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Connexité des graphes : définitions et concepts

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DEPARTEMENT D'INFORMATIQUE

Cours No 3 : Connexité d’un graphe

Sommaire

1- Fermeture transitive directe d’un sommet


2- Fermeture transitive inverse d’un sommet
3- Classe d’un sommet
4- Graphe fortement connexe
5- Graphe connexe
6- Graphe réduit
7- Point d’articulation
8- Propositions d’Euler

Rédigé par :
[Link]

Année Universitaire : 2020-2021


Chapitre 2 : Connexité d’un graphe

1. Fermeture transitive directe d’un sommet

Soit G= (X,U), un graphe donné, on appelle fermeture transitive directe d’un sommet x,
l’ensemble des sommets y liés à x par un chemin de longueur quelconque de x vers y. On
note :

 

 x   y  X /   ( x, y)

 

 x, y  est un chemin de longueur quelconque, autrement dit, c’est l’ensemble des
successeurs de degré quelconque :
 

 x     i x = {x}  +1 {x}  +2 {x}  +3 {x}  ... +i {x} ...

i 0

 x  .

Exemple

a
b

e
c
d

0 {a} = {a} + {a} = {b,c,d}


+2 {a} = +{b,c,d} = + {a} + {b}+{c}+{d}
= {b,c,d}  {b,e ,f}  {d,a}  {e,f} = {b,c,d,e,f}
+3 {a} = +{b,c,d,e,f} = + {a}  + {b}  +{c}  +{d}}  +{e}  +{f}
= {b,c,d,e,f}

 a=

Donc, {a,b,c,d,e,f}
Ou bien directement

 a= {a}  {b,c,d}  {f,e}  


= {a,b,c,d,e,f}
Chapitre 2 : Connexité d’un graphe

2. Fermeture transitive inverse d’un sommet


On appelle fermeture transitive inverse d’un sommet x, l’ensemble des sommets y liés
à x par un chemin de longueur quelconque de y vers x. On note :


 

 x   y  X /   ( y, x)
 

  y, x  de longueur quelconque, autrement dit, c’est l’ensemble des successeurs de degré
quelconque :
 

 x     i x= {x}  -1 {x}  -2 {x}  -3 {x}  ... -i {x}  ...

i 0

 x  .

Exemple

 a = {a}

 {a} = {a},  {a} =  et donc
-0 -

 e

= {e}  - {e}  -2 {e}  -3{e}-4{e} …

= {e}  {b,d}  {a}  


= {a,b,d,e}

3. Classe d’un sommet


Une classe de x, notée C(x), désigne l’ensemble des sommets y liés à x par des chemins
de x vers y et de y vers x, de longueur quelconque. C(x) est donc l’intersection entre la
fermeture transitive directe et inverse de x :
 

 x   x

C(x) =
Exemple

a
b

f
c d e

 

 a   a
 
C(a) = = {a,b,c,d,e,f}  {a} = {a}

Remarque
 

 x   xest appelée une composante fortement connexe de x.


 
C(x) =
Chapitre 2 : Connexité d’un graphe

4. Graphe fortement connexe

Soit G= (X, U) un graphe orienté et soit R une relation définie par :


  
  ( x, y )et  ( y, x)
 x, y  X, x R y  

 ou xy
R est appelée relation de forte connexité, c’est une relation d’équivalence (symétrique,
antisymétrique et transitive).

Définition
G est dit fortement connexe, si tous ses sommets ont deux à deux la relation de forte
connexité. Autrement dit, G est fortement connexe si et seulement si :

 x  X

x  X
ou

 x  X

x  X
Exemple
Graphe fortement connexe
B D
A

C E

Remarque
G n’est pas fortement connexe, si et seulement si :

 x  X

x  X
ou

 x  X

x  X
Exemple
Graphe non fortement connexe:

 A  A B C  A, B, C  X


Le graphe possède 3 classes :


   

 A  A = {A, B, C} ;  D  D = {D}


   
C1   C2  
 

 E  E = {E}.


 
C3  
Chapitre 2 : Connexité d’un graphe

5. Graphe connexe

Pour un graphe non orienté, la relation de connexité est définie par l’existence de chaînes
entre deux nœuds quelconques du graphe.

Soit G’= (X, U) un graphe non orienté et soit R’ une relation définie par :

 x, y  X, x R’ y 

R’ est appelée relation de connexité, c’est une relation d’équivalence (symétrique,


antisymétrique et transitive).

Définition
G’ est dit connexe, si tous ses sommets ont deux à deux la relation de connexité.
Autrement dit G’ est connexe si et seulement si :

x  X  x  X
Le graphe suivant n’est pas connexe.
A B

D E
C

Il est composé de deux composantes connexes : C1= {A, B, C} et C2 = {D, E}.

Remarque
Le nombre cyclomatique d’un graphe est le nombre de cycles linéairement
indépendant :
m-n+p

m le nombre d’arêtes, n le nombre de sommets et p le nombre de connexité.

6. Graphe réduit

On appelle graphe réduit d’un graphe G=(X, U), le graphe G' =(X’, U’) pour lequel
chaque nœud est associé à une composante fortement connexe de G. De plus, un arc relie un
nœud x' à un nœud y' dans le graphe G' si il existe un arc qui relie x à y dans G où x appartient
à la composante fortement connexe de G associée à x' et où y appartient à la composante
fortement connexe de G associée à y'.

G’= (X’, U’)/ X’= {Ci/ Ci est une composante fortement connexe de G}

U’={(x,y), x,y  X’ /  x  Ci et y  Cj /(x, y)  U}


Chapitre 2 : Connexité d’un graphe

Exemple
Le graphe réduit du graphe :

C1

C2 C3

7. Point d’articulation

Un sommet x est dit point d’articulation de G si en le supprimant le nombre de connexité


de G augmente.

Exemple
A B

D E
C

‘B’ est un point d’articulation : en supprimant B,on obtient 3 composantes


fortement connexes : C 1 = {A}, C 2 = {C}, C 3 = {D, E}.
‘E’ n’est pas un point d’articulation : en supprimant ‘E’ du graphe, le nombre de
connexité ne change pas, bien que les composantes changent de sommet :
C 1 = {A, B, C} et C 2 = {D}

Remarque
Un isthme est une arête dont la suppression augmente le nombre de connexité.

8. Propositions d’Euler

- Un graphe connexe contient une chaîne eulérienne si et seulement si il possède 0 ou 2


sommets de degré impair.

- Un graphe connexe contient un cycle eulérien si et seulement si il ne possède aucun


sommet de degré impair (autrement dit tous ses sommets sont de degré pair).
Chapitre 2 : Connexité d’un graphe

Exemple
A A
G H F
C E
B D
C B D
A F L I
F
D C
B K J
B E C D
A E
G1 G2 G3 G4

 Dans G1, il y a deux sommets de degré impair (A:1 et B:3). Le graphe contient une
chaîne eulérienne, par exemple (A, B, C, D, B) mais pas de cycle eulérien.
 Dans G2 il y a deux sommets de degré impair (A:3 et E:3). Le graphe contient une
chaîne eulérienne, par exemple (A, F, D, B, F, E, D, C, B, A, E) mais pas de cycle
eulérien.
 Dans G3, il y a 4 sommets de degré impair (A:3, B:3, D:3 et E:3). Le graphe ne
contient pas de chaîne eulérienne.
 Dans G4, tous les sommets sont de degré pair. Le graphe contient un cycle eulérien,
par exemple: (G, A, H, F, I, C, J, D, K, B, L, E, G, H, I, J, K, L, G).

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