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Logistique Maritime : Cas de SOMATRANS

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DÉDICACES

JE DÉDIE CE TRAVAIL À CELLE QUI BEAUCOUP FAIS


POUR MOI MA GRA MÈRE ADJA
REMERCIEMENTS

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers toutes les


personnes qui m'ont accompagné tout au long de mon stage.

Tout d'abord, je remercie l’Institut Kenco où j'ai acquis de


précieuses connaissances et compétences qui m'ont été d'une
grande aide durant cette expérience.

Je souhaite également remercier mes parents, DIA Fatimata et


BAH Hady. pour leur soutien inconditionnel et leurs
encouragements tout au long de mon parcours. Leur confiance
en moi m'a permis de surmonter les défis.

Je tiens à exprimer ma reconnaissance à mon professeur, dont


les conseils avisés m'ont guidé dans mes choix académiques et
professionnels.

Un merci particulier à mon maître de stage, **Monsieur


Daouda Koné**, pour sa bienveillance, ses conseils et son
encadrement exemplaire. Grâce à lui, j'ai pu mettre en
pratique mes connaissances et développer de nouvelles
compétences.

Enfin, je remercie mes amis pour leur soutien et leur amitié,


qui ont été d'un grand réconfort durant cette période.
INTRODUCTION GÉNÉRALE
La logistique est un dispositif stratégique. Elle concourt à la réalisation optimale d’un
ensemble d’activités ou de services. Ainsi, avec l’impulsion du développement du secteur
maritime depuis les années 1970, la logistique maritime internationale a pris une grande
importance au GABON avec une implication de plus de 90% des échanges par voie maritime.
Par conséquent, plusieurs sociétés de transit export/import se sont implantées dans la zone
portuaire d’Owendo. C’est le cas par exemple de BM TRANSIT, SOTRASGAB,
LOGISTIGA, LSG et SOMATRANS. C’est dans cette dernière que nous avons eu l’occasion
d’effectuer un stage professionnel du 24 Mai au 24 Aout, motivé par des exigences
académiques de la rédaction d’un rapport de stage, en vue de l’obtention d’une licence
professionnelle en Gestion des Activités Maritimes et Portuaires.
De ce fait, nous avons choisi comme thème de recherche : « Expédition par voie
maritime à l’étranger de conteneurs de placage d’Okoumé provenant de la zone industrielle
de NKOK : cas de SOMATRANS INTER » ce choix est orienté par l’intérêt d’un
apprentissage pratique des notions théoriques enseigné durant notre parcours académique.

Ainsi, pour mieux appréhender notre sujet définissons les termes clés qui le
composent. Par expédition nous entendons envoie, un conteneur est une caisse métallique
destinée à emballer des marchandises, les placages d’Okoumé sont des planches fines collées
d’Okoumé. Par conséquent, par expédition par voie maritime à l’étranger de conteneurs de
placages d’okoumé provenant de la zone industrielle de Nkok, nous entendons « envoi par
voie maritime à l’étranger de caisses métalliques de planches fines d’okoumé collées
provenant de la zone industrielle de NKOK ».

Notons qu’une telle mission impose à la SOMTRANS INTER les contraintes de


l’obtention auprès de l’armateur de conteneurs qui devraient être mis à la disposition du client
pour l’emballage de la marchandise ; le dédouanement de celle-ci ; son préacheminement ;
l’embarquement sur un navire et l’obtention d’un connaissement chez l’armateur.

Dès lors il conviendrait de savoir quelle est la procédure du dédouanement de


conteneurs de placages d’Okoumé ? Comment la SOMATRANS exécute-t-elle le
préacheminement, l’embarquement des marchandises et obtient-elle le connaissement

Toutes ces préoccupations nécessitent des apports théoriques tels que la consultation
des ouvrages techniques traitant des aspects en rapport avec le thème ; les notes de no cours,
la visite des sites web et une immersion profonde au sein de la structure d’accueil pour

expérimenter la pratique de la procédure de dédouanement, d’acheminement et


d’embarquement des conteneurs sur un navire.
Cette étude est subdivisée en deux grandes parties. La première traite de la structure
de la SOMATRANS INTER. La seconde est consacrée à notre thème.
PREMIERE PARTIE :

APERCU DU CADRE GENERAL DE L’ETUDE


Chapitre I : Présentation de la SOMATRANS INTER

Pour une meilleure connaissance de la SOMATRANS INTER, nous apporterons des


éclaircissements sur son historique, son statut juridique, sa localisation, ses activités et son
environnement.

Section 1 : Historique et localisation

1.1 Historique

La Société Maritime de Transit International (SOMATRANS INTER) a été créée le


28 juillet 2015 à Libreville au Gabon suite à la disparition de Société Internationale Maritime
de Transit. Elle est immatriculée au registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) par
l’arrêté n°036548/G-NIF 736548/d-BP : 174, sous le numéro RG LBV 2014318126. C’est
une Société à Responsabilité Limitée (SARL), au capital de cinq millions (5.000.000 FCFA)
avec une garantie bancaire de cent millions (100.000.000 FCFA) sous forme de dépôt dont
vingt-cinq millions (25.000.000 FCFA) de caution obligatoire pour tous les
commissionnaires agréés en Douane. Cette structure est soumise au décret
n°0453/PR/TPTHTAT du 19 avril 2013 règlementant l’exercice de profession maritime et
des professions auxiliaires du transport maritime et l’arrêté n°009/MT du 24 décembre 2014
fixant les modalités d’application de l’acte 3/98-UDEAC-6948-CE-33 du 5 février 1998
portant règlementation des conditions d’exercice des professions maritimes et auxiliaires des
Transports en UDEAC/CEMAC. L’activité de SOMATRANS INTER est aussi encadrée par
l’ensemble des textes internationaux, communautaires et nationaux régissant le secteur
maritime et portuaire. De ce fait, qu’en est-il de sa situation géographique ?

1.2 Localisation

La SOMATRANS INTER est située dans la commune d’Owendo, au sein de la zone


portuaire en face du centre commercial Carrefour Market Prix Import et à quelques pas du
Foyer du Marin. Elle compte actuellement deux agences à savoir : une agence à l’aéroport
international Léon MBA de Libreville et une autre au port d’Owendo, où se trouve son siège
social (Photo 1).
Photo n°1: Siège social de SOMATRANS INTER

Source : photo prise par GBADE Frederic le 06/08/2023 à 13H43, dans la zone portuaire en
face du carrefour market prêt du foyer des marins.

Commentaire : Cette photo présente un aperçu de la situation géographique de la


SOMATRANS INTER, située dans la zone portuaire en face du magasin CARREFOUR
MARKET (Prix Import). Cette proximité avec le port et les administrations compétentes lui
permet d’exécuter ses missions de commissionnaire avec efficacité.

Section 2 : Organisation, fonctionnement et mission

2.1 Organisation

La présentation de l’environnement interne de la SOMATRANS INTER se focalise sur


les différentes directions et les services qui constituent cette structure. Nous examinons ainsi,
l’approche organisationnelle pour avoir un aperçu de son fonctionnement. A cet effet,
SOMATRANS INTER est organisé ainsi qu’il suit :
Figure n°1: Organigramme du service

DIRECTEUR GENERAL
MR YANGUE GILBERT

DIRECTEUR
D'EXPLOITATION
MR CISSE MBA OUMAR RESPONSABLE RESSOURCES
HUMAINES
BISSANGOYE BERTHYLIA

RESPONSABLE
DECLARATION RESPONSABLE SERVICE LOGISTIQUE ET
COMPTABILITE RESPONSABLE
BIGNOUMBA ZITA TRANSPORT COMMERCIAL
KENE EDITH
VOKENG EDDY

AGENT SHIPPING
KONE DAOUDA RESPONSABLE TECHNIQUE
RESPONSABLE COMPTABILITE
ADJOINT
YANGUE RODRIGUE
SERVICE OUVERTURE
GNAMANGO DJOUMAS NINA RESPONSABLE PARC
TCHANTHCOUANG ORNELLE

SERVICE DECLARATION
EDOUBA REVE CHANCIA
RESPONSABLE MATERIEL

SERVICE SAISIE
*YMBOUO EPSE CHENDJOU
STEPHANIE
*MFEUKOUN MARIE BLANDINE

Source : Bureau des Ressources Humaines de SOMATRANS


Commentaire : La figure ci-dessus est la représentation de l’organigramme de la société
MARITIME DE TRANSIT INTERNATIONALE. Avec au sommet la Direction General et
au bas de l’échelle service saisie ainsi que le service de responsable matériel, l’organigramme
fait état de la hiérarchisation de la SOMATRANS INTER. Nous pouvons remarquer après le
directeur général la direction d’exploitation et la Gestion des Ressources Humaines avant
d’arriver aux principales responsables qui sont en tête des différents services de la société.

Il s’agit de présenter par la suite les environnements professionnels internes et


externes de la SOMATRANS INTER.

 Environnement interne
• La Direction Générale

Elle organise le fonctionnement de l’entreprise, et définit sa politique générale et ses


composantes. Tous les engagements de l’entreprise sont signés et validés par elle. Ses
décisions de gestion lui permettent de s’assurer que les différents objectifs qu’elle s’est fixés
sont atteints.

• Le Secrétariat

Le rôle du secrétariat est de consigner toutes les déclarations faites dans le registre de
l’entreprise. Il doit toujours classer :

 Les différents dossiers suivant l’année de déclaration


 Les différents chèques et factures qui règlementent le paiement concernant les
dépenses immobilisées de l’entreprise
 Les dépenses de dédouanement des marchandises
• Le Département des Ressources Humaines

Le Département des Ressources Humaines a pour mission la conception des fiches de


poste, la gestion des ressources humaines et la proposition des politiques d’optimisation des
ressources humaines de la SOMATRANS INTER. Il a pour activité spécifique la
planification ; le recrutement ; la formation ; le contrôle et l’évaluation des ressources
humaines.

De même, le Département des Ressources Humaines s’occupe de l’administration du


personnel qui se manifeste par le suivi des départs (licenciements, démissions ou retraites), de
la gestion ou affectation des stagiaires, des formalités administratives auprès de
l’administration du travail et des organismes sociaux. Il s’occupe également des
établissements des contrats, des fiches de poste, des bulletins des salaires, des versements ou
virements des salaires.

• Le Département Administratif et Financier

Le Département Administratif et Financier a pour rôle de coordonner et de contrôler


les fonctions administratives, financières et juridiques de la structure. Il exerce une mission
de conseil auprès du Directeur Général, formule des propositions et élabore ou participe à
l’élaboration de stratégies dans son domaine de responsabilité. Entre autres, sur le plan
financier, il a pour mission la gestion comptable ainsi que les opérations de trésorerie qui se
déclinent comme suit :

 Le Service Comptable
Il enregistre les différents flux financiers réalisés au cours de l’année afin de
permettre aux acteurs économiques de comprendre les flux affectant leur patrimoine. Il est
sous la responsabilité d’un agent comptable au niveau de la SOMATRANS INTER.

 Le Service Trésorerie
Il est chargé de la gestion de la trésorerie et des risques afférents. Le service
trésorerie de la SOMATRANS INTER joue un rôle important, car il veille aux règlements
des différentes charges liées aux exportations et importations de dossiers à travers
l’établissement et le suivi des pièces de cause (document justificatif de la sortie des fonds au
niveau de la trésorerie) ;

 Le Service Recouvrement
Il a pour mission de recouvrer, c'est-à-dire percevoir les sommes dues par les différents
clients ayant dépassé les délais de règlement ;

• Le Service Facturation

Sa principale mission est de facturer les différents services fournis par la société et
établir tous types de documents en rapport avec ses activités.

• Le Département Transit
Il est chargé d’accomplir toutes les formalités administratives de dédouanement,
d’enlèvement, d’embarquement et de débarquement des marchandises des bureaux de
douane. Le Département Transit regroupe en son sein les services suivants :

• Le Service Ouverture de Dossier

La fonction du service ouverture de dossier est de recevoir des documents auprès de la


secrétaire ou des clients, vérifier les documents apportés et s’assurer qu’ils sont conformes,
puis les enregistrer au niveau du cahier de bord, ensuite sur un dossier dans le fichier de la
structure.

• Le Service Déclaration

Le dossier du client, venant du Service Ouverture de Dossier, est reçu par le


responsable des déclarations. La fonction de ce service consiste à remplir un document
appelé la note de détail, dans lequel on met en évidence des informations telles que la
position tarifaire de la marchandise ; la valeur CAF (coût assurance fret) ; la valeur FOB
(frais à bord) ; la valeur de la marchandise ; le pays de provenance ; le poids brut ; le poids
net.

• Le Service Saisie

La fonction du Service Saisi est l’exploitation des informations des contenues sur la
note de détail pour les introduire dans le système SYDONYA Word (l’accès à ce système est
conditionné par une demande d’autorisation auprès des services des douaniers).

• Le Service Logistique

Il est chargé de la gestion du matériel roulant, des parcs et entrepôts de l’entreprise.


Effectuer les manutentions des conteneurs et des colis en bois débité dans l’entrepôt et
coordonner le suivi de toutes les opérations logistiques.

Figure n°2: Organisation du Service Logistique et Transport

SERVICE LOGISTIQUE
POOL IMPORT POOL EXPORT
Source : SOMATRANS INTER, 2023

Commentaire: la figure ci-dessus montre l’approche organisationnelle du Département


Logistique de la SOMATRANS INTER agissant en qualité de commissionnaire agréé en
douane. Ce service assure les missions opérationnelles du département en matière d’import-
export.

• Le Service Importation

Le Service Importation s’occupe du suivi des formalités administratives au niveau


des institutions pour délivrer les marchandises conteneurisées au niveau du port de
débarquement des marchandises pour effectuer ainsi les livraisons des marchandises aux
clients.

• Le Service d’Exportation

Le Service d’Exportation s’occupe du suivi des formalités administratives au niveau


des institutions compétentes. Dans le but d’envoyer ou encore expédier les marchandises ou
les conteneurs au niveau du port d’embarquement des marchandises pour effectuer dans ce
cas leurs expéditions aux clients.

• Le Service Livraison

Le Service Livraison s’occupe de l’enlèvement de la marchandise dans le magasin


sous douane et de la mise à disposition des marchandises conteneurisées ou pas aux clients.

Ces départements et services constituent les organes qui mettent en mouvement la raison
sociale de l’entreprise en traitant les différents dossiers clients avec efficacité. Par ailleurs, la
SOMATRANS INTER collabore avec plusieurs acteurs externes publics et privés pour la
mise en œuvre de ces activités.

 Environnement externe
Pour ce qui est de son environnement externe la SOMATRANS INTER travaille avec
plusieurs acteurs publics dont :
• L’administration des Douanes ;

• Le Conseil Gabonais des Chargeurs (CGC) ;

• L’OPRAG ;

• L’Agence Gabonaise des Sécurités Alimentaires ;

• La DGCC ;

• Le Trésor Public ;

• La Marine Marchande

De plus, cette structure collabore avec des partenaires privés comme

 AFRICA GLOBAL LOGISTIC (ancien BOLLORE) qui intervient comme acconier ;

 MAERSK (armateur) ;

 SAFMARINE (armateur) ;

 GRIMALDI (armateur) ;

 CMA-CGM, (armateur) ;

 MSC (armateur) ;

 PIL (armateur) ;

 NILLDUCH (armateur) ;

 SDV (acconier) ;

 OTC (Owendo Terminal Container) qui intervient comme acconier.

2.2 Fonctionnement

Comme toutes entreprises, la SOMATRANS INTER est une entité morale qui suscite
autant de besoin que d’autres pour sa bonne marche. En effet, pendant l’accomplissement des
différentes taches de la société, des imprévus souvent courant tel que le manque des
consommables, des pannes de machines, des pannes de véhicule (voiture de service,
reachstacker, camion remorque) mais aussi les différentes dépenses utiles au traitement d’un
dossier tel que le paiement des droits de douane, le paiement des taxes communautaires
d’intégration (TCI), le paiement des acconages et bien d’autres encore font l’objet de frein à
l’accomplissement de certaines activité. C’est donc pour subvenir à ces besoins récurrents
que la SOMATRANS INTER suit un déroulement bien précis : à la détection du besoin, la
secrétaire du directeur général est directement informée car elle dispose d’une bonne somme
qui lui est remise afin de gérer les manquements qui surviennent dans la société. Pour les
pannes de véhicule et le manque des consommables, la secrétaire se doit d’informer
directement le directeur général qui donnera les directives à suivre avant toutes autres
décisions provenant de sa part. Pour les différentes dépenses utiles au traitement d’un dossier,
elle se doit de décaisser les fonds qui permettront le règlement de ceux-ci.

De même, l’emploie des travailleurs salarié et la prise des stagiaires font également partie
intégrante du système fonctionnel de la société. Pour ce faire, c’est la Gestionnaire des
Ressources Humaines (GRH) qui s’en occupe tout en rendant des comptes au Directeur
Général de la société. Alors que les stagiaires passent par un entretient, les travailleurs eux,
font certes des entretiens mais aussi un certain nombre de jours de test afin de démontrer leur
compétences. Les stagiaires sont pris dans la société par l’appréciation de la GRH tandis que
les travailleurs sont pris par l’appréciation de leur patron qui rendent comptent à la GRH du
travail qu’ils remplissent dans la société. Les stagiaires ne sont pas salariés mais en fin de
journée, une ration de mille francs CFA leur est attribuée ainsi que les dépenses faites au
cours de la journée dans le but d’accomplir une tâche. Les travailleurs quant à eux, sont payés
chaque fin du mois par le Directeur Général lui-même. En cas d’absence du DG, c’est la
secrétaire qui s’occupe du paiement des employés. La Gestionnaire des Ressources Humaine
procède chaque matin à une patrouille dans chaque service afin de constater la présence de
tous et le bon déroulement des activités. En cas de remarque négativement constante, le
stagiaire est susceptible de se voir attribuer une mauvaise note à la fin de son stage tandis que
le travailleur pourrait constater une baisse de son salaire. Il peut aussi arriver que des discorde
naissent entre stagiaires et travailleurs ; entre travailleurs et patrons mais aussi rarement que
possible entre stagiaires et patrons. La première personne à être informée de ces discordes est
toujours la GRH qui transmet ensuite le problème au DG qui lui donne les directives à suivre
en fonction du rapport qui lui est présenté.

2.3. Missions

La société SOMATRANS INTER est une structure maritime de transit, de consignation et


de logistique internationale. Elle est spécialisée dans la réalisation des formalités
administratives et douanières pour le compte des clients (importateurs/exportateurs) en
import-export. La SOMATRANS INTER assure trois principales missions à savoir :

 mission de transit

La mission de transit de notre société est celle de suivre l’acheminement de la marchandise


importée ou exportée. Elle remplit les missions de :

- dédouanement :

Juridiquement, il consiste à affecter aux marchandises un régime douanier qui en compte


leur destination (utilisation). En terme plus simple, le dédouanement à l’importation consiste,
dans la plupart des cas à acquitter les droits de douane et TVA. Pour des produits soumis à
des règlementations particulières, comme les normes, les formalités sanitaires, ou
phytosanitaires, des contrôles peuvent être effectués sur le respect de ses règlementations. A
l’exportation, le dédouanement permet, dans la majorité des cas, d’ouvrir le droit à
l’exonération de la TVA. De même qu’à l’importation, des contrôles peuvent être faits sur le
respect de certaines règlementations comme des biens à double usage, les biens culturels, les
matériels de guerre. Les opérations de dédouanement peuvent être effectuées par l’entreprise
elle-même ou par des prestations extérieures (déclarant en douane).

- Expédition

Le rôle de la SOMATRANS sur cette mission se fait à l’exportation. Elle consiste à


prendre possession de la marchandise empotée dans un conteneur aux locaux du client muni
de l’ordre de transit émis par la société du client et approuvé par les deux parties au contrat.
Le conteneur est ensuite préacheminé par la SOMATRANS INTER jusqu’au Port
d’OWENDO et transmis à un consignataire grâce à un connaissement délivré par l’armateur.

- Livraison

Après l’accostage d’un navire et le débarquement d’un ou plusieurs conteneurs de son


client au port d’Owendo, la SOMATRANS inter assure la livraison. C’est la mission qui
consiste à acheminer la marchandise du port de débarquement (Port d’Owendo) jusqu’aux
locaux du client.

 mission de consignation

Pour la mission de consignation, la SOMATRANS INTER est chargé, soit à titre


permanent, soit à titre occasionnel, d’effectuer au nom et pour le compte du capitaine, les
opérations que celui-ci n’effectue pas lui-même :

 A l’export, il réceptionne la marchandise et émet les connaissements ;


 A l’import, il la livre au destinataire ;
 Il pourvoit aux besoins normaux du navire et de l’expédition, prépare l’escale, assiste
le navire pendant l’escale, gère tous les problèmes consécutifs à l’escale ;
 Il assure la gestion des supports ou unités de transport multimodaux de la
marchandise (conteneurs, remorques routières, remorques esclaves…) pour le compte
de son armateur ;
 Il reçoit tous les actes judiciaires ou extra judiciaires destinés à l’armateur que le
capitaine est habilité à recevoir, il accomplit toutes les autres missions confiées par
l’armateur.

 Mission de logistique

Ce sont des transports terrestres qui consistent à acheminer de son lieu d’origine jusqu’au
Port maritime à son lieu de destination. Nous pouvons citer :

- Le préacheminement

C’est le transport du conteneur depuis les locaux du client jusqu’au port d’embarquement
en vue de son transport principal.

- Le stockage
Le stockage est l’action qui consiste à stocker les conteneurs vides en vue de leur retour
chez l’armateur ou de leur envoie vers un client pour son empotage. De même, certains
conteneurs plein font également objet de stockage en vue de leur transport avenir vers le
terminal pour leur expéditions ou en attente de la réception de ceux-ci par le client.

- La livraison

Après l’accostage d’un navire et le débarquement d’un ou plusieurs conteneurs de son


client au port d’Owendo, la SOMATRANS inter assure la livraison. C’est la mission qui
consiste à acheminer la marchandise du port de débarquement (Port d’Owendo) jusqu’aux
locaux du client.
Chapitre II : Déroulement du stage

Dans ce chapitre, nous traiterons du service de transit qui nous ; la journée


d’intégration à SOMATRANS INTER ; des tâches effectuées durant le stage ; des difficultés
rencontrées et des compétences acquises durant le stage.

Section I : Présentation du service d’accueil, journée d’intégration et les relations


humaines et professionnelles

1.1 Présentation du service d’accueil

Le service Transit de la SOMATRANS se démembre en deux grandes sections. L’une


chargé du volet commercial qui s’occupe de l’export et l’autre le shipping qui s’occupe de
l’import. C’est la section commerciale import que nous avons été précisément affectées. Ce
service est structuré pour traiter les dossiers de dédouanement à l’exportation, la réservation
de booking ainsi que les préacheminements.

1.2. La journée d’intégration et les relations humaines et professionnelles


1.2.1 Journée d’intégration

A notre arrivée dans la structure de la SOMATRANS INTER, nous avons été reçus par la
Directrice de Ressources Humaines. Elle nous a présenté tous les différents postes de chaque
service puis nous a confié au service de transit. Nous pensions que notre première journée de
travail à SOMATRANS se limiterait à une prise de contact durant laquelle il nous serait
confié des taches légères, ce ne fut pas le cas. En effet, nous nous sommes retrouvés en
immersion dans un milieu où les agents étaient très occupés. Leur niveau de concentration
montrait qu’ils étaient occupés à exécuter des tâches complexes. Malgré nos efforts pour les
accompagner dans leurs tâches, nous n’y comprenions pas grand choses et, personne n’était
sur le champ disposé à répondre à nos préoccupations. A la fin de la journée, nous éprouvions
un sentiment de déception qui n’a pas freine notre élan de besoin d’apprentissage
professionnel.

1.2.2 Les relations humaines et professionnelles


Durant le stage, nous avons côtoyé à SOMATRANS prêt d’une trentaine de personnes de
divers horizon culturel et de différentes générations d’âges. Le personnel mis à notre
disposition pour l’encadrement professionnel a toujours été disponible pour nous transmettre
leur savoir faire. Malgré de légère friction, l’ambiance de travail était chaleureuse. Toutes
fois nous avons observé des de tentions fréquentes entre la responsable et certains chauffeurs
de camion qui freinait notre élan à nous approcher d’elle pour solliciter des renseignements
concernant le fonctionnement du parc.

Section 2 : Les tâches effectuées, les difficultés rencontrées et le bilan du stage

2.1 Les tâches effectuées

A notre arrivée dans la structure de la SOMATRANS INTER, nous avons été reçus
par la Directrice de Ressources Humaines. Elle nous a présenté tous les différents postes de
chaque service puis nous a confié au service de transit. Au cours des deux (2) mois de notre
stage nous avons fait presque le tour des différents services de Transit (de l’ouverture des
dossiers au commercial en passant par la déclaration et la saisie de la déclaration en détail).
Au sein du service de Transit de SOMATRANS INTER, nous avons eu à accomplir
diverses tâches parmi lesquelles :

 L’ouverture des dossiers :

- Réception et vérification :
C’est la première étape des formalités des marchandises exportées en entreprise. En
effet, nous réceptionnons les documents des mains du client. Lors de cette réception, nous
procédons à la vérification de ceux-ci en constatant que tous les documents nécessaires sont
présents et qu’ils ne présententent aucune incohérence. Pour un dossier d’export, les
documents que nous réceptionnons sont : une facture commerciale (détaillant la nature, la
quantité et les conditions des achats et ventes des marchandises), l’ordre de transit (qui
retrace les différents conteneurs (TC) qui se trouve dans le dossier), les spécifications (qui
spécifie tous les éléments contenus dans chaque conteneur), le certificat d’empotage (qui
montre le nom du destinataire, expéditeur, volume et le poids), le certificat d’origine (qui
nous permet de connaitre l’origine de la marchandise), la déclaration d’exportation des biens(
qui permet de justifier la sortie effective des marchandises déclarées).

- L’identification par un numéro d’ordre :

Cette étape consiste à attribué au dossier un numéro d’ordre ainsi que le nom respectif
de la société du client.

-L’enregistrement des dossiers :


C’est une étape qui est respectivement subdivisé en deux parties.
La première partie c’est l’enregistrement numérique, qui consiste à scanner tous les
différents documents du dossier, les renommés puis créer un nouveau dossier numérique avec
un numéro d’ordre et le nom de la société du client et l’inscrire sur le logicielle de la société
(easytransit).
En ce qui concerne la deuxième partie, c’est l’enregistrement physique qui consiste à
mettre tous les documents originaux dans une chemise mère qui ira à la douane et les
photocopies dans celui qui va constituer les archives de la société. Ensuite, nous mentionnons
les informations sur la couverture du dossier à savoir : le numéro de dossier, le type de
déclaration (EX1 pour les exports), le nom du client, la nature des marchandises, le régime
douanier sollicité et biens d’autres. Pour finir, le dossier est enfin transmis au service
déclaration.

 La déclaration :

A ce stade, lorsque nous recevons le dossier venu de l’ouverture, nous procédons au


dépouillement des documents afin de déterminer les éléments qui seront déclarés en douane.
Ceux-ci seront au fur et à mesure mentionner sur la note de détail. En effet, au cours de la
déclaration en détail des marchandises, nous établissons la note de détail : document sur
lequel nous mentionnons les énonciations à déclarer à la douane. Cette note de détail permet
de déterminer la Déclaration Administrative Unique. Les informations à déterminer sont les
suivants : le moyen de transport, la nature et nombre de colis, le type de déclaration (EX1), le
régime douanier (1000 pour les exports), le montant facturé et la valeur en douane de
l’article, la nomenclature tarifaire (permettant de savoir la désignation de la marchandise), le
fret, le volume, le poids net et brut et l’unité supplémentaire qui est le volume pour les
exportations du bois. Puis nous déclarons aussi sur le logicielle de la société (easytransit). A
la fin de cette opération, le dossier est transmis au service saisi pour l’établissement de la
déclaration en détail.

 La saisie de la déclaration en détail

A ce niveau, à l’aide des codes appropriés nous enregistrons les données en machine.
Les éléments à saisir sont les suivants : les informations sur la douane, les informations de
déclarant, les informations de l’exportateur et les informations de la marchandise.

Si elle ne comporte aucune erreur, la déclaration est validée sur un logiciel mis en disposition
par la douane (SYDONIA WORLD).

Une fois le dossier est ouvert, déclaré et saisi, le client apporte l’argent et nous dirigeons au
trésor avec le bulletin de liquidation délivré par la douane pour le paiement des Droits de
Douane en échange nous recevrons une quittance de paiement. Puis à l’issu de ça nous tirons
les bons d’entrer et nous les faisons signer à la Direction Générale des Douanes et Droits
Indirects techniquement nommé le port 100 ou le port 110 par l’un des chefs de Brigades
Commercial ou leurs adjoints.

 Le service commercial

En ce qui concerne le service commercial, il prend en charge la réception des dossiers


clients export permettant d’établir toutes les formalités administratives nécessaires pour
permettre de sortir les conteneurs de la zone économique pour leurs acheminements vers le
port d’Owendo afin de procéder à leur expédition finale vers les ports et les pays où ils seront
dépotés.
Tout d’abord avant l’autorisation de sortie des conteneurs à la zone économique de NKOK,
nous procédons à une demande d’autorisation de sortie aux autorités compétente des Bureaux
de Douane 125 ; avec cet accord, le ou les conteneurs peuvent être acheminer sur Owendo en
attendant la deuxième autorisation qui est le Bon à Embarquer qui lui donnera le top final
pour l’entrée au terminal ce qui permettra le dépôt du dossier client à la ligne maritime
(Armateur). Nous avons pour armateur CMA CGM, MSC, MAERSK et NILE DUTCH
devenu HAPAG LLOYD. Ensuite, nous procédons à la documentation, le dossier contient :
L’original du bon de sortie et d’embarquement, la liste de Colisage, la facture commerciale,
le Bordereau d’Identification Electronique de Traçabilité de Cargaison (BIETC), Bill of
Loading (BL pour CMA CGM), au sortit de ça l’armateur établit un accusé de réception et
manifeste le Booking des conteneurs (TC) choisis et envoie un mail OCT disant que le
dossier dont N° BOOKING est par exemple 05229364 a déjà été manifesté. De ce fait, OCT
nous liste une facture d’acconage appelé Pro-forma ensuite nous vérifions sur leur Site
IPAKI EXTRANET si le TC correspond au numéro de BL de la Loading list que le client a
envoyé. Les éléments vérifiés sont de savoir si c’est un TC 20 ou 40, le tonnage, la
provenance de la marchandise, le port de chargement, de déchargement et le nom du client. Si
tous correspond on valide sur le site et on sort déjà la facture définitive de l’aconage que nous
envoyons au Responsable Comptable pour la validation. Ensuite on obtient l’autorisation de
décaisser le montant contenu dans la facture en déchargeant le montant et mentionné le nom
du client. C’est alors que la comptabilité de la SOMATRANS nous décaisse les fonds en vue
du paiement des frais d’acconnage. Après réception de la quittance nous faisons une demande
de Bon d’Entrée Export (BEE). Dès qu’il est disponible, on dépose au Parc pour faire entrer
le conteneur au Terminal pour embarcation.
Outres ces tâches, nous avons été sur le terrain pour visiter la clientèle histoire de les fidéliser
mais aussi faire une prospection.

 Le service parc à conteneur


Le cœur des activités du département Logistique se trouve au parc à conteneurs de
SOMATRANS INTER. C’est au sein de cet environnement professionnel que nous avons
réalisé les activités ci-après :

 Le suivi des opérations de manutention au sein du parc


Au sein du parc, la manutention renvoyait à l’entreposage des conteneurs, autrement dit le
classement physique et le gerbage des conteneurs selon leur affectation : vide, plein, sec ou
Frigo ou encore, 40 pieds, 20 pieds et selon le poids ou le volume. Il s’agissait aussi de
charger ou décharger les conteneurs des camions. Ainsi, il fallait veiller à ce que l’agent
manutentionnaire puisse respecter les orientations du responsable du parc.

 La validation des dossiers de mise en livraison des conteneurs ou transfert vers le parc
OCT pour embarquement
En ce qui concerne la validation des dossiers de mise en livraison, notre tâche ici était de
se rendre à la Douane 100 ou 110 afin d’obtenir leur visa sur le Bon A Délivrer (BAD) aussi
appelé le DO qui signifie en anglais Delivery Order. Ensuite, se rapprocher du bureau OCT
pour obtenir le visa qui permet l’accès au terminal où sont rangés les conteneurs. Enfin, se
rendre au bureau de douane sans distinction, qu’il s’agisse de la douane 100 ou 110, pour
délivrer la position du conteneur dans le terminal.
En ce qui concerne le transfert vers le parc OCT pour embarquement, notre tâche était de
faire charger le conteneur sur un camion, ensuite partir avec celui-ci à la guérite pour
l’expertise d’avaries. Après l’expertise d’avaries, il fallait se rapprocher de la douane afin
qu’elle enregistre les avaries et mette son visa. Enfin, dans cette dernière étape, il était
question de se rendre au bureau OCT pour avoir le visa permettant au camion d’accéder au
terminal pour y laisser le conteneur en vue de son embarquement.

 Les mises à jour du suivi des dossiers dans le Logiciel Easy Transit Software
Easy Transit Software est un logiciel intégré de gestion de l’activité de transit et de
logistique. Développée de manière modulaire, selon une architecture web et avec les
technologies les plus innovantes de ces dernières années, Easy Transit Software représente
une véritable valeur ajoutée pour les entreprises de prestations spécialisées dans le transit
aérien, maritime, terrestre, la consignation et le transport de conteneur et marchandises. Il
permet à ces entreprises une gestion complète, optimale et sécurisée de leurs activités. Ainsi,
notre tâche dans ce logiciel était de mettre à jour les documents (PV de livraisons, PV de
retour à vide,
BAE) des conteneurs tout en les scannant par rapport à leurs mouvements. Aussi, la mise à
jour de la logistique des conteneurs insèrent les différents déplacements des conteneurs qui
s’effectuent en trois cycles :
  Cycle 1 : Déplacement des conteneurs du terminal d’OCT au parc 2 de la
SOMATRANS
INTER ;
  Cycle 2 : Transfert des conteneurs (mise en livraison) du parc 2 de la
SOMATRANS
INTER aux locaux du client ;
  Cycle 3 : Retour à vide des conteneurs des locaux du client au terminal d’OCT.
 Le suivi des opérations de dépotage sur parc
Notre tâche était tout d’abord de localiser le conteneur à dépoter, qu’il s’agisse d’un
TC 20 pieds ou d’un TC 40 pieds. Après avoir localisé le conteneur, il fallait demander son
déplacement sur la zone de dépotage. Le dépotage arrivé à son terme, le conteneur était
directement transféré sur la partie réservée aux conteneurs vides.

2.1 Les difficultés rencontrés et bilan du stage

2.2.1 Difficultés rencontrés

Dans l’exécution de nos tâches, nous avons quelques fois rencontré des difficultés. Le
travail que nous avons effectué au cours du stage ne s’est pas toujours fait avec aisance,
quelques empêchements ont été rencontrés tels que :

L’accès aux informations ainsi que la mobilité dans l’exécution des tâches et les
relations humaines. En effet, l’accès aux informations était très difficile pour nous en qualité
de stagiaire, car les dossiers étaient en grande partie confidentiels. A cela s’ajoute une
négligence de base des données relative au service commercial.

La connexion au site de l’entreprise. En effet, dans l’exécution de nos tâches, nous


avons été de fois confrontée à des déconnexions sur les appareils informatiques. C’est-à-dire
que nous pouvons faire environ 2 à 3 heures, voir 4 heures sans pouvoir accéder au site ou
même parfois toute une journée, ce qui nous ralentissait dans le processus de nos travaux.

Il y avait aussi de difficultés dans la réalisation de certaines missions auprès des


armateurs et d’autres administrations publiques et privées ne se situant pas dans le périmètre
du port. Cette difficulté était essentiellement due au manque de moyens de transport. Les
stagiaires devaient utiliser leur propre budget pour exécuter les missions relatives aux
dossiers à traiter.

2.2.2 Bilan du stage


Par contre, sur le plan professionnel, nous avons développé des qualités et des
aptitudes techniques comme la maîtrise des procédures import-export, le traitement des
dossiers, la coordination des activités logistiques, la gestion d’un parc à conteneurs,
l’organisation, la proactivité dans le traitement des dossiers. A cet effet, que pouvons-nous
dire de manière concrète sur l’expédition par voie maritime de l’OKOUME placage
provenant de la zone industrielle de NKOK ?

DEUXIEME PARTIE :

EXPEDITION PAR VOIE MARITIME D’UN


CONTENEUR DE PLACAGE D’OKOUME
PROVENANT DE LA ZONE INDUSTRIELLE DE
NKOK

Chapitre III : Expédition à l’étranger par voie maritime de conteneurs de


placage d’OKOUME

Section I : Cadre théorique et juridique

Ce point met un accent particulier sur les termes clés du sujet afin de permettre une
meilleure compréhension de notre étude, mais aussi d’examiner les enjeux relatifs à
l’expédition par voie maritime de placage d’Okoumé pour mieux apprécier l’importance du
service transit dans la logistique portuaire. Ce, non seulement pour le concessionnaire
portuaire, les autorités portuaires, mais aussi pour l’opérateur, propriétaire ou exploitant de la
marchandise.

1.1. Définition de concepts clés

 Concept de port maritime Toutes les images


Un port est une infrastructure construite par l'homme, située sur le littoral maritime, sur
les berges d'un lac ou sur un cours d'eau, et destinée à accueillir des bateaux et navires.
D'autre part il existe des ports à sec installés en sus ou non d'un port maritime ou fluvial
comme stationnement portuaire relié à une infrastructure à terre permettant un stockage de
petites unités, comme des voiliers, ainsi que des transferts vers des réseaux ferroviaires et
routiers.

D’autres auteurs ont donné les définitions suivantes qui ne peuvent être considérées comme
exhaustives :

Selon [Link] : « Le port est une aire de contact entre deux domaines de la circulation
terrestre et de la circulation maritime ; son rôle est donc d’assurer une solution de continuité
entre deux schémas de transport adaptés à la traversée de deux espaces aux caractéristiques
différentes ». Nous retrouvons cette conception de ‘’port d’interface’’ chez Eric Foulqier :
« le port est un espace technique dédié à l’organisation de la discontinuité terre/mer, une
interface et un exutoire indispensable aux économies continental, un trait d’union littoral
entre deux espaces de circulation terrestre, et maritime…»

Pour Hermane Ackermann : « Un port est un système opérationnel constitué de sous-


systèmes suivant : pilotage, remorquage, manutention, quai, rade, hangar, terre-plein, voix
d’accès etc. Cette approche se rapproche de la loi 022/2011 relative au développement des
activités maritimes et portuaires en son article 8 : « le port est l’ensemble des espaces
terrestres, eaux maritimes ou fluviales, des infrastructures et des superstructures… et
constitue le domaine public portuaire »

Les définitions ci-dessus ne donnent pas la consistance définitionnelle du port. Par


ailleurs, on peut noter que le port est une infrastructure construite par l’homme, située en
principe sur le littoral et destinée à accueillir des bateaux et navires. C’est donc un abri
naturel ou artificiel aménagé pour recevoir les navires en vue des opérations d’embarquement
et de débarquement des marchandises. Au sens de la loi 022/2011 relative au développement
des activités maritimes et portuaires en République gabonaise en son article 8: « Le port est
l’ensemble des espaces terrestres, eaux maritimes ou fluviales, des infrastructures et des
superstructures réunissant les conditions physiques et d’organisations permettant l’accueil
des navires pour qu’ils s’y abritent, y accostent et y effectuent des opérations
d’embarquement et de débarquement des passagers, de déchargement et de chargement des
marchandises, s’y approvisionnent ou y effectuent des réparations. Le port peut être de
commerce, de plaisance, de pêche ou de toutes ces activités à la fois. Le port fait partie du
domaine public de l’Etat et constitue le domaine public portuaire ».

De ce terme, lieu géographique, entité administrative, communauté économique, logistique,


etc. Cette définition est aussi très partielle, puisqu’elle élimine tous les ports fluviaux ou
lacustres et les ports môles.

- Le rôle d’un transitaire


Le transitaire est un intermédiaire de commerce mandaté par un expéditeur. Il est soumis
au droit commun du mandat. Quelle que soit l’origine et la destination des biens, il réalise les
opérations de transport permettant d’acheminer les marchandises selon les instructions
précises de son client. D’un point de vue technique, il organise concrètement le transport à
proprement parlé : trajet, mode d’acheminement (train, camion, bateau, avion, mixte…),
destination, délais, prix… Sur le plan commercial, il établit des devis en fonction des
exigences du client dont il est interlocuteur.

Selon l’article 2 du règlement N°3/01-UEAC-088-CM-06 portant adoption du Code


Communautaire révisé de la marine marchande, est considéré comme transitaire « toutes
personnes physique ou morale chargée de l’enlèvement de la marchandise, de son
déplacement géographique, de la réservation de fret et de l’accomplissement des formalités
douanières, administratives commerciales, conformément aux instructions reçues de son
mandant. »

- Notion de dédouanement
Le dédouanement désigne la procédure à laquelle les marchandises doivent se soumettre
pour entrer ou sortir d’un territoire national donné. Il renvoie à l’accomplissement des
formalités douanières nécessaires pour mettre des marchandises à la consommation, pour les
exporter ou encore pour les placer sous un autre régime douanier. Juridiquement, le
dédouanement consiste à affecter aux marchandises un régime douanier qui prend en compte
leur destination. En termes plus simples, le dédouanement à l’importation consiste, dans la
plupart des cas, à s’acquitter des droits de douane et de la TVA. Pour les produits soumis à
des réglementations particulières, des contrôles peuvent être effectués par les entités
publiques concernées pour vérifier la conformité. À l’exportation, le dédouanement permet la
sortie hors du territoire douanier gabonais d’une marchandise et, dans la majorité des cas,
d’ouvrir le droit à l’exonération de la TVA. De même qu’à l’importation, des contrôles
peuvent être faits sur le respect de certaines réglementations. En outre, les opérations de
dédouanement peuvent être effectuées par l’entreprise elle-même ou par des prestataires
extérieurs (déclarants en douane).
La lumière est faite ici sur la déclaration en détail, les modalités de la vérification des
marchandises et l’enlèvement de marchandises.

 La déclaration en détail

La déclaration en détail est un acte juridique par lequel le déclarant :

 Produit tous les documents nécessaires à l’identification des marchandises et


l’application des mesures douanières ou autres dont l’administration a la charge.
 Exprime sa volonté par écrit, verbalement ou par tout autre acte d’assigner aux
marchandises importées ou présenté à l’exportation un régime douanier ;
 S’engage à accomplir les obligations douanières découlant de ce régime tel que
paiement des droits et taxes exigibles

 Les modalités de la vérification des marchandises


Afin de procéder à la bonne vérification de marchandise, il est essentiel de consulter les
documents mentionnés à la suite.

La note de détail : elle peut être définit comme un document de synthèse de toutes les
informations figurant sur les documents commerciaux et administratives joint au dossier de
dédouanement.

L’espèce tarifaire : L’espèce tarifaire est une dénomination attribuée à chaque marchandise
en fonction de ses caractéristiques propres par le tarif douanier. Selon l’article 28 du code des
Douanes National, « l’espèce tarifaire est la dénomination qui est attribuée à la marchandise
dans le tarif douanier commun. » l’espèce tarifaire désigne le nom que le tarif douanier
commun attribue à une marchandise. Elle standardise et codifie le nom des biens afin
d’identifier le traitement douanier applicable.
Le certificat d’origine : C’est un document douanier qui certifie l’origine d’une
marchandise, plus précisément son pays de fabrication. Il est émis et authentifié par les
chambres de commerce et d’industrie : ces derniers vérifient les informations remplies et
imposent un visa de conformité. C’est grâce à ce document que les marchandises sont
acceptées dans le pays de destination et se voient appliquer un taux de droit de douane. Il sert
essentiellement au dédouanement de la marchandise et est considéré comme étant la carte
d’identité de la marchandise.

La spécification : généralement connue comme étant un document du commerce


international qui figure toujours dans la liasse documentaire et sur lequel sont répertoriés tous
les colis constituant une expédition, la spécification est un document fourni par l’expéditeur.
Cette liste permet de vérifier l’expédition à la commande, c’est-à-dire à la facture établie par
le vendeur. Elle indique l’identification de chaque colis (marques, numéros et poids) et donne
également les totaux de l’expédition (nombre de colis, cubage, poids brut…) et l’emballage
utilisé.

La facture commerciale : étant une déclaration nécessaire pour les autorités douanières, la
facture commerciale est un contrat de vente ou une transaction entre l’expéditeur et le
destinataire. Elle contient des informations essentielles pour le dédouanement des
marchandises et permet de calculer la valeur en douane ainsi que les autres taxes.

Le Bordereau d’Identification Electronique de Traçabilité de Cargaison (BIETC) :

Le Bordereau d’Identification Electronique de Traçabilité de Cargaison est un document


demandé par les autorités gabonaises pour suivre et traçer les expéditions maritimes. De son
appellation au GABON par BIETC ou BIC, il est aussi un document de chargement
obligatoire pour toutes les expéditions vers le Gabon et en dehors du Gabon. Il est obligatoire
pour Libreville, Owendo, Mayumba ou tout autre port. Il est également connu sous les noms
de CTN et BSC.

Selon l’arrêté N° 000019/MTL et N° 00020/MTL du 10 janvier 2019 fixent la procédure


d’obtention des Bordereaux d’Identification Electronique de Traçabilité de Cargaison
(BIETC), « Les BIETC sont les documents de suivi des cargaisons des opérations de
transport routier, ferroviaire, maritime, fluviale, lagunaire et aérien des marchandises. »
Le bill of lading (connaissement)

Le connaissement maritime (Bill of lading, ou B/L en anglais) est le ticket de transport de


votre marchandise, depuis son origine jusqu’à sa destination. Tout comme une compagnie
aérienne qui délivre un billet à un passager, un connaissement est délivré par un transporteur
à un expéditeur. Le bl est le document matérialisant le contrat de transport maritime conclu
entre le chargeur et le transporteur maritime. Il est également un titre représentatif des
marchandises. Le connaissement est principalement le titre qui est remis par le transporteur
maritime, ou son représentant, à l’expéditeur propriétaire de la marchandise en
reconnaissance des marchandises que son navire va transporter.

Selon le code CEMAC de la marine marchande en son livre 1, portants dispositions générales
de l’article 2 aux fins du présent code, on entend par connaissement « un document faisant
preuve d’un contrat de transport par mer et constatant la prise en charge ou la mise à bord
des marchandises par le transporteur ainsi que l’engagement de celui-ci de délivrer des
marchandises contre remise de ce document. Cet engagement réside d’une mention stipulant
que les marchandises doivent être délivrées à l’ordre d’une personne dénommées, à ordre ou
au porteur. »

 L’enlèvement de marchandises

- Notion d’empotage et dépotage de conteneur


A l’inverse du dépotage, l’empotage est l’opération qui consiste à charger des
marchandises à l’intérieur d’un conteneur et effectuer l’arrimage de celui-ci avant son
transport ou son stockage dans un entrepôt. Faisant en partie primordiale de la chaine
logistique, elle est généralement à la charge de l’expéditeur.

- Notion de préacheminement
Connue comme étant un maillon de la chaine logistique et transport, Le préacheminement
peut se définir comme étant l’action qui consiste à transporter la marchandise des locaux du
client jusqu’au port d’embarquement. Il se réfère au transport de l’expéditeur vers un centre
logistique en vue de son prochain chargement sur un moyen de transport principal. Le
préacheminement peut également désigner le voyage jusqu’au port de départ d’un voyage
organisé.

SECTION II : les opérations de positionnement de conteneurs à l’export et


d’embarquement sur un navire

Les opérations de positionnement de conteneurs à l’export et d’embarquement sur un


navire nécessitent le dédouanement des marchandises, leur préacheminement et leur
embarquement. C’est dans ce contexte que GABON VENEER, une société de transformation
de bois implantée dans la zone industrielle de NKOK a requis la SOMATRANS INTER pour
l’expédition de quatre conteneurs de placage d’Okoumé à MUNDRA en INDE. Nous
traiterons à la suite les différentes opérations exécutées par la SOMATRANS INTER.

Nous allons décliner dans son ensemble l’intervention de la SOMTRANS dans les
étapes de l’expédition des conteneurs de placages d’OKOUME.

Première étape : le positionnement des conteneurs à vide chez le client et son empotage

Il s’agit ici de l’acte par lequel un armateur met à la disposition d’un client un conteneur
suite à la demande du transitaire.

Nous verrons pour cette étape comment procéder afin de mettre à disposition du client un
conteneur pour l’empotage de sa marchandise.

 Réception et entreposage des conteneurs vides


Avant toute expédition, le client (chargeur) devait accomplir certaines formalités. Parmi
lesquelles, nous avons la demande des conteneurs et d’espace à bord d’un navire pour
l’expédition de sa marchandise. Cette demande était faite auprès de l’agent consignataire du
navire sollicité qui, lui, validait la demande du client en émettant un booking (annexe 1) de
confirmation d’espace et de la mise à disposition des conteneurs. Après la confirmation, le
client envoyait ce booking à son transitaire (SOMATRANS) afin de lui permettre de
récupérer les conteneurs vides dans les locaux du consignataire du navire. Etant donné que
les conteneurs des armateurs étaient stockés chez l’acconier (OCT) ou dans des parcs en
partenariat avec l’armateur, c’est auprès de ces entités que le transitaire récupérait les
conteneurs vides. Une fois la réception des conteneurs faite, OCT ou les parcs en partenariat
avec l’armateur délivraient un EIR qui confirme la sortie d’un conteneur vide sur camion
(annexe 2) communement appelé en anglais Equipement Interchange Receipt, aussi appelé
procès-verbal de prise en charge de conteneur (P.V) qui indique le numéro de conteneur, le
type de conteneur, le nom du client et la date de réception des conteneurs.

 Transfert des conteneurs vides chez le client


Après un entreposage de courte durée au parc, SOMATRANS livrait les conteneurs au
client se trouvant dans la zone industrielle de NKOK grâce à l’un de leur camion remorque
afin que le client prépare la documentation nécessaire à l’expédition (annexe 3, 4, 5, 6, 7 et
8), notamment :

 Ordre de Transit (OT) : le mandat délivré par le client à SOMATRANS INTER ;


 Certificat d’Empotage (CE) : il renseigne de l’état effectif des marchandises après
empotage ;
 Certificat d’Origine (CO) : C’est un document qui rend compte du lieu de récolte et
de transformation du bois à expédier. Il donne également le nom et l’adresse de
l’expéditeur et du destinataire.
 Facture Commerciale (FC) : elle indique la valeur de la marchandise ;
 Spécification : elle décrit toutes les marchandises se trouvant dans le conteneur.
 Déclaration d’Exportation des Biens (DEB) : Elle désigne toute expédition de
marchandises à destination de l’étranger ou d’une zone d’accélération industrielle ou
de toute autre espèces assimilé étranger au regard de la règlementation du commerce
extérieur et des changes en vigueur.
L’EIR et le booking ultérieurement acquis, permettent l’entrée du camion remorque avec
le conteneur dans la zone industrielle de NKOK. Le conteneur étant dans la zone de NKOK,
il est déposé chez le client er récupéré plus tard après son empotage et les formalités
remplies.
Deuxième étape : la procédure de dédouanement

La procédure de dédouanement consiste à assigner aux marchandises un régime douanier


dans le but de s’acquitter des droits et taxes.

Dans cette étape, nous verrons comment se fait la procédure de dédouanement des
conteneurs de placage d’Okoumé. La procédure de dédouanement commence ainsi par
l’ouverture du dossier et fini par la saisie en passant par la déclaration.

 L’ouverture du dossier
C’est la première étape pour le dédouanement de la marchandise. Dans cette étape, le
service ouverture s’occupe dans un premier temps d’enregistrer le dossier physiquement mais
aussi numériquement dans le logiciel de la société avant d’effectuer l’achat du Bordereau
d’Identification Electronique de Traçabilité de Cargaison (BIETC) (annexe 9) en ligne et par
la suite de payer celui-ci au Conseil Gabonais de Chargeur (CGC).Les informations
concernant le conteneur et la marchandise sont inscrites sur le site [Link]
Le BIETC permettra de traçer la cargaison quel que soit sa situation géographique lors de son
déplacement. Un dossier mère est constitué physiquement avec les premiers documents perçu
par la SOMATRANS à savoir :

- L’ordre de transit
- Le certificat d’origine
- Le certificat d’empotage
- La spécification
- La facture commerciale
- La déclaration d’exportation des biens
A l’ensemble du dossier communément appelé dossier mère est attribué le nom du client
et le numéro de dossier respective en fonction des précédents dossiers enregistrés. Nous
obtenons ainsi notre nouveau dossier prêt pour toutes les éventuelles formalités. Après cela,
le dossier peut maintenant passer à l’étape de déclaration.

 La déclaration du conteneur de placage d’OKOUME


La déclaration de la marchandise est la seconde étape du dédouanement. Aussi,
techniquement appelé ‘’déclaration physique’’ Elle consiste principalement à calculer et
déterminer la valeur imposable afin de confirmer le montant préalablement calculé par le
client. En effet, notre marchandise exportée doit faire l’objet de dédouanement en payant la
valeur imposable de la marchandise qui se calcule d’abord par le service déclaration et qui
ensuite est automatiquement vérifié par le service douanier dans le logiciel SYDONIA
WORLD au moment de la saisie. Toutes les informations concernant les numéros de
conteneurs ainsi que la marchandise conteneurisée sont enregistré dans le logiciel easy transit
qui automatiquement sort une note de détail (annexe 10). Cette note de détail comprend
toutes informations figurants sur les documents commerciaux et administratifs joint au
dossier de dédouanement. La déclaration s’occupe également de confirmer l’incoterm utilisé
pour l’expédition de la marchandise. Pour ce faire, Mme EDOUBA Rêve Chancia contact le
client pour qu’il confirme la technique de vente à l’internationale.

Le document est par la suite confié au service saisie qui s’occupera des prochaines
formalités.

 La saisie du conteneur de placage d’OKOUME


Pour clôturer le dédouanement de la marchandise, le service saisi est l’ultime étape de la
procédure. Aussi appelé ‘’déclaration numérique’’ Cette étape consiste à émettre toutes les
informations consistantes du dossier se faisant traiter sur le site de dédouanement connue
généralement sous le nom de SYDONIA WORLD, plus précisément sur une déclaration en
détail (annexe 11). Les informations inscrites sont par exemple le nom et l’adresse du client,
les données de la marchandise voulant être exportée, la destination de la marchandise et bien
plus encore. Le logiciel SYDONIA WORLD est exclusivement sous la direction des douanes
et droits indirect. Une fois la marchandise numériquement déclarée, un bulletin de liquidation
(annexe 12) est délivré en même temps qu’un bon à enlever (BAE) (annexe 13). Le bulletin
de liquidation nous permettra de payer des droits de douane soit au trésor publique de NKOK
ou celui d’Owendo afin de pouvoir tirer le BAE ultérieurement acquis lors de la saisie. Une
fois le bulletin de liquidation payé au trésor, il nous est délivré une quittance de paiement
(annexe 14). Le BAE ainsi que certains documents constitutifs de notre dossier nous
permettront quant à eux de remplir un ou plusieurs bons de sortie (BS) (annexe 15) qui par la
suite sera assemblé avec le BAE pour permettre la sortie de la marchandise d’un site tel que
celui de NKOK et accorder l’entrée de la marchandise dans le port d’OWENDO pour son
embarquement. Les BAE se font signer à la direction générale des douanes et droits indirects
du port d’Owendo et de la zone industrielle de NKOK qui sont tous deux techniquement
appelé le port 110. Les bons de sorties doivent donc comporter deux signatures chacun,
signifiant la légalisation du bureau des douanes de NKOK et de celui du port d’Owendo.

Déclaration faite, le dossier mère est directement remis au service commercial (pool
export) en collaboration avec le service logistique pour procéder au préacheminement de la
marchandise.

Troisième étape : Le préacheminement

Cette étape consiste à transporter la marchandise des locaux du client jusqu’au port
d’embarquement. Elle est précédée de l’opération d’empotage du conteneur.

Pour cette étape, nous présentons le suivi du conteneur des locaux du client jusqu’au port
d’embarquement.

 L’empotage du conteneur et les formalités de NKOK


Après réception des conteneurs, le client y empotait ses marchandises en vue de leur
transfert au parc de SOMATRANS avant embarquement. Etant en possession de l’EIR, le
transitaire de la SOMATRANS INTER jouit dudit document afin de récupérer les plombs
chez l’armateur. Ils les apportent directement chez le client afin de scellé le conteneur après
l’empotage. Le scellage du conteneur se fait en présence des autorités douanière compétente
qui, eux, vérifient d’abord que l’empotage du conteneur et le conteneur lui-même sont dans
les normes. Le conteneur étant en cours d’empotage, le transitaire rempli les formalités qui
doivent être faite dans la zone industrielle de NKOK à savoir :

 Paiement du bulletin de liquidation ultérieurement obtenue lors de la saisie au trésor


public de NKOK (si celui-ci n’est pas déjà liquidé au trésor publique du port
d’Owendo) ;
 Faire signer et cacheter le certificat d’origine par le bureau des douanes de NKOK ;
 Faire signé, cacheté et payé le certificat phytosanitaire (annexe 16) au ministère des
eaux et forêt de NKOK.
Il faut noter que le certificat phytosanitaire a été ultérieurement imprimé après avoir été
saisi par le transitaire sur le site [Link] lorsque le service commercial est
entré en possession du dossier mer.

Toutes les formalités précédemment citées sont toutes rempli à la direction générale de
NKOK. Les tâches du transitaire rempli et celui du client exécuté, le conteneur est
préacheminé jusqu’au port d’Owendo, plus précisément au parc de la SOMATRANS INTER
en attente de la période de chargement sur le navire correspondant. Le document permettent
la sortie du conteneur de NKOK est le complément du bon à enlever et du bon de sortie.

 La soumission des documents chez l’armateur et le paiement de l’acconage


Assemblé avec un certificat d’empotage, la spécification, la facture commerciale, le
BIETC et le booking ; le BAE et les BS sont soumis chez l’armateur concerné afin de nous
délivrer une liste de chargement ou loading list (annexe 17) qui nous indiquera le nom du
navire, le numéro de voyage et du BL ainsi que le jour de closing afin d’être dans les délais
pour l’embarquement du conteneurn, et bien plus encore. La closing est perçu comme étant le
dernier jour de chargement d’un conteneur sur un navire. La loading list délivrée, le
transitaire peut procéder à la demande d’acconage. Elle est faite par Email à Owendo
Conteneur Terminal (OCT) et les facture sont tirées sur le site
[Link] OCT délivre une pro-forma d’acconage (annexe
18) afin de vérifier que c’est bien la marchandise du client qui a été facturée en acconage.
Une fois la vérification faite, le transitaire valide la pro-forma en ligne et imprime trois
exemplaires de la facture définitive d’acconage (annexe 19) pour effectuer le paiement soit en
liquide ou par chèque auprès de la caisse de OCT. Après le paiement, les trois factures sont
respectivement cachetées grâce au visa paiement d’OCT assemblé à un reçu de caisse du
paiement de l’acconage (annexe 20) qui justifie le paiement. Les trois factures sont donc
repartie comme suite : une facture et un exemplaire du reçu de caisse est gardée par le service
caisse pour leur archive, une facture et l’original du reçu de caisse est associé au dossier
permettant de se procurer ‘’le bon à entrée export’’ non validé (BEE) (annexe 21) et une
facture avec un exemplaire du reçu de caisse sont mis dans le dossier mère de SOMATRANS
afin de créer son archivage. Dès l’entrée en possession du BEE, il est déposé au parc pour
permettre l’entrée du conteur.

Quatrième étape : l’embarquement du conteneur

Il s’agit de l’opération de mise à bord du conteneur. Elle est précédée du paiement des
frais d’acconages à OCT et du fret chez le consignataire.

Quelque jour avant la période de chargement dudit navire, le conteneur est transporté
dans le terminal pour son embarquement. Pour ce faire, il fallait d’abord vérifier tous les
conteneurs afin de se s’assurer qu’ils étaient tous sur parc. Après la vérification, il fallait
planifier leur transfert au terminal d’OCT en vue de leur embarquement. Le processus de
transfert des conteneurs vers le terminal était le suivant :

 Au parc, il fallait remplir le Bon à Entrée Export en relevant minutieusement le


numéro du plomb présent sur le conteneur, en remplissant le nom du transporteur qui
était SOMATRANS INTER, ainsi que la plaque et le nom du chauffeur qui devait
transporter le conteneur. Après cela, le chauffeur pouvait démarrer pour le terminal.
 Arrivé à la guérite d’OCT, le conteneur devait d’abord faire l’objet d’un contrôle
d’avaries. Un agent d’avaries d’OCT devait relever toutes les avaries constatées sur le
conteneur et viser sur la case réceptionniste du BEE.
 Après le contrôle des avaries, il fallait se rapprocher des douanes soit 100 ou 110 qui
sont des bureaux implantés près de l’entrée du port d’Owendo dont le but est
d’accorder l’entrée du conteneur en approuvant leur visa sur le BS. La douane devait
ensuite enregistrer le conteneur et ses avaries dans sa base de données.
 Une fois l’étape de la douane achevée, il fallait se rapprocher du bureau d’OCT pour
avoir un accès BUNGALOW après vérification et enregistrement, les agents OCT
pouvaient mettre le visa d’accès.
 Une fois le dossier était complet, le chauffeur pouvait entrer dans le terminal pour
transférer le conteneur en vue de son embarquement.
Après le transfert du conteneur, OCT délivrait au chauffeur un EIR d’entrée plein export
sur camion (annexe 22) qui atteste que l’acconier OCT a pris en charge le conteneur dont le
numéro est mentionné sur le procès-verbal. De retour au parc, le chauffeur remettait ce
procès-verbal au service Logistique et Transport.
Le conteneur étant dans le terminal, l’armateur concerné délivre la facture des charges
locales et celle du fret maritime qui sont payé par la suite au service caisse de son entreprise
afin de réguler le transport de sa marchandise et ainsi délivrer le Bill of Lading (BL) original
(annexe 23), soit le document à titre représentatif de la marchandise.

Chapitre IV : Analyse critique et suggestions

Ce chapitre constitue un axe important de ce travail, car il permet de mettre en


évidence notre esprit critique sur le système d’expédition d’un conteneur de placage
d’Okoumé, particulièrement le système d’expédition de la société SOMATRANS INTER. De
ce fait, la première section concerne les analyses et l’interprétation des résultats ; et la
deuxième section porte sur les suggestions.

Section I : Analyse et critique


Cette section se donne pour objectif d’analyser les données recueillies au cours de
notre stage. Dans une approche méthodologique, nous passerons par l’analyse SWOT afin, de
déboucher dans des éventuelles critiques.

1.1. Présentation et application de l’outil d’analyse

1.1.1 Présentation de l’outil d’analyse


L’outil d’analyse SWOT, acronyme de Strengths (forces), de Weaknesses (faiblesses),
opportunities (opportunité), threats (menaces) est un outil très pratique lors de la phase de
diagnostic stratégique. Il présente l’avantage de synthétiser les forces et faiblesses d’une
entreprise au regard des opportunités et menaces générés par son environnement.

Pour analyser la gestion d’expédition des conteneurs de la SOMATRANS INTER


nous avons choisi d’utiliser l’outil SWOT qui s’applique comme le montre la figure ci-
dessous.

Figure N°3 : représentation de la matrice SWOT

FORCES FAIBLESSES

OPPORTUNITE
MENACES
S

Source : [Link]

1.1.2 Application de l’outil d’analyse


Figure N°4 : Réalisation de la matrice SWOT

FAIBLESSE
FORCES
 Insuffisance des camions
 Bonne situation géographique
 Lenteur des opérations de
 Compétitivité des coûts de
manutention
transport
 Capacité du parc restreinte
 Bonne collaboration avec les
 Coupure d’électricité
autres entreprises
récurrente
 Personnel qualifié et
 Manque de performance du
dynamique
logiciel Easy transit
Source : GBADE Frederic, septembre 2023

1.2. Critiques
En effet, le service commercial de la SOMATRANS INTER bénéficie de plusieurs
avantages compétitifs parmi lesquels : sa situation géographique, des prix de transport
accessibles, une bonne collaboration avec les autres entreprises et un personnel qualifié et
dynamique qui lui permettent de répondre efficacement à la mise en œuvre des objectifs
stratégiques de l’entreprise.

Par contre, plusieurs facteurs tendent à inhiber l’approche optimale du service commercial.
On peut noter à la suite :

Insuffisance des camions : la SOMATRANS INTER dispose aujourd’hui de 16


camions remorques qui concourent chacun aux différentes opérations dictée du
service logistique. Cependant le manque de camions se fait quelque fois ressentir
lorsque le service commercial demande des conteneurs au service logistique. Ceci est
quelque fois du au faite que Plusieurs de ceci peuvent être en livraison, d’autres
peuvent se trouver en situation de récupération de TC vides mais aussi il y en a qui
sont stationnés chez les clients en pannes avec des remorques.
Lenteur des opérations de manutention : celle-ci provient d’une mauvaise organisation
de la logistique. Il y a souvent un problème de disponibilité de camion, de TC dans le
parc et de la planification de l’empotage du conteneur par le client. Le manque de
coordination entre le par et le client accentue parfois ses disfonctionnements. Il faut
noter par ailleurs qu’un engin de manutention importante comme la PPM
(reachstacker) est souvent en panne au millieu du parc pouvant pertuber la circulation
des camions à l’interieur de celui-ci.

Capacité d’accueil du parc insuffisante : la taille du parc de la SOMATRANS INTER


ne lui permet pas d’accueillir une grande quantité de conteneurs. Cette situation peut
entrainer des couts de détention. En effet, un client peut avoir terminé le dépotage de
son conteneur mais celui-ci ne sera pas acheminé au parc. Aussi, le séjour au-delà du
délai prévu d’empotage créera des taxes supplémentaires à payer à l’armateur.

Manque de performances du logiciel Easy transit : Le logiciel Easy transit est le


logiciel de stockage de données de la SOMATRNAS INTER. Essentiel à l’archivage
des documents, le logiciel Easy transit reste constamment ouvert pratiquement dans
chaque ordinateur de la SOMATRANS. Cette situation crée un ralentissement de
l’enregistrement des documents.

Effectif insuffisant : la SOMATRANS INTER ne dispose pas d’un effectif nombreux.


Il essaie de pallier cet handicape en employant de nombreux stagiaires mais cette
stratégie a des limites. En effet la SOMATRANS INTER devrait recourir à un
personnel spécialisé répondant aux missions qu’elle se donne en quantité insuffisante

Coupure d’électricité récurrente : la Société Maritime de Transit International connait


quelque fois des coupures d’électricité qui pertube le travail de l’entreprise et
ralentissent le traitement de dossier.
Section 2 : Quelques suggestions

Dans cette section, nous donnerons par la suite quelque suggestion afin de permettre
l’amélioration de l’entreprise :

Le logiciel Easy transit : Nous conseillons à l’entreprise de bien vouloir revoir le


logiciel qui s’annonce très prometteur au travers des divers fonctionnalités pour la
société afin qu’il soit sans faille et performant.

Le manque d’effectif : pour cette suggestion, nous proposons à la SOMATRANS


INTER de songer à renforcer la main d’œuvre en employant des agents aussi bien
qualifié que dynamique pour renforcer l’effectif afin de permettre un meilleur suivi
des opérations.

Sur le plan technique nous suggérons à la SOMATRANS INTER de se procurer un


nouveau matériel roulant (PPM) mis à la disposition des agents du service de
logistique afin que ces derniers manipulent facilement les conteneurs au sein du parc.
Aussi l’acquisition de nouveau camion est une suggestion idéale pour bon
fonctionnement de l’entreprise. Pour ce qui est des coupures fréquentes dans
l’entreprise, nous suggérons à la société de se procurer un groupe électrogène bien
plus grand et plus performant que celui qui est actuellement utilisé.

Au terme de cette deuxième partie, nous retiendrons que l’entreprise est doté de quelque
atouts mais aussi quelque problèmes sur le pan logistique dont nous pouvons pallier grâce à
l’emploi des agents dynamique et qualifié, l’acquisition de nouveau matériel roulant et
l’amélioration de l’aspect technique de l’entreprise
CONCLUSION GÉNÉRALE
En somme rappelons que l’étude du thème « Expédition par voie maritime à l’étranger de
conteneurs de placage d’Okoumé provenant de la zone industrielle de NKOK : cas de la
SOMATRANS INTER » naît de l’exigence académique de la rédaction d’un rapport de stage
en vue de l’obtention d’une licence professionnelle en Gestion des Activités Maritimes et
Portuaires. Nous voulions apprendre sur un plan pratique le dédouanement, le
préacheminement et l’embarquement de conteneurs de placage d’Okoumé en nous appuyant
sur la pratique de ces missions par la SOMATRANS INTER. Nous nous fixions aussi
l’objectif de connaitre les disfonctionnements de la SOMATRANS grâce à l’analyse par la
méthode SWOT en vue de décliner quelque suggestions.
Notre recherche révèle que : le dédouanement à l’export de conteneurs de placage
d’Okoumé conduit au paiement des taxes de sortie de la marchandise du territoire Gabonais ;
le préacheminement est la mission de transport de la marchandise du lieu de production au
port, elle exige à la SOMATRANS de disposer d’une logistique de transport.
L’embarquement quant à lui nécessite le paiement du fret duquel découle la délivrance du
connaissement au chargeur par l’armateur.

Concernant l’analyse logistique de la SOMATRANS, nous avons décelé que


l’entreprise avait des forces notamment une bonne situation géographique, des prix de
transport compétitifs, une bonne collaboration avec les autres entreprises ainsi qu’un
personnel qualifié et dynamique. Cependant elle a aussi révélé des faibles telles que
l’insuffisance des camions, la lenteur des opérations de manutention, les coupures
d’électricité récurrentes le manque de performance du logiciel Easy transit, un effectif
insuffisant et un parc de faible capacité. Suite à cela, nous avons pensé que l’entreprise
pourrait être exposée à des menaces telles que la perte des clients, la baisse du chiffre
d’affaires, la perte de l’image et de la notoriété et une forte concurrence. Aussi, avons-nous
fait les suggestions de renforcement des capacités logistiques, de réaménagement du parc et
d’optimisation des opérations logistiques.

Au terme de cette étude nous estimons que nous avons encore beaucoup à apprendre
des missions du transitaire. Aussi, nous espérons pouvoir le faire lors d’une étude future.
BIBLIOGRAPHIE
1. .OUVRAGE
Hermane Ackermane, Manuel de gestion portuaire, Nation Unies (UNTAD)
Tristan Lecoqet Florence Smits, Enseigner la mer, les espaces maritimes aux territoires de
la mondialisation, éditions CANOPE
Dictionnaire le Robert – SEJER, nouvelle édition millésime 2012, N°25, avenue Pierre-de-
coubertin75013 Paris

2. THESES ET MEMOIRES
AHEMAGNOU, C. (2010), La congestion portuaire : cas du port commercial d’Owendo,
Mémoire de master, Université Omar Bongo, 81p.

3. Webographie

[Link]
%20visant%20à%20exécuter%20des%20activités%20dans%20l'armée%20maritime
[Link]
%20marine%20marchande%[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]

Common questions

Alimenté par l’IA

SYDONIA WORLD software plays a crucial role in the customs declaration process by automating the registration and verification of cargo declarations . It stores all pertinent details about the cargo, such as the container numbers, client information, export destination, and adjusts the calculated taxable value to confirm it . However, the system's efficiency might be undermined by factors like limited staff training or potential technological malfunctions common in systems with high user demand . Proper agent training and consistent technical support could mitigate these challenges, ensuring smooth operations .

The implementation of the Bordereau d’Identification Electronique de Traçabilité de Cargaison (BIETC) facilitates maritime shipment tracking by providing a digital identifier for each cargo, which ensures transparency and real-time monitoring . This system integrates with customs and logistics frameworks, allowing stakeholders to access shipment information throughout the supply chain . By improving record accuracy and accountability, BIETC minimizes the risk of misplacements or delays and enhances regulatory compliance, critical for international trade efficiency .

Frequent power outages severely impact SOMATRANS INTER’s operational efficiency by interrupting electronic processes, delaying document processing, and reducing the productivity of digitally reliant tasks such as data entry and management in the Easy transit software . To mitigate these impacts, SOMATRANS could invest in a larger, more efficient generator to provide a stable power supply, ensuring continuous operations and reducing downtime . Such infrastructure improvements would enhance reliability and overall efficiency in handling logistics operations.

Easy transit software presents advantages like centralized data storage for logistics document management, allowing easy access and consistency across the operations of SOMATRANS INTER . However, the software's performance issues, likely exacerbated by high concurrent user demands, hinder efficient document processing and may lead to downtimes . Addressing these disadvantages requires system optimization and possibly infrastructure upgrades to enhance speed and reliability, ensuring swift and uninterrupted information flow .

The Certificate of Origin is critical in international trade for Okoumé veneer, as it certifies the country of manufacture and adds transparency to the supply chain . This document ensures compliance with destination country regulations by confirming product authenticity and purpose, thus facilitating customs clearance and the application of appropriate duty rates . Without this certification, shipments risk delays, additional inspections, or even rejection at the border, impacting trade timelines and costs .

The customs clearance of Okoumé face veneer containers involves several critical documents and steps: initially, the dossier includes a transit order, certificate of origin, empotage certificate, specification, commercial invoice, and export declaration of goods . The first step, opening the dossier, involves physically and digitally registering it and purchasing the Bordereau d’Identification Electronique de Traçabilité de Cargaison (BIETC). After dossier opening, the declaration phase calculates the taxable value using the SYDONIA WORLD software . The process concludes with digitizing the declaration and obtaining a liquidation bulletin and a release note (BAE) for paying customs duties and releasing the goods .

SOMATRANS INTER faces challenges of insufficient transport vehicles, as it currently has 16 trailer trucks. This shortage affects operations since some trucks can be in service, recuperating empty containers, or stationed at client sites due to breakdowns, leading to demand not being met promptly . The lack of coordination between the park and clients exacerbates the inefficiencies, causing delays . Despite leveraging dynamic and skilled staff, the insufficient number of trucks requires strategic planning and potential reinforcement through acquiring more vehicles .

SOMATRANS INTER balances its logistics operations despite infrastructure and equipment constraints by leveraging its strategic geographic location, competitive transport prices, and the dynamic, skilled personnel to meet operational demands . However, infrastructure inadequacies such as insufficient trucks and a lack of performance in software are significant challenges . To address these, SOMATRANS could prioritize investments in acquiring more trucks and upgrading software to improve logistics planning and execution , optimizing resource use and minimizing operational constraints.

The limited capacity of the SOMATRANS INTER parks presents logistical challenges such as increased detention costs and delays in container processing, affecting client satisfaction and operational flow . Measures to improve this situation include expanding the park's area for more containers, acquiring additional handling equipment to reduce bottlenecks, and implementing better scheduling and coordination between park facilities and clients , ensuring containers are promptly processed and dispatched.

The logistics of container movement involve three main cycles: Cycle 1, which is the movement of containers from the OCT terminal to the SOMATRANS INTER Park 2; Cycle 2, which involves the transfer (or delivery) of containers from SOMATRANS INTER Park 2 to the client's premises; and Cycle 3, where the empty containers return from the client's premises to the OCT terminal .

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