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Croyances humaines et complotisme analysés

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Production de croyances

I) La croyance humaine
A) Attachement au dualisme

Pourquoi sommes-nous si attachés au dualisme en dépit de l’absence de données pouvant le


soutenir ?

- Effet de la théorie de l’esprit : projection d’intentionnalité dans le monde physique


- Effet de la transparence du moi et de l’opacité du cerveau : je sais ce que je veux, je ne sais
pas en quoi mon cerveau en est responsable
- Effet du distinguo entre sensations physiques et sensations psychiques
- Effet lié à l’incapacité de se représenter mort
- Effet de la culture (toutes les lectures au monde sont naturellement dualiste et
religieuses) et de la langue : « je et mon cerveau » on distingue je quand o parle de nous et
votre cerveau (je en état qu’individu)
- Le cerveau « as a pocket PC for the soul » c’est mon âme qui dirige mon cerveau, rend
compatible les compétences scientifiques et votre instinct

B) Les processus neurocognitifs

Les processus neurocognitifs interagissent avec des aspects psychodynamiques et


environnementaux : comprendre la croyance humaine, ce n’est pas seulement faire de la
psychologie cognitive. Il faut associer la psycho cognitive avec la psycho sociale et clinique.

L’effet du stress : représente l’énergie du système intuitif, il va prendre le dessus sur le


système analytique
Le sentiment de perte de contrôle : on demande de répondre à des questions entre 1 et 7 (1 :
je ne contrôle pas ma vie et 7 : je la contrôle complètement) mais cela peut changer tout au
long de votre vie (par exemple si on a un accident de voiture). Suffit à accroitre le niveau de
croyance. Lors de l’évocation d’u événement ou l’on avait pas le contrôle cela active le cortex
cingulaire antérieure et donc accroissement du niveau de croyance infondée et de
complotisme
Besoin de sens : recherche de ses comme forme de satisfaction hédonique (on veut trouver
un sens à notre vie et a ce qu’on fait). Cela accroit notre bien-être et le fait de se faire plaisir.
Les personnes croyantes ne supportent pas l’aléatoire, le mécanisme aveugle (pas guidé par
intention, par un dieu) car cela génère une souffrance psychologique qui leur est
supportable. Donc, met en place une croyance pour éviter, limiter cette souffrance.
L’interprétation téléologique, intentionnelle et le rejet du mécanisme aveugle crée le
créationnsime, le complotisme.
La religion est un moyen de compenser le sentiment personnel ou collectif de perte de
contrôle (McGregor et Kay).
La menace sur le sentiment de contrôle génère une anxiété qui est atténuée en proportion de
l’engagement religieux. Cette conversion en la religion contribue à rétablir un équilibre
psychique.

Expérience : on doit reconstituer avec les mots qui sont sous nos yeux une phrase avec du
sens. Hasard souris le la mange chat : inconfort psychologique car il y a le mot intrus hasard
qui n’a pas de sens dans la phrase et qui va générer un état neuronal qui nous prédispose à la
croyance.

La croyance religieuse diminue la réponse neurophysiologique par erreurs, aux


contradictions et au non-sens.
Selon que l’on induit une pensée relative à Dieu ou non et on observe les conséquences sur
l’activité du cortex cingulaire antérieur. Parler de Dieu réduit l’inconfort psychologique.

II) Le complotisme
A) Le complotisme et fake news : un lien évident

Le complotisme est aussi vieux que l’humanité, mais il est probablement renforcé
aujourd’hui, notamment par l’abondance des fake news.
Twitter : usine à trolls d’abord humaine et maintenant bots. En 2017, 23 millions
d’informations produites par bots, 38% de tweets contre la science sont produit par des
bots.
Nous sommes plus prompts à diffuser des fake news que des informations réelles. Notre
cerveau est sensible aux infos étonnantes. On contribue tous involontairement à la diffusion
de ces fake news.
Notre cerveau est mal équipé pour détecter la fausseté et la malhonnêteté alors que les
humains mentent 1,65 fois par jour. A fortiori, il n’a pas évolué pour traiter de l’info
anonyme.

B) Tromperies entre connaissances et croyance

Nous utilisons seulement 10% de notre cerveaux : c’est faux mais la majorité des français le
croit.
Plus on est jeune, plus on croit à des théories complotistes, plus le niveau d’étude augmente,
plus on ne croit pas aux théories du complot car faire des études augmente notre système
analytique.
C) Même caractéristiques psychologiques que chez les croyants

- Croyance en l’existence d’un monde caché


- Prédominance du système 1 sur le système 2
- Tendance à percevoir du sens là ou il n’y en a pas
- Difficulté de traiter correctement l’aléatoire et les informations statistiques
- Validation d’hypothèses sur la base de très peu d’informations
- Rôle très puissant du biais de confirmation
- Déni d’information contradictoire et donc impossibilité de prendre en compte l’ensemble
des infos dispo

D) Attitude dangereuse pour la société

- L’holocauste
- La remise en cause du réchauffement climatique
- La théorie du grand remplacement
- Le mouvement antivax

E) Caractéristiques sociologiques et psychopathologique

- Schizotypie et posture paranoïaque


- Faible tolérance à l’absence de sens et à l’absence de contrôle
- Faible estime de soi et sentiment de déclassement social, rôle narcissique
- Niveau d’éducation faible
- Rejet de la science

II) La croyance
A) Les postures

Posture intuitive : mon intuition me trompe rarement et je lui fais confiance


Posture analytique : Je ne valide pas une intuition si je ne dispose pas de données factuelles
pour la soutenir
Posture relativiste : rien n’est vrai, rien n’est faux, la vérité est une construction, la science
est une croyance comme les autres, toute vérité est relative

B) La rôle de la croyance

Nous croyons/savons par procuration notamment l’ère d’internet.


La distinction entre croyant et sceptique n’est donc pas aussi clair que ça

III) Résolution de problèmes

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