Section 1 Structure du passif du bilan
Le passif ou le capital financier est la partie droite du bilan. Il représente
les ressources financieres dont l’entreprise dispose et renseigne sur leurs
origines. On distingue deux grandes massen de capitaux financiers les
capitaux propres (fonds propres) et les capitaux étrangers (fonds de tiers)
Conformement à l’article 30 de l’AU sur la comptabilité, le passif comprend
les capitaux propres et les ressources assimilées, les dettes financières, le
passif d’exploitation attaché aux activités ordi naires, le passif hors
activités ordinaires et le passif de trésorerie
1.1. Capitaux propres et ressources assimilées
Il s’agit des ressources apportées par les propriétaires juridiques de
l’entreprise (capital social) ainsi que les revenus générés par l’entreprise
et qui y sont gardés pour assurer son autofinance ment (réserves, report à
nouveau, etc.). On y trouve également des ressources assimilées mises a
la disposition de l’entreprise, comme c’est le cas des subventions
d’investissement.
10 Capital
Il est constitué de l’ensemble des apports des associés (propriétaires
juridiques de l’entreprise), des primes liées aux capitaux propres ainsi que
des écarts de réévaluation. Le capital lui-même peut être subdivisé en
101 Capital social
102 Capital par dotation :
103 Capital personnel.
104 Compte de l’exploitant
Le capital social enregistre les ressources durables que les actionnaires
mettent à la disposition de
L’entreprise. Conformément à l’article 40 de l’Acte Uniforme relatif au droit
des sociétés commer- ciales et du Groupement d’intérêt économique
(GIE), les apports peuvent être en nature, en numé- raire ou en industrie.
Seuls les deux premiers apports sont enregistrés dans le compte capital
social. Le capital social est égal au produit de la valeur nominale et du
nombre des titres émis par l’entreprise. Le montant minimum du capital
social est fonction de la forme juridique de l’entre- prise. L’Acte Uniforme
relatif au droit des sociétés commerciales et du GIE ne définit pas le mon-
tant minimum du capital social pour les sociétés en nom collectif (SNC),
les sociétés en comman dite simple (SCS) ni les sociétés par actions
simplifiées (SAS). Le minimum du capital exigé est de 1.000.000 FCFA pour
les sociétés à responsabilité limitée (SARL) (article 311) et 10.000.000
FCFA pour les sociétés de capitaux (article 387), notamment les sociétés
anonymes (SA).
Le capital par dotation enregistre les fonds ainsi que les subventions
d’investissement que l’État, en tant que donateur, met à la disposition de
ses entreprises
Le capital personnel enregistre l’apport effectué par les propriétaires des
entreprises indivi
Duelles
Pour qu’il y ait apport en industrie, il faut qu’il y ast véritablement travail
Sont donc exclues les autres formes d’appart
On industrie constituées simplement par le savoir-faire, le crédit
commercial, la notoriété, etc.
Sections I et 4 du chapitre 7 de l’Acte Uniforme relatif au droit des sociétés
commerciales et du GIE
Le compte de lee par rentrepristre les compléments d’apport, les retraits
effectués dans l’année atre temporaire par pour un usage personnel.
105 Primes liées aux capitaux propres
Sent enregistrées aussi dans le capital, les primes liées aux capitaux
propres. Elles interviennent bes de l’augmentation du capital. La prime
d’émission est la différence entre le prix d’émission et valeur nominale.
Celle-ci est apportée par le nouvel actionnaire lors de l’augmentation du
capital put que les anciens qui ont renoncé à leurs droits de souscription
préférentielle ne soient pas ses. On distingue, dès lors, la prime d’apport
lorsque l’apport se fait en nature et la prime d'émis won en cas d’apport
en numéraire.
A prime d’émission est le droit d’entrée payé par de nouveaux
actionnaires ; elle est destinée a
Compenser la différence entre la valeur nominale et la valeur vénale des
actions anciennes. C’est
Me mesure de sauvegarde des actionnaires anciens. La prime d’émission
doit être intégralement payée dès la souscription. Juridiquement, la prime
constitue un complément d’apport qui s’incor- pure à l’actif social. Mais
l’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) peut en disposer librement.
Aire la distribuer aux actionnaires.
La prime de fusion se définit comme la différence entre l’augmentation de
capital de la société qui sbsorbe l’autre (absorbante) et l’apport de la
société rachetée (absorbée).
La prime de conversion quant à elle porte sur les obligations convertibles
en action et se définit samme la différence entre la valeur d’une obligation
convertible en action et la valeur de cette même action sur son marché.
106 Écarts de réévaluation
Larticle 35 de l’AU portant comptabilité des entreprises précise que la
méthode d’évaluation des
Elements inscrits en comptabilité est fondée sur la convention du coût
historique et sur l’applica- on des principes généraux de prudence et de
continuité de l’exploitation. Cependant, le principe au coût historique se
trouve à la base de distorsion entre la valeur d’origine et la valeur actuelle
des éléments du bilan. Pour résoudre ce problème, l’article 35 prévoit que
l’on peut procéder à la néévaluation de ces éléments dans le respect de
certaines conditions (cf. articles 62 à 65). De ce l’écart de réévaluation est
défini comme étant la différence entre la valeur actuelle et la valeur ptable
d’un élément du patrimoine. Jont
Soumis à la réévaluation, les éléments dont la valeur inscrite dans le
patrimoine est différente delears valeurs de marché, à la date de la
réévaluation. On distingue les éléments monétaires des ments non
monétaires. Les éléments monétaires ne font pas l’objet de réévaluation
étant donné sont exprimés à leur valeur actuelle à la date de la
réévaluation. C’est le cas des liquidités en monétaires légales et des
créances et des dettes non indexées libellées en ces mêmes unités. Les
éléments non monétaires font l’objet de la réévaluation car les valeurs
inscrites au bilan vent être différentes de leurs valeurs de marché
Article 7SP He l’Acte Uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et
du GIE les ores tant de leurs actions, un droit de préférence a la
souscription des actions on numerdire
St, a priori tous les éléments non monétaires peuvent être réévalués,
FOHADA prévoit qui appa tient aux autorités compétentes de préciser les
éléments réévaluables et ceux qui ne le seralers pas dans les textes
instaurant la réévaluation légale, ou réglementant la réévaluation libre
Géné calement, les immobilisations incorporelles, les stocks et les titres de
placement sont exclus de la reevaluation. Si on peut justifier l’exclusion
des stocks et des titres de placement pour leur car tère de court terme, ce
n’est, pourtant pas le cas, pour les immobilisations incorporelles. Par
ailleurs, on doit noter que les immobilisations totalement amorties mais
qui continuent à étre
Utilisées pourront être réévaluées s’il s’avère qu’elles ont encore une
durée d’utilisation appr
Ciable et ont une valeur actuelle significative. L’OHADA prévoit deux
dispositifs de réévaluation : la réévaluation libre et la réévaluation légale
La réévaluation libre signifie tout simplement qu’elle n’est pas imposée
par les pouvoirs publics
Que l’entreprise a la liberté de le faire lorsque la valeur des éléments non
monétaire inscrite dans
Le patrimoine ne traduit pas l’image fidèle Dans ce cas, elle rectifie la
valeur des éléments no monétaires en utilisant un référentiel de valeurs
artuelles à déterminer sous sa responsabilité L’entreprise est libre
d’effectuer cette réévaluation à la clôture de l’exercice de son choix en res
pectant les conditions fixées par les autorités publiques ainsi que les
dispositions des articles 62 65 de l’AU portant organisation et
harmonisation des comptabilités des entreprises. La réévaluation légale
est celle imposée par l’État à certaines entreprises ou toutes les
entreprises à la clôture d’un exercice donné, selon les modalités
techniques et l’indice de réévaluation fixés
Par lui. Cette réévaluation présente l’avantage d’échapper partiellement
ou totalement selon les
Textes légaux à l’imposition fiscale de l’écart de réévaluation.
Lorsque l’Etat impose la réévaluation légale, cela veut dire que la
réévaluation libre doit être in terdite durant une certaine période.
Logiquement, la réévaluation a un caractère ponctuel, c’est pourquoi, elle
ne doit pas être confon due avec la reévaluation permanente opérée dans
des économies hyper inflationnistes comme cela est d’ailleurs prévu dans
les normes internationales IFRS (norme IAS 29).
Enfin, il convient de préciser que, en cas de réévaluation, tous les
éléments d’une même catégorie d’actifs doivent être réévalués, évitant
ainsi la réévaluation d’actifs isolés. Notons que dans TOHADA, la date de
réévaluation ne coïncide pas forcément avec la fin de l’exercice
Les normes internationales IFRS autorisent de manière explicite la
réévaluation générale et la juste valeur. La réévaluation générale se réfère
à celle appliquée à tous les actifs corporels et in corporels, elle permet de
rectifier l’image fidèle de l’entreprise mise en cause par le principe du coût
historique (IAS 16, IAS 32 et 39, IAS 29, IAS 38). L’écart de réévaluation,
s’il est positif dest étre porté directement dans les fonds propres sous une
rubrique séparée Écart de réévaluation
De façon à ce que l’opération ne fasse apparaître aucun profit. Si la
réévaluation aboutit à une di
Minution de la valeur de l’actif, l’écart de réévaluation est enregistré en
charge de l’exercice en
Cours. Les immeubles de placement, norme IAS 40, sont évalués en
utilisant la juste valeur, cons
Tituant ainsi une méthode alternative au coût historique. Enfin, on doit
reconnaître que la réévaluation présente certains avantages et
inconvénients. Parmi les avantages, on peut dire que la réévaluation
permet à l’entreprise de substituer la valeur actuelle à la valeur historique,
ce qui confère au patrimoine une image fidèle. Par ailleurs, la réévaluation
influence, dans le sens positif, le degré de solvabilité de l’entreprise en
augmentant son autonomie financière
20
OHADA-Analyse des états financiers
Parmi les inconvénients, on peut dire que la réévaluation a une influence
négative sur la rentabilité (economique et financière) de l’entreprise. En
effet, lors du calcul de la rentabilité, le résultat étant au numérateur, la
réévaluation augmente le montant des actifs immobilisés et des capitaux
propres au dénominateur. Par ailleurs, on ne doit pas perdre de vue aussi
que la réévaluation s’ar compagne d’un certain nombre des frais à payer.
Du point de vue du Système Comptable OHADA, l’écart de réévaluation
enregistre la plus-value de reévaluation. Cette dernière n’est rien d’autre
que la différence entre la valeur de réévaluation (valeur économique
actuelle) et la valeur comptable nette se trouvant au bilan. Cette plus-
value est calculée en appliquant un coefficient de réévaluation. La
réévaluation a pour impact l’accrois- sement des capitaux propres mais ne
correspond pas à un résultat.
L’article 65 de l’Acte Uniforme OHADA portant organisation et
harmonisation des comptabilités
Des entreprises dispose que l’écart de réévaluation ne peut être incorporé
au résultat de l’exercice de réévaluation. Il n’est pas distribuable ; il peut
être incorporé en tout ou partie au capital.
Le plan comptable SYSCOHADA prévoit deux comptes à savoir : 1061
Écarts de réévaluation légale
1062 Écarts de réévaluation libre
11 Réserves
Ce poste enregistre la part du bénéfice non distribué et gardé dans le
patrimoine de l’entreprise après affectation du résultat de l’exercice pour
assurer son autofinancement. L’article 142 de l’Acte Uniforme relatif au
droit des sociétés commerciales et du GIE dispose que l’Assemblée
Générale décide de l’affectation du résultat dans le respect des
dispositions légales et statutaires. On dis- tingue ainsi la réserve légale, les
réserves statutaires ou contractuelles, les réserves réglementées et les
autres réserves.
12 Report à nouveau
S’agit du bénéfice ou de la perte reportée. Lorsque le résultat est positif, le
le repo report à nouveau constitue la part du bénéfice non distribué sous
la forme de dividende, ni affecté à la réserve. En cas de résultat négatif, il
s’agit de la perte de l’exercice reportée au passif du bilan avec un signe
soustractif.
13 Résultat net de l’exercice
Obtenu après impôt, c’est la différence entre l’ensemble des produits et
l’ensemble des charges. II est gardé au bilan avant toute affectation et
prélèvement. On distingue : 131 Résultat net : bénéfice
139 Résultat net : perte
Gestion)
Le compte 13 enregistre aussi les soldes caractéristiques de gestion (voir
soldes intermédiaires de
14 Subventions d’investissement
Elles se réfèrent aux dons en nature ou en espèce ainsi qu’aux aides
financières que les pouvoirs publics mettent à la disposition de l’entreprise
en vue de l’acquisition d’un actif immobilisé (inves tissement économique
au sens strict du terme).
15 Provisions réglementées et fonds assimilés
Les provisions réglementées résultent de libéralités fiscales pour une
partie de bénéfice et ont pour but de faire profiter les entreprises de
certains avantages fiscaux. Elles sont, ainsi, assimilées à des réserves non
libérées d’impôts, c’est ainsi qu’elles sont enregistrées dans les capitaux
propres. Leur enregistrement respecte le même mécanisme que celui
appliqué lors de la constata- tion d’une provision (dépréciation). Dans le
compte de résultat, elles sont considérées comme une opération HAO.
Sont enregistrés sur ce poste, les amortissements dérogatoires, les plus-
values de cession à réinvestir, les fonds réglementés, la provision spéciale
de réévaluation, les provisions réglementées relatives aux immobilisations,
les provisions réglementées relatives aux stocks, les provisions pour
investissement et les autres provisions et fonds réglementés. Ces
provisions sont régies par des dispositions législatives propres à chaque
Etat-Partie.
1.2. Dettes financières
Il s’agit des dettes que l’entreprise a contractées vis-à-vis des tiers
créanciers dont l’échéance de remboursement est supérieure à un an. On
y enregistre les emprunts et les dettes assimilées, les dettes de crédit-bail
et contrats assimilés, les dettes liées à des participations et comptes de
liaison des établissements et sociétés en participation ainsi que les
provisions financières pour risques et charges
161 Emprunts obligataires
Un emprunt obligataire est un emprunt à long terme non subordonné
représenté par des titres de
Créance, susceptibles comme le sont les actions – d’être placés dans le
public et d’être négociables. Ces emprunts sont souvent de montant élevé
et sont divisés en fractions égales appelées obliga- tions Le propriétaire
d’une obligation est appelé obligataire. L’entreprise qui émet un emprunt
obligataire s’engage à payer aux obligataires des intérêts périodiques,
généralement annuels, ap- pelés coupon et de rembourser la valeur
nominale, appelée le principal, à l’échéance de ces titres. En fait, il s’agit
d’un mode de financement réservé aux grandes sociétés pouvant faire
appel public à l’épargne (il s’adresse non pas aux banques mais plutôt à
une multitude de petits prêteurs qui peuvent être des particuliers ou des
entreprises).
L’article 779 de l’Acte Uniforme relatif au droit des sociétés commerciales
et du GIE dispose que les obligations sont des titres négociables qui dans
une même émission, confèrent les mêmes droits de créance pour une
même valeur nominale. Il convient de préciser que l’emprunt-obliga- tion
n’est autorisé qu’aux sociétés anonymes dont le capital social est
intégralement libéré (article 781), Il est également interdit l’émission
d’obligations à lots (article 782) dans la mesure où les obligations d’un
même emprunt doivent être traitées de façon équivalente. Une obligation
est dite au pair forsqu’elle est emise a la valeur nominale. Elle est dite
participante lorsqu’une partie de l’intérêt est hee aus variations des
bénéfices. Elle est dite convertible lorsqu’elle offre la possibilité d’être
transformée en part d’associés
The obligation Tobligation est rembou action, cependant, il y a une grande
différence entre les Alors liquidation ou d’amortiserste recheance, faction
ordine difference entre les refixe o variable (coupon) que du capital Lettre,
que desire to precipe teret five done droit au duel que soit le résultat
dégagé parfient un obligataire porte aordinaire ne dorou droit à un
dividende que si l’entreprise realise tin treprise alors que fa stribuer une
partie ou la totalité aux actionnaires
Lemprunt obligataire comprend un certain nombre de caractéristiques De
Taux d’intérêt est la rémunération annuelle des obligations : la valeur est
la valeur sur la base de laquelle est calculé l’intérêt nominale (ou je pair)
La valeur d’emission représente le prix auquel l’obligation est émise, et
sera souvent inférieure a valeur nominale :
Ta valeur de remboursement peut être supérieure ou égale à la valeur
nominale : la durée de l’emprunt.
Pour rendre attractif un emprunt obligataire, la valeur d’émission sera
souvent intérieure ou égale la valeur nominale qui elle-même est
inférieure ou égale à la valeur de remboursement
162 Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
Ce sont des dettes financières à long terme (dont la durée de
remboursement est supérieure à un an) que toute entreprise peut
contracter auprès d’une institution financière bancaire. Par défini- tion, une
dette à long terme coûte à l’entreprise ; ce coût est appelé intérêt et
constitue une charge nancière de dettes pour l’entreprise qui contracte
l’emprunt.
163 à 168 Autres types d’emprunts et dettes assimilées
On y met
163 Avances reçues de l’État
164 Avances reçues et comptes courants bloqués
165 Dépôts et cautionnements reçus
168 Autres emprunts et dettes
17 Dettes de crédit-bail et contrats assimilés
Opération de leasing ou crédit-bail est un mode de financement très
souvent utilisé par des Pe et Moyennes Entreprises (PME) et par des
Petites et Moyennes Industries (PMI) pour financer sinvestissements. Il
s’agit d’un contrat de location-financement d’un actif fixe signé entre le
lear (société de leasing) généralement une société financière et
l'entreprise-locataire (le pre parj Ce contrat s’étend sur une ou plusieurs
années et s’accompagne d’une série de versements de la part de
l’entreprise-locataire. Cette opération de leasing permet à l’entreprise de
dispe r d’am investissement durable de son choix très rapidement sans
avoir à mobiliser immediate ent des capitaux nécessaires à son acquisition
et constitue donc un financement bon marche les PME/PMI. Mais on ne
peut dire qu’il s’agit de location-financement et droits similaires les
conditions suivantes sont respectées
Partie 1 Etats financiers OHADA
Chapitre 1 Bilan comptable
L’entreprise A fait le choix du bien dont elle a besoin auprès d’un
fabricant. La société de leasing B (le futur bailleur) commande ce bien en
son nom pour le locataire A. C’est la société de leasing B qui est
juridiquement propriétaire du bien et paie le fournisseur. Ce dernier livre le
bien à T’entreprise locataire A :
Les redevances échelonnées, prévues au contrat, couvrent les intérêts et
les charges de l’opéra
Tion ainsi que la reconstitution intégrale du capital investi par le donneur
(la société de lea
Sing) :
La propriété de l’actif immobilisé doit être, au terme du contrat, transférée
de plein droit à l’en- treprise ou le contrat doit comporter une option
d’achat pour l’entreprise ; l’entreprise locataire ne peut pas mettre fin au
contrat durant la durée de la location. Cette du-
Rée correspond généralement à la durée de vie économique du bien
faisant l’objet du contrat ; la promesse de vente dudit bien à l’acheteur
(option d’achat) constitue la condition juridique importante pour qu’on
parle de crédit-bail ou leasing.
Au regard du SYSCOHADA, lorsque le contrat de crédit-bail porte sur un
bien dont la valeur ac- tuelle n’excède pas 5% du total brut des
immobilisations, le contrat est considéré comme une location simple qu’on
enregistre dans le compte de charges 623 Redevances de crédit-bail »
Cela revient à dire que, dans ce cas, le bien ne doit pas être enregistré
dans le patrimoine du loca- taire.
18 Dettes liées à des participations et comptes de liaison des
établissements et sociétés en participation
Y sont enregistrés
181 Dettes liées à des participations
182 Dettes liées à des sociétés en participation
183 Intérêts courus sur dettes liées à des participations
184 Comptes permanents bloqués des établissements et succursales
Les quatre comptes font parties des dettes financières et ressources
assimilées.
Les dettes liées à des participations sont des emprunts contractés auprès
d’entreprises liées ou avec lesquelles elles ont un lien de participation. Le
compte dettes liées à des sociétés en partici- pation est créé pour
permettre le regroupement des personnes physiques ou morales qui sont
appelées à réaliser en commun un projet. Il est bien entendu que la
société en participation n'a pas de personnalité juridique propre.
Le compte comptes permanents bloqués des établissements et
succursales est comme le compte capital a la succursale pour les fonds
qu’elle reçoit du Siège dès lors qu’elle bénéficie d’une autonomie tres larg
Journal office de TOHADA numéro 10, 4 année, section 2
Cest por exemple le sos de contrat de matériel informatique
WATAN TANADA Humero 10.4 anner, section 2
19 Provisions financières pour risques et charges.
Ce poste est assimilé à une dette å long terme alors qu’en réalité il ne
s’agit pas à proprement parler d’un poste des dettes. C’est en vertu du
principe de la prudence que l’entreprise est appelée à comptabiliser des
prévisions des charges (risques et charges) de plus d’un an dont on
connaît l’ob jet mais dont la réalisation n’est pas certaine et le montant
indéterminé. Parmi les provisions pour risques, on pourra citer notamment
les provisions pour litiges, pour garanties données aux clients, provisions
pour amendes et pénalités. Dans les provisions pour charges, on peut citer
la provision pour grosse réparation,
Les capitaux propres et ressources assimilées et les dettes financières
forment ce qu’on appelle les ressources durables.
1.3. Passif circulant
On y enregistre toutes les dettes dont la durée de remboursement est
inférieure ou égale à une année à savoir les dettes circulantes et
ressources assimilées Hors Activités Ordinaires (HAO) et le passif
d’exploitation attaché aux activités ordinaires.
Dettes circulantes et ressources assimilées HAO (Hors Activités Ordinaires)
Il s’agit de passif hors activités ordinaires. On y enregistre :
481 Fournisseurs d’investissements
482 Fournisseurs d’investissements, effets à payer
483 Dettes sur acquisition de titres de placement
484 Autres dettes HAO
4998 Risques provisionnés sur opérations HAO
Passif d’exploitation attaché aux activités ordinaires
On y trouve les comptes suivants :
419 Clients, avances et acomptes reçus : Il s’agit des sommes d’argent
que l’entreprise a reçues des clients avant toute livraison. Ces avances
sont assimilées à des dettes à court terme dans la mesure où l’entreprise
est toujours redevable envers ses clients ;
• 401 Fournisseurs d’exploitation : Ce sont des crédits que les fournisseurs
accordent à l’entre- prise en mettant à sa disposition des biens et des
services alors que le paiement sera effectué à une échéance fixée
d’avance. Les dettes qui sont matérialisées par un effet de commerce
seront ainsi appelées effets à payer ;
42 Dettes envers le personnel : on y enregistre notamment la
rémunération due, la participa tion du personnel au bénéfice, les charges
de personnel à payer, etc.,
43 Dettes envers les organismes sociaux dette de sécurité sociale, de
caisse de retraite com plémentaire, les charges des organismes sociaux à
payer, etc..
44 Dettes fiscales Il s’agit de toutes les dettes envers les pouvoirs publics
[Etat). On peut citer la taxe sur la valeur ajoutée, l’impôt sur les sociétés,
les droits d’enregistrement, etc. Autres dettes. Dans les autres dettes, on
distingue
Comptes permanents non bloqués des établissements et succursales avec
soldes créditeurs. Organismes internationaux avec soldes créditeurs.
Associés et groupes avec solde créditeur,
Créditeurs divers à l’exception du compte Écarts de conversion-Passif
Risques provisionnés :
4991 Risques provisionnés sur opérations d’exploitation
599 Risques provisionnés à caractère financier
1.4. Trésorerie-Passif
On y enregistre toutes les dettes financières à court terme. Il s’agit des :
52 Banques, découverts (solde créditeur) : il découle de l’autorisation
qu’une banque donne à son client de prélever de l’argent sur son compte
bancaire dont le solde est débiteur (négatif). Il est assimilé à un crédit à
court terme soumis à certaines règles.
561 Banques, crédits de trésorerie : il peut s’agir d’un prêt à court terme
qu’une banque octroie à son client pour lui permettre de pallier des
difficultés de trésorerie. Le crédit de trésorerie comprend aussi la facilité
de caisse (découvert bancaire à très court terme), crédit de campagne qui
constitue au fait un crédit à court terme qui sert à financer les activités
saisonnières. On notera aussi une variante de crédit à court terme : crédit
revolving (crédit renouvelable ou per- manent d’une somme d’argent que
la banque met à la disposition de son client et réutilisable au fur et à
mesure de son remboursement.
564 Banques, escompte de crédits de campagne
565 Banques, escompte de crédits ordinaires
566 Banques, crédits de trésorerie, intérêts courus
1.5. Écarts de conversion – Passif
479 Écarts de conversion-Passif : il s’agit des écarts positifs observés pour
les opérations effec- tuées en devises à la fin de l’exercice comptable du
fait de la variabilité des cours de change des monnaies
Le passif circulant, la trésorerie-passif et les écarts de conversion – Passif
constituent ce qu'on ap pelle le passif cyclique ou les dettes à court terme
(c'est-à-dire toute dette inférieure ou égale à un an).
convient d'indiquer que les dettes financières et ressources assimilées et
le passif cyclique cons- tituent le passif exigible ou les dettes de
l'entreprise. En principe, les dettes financières et la Tré- socera-Passif
engendrent des coûts appelés intérêts alors que le passif circulant n'en
engendre pas en principe
Encadré 1-Provisions financières pour risques et charges
Les proupous tumores pour risques et charges constituent des prévisions
des charges dont l'objet
sation est incertaine et le montant indéterminé. Assimilées aux dettes à
long
terme, ellest entegestrees an passif do hilan. Elles sont constituées à la fin
de l'exercice lors des tra
in fin dreptice La contrepartie des provisions financieres est enregistrée
dans le compte de
harge son décare utan)etreprise Emulation ou utilisation) dans le compte
de produit non
polju of charges peuvent concerner une activite d'exploitation, une act
Partie 1 Chapitre 1-Bilan c
Etats fina
L'actif ou le cap
relatifs à l'utilis
vant la période
est supérieure
un an). Conform
bilisé, l'actif d'e
de trésorerie
On enregistre.
un an. Sont ap
prise pour unes
contenus dans
préciation. Les
20 Charges in
Ce poste rasse
turation de l'e
tif immobilisé
bilisées à save
201 Frais
cité et de
202 Charg
lisations,
206 Prime
sement et
que l'entr
citer à sou
dinaires.
Compte tenu
cice. C'est air
l'exception d
le seul exerce
frais sont app
sont activés
faire l'objet c
les comptes
Excepte les
26
Section 2-Structure de l’actif du bilan
L’actif ou le capital économique est la partie gauche du bilan. Il fournit
tous les renseignements relatifs à l’utilisation des ressources. Il peut être
groupé en deux grandes masses de capitaux sui- tant la periode de
rotation des éléments qui le composent : Actifs fixes (les emplois dont la
durée est supérieure à un an) et Actifs à court terme (les emplois dont la
durée est inférieure ou égale à un an) conformément à l’article 30 de l’AU
sur la comptabilité, on distingue à l’actif : l’actif immo- bulise Factif
d’exploitation attaché aux activités ordinaires, l’actif hors activités
ordinaires et l’actif de trésorerie
2.1. Actif immobilisé
On enregistre, dans cette rubrique, tout poste d’actif dont la periode de
rotation est supérieure à un an Sant appelés actifs fixes, les
investissements économiques mis à la disposition de l’entre- prise pour
une longue durée en vue de la production d’autres biens destinés à la
vente. Les postes contenus dans cette masse peuvent faire l’objet d’un
amortissement ou d’une provision pour dé- preciation. Les principaux
postes sont
20 Charges immobilisées
De poste rassemble tous les frais qui se rattachent à la constitution, à la
croissance ou à la restruc-
Turation de l’entreprise. Compte tenu de leur caractère permanent, ces
frais sont enregistrés à l’ac-
If unmobilisé du bilan. Le référentiel comptable OHADA distingue trois
postes des charges immo-
Bilisées à savoir 201 Frais d’établissement : frais de constitution, frais de
prospection, frais de première publi- cité et de lancement, etc..
202 Charges à répartir sur plusieurs exercices : charges différées, frais
d’acquisition d’immobi- lisations, frais d’émission des emprunts, des
charges à étaler, etc. ;
206 Primes de remboursement des obligations : c’est la différence entre la
valeur de rembour- sement et la valeur nominale (ou valeur d’émission).
Elle constitue au fait un autre avantage que l’entreprise émettrice des
obligations consent aux futurs obligataires, une façon de les in- titer à
souscrire davantage à un emprunt obligataire. Cette prime porte sur les
obligations or- dinaires, les obligations convertibles, les autres emprunts
obligataires.
Compte tenu de leur nature, les charges immobilisées ne peuvent être
supportées par un seul exer- tire. C’est ainsi que lors de leurs
engagements, ces frais sont comptabilisés comme des charges (à
Texception des primes de remboursement des obligations). Etant donné
qu’ils ne concernent pas le seul exercice au cours duquel ils ont lieu et afin
de ne pas fausser le résultat de cet exercice, ces thais sont appelés à être
répartis sur plusieurs exercices, cinq ans au maximum ». C’est ainsi qu’ils
unt actives au bilan sous la rubrique charges immobilisées ». Ces charges
immobilisées doivent late l’objet d’amortissements appropries, c’est-à-dire
que leur amortissement consiste à créditer les comptes de charges
immobilisées qui ont été activés
Decentment des obligations qui peuvent être amortses sür la durée de
l’emprunt obligataire
21 Immobilisations incorporelles
Il s’agit d’un actif immatériel identifiable, non monétaire, détenu par
l’entreprise pour plus d’un an en vue de son utilisation. Étant un
investissement durable, il n'est pas destiné à être vendu. Pour être
considérée comme une immobilisation incorporelle, cet élément d’actif
doit posséder les trois caractéristiques suivantes :
Identifiable : une immobilisation incorporelle doit être identifiable pour la
distinguer du fonds commercial. Une immobilisation incorporelle peut être
identifiable alors qu’elle n’est pas sépa rable d’un groupe d’actifs ;
Contrôlé par l’entreprise : avoir la maîtrise des avantages économiques
qui peuvent découler de ces biens ;
Avantages économiques futurs : une immobilisation incorporelle doit être
en mesure de fournir des avantages économiques futurs pour l’entreprise.
Ce poste enregistre les actifs qui n’ont pas de consistance corporelle,
parmi eux les suivants :
211 Frais de recherche et de développement : ils se réfèrent aux charges
d’exploitation engagées par l’entreprise au cours d’un exercice en matière
de recherche scientifique, technique ou de dé veloppement. Ces charges
sont immobilisées sous certaines conditions : le projet pour lequel on
engage ces charges est identifié, les coûts liés à ces recherches sont
clairement définis, l’existence d’un marché pour ce projet est réelle.
212 Brevets, licences, concessions.
Le brevet est le titre de propriété industrielle acquis ou créé qui confère à
son titulaire le droit de protéger les résultats de la recherche scientifique
et technique, objet du brevet à partir d’une certaine date et pour une
durée limitée, généralement 20 ans. La cession du brevet consiste au
transfert définitif et irrévocable du titre de propriété d’un brevet.
La licence est l’opération qui consiste pour le titulaire d’un brevet à
accorder les droits d’ex- ploitation de son brevet à un tiers moyennant
paiement des redevances à verser durant toute la durée de validité du
brevet. La licence d’exploitation est l’autorisation accordée à un tiers
d’exploiter une marque de fabrique, un brevet d’invention, de fabriquer
des objets couverts par ceux-ci moyennant une redevance. C’est aussi une
autorisation accordée par l’administration à quelqu’un d’exercer une
activité commerciale moyennant paiement d’une redevance ou non.
La concession est le contrat commercial conclu intuitu personae par lequel
un commerçant in- dépendant dit concessionnaire se procure auprès d’un
autre commerçant, fabriquant ou gros- siste, dit le concédant des
marchandises qu’il s’engage à commercialiser sous la marque du con
cédant, lequel lui confère une exclusivité pour un temps et dans une ère
géographique délimi tée. La concession est proche de contrat de franchise
conclu entre un « franchiseur » qui met à la disposition du franchisé, outre
son savoir-faire, les signes de ralliement du franchiseur et apporte une
assistance technique et commerciale pendant toute la durée du contrat.
213 Logiciels : le droit comptable OHADA donne la définition suivante du
logiciel « ensemble de programmes, procédés, de règles et de
documentations, relatifs au fonctionnement d’un ensemble de traitement
de données. Sont considérés comme immobilisation incorporelle, les
logiciels acquis dont la facturation est dissociée de celle de la machine
Hardware et considérés comme outil de travail Sous certaines conditions,
les logiciels créés par l’entreprise elle-même sont aussi compta- bilisés
dans l’immobilisation incorporelle comme une production immobilisée.
214 Marques on distingue la marque commerciale de la marque déposée.
La maque commerciale est le signe distinctif d’une entreprise, d’un
fabricant, d’une industrie et permet d’en distinguer les prostosts ou les
services de ceux des concurrents, elle reflète la qualité du produit ou du
service
Chapitre 1 Bilan comptable
De l’entreprise. La marque déposée est la protection juridique accordée à
ce signe distinctif par un organisme national ou international habileté à le
faire, symbolisé par le signe Trade Mark TM ou
215 Fonds commercial : du point de vue juridique, le fonds de commerce
est l’ensemble d’éléments corporels (matériel, marchandises, etc.) et
d’éléments incorporels (clientèle, achalandage, brevets. Etc.) affectés à
l’exploitation d’une activité commerciale ou industrielle et qui constituent
la valeur du fonds. De ce fait, il n’apparaît pas au bilan. En comptabilité, le
fonds de commerce est la partie residuelle de la valeur du fonds de
commerce qui n’a pas pu être identifiée en éléments incorporels on
corporels ; c’est le going concern value des anglo-saxons. Le fonds de
commerce peut être rap proche à la notion de goodwill survaleur ou écart
d’acquisition. Il convient de signaler que seul le fonds de commerce acquis
est comptabilisé en actif incorporel.
216 Droit au bail : c’est un élément d’immobilisation incorporel faisant
partie du fonds de com
Merce ou non. Il s’agit de l’indemnité que le nouveau locataire verse au
locataire sortant du fait qu’il lui cède son contrat de bail (signé avec le
bailleur) et ce pour la durée restant à courir du bail. On ne doit pas
confondre le droit au bail et le pas-de-porte ou le droit d’entrée qui est
payé par le locataire au propriétaire de manière définitive lors de la
conclusion du contrat de bail. Il est considéré comme une indemnité ou un
supplément de loyer. Le bail à l’américaine par contre est un contrat de
bail sans pas-de-porte ni droit au bail mais dont le loyer est plus élevé.
217 Investissements de création : investissements qui permettront de
perfectionner les produits ou de créer des produits nouveaux.
218 Autres immobilisations incorporelles
219 Immobilisations incorporelles en cours : il s’agit des immobilisations
incorporelles non ache- vées et dont la valeur est portée au bilan à la
clôture de l’exercice (coût de production d’un logiciel créé par l’entreprise
pour l’utilisation interne, etc.).
22-24 Immobilisations corporelles.
C’est dans ce poste qu’on enregistre des investissements physiques
acquis ou créés par l’entre- prise et qui sont mis de manière durable à sa
disposition pour servir l’exploitation normale de l’activité. On y enregistre :
22 Terrains : on y trouve les terrains nus, les terrains agricoles et
forestiers, les terrains à bâtir, les terrains båtis pour bâtiments industriels
et agricoles et pour bâtiments administratifs et commer ciaux, terrains de
gisement, terrains aménagés, les terrains mis en concession ainsi que les
ame nagements de terrains en cours.
23 Bâtiments, installations techniques et agencements : on y enregistre
les hätiments industriels, agricoles et administratifs et commerciaux sur
sol propre, les bâtiments industriels, agricoles et administratifs et
commerciaux sur sol d’autrui, les ouvrages d’infrastructure, les
installations tech niques, les aménagements de bureaux, les bâtiments
industriels, agricoles et commerciaus nus en concession, les autres
installations et agencements ainsi que les bâtiments et installations en
cours
24 Matériel : on y enregistre le matériel et outillage industriel et
commercial lemoneti lage agricole, it materegistrembalage récupérable et
identifiable, le matériel et mobilier Materia de transport matériel
automobile, matériel ferroviaire, matériel fluvial, lagunaire, matériel naval,
matériel aérien, matériel hippomobile, etc.
Il est évident qu'on enregistre aussi dans les immobilisations corporelles
les immobilisations an males et agricoles, les agencements et
aménagements du matériel ainsi que les matériels en court
25 Avances et acomptes versés sur immobilisations
Il s’agit des avances et acomptes versés au fournisseur d’immobilisations
pour une commande d’immobilisation en cours. On distingue :
251 Avances et acomptes versés sur immobilisations incorporelles
252 Avances et acomptes versés sur immobilisations corporelles
26-27 Immobilisations financières
Sont comptabilisés dans ce poste les titres de participation et les autres
immobilisations finan cières.
• 26 Titres de participation : la possession durable par une entreprise
d’une partie du capital social d’une autre entreprise ;
27 Autres immobilisations financières : dépôts et cautionnements, prêts et
créances non com- merciales, prêts au personnel, titres immobilisés,
autres immobilisations financières, etc.
28 Amortissements
Certains éléments de l’actif immobilisé sont amortissables
(immobilisations incorporelles, immo- bilisations corporelles), c’est-à-dire
qu’ils connaissent une diminution de valeur irréversible suite à leur
utilisation ou à l’obsolescence. Ces amortissements sont enregistrés à
l’actif immobilisé avec un signe soustractif.
29 Provisions pour dépréciation
Il s’agit de la provision pour dépréciation réversible d’un élément de l’actif
immobilisé. C’est le cas par exemple pour les terrains nus et les
immobilisations financières.
Encadré 2 – Amortissements et provisions pour dépréciation
Du point de vue économique, l’amortissement se réfère à la partie
irréversible de l’investissement éco nomique qui est effectivement
consommée. La comptabilité générale l’assimile à la constatation comp
table obligatoire de la dépréciation de valeur irréversible subie par
certains postes de l’actif immobilise suite à leur utilisation ou à
l’obsolescence. Il existe plusieurs méthodes pour déterminer l’amortisse
ment les deux plus importantes sont l’amortissement dégressif et
l’amortissement linéaire. Le premier attribur une part importante de
dépréciation aux premières années d’utilisation de l’équipement. Le
second applique un amortissement constant sur toute la durée de vie du
hien. La technique comptable enregistre les amortissements à l’actif du
bilan avec un signe soustractif. La contrepartie de l’amortisse ment est
enregistrée comme dotation dans le compte de charges non décaissées.
L’amortissement peut concerner l’activité d’exploitation, financière ou
HAO
La provision pour dépréciation est la constatation de la diminution de
valeur subie par un poste de Factif immobilisé n'ayant pas un effet
irréversible. C’est le cas de terrain nu, de droit au bail, des titres de par
ticipation, etc. Elle est enregistrée à l’actif du bilan avec un signe
soustractif Sa contrepartie est enregis trée comme dotation dans un
compte de charges non décaissées, Sa reprise est enregistrée dans un
compte de produit non encaissé. Une provision pour dépréciation des
éléments de l’actif immobilisé peut être d’exploitation, financière ou HAO.
2.2. Actif circulant
On y enregistre l’actif circulant HAO et l’actif d’exploitation attaché aux
activités ordinaires.
Actif circulant HAO
Sont enregistrés dans l’actif circulant hors activités ordinaires
485 Créances sur cessions immobilisations
486 Créances sur cessions de titres de placement
488 Autres créances HAO
498 Dépréciations des comptes de créances HAO (avec un signe
soustractif)
Actif d’exploitation attaché aux activités ordinaires
On y enregistre les stocks et les créances et emplois assimilés
Stocks :
31 marchandises
32 matières premières et fournitures liées
33 Autres approvisionnements
34 Produits en cours
35 Services en cours
36 Produits finis
37 Produits intermédiaires et résiduels
38 Stocks en cours de route, en consignation ou en dépôt
39 Dépréciation des stocks (avec un signe soustractif). Ce compte
enregistre la diminution des valeurs constatées sur stocks. Il est à noter
que sa contrepartie dans les charges ne constitue pas une dotation
(charge non décaissée) mais plutôt une charge provisionnée d’exploitation
ou une charge provisionnée HAO,
Créances et emplois assimilés :
413 Clients
412 Clients, effets à recevoir en portefeuille
414 Créances sur cessions d’immobilisations
415 Créances, effets escomptés non échus
416 Créances clients litigieux ou douteux 418 Clients, produits à recevoir
419 Clients créditeurs (avances et acomptes reçus, dettes pour
emballages et matériels consi gnés, Rabais, remise, ristourne et autres
avoirs à accorder)
42 Personnel (soldes débiteurs)
43 Organismes sociaux (soldes débiteurs)
44 État et collectivités publiques (soldes débiteurs)
45 Organismes internationaux (soldes débiteurs)
46 Associés et groupes (soldes débiteurs)
47 Débiteurs divers (soldes débiteurs) 49 Dépréciations des comptes de
tiers. Ce compte enregistre la diminution des valeurs consta
Tée sur les comptes de tiers. Sa contrepartie dans les charges ne constitue
pas une dotation (charge non décaissée) mais plutôt une charge
provisionnée d’exploitation ou une charge pro visionnée HAO.
Attention, les risques provisionnés sur opérations d’exploitation sont
enregistrés au passif d’ex ploitation attaché aux activités ordinaires.
2.3. Trésorerie – Actif
Il s’agit des valeurs disponibles de l’entreprise et des équivalents de
trésorerie. On y enregistre les comptes suivants :
50 Titres de placement
Ce sont des valeurs mobilières à court terme négociables acquis et
cessibles à tout moment. L’ob jectif est d’en tirer un revenu direct ou une
plus-value car il s’agit des titres à revenu fixe (obliga tion) ou variable
(action). Les titres de placement peuvent se déprécier. On distingue les
titres du trésor, les bons de caisse à court terme, les actions (dont les
actions propres), les obligations, les bons de souscription, les titres
négociables hors régions, les intérêts courus et les autres valeurs
assimilées. Tous ces titres constituent des équivalents de trésorerie.
51 Valeurs à encaisser
Il s’agit de tous les effets et autres valeurs transmis à une institution
financière monétaire dont l’entreprise attend l’encaissement. Le plan
comptable SYSCOHADA a prévu, entre autres, les comptes suivants : effets
à encaisser, effets à l’encaissement, chèques à encaisser, chèques à l’en
caissement, etc.
52 Banques
Sont enregistrés les avoirs de l’entreprise sur ses comptes bancaires.
S’agit des options détenus par la société qui les a émises dans le but sait
de les distribuer aux salariés au de les
Aro de Cette pra en résente l’avantage d’augmenter la valeur du BPA, Car
en effet, nhe action propre n’aucun
53 Établissements financiers et assimilés
Ce compte enregistre les chèques postaux, le trésor, les sociétés de
gestion et d’intermédiation, les établissements financiers, les intérêts
courus ainsi que les autres organismes financiers.
54 Instruments de trésorerie
Ce sont des comptes d’attente qui enregistrent les opérations de
couverture de trésorerie remplis- sant les critères suivants :
⚫les contrats ont pour objectif de minimiser le risque de fluctuation de
l’élément de trésorerie
Couvert : l’élément couvert peut être un actif, un passif, un engagement
existant ou une transaction fu-
Ture non encore matérialisée par un engagement si cette transaction est
définie avec précision et possède une probabilité suffisante de réalisation ;
L’identification du risque à couvrir est effectuée après la prise en compte
des autres actifs, pas- sifs et engagements ;
Il existe une corrélation entre les fluctuations de valeur de l’élément
couvert et celles du contrat de couverture.
On y enregistre:
Les options de taux d’intérêt :
Les options de taux de change ;
Les options de taux boursiers ;
Les instruments de marchés à termes ;
Les avoirs d’or et autres métaux précieux.
Les règles et méthodes de comptabilisation varient en fonction des
marchés sur lesquels les opé- rations sont traitées :
Sur les marchés organisés et assimilés, dotés d’une parfaite liquidité :
évaluation au prix du marché (règle dite de mark to market) ;
Sur les autres marchés, évaluation au coût historique (règle de prudence).
57 Caisse
Il s’agit des avoirs de l’entreprise dans sa caisse.
58 Régies d’avances, accréditifs et virements internes
En droit français, le terme régie désigne à la fois un établissement public
chargé de la gestion d’un service public et un mode de gestion de ce
service.
Le compte Régies d’avances et accréditifs enregistre, le cas échéant, les
écritures relatives aux
Fonds gérés par les régisseurs et aux accréditifs ouverts dans les banques
au nom d’un tiers ou d’un
Agent de l’entité.
Ce compte est débité du montant des fonds remis aux régisseurs et aux
titulaires d’accréditifs par le crédit d’un compte de trésorerie. Il est
crédité :
Du montant des dépenses effectuées pour le compte de l’entité par le
débit d’un compte de tiers ou de charges ;