Re après IS + (R e après IS –i après IS) ×
CP

Quelles sont les conditions pour que l’effet de levier améliore la


rentabilité financière ?
➢ Il faut que la rentabilité économique soit supérieure au taux d’intérêt.
Sinon, la rentabilité financière est dégradée : c’est l’effet de massue.

➢ Il faut respecter un niveau raisonnable d’endettement (ne pas que DF/CP soit
trop élevé) : l’entreprise doit avoir les moyens de faire face à ses échéances de
remboursement.
Sinon, c’est le risque de faillite (incapacité de l’entreprise à faire face à ses
échéances : insolvabilité).
2. L’analyse du risque
d’exploitation
Les risques étudiés dans ce cours 1 correspondent à des situations qui
ont pour conséquence une diminution du résultat net.

Trois grandes composantes du résultat net :


➢ Le résultat d’exploitation
Le chiffre d’affaires est moins élevé que prévu. RISQUE
Les charges d’exploitation sont plus élevées D’EXPLOITATION
que prévu.

➢ Le résultat financier
Les charges financières sont trop élevées (du RISQUE
fait d’un endettement trop fort) et le REX n’est FINANCIER
pas suffisant : RCAI < 0

➢ Le résultat exceptionnel
Analyse plus difficile car les opérations sont
liées à des événements majeurs et inhabituels.

➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 5


2. L’analyse du risque
d’exploitation
Analyse du risque d’exploitation
Trois mesures sont possibles
➢ Le poids des charges fixes dans le total des charges
➢ Le seuil de rentabilité
➢ Le levier opérationnel (ou levier d’exploitation)

Méthodologie
Cette partie du cours est commune à celle de l’UE de Contrôle de gestion
(mais ici, analyse plus rapide qu’en contrôle de gestion).

Elle nécessite quelques notions de contrôle de gestion :


▪ Distinction des charges fixes et des charges variables.
▪ Marge sur coût variable.
▪ Taux de marge sur coût variable.
2. L’analyse du risque
d’exploitation
Notions initiales à comprendre
➢ Charges fixes et charges variables
Les charges sont variables si elles augmentent avec l’activité (mesurée
par le chiffre d’affaires) de manière proportionnelle.
Les charges sont fixes si elles restent constantes quel que soit le
niveau de l’activité.

➢ Marge sur coût variable (MCV)


Marge sur coût variable = Chiffre d’affaires – Charges variables
La MCV augmente avec le niveau d’activité.

➢ Taux de marge sur coût variable


C’est une MCV relative, exprimée en % du CA.
MCV
Taux de MCV =
CA
2. L’analyse du risque
d’exploitation
Exemple
Analysons le risque d’exploitation de la société A.
Les achats consommés sont des charges variables. Les autres charges
d’exploitation sont fixes.
Chiffre d'affaires 40 000
Achats consommés 5 500 Analyse uniquement du REX de 7 500
Autres achats et charges externes 4 000
Charges de personnel 17 000 = 40 000 – (5 500 + 4 000 + 17 000 + 6 000)
DADP 6 000
Charges financières 1 500
IS 1 500
Résultat net 4 500

➢ Charges fixes (CF) et charges variables (CV)


CV : 5 500 et CF : 4 000 + 17 000 + 6 000 = 27 000
Vérification :
MCV – CF = REX
➢ Marge sur coût variable (MCV)
➔ 34 500 – 27 000 = 7 500
MCV = CA – CV = 40 000 – 5 500 = 34 500

➢ Taux de marge sur coût variable


34 500
Taux de MCV = = 86,25 % ➔ Pour 100 € de CA, l’entreprise dégage une MCV de 86,25 €.
40 000
2. L’analyse du risque
d’exploitation
Mesure du risque d’exploitation
➢ Poids des charges fixes dans le total des charges
CF
Poids des charges fixes dans le total des charges =
Total des charges

Plus les charges fixes sont élevées, plus le risque d’exploitation est
grand.
Si le niveau d’activité diminue, la MCV diminue également mais les
charges fixes restent constantes.

Exemple
Analysons le risque d’exploitation de la société A.
CV = 5 500 et CF = 27 000

27 000
Poids des charges fixes dans le total des charges = = 83 %
5 500 + 27 000
2. L’analyse du risque
d’exploitation
Mesure du risque d’exploitation
➢ Le seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité est le niveau d’activité (le CA) à réaliser pour
que le résultat d’exploitation soit nul.
Plus le seuil de rentabilité est élevé, plus le risque d’exploitation est
grand.

Soit SR : niveau de CA tel que le résultat d’exploitation est nul


REX = 0
SR – CV – CF = 0

MCV ➔ exprimée par rapport au CA :


Taux de MCV × CA

Taux de MCV × SR – CF = 0
CF
➔ SR =
Taux de MCV
2. L’analyse du risque
d’exploitation
Mesure du risque d’exploitation
➢ Le seuil de rentabilité
CF
SR =
Taux de MCV

Exemple
Analysons le risque d’exploitation de la société A.
CV = 5 500 et CF = 27 000
CA = 40 000 ➔ Taux de MCV = 86,25 %

Intuition : le seuil de rentabilité est-il supérieur ou inférieur à 40 000 ?

27 000
SR = = 31 304 €
0,8625

Le chiffre d’affaires à atteindre pour que le résultat d’exploitation soit positif est
de 31 304 €.
2. L’analyse du risque
d’exploitation
Mesure du risque d’exploitation
➢ Le seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité est le niveau d’activité à réaliser pour que le
résultat d’exploitation soit nul.
Il peut être exprimé en mois.

Sur 12 mois ➔ le CA annuel est réalisé


Hypothèse de travail :
Sur XXX mois ➔ le SR est atteint Le chiffre d’affaires est réalisé
de manière linéaire dans le
SR en valeur temps (un douzième par mois).
SR en mois = × 12
CA

Exemple
Analysons le risque d’exploitation de la société A.
31 304
SR = 31 304 € ➔ SR en mois = 40 000
× 12 = 9,4 mois
Il faut attendre 9,4 mois d’activité pour atteindre le seuil de rentabilité.

SR en date : si l’activité commence le 1er janvier, il faut attendre 9 mois et 0,4 ×


30 = 12 jours, soit le 12 octobre pour atteindre le SR.
2. L’analyse du risque
d’exploitation
Mesure du risque d’exploitation
➢ Le levier opérationnel
Il mesure la relation entre la variation en % du résultat d’exploitation
(hors opérations de cessions et QPSI) et la variation de l’activité en %
(mesurée par le chiffre d’affaires).
REXN − REXN−1
𝑀𝐶𝑉
LO =
Variation relative du REX
=
REXN−1
CAN − CAN−1
Ou
Variation relative du CA 𝑅𝐸𝑋
CAN−1

C’est un coefficient multiplicateur.

Un levier opérationnel de 2 signifie que si l’activité augmente de 10 %,


le résultat d’exploitation augmentera de 2 × 10 % = 20 %.
Mais si l’activité diminue de 10 %, le résultat d’exploitation diminuera
de 20 %.

Pour limiter le risque d’exploitation, le levier opérationnel doit être le


plus faible possible.
2. L’analyse du risque
d’exploitation
Mesure du risque d’exploitation
➢ Le levier opérationnel
REXN − REXN−1
Variation relative du REX REXN−1 𝑀𝐶𝑉
LO = = CAN − CAN−1 Ou
Variation relative du CA 𝑅𝐸𝑋
CAN−1

Exemple
Analysons le risque d’exploitation de la société A.
CV = 5 500 et CF = 27 000
CA = 40 000 ; REX = 7 500 ; MCV = 34 500

Que devient le résultat d’exploitation si l’activité diminue de 10 % ?


Nouveau CA = 40 000 × (1 – 10 %) = 40 000 × 0,9 = 36 000
Les charges variables diminuent donc aussi de 10 % : nouvelles CV = 4 950
Les charges fixes restent constantes à 27 000.

Nouveau REX = 36 000 – 4 950 – 27 000 = 4 050


2. L’analyse du risque
d’exploitation
Mesure du risque d’exploitation
➢ Le levier opérationnel
REXN − REXN−1
Variation relative du REX REXN−1 𝑀𝐶𝑉
LO = = CAN − CAN−1 Ou
Variation relative du CA 𝑅𝐸𝑋
CAN−1

Exemple
Analysons le risque d’exploitation de la société A.
CV = 5 500 et CF = 27 000
CA = 40 000 ; REX = 7 500 ; MCV = 34 500

Que devient le résultat d’exploitation si l’activité diminue de 10 % ?


Nouveau REX = 36 000 – 4 950 – 27 000 = 4 050

4 050 − 7 500
Variation relative du REX = = - 46 %
7 500

Si l’activité diminue de 10 %, le REX diminue de 46 %. Ou plus rapidement,


− 46 %
LO = = 4,6 LO =
𝑀𝐶𝑉
=
34 500
= 4,6
− 10 % 𝑅𝐸𝑋 7 500
➔ Le risque d’exploitation de la société A est assez élevé !
116 Finance d’entreprise
Webconférence 4 (partie 2)
Analyse par les ratios

Emmanuelle Plot
Présentation de la partie sur
l’analyse par les ratios

Objectif : réaliser le commentaire sur la performance et


la situation financière d’une entreprise.

Appui sur les SIG et le bilan fonctionnel mais également


sur des ratios.
Améliorer la
comparabilité dans le
temps et dans l’espace

Un ratio est un rapport, exprimé en %.

Plan de la séance :
1) Les ratios sur l’activité
2) Les ratios sur la situation financière.

➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 6


1. Les ratios sur l’activité

Réaliser un commentaire sur l’activité


1) Calculer les soldes intermédiaires de gestion, avec ou sans les
retraitements.

Méthodologie
Pour pouvoir comparer au mieux les entreprises (dans le temps ou
entre elles), il faut s’assurer que les calculs (SIG ou ratios) sont
construits sur des bases cohérentes.

2) Calculer les ratios d’activité.

3) Rédiger le commentaire : un paragraphe par SIG clé avec appui


sur un ou plusieurs ratios appropriés.

➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 6


1. Les ratios sur l’activité
Il existe trois grandes catégories de ratios relatifs à l’activité :
➢ Les ratios d’évolution (de variation)
Il est essentiel de commencer par énoncer le niveau du résultat
net mais également de commenter son évolution.

Résultat netN − Résultat netN−1


Taux de variation du résultat net =
Résultat netN−1

L’évolution du résultat net doit être mise en perspective par


rapport à l’évolution de l’activité, mesurée par le chiffre d’affaires.

CAN − CAN−1
Taux de variation du chiffre d’affaires =
CAN−1
1. Les ratios sur l’activité
Il existe trois grandes catégories de ratios relatifs à l’activité :
➢ Les ratios d’évolution (de variation)
Pour conserver la même
Si le CA augmente profitabilité, on souhaite que
de 10 % le résultat net ait également
augmenté.

Comment ont évolué les charges ?


Il y a de grandes chances qu’elles aient
augmenté… mais, on espère, pas plus
de 10 % !

Il est donc envisageable de calculer des taux de variation de


certaines charges (il faut disposer du compte de résultat N-1).
Méthodologie
Il ne faut surtout pas comparer deux postes de charges de deux années
différentes directement sans les relier au niveau d’activité.
Evidemment, toutes les charges ne sont pas variables !
1. Les ratios sur l’activité
➢ Les ratios confrontant des charges au chiffre d’affaires
Il faut sélectionner les charges « les plus importantes ».
Dans l’idéal, ces ratios doivent être les plus faibles possibles :
consommer le moins possible de charges pour un même niveau de
chiffre d’affaires.

Le plus souvent, sont calculés les ratios suivants :


Charges externes
▪ Taux de charges externes =
CA
Si le ratio est retraité, les charges externes n’incluent ni le personnel
extérieur, ni la redevance de crédit-bail.

Charges de personnel
▪ Taux de charges de personnel =
CA
Si le ratio est retraité, les charges de personnel incluent le personnel
extérieur et la participation des salariés au résultat.
1. Les ratios sur l’activité
➢ Les ratios confrontant des charges au chiffre d’affaires
▪ Taux de matières premières
Coût d′ achat des matières premières consommées
=
Production

Deux remarques :
❑ Il faut tenir compte de la consommation des matières premières
(achat de MP + variation des stocks de MP).
❑ Il faut rapporter cette consommation à la production.

Charges d′ intérêts
▪ Taux de charges d’intérêts =
CA
Si le ratio est retraité, les intérêts incluent une partie des
redevances de crédit-bail.
Ce ratio permet d’avoir une première idée sur l’état de
l’endettement : est-ce que le coût de l’endettement est élevé ou
non pour l’entreprise ?
PRODUITS D’EXPLOITATION
1. Les ratios sur l’activité Ventes de marchandises 159 000
Production vendue 0
Sous-total : chiffre d’affaires 159 000
Production stockée 0
Application : société Démo Production immobilisée
Subventions
0
10 000
Calculons des ratios (non RADP 0
Produits des cessions des immobilisations corporelles et incorporelles 5 000
retraités) relatifs à l’activité. Autres produits 3 000
CHARGES D’EXPLOITATION
Achats de marchandises 100 000
Variation de stock de marchandises 1 000
Achats de matières premières 0
Variation stock de matières premières 0
Autres achats et charges externes :
• Personnel extérieur 3 000
• Loyers crédit-bail 5 000
• Autres 0
Impôts et taxes 4 000
Salaires et traitements 25 000
Charges sociales 15 000
Dotations aux amortissements et dépréciations
• immobilisations : dotations aux amortissements 14 000
• immobilisations : dotations aux dépréciations 0
• actif circulant : dotations aux dépréciations 1 000
Dotations aux provisions 2 000
Valeurs comptables des immobilisations incorporelles et corporelles cédées 2 000
Autres charges 1 000
1. Résultat d’exploitation 4 000
Charges externes 8 000
Taux de charges externes = = =5%
CA 159 000
➔ Pour 100 € de CA, l’entreprise consomme 5 € de charges externes.

Charges de personnel 40 000


Taux de charges de personnel = = = 25 %
CA 159 000
➔ Pour 100 € de CA, l’entreprise consomme 25 € de charges de personnel.
1. Les ratios sur l’activité
➢ Les ratios confrontant des SIG au chiffre d’affaires
Dans l’idéal, ces ratios doivent être les plus élevés possibles :
générer un SIG le plus grand possible pour un même niveau de
chiffre d’affaires.

Résultat net
▪ Taux de profitabilité (ou taux de marge nette) =
CA

Résultat d′ exploitation
▪ Taux de profitabilité d’exploitation =
CA

EBE
▪ Taux d’EBE (ou taux de marge brute) =
CA
1. Les ratios sur l’activité
➢ Les ratios confrontant des SIG au chiffre d’affaires
Une exception : le ratio permettant l’analyse de la performance de
l’activité commerciale.

Marge commerciale
▪ Taux de marque commerciale =
Ventes de marchandises

Marge commerciale
▪ Taux de marge commerciale =
Coût d′ achat des marchandises vendues
(avec Coût d’achat des marchandises vendues
= Achat de marchandises + Variation des stocks)
1. Les ratios sur l’activité
Application : société Démo
Calculons des ratios (non retraités) relatifs à l’activité.

Rappel
Marge commerciale = = Ventes de marchandises – Coût d’achat des
marchandises vendues = 159 000 – (100 000 + 1 000) = 58 000
EBE = 16 000
Résultat d’exploitation = 4 000
Résultat net = 4 000

Résultat net 4 000


▪ Taux de profitabilité = = = 2,52 %
CA 159 000

Résultat d′ exploitation 4 000


▪ Taux de profitabilité d’exploitation = = = 2,52 %
CA 159 000

EBE 16 000
▪ Taux de marge brute = = = 10,1 %
CA 159 000
1. Les ratios sur l’activité
Application : société Démo
Calculons des ratios (non retraités) relatifs à l’activité.

Rappel
Marge commerciale = = Ventes de marchandises – Coût d’achat des
marchandises vendues = 159 000 – (100 000 + 1 000) = 58 000
EBE = 16 000
Résultat d’exploitation = 4 000
Résultat net = 4 000

Marge commerciale 58 000


▪ Taux de marque commerciale = = = 36,5 %
Ventes de marchandises 159 000

Marge commerciale
▪ Taux de marge commerciale =
Coût d′ achat des marchandises vendues
58 000
= = 57,4 %
101 000
1. Les ratios sur l’activité

Comment rédiger un commentaire sur l’activité ?


1) Commencer par une phrase sur le niveau du résultat net et son
évolution. Confronter cette évolution à celle du chiffre d’affaires.

Application : société Démo


Le résultat net de la société Démo est de 4 000. L’entreprise est profitable !
Pourtant, le résultat net a diminué en N de 33,3 % alors que le chiffre d’affaires
a augmenté de 5 % ! Il faudrait comprendre d’où vient cette baisse de
profitabilité.

Résultat N-1 lu dans les capitaux


propres au 31/12/N-1 (6 000)

➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 3 et chapitre 6


1. Les ratios sur l’activité
Comment rédiger un commentaire sur l’activité ?
2) Analyser la performance de l’activité commerciale : donner le niveau
de la marge commerciale, intégrer les taux de marque ou de taux de
marge commerciale, insister sur le stockage ou non des marchandises

L’activité commerciale de la société permet de générer une marge commerciale


de 58 000 : l’activité commerciale est performante. Le prix négocié permet de
couvrir le coût d’achat.
Par conséquent, en N, la marge commerciale représente 57 % du coût des
marchandises vendues et 36,5 % des ventes de marchandises.
En N-1, la marge commerciale représentait 33 % des ventes de marchandises :
pour 100 % de CA, l’entreprise génère donc moins de marge commerciale en N
qu’en N-1. L’activité commerciale est donc moins performante.
Pour approfondir, il faudrait avoir connaissance de la composition de ce chiffre
d’affaires : est-ce un problème de positionnement sur les prix ? Un problème de
volume ? Ou alors est-ce lié à une augmentation du coût d’achat ?
Il faut également noter que les stocks de marchandises sont faibles : l’entreprise
ne semble pas avoir de difficultés à écouler les marchandises achetées.
1. Les ratios sur l’activité
Comment rédiger un commentaire sur l’activité ?
3) Analyser la valeur ajoutée : vérifier le poids de la production vendue
par rapport à la production stockée, intégrer le taux de matières
premières et le taux de charges externes.

La société Démo n’a aucune activité industrielle : sa production est nulle. Sa


valeur ajoutée est de 50 000.
Pour 100 € de chiffre d’affaires, la société consomme 5 € de charges externes.
Cela semble peu ; néanmoins, c’est un peu plus qu’en N-1 (4,5 € pour 100 € de
chiffre d’affaires). L’entreprise consomme donc relativement plus de charges
externes en N, ce qui dégrade sa performance.

4) Analyser l’EBE : intégrer le taux de marge brute, le taux de charges


de personnel.

L’EBE est de 16 000. En N, pour 100 € de chiffre d’affaires, la société consomme


25 € de charges de personnel. C’est le second poste de charges le plus élevé
après les consommations de marchandises. L’entreprise est également moins
performante qu’en N-1 (taux de charges de personnel de 22 %).
Au final, pour 100 € de chiffre d’affaires, l’entreprise génère un EBE de 10 €.
Sans surprise, du fait d’une hausse relative des charges, le taux d’EBE est plus
faible en N qu’en N-1 (taux d’EBE de 12 %).
1. Les ratios sur l’activité

Comment rédiger un commentaire sur l’activité ?


5) Analyser le REX puis le résultat courant avant impôts : pour le REX :
évoquer le résultat net des cessions d’II et IC. Pour le RCAI : intégrer le
taux de charges d’intérêts ; confronter le résultat d’exploitation et le
résultat courant.
La société Démo dégage un résultat d’exploitation en N de 4 000 : la profitabilité
d’exploitation est renforcée par une plus-value de cessions de 3 000. Par la
suite, nous constatons un résultat courant avant impôts de 6 000. Ce résultat
est supérieur au REX du fait d’importants produits financiers d’une part et de
charges financières qui ne représentent que 0,6 % du CA d’autre part.
Cela améliore la profitabilité de l’entreprise : le coût de l’endettement est
quasiment négligeable.

6) Analyser le résultat exceptionnel. Insister sur « les événements


majeurs et inhabituels ».
Le résultat exceptionnel est négatif de 1 000. Cela dégrade la profitabilité de
l’entreprise mais ce résultat est lié à des événements majeurs et inhabituels.
1. Les ratios sur l’activité
Comment rédiger un commentaire sur l’activité ?
7) Conclure. Revenir sur les points forts et les points faibles. Intégrer le
taux de profitabilité.
Au final, le résultat net est de 4 000 et représente 2,52 % du chiffre d’affaires
(alors qu’il était à 4 % en N-1). La situation de l’entreprise, du fait de la
diminution de la profitabilité, semble un peu préoccupante : la marge
commerciale est relativement moins élevée et des charges semblent moins bien
maitrisées (charges externes ou charges de personnel).
La profitabilité semble provenir d’un coût de l’endettement assez faible et d’une
plus-value de cessions d’immobilisations corporelles et de produits financiers.
Ces deux derniers éléments ne relèvent pas du cœur de métier de l’entreprise.
Il faut absolument que l’entreprise maitrise l’évolution future de ses charges !

Méthodologie
Le commentaire aurait pu être rédigé à partir des SIG retraités (et donc
de ratios retraités).
La logique reste la même.
Sauf si les postes retraités sont élevés, les conclusions auraient été très
semblables.
2. Les ratios sur la situation
financière

Réaliser un commentaire sur la situation financière


1) Construire le bilan fonctionnel et en déduire le fonds de
roulement, le besoin en fonds de roulement (BFRE et BFRHE) ainsi
que la trésorerie nette.

2) En déduire les deux règles d’équilibre.


FR > 0
FR > BFR pour que la trésorerie nette soit positive

3) Calculer les ratios sur la situation financière et les ratios de


rotation.

4) Rédiger le commentaire sur la situation financière.

➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 6


2. Les ratios sur la situation
financière

Calculer les ratios sur la situation financière


Il existe trois grandes catégories :
➢ Les ratios sur l’endettement
Discussion sur le niveau du
fonds de roulement
➢ Les ratios sur l’investissement

Méthodologie
Ces ratios sont calculés sur la base du bilan comptable.

Discussion sur le niveau du


➢ Les ratios de rotation besoin en fonds de roulement
d’exploitation

➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 6


2. Les ratios sur la situation
financière
Calculer les ratios sur la situation financière
➢ Les ratios sur l’endettement
▪ Taux d’endettement financier Ce ratio ne doit pas
dépasser un tiers.
Endettement financier
=
Total du bilan

Endettement financier
▪ Taux d’autonomie financière = Ce ratio doit être
Capitaux propres
inférieur à 1.

Capitaux propres
▪ Taux d’indépendance financière =
Total du bilan
Ce ratio doit être situé
autour de 50 %.

Endettement financier
▪ Capacité de remboursement =
CAF

Ce ratio, exprimé en année, ne


doit pas dépasser 3 ou 4.
➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 6
2. Les ratios sur la situation
financière
➢ Les ratios sur l’endettement
Passif 31/12/N 31/12/N-1
Capital 18 000 15 000
Application : société Démo Primes d’émission 2 000 0
Réserves :
▪ Taux d’endettement financier · Réserve légale 3 000 1 000
· Autres réserves 3 000 2 000
Endettement financier 20 000
= = = 27,4 % Report à nouveau
Résultat de l’exercice
3 000
4 000
1 000
6 000
Total du bilan 73 000
Subventions d’investissement 0 0
Provisions réglementées 0 0
Capitaux propres TOTAL I 33 000 25 000
▪ Taux d’autonomie financière Provisions pour risques et charges TOTAL II 3 000 1 000
Autres emprunts obligataires 0 0
Endettement financier 20 000
= = = 60,6 % Emprunts auprès des établissements de crédit (a) 20 000 8 000
Capitaux propres 33 000 Avances et acomptes reçus 0 0
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 1 000 8 000
Dettes fiscales et sociales (b) 10 000 4 000
▪ Taux d’indépendance financière Dettes sur immobilisations
Autres dettes
2 000
1 000
0
1 000
Capitaux propres 33 000 Produits constatés d’avance
= = = 45,2 % TOTAL
3 000 2 000
Total du bilan 73 000 Dettes 37 000 23 000
III
Écarts de conversion - passif IV 0 0

Capacité de remboursement
TOTAL GÉNÉRAL I à IV 73 000 49 000
▪ (a) Concours bancaires courants 0 0
Endettement financier 20 000 (a) Intérêts courus non échus 0 0
= = = 1,11 (b) Dettes fiscales d'IS 3 000 2 000
CAF 18 000
2. Les ratios sur la situation
financière
➢ Les ratios sur l’investissement
Actif immobilisé
▪ Poids de l’actif immobilisé sur le total du bilan =
Total du bilan

Lues dans la colonne


« augmentation » du
tableau des immobilisations

Acquisitions d′ immobilisations
▪ Taux d’investissement =
Chiffre d′ affaires

Immobilisations corporelles et incorporelles en valeur brute


▪ Intensité capitalistique =
Chiffre d′ affaires

➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 6


2. Les ratios sur la situation financière
➢ Les ratios sur l’investissement
Valeur Amortissements Valeur
Application : société Démo Actif brute
31/12/N
et dépréciations nette
31/12/N 31/12/N
Capital souscrit non appelé TOTAL I 0 0 0
Frais d’établissement TOTAL II 0 0 0
▪ Poids de l’actif immobilisé sur Immobilisations incorporelles 0 0 0
le total du bilan Immobilisations corporelles 33 000 17 000 16 000
Avances et acomptes 0 0 0
Actif immobilisé 17 000
= = = 23,3 % Immobilisations financières 1 000 0 1 000
Total du bilan 73 000 Actif immobilisé TOTAL III 34 000 17 000 17 000
Stocks de marchandises 3 000 0 3 000
Avances et acomptes versés 0 0 0
Créances :
· Créances clients et comptes rattachés 11 000 1 000 10 000
▪ Taux d’investissement · Autres créances 3 000 0 3 000
Charges constatées d’avance 2 000 0 2 000
Acquisitions d′ immobilisations 17 000
= =
Capital souscrit appelé non versé 0 0 0
Chiffre d′ affaires 159 000 Valeurs mobilières de placement 0 0 0
= 10,7 % Disponibilités 38 000 0 38 000
Actif circulant TOTAL IV 57 000 1 000 56 000
Frais d’émission des emprunts V 0 0 0
Primes de remboursement des emprunts VI 0 0 0
Écarts de conversion - actif VII 0 0 0
TOTAL GÉNÉRAL I à VII 91 000 18 000 73 000
▪ Intensité capitalistique
Valeur au Valeur au
Immo. corporelles et incorporelles en VB Augmentations Diminutions
= 31/12/N-1 31/12/N
Chiffre d′ affaires Immobilisations incorporelles 0 0 0 0
33 000
= = 20,8 % Immobilisations corporelles 33 000 17 000 17 000 33 000
159 000 Avances et acomptes 0 0 0 0
Participations 0 1 000 0 1 000
Prêts 0 0 0 0
TOTAL 33 000 18 000 17 000 34 000
2. Les ratios sur la situation
financière
➢ Les ratios de rotation
Il s’agit de savoir comment de temps un stock, une créance ou
une dette « reste » au bilan.
Méthodologie
Ces ratios ne prennent sens que s’ils sont comparés à la moyenne du
secteur ou dans le temps sachant que dans l’idéal :
- Un stock doit être utilisé le plus rapidement possible.
- Une créance doit être réglée le plus rapidement possible.
- Une dette doit être réglée le plus tard possible.

Les ratios s’expriment en jours (de stockage ou de crédit).


Il faut comparer le poste du bilan à l’opération du compte de résultat
(sur 360 jours) qui explique son apparition.

Poste du bilan Attention !


Ratio de rotation = × 360 Il y a des
Opération du compte de résultat particularités !
2. Les ratios sur la situation
financière
En € En jours
➢ Les ratios de rotation
Stocks Lecture bilan ?
▪ Durée de stockage des matières premières
CAMPC Lecture CR 360
Stocks de matières premières
= × 360
Coût d′ achat des matières premières consommées

Il faut prendre en considération la


variation des stocks.
▪ Durée de stockage des marchandises
Stocks de marchandises
= × 360
Coût d′ achat des marchandises vendues

▪ Durée de stockage des produits finis


Stocks de produits finis
= × 360
Coût de production des produits finis vendus

Coût de production diminué de la


production stockée

Méthodologie
Les stocks (et les créances) sont exprimés en valeur brute.
2. Les ratios sur la situation
financière
➢ Les ratios de rotation
▪ Durée du crédit clients
En première approche, on aurait envie de l’écrire comme suit :
Créances des clients
= × 360 Il faut intégrer les EENE, ajouter les
ECA, diminuer les ECP et diminuer
Chiffre d′ affaires
les avances et acomptes reçus.

Par conséquent : Comme le numérateur est exprimé en TTC, il


faut que le dénominateur le soit aussi.
▪ Durée du crédit clients
Créances des clients + EENE + ECA − ECP − avances reçues
= × 360
Chiffre d′ affaires TTC

▪ Durée du crédit fournisseurs


Dettes des fourniseurs + ECP − ECA − avances versées
= × 360
Achats TTC

Achats de marchandises, de matières premières ou


d’autres charges externes.
2. Les ratios sur la situation
financière
➢ Les ratios de rotation
▪ Durée du crédit clients
Créances des clients + EENE + ECA − ECP − avances reçues
= × 360
Chiffre d′ affaires TTC

▪ Durée du crédit fournisseurs


Dettes des fourniseurs + ECP − ECA − avances versées
= × 360
Achats TTC
Méthodologie
Si la durée crédit clients semble trop longue (ou la durée de crédit fournisseurs
trop courte), il serait tentant de dire à l’entreprise de la raccourcir (ou de la
rallonger).
Attention :
- Il faut tenir compte des habitudes du secteur.
- Il ne faut pas dépasser les délais légaux (selon la loi de modernisation de
l’économie de 2008 : « sauf accord entre les partenaires commerciaux, le délai de
paiement entre professionnels est fixé au trentième jour suivant la date de réception ou
d'exécution de la prestation »). Le délai peut aller jusqu’à 60 jours à partir de la
facturation s’il est précisé au contrat.
2. Les ratios sur la situation
financière
➢ Les ratios de rotation
Application : société Démo

▪ Durée de stockage des marchandises


Stocks de marchandises 3 000
= × 360 = × 360 = 10,7 jours
Coût d′ achat des marchandises vendues 100 000 + 1 000

▪ Durée du crédit clients


11 000
= × 360 = 20,8 jours
159 000 × 1,2 Hypothèses : toutes les
ventes et tous les achats
sont soumis à TVA au
▪ Durée du crédit fournisseurs taux normal.
1 000
= × 360 = 2,8 jours
100 000 + 8 000 × 1,2
2. Les ratios sur la situation financière
Comment rédiger un commentaire sur la situation financière ?
1) Commencer par une phrase sur le niveau de la trésorerie nette.

Application : société Démo (avec retraitement EENE : voir séance 3 – partie 2)


La trésorerie nette au 31/12/N est de 36 000.

2) Commenter la première règle de l’équilibre financier. Intégrer les


ratios sur l’endettement financier et sur l’investissement.
Le fonds de roulement est positif de 40 000 : tous les emplois stables
sont financés par des ressources durables. Les politiques de financement
et d’investissement sont cohérentes.
Le niveau de l’endettement de la société est raisonnable : il faut un peu
plus d’une année de CAF pour rembourser les dettes financières et le
taux d’endettement financier est inférieur à 30 %.
Ce niveau raisonnable est cohérent avec le fait que les immobilisations
ne représentent que 23 % de l’actif et que les investissements ne
représentent que 10 % du chiffre d’affaires. Il serait peut-être bien de
davantage investir. A voir avec la moyenne du secteur et l’effet sur le
niveau de l’activité dans le futur…

➔ Cours 1 – Partie 1 – Chapitre 4 et chapitre 6


2. Les ratios sur la structure
financière
Comment rédiger un commentaire sur la situation financière ?
3) Commenter le niveau du BFR et le confronter au fonds de roulement
(2ème règle de l’équilibre financier). Intégrer les ratios de rotation.

Le besoin en fonds de roulement est de 4 000.


L’exploitation génère un besoin de financement de 7 000 : est-il possible
de le réduire ? En moyenne, dans l’entreprise, les marchandises restent
11 jours en stocks alors qu’elles restaient en moyenne 15 jours en
stocks en N-1 : l’entreprise a amélioré sa politique de stockage.
Les clients règlent en moyenne en 21 jours en N alors qu’ils réglaient en
25 jours en N-1 : de même, l’entreprise a réussi à réduire son besoin à
financer.
Du côté des fournisseurs, l’entreprise a une durée de règlement très
brève et aussi plus courte qu’en N-1 : en N, la durée moyenne du crédit
fournisseur est de près de 3 jours. Dès lors, l’entreprise pourrait
négocier un délai plus long : cela diminuerait son BFRE.
2. Les ratios sur la situation
financière
Comment rédiger un commentaire sur la situation financière ?
Les activités hors exploitation génèrent une ressource de financement de
3 000. Cette ressource finance une partie du BFRE. Il faut être vigilant
car ce décalage peut ne pas se reproduire les années suivantes.
Mais finalement, comme le BFR est largement inférieur au FR, il n’est
pas forcément utile dans ce contexte de réfléchir à sa diminution.

4) Conclure et revenir sur le niveau de la trésorerie nette.

Au final, le FR est supérieur au BFR de 36 000 : c’est bien le niveau de


la trésorerie nette. Sans surprise, pour cette société, qui n’a ni des
difficultés sur le FR, ni (a prirori) sur le BFR, la trésorerie nette est
positive. La société ne recourt à quasiment aucun crédit de trésorerie à
court terme (peu de EENE et aucun concours bancaire courant).
La situation financière est très favorable !

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