0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
14 vues50 pages

Introduction à LATEX sur MacOS X

Transféré par

med.yacine.benhafsi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
14 vues50 pages

Introduction à LATEX sur MacOS X

Transféré par

med.yacine.benhafsi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Introduction à LATEX sous MacOS X

Fabien Conus

20 février 2004
TABLE DES MATIÈRES 2

Table des matières


1 Introduction 3
1.1 Késako ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Installation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Compilation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Editeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Le premier document . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6 Les erreurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

2 Le premier code LATEX 9


2.1 Les bases de LATEX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Quelques fonctions de texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.3 Mise en forme des paragraphes . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

3 La structure du document 18
3.1 La structure du document en LATEX . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.2 Les références . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.3 Les notes de bas de page . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

4 Insérer des objets 23


4.1 Créer une liste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
4.2 Insérer une image . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
4.3 Insérer un tableau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

5 Les mathématiques 33

6 Compléments et conclusion 40
6.1 Les oublis et les compléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
6.1.1 Les césures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
6.1.2 L’orthographe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
6.1.3 La grammaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
6.1.4 La fragmentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
6.1.5 Les images EPS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
6.1.6 Les macros . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
6.2 Compléments propres à pdflatex . . . . . . . . . . . . . . . . 43
6.2.1 hyperref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
6.2.2 pdfsync . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
6.3 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
6.4 Quelques liens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
1 Introduction 3

1 Introduction
Vous avez certainement souvent entendu parler de LATEX. Sous cet acronyme
mystérieux, un peu effrayant, se cache un programme rassemblant autant de
fidèles que de détracteurs. A la demande de plusieurs personnes, et suite aux
nombreux débats sur l’avenir de FrameMaker, j’ai décidé d’aborder ce vaste
sujet, en partie afin de le démythifier.

La tâche est rendue difficile par le fait qu’il existe une multitude de docu-
ments et de sites web vous proposant de découvrir LATEX, et je tenais à tout
prix à éviter de faire du plagiat ou à tomber dans la redondance. J’ai donc
pris le parti de faire une approche de LATEX en même temps que le test d’un
éditeur dédié à ce programme et tournant sous MacOS X.

Ce texte sera donc exclusivement orienté MacOS X, même s’il pourra aisé-
ment être appliqué à d’autres plate-formes.

Car c’est bien là une des forces de LATEX : il tourne sur toutes les plate-formes
connues, de l’Amiga à Linux en passant par Solaris, BSD, darwin, Windows
ou DOS. Bienvenue dans le monde merveilleux du logiciel libre !
Voyons comment ça se passe sur notre machine.

1.1 Késako ?
En 1978, Donald E. Knuth désire créer un programme permettant d’obtenir
sans peine de beaux documents. Il créé alors le formateur de texte TEX, qui
se prononce "tek" car il était également destiné à écrire des mathématiques
(c’est donc un amalgame de "texte" et "tech"). La syntaxe de TEXest toute-
fois assez complexe, et en 1982, L. Lamport créé LATEX, une couche de macros
au-dessus de TEXfacilitant son utilisation. Pour faire une comparaison, on
pourrait dire que LATEX est à TEX, ce que l’HTML est au SGML.

Pour une histoire détaillée de TEX et LATEX, vous pouvez consulter ce site.

De nombreuses personnes pensent que LATEX est un concurrent de Word, un


traitement de texte parmi d’autres. Et bien c’est faux. LATEX n’est pas un
traitement de texte, c’est un formateur de texte.

Ce que je veux dire par là, c’est que la différence fondamentale entre Word et
LATEX c’est que ce dernier vous demande de vous concentrer uniquement sur
le fond et pas du tout sur la forme. Tandis que le programme de Microsoft
vous demande de vous occuper des deux.
1.2 Installation 4

Avec LATEX, vous entrez votre texte et il s’occupe de faire la mise en page
(vous devrez quand même lui donner quelques indications). La conséquence
de cela est que vous ne travaillez pas en WYSIWYG (what you see is what
you get, ce que vous voyez est ce que vous obtenez) comme c’est le cas avec
Word et les traitements de texte. Avec ces derniers il n’y a (en principe)
pas de différence entre ce que vous voyez à l’écran et ce qui sortira de votre
imprimante.

L’ennui, ce sont les deux petites parenthèses insignifiantes. Combien de temps


avez vous perdu avec Word à replacer une image qui s’était fait la malle lors
d’un saut de page, à refaire un tableau qui pour une raison X ou Y était
déformé à l’impression, etc.

Combien de temps avez-vous perdu à renuméroter vos références et vos cha-


pitres suite à l’ajout un paragraphe au milieu de votre texte. Combien de
temps pour placer cette fichue image qui coupait votre chapitre et ce tableau
qui disparaissait lors de l’ajout d’une phrase. Et combien de temps pour nu-
méroter et placer correctement ces notes de bas de page.

Bref, les exemples sont légion, un traitement de texte est censé vous faciliter
la vie et en fait il la pourrit !

Grâce à LATEX tous ces soucis s’envolent, vous ne vous concentrez que sur le
contenu.

A l’instar de l’HTML, vous allez créer un "code" LATEX contenant votre texte
et quelques commandes de mise en page. Ce code sera alors interprété par le
programme LATEX, tout comme l’HTML est interprété par votre navigateur,
nous appellerons ça la "compilation".

1.2 Installation
Pour installer LATEX sur notre machine, la meilleure solution est de passer
par i-Installer que j’avais testé il y a quelque temps. Les paquets à installer
sont les suivants :

– TeX
– CM Super for TeX

Ce dernier n’est pas à proprement parlé nécessaire au fonctionnement de


LATEX mais permet la création de documents beaucoup plus jolis.
1.3 Compilation 5

Je n’entre pas dans les détails de l’installation et je vous renvoie à mon test
pour plus d’informations.

L’installation terminée, vous ne verrez aucun nouveau programme dans votre


dossier Applications ou Utilitaires. LATEX s’installe dans la couche Unix de
votre OS.

A ce stade LATEX est complètement utilisable via la ligne de commande du


Terminal. Si vous voulez en être sûr, ouvrez une fenêtre Terminal et entrez :
latex -v
Vous verrez apparaître le numéro de version de LATEX ainsi que quelques
informations.

1.3 Compilation
Je ne vais pas m’attarder sur la compilation "à la main" d’un code LATEX,
mais pour des raisons historiques je tiens à mentionner quelques petites
choses.

La compilation d’un code LATEX se fait simplement en appelant la commande


latex [Link]
S’en suivra une série de lignes obscures indiquant la compilation du docu-
ment. Puis vous obtiendrez un fichier portant l’extension .dvi (device inde-
pendant). Ceci est un format propre à TeX et ne peut être visionné que par
un programme dédié (xdvi par exemple). On peut ensuite convertir ce dvi
en PostScript pour l’envoyer sur une imprimante.

Ceci n’est pas très intéressant pour nous.

Heureusement, il existe depuis quelques années une nouvelle commande :


pdflatex !

Grâce à cette commande, votre code LATEX sera directement compilé en un


magnifique document PDF, donc totalement compatible avec tous les diffé-
rents acteurs du monde informatique. Et comme le PDF fait partie intégrante
de MacOS X son intérêt n’en est que plus grand.

Mais je vous connais, vous ne voulez pas mettre les mains dans le Terminal,
et vous avez raison. C’est là qu’interviennent les éditeurs de texte destinés à
LATEX.
1.4 Editeurs 6

1.4 Editeurs
Tout comme l’HTML, un code LATEX consiste simplement en un texte au
format ASCII. N’importe quel éditeur de texte suffira donc à créer son do-
cument : pico, vi, SubEthaEdit, BBEdit, XCode ou même TextEdit !

Bien sûr, certains sont mieux adaptés que d’autres. Comme pour l’HTML, un
bon éditeur sera capable de coloriser les commandes (les balises en HTML).
BBEdit le fait, SubEthaEdit également, XCode aussi si on lui ajoute les fi-
chiers nécessaires. La colorisation rend le code beaucoup plus agréable :

Avec TextEdit il n’y a pas de colorisation, tandis qu’avec SubEthaEdit, oui.

Mais l’éditeur idéal ne se contentera pas de coloriser les commandes, il fau-


drait aussi qu’il nous évite l’utilisation du Terminal ! Et là, le choix se res-
treint.

Il y a à ma connaissance deux éditeurs LATEX idéaux pour la distribution de


LATEX que nous avons utilisée1 :

– TeXShop de Richard Koch


– iTeXMac de Jérôme Laurens

Pour ma part, j’ai une préférence pour le premier. Son interface est plus
simple et l’auteur a toujours répondu à mes messages et a toujours implé-
menté ce que je lui demandais. Mais iTeXMac est également très populaire
et paraît-il plus complet.

Je vais donc orienter cet article non seulement sur l’usage et la syntaxe de
LATEX, mais également sur la façon de l’utiliser facilement avec TeXShop.

Téléchargez donc TeXShop sur le site ci-dessus, ou directement là.

1
la distribution de LATEX installée par i-Installer s’appelle teTeX. Il existe d’autres
distributions, comme OzTeX.
1.5 Le premier document 7

L’installation est très simple, il vous suffit de copier l’icône de TeXShop dans
votre dossier Applications (ou ailleurs si vous préférez). Une fois l’applica-
tion lancée, vous vous retrouvez devant une fenêtre vide semblable à celle de
TextEdit. C’est là que nous allons entrer notre code.

Nous voilà maintenant fin prêts, tous les outils sont installés et nous allons
pouvoir commencer à créer nos documents.

1.5 Le premier document


Nous allons faire très simple pour ce premier document. Entrez donc dans
l’éditeur le code suivant :

\documentclass[a4paper]{book}
\begin{document}
Bonjour le monde !\\
\end{document}

L’antislash (\) s’obtient par la combinaison alt-shift-7 sur un clavier suisse-


romand. Sur un clavier français, c’est alt-shift- :.

Sauvegardez ce fichier (je vous conseille de créer un dossier spécial qui


contiendra ce fichier) puis cliquez sur le bouton "Composer" de TeXShop.
Une fenêtre va s’ouvrir et des lignes vont défiler, enfin, une nouvelle fenêtre
va s’ouvrir contenant votre document PDF2 .

Bravo, vous venez de compiler votre code LATEX !

Bon évidemment il est simplissime, mais nous allons très vite nous lancer
dans des choses plus évoluées.

La petite fenêtre qui s’ouvre lorsque vous compilez votre document s’appelle
la console. C’est ce que vous verriez si vous lanciez la compilation depuis
le Terminal. C’est également là que LATEX vous fera part des éventuelles
erreurs. Lors d’une compilation réussie, les deux dernières lignes seront tou-
jours "Output written on..." et "Transcript written on...".

Vous remarquerez que plusieurs fichiers ont été créés dans le dossier qui
contient votre document. Un fichier .log, un .out et un .aux, utilisés par
LATEX pour stocker quelques informations. Et bien sûr un fichier .pdf qui est
votre document. C’est à cause de ces multiples fichiers que je vous conseille
2
si a ce stade vous obtenez une erreur et que le PDF ne s’affiche pas c’est que LATEX
s’est mal installé.
1.6 Les erreurs 8

de créer un dossier pour chacun de vos documents.

1.6 Les erreurs


Si vous avez fait une faute de frappe dans un nom de commande, LATEX ne
sera pas en mesure de compiler votre document. Dans la fenêtre de console
vous verrez apparaître la ligne :
!Undefined control sequence
suivie de la commande qui pose problème et d’un point d’interrogation.

TeXShop offre cette excellente option de vous placer directement à l’endroit


du texte d’où provient l’erreur. Pour cela, il vous suffit de cliquer sur le bou-
ton "Erreur" situé en haut à gauche de la console.
2 Le premier code LATEX 9

2 Le premier code LATEX


Dans le chaptire 1, nous avons examiné comment installer les outils néces-
saires au bon fonctionnement de LATEX. Nous avions terminé par un exemple
très simple de document.

Dans ce chapitre, nous allons examiner en détail ce petit exemple et aller


plus loin dans les fonctionnalités de LATEX.

2.1 Les bases de LATEX


Je vous rappelle notre petit code LATEX :
\documentclass[a4paper]{book}
\begin{document}
Bonjour le monde !\\
\end{document}
Un document LATEX commence toujours par \documentclass, suivi des op-
tions entre crochets et du type de document (aussi appelé class) entre acco-
lades. Dans notre cas, on indique dans les options que l’on travaille au format
A4 et dans le type de document que l’on rédige un livre (book).

Les types de document définissent la mise en pages. Les plus courants sont :
– article
– book (livre)
– report (rapport)
– letter (lettre)
mais il en existe beaucoup d’autres (exam, slides, etc.)

Les différences entre ces class ne seront pas flagrantes dans notre petit
exemple, elles prendront toute leur importance plus tard.

Une autre option communément utilisée avec \documentclass est destinée


à fixer la taille de la police. Par exemple :

\documentclass[a4paper, 11pt]{book}

définira une taille de police de 11 points dans le document. Vous avez le choix
entre 10, 11 et 12 points.

La commande suivante de notre petit exemple est également obligatoire,


\begin{document}déclare en effet le début du contenu du document, elle in-
dique que la configuration du document est terminée. A chaque \begin{document}
2.1 Les bases de LATEX 10

correspond un \end{document}, également obligatoire, définissant la fin du


document.

Les commandes ayant cette forme (\begin suivit de \end) s’appellent des
environnements.

Vous l’aurez compris, toutes les commandes (enfin, presque toutes) de LATEX
sont de la forme :

\commande[options]{argument}

les options et l’argument étant optionnels (selon les commandes). Par exemple,
la commande \begin ne prend aucune options mais l’argument est obliga-
toire.

La dernière commande à examiner dans notre petit exemple est : \\. Connue
aussi sous le nom de \newline. Cette commande ne prend ni options, ni
argument et définit passage à la ligne. En fait, elle n’est pas nécessaire dans
notre exemple, puisque nous n’avons de toute façon qu’une seule ligne. Cette
commande suivie d’une ligne vide définit un nouveau paragraphe suivit d’un
saut de ligne, essayez donc ceci :

\documentclass[a4paper, 11pt]{book}
\begin{document}
Bonjour le monde !\\

Ceci est un nouveau paragraphe avec un saut de


ligne.
Ici, nous n’aurons pas de retour à la ligne.
\end{document}

La première phrase se termine par \\ et est suivie par ligne vide, ce qui créé
un saut de ligne suivit d’un nouveau paragraphe.

Un simple retour de chariot, sans l’utilisation du \\ n’aura aucun effet,


comme cela est démontré par la deuxième et la troisième phrase de l’exemple.

En effet, comme avec l’HTML, LATEX ne "voit pas" les retours à la ligne (sauf
si il y en a deux consécutifs comme je le mentionnais ci-dessus), de même il
ne "voit pas" les espaces consécutifs. Que vous écriviez :
Ceci est un nouveau paragraphe.

ou
Ceci est un nouveau paragraphe.
2.1 Les bases de LATEX 11

Ce sera pour lui exactement la même chose.

Une ligne ne se terminant pas par un \\, mais étant suivie par une ligne vide
(donc un double retour de chariot) provoquera la création d’un nouveau
paragraphe sans saut de ligne. Essayez par exemple ceci :

\documentclass[a4paper, 11pt]{book}
\begin{document}
Bonjour le monde !

Ceci est un nouveau paragraphe sans saut de


ligne.\\
Ceci est une nouvelle ligne, mais pas un nouveau
paragraphe.
\end{document}

La création d’un nouveau paragraphe (avec \\ suivi d’une ligne vide, ou avec
un double retour de chariot) impliquera une indentation de la première ligne
de ce nouveau paragraphe. Cela ne se voit pas dans mon petit exemple, car
mes phrases ne sont pas assez longues. Si vous voulez supprimer l’indentation
d’une phrase, utilisez la commande \noindent :

\documentclass[a4paper, 11pt]{book}

\begin{document}
Bonjour le monde !\\

Ceci est un nouveau paragraphe et cette phrase


aura une indentation.\\

\noindent Par contre, celle-ci n’en aura pas.

\end{document}

Similairement à la commande \newline (ou \\), il existe également \newpage


qui provoque un saut de page.

Si vous le désirez, vous pouvez aisément ajouter une page de titre à votre
document. Pour ce faire, vous pouvez définir trois champs : le titre du docu-
ment, l’auteur et la date. Ceci se fait grâce aux commandes \title, \author
et \date. Puis il faut encore décider où vous désirez créer la page de titre (ha-
bituellement en début de document) avec la commande \maketitle. Notre
code aura donc l’allure suivante :
2.1 Les bases de LATEX 12

\documentclass[a4paper, 11pt]{book}

\begin{document}

\title{Un petit exemple simple}


\author{Fabien Conus}
\date{2004}
\maketitle
Bonjour le monde !\\

Ceci est un nouveau paragraphe et cette phrase


aura une indentation.\\

\noindent Par contre, celle-ci n’en aura pas.

\end{document}
Bien sûr, il n’est pas très agréable d’entrer ces signes barbares à la main.
C’est pourquoi TeXShop vous propose une série de Macros. En effet, vous
avez à disposition, via le menu "Macros" toute une série d’environnements
pré-enregistrés. Par exemple, pour obtenir l’entête d’un document de classe
"article" ayant des caractères de 11 points, il vous suffit de vous rendre là :

Et TeXShop vous insérera automatiquement tout ce qu’il vous faut. Il ne


vous reste plus qu’à remplir les champs destinés à la page de titre puis de
taper votre texte entre \begin{document}et \end{document}.
Je reviendrai plus tard sur les autres Macros, au fur et à mesure de notre
découverte de LATEX.

Comme pour les langages de programmation, il est possible d’ajouter des


commentaires dans le code LATEX. Ceci se fait grâce au signe % :
2.2 Quelques fonctions de texte 13

\documentclass[a4paper, 11pt]{book}

\begin{document}
% ceci est un commentaire
Bonjour le monde !\\

Ceci est un nouveau paragraphe et cette phrase


aura une identation.% ceci en est un également.

\end{document}

Tout ce qui suit le signe % sera ignoré à la compilation. Pour écrire un signe
% vous devrez utiliser la commande \%.

Passons à présent à des choses plus sérieuses.

2.2 Quelques fonctions de texte


Vous l’aurez remarqué, j’ai pris soin pour l’instant de ne pas utiliser de ca-
ractères accentués. C’est fait exprès (oh le vil personnage !) En effet, comme
toujours en informatique, les accents sont une difficulté. Essayez donc d’écrire
des accents dans notre petit document d’exemple. Vous constaterez après
compilation que les lettres accentuées ont tout simplement été omises.

Pendant longtemps, la seule solution pour écrire des lettres accentuées était
de passer par des commandes spéciales. Pour l’accent aigu il fallait entrer : \’,
pour l’accent grave \‘, pour le circonflexe \ˆ et pour le tréma \" (guillemet).
Par exemple :

Cet \’et\’e, dans la for\ˆet, j’ai ou\"i un tr\‘es grand cri.

Vous avouerez que ce n’est pas très agréable. Mais heureusement, la solution
existe.

En informatique, qui dit accents dit encodage du texte. Dans le cas de


l’HTML, on déclare l’encodage du texte dans les balises "meta" en spécifiant
le "charset". Avec LATEX il faut également déclarer l’encodage. Pour cela il
faut ajouter un "paquet" de commandes. Ceci se fait avec la commande :

\usepackage[options]{nom du paquet}

Dans notre cas précis, nous voulons lui indiquer de charger le "paquet" de
commandes relatif à l’encodage du texte, en lui spécifiant que nous travaillons
avec un Mac :
2.2 Quelques fonctions de texte 14

\usepackage[applemac]{inputenc}

En effet, par défaut, l’encodage du texte utilisé par TeXShop est "MacOS-
Roman". Mais si vous voulez avoir plus de compatibilité avec nos voisins
de chez Windows, vous allez certainement préférer l’encodage "iso-latin-1".
Pour ce faire, rendez-vous dans les préférences de TeXShop. Dans l’onglet
"Document" vous y trouverez une zone "Encodage" :

Choisissez alors "Iso Latin 1". Vos prochains documents auront cet encodage.
Pour changer l’encodage de votre document en cours, vous devez en sauve-
garder un nouvel exemplaire en passant par le menu "Fichier, Enregistrer
sous...". Vous pourrez alors choisir quel encodage utiliser pour la sauvegarde.

Si vous décidez de passer à l’encodage "Iso Latin 1", vous devez encore en
avertir LATEX :

\usepackage[latin1]{inputenc}

L’ajout de paquets doit se faire après la déclaration du type de document et


avant le début du document :
2.2 Quelques fonctions de texte 15

\documentclass[a4paper, 11pt]{book}
\usepackage[applemac]{inputenc}

\begin{document}
Bonjour le monde !\\

Ceci est un nouveau paragraphe.

Et ceci est une nouvelle ligne.


Cet été, dans la forêt, j’ai ouï un très grand
cri.
\end{document}

La police par défaut de LATEX est une police "roman". Il est évidemment
possible de modifier le style du texte. On peut écrire en italique, en gras,
mais aussi en "machine à écrire", en petites capitales, en "slanted" et en-
fin en "sans serif". Voici les commandes correspondantes, que vous retrouvez
dans le menu Macros, sous "Text styles" -> "style" :

Italique \it
Gras \bf
Machine à écrire \tt
Petites capitales \sc
Slanted \sl
Sans serif \sf
Roman \rm

Pour vous montrer l’utilisation de ces commandes, voici un petit exemple et


son résultat :

Un bout de texte {\it en italique}. Un bout de texte en italique.


Un bout de texte {\bf en gras}. Un bout de texte en gras.
Un bout de texte {\tt en "typewriter"}. Un bout de texte en "typewriter".
Un bout de texte {\sc en petites capitales}. Un bout de texte en petites capitales.
Un bout de texte {\sl en slanted}. Un bout de texte sl en slanted.
Un bout de texte {\sf en Sans Serif}. Un bout de texte en Sans Serif.

Si vous omettez les accolades, tout le texte qui suivra la commande prendra
le style défini par cette commande. Pour revenir au style normal, vous pou-
vez alors utiliser \rm.

Vous pouvez décider de souligner une partie du texte. Ceci se fait grâce à la
commande \underline{mon texte à souligner}.

Vous pouvez également mettre l’accent sur une partie d’une phrase. Ceci se
fait grâce à la commande \emph (emphasize, en anglais, signifie accentuer).
Par exemple :
2.3 Mise en forme des paragraphes 16

Il est \emph{très important}de lire ceci !

Il est très important de lire ceci !

L’intérêt d’utiliser cette commande plutôt que \it est qu’elle s’adapte au
style en cours, par exemple :

{\it Il est \emph{très important}de lire


ceci !}
donnera

Il est très important de lire ceci !

Vous pouvez également agir sur la taille du texte. Là encore vous retrouvez
la liste dans le menu Macros :

L’utilisation de ces tailles est identique à celle des styles, par exemple :

Voici un {\tiny tout petit texte}et


un {\Huge très gros}

2.3 Mise en forme des paragraphes


Comme dans n’importe quel traitement de texte, les paragraphes peuvent
être alignés, centrés ou justifiés.

Par défaut, le texte est justifié à gauche et à droite (LATEX s’arrange pour
que chaque ligne prenne la même longueur. Pour aligner à gauche, il faut
entrer notre texte dans un environnement "flushleft" :

\begin{flushleft}
Ce bout de texte sera aligné à gauche, alors
que par défaut le texte sera justifié des deux
côtés. Bien sûr, il faut un texte assez long pour
remarquer ceci.
\end{flushleft}
2.3 Mise en forme des paragraphes 17

Naturellement, pour justifier à droite, il faudra placer le texte dans un envi-


ronnement "flushright".

Pour centrer un bout de texte, vous utiliserez l’environnement "center" :

\begin{center}
Ce bout de texte sera centré.
\end{center}

Vous pouvez également décaler un bout de texte vers la droite grâce aux
environnements "quote" (cite) et "quotation" (citation) que vous trouverez
dans le menu Macros sous "Insertions". La seule différence entre ces deux
environnements est qu’avec "quotation" la première ligne est indentée. Voici
un exemple :

Comme le disait Jean de la Fontaine dans sa


fable :

\begin{quote}
Rien de sert de courir, il faut partir à point.
\end{quote}

Bien sûr, le meilleur moyen de se rendre compte du résultat que l’on obtient
avec ces différents environnements c’est de faire l’essai. Je vous invite donc
à compiler un document utilisant ces différentes commandes et à faire vos
essais.
3 La structure du document 18

3 La structure du document
Grâce aux deux chapitres précédents, nous savons à présent comment créer
un document, y entrer du texte et les mettre quelque peu en forme. Il est
temps à présent de nous attaquer à la structure du document.

3.1 La structure du document en LATEX


Un document se structure en chapitres, sections, paragraphes, etc.

La création des paragraphes est simple, je l’ai déjà expliqué au paragraphe


2.1, il suffit de faire un saut de ligne.

Dans un document LATEX, les structures possibles ainsi que leur apparence
dépendront de la classe du document. Je vous rappelle que dans la deuxième
partie de cette série d’articles, j’avais mentionné l’existence de plusieurs
classes :

– article
– book (livre)
– report (rapport)
– letter (lettre)

La classe letter est un peu à part (il est rare qu’un place des chapitres et des
sections dans une lettre) je ne la traiterai donc pas en détail ici. La classe
article ne propose pas de chapitres tandis que les classes book et report le
font.

Pour définir le début d’un nouveau chapitre, on entre la commande suivante :

\chapter{Titre de mon chapitre}

Pour définir le début d’une section à l’intérieur d’un chapitre :

\section{Titre de ma section}

On peut alors faire une sous-section :

\subsection{Titre de ma sous-section}

et même une sous-sous-section :

\subsubsection{Titre de ma sous-sous-section}
3.1 La structure du document en LATEX 19

Attention, dans la classe "article", la commande \chapter n’est pas dispo-


nible.

Si vous faites quelques essais, vous remarquerez très vite que LATEX se charge
lui-même de la numérotation des chapitres ainsi que de la mise en page. En
effet, il commencera automatiquement un nouveau chapitre sur une nouvelle
page. Si le une nouvelle section est commencée alors qu’il ne reste plus beau-
coup de place sur la page, il fera automatiquement un saut de page, sinon il
commencera la section sur la même page. De même pour les sous-sections et
les sous-sous-sections.

Une fois votre document structuré, vous pouvez aisément naviguer de cha-
pitres en sections, grâce à l’élément "Etiquettes" de la barre d’outil de TeX-
Shop.

Mais vous aurez remarqué que LATEX nous gratifie d’un très désagréable
"Chapter" au lieu du doux "Chapitre" que nous attendons. En effet, par
défaut LATEX travaille en anglais. Mais rien de plus que de le faire parler la
langue de Molière !

Il existe pour cela un paquet de commandes intitulé très justement "babel"


(comme la tour du même nom qui inspira à Dieu la création de langues
différentes). Il s’agit donc d’indiquer à LATEX que nous désirons utiliser ce
paquet de commandes en lui précisant que nous écrivons en français. Dans
le paragraphe 2.2 nous avons vu comment ajouter un paquet de commandes
grâce à \usepackage, nous allons faire la même chose ici :

\usepackage[french]{babel}

Nous appelons donc le paquet de commandes "babel" avec l’option "french".


Ceci ira s’ajouter en préambule du document :

\documentclass[a4paper, 12pt]{book}
\usepackage[applemac]{inputenc}
\usepackage[french]{babel}
\begin{document}
...
\end{document}

Vous pouvez bien entendu appeler les commandes \usepackage dans l’ordre
que vous voulez, cela n’a aucune importance.

Ce paquet de commandes ne fait pas que traduire "Chapter" en "Chapitre",


il indique également à LATEX d’utiliser les conventions typographiques fran-
çaise. Il vous offre également quelques commande propres à notre langue
3.1 La structure du document en LATEX 20

(voir l’article de Nicolas Seriot à ce sujet) et l’écriture de la date en français.


En effet, il existe une commande anodine, mais très utile de LATEX, c’est la
commande \today. Celle-ci sera remplacée lors de la compilation par la date
du jour. Ainsi, lors de la mise en place de la page de titre (que nous avons
créé au paragraphe 2.1), il suffit de mettre :

\date{\today}

pour que la page de titre reflète toujours le jour de la compilation. Si vous


travaillez sur votre texte pendant plusieurs jours et imprimez chaque jour
une version, cela vous aidera à vous y retrouver.

Bien sûr, une fois votre texte rédigé et bien structuré en chapitres, sections,
et autres sous-sections, vous allez vouloir créer une table des matières.

Avec LATEX c’est un jeu d’enfant ! Il vous suffit de placer la commande


\tableofcontents là où vous désirez voir apparaître la table des matières.
Traditionnellement celle-ci sera placée avant le début du premier chapitre,
vous aurez donc :

\documentclass[a4paper, 12pt]{book}
\usepackage[applemac]{inputenc}
\usepackage[french]{babel}

\begin{document}
\title{Un petit exemple simple}
\author{Fabien Conus}
\date{\today}
\maketitle
\tableofcontents
\chapter{Mon premier chapitre}
...
\end{document}

Lorsque vous compilerez votre document pour la première fois, vous vous re-
trouverez devant une table des matières vide. En effet, lors de la compilation,
LATEX rencontre le \tableofcontents avant les \chapter et les \section
. Il ne peut donc pas deviner le contenu de votre texte. Il vous faut donc
lancer la compilation une deuxième fois pour voir votre table des matières
se remplir.

Si vous désirez ajouter un chapitre ou une section qui ne soit pas numérotée
et qui n’apparaîtra donc pas dans la table des matières, vous pouvez utiliser
les commandes :
3.2 Les références 21

\chapter*{Titre de mon chapitre non numéroté}

et

\section*{Titre de ma section non numérotée}

3.2 Les références


Il est parfois utile dans un texte de faire référence à un chapitre ou a une
section. Imaginons que j’écrive un texte avec trois chapitres. Dans le troisième
chapitre, je veux faire référence au deuxième chapitre. J’écrirais donc :

Dans le chapitre 2 nous avons découvert de très intéressants mystères.

Mais en reprenant mon texte le lendemain, je décide d’introduire un qua-


trième chapitre que je veux placer entre le premier et le deuxième. Comme
nous l’avons vu, la numérotation des chapitres est automatique avec LATEX,
je n’ai donc pas de soucis à me faire à ce niveau-là. Par contre, ma phrase
ci-dessus est à présent fausse puisque le chapitre 2 est devenu le chapitre 3.
Bien sûr, pour un petit document cela ne pose pas trop de problème de tout
changer à la main, mais LATEX peut très bien se charger lui-même de vos
références.

Pour cela, nous allons donner une étiquette à notre chapitre grâce à la com-
mande \label :

\chapter{De très intéressants mystères}


\label{mysteres}

J’étiquette donc mon chapitre avec le mot "mystere" (il faut éviter les accents
et les caractères spéciaux lors de l’étiquetage). Lorsque dans mon texte je
désire faire référence à ce chapitre je le ferai avec la commande \ref :
Dans le chapitre\ref{mysteres} nous avons découvert de très intéressants
mystères
Ainsi, nous n’aurons plus à nous préoccuper du numéro que porte ce cha-
pitre. Bien entendu, cela fonctionne également avec les sections.

Lorsque vous compilez votre document après avoir ajouté des références,
celles-ci seront d’abord remplacées par ? ? et vous verrez dans la fenêtre de
console (celle où toutes ces lignes défilent) apparaître ces lignes (éventuelle-
ment une seule des deux) :
LaTeX Warning : There were undefined references.

LaTeX Warning : Label(s) may have changed. Rerun to get cross-


references right.
3.3 Les notes de bas de page 22

Traduction :
Avertissement : Certaines références étaient indéfinies.
Avertissement : Les étiquettes ont peut-être été modifiées. Re-
compilez pour obtenir des références correctes
En effet, pour la même raison pour laquelle la table des matières était vide
après la première compilation, LATEX n’est pas en mesure de trouver toutes les
références lors du premier passage. Il vous faut donc recourir à une deuxième
compilation pour voir apparaître toutes vos références.

3.3 Les notes de bas de page


Les notes de bas de page sont un autre type de références. Leur utilisation et
leur mise en place est très simple avec LATEX. Pour ajouter une note de bas
de page, il suffit d’ajouter la commande \footnote à la suite du mot concerné
par la note : Par exemple :

Les CFF\footnote{Chemin de Fer Fédéraux}transportent


chaque année des millions de passagers.

Dans cet exemple, LATEX ajoutera un petit numéro à la suite de "CFF" et


créera une note de bas de page correspondante contenant "Chemin de Fer
Fédéraux". Bien entendu, la numérotation des notes est automatique ainsi
que leur mise en page.

De la même manière, vous pouvez créer facilement des notes dans la marge
du document avec la commande \marginpar. Par exemple :

Les CFF\footnote{Chemin de Fer Fédéraux}transportent


chaque année des millions de passagers\marginpar{à
vérifier}.

Ces deux commandes sont accessibles depuis le menu Macros, sous "Offsets".
4 Insérer des objets 23

4 Insérer des objets


Grâce aux parties précédentes, vous avez tous les clefs en main pour écrire un
document ne contenant que du texte. Mais il est forcément utile de pouvoir
insérer des objets comme des listes, des tableaux ou des images. Nous allons
voir dans cette partie comme procéder.

4.1 Créer une liste


La création d’une liste se fait grâce à l’environnement "itemize". Une fois
dans l’environnement, chaque élément de la liste est défini par la commande
\item :

\begin{itemize}
\item premier élément
\item deuxième élément
\item etc\ldots
\end{itemize}

donnera
– premier élément
– deuxième élément
– etc. . .
Vous noterez qu’il ne faut pas placer de \\ entre chaque élément, le retour
à la ligne est automatique. Vous aurez aussi noté au passage l’utilisation de
la commande \ldots qui correspond aux trois points de suspension. . .

Il existe également un environnement "enumerate", qui fonctionne comme


"itemize" mais qui remplace les puces par des numéros.

4.2 Insérer une image


Pour insérer une image, nous devons faire appel à un nouveau paquet de
commandes intitulé "graphicx" (il existe également un paquet "graphics"
mais qui est moins complet). Nous devons donc ajouter à notre préambule :

\usepackage{graphicx}

Ceci étant fait, nous pouvons ajouter une image au moyen de la commande :

\includegraphics{[Link]}

Ceci suppose que le fichier "[Link]" se trouve dans le même répertoire


que le fichier ".tex". Si vos images sont dans un dossier "images" se trouvant
dans le dossier contenant le fichier ".tex", vous pouvez accéder à vos images
en faisant :
4.2 Insérer une image 24

\includegraphics{./images/[Link]}

Les formats d’image reconnus par pdfLATEX(qui est le moteur utilisé par
TeXShop) sont : .jpg, .png et .pdf. Le format PDF est particulièrement uti-
lisé pour des images vectorielles, mais est également tout à fait adapté aux
images bitmap. Il est également possible d’introduire des images eps en chan-
geant le mode de compilation de TeXShop, je reviendrai là-dessus plus tard.

Voyons donc un exemple concret :

\begin{document}
Voici une photo : \includegraphics{[Link]} de
mon chien Médor.
\end{document}

Comme en HTML, l’image fait alors partie intégrante du texte. Mais dans la
plupart des cas, ce n’est pas ça que l’on veut. On veut placer l’image entre
deux parties du texte. Il suffit alors de la placer dans un environnement
"center" :

\begin{document}
Voici une photo :
\begin{center}
\includegraphics{[Link]}
\end{center}
de mon chien Médor.
\end{document}

Pour ajouter une légende, on la placera simplement à la ligne :

\begin{document}
Voici une photo :
\begin{center}
\includegraphics{[Link]}\\
Photo prise en juin 02
\end{center}
de mon chien Médor.
\end{document}

Mais il arrive également qu’on ne s’intéresse peu au placement précis de


l’image, mais qu’on veuille par contre la numéroter pour pouvoir y faire
référence (c’est le cas le plus fréquent lors de publications scientifiques).
Pour cela nous allons placer cette image dans un environnement "figure" :
4.2 Insérer une image 25

\begin{document}
\begin{figure}
\includegraphics{[Link]}
\end{figure}
\end{document}

L’image devient alors un "float element", un élément flottant. Cela signifie


que LATEXs’occupera tout seul du placement de l’image. Si il n’y a pas assez de
place sur la page en cours il la placera sur la page suivante. Si il y a un titre de
section à proximité. il s’arrangera pous placer l’image le plus judicieusement
possible. La position de l’image ne dépend donc plus uniquement de l’endroit
du texte où vous la déclarez. Par exemple :

\begin{document}
Ceci est un premier paragraphe, bla bla bla
bla bla bla, etc...\\
\begin{figure}
\includegraphics{[Link]}
\end{figure}
Ceci est un deuxième paragraphe, bla bla
bla bla bla bla, etc...
\end{document}

ne garantira pas que l’image soit placée entre ces deux paragraphe. Vous
pouvez toutefois indiquer à LATEXvos préférences en ajoutant une option :

\begin{figure}[option]

Option est un (ou plusieurs caractères) indiquant vos préférences quant au


placement de l’image, les valeurs possibles sont :
– t : "top", l’image sera placée en haut d’une page
– b : "bottom", l’image sera placée en bas d’une page
– h : "here", l’image sera placée là où elle est déclarée (dans la mesure du
possible)
– f : "float", l’image sera placée sur une page séparée ne contenant que des
éléments flottants
Vous pouvez bien entendu combiner ces quatre caractères dans l’ordre de
vos préférences. Si vous voulez essayer de forcer LATEXà placer votre image
là où vous le voulez, vous pouvez ajouter un point d’exclamation " !" à ces
options. Mais cela n’ira jamais à l’encontre du "look" du document.

Si vous ne pouvez placer votre image là ou vous la voulez, il devient diffi-


cile de la mentionner. Dans mon exemple ci-dessus, si l’image de mon chien
Médor se trouve à la page suivante, ma phrase n’a plus beaucoup de sens.
4.2 Insérer une image 26

Il s’agit donc d’y faire référence de la même manière que nous l’avons fait
pour des chapitres et des sections dans la partie précédente, en y ajoutant
une étiquette.

Pour cela, il faut y ajouter une légende. Ceci se fait grâce à la commande
\caption :

\begin{figure}[ht]
\includegraphics{[Link]}
\caption{Voici la photo de Médor prise en
juin 02}
\label{medor}
\end{figure}
Sur la figure \ref{medor}vous pouvez voir
la photo de Médor.

La numérotation sera effectuée automatiquement par LATEX. Le contenu de


la commande "caption" peut prendre du texte de la longueur que vous vou-
lez, elle peut rester vide si vous ne désirez pas placer de légende, seule la
numérotation apparaîtra. Vous pouvez également y faire des sauts de ligne
avec la commande \newline (étonnamment la commande \\ génère des er-
reurs et je ne sais pas pourquoi).

Pour centrer la figure, vous pouvez bien évidemment placer l’environnement


"figure" dans un environnement "center", mais vous pouvez également uti-
liser la commande \centering :

\begin{figure}[ht]
\centering
\includegraphics{[Link]}
\caption{Voici la photo de Médor prise en
juin 02}
\label{medor}
\end{figure}
Sur la figure \ref{medor}vous pouvez voir
la photo de Médor.

Bien entendu, il est souvent nécessaire de manipuler un peu l’image car elle
est trop grande ou trop petite. Ceci se fait très simplement en passant des
options à la commande \includegraphics :

\includegraphics[option=valeur]{[Link]}

où "option" peut prendre les valeurs suivantes :


4.2 Insérer une image 27

option valeur
scale facteur compris en 0 et 1
angle angle en degrés (0 à 360)
draft true ou false
width dimension
height dimension

Il y en a en fait d’autres, mais qui sont plus poussées et inutiles dans la


plupart des cas (je ne les ai jamais utilisées).

L’option "scale" permet une mise à l’échelle de l’image ou facteur est le rap-
port avec l’image originale.

L’option "angle" permet une rotation de l’image et l’angle est donné en de-
grés (dans le sens inverse des aiguilles d’une montre).

L’option "draft" permet d’afficher un rectangle vide en lieu et place de


l’image. Les dimensions seront toutefois celles de l’image.

Les options "width" et "height" (largeur et hauteur) prennent comme valeur


une dimension. Cette dimension peut être donnée de plusieurs manières.. En
centimètres bien sûr, par exemple "10cm", en pouces : "5in" ou en points
"500pt", mais aussi en fonction de la taille de la page ou du texte grâce aux
commandes \paperwidth et \textwidth (respectivement \paperheight et
\textheight). La première commande donne la taille de la page (marges y
comprises) tandis que la deuxième donne la taille effective du texte (sans les
marges). Ceci est très utile pour avoir une image qui à la même largeur (ou
longueur) que le texte, mais aussi une fraction de cette dimension. En effet,
vous pouvez très bien ajouter un facteur devant ces commandes :

\includegraphics[width=0.75\textwidth]{[Link]}

Ainsi, l’image aura une largeur égale aux trois quarts de la largeur du texte.

Il existe encore de nombreuses fonctions d’image dans différents paquets de


commandes pour LATEX, mais celles-ci sont beaucoup plus poussées. Ce que
je viens de vous décrire devrait suffire pour la plupart des cas (je n’ai jamais
utilisé d’options plus poussées).

Il existe un équivalent de la table des matières (que nous avons découvert


la dernière fois) pour les figures. Pour créer une table des figures, il suffit
d’entrer la commande \listoffigures, là où vous désirez voir apparaître
cette liste (habituellement en début ou en fin de document).
4.3 Insérer un tableau 28

4.3 Insérer un tableau


La création de tableaux est très puissante en LATEX. Pour créer un tableau
il faut utiliser l’environnement "tabular". Voici un exemple simple :

\begin{document}
Voici un tableau :
\begin{tabular}{lcr}
Ligne 1 & Element 1 & Element 2\\
Ligne 2 & Element 3 & Element 4\\
Ligne 3 & Element 4 & Element 5 \end{tabular}
\end{document}

Etudions cet exemple en détail. Tout d’abord, on commence l’environnement


"tabular" grâce à la commande \begin. Vous noterez que la syntaxe est un
peu particulière puisqu’ elle prend deux arguments (entre accolades). Tout
d’abord le nom de l’environnement (tabular) puis une suite de caractères.
Cette chaîne de caractères (ici "lcr") définit deux choses : le nombre de co-
lonnes ainsi que l’alignement des éléments de chacune de ces colonnes.

Dans notre exemple, "lcr" signifie que notre tableau possède trois colonnes
(trois caractères). Il signifie aussi que la première colonne aura des éléments
alignés à gauche ("l" pour left), que les éléments de la deuxième colonne
seront centrés et que ceux de la troisième colonne seront alignés à droite ("r"
pour right).

On entre ensuite les éléments. Pour passer à la colonne suivante, on utilise le


caractère "&", pour terminer une ligne du tableau, on utilise la commmande
\\, sauf pour la dernière ligne qui se termine par le \end.

Si vous compilez cet exemple, vous obtiendrez ceci :


Ligne 1 Element 1 Element 2
Voici un tableau : Ligne 2 Element 3 Element 4
Ligne 3 Element 4 Element 5
On y remarque deux choses :

– La création d’un tableau n’implique pas de saut de ligne. Notre tableau


est placé à la suite de la phrase "Voici un tableau :"
– Le tableau n’est pas délimité par des barres horizontales et verticales.

Pour palier à la première constatation et mettre le tableau sur une nouvelle


ligne vous pouvez simplement ajouter un \\ à la fin de la phrase. Mais il
y a encore mieux, vous pouvez faire d’une pierre deux coups en utilisant
l’environnement "center" que nous avons défini dans la partie précédente. Le
4.3 Insérer un tableau 29

tableau sera alors placé à la ligne et centré.

Pour ajouter des barres verticales à notre tableau nous allons modifier la
chaîne de caractères définissant le tableau. Si nous voulons séparer la pre-
mière colonne des deux autres par une barre verticale nous allons transformer
"lcr" en "l|cr". Ce caractère vertical est obtenu sur un clavier suisse-romand
par alt-7 (sur un clavier français il semble que ce soit alt-shift-l). Si nous
voulons séparer toutes les colonnes par une barre verticales, nous utilise-
rons "l|c|r", et enfin pour que notre tableau soit délimité par deux barres
verticales nous utiliserons "|l|c|r|". Logique. Bien sûr, vous pouvez utilisez
plusieurs barres à la suite : "|l||c|r|".

Pour obtenir une barre horizontale, nous utilisons la commande \hline, que
nous placerons entre deux lignes. Notre code deviendra par exemple :

\begin{document}
Voici un tableau :
\begin{center}
\begin{tabular}{|l||c|r|}
\hline
Colonne 1 & Colonne 2 & Colonne 3\\
\hline
\hline
Ligne 1 & Element 1 & Element 2\\
\hline
Ligne 2 & Element 3 & Element 4\\
\hline
Ligne 3 & Element 4 & Element 5\\
\hline
\end{tabular}
\end{center}
\end{document}

Voici son résultat :


Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3
Ligne 1 Element 1 Element 2
Ligne 2 Element 3 Element 4
Ligne 3 Element 4 Element 5
Chaque élément du tableau peut contenir ce que vous voulez ! Du texte bien
sûr, mais aussi un image (grâce à un \includegraphics) ou même un autre
tableau ! Essayez donc le code suivant :
4.3 Insérer un tableau 30

\begin{document}
Voici un tableau :
\begin{center}
\begin{tabular}{|l||c|r|}
\hline
Colonne 1 & Colonne 2 & Colonne 3\\
\hline
\hline
Ligne 1 &
\begin{tabular}{c|c}
Tableau & dans\\
\hline
un & tableau\\
\end{tabular}
& Element 2\\
\hline
Ligne 2 & Element 3 & Element 4\\
\hline
Ligne 3 & Element 4 & Element 5\\
\hline
\end{tabular}
\end{center}
\end{document}

Voici le résultat :
Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3
Tableau dans
Ligne 1 Element 2
un tableau
Ligne 2 Element 3 Element 4
Ligne 3 Element 4 Element 5
Pas mal, non ?

Comme pour les images, les tableaux peuvent être définis comme des élé-
ments flottants auxquels on pourra alors faire référence. Pour les tableaux,
on utilisera l’environnement "table" au lieu de l’environnement "figure". La
syntaxe reste la même. Par exemple :
4.3 Insérer un tableau 31

\begin{table}[ht]
\centering
\begin{tabular}{lcr}
Ligne 1 & Element 1 & Element 2\\
Ligne 2 & Element 3 & Element 4\\
Ligne 3 & Element 4 & Element 5
\end{tabular}
\caption{Mon beau tableau}
\label{beautableau}
\end{table}

On pourra alors faire référence à ce tableau grâce à un \ref{beautableau}.

Et comme pour les figures flottantes, il est possible de créer une liste des
tableaux flottants qui se présentera comme une table des matières. Ceci se
fait grâce à la commande \listoftables.

Bien sûr, tous les environnements que nous venons de voir sont accessibles
depuis le menu Macros de TeXShop. J’en profite pour vous signaler que vous
pouvez associer des raccourcis-clavier aux environnements que vous utili-
sez fréquemment. Pour cela, vous trouverez dans le menu Macros, l’élément
"Ouvrir l’éditeur des macros...". Vous obtiendrez cette fenêtre.

Pour ajouter un raccourci à une macro, entrez un caractère dans le champ


"Touche" et éventuellement un modifieur. Par exemple, j’ai ici associé commande-
option-f à l’insertion de l’environnement "figure". Vous pouvez par ailleurs
également dans cet éditeur modifier la macro ou en ajouter d’autres.

Je tiens à insister sur cet éditeur de macros car c’est lui qui vous rendra la
vie plus facile ! Bien entendu, il est très rébarbatif d’entrer ces antislashs et
ces "begin" et "end". Mais les macros sont là pour le faire à votre place,
4.3 Insérer un tableau 32

alors profitez-en. Pour ma part, tous les environnements que nous avons vus
jusqu’à présent ont un raccourci-clavier, ce qui rend la rédaction du docu-
ment beaucoup plus aisée.

Vous avez à présent de quoi vous amuser avec les tableaux et les images. Es-
sayez donc de mettre des images dans un tableau, de placer plusieurs images
et tableaux pour voir la numérotation utilisée par LATEX, de faire des ta-
bleaux dans des tableaux dans des tableaux, etc...
5 Les mathématiques 33

5 Les mathématiques
Une introduction à LATEX ne saurait être complète si je ne parlais pas des
mathématiques, c’est en effet une des raisons pour lesquelles ce programme
fut créé.

J’ai toutefois fait exprès d’aborder le sujet assez tard dans ce document, pour
bien mettre l’accent sur le fait que LATEX ne sert pas uniquement à écrire des
mathématiques.

Comme je l’ai écrit en commentaires du test de Renan sur MathMagic, je


considère qu’il est totalement improductif de devoir écrire à la souris. Et
pourtant, c’est ce que les éditeurs d’équations vous proposent (que ce soit
celui de Word, MathMagic, ou un autre). Je pense pour ma part qu’écrire
mes mathématiques sur mon clavier, sans le quitter est la situation optimale.
De plus, LATEX offre le meilleur rendu d’équations qu’il soit possible d’obte-
nir (bien sûr, la beauté est toujours subjective). Vous pouvez aller voir un
article publié par le service informatique de l’EPFL qui compare entre autres
le rendu des équations avec Word, Framemaker et LATEX.

L’écriture des mathématiques dans LATEX est très très complète, et il me sera
donc difficile d’être exhaustif.

Les mathématiques peuvent s’écrire soit dans le texte, soit dans des environ-
nements à part. Pour écrire une équation dans le texte, il faut simplement
l’entourer de deux $. Par exemple :

Einstein a écrit $E=mcˆ2$

Vous le voyez, l’écriture d’une équation est assez naturelle. La mise en ex-
posant se fait comme en programmation avec le signe "ˆ". Essayons quelque
chose de plus compliqué :

Mais il a dit aussi $E=\sqrt{pˆ2cˆ2+m_0ˆ2cˆ4}$

On y voit d’abord la commande \sqrt qui dessine une racine carrée (square
root en anglais). Puis les mises en exposant, mais aussi une mise en indice
qui se fait grâce au caractère "_". Les mises en indice ou en exposant ne
prennent a priori que le premier caractère qui les suit (sauf si c’est une
commande). Pour mettre plusieurs caractères, il faut utiliser les accolades :

$2ˆ2+6=256$

donnera 22 + 6 = 256 et donc une équation fausse, tandis que


5 Les mathématiques 34

$2ˆ{2+6}=256$

donnera 22+6 = 256.

Pour écrire une fraction, deux solutions s’offrent à vous :

Ecrire $\frac{x}{y}=2$ équivaut à écrire ${x \over y}=2$

Bien entendu, toutes ces opérations peuvent s’imbriquer les unes dans les
autres, mais cela donne lieu à des équations assez conséquentes. Il ne sera
donc pas conseillé de les placer dans le texte, mais plutôt sur une nouvelle
ligne.

Pour cela, nous allons placer l’équation dans un environnement "equation"


(qui l’eut cru ?). Par exemple :

\begin{equation}
\frac{xˆ{\left(\sqrt{pˆ2cˆ2+m_0ˆ2cˆ4}-y_0ˆ4\right)}
-2y+8}{(y+x)ˆ2}=4K_1+3x
\end{equation}

donnera
√ 
p2 c2 +m20 c4 −y04
x − 2y + 8
= 4K1 + 3x
(y + x)2
J’attire votre attention sur la qualité de l’équation produite.

Vous aurez noté l’utilisation de \left( et de \right) . En effet, pour placer


des parenthèses, il suffit d’écrire des parenthèses (sans blague ?). Mais si vous
entrez ceci :

2(\frac{x}{y})=8

vous obtiendrez ça :
x
2( ) = 8
y
ce qui n’est pas très joli. En utilisant \left( et \right), LATEX adapte lui-
même la taille des parenthèses au contenu :
x
 
2 =8
y
Ce qui est bien mieux. Bien entendu, ceci s’applique également aux cro-
chets ([ et ]) et aux accolades. Par contre pour ces dernières, leur utilisation
5 Les mathématiques 35

"simple" se fera avec les commande \{ et \{. En effet, l’accolade est réservée
par LATEX pour les arguments des commandes.

Revenons à notre environnement "equation". Vous remarquerez que l’équa-


tion est automatiquement numérotée. Vous pouvez donc évidemment lui faire
référence. Ceci se passe toujours de la même manière, à savoir utiliser un
\label pour l’étiqueter et un \ref pour y faire référence :

\begin{equation}
2\left(\frac{x}{y}\right)=8\label{eq:xy}
\end{equation}
L’équation \ref{eq:xy}nous donne la
relation entre $x$ et $y$.

Si vous désirez ne pas numéroter une équation, vous la placerez simplement


dans l’environnement "displaymath". Mais vous ne pourrez alors pas y faire
référence.

Pour abréger, on peut remplacer les \begin{displaymath} et \end{displaymath}


par \[ et \] :

Voici une équation :


\[
2\left(\frac{x}{y}\right)=8
\]

L’environnement "equation" (et "displaymath") ne permet l’écriture que sur


une seule ligne. Pour écrire plusieurs équations (sur plusieurs lignes) vous
pouvez utiliser l’environnement "eqnarray". Ce dernier a l’avantage de vous
permettre d’aligner vos équations. Il fonctionne en effet comme un tableau
(que nous avons vu dans la partie précédente) à trois colonnes avec un ali-
gnement "rcl" :

\begin{eqnarray}
2 \left( \frac{x}{y}\right)&=&8 \\
\frac{x}{y}&=& \frac{8}{2}\\
&=&4
\end{eqnarray}

Vous remarquerez que comme pour un tableau, on utilise le caractère "&"


pour aligner les éléments. Dans cet exemple, on s’assure que les trois signes
"=" seront alignés verticalement :
5 Les mathématiques 36

x
 
2 = 8
y
x 8
=
y 2
= 4
Dans l’environnement "eqnarray", chaque ligne est numérotée. Pour y faire
référence, il s’agit de placer un \label à la fin de chaque ligne (avant le \\). Si
vous ne désirez pas numéroter les équations, il faut utiliser l’environnement
"eqnarray*".
Pour entrer du texte dans une équation, vous devez utiliser des commandes
spéciales. Il y en a une pour chaque style (les styles "slanted" et "petites
capitales" ne sont pas disponibles en mode mathématique) :
Italique \mathit{texte}
Gras \mathbf{texte}
Machine à écrire \mathtt{texte}
Sans serif \mathsf{texte}
Roman \mathrm{texte}
Par exemple, pour écrire l’énergie potentielle on entrera :
\begin{equation}
E_\mathrm{pot.}=mgh
\end{equation}
Cas particulier, pour écrire les fonctions habituelles :
tangente \tan
cosinus \cos
sinus \sin
log naturel \ln
logarithme \log
et j’en passe (fonctions hyperboliques, fonctions trigonométriques inverses,
etc...).

Pour écrire une matrice (et donc un vecteur), on utilise l’environnement


"array". Il fonctionne exactement comme l’environnement "tabular" :
\begin{equation}
A=\left(\begin{array}{ccc}
1 & 2 & 3\\
4 & 5 & 6\\
7 & 8 & 9
\end{array}\right)
\end{equation}
5 Les mathématiques 37

donnera :
 
1 2 3
A= 4 5 6 
 
7 8 9

Vous pouvez évidemment placer n’importe quel élément dans cette matrice,
que ce soit un chiffre, une équation ou une autre matrice !

Il est commun en mathématique d’utiliser des lettres grecques pour désigner


certaines variables du problème. Avec LATEX, il vous suffit de connaître votre
alphabet grec (vous en connaissez déjà deux lettres : alpha et beta qui ont
donné leur nom à l’alphabet). En effet, il vous suffit d’entrer un antislash
suivi du nom de la lettre. Si vous mettez une majuscule au nom de la lettre
grecque vous obtiendrez sa version majuscule, si vous mettez une minuscule
vous obtiendrez sa version minuscule :

\begin{equation}
2\pi+\Omega=\xi\cos(\theta+\phi)
\end{equation}

2π + Ω = ξ cos(θ + φ)

Mais comme on n’attend pas de vous que vous sachiez votre alphabet grec
sur le bout des doigts, TeXShop vous met à disposition la "Palette LaTeX".
Vous la trouverez dans le menu "Fenêtres" ou avec un pomme-= :
5 Les mathématiques 38

Dans la partie supérieure de cette palette, vous trouvez cinq onglets destinés
aux mathématiques avec tout d’abord les symboles spéciaux (constante de
Planck, opérateurs d’ensembles, l’ensemble grand R, etc..), puis les lettres
grecques, puis quelques symboles (opérateurs logiques, parenthèses, etc..),
puis les fonctions trigonométriques dont je vous parlais à l’instant. Le der-
nier onglet est peu important puisqu’il vous permet d’écrire les accents "à
l’ancienne", comme je le mentionnais dans la section 2.2.

La partie inférieure de cette "Palette LaTeX" possède trois onglets. Le pre-


mier reprend les environnements les plus courants (center, figure, table, ta-
bualr, itemize, etc...). Le deuxième vous donne les différents styles de texte,
en mode texte et en mode mathématique. Enfin, le dernier onglet est une
aide à la structure du document, dans lequel vous retrouvez les sections, le
titre, etc...

Il existe également une deuxième palette, la palette "Matrix" (rien à voir


avec le film) :

Cette palette est une aide à la création de matrices. Vous pouvez y définir
la taille de la matrice, son contenu, ainsi que les contenants (parenthèses,
crochets, norme, etc...)

Ces palettes sont donc une alternative ou un complément aux macros. C’est
selon votre goût personnel. Pour ma part, comme je l’ai mentionné plus haut,
je fais tout au clavier, les environnements que j’utilise le plus ont donc tous
un raccourci-clavier.
5 Les mathématiques 39

Bien entendu, je pourrais encore écrire des kilomètres à propos des équa-
tions, tant les possibilités sont immenses. Mais je préfère vous en donner un
petit aperçu et je vous donnerai au paragraphe 6.4 une série de liens vers des
documents de référence qui vous aideront à approfondir le sujet.
6 Compléments et conclusion 40

6 Compléments et conclusion
Pour cette dernière partie de cette série d’articles consacrés à LATEX, je vais
tout d’abord m’attarder sur quelques oublis qu’on m’a signalés en commen-
taires des articles parus sur Cuk. Puis je vais aborder deux aspects propres à
"pdflatex" et enfin je vous ferai part de mes conclusions et de mes réflexions.
Enfin vous trouverez plusieurs liens vers des sites ou des documents qui vous
permettront d’approfondir votre apprentissage de LATEX.

6.1 Les oublis et les compléments


6.1.1 Les césures
Tout d’abord, je remercie Franck et Mina (Nicolas) et tous ceux qui sont
intervenus en commentaires de mes articles pour me signaler des oublis ou
me mentionner des imprécisions ou des erreurs. En effet, j’ai oublié un point
essentiel de LATEX : les césures.

Les césures sont automatiques avec LATEX. Il en connaît les règles françaises
à partir du moment où on lui a indiqué d’utiliser le paquet de commandes
"babel" avec l’option "french" (à ce sujet, je vous conseille de lire le com-
mentaire de Franck, qui explique les différentes options de francisation).

Toutefois, avec les mots accentués, LATEX ne fera pas les césures correctes.
Pour corriger cela, il faut utiliser un nouveau paquet de commandes :

\usepackage[T1]{fontenc}

Avec ce paquet de commandes, LATEX utilisera les polices CM-Super que je


vous avais conseillé d’installer dans la première partie. Et avec ces polices,
les césures seront correctes.

Mais s’il arrivait que LATEX ne parvienne pas à faire une césure dans un
mot, ou qu’il en fasse une fausse, vous pouvez toujours le corriger en lui
indiquant où il a le droit de couper un mot. Ceci se fait avec la commande
\-. Par exemple, si LATEX a du mal à trouver où faire la césure dans le mot
"internet", vous remplacerez ce mot par :

in\-ter\-net

LATEX saura ainsi quels sont les endroits autorisés pour faire la césure.

6.1.2 L’orthographe
TeXShop étant une application Cocoa, elle profite pleinement de la correction
orthographique mise à disposition par Apple. Toutefois, il est assez pénible
6.1 Les oublis et les compléments 41

de voir tous les "section", "chapter", "begin", "end" et autres "usepackage"


soulignés en rouge. Pour contourner cela vous pouvez installer les diction-
naires de cocoASpell qui reconnaît les commandes LATEX et sait ce qu’il faut
vérifier et ce qu’il n’est pas nécessaire de vérifier.

6.1.3 La grammaire
François le demandait en commentaires. Non, la correction grammaticale
n’est a priori pas disponible. En effet, l’existence de toutes ces commandes
rend la correction difficile. Finalement, c’est le même problème pour l’HTML.
Mais les solutions existent. Ou plutôt, les "trucs" existent.

Je vous propose deux solutions. Tout d’abord, la majeure partie du texte


est "brut", elle peut donc être sans autre copiée pour être introduite dans
un vérificateur. Le problème se posera lorsqu’il y aura des modificateurs de
style (italiques, gras, etc.).

La deuxième solution que je vous propose utilise les capacités du nouvel


Aperçu de Panther. En effet, ce dernier vous offre la possibilité de copier
le texte contenu dans un document PDF. Vous pouvez donc ouvrir votre
document créé par LATEX, tout sélectionner et l’envoyer au correcteur. Cela
fonctionne même avec les services !

Toutefois, il est évident que ce n’est pas la solution idéale, mais c’est pour
l’instant la seule que l’on a.

6.1.4 La fragmentation
Encore un sujet abordé dans les commentaires. Lorsqu’on travaille sur un
document conséquent ou collaboratif (plusieurs auteurs), il est parfois néces-
saire de le fragmenter. J’entends par là avoir par exemple un fichier distinct
par chapitre.

Ceci se fait grâce à la commande \include. Par exemple :

\begin{document}
\chapter{Introduction}
bla bla bla...
\include{chapitre1}
\include{chapitre2}
\include{conclusion}
\end{document}

Vous placerez alors les fichiers "[Link]", "[Link]" et "conclu-


[Link]" dans le même dossier que le fichier principal.
6.1 Les oublis et les compléments 42

Il va sans dire que la numérotation des chapitres, la table des matières, les
références et tout le tintouin seront parfaitement gérés par LATEX.

6.1.5 Les images EPS


Je vous l’ai dit, pour placer des images, les formats acceptés sont jpeg, png et
pdf. En fait, ceci est vrai car nous utilisons le compilateur pdflatex, qui créé
un document PDF. Mais je vous ai également dit dans la première partie,
que le compilateur LATEX crée en fait un fichier dvi qui est ensuite converti
en PostScript. Et dans ce cas, le seul format d’image accepté est le format
EPS (Encapsulated PostScript). C’est un format encore très utilisé, en par-
ticulier pour tout ce qui est vectoriel. C’est également le format dans lequel
Illustrator sauvait ses fichiers jusqu’à la version 8.

Pour insérer des images EPS dans son document et quand même obtenir un
PDF à l’arrivée, TeXShop vous propose de compiler votre document avec
LATEX puis de convertir le fichier PostScript ainsi obtenu en PDF.

Pour cela, vous devez vous rendre dans le menu "Composer". Dans la troi-
sième partie de ce menu, vous verrez une coche devant "Pdftex", c’est le
réglage par défaut. Sélectionnez l’élément "TeX et Ghostscript", pour que la
compilation se fasse avec LATEX puis que le résultat soit converti en PDF.

Cette option porte mal son nom, car Ghostscript n’est plus nécessaire pour
la conversion PS -> PDF. En effet, Panther inclut son propre convertisseur
(qui est utilisé par Aperçu pour afficher les PS). Il vous faut juste aller avertir
TeXShop que vous ne voulez pas utiliser Ghostscript. Dans les préférences,
dans l’onglet "Misc", sous "Distiller" vous devez cocher "Panther Distiller".
Bien entendu, cela ne fonctionne que sous Panther.

6.1.6 Les macros


Les macros sont votre meilleur allié. TeXShop vous met à disposition un
certain nombre de macros prédéfinies, nous en avons vu plusieurs au court des
différentes parties. Vous pouvez également modifier ces macros (par exemple
ajouter l’utilisation du paquet "babel" dans la macro d’insertion des en-têtes)
et en ajouter autant que vous voulez. Par exemple, il manque une macro pour
centrer un bout de texte, ajoutez-la dans l’éditeur de macros grâce au bouton
"Nouvel item". Donnez-lui un nom et entrez ceci dans "Contenu" :
\begin{center}
#SEL##INS#
\end{center}
6.2 Compléments propres à pdflatex 43

Le #SEL# sera remplacé par la sélection. Si par exemple vous avez déjà écrit
un bout de texte et que vous désirez le centrer, vous le sélectionnez et lancez
la macro que vous avez créée, la sélection sera alors placée dans l’environne-
ment "center".

Le #INS# définit l’emplacement du point d’insertion. C’est là que votre cur-


seur se trouvera après que vous ayez lancé la macro.

6.2 Compléments propres à pdflatex


6.2.1 hyperref
Je vous l’ai dit,TeXShop ne compile pas avec LATEX mais avec pdflatex. La
conséquence de cela et que le fichier final est un document PDF et non pas
un fichier PS (après transformation du DVI).

Tout ce qui a été dit dans les parties précédentes était des généralités de
LATEX (sauf pour les images qui doivent être au format eps lorsqu’on compile
avec LATEX).

Mais le PDF est un format très très riche, capable de faire bien plus que
bêtement afficher un texte et des images.

Tout d’abord, un document PDF peut contenir une table des matières, per-
mettant la navigation dans le document. C’est le tiroir qui s’ouvre sur un
des côtés de la fenêtre d’Aperçu.

Mais un document PDF peut également contenir des hyperliens ! Ne serait-il


pas fantastique de pouvoir cliquer sur un élément de la table des matières
et de s’y voir instantanément transporté ? Ne serait-il pas génial de pouvoir
cliquer sur la référence d’une image et de la voir immédiatement apparaître ?
Ne serait-il pas hypercool de pouvoir cliquer sur les mots "[Link]" dans un
document PDF et de voir s’ouvrir notre site préféré dans un navigateur ?

Tout cela est possible avec pdflatex ! Il suffit d’ajouter le paquet de com-
mandes "hyperref" :

\usepackage{hyperref}

Sans rien faire d’autre, la table des matières deviendra automatiquement


des hyperliens qui mèneront au chapitre ou à la section choisie, les références
meneront directement au tableau, à la figure, au chapitre ou à l’équation cor-
respondante, les notes de bas de page deviendront également des hyperliens,
etc...
6.2 Compléments propres à pdflatex 44

Mais il sera également possible de créer de véritables hyperliens dans le


document, grâce à la commande \href :

Voici un lien vers le fantastique site \href{http ://[Link]}{Cuk}

Le premier argument donne l’URL à atteindre et le deuxième argument


donne le texte à afficher. Il est également possible de placer une image dans
le deuxième argument au lieu d’un texte, voire même une équation.

On peut regretter que ces hyperliens ne soient pas actifs dans la prévisua-
lisation de TeXShop. Ils sont présents dans Aperçu, mais ne ressortent pas,
c’est uniquement le changement de pointeur qui vous indique qu’un lien est
"cliquable". Ils apparaîtront par contre encadrés dans Adobe Reader.

Mais vous pouvez également mettre une couleur à ces liens pour les rendre
plus apparents. Pour cela, il vous faut d’abord charger le paquet de com-
mandes permettant de mettre un peu de couleur dans vos documents :

\usepackage{color}

Placez-le avant "hyperref", celui-ci doit toujours être le dernier paquet de


commandes chargé !

Puis il s’agit de configurer le paquet "hyperref" pour qu’il utilise des couleurs.
Ajoutez ceci avant le \begin{document} :

\hypersetup{colorlinks = true
}

Il est possible de personnaliser les couleurs, mais je n’entrerai pas dans les
détails ici.

Un document PDF contient également des informations sur l’auteur, le titre


du document, etc. Vous pouvez entrer ces informations avec "hyperref" :

\hypersetup{
pdftitle = Mon beau pdf,
pdfauthor = Fabien Conus
pdfsubject = Introduction à LaTeX
pdfkeywords = LaTeX Cuk pdf
}

Si avec Adobe Reader vous lisez alors les informations du document (pomme-
D) vous obtiendrez ceci :
6.2 Compléments propres à pdflatex 45

Le paquet de commandes "hyperref" est très complet et très riche, vous


trouverez un manuel complet sur ce site.

6.2.2 pdfsync
Il y a une chose ennuyante avec LATEX. Vous compilez votre document, tout se
passe bien, mais en parcourant le fichier PDF vous remarquez une faute (de
frappe, d’orthographe, peu importe). Selon la taille du document, il peut être
pénible de retrouver l’erreur dans le code LATEX. Heureusement, il y a "pdf-
sync". Ce paquet de commandes est encore expérimental, mais il fonctionne
déjà très bien. Le principe est simple : une fois que vous avez repéré l’erreur
dans le fichier PDF, vous faites un pomme-clic dans le pdf à l’endroit de
l’erreur et TeXShop vous amène directement à la ligne correspondante dans
le code.

Pour mettre ce système en oeuvre, il faut d’abord l’installer, car il ne vient


pas (encore) avec l’installation de LATEX. Lorsque vous montez l’image-disque
de TeXShop, comme nous l’avons fait dans la première partie, vous trouvez
un fichier intitulé "[Link]". Les fichiers ".sty" sont des paquets de com-
mandes pour LATEX. Il faut donc placer ce fichier à un endroit que LATEX
connaît et où il sait qu’il doit aller chercher les paquets de commandes. Allez
dans votre dossier "Bibliothèque". Regardez si vous avez un dossier "texmf",
si ce n’est pas le cas, créez-le. Dans ce dossier "texmf" créez un nouveau dos-
sier "tex" et placez-y le fichier "[Link]". En résumé vous devez avoir
ceci :

Ensuite, dans votre document LATEX vous devez encore indiquer que vous
désirez utiliser ce paquet de commandes :

\usepackage{pdfsync}
6.3 Conclusion 46

(je vous rappelle que "hyperref" doit toujours être le dernier paquet de com-
mandes chargé).

Et voilà, "pdfsync" est actif. Si, lors de la compilation, vous avez un mes-
sage d’erreur indiquant qu’il ne trouve pas "pdfsync", essayez de relancer
TeXShop.

6.3 Conclusion
Ouf ! Nous voilà arrivés au terme de cette petite introduction à LATEX sous
MacOS X. J’insiste sur le fait que c’est une courte introduction, il manque
plein de choses et je ne suis pas allé au fond des sujets traités, ce n’est pas
le but. Il existe beaucoup de ressources sur internet qui vous permettront
d’approfondir les différents sujets et de devenir un pro de LATEX, je vous
donnerai quelques liens plus bas.

J’aimerais profiter de cette conclusion pour reprendre un peu le débat qui à


commencé dans les commentaires. Avez-vous besoin de LATEX ? LATEX est-il
fait pour vous ?

LATEX vous permet d’écrire sans peine des documents conséquents, avec fi-
gures, tableaux, références, et vous offre une mise en pages à l’allure très
professionnelle.

Bien sûr, cela implique un apprentissage, mais pour faire des documents com-
plexes sous Word ou FrameMaker, cela nécessite également un apprentissage.

Ceux qui me diront "Mais moi je ne fait pas de gros documents, juste de
la correspondance et quelques broutilles". Alors ceux-là ont gaspillé leur ar-
gent ! Word coûte 400 CHF (266 e), FrameMaker coûte 2430 CHF, soit 1620
e (1750 CHF en version anglaise, soit 1170 e). LATEX est complètement
gratuit ! Si c’est pour faire de la correspondance, vous avez meilleur temps
d’utiliser TextEdit, en plus il sait lire et enregistrer les documents Word !

Je pense ne pas mentir en disant que LATEX est la solution de création de


documents PDF la moins chère possible ! De plus, il permet également la
création de documents PDF dynamiques comme je viens de vous le montrer.

Evidemment LATEX n’est pas WYSIWYG (rappel : what you see is what you
get, ce que vous voyez est ce que vous obtenez), mais c’est un mal pour un
bien. C’est grâce à ça que vous obtenez cette très belle mise en pages sans
vous fatiguer. Vous me direz que tous les documents LATEX se ressemblent.
Et bien c’est faux. Oui, vos premiers documents auront tous la même allure.
Mais vous apprendrez très vite à redéfinir la taille des marges, à changer
6.3 Conclusion 47

de police, à personnaliser votre mise en page (par exemple avec le paquet


de commandes "fancy headers"). Ce qui est bien, c’est qu’une fois que vous
êtes satifaits de votre mise en page, vous n’avez qu’a garder la même en-
tête pour tous vos documents, vous ne modifierez que ce qui se trouve entre
\begin{document} et \end{document}. J’ai lu sur un site que LATEX c’était
du YAFIYGI, You asked for it, you got it : "tu l’as demandé, tu l’as eu".

Vous me direz que jamais vous ne parviendrez à vous souvenir de toutes ces
commandes. Alors je vais encore une fois insister sur l’utilisation des ma-
cros. TeXShop est là pour vous simplifier la vie, il vous offre toute une série
de macros auxquelles vous pouvez associer des raccourcis clavier. Chez moi
pomme-alt-f m’insère automatiquement tout ce qu’il me faut pour inclure
une figure, pomme-alt-e me permet d’insérer une équation, etc.

Si vous voulez créer des documents que vous souhaitez diffuser, ou si vous
faites de l’écriture collaborative, LATEX sera tout à fait approprié. J’ai passé
une année à travailler avec quelques collègues pour un prof qui ne jurait
que par Word. Et vous ne pouvez pas imaginer les heures de cauchemar
pour parvenir à lire correctement les documents que mes collègues (sous
Windows) m’envoyaient (et inversement). Et lorsqu’on parvenait à les lire,
encore fallait-il pouvoir les imprimer !

LATEX créé du PDF, format lisible sur toutes les plateformes connues (sauf les
consoles de jeux, et encore !). De plus le code LATEX est un bête format texte
en ASCII, il est donc également lisible sur toutes les plateformes et comme
LATEX est un logiciel libre il tourne également sur toutes les plateformes. La
compatibilité est donc totale, pour le résultat comme pour la source.

Ce qui soulève un autre sujet, celui de la pérennité des documents. Nous


l’avons vu récemment avec la mésaventure de FrameMaker sous MacOS X,
les logiciels commerciaux n’ont pas une survie assurée, et les documents
sauvés dans les formats propriétaires associés à ces programmes ne seront
peut-être plus lisibles dans quelques années. Evidemment, il est difficile de
croire que Word n’existera plus dans, disons, 25 ans. Mais qui parvient au-
jourd’hui à lire le format Visicalc, qui était pourtant le logiciel phare des
débuts de la micro-informatique ? Un code LATEX est en ASCII, le format
le plus simpliste. Sa pérennité est donc assurée. De plus, le code source de
LATEX étant disponible à tous, aucune firme ne pourra décider d’arrêter de
le publier.

Finalement, pour répondre aux deux questions que je mentionnais plus haut,
la meilleure manière de savoir si LATEX est fait pour vous, c’est d’essayer.
C’était le but de cette présentation simpliste, vous avez toutes les clefs en
main pour faire de beaux documents. Essayez-le et faites-vous votre propre
6.4 Quelques liens 48

opinion. Pour ma part, j’ai essayé Word, j’ai fait deux ou trois rapports avec
et je me suis vite rendu compte que je n’allais pas vivre vieux si je continuais
avec ce programme.

Ceci met un terme à cette présentation de LATEX. Il n’est pas impossible que
je réécrive un ou deux articles ultérieurement pour aborder d’autres questions
comme la gestion de la bibliographie, les en-têtes personnalisés, convertir un
document LATEX en HTML, etc.

Je vous propose encore quelques liens qui vous permettront d’approfondir


votre découverte de LATEX.

6.4 Quelques liens


En français :

– La référence pour apprendre LATEX : Une courte ( ?) introduction à LATEX.


– Paul Salort : LATEX pour les débutants sous MacOS X. Excellent chapitre
sur les polices.
– Benoît Rivet : teTeX sous MacOS X, installation de paquets, utilisation
des polices.
– Nicolas Seriot : trucs et astuces pour LATEX. Au passage, essayez le thème
Kuc sur son site.
– la FAQ LaTeX de l’équipe Grappa
– Enrico sur [Link] propose une page sur LATEX avec plein de liens inté-
ressants.
– xrings : Installer LATEX sur son Mac et Utiliser LATEX sur son Mac.
– Apprendre LATEX chez Loria. Attention, c’est "à la dure", au Terminal.
– Raccourcis clavier avec TeXShop, par Daniel Martin, transmit par une
lectrice de Cuk.

En anglais :

– LA page de référence de LATEX sous MacOS X.


– MacOS X TeX/LATEX Web Site
– LATEX as an Alternative to Conventional Word Processing Programs
– The not so short introduction to LATEX : la version originale du document
français ci-dessus.
Index
.aux, 7 documentclass, 8
.dvi, 4
.log, 7 éditeur des macros, 33, 45
.out, 7 élément flottant, 26, 32
.sty, 48 emphasize, 15
LATEX, 2 encodage, 13
TEX, 2 end, 9
enumerate, 24
accents, 13 environnements, 9
accolades, 37 eqnarray, 37
antislash, 6 equation, 36
article, 8, 18, 19 équation, 35
auteur, 11, 47 étiquette, 21, 27, 37

babel, 19 figure, 26
barres float element, 26
horizontales, 30 fonctions mathématiques, 38
verticales, 30 fontenc, 42
begin, 9 footnote, 22
book, 8, 18 formats d’images, 25, 44
fraction, 36
césures, 42 FrameMaker, 50
caption, 27 french, 19
centering, 27
centrer, 16, 27, 30 ghostscript, 44
césures, 42 graphicx, 24
chapitre, 18, 21 grecques, lettres, 39
citation, 17
href, 46
classes, 8, 18
hyperliens, 46
CM Super, 4, 42
cocoAspell, 43 image, 24
commande, 9 include, 43
commandes, paquet de, 13 includegraphics, 24
commentaire, 12 indentation, 10
console, 7 item, 24
couleur, 46 itemize, 24
crochets, 37 iTeXMac, 6

date, 11, 20 justification, 16


dimension, 28
displaymath, 37 Knuth, Donald E., 2
distiller, 44 légende, 25, 27

49
INDEX 50

label, 21 taille, 9, 16
Lamport, L., 2
ldots, 24 référence, 37
left(, 36 raccourcis-clavier, 33, 50
letter, 8, 18 racine carrée, 35
liste, 24 ref, 21
listoffigures, 29 référence, 21, 27, 33, 46
listoftables, 33 report, 8, 18
right), 36
MacOS X, 2
macros, 12, 23, 33, 45, 50 saut de ligne, 10
maketitle, 11 saut de page, 11
marginpar, 22 section, 18, 21
matrice, 38 souligner, 15
mise en exposant, 35 sous-section, 18
mise en indice, 35 sous-sous-section, 18
mise en page, 19 style, 14, 38

newline, 9 table
newpage, 11 alignement, 29
numérotation, 37 nombre de colonnes, 29
numérotation, 19, 22, 27 table des figures, 29
table des matières, 20
options table des tableaux, 33
angle, 28 tableau, 24
d’image, 28 tableofcontents, 20
draft, 28 tabular, 29
height, 28 texmf, 48
scale, 28 TeXShop, 6
width, 28 textheight, 29
textwidth, 29
pérennité, 50 titre, 11, 47
palette LaTeX, 39 today, 20
palette matrix, 40 typographie
paperheight, 29 française, 20
paperwidth, 29
paragraphe, 9, 18 usepackage, 13
parenthèses, 36
PDF, 5 vecteur, 38
pdfLATEX, 4
Word, 2, 50
placement
WYSIWYG, 3, 49
de l’image, 26
points de suspensions, 24 YAFIYG, 49
police
style, 14

Vous aimerez peut-être aussi