Nutrition des Végétaux : Absorption d'Eau
Nutrition des Végétaux : Absorption d'Eau
Sciences
ST
IT
U
T
Naturelles
PE
D
AG
O
G
IQ
U
2ème partie
1
AL
N
IO
AT
N
E
U
IQ
G
O
2
AG
D
PE
T
U
IT
ST
IN
UNITE III : NUTRITION DES VÉGÉTAUX
CHLOROPHYLLIENS
IN
Je découvre :
ST
Activité 1
U
T
PE
Dans le tube B, plonger la coiffe et la zone pilifère dans l’eau, la zone subéreuse dans l’huile ;
IQ
Dans le tube C, plonger la coiffe dans l’eau, la zone pilifère dans l’huile ;
U
Dans le tube D, plonger la zone pilifère dans l’eau, la coiffe et la zone subéreuse dans
E
l’huile ;
Dans le tube E, plonger la zone subéreuse dans l’eau, la coiffe et la zone pilifère dans l’huile.
N
3
Chez de nombreuses plantes terrestres, particulièrement les plantes herbacées, l’entrée d’eau se fait au
niveau des poils absorbants localisés dans la
zone subterminale des jeunes racines appe-
lée zone pilifère. Ils augmentent considéra-
blement la surface de contact entre la plante
et le milieu extérieur.
IN
diamètre) et très longue à l’échelle cellulaire (quelques millimètres). Sa paroi mince et hydrophile per-
PE
met la circulation de l’eau et des éléments minéraux jusqu’à la membrane et vers les cellules adjacentes.
La vacuole occupe presque tout l›espace intracellulaire.
D
[Link] la plupart des arbres, ainsi que chez certaines plantes herbacées, des filaments mycéliens de
AG
champignons forment autour des petites racines des sortes de manchons appelés mycorhizes.
Activité 2
O
G
P2 ;
N
4
dépôt de gouttelettes sur la surface interne du sac ; cela ne se produit pas si la plante est effeuillée.
On utilise un potomètre pour mesurer la quantité d’eau émise par la plante.
La montée d’eau résulte d’une aspiration au niveau des feuilles, en conséquence.
Le déplacement du niveau du liquide dans le tube fin concrétise la transpiration de la plante.
La vapeur d’eau sort par des trous situés dans les feuilles et parfois sur les tiges : c’est l’évapotranspira-
tion.
IN
C’est principalement un phénomène actif au niveau des feuilles dont des cellules spécialisées régulent
l’entrée et la sortie des gaz et donc de la vapeur d’eau par des petits orifices : les ostioles des stomates
IT
des feuilles.
Chaque stomate est formé de :
U
ou cellules compagnes ;
- un orifice appelé ostiole,
D
ce phénomène.
E
Activité 3
N
AT
Comment se fait l’absorption de l’eau et des sels minéraux par la plante verte ?
Document 1 : Mise en évidence de la circulation de la sève brute.
IO
5
Document 2 : Circulation de la sève brute.
Les chiffres inscrits dans les cercles de la figure du document ci-dessous indiquent des valeurs de la
pression osmotique en atmosphère dans les différentes cellules d’une racine de plante verte situées
entre le poil absorbant et le cylindre central.
IN
ST
IT
U
T
PE
D
AG
Analyser ces résultats pour déduire le mécanisme de l’absorption au niveau du poil absorbant.
Ce phénomène est dû au fait que la sève brute ascendante circule sous pression dans les vaisseaux du
bois. La montée de la sève s’effectue au prix d’une dépense d’énergie de la part de certaines cellules de
O
Dans les conditions naturelles, la cellule du poil absorbant (ou celle du mycélium des mycorhizes)
IQ
est toujours hypertonique par rapport à la solution du sol : elle absorbe donc l’eau passivement par
U
osmose.
E
L’eau de la vacuole de la cellule-poil étant plus concentrée en sels minéraux que l’eau du sol, l’eau exté-
rieure passe dans le poil par osmose.
N
Les cellules situées vers le centre de la racine ont des vacuoles de plus en plus concentrées ; l’eau pé-
AT
nètre donc dans la racine. Elle arrive ainsi jusqu’à l’endoderme, tissu de la racine formé de cellules où
la concentration est faible ; la pompe osmotique ne peut fonctionner. L’eau poursuit cependant son
IO
chemin vers le centre, ce qu’on explique par un travail cellulaire avec dépense d’énergie. Un transport
N
actif remplace le transport passif par osmose. Ce courant ascendant est entretenu par la perte d’eau au
AL
niveau des feuilles. A cette aspiration, s’ajoute une poussée radiculaire. En effet, si on coupe les feuilles,
de l’eau continue à monter dans la tige. Les tissus conducteurs de la sève brute sont constitués de cel-
lules mortes (vaisseaux du bois) dont la paroi est imprégnée d’une substance rigide et imperméable :
la lignine.
La sève brute circulant par le xylème arrive au niveau des feuilles par les nervures. Elle irrigue les cel-
lules de la feuille et passe pour une bonne part sous forme de vapeur d’eau dans les espaces situés entre
les grosses cellules du parenchyme de la feuille (lacunes aérifères).
C’est l’eau pompée par les poils absorbants qui apporte à la plante ses substances minérales qui sont
6
pour elle des aliments.
L’absorption des ions se fait par les mêmes voies que l’eau, c’est-à-dire essentiellement au niveau des
poils absorbants ou des mycorhizes.
La plupart des ions ont une concentration dans le milieu intracellulaire de la racine supérieure à celle
de la solution du sol ; leur absorption se fait donc contre le gradient de concentration et donc en sens
inverse de la diffusion passive : la cellule vivante opère un pompage actif de molécules ou d’ions, de
IN
d’énergie).
Des oxydations cellulaires produisent cette énergie, d’où la nécessité d’un sol aéré. C’est la membrane
IT
L’eau et les sels minéraux gagnent le cylindre central, traversent l’endoderme et se déversent dans les
T
vaisseaux du xylème qui forment le bois dans les tiges et racines âgées. La sève brute ainsi formée ne
PE
Les substances organiques synthétisées par la plante passent dans la sève élaborée. La sève élaborée
AG
contient de l’eau, des sels minéraux mais aussi de nombreuses substances organiques nutritives (du
saccharose principalement) mais aussi des vitamines, des acides aminés (qui servent à construire les
O
tige âgée, les tubes du phloème forment le liber. Le phloème est situé au voisinage du xylème et forme
IQ
des faisceaux conducteurs aussi bien dans les tiges (et les nervures de feuilles) que dans les racines.
U
Activité 4
N
AT
masse déterminée de végétaux, de recueillir les cendres et les gaz provenant de la combustion, d’en faire
N
l’analyse élémentaire.
Méthode synthétique : C’est, après la recherche des éléments présents, celle des éléments indispen-
AL
sables. On utilise pour cela des cultures sur solution nutritive. Cette recherche se fait évidemment par
tâtonnement.
Il convient d’ abord de réaliser un milieu nutritif contenant les éléments reconnus précédem-
ment, éléments présentés dans une combinaison soluble qui peut entrer dans le corps de la plante.
Il faut ensuite faire varier les proportions jusqu’à ce que la culture obtenue sur cette solution
soit optimum au rendement.
La dernière opération consiste alors à retirer tel ou tel élément de la solution afin de déterminer son
7
rôle dans la nutrition.
Le résultat est l’établissement de la formule d’un milieu nutritif. Le plus fréquemment proposé est celui
de Knop dont voici la composition :
grammes
Eau 1000
Nitrate de calcium 1
IN
Activité 5
U
T
taux chlorophylliens.
Manipulations :
D
document ci-dessus).
Expérience 2 : Nécessité des sels miné-
U
8
Activité 6
Quels sont les éléments dont la carence se fait sentir sur la croissance d’une plante verte ?
La culture hors sol ou culture sur milieux carencés de jeunes plantules permet de vérifier expérimen-
talement les types d’éléments minéraux indispensables à la croissance des plantes : Test de croissance
comparative de jeunes plantules de même âge sur des milieux avec diverses solutions nutritives arti-
IN
ficielles de composition carencée tour à tour à certains ions : a = milieu nutritif complet ; b = milieu
ST
Analyser ces résultats pour identifier le facteur limitant la croissance de cette plante.
AT
besoins nutritifs.
On remarque qu’ils ne renferment pas de carbone (les plantes chlorophylliennes utilisent comme
N
aliment carboné le CO2 de l’atmosphère). Elles se nourrissent par ailleurs à partir d’un petit nombre
AL
de combinaisons minérales : on appelle autotrophie ce mode de nutrition qui n’a pas besoin de matière
organique préexistante.
Les éléments dont la carence se fait principalement sentir dans la croissance et la formation de la
chlorophylle sont le potassium, le phosphore, l’azote, le fer et le calcium.
S’il y a un déséquilibre nutritif, la plante en souffre et, si certains éléments sont en quantité suffisante
et d’autres déficients, c’est de l’élément déficient que dépend son développement ; en d’autres termes, il
est inutile de vouloir améliorer une culture par l’introduction d’un élément si un autre est en quantité
9
insuffisante : loi du minimum.
La croissance normale de plante verte nécessite la présence simultanée de tous les éléments minéraux
tels que : eau, N, P, Fe, Ca, K dans le milieu de culture.
III- Echanges gazeux chlorophylliens
Activité 7
IN
Manipulations :
- Expériences témoins : Absorption du CO2 par le KOH.
IT
Le Rouge de crésol est un indicateur de pH permettant de détecter les variations de teneur du milieu en
U
- Fermer les tubes 2 et 4 à l’aide d’un bouchon auquel est suspendu un fragment de carotte ;
IQ
10
exposée à la lumière appauvrit le milieu en dioxyde de carbone c’est-à-dire qu’elle absorbe le CO2 du
milieu. Le fragment de carotte (non chlorophyllien) et la feuille verte maintenue à l’obscurité ne pra-
tiquent pas cette absorption de CO2, par contre ils en rejettent : ils pratiquent donc la respiration.
A la lumière, la plante chlorophyllienne absorbe le CO2.
Activité 8
IN
Manipulations :
Expérience 1: Mise en évidence du dégagement du dioxygène.
IT
- Placer un fragment d’élodée (plante aquatique) pendant plusieurs heures dans de l’eau hydrogénocar-
bonatée à 1% très légèrement et régulièrement agitée, à la température de 20°C et bien éclairer.
U
- Constater que le fragment d’élodée se recouvre de bulles de gaz qui remontent à la surface.
T
vette, ce gaz ;
- Remarquer qu’il entretient les combustions.
D
rée ;
G
11
Une bougie allumée introduite dans une cloche hermétique où une plante verte terrestre est éclairée
continue toujours à s’allumer. Tandis que, si la plante n’est pas éclairée, la bougie s’éteint. Le dioxygène
nécessaire à la combustion est produit par la plante verte éclairée.
La plante verte dégage de l’O2 à la lumière.
Rejet de dioxygène et absorption de dioxyde de carbone forment le phénomène biologique associé à la
synthèse de la première substance organique par la plante verte : C’est l’échange gazeux chlorophyllien.
IN
Activité 9
ST
sage paramagnétique:
- Placer une feuille dans une enceinte parcourue
D
est connu ;
- Les concentrations en dioxygène et en dioxyde
O
de carbone sont déterminées à l’entrée (Oe et Ce) et à la sortie de la chambre (Os et Cs). Voir document
G
ci-dessus.
IQ
tés mesurées sont la résultante des deux processus pour lesquels les échanges gazeux sont op-
N
A l’obscurité, la plante pratique seulement la respiration (CO2 dégagé et O2 absorbé), il est nécessaire de
déterminer les échanges gazeux respiratoires : on doit faire deux mesures pendant deux temp égaux :
IO
- quand la plante est placée à l’obscurité, seul le phénomène respiratoire est mesuré : volume de
CO2 dégagé (VCO2 dégagé) et volume d’O2 absorbé (VO2 absorbé) ;
N
- quand la plante est placée à la lumière, on mesure simultanément des échanges gazeux respiratoires
AL
et chlorophylliens : on obtient donc les volumes des échanges gazeux chlorophylliens (photosynthèse
brute ou réelle)en retranchant le volume des échanges respiratoires à l’obscurité du volume gazeux
obtenu à la lumière (respiration + photosynthèse).
L’intensité chlorophyllienne est le volume de dioxyde de carbone absorbé ou le volume de dioxygène
rejeté par unité de temps et par unité de masse du végétal.
La mesure peut être réalisée par la détermination des échanges gazeux : libération d’oxygène ou
absorption de CO2.
12
L’absorption de CO2 et le rejet d’O2 se font à une vitesse directement proportionnelle à celle de la
photosynthèse.
Des mesures précises montrent que le rapport volume de CO2 absorbé sur volume d’O2 dégagé est
sensiblement égal à l’unité : c’est le quotient chlorophyllien :
IN
ST
Activité 10
IT
U
tons). m-2.s-1.
La photosynthèse nette est alors mesurée soit par le dé-
gagement d’oxygène soit par la consommation de gaz
O
carbonique.
G
pérature ambiante.
N
13
gamme d’éclairement, la lumière est limitante et Φ mesure le rendement de l’absorption des photons
(= rendement quantique foliaire).
un plateau obtenu pour des valeurs d’éclairement plus ou moins élevées (IS = éclairement saturant ou
optimal). Au delà, la capacité d’absorption des photons dépasse la capacité de leur utilisation. Les réac-
tions d’assimilation du CO2 deviennent limitantes et la photosynthèse présente une intensité maximale.
Il existe une valeur de l’éclairement pour laquelle la photosynthèse nette (Pn) est nulle : la photosyn-
IN
thèse compense juste la respiration. Cette valeur est appelée point de compensation pour la lumière
ST
(IC).
La température est un autre facteur limitant important. Le maximum est atteint entre 30° et 40°. Aux
IT
basses températures, le dégagement est très faible, mais au-dessus de 40°, le dégagement devient plus
faible et s’annule vers 50°C (document 2).
U
L’intensité de la photosynthèse augmente avec la teneur du milieu en dioxyde de carbone (CO2). Des
T
expériences précises montrent que pour les plantes aériennes, l’optimum est atteint vers 0,1 et 0,2 % de
PE
dioxyde de carbone. La teneur normale dans l’atmosphère (0,03) étant très inférieure à cet optimum, le
dioxyde de carbone est un facteur limitant de la photosynthèse pendant le jour (document 3).
D
Les plantes aériennes assimilent le CO2 atmosphérique (0,035% de CO2) tandis que les plantes aqua-
AG
tiques absorbent le CO2 [Link] augmentation de la photosynthèse est observée lorsqu’on aug-
mente la concentration de CO2.
O
Selon l’origine des plantes, l’optimum de température de leur activité photosynthétique est différent.
G
Les plantes des régions tempérées ont un maximum se situant entre 15°C et 25°C, alors que celles
IQ
d’origine tropicale peuvent avoir un maximum qui se situe entre 30 et 45°C. De même, les limites à la
tolérance au froid et au chaud sont différentes : -2°C à 0°C et 40 - 50°C, pour les plantes des régions
U
La photosynthèse est un processus complexe affecté de manière différente par les facteurs de l’environ-
N
nement. De ce fait, les facteurs externes agissent indépendamment les uns des autres et le phénomène
AT
global obéit à la loi du «facteur limitant»: lorsqu’un processus est contrôlé par plusieurs facteurs agis-
sant indépendamment, son intensité est limitée par le facteur qui présente la valeur minimum.
IO
Conclusion : La photosynthèse est influencée par les facteurs de l’environnement : la lumière (source
d’énergie), le CO2 (source de carbone) et la température (qui affecte l’ensemble des réactions bio-
N
chimiques).
AL
IV- La chlorophylle
Activité 11
Où trouve-t-on la chlorophylle dans les cellules des plantes vertes ?
Expérience : Localisation de la chlorophylle.
- Prendre des feuilles verte fraiches ;
- Faire des coupes minces ;
14
- Les placer entre lame et la-
melle puis observer au mi-
croscope à fort grossissement ;
- Puis observer au microscope
électronique la partie enca-
drée ;
IN
le document ci-contre.
Commenter le document puis déduire la localisation de la chlorophylle.
IT
Les chloroplastes ont deux membranes (interne et externe) bordant une zone aqueuse appelée stroma.
PE
Celui-ci contient la membrane thylacoïde plissée en un réseau de nombreuses vésicules aplaties pre-
nant la forme :
D
Activité 12
G
IQ
- Peser 10g de feuilles de haricot (Niébé) dans un bécher et les hacher grossièrement à l’aide d’une paire
N
de ciseaux ;
AT
- Placer les feuilles hachées dans un mortier et les broyer avec du sable et 10ml d’éthanol absolu ;
- Filtrer le broyat dans un Erlenmeyer à l’aide d’un coton cardé ;
IO
15
mises en contact avec de l’éthanol absolu qui va les léser mécaniquement et va détruire les membranes
des cellules dans le but d’en extraire les organites (les lipides et les lipoprotéines sont solubles dans
l’éthanol). Les grains de sable aident à déchirer les tissus pour libérer les pigments chlorophylliens qui
passent à l’état de solution dans l’alcool.
Le broyat ainsi obtenu est filtré pour éliminer les débris cellulaires et la chlorophylle est extraite grâce
au dichlorométhane, solvant d’extraction. Après une seconde filtration, le filtrat est chauffé afin de
IN
garder uniquement les pigments de la chlorophylle. On obtient ainsi une solution alcoolique de chlo-
rophylle brute.
ST
La chlorophylle est un pigment présent dans toutes les plantes vertes sur Terre. On estime que près
IT
d’un milliard de tonnes de chlorophylle sont synthétisées par les plantes chaque année sur toute la
surface de la Terre.
U
Activité 13
T
PE
tielle.
-Verser 1 volume de solution alcoolique de chlorophylle brute dans une ampoule à
O
décanter ;
G
placer dans l’éprouvette pour repérer le niveau du solvant à mettre (le papier doit trem-
per d’un demi-cm dans le solvant) ;
IO
Veiller à prendre le papier uniquement par les bords sans poser vos doigts sur la zone de migration.
La bande de papier ne doit pas toucher les bords de l’éprouvette.
N
- Retirer le papier, verser le solvant jusqu’au niveau repéré et fermer l’éprouvette sans le papier ;
AL
16
Écraser, à l’aide d’un agitateur, un petit morceau de feuille à l’emplacement prévu. Répéter 5 fois
l’opération sur le même emplacement, en renouvelant le morceau de feuille.
La tache d’un dépôt doit être aussi petite et foncée que possible.
Faire un dépôt toujours au même endroit demande de la concentration et de la précision.
- Suspendre le papier à chromatographie, le placer dans l’éprouvettecontenant 5 ml d’un solvant orga-
nique (Ether de pétrole 85 % ; Acétone 10 % ; Cyclohexane 5 %) ;
IN
Les dépôts des pigments doivent impérativement être situés au-dessus du niveau du solvant.
ST
contre).
Analyser ces expériences.
D
phylles seulement.
N
ou de mélanges de solvants des lipides. Ces molécules sont dites liposolubles (expérience 1).
Le solvant monte dans la feuille par capillarité en entraînant les pigments de manière différentielle
N
selon leur affinité avec le solvant. Les différentes tâches représentent les différents pigments chloro-
AL
phylliens qui constituent la chlorophylle brute. Ils diffèrent par la vitesse de [Link] peut
distinguer ainsi deux catégories principales de pigments : les chlorophylles (vertes) et les caroténoïdes
(jaunes).
On distingue plusieurs formes de chlorophylles (a, b, c, d et f) qui n’ont pas la même structure chimique.
Les plus courantes sont les chlorophylles a et b que l’on retrouve chez les plantes supérieures et chez
les algues.
17
Activité 14
Comment se fait l’absorption des radiations par les pigments de la chlorophylle ?
Manipulations :
Expérience 1 : Décomposition de la lumière blanche.
Les couleurs ne sont visibles que lorsque les objets sont éclairés c’est-à-dire quand ils nous renvoient
IN
de la lumière.
ST
prisme ;
T
ment 1B).
Expérience 2 : Spectre d’absorption de pigments bruts.
O
- Intercaler une cuve à faces parallèles contenant une solution de chlorophylle brute entre la source de
IQ
18
Les couleurs ne sont visibles que lorsque les objets sont éclairés; c’est-à-dire quand ils nous renvoient
de la lumière. Une solution alcoolique de chlorophylle brute, apparaît verte parce qu’elle laisse surtout
passer les radiations [Link] lumière blanche correspond à un ensemble d’ondes électromagnétiques
allant de 420 nm à 720 nm de longueur d’onde. La réfraction qui a lieu au niveau du prisme dépend de
la longueur d’onde. Ainsi, on peut recueillir sur un écran les différentes radiations étalées. Pour notre
œil, cela se traduit par une sorte d’arc-en-ciel allant du rouge au violet : c’est un spectre d’émission
IN
(document 1B).
ST
Si l’on interpose sur le trajet du rayon lumineux incident une cuve de chlorophylle (document 2A),
le spectre présente alors des bandes sombres, ce qui signifie que certaines radiations ont été absor-
IT
bées par la chlorophylle. Sur l’écran, on obtient cette fois, un spectre d’absorption (document 2B).Les
chlorophylles et les caroténoïdes absorbent certaines radiations dites actives pour la photosynthèse,
U
dans la gamme de longueurs d’onde visibles comprises entre 400 et 700 nm. Certaines radiations de
T
la lumière blanche disparaissent, elles sont absorbées par la solution de chlorophylle ; ceci se traduit
PE
par des bandes sombres sur le spectre appelé spectre d’absorption : Le rouge et le bleu sont totalement
absorbés, le jaune et l’orange partiellement, la radiation verte n’est pas du tout absorbé[Link] sont les
D
chlorophylles qui semblent les plus efficaces, complétées par l’action des carotènes.
AG
On peut aussi représenter par une courbe l’intensité d’absorption des différentes longueurs d’onde par
les chlorophylles (document 3).
O
V- Mécanisme de la photosynthèse
G
Activité 15
IQ
ses étapes?
E
Manipulations :
N
chlorophylle.
- Disposer de trois feuilles : une feuille normalement verte, une feuille verte dont une partie a été ca-
IO
chée par du papier noir et une feuille panachée (dont la partie périphérique blanche ne contient pas
de chlorophylle) ;
N
- Détacher les feuilles, les décolorer par de l’éthanol bouillant pendant 5 minutes,
- Les recouvrir de Lugol (réactif spécifique de l’amidon) dans une boite de Pétri ;
- Observer les résultats obtenus (document1).
Expérience 2 : Nécessité du CO2.
- Mettre une plante de Pélargonium dans l’obscurité pendant 48 h ;
- Placer des feuilles de cette plante dans deux sacs transparents où l’air est mis en circulation grâce à
une pompe d’aquarium : l’air ambiant circule dans le sac 1 ; l’air du sac 2 est débarrassé de son CO2 qui
est absorbé par la potasse et l’eau de chaux (document 2A);
19
- Après l’avoir fait fonctionner pendant une journée avec un éclairage uniforme, une feuille de chacun
des sacs est traitée de la manière suivante :
traitement à l’eau bouillante pour arrêter le fonctionnement physiologique ;
traitement à l’alcool bouillant pour dissoudre les pigments ;
immersion dans le Lugol qui colore spécifiquement l’amidon en bleu violacé sombre.
- Le résultat se trouve sur le document 2B.
IN
ST
IT
U
T
PE
D
AG
O
G
IQ
U
E
Chlorophylle et lumière sont alors nécessaires pour obtenir la synthèse de l’amidon par les végétaux
verts.
IO
En effet, cette synthèse nécessite, non seulement des matières premières minérales (eau, sels minéraux)
N
mais aussi une source d’énergie lumineuse captée par la chlorophylle : c’est la photosynthèse (synthèse
AL
20
Activité 16
Distinguer les deux phases de la photosynthèse.
Ce document résume les différentes phases
de la photosynthèse ainsi que leur localisa-
IN
d’elles ;
T
issue de la lumière à d’autres molécules par transfert d’électrons portés à un haut niveau énergétique.
G
Ainsi, l’énergie lumineuse des radiations absorbées se trouve convertie en énergie chimique, finalement
IQ
stockée dans les molécules d’ATP (adénosine triphosphate) et les molécules du NADP (transporteur
U
d’hydrogène).
La première réaction photochimique de la photosynthèse est la dissociation de l’eau, encore appelée
E
photolyse de l’eau:
N
AT
21
Le bilan global de la photo-
synthèse est simple : à par-
tir de matières minérales
(eau, ions et dioxyde de car-
bone), la plante synthétise
des substances organiques
IN
A la suite de cette première synthèse de composés glucidiques, les cellules végétales élaborent des
U
acides aminés précurseurs des protéines (en utilisant l’azote minéral) et des composés précurseurs des
T
lipides. Puis de très nombreuses synthèses aboutissent à l’édification des divers types de molécules
PE
organiques qui constituent aussi bien l’ensemble des tissus de la plante que ses réserves.
VI- Importance de la photosynthèse
D
Activité 17
AG
Les plantes chlorophylliennes occupent une place importante dans les écosystèmes et les agrosystèmes.
IQ
En effet, grâce à la photosynthèse, ils sont capables de synthétiser la matière organique (production
primaire). Ces plantes ont besoin d’un certain nombre d’éléments nutritifs, notamment l’eau et les sels
U
minéraux. Lors de la réaction de photosynthèse, l’énergie lumineuse captée par la chlorophylle est
E
A l’échelle de la planète, les végétaux verts utilisent pour la photosynthèse environ 0,1 % de la puissance
AT
alisée par la photosynthèse, essentiellement par le phytoplancton dans les océans et par les végétaux
terrestres sur les continents.
N
L’indice foliaire, ou indice de surface foliaire est une grandeur sans dimension, qui exprime la surface
AL
foliaire d’un arbre, d’un peuplement, d’un écosystème ou d’un biome par unité de surface de sol.
Le tableau suivant donne une comparaison de la productivité primaire et de l’indice foliaire dans dif-
férents écosystèmes :
Lieu / Écosystème Forêt tempérée Forêt tropicale Désert
Productivité primaire (gc/m /an)
2
1 200 1 600 3
Indice foliaire 3 5 0
22
Document 2 : Données énergétiques sur la productivité primaire à l’échelle du globe.
« L’objectif est ici de fournir des données chiffrées montrant l’importance de la photosynthèse à l’échelle
de la planète. Les organismes chlorophylliens sont des producteurs primaires : ils utilisent l’énergie
solaire et la matière minérale pour fabriquer de la matière organique stockant de l’énergie sous forme
chimique.
A l’échelle de la planète, les organismes chlorophylliens utilisent pour la photosynthèse environ 0,1%
IN
l’énergie nécessaire à l’ensemble des êtres vivants (à l’exception de certains milieux très spécifiques où
IT
On peut donc déduire de l’étude de Field et al. les données suivantes qui sont exprimées en quantité
T
d’énergie (kJ/an/m²) :
PE
Analyser les données des deux documents pour dégager l’importance de la photosynthèse.
G
La biomasse végétale est la masse totale de matière végétale présente dans un milieu donné à un mo-
ment donné. Elle s’exprime en masse de matière sèche par unité de surface de sol (kg.m-2). Les végétaux
IQ
verts sont les producteurs primaires indispensables. Ce sont les seuls êtres vivants capables d’élaborer
U
des substances organiques à partir d’éléments minéraux. Il y a, à peu près chaque année, 20 milliards
E
de tonnes de carbone qui sont fixés par les végétaux terrestres à partir du dioxyde de l’atmosphère et
15 milliards par les algues. Grâce à des pigments comme la chlorophylle, les végétaux absorbent une
N
partie de la lumière visible, le reste de la lumière les éclairant étant transmis ou réfléchi. Au final, c’est-
AT
la synthèse de matière organique à partir de dioxyde de carbone, d’eau et de sels minéraux. Tel est le
bilan durant toute la croissance de la plante, produisant sa propre substance en rejetant de l’oxygène.
IO
À l’échelle planétaire, ce sont les algues et le phytoplancton marin qui produisent le plus d›oxygène,
N
À l’échelle de la planète, la photosynthèse permet la production primaire de matière organique, qui sert
ensuite d’énergie chimique à toute la biosphère. Les végétaux verts utilisent de cette manière environ
0,1 % de la puissance solaire totale disponible et convertissent ainsi une partie de l’énergie solaire en
énergie chimique utilisable par les êtres [Link] flux d’énergie capté par la photosynthèse (à l’échelle
planétaire) est immense, approximativement 100 térawatts, qui est environ de 10 fois plus élevé que la
consommation moyenne énergétique mondiale. Ce qui signifie qu’environ un peu moins du millième
de l’insolation reçue par la terre est capté par la photosynthèse et fournit toute l’énergie de la biosphère
(document 2).
23
La photosynthèse est à l’origine des combustibles fossiles : le charbon, le pétrole et le gaz.
Elle est donc source d’énergies renouvelables.
A l’échelle du globe, la photosynthèse joue un rôle essentiel puisqu’elle permet l’entrée de la matière
minérale et de l’énergie dans l’ensemble du monde vivant : la biosphère.
IN
ST
IT
U
T
PE
D
AG
O
G
IQ
U
E
N
AT
IO
N
AL
24
Je retiens :
L’absorption de l’eau et des sels minéraux se fait au niveau de la zone pilifère de la racine composée
de très nombreux poils absorbants. Il existe deux types de vaisseaux conducteurs qui conduisent deux
sèves différentes :
- le xylème : c’est le vaisseau conducteur de la sève brute qui est essentiellement constituée d’eau et de
IN
- le phloème : c’est le vaisseau conducteur de la sève élaborée qui est essentiellement constituée des
produits de la photosynthèse. Cette sève est dite descendante.
IT
Les plantes vertes peuvent se développer sur un milieu exclusivement minéral (Knop) : elles sont
autotrophes par opposition aux hétérotrophes qui en sont incapables.
U
A la lumière, les végétaux chlorophylliens absorbent le CO2 et dégagent l’O2 : on parle d’échanges ga-
T
zeux chlorophylliens. L’intensité chlorophyllienne est le volume de CO2 absorbé ou celui d’O2 dégagé
PE
Les échanges gazeux chlorophylliens sont influencés par les facteurs comme la lumière, le taux de
AG
CO2, la température...). Chacun de ces facteurs limite le phénomène par son insuffisance même si les
autres sont fournis abondamment : c’est la loi du facteur limitant ou loi du minimum.
O
brute. Celle-ci est soluble dans les solvants organiques (alcools, benzène, acétone) et constituée de
IQ
synthétise ses matières organiques. Les radiations les plus absorbées (rouge, violet, bleue…) par la
E
La photosynthèse est le procédé de fabrication de matière organique (ou biomasse) par les plantes
AT
Energie lumineuse
6CO2 + 6H2O C6H12O6 + 6O2
N
Chlorophylle
AL
25
Ce qui est noté énergie chimique correspond à 12 molécules de NADPH+H+ et de l’ATP.
La 2e phase utilise l’énergie chimique fournie par la 1re phase photochimique.
Les végétaux chlorophylliens sont les premiers fournisseurs de l’écosystème en matières organiques :
ils en sont les producteurs primaires.
En plus, ils enrichissent l’atmosphère en O2 et l’appauvrissent en CO2.
IN
Je m’ exerce
ST
La transpiration foliaire :
U
2. Au cours de la photosynthèse :
N
26
5. La photosynthèse:
A. est réalisée par tous les êtres vivants ;
B. est réalisée par les végétaux chlorophylliens ;
C. permet la synthèse de dioxyde de carbone ;
D. permet la libération du dioxygène.
6. A l’échelle de la plante, la photosynthèse permet la production de :
IN
A. sels minéraux ;
B. matière organique ;
ST
C. dioxyde de carbone ;
IT
D. lumière.
7. Dans un écosystème, les producteurs primaires sont :
U
27
Exercice 4
Trois lots de jeunes plantules de radis sont semés dans des atmosphères plus ou moins riches en
dioxyde de carbone : un taux normal (0,03 %), un taux nul (0%) et un taux élevé (3%). Ils sont soumis
à un éclairage homogène, à température uniforme et sont arrosés régulièrement. Les mesures de la
matière sèche avant (début de germination) et après les expériences (au bout de 20 jours) permettent
de qualifier les résultats.
IN
20 jours (en g)
Que peut-on dire des résultats d’expériences ci-dessus ?
D
Exercice 5
AG
On réalise une série d’expériences; les résultats se trouvent dans le document ci-dessous :
O
G
IQ
U
E
N
AT
IO
N
28
En étudiant ce graphique, on peut déduire
que:
1- les euglènes ont été éclairées de 0 à 5 mi-
nutes,
2- les euglènes ont été placées à l’obscurité
entre 5 et 15 minutes,
IN
Exercice 7
IT
Des cultures végétales sont réalisées pendant 2 mois dans différentes conditions d’apport minéral.
Les résultats sont rassemblés dans le tableau ci-dessous.
U
T
Sels minéraux ajoutés Aucun Nitrate (apport Phosphate (apport Nitrate + phosphate
PE
d’azote) de phosphore)
Biomasse produite 75 150 72 220
D
1- les plantes se développent aussi bien avec ou sans apport de sels minéraux,
G
2- les nitrates sont des sels minéraux qui accélèrent le développement de la plante,
IQ
Exercice 8
E
Document 1A
Le tableau ci-dessous fournit des informations sur la masse de matière sèche de plantes identiques
après 25 jours de croissance. Le sol est le même dans les 2 conditions.
Document 1B Matière sèche
Plante à la lumière Graine 0,93 g
Plante à 25 jours 1,30 g
Plante à l’obscurité Graine 0,93 g
Plante à 25 jours 0,57 g
29
Document 1C : Des tomates en serre.
On sème des graines de tomate dans deux serres différentes. Les conditions de culture sont rigoureu-
sement identiques ; seule diffère la teneur en dioxyde de carbone de l’air.
Dans la première serre, elle est de 0,03% (teneur normale de l’atmosphère terrestre), dans la seconde,
elle est de 0,1% (atmosphère enrichie en dioxyde de carbone).
Trente jours plus tard, on arrache 100 plants de tomates dans chacune des deux serres. Ils sont déshy-
IN
a. Analysez successivement les résultats des 4 expériences du document 1 :1A, 1B, 1C, 1D, pour déga-
PE
c. Les végétaux chlorophylliens sont des êtres autotrophes. Définissez le terme d’autotrophie.
AG
d. A partir de l’ensemble des besoins identifiés à la question « 1.a. », écrivez les transformations qui
conduisent à la fabrication de la matière végétale.
O
Exercice 9
IQ
absorption et transpiration.
Exercice 10
N
phyllien) :
- La feuille « 1 » est placée à la lumière ;
- La feuille « 2 » est placée à l’obscurité ;
- La feuille « 3 » est placée dans une boite dépourvue de dioxyde de carbone.
Après quelques heures, on décolore les feuilles en les plongeant dans l’alcool bouillant puis on les rince
à l’eau froide, on les étale dans une boite de pétri et on les recouvre d’eau iodée. On obtient les résultats
ci-dessous :
30
IN
ST
IT
2-Dans l’expérience 2, pourquoi la feuille est-elle jaune dans le résultat du test à l’eau iodée ?
PE
tique. On utilise pour cela des rameaux d’élodée fraichement sectionnés dans de l’eau placés devant une
lampe. On compte le nombre de bulles de dioxygène émises pour une intensité lumineuse connue à
une distance précise. Les résultats sont consignés dans le tableau ci-dessous :
O
G
distance à la lampe. Prendre : 1cm pour 1cm en abscisses ; 1 cm pour 20 bulles par 20 secondes en
ordonnées.
N
31
J’approfondis mes connaissances :
Document 1 : Transit vertical et horizontal.
1- La conduction verticale de la sève brute.
«Le xylème représente le tissu conducteur de la sève brute. Chez les plantes de petite taille (plantes her-
bacées ou jeunes germinations), le xylème primaire, contenant un nombre réduit d’éléments conduc-
IN
teurs (trachéides ou vaisseaux) suffit amplement pour faire monter la sève de quelques dizaines de
ST
centimètres. Chez les plantes ligneuses et en particulier chez les arbres, le volume de sève nécessaire
est important et s’accompagne du développement très important du xylème secondaire ou bois. Ceci
IT
résout bien le problème du volume de sève à transporter mais pas celui de la hauteur.
U
- La capillarité
La première idée qui vient à l’esprit est de faire intervenir les forces de capillarité. En effet, chez les
PE
Angiospermes, le diamètre des vaisseaux est inférieur au millimètre et les éléments de vaisseaux mis
bout à bout (par des perforations complètes) constituent un tube continu. De plus, leur paroi lignifiée
D
est hydrophobe et cela limite les pertes latérales par diffusion. Cependant, chez les Gymnospermes, les
AG
trachéides ont une longueur limitée et sont reliées entre elles par de simples ponctuations (la sève est
obligée de traverser une paroi cellulosique). La simple capillarité est incapable d’expliquer la montée de
O
Les molécules d’eau entretiennent des relations intermoléculaires qui permettent à une colonne d’eau
située dans un tube capillaire de ne pas se «rompre». Cette propriété de l’eau est fondamentale pour
U
- La poussée racinaire
N
Pour qu’il y ait conduction, il faut qu’il existe une entrée et une sortie. L’entrée s’effectue au niveau des
AT
jeunes racines grâce à la surface absorbante importante réalisée par la multiplicité des poils absorbants
ou par l’existence d’un feutrage de champignons symbiotiques (mycorhizes). L’absorption de l’eau, dans
IO
les conditions standard, s’effectue spontanément par suite de la différence de potentiel hydrique entre
l’extérieur et l’intérieur de la racine. La charge de l’eau et des substances dissoutes de la racine vers le
N
système conducteur nécessite par contre des processus actifs (au niveau de l’endoderme des racines).
AL
Ces processus provoquent une charge sous pression en bas de la colonne de sève. Cependant, cette
«poussée racinaire» semble insuffisante pour permettre la montée de la sève à de grandes hauteurs.
- L’aspiration foliaire
En fait, c’est la transpiration des feuilles qui semble être le moteur principal de la sève brute. Les pertes
d’eau par la transpiration ne sont pas néfastes (sauf en cas de grande sécheresse) mais au contraire
permettent de créer une différence de potentiel hydrique entre le haut et le bas de la colonne de sève.
Ceci d’ailleurs ne peut se réaliser que grâce aux propriétés remarquables de l’eau (cohésion des molé-
cules).»[Link]
32
2- Transport latéral dans les racines.
«(1) Les poils absorbants absorbent l’eau et les sels minéraux, qui se déplacent le long des parois (voie
apoplasmique).
(2) Les minéraux et l’eau qui traversent les membranes plasmiques des poils absorbants entrent dans
le cytosol (voie symplasmique).
(3) Le long de la voie apoplasmique un peu d’eau et de minéraux sont transportées dans le cytosol des
IN
plaste de passer dans le cylindre vasculaire à travers la membrane plasmique des cellules endoder-
miques.
IT
(5) Les cellules dans les vaisseaux vasculaires transportent l’eau et les minéraux à travers la plante.
U
Source : [Link]
T
Document 2 : Bilan.
PE
D
AG
O
G
IQ
U
E
N
AT
IO
N
AL
33
J’utilise mes connaissances :
La vie des plantes à fleurs au jardin de l’école ou de la maison :
« Un jardin vous apprendra à cultiver, à multiplier Une grosse graine doit être enfoncée dans le sol d’au
plantes et arbustes, à fleurir la cour de l’école ou de moins trois fois son diamètre.
la maison, à obtenir fruits et lé[Link] vous permet-
IN
expériences impossibles entre les murs de la classe. liser avant plantation, en y versant de l’eau bouillante
Un «coin nature», laissé sauvage, avec un petit bassin (30 I. par m2). Quand les plants sont suffisamment
aménagé élargira le champ de vos observations.
IT
+ Le jardin et son emplacement : voici un plan pos- On peut aussi placer chaque graine ou bouture dans
PE
sible(voir calendrier d’un jardin ci-dessous) : faut de un petit sac en plastique rempli de terre de pépinière ;
l’eau à proximité, un terrain plat, ni trop sableux, ni il suffira de le déchirer ou d’en découper le fond au
de latérite (s’il y a trop de pente, faire des terrasses). moment de la mise en place.
D
Une clôture est nécessaire s’il y a des animaux. Vous + Entretien de la plantation : Il consiste à :
AG
dant, qu’à condition d’arroser, vous pouvez cultiver, le sol de paille (ce qui empêche leur repousse et garde
IQ
et, en savane, de mai à [Link] un exemple d’or- paille. Pour traiter ou prévenir les maladies avec des pro-
duits chimiques, consultez une personne compétente
N
+ Graines, semis, boutures : vous appliquerez vos prendre. Ces produits sont le plus souvent dangereux ;
connaissances sur la reproduction, la germination et suivez avec attention les conseils donnés.
IO
la multiplication des végétaux. Les jeunes plantes nées Selon les cultures, d’autres opérations sont à effectuer :
de germinations ou de boutures sont fragiles ; il faut placer des tuteurs pour les plantes à tige grimpante ou
N
les protéger du soleil et bien les arroser. fragile ; tailler pour obtenir de meilleures récoltes (arbres
AL
34
- Le calendrier d’un jardin.
Période Travaux au jardin
Octobre : - préparer le terrain : débrous-
ser, labourer, tracer des chemins, mettre la
clôture, préparer la
IN
perpendiculairement à la pente.
Novembre : - planter les haies,
IT
piment, fleurs...)
T
à feuilles...)
Décembre : - repiquer les semis en
D
pépinière du mois
AG
à précédent
- nouveaux semis
O
animaux.
Octobre : - mêmes opérations mais
IO
35
Projet de classe :
A la fin de cette unité, les élèves en sous-groupes réalisent :
- un protocole nutritif équilibré pour la nutrition d’une plante verte.
- une investigation montrant l’interdisciplinarité des sciences.
- Physiques : Spectre d’absorption, chromatographie, sédimentation etc.
IN
- Chimie : Réactions chimiques, sels minéraux, composition chimique des engrais etc.
ST
- Une fiche métier décrivant le métier d’agronome (Activités, compétences, formation, carrière..).
U
36
AL
N
IO
AT
N
E
U
IQ
G
O
37
AG
D
PE
T
U
IT
ST
IN
AL
N
IO
AT
N
E
U
IQ
G
O
38
AG
D
PE
T
U
IT
ST
IN