Singe
animal de la famille des Simiiformes
Cet article concerne les aspects culturels et historiques liés aux singes. Pour les informations zoologiques,
voir Simiiformes.
Pour les articles homonymes, voir singe (homonymie).
Les singes sont des mammifères de l'ordre des primates, généralement arboricoles, à la face souvent glabre et
caractérisés par un encéphale développé et de longs membres terminés par des doigts. Bien que leur ressemblance
avec l'être humain (Homo sapiens) ait toujours frappé les esprits, la science a mis de nombreux siècles à prouver le
lien étroit qui existe entre ceux-ci et l'espèce humaine.
Singe devant un squelette, huile sur toile du
peintre autrichien Gabriel von Max (1840-
1915).
Un petit singe confortablement installé dans
les bras de sa mère. Au Java oriental en
Indonésie. Février 2019.
Au sein des primates, les singes forment un infra-ordre monophylétique, si l'on y inclut le genre Homo, nommé
Simiiformes et qui se divise entre les Platyrhiniens (singes du Nouveau Monde : Amérique centrale et méridionale) et
les Catarhiniens (singes de l'Ancien Monde : Afrique et Asie tropicales). Ces derniers comprennent les hominoïdes,
également appelés « grands singes », dont fait partie Homo sapiens et ses ancêtres les plus proches.
Même s'il ne fait plus de doute aujourd'hui que « l'Homme est un singe comme les autres », l'expression est
majoritairement utilisée pour parler des animaux sauvages, et évoque un référentiel culturel, littéraire et artistique
qui exclut l'espèce humaine.
Dénominations
Étymologie
Le terme viendrait du latin impérial simius, plutôt que du latin classique simia1.
Les adjectifs se rapportant au singe sont simien et simiesque.
Noms vernaculaires
Différentes espèces de singes : un sapajou
capucin, un tamarin-lion à tête dorée, un
singe-araignée commun, un babouin, deux
gibbons à mains blanches et un chimpanzé.
Article détaillé : Liste alphabétique des noms vernaculaires de primates.
Les « singes du Nouveau Monde » et les « singes de l'Ancien Monde » sont regroupés par la classification
phylogénétique dans l'infra-ordre des Simiiformes.
Le terme de « grand singe » désigne toutes les espèces faisant partie des hominoïdes, c'est-à-dire les espèces
actuelles de gibbons, orangs-outans, gorilles, chimpanzés (communs et bonobos) et hommes, ainsi que les espèces
apparentées ou intermédiaires aujourd'hui éteintes.
En français, les différentes sortes de singes sont désignées par des noms plus ou moins précis comme babouin,
chimpanzé, gibbon, gorille, macaque, orang-outan, ouistiti, etc.
Contrairement aux oiseauxNote 1, il n'existe pas, en français, d'organisme reconnu qui propose des noms uniques pour
les espèces de singe. De ce fait, de nombreux singes, particulièrement en Amérique du Sud, possèdent plusieurs noms
communs, au sens « nom de vulgarisation scientifique » en français. Les noms peuvent être calqués sur les noms
scientifiques comme les Lagotriche ou sur les noms vernaculaires locaux comme Sapajou2.
En outre, du fait de la ressemblance morphologique entre espèces, beaucoup de noms vernaculaires désignent de fait
plusieurs espèces, la progression des connaissances ayant permis ultérieurement de faire la différence entre elles.
De plus, l'usage des noms vernaculaires a varié au cours du temps. Ainsi le terme chimpanzé, quand il a été adopté en
français, désignait indistinctement deux espèces, qui, après qu'elles furent différenciées, ont été nommées dans
un premier temps « chimpanzé commun » et « chimpanzé nain », puis « chimpanzé commun » et « bonobo ».
Historique, découverte et classification
Descriptions antiques
La première description « scientifique » des singes qui nous soit parvenue date du ive siècle av. J.-C. et revient au
philosophe grec Aristote. Dans son Histoire des animaux, il décrit le « singe » (ou « pithèque », probablement le
magot), le « cèbe » (le cercopithèque) et le « cynocéphale » (le babouin), qui « ont une nature intermédiaire entre
celle de l'homme et celle des quadrupèdes ». Il ajoute que le cèbe « est un singe qui a une queue » et que les
cynocéphales leur ressemblent par leur forme, « sauf qu'ils sont plus grands, plus forts et que leur face ressemble
plutôt à un museau de chien »3,4.
Pour le naturaliste romain du ier siècle Pline l'Ancien, les singes sont les animaux qui, « par leur conformation,
ressemblent le plus à l'homme ». Dans L’Histoire naturelle, il cite aussi les callitriches qui ne vivent que « sous le ciel
d’Éthiopie », les cynocéphales et les satyres5. Ces derniers sont assimilés à des singes qui vivent « dans les
montagnes indiennes situées au levant équinoxial », dans un pays « dit des Catharcludes ». Ils « courent tant à
quatre pattes que sur leurs deux pieds » et « ont la face humaine »5.
Un siècle plus tard, le médecin grec Galien contourne l'interdiction par le droit romain de disséquer des cadavres
humains en pratiquant la vivisection de différents animaux, dont des singes magots. Il constate en effet que « de
tous les animaux le singe ressemble le plus à l'homme pour les viscères, les muselés, les artères, les nerfs et la forme
des os »6.
Bestiaires médiévaux
Détail de la tapisserie La Dame à la licorne,
fin du xve siècle.
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Au Moyen Âge, les singes acquièrent un statut d'animal de compagnie fort prisé des puissants. Macaques et
cercopithèques sont importés très tôt en Europe où ils égaient les cours des princes et des évêques, parfois
vêtus de riches habits. Le motif du singe est souvent repris dans les enluminures, les fresques et les sculptures, et
symbolise la folie et la vanité de l'Homme. Leur représentation iconographique figure invariablement un collier et une
chaîne, laquelle est parfois reliée à un billot de bois pour limiter les mouvements de l'animal dans la pièce7.
Isidore de Séville, dans son Etymologiae (paru en 625), déconseille aux femmes enceintes de regarder le visage
d'animaux laids, comme le singe ou le cynocéphale. Il prétend qu'elles risquent alors d'accoucher d'un enfant aussi laid
que ces créatures8. Michel Pastoureau, dans son Bestiaires du Moyen Âge (2011), utilise cette croyance comme
exemple dans son chapitre sur les singes. Il évoque alors que cet animal était longtemps considéré par les chrétiens
comme une sorte de copie démoniaque de l'être humain.
Au XIIIes, Brunetto Latini affirme dans son encyclopédie Li livres dou Tresor (de) que la femelle du singe abandonne
un de ses petits en cas de danger9.
Récits de voyageurs
Les descriptions antiques et médiévales étaient plus imaginatives que précises et se basaient sur les observations de
singes présents surtout sur les pourtours du bassin méditerranéen et rapportées par les voyageurs.
Dès le xive siècle, le marchand vénitien Marco Polo rapporte qu'il y a dans le royaume d'Atjeh (sur l'île de Java) des
hommes « qui ont une queue qui a bien une paume de long et n'est pas poilue »10.
Première nomenclature des singes
Singes de l'Ancien Monde
Singes du Nouveau Monde
Au xviiie siècle, le comte de Buffon publie une œuvre monumentale pour les sciences animales. Dans l'Histoire naturelle,
il établit une « nomenclature des singes » qui sépare les animaux de l'Ancien et du Nouveau Monde.
Le premier groupe est divisé en trois « familles », toujours selon les critères aristotéliciens de la longueur de la
queue11. La première regroupe les « singes », c'est-à-dire les animaux « sans queue, dont la face est aplatie, dont les
dents, les mains, les doigts et les ongles ressemblent à ceux de l'homme et qui, comme lui, marchent debout sur leurs
deux pieds », et inclut l'Orang-outan, le Pithèque et le Gibbon. Les membres de la seconde famille sont appelés
« babouins » et se caractérisent notamment par leur queue courte, leur face allongée et leur museau large et relevé.
Buffon y inclut le Babouin proprement dit (ou Papion), le Mandrill et l'Ouandérou et le Lowando (qu'il suspecte
d'appartenir à la même espèce). La dernière famille est celle des « guenons » qui ont la queue au moins aussi longue
que le corps. Elles comptent neuf espèces : le Macaque (et l'Aigrette), le Patas, le Malbrouck (et le Bonnet-chinois),
le Mangabey, la Mone, le Callitriche, le Moustac, le Talapoin et le Douc.
Les Singes du Nouveau Monde se séparent quant à eux entre « sapajous » et « sagouins » 12. Les premiers « ont la
queue prenante » et regroupent l'Ouarine (et l'Alouate), le Coaïta, le Sajou, le Saï et le Saïmiri. Les seconds l'ont
« entièrement velue, lâche et droite » et comprennent le Saki, le Tamarin, le Ouistiti, le Marikina, le Pinche et le Mico.
Systématique linnéenne
Article détaillé : Liste des primates décrits par Carl von Linné.
Parallèlement aux travaux de Buffon, le naturaliste suédois Carl von Linné jette les bases de la nomenclature
binominale. Dans la dixième édition de son Systema Naturae13, il introduit le genre Simia qui regroupe tous les singes
ainsi qu'une espèce de tarsier. Il en fait l'un des quatre taxons de l'ordre des Primates, aux côtés des genres Homo
(l'espèce humaine), LemurNote 2 (les lémuriens et les Dermoptères) et VespertilioNote 3 (les chauves-souris).
Contrairement à Buffon, Linné ne fait pas de différences entre les espèces de l'Ancien et du Nouveau Monde. La
division interne du genre Simia est en effet basée sur l'antique distinction entre les animaux sans queue (les « singes
des Anciens », Simiae veterum), ceux à queue courte (les « babouins », Papiones) et ceux à longue queue (les
« guenons », Cercopitheci).
En 1777, le naturaliste allemand Johann Christian Erxleben reprend cette première classification mais y inclut les
travaux de Buffon en séparant les singes du Nouveau Monde. Il réduit le genre Simia aux seuls singes sans queue et
crée quatre nouveaux genres pour le reste : Papio pour les babouins, Cercopithecus pour les guenons, Cebus pour les
sapajous et Callithrix pour les sagouins14. Il place en revanche l'unique espèce de tarsiers décrite par Buffon dans le
genre Lemur (Lemur tarsier). On notera qu'afin de rester en accord avec les récits antiques, Erxleben construit les
noms des deux genres américains à partir de racines greco-latines : Cebus évoque les « cèbes » d'Aristote alors que
Callithrix fait écho au « callitriche » de Pline.
La liste des genres s'allonge durant les décennies qui suivent, grâce notamment aux travaux du comte de Lacépède à
Paris (Macaca, les macaques, Alouatta, les hurleurs, Pongo, l'orang-outan)15 et de Johann Illiger à Berlin (Hylobates,
les gibbons, Colobus, les colobes, Aotus, les douroucoulis)16.
En 1812, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire entérine la division entre Ancien et Nouveau Monde en proposant la
séparation entre les Catarrhini (« singes de l'Ancien continent ») et les Platyrrhini (« singes d'Amérique »). Il crée
également plusieurs nouveaux genres : Lagothrix (les singes laineux), Cercocebus (les mangabeys), Nasalis (les
nasiques) et Pygathrix (les doucs)17.
Parallèlement, le concept de famille s'impose peu à peu en zoologie et c'est John Edward Gray, du British Museum de
Londres, qui propose le premier une division des mammifères selon ce principe. Il sépare ainsi l'ordre des Primates en
Hominidae, Sariguidae, Lemuridae (prosimiens), Galeopithecidae (dermoptères) et Vespertilionidae (chauves-
souris)18. Les deux premières familles sont classées dans un groupe nommé « anthropomorphes » et correspondent
à la distinction Catarrhini/Platyrrhini de Geoffroy. Les « Hominidae » se composent de cinq « tribus » : Hominina
(humains), Simiina (chimpanzés, orangs-outans et gibbons), Presbytina (semnopithèques), Cercopithecinae
(cercopithèques, mangabeys, macaques) et Cynocephalina (babouins). Les « Sariguidae » se divisent quant à eux en
Mycetina (hurleurs), Atelinae (singes-araignées), Callithricina (sapajous), Saguinina (sagouins, douroucoulis et
sakis) et Harpalina (ouistitis).
C'est ainsi que dès les années 1830, la classification scientifique des singes atteint, dans ses grandes lignes, l'ordre
qui prévaut encore au xxie siècle et recense les principaux groupes d'espèces connus aujourd'huiNote 4. La principale
exception à ce constat est la place réservée à l'espèce humaine, qui y est systématiquement rangée dans un groupe
bien à part, les savants de l'époque rechignant à faire tomber l'ancestrale barrière entre « l'Homme » et « les bêtes
sauvages ».
Controverses sur la place de l'Homme
Caricature de Faustin Betbeder
représentant Charles Darwin et
moquant sa théorie de l'évolution
(1874).
Le premier scientifique à avoir soutenu que les autres primates pouvaient être apparentés aux hommes est Giulio
Cesare Vanini19, avant Charles Darwin, dans les années 1600. L'affirmation du fait que l'homme est un singe est
aujourd'hui banale, certains titres comme « L'homme est un singe comme les autres » soulignent cet état de fait20.
Classification moderne et phylogénie
Article détaillé : Simiiformes.
Les singes forment un infra-ordre (Simiiformes) qui appartient, avec le groupe frère des Tarsiiformes, au sous-
ordre des Haplorrhini. Ces primates se distinguent en effet des Lorisiformes et des Lemuriformes (sous-ordre
Strepsirrhini) par l'absence d'un rhinarium.
Mythologie et religion
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En Afrique sub-saharienne (ici au
Burkina Faso), les artistes
s'inspirent également du singe
pour sculpter leurs masques
Statue égyptienne de babouin de
l'époque ptolémaïque.
Dans les mythologies et les cosmogonies, le singe occupe une place toute particulière et nombre de ses aspects
symboliques se retrouvent d'une culture à l'autre.
Dans la Roue de l'existence tibétaine (voir Roue de l'existence karmique), il symbolise la Conscience versatile, celle qui,
liée au monde sensible, se disperse d'un objet à l'autre. Réputé être l'ancêtre des Tibétains, qui le considèrent
comme un Bodhisattva, il est, selon Si Yeou Ki, le fils du Ciel et de la Terre. Il accompagne donc Xuanzang (Hiun-Tsang)
dans son voyage à la recherche des Livres saints du Bouddhisme. Il y apparaît comme le compagnon facétieux, magicien
taoïste de grande envergure. Le Roi-Singe, dans l'art extrême oriental, évoque la sagesse, le détachement. C'est
pourquoi les célèbres Singes du Jingoro, au temple de Nikko, sont représentés l'un se bouchant les oreilles, le second
se cachant les yeux, le troisième se fermant la bouche. Une interprétation occulte plus ancienne tend à voir dans les
trois sages de Jingoro la représentation d'un Singe créateur de toutes choses ici bas, conscient de l'illusion et de
l'impermanence de la réalité.
Cette croyance se retrouve dans le panthéon égyptien, où le singe est le scribe savant, celui qui possède la
connaissance de la réalité. Il note la parole de Ptah, le dieu créateur, comme celle d'Anubis, qui pèse l'âme des morts.
Il apparaît en Égypte comme le magicien suprême, artiste, ami des fleurs, des jardins, des fêtes, prestidigitateur
puissant capable de lire les plus mystérieux hiéroglyphes. Il est donc l'animal psychopompe par excellence, reliant la
Terre et le Ciel. Il y est représenté comme celui qui gouverne les heures, le maître du temps privilégié. Lors du voyage
des morts de vie en vie, Champollion mentionne un singe vert accompagnant le Dieu Pooh, dans une portion de l'espace
située entre la Terre et la Lune, lieu du séjour des âmes. Pooh y est représenté « accompagné du cynocéphale dont
la posture indique le lever de la lune (Champollion, Panthéon égyptien) ». Pour les Éyptiens, le singe est un grand
initié qui doit être évité dans l'autre monde où il pêche les âmes dans le réseau de ses filets.
Chez les Fali du Nord Cameroun, le singe noir est un avatar du forgeron voleur de feu, devenant ainsi, par extension, le
magicien et maître de la technique. Indéniablement, le Singe est un initié.
Chez les indiens Bororo, Claude Levi-Strauss rapporte qu'il est le héros civilisateur, l'inventeur de la technique, le malin
magicien qui masque ses pouvoirs et son intelligence rusée. Il convient de ne pas rire de lui car le Singe aura le dessus.
Un singulier singe vert apparaît dans de nombreux contes traditionnels africains, du Sénégal jusqu'en Afrique du Sud,
et revêt les caractéristiques symboliques du magicien rusé : celui qui vit en lisière des forêts et connaît les secrets
de la création du monde.
Dans la mythologie hindoue, l'épopée de Ramayana fait du singe le sauveur de Dieu au moment du passage du « grand
pont ». Rêver d'un singe est un appel en faveur d'un développement de la personne lié au mystère de la création à la
puissance de la Nature.
Arts et littérature
Arts plastiques
Les géoglyphes de Nazca au Pérou
représentent plusieurs animaux,
dont un singe de 55 m de diamètre.
Singe dans la peinture (catégorie)
Singerie, genre pictural
Littérature
Deux singes sont particulièrement importants dans la littérature asiatique :
Hanuman, l'allié de Rāma dans le Ramayana, épopée indienne qui a de nombreuses variantes en Asie du Sud-Est ;
Sun Wukong, qui accompagne le moine chinois Xuanzang dans Le Voyage en Occident (Si Yeou Ki) et a pu être
influencé par le précédent.
Dans l'attente d'un article conséquent, on peut se référer aux parties d'articles ou aux catégories (pour la fiction,
dont la littérature) :
Babouin dans la culture,
Chimpanzé dans la culture,
Gibbon dans la culture,
Gorille dans la culture,
Orang-outan dans la culture,
Singes de fiction,
Films mettant en scène un singe.
Liste de singes de fiction (de)
Singes connus
Aspects symboliques
Pour les Égyptiens de l'antiquité, c'était l'un des douze animaux sacrés associés aux douze heures du jour et de la
nuit en plus de l'un des aspects de Thot avec l'Ibis.
Signe astrologique
Le singe est un des 12 animaux illustrant les cycles du zodiaque chinois lié au calendrier chinois. On associe chacun des
animaux de ce zodiaque à certains traits de personnalité.
Singes de la sagesse
Article détaillé : Singes de la sagesse.
Arts martiaux
L'art martial du singe considère l'animal comme incarnant les qualités suivantes : adresse, agilité, ruse, souplesse. Ses
techniques sont imprévisibles. Ses parades sont acrobatiques. Ses frappes sont très courtes et très rapides, dans
les points vitaux. Les grimaces du singe y sont imitées. Aussi, il est utilisé pour stimuler le cœur, en travaillant sur
l'amplitude et la vitesse.
Relations avec l'Humain
Domestication
Aide aux personnes handicapées
Article détaillé : Aide simienne.
Certains singes du genre Cebus (Sapajous) sont dressés pour pouvoir aider au quotidien les personnes diminuées
dans leur capacité motrice et ainsi accroître leur autonomie.
Animaux de laboratoire
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Notes et références
Notes
1. Le CINFO pour les oiseaux.
2. Terme qui aujourd'hui recouvre simplement un des genres de lémurien.
3. Terme qui aujourd'hui recouvre simplement un des genres de chauve-souris.
4. À l'exception notable des gorilles, dont la première description n'est faite qu'en 1847.
Références
1. Informations lexicographiques ([Link] [archive] et étymologiques (htt
p://[Link]/etymologie/Singe/0) [archive] de « Singe » dans le Trésor de la langue française
informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
2. Informations lexicographiques ([Link] [archive] et étymologiques (ht
tp://[Link]/etymologie/Sapajou/0) [archive] de « Sapajou » dans le Trésor de la langue française
informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
3. Jacques Dumont, Les animaux dans l'Antiquité grecque, Paris/Montréal (Québec)/Budapest etc., L'Harmattan,
2001, 473 p. (ISBN 2-7475-0312-7), p. 244.
4. (en) Stefano Perfetti, Aristotle's Zoology and Its Renaissance Commentators, 1521-1601, Louvain, Leuven
University Press, 2000, 258 p. (ISBN 90-5867-050-3, lire en ligne ([Link]
sec=frontcover) [archive]), p. 172.
5. Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne ([Link]
m) [archive]], VII, 2, 17 et VIII, 81, 55.
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900_num_1_1_5930.pdf) [archive])
7. (en) Kathleen Walker-Meikle, Medieval Pets, Boydell Press, 2012, 13-14 p. (lire en ligne ([Link]
id=SkYiHb3JCxUC) [archive]).
8. Isidore de Séville, Etymologiae, Livre XII, [58] à [60], (lire en ligne en anglais ([Link]
theetymologies/complete-text/liber-xii) [archive] ou en latin ([Link]
l) [archive]).
9. "Le singe est une bête qui imite volontiers ce qu'elle voit faire aux hommes. Il est tout réjoui à la nouvelle lune,
mais la pleine lune l'afflige et lui trouble le cœur d'une grande mélancolie. Et sachez que la femelle du singe porte
deux petits à chaque portée, et qu'elle aime l'un des deux beaucoup plus que l'autre ; cela explique ce qui arrive
quand on lui donne la chasse : elle porte le fils qu'elle aime dans ses bras, et l'autre est sur ses épaules, et elle
s'enfuit ainsi aussi vite qu'elle peut. Mais lorsque la chasse approche, et qu'on la serre de si près qu'elle craint
pour sa propre vie, elle est dans la nécessité d'abandonner son enfant chéri, mais l'autre se tient si fermement
au cou de sa mère qu'il échappe au danger lorsque sa mère s'enfuit." Brunetto Latini, Le Livre du Trésor, livre
I, CLXXXXVI, traduction par Gabriel Bianciotto, lire en ligne, en ancien français ([Link]
[Link]) [archive].
10. Marco Polo, La Description du monde, Le Livre de Poche, 2012, 408 p. (ISBN 978-2-253-16774-7 et 2-253-16774-6, lire
en ligne ([Link] [archive]).
11. Buffon, Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roy, vol. 14, Paris,
Imprimerie royale, 1766, 511 p. (lire en ligne ([Link] [archive])
12. Buffon, Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roy, vol. 15, Paris,
Imprimerie royale, 1767, 207 p. (lire en ligne ([Link] [archive])
13. (la) Carolus Linnæus, Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species,
cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, vol. 1, Stockholm, Laurent Salvius, 1758, 10e éd., 824 p. (lire en
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14. (la) Johann Christian Erxleben, Systema regni animalis : classis I, Mammalia, 1777, 636 p. (lire en ligne ([Link]
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15. Étienne de Lacépède, Tableau des divisions, sous-divisions, ordres et genres des Mammifères, Plassan, 1799,
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16. (la) Carolus Illigerus, Prodromus Systematis mammalium et avium, Berlin, 1811 (lire en ligne ([Link]
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17. Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, « Tableau des quadrumanes », Annales du Muséum d'Histoire Naturelle, Paris, G.
Dufour et cie, vol. 19,1812, p. 85-122 (lire en ligne ([Link]
navlinks_s) [archive])
18. (en) John Edward Gray, « An outline of an attempt at the disposition of the Mammalia into tribes and families
with a list of the genera apparently appertaining to each tribe », Annals of Phylosophy, vol. 10,1825, p. 337-344
(lire en ligne ([Link] [archive])
19. Nathalie Dauvois et Jean-Philippe Grosperrin, Songes et songeurs (xiiie – xviiie siècle), Les presses de
l'Université de Laval, coll. « La collection de la République des lettres », 2003 (lire en ligne ([Link]
m/books?id=aBzsDfHfVagC&pg=PA130&dq=vanini+singe) [archive]), p. 130
20. Emmanuelle Grundmann, Cyril Ruoso et Dominique Fontenat (préf. Tetsurō Matsuzawa), L'homme est un singe
comme les autres, Paris, Hachette Pratique, 14 mars 2008, 191 p. (ISBN 978-2-01-237535-2), p. 191
Voir aussi
Articles connexes
Paradoxe du singe savant
Kanzi
Liens externes
Ressource relative à l'audiovisuel : France 24 ([Link]
Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Britannica ([Link]
onkey) [archive]
Notices d'autorité : BnF ([Link]
(données ([Link] ) ·
LCCN ([Link] · Japon ([Link] ·
Israël ([Link]
· Tchéquie ([Link]
(en) Référence NCBI : Haplorrhini ([Link]
d=376913) [archive] (taxons inclus ([Link]
linkout&id=376913) [archive])
Schéma détaillé de l'anatomie interne d'un singe ([Link] [archive]
Anatomie comparée de l'homme et du singe ([Link]
e-comparee-de-lhomme-et-du-singe_694/c3/221/p1/) [archive]
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