(DIAS : 23/09/2023) - Dynamique du point matériel dans un référen-
tiel galiléen
Introduction
Dynamique : Étude des mouvement en tenant compte des causes qui leurs donnent naissance.
I Masse et quantité de mouvement
I.1. Masse
Tout objet matériel est caractérisé par un scalaire positif : masse. Ce paramètre traduit la réponse d’un objet à
toutes modification de son état de mouvement.
• Unité de la masse dans le S.I : le kilogramme kg ;
• Dimension : [masse] =M .
I.2. Quantité de mouvement ou résultante cinétique
Soit A un point matériel, de masse m en mouvement par rapport à un référentiel R.
La quantité de mouvement de A par rapport à R est un vecteur noté →
−
p A/R et défini par :
→
−
p A/R = m→
−
v A/R
• Unité : kg.m.s−1 ;
• Dimension : [quantité du mouvement] = M LT −1 .
II Lois de Newton
II.1. Principe d’inertie
Dans un référentiel Galiléen, toute particule isolé mécaniquement, est : soit au repos, soit animé d’un mouve-
ment rectiligne uniforme.
II.2. Principe fondamental de la dynamique
Dans un référentiel Galiléen R, le mouvement d’un point matériel A de masse m, soumis à un résultante de
P→
−
forces (extérieurs) f est régit par la relation vectorielle suivante :
→
d−
X→
p A/R −
= f
dt R
avec →
−
p A/R : vecteur quantité de mouvement de A dans R.
Par la suite on se limitera à l’étude des systèmes fermés (m = Cte), alors la Relation fondamentale de la dynamique
s’écrit : X→ −
m→ −
a A/R = f
• Unité de la force : N ( Newton ) ; 1 N = 1 kg.m.s−2 dans S.I
• Dimension : [force] =M LT −2 .
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II.3. Principe des actions réciproques
→
− A2
f 1/2
→
−
f 2/1
A1
Figure. 1: Actions réciproques.
→
− →
−
Soient A1 et A2 deux points matériels ; f 1/2 et f 1/2 les forces d’interaction réciproques, exercée par A1 sur A2 et
celle exercée par A2 sur A1 respectivement, sont telles que :
→
− →
−
f 1/2 et f 1/2 sont opposées et potées par la droite passant par A1 et A2 .
→
− →
− →
− −−→ →
−
f 1/2 = − f 2/1 et f 1/2 ∧ A1 A2 = 0 .
Remarque : Dans le cas où le système {A1 , A2 } est isolé dans le référentiel R :
d −→ −→
p A1 /R + −
→
p A1 /R = 0 ⇒ −
→
p {A1 +A2 } = constante.
dt
Conclusion : La quantité de mouvement ,par rapport à un référentiel, d’un système isolé, est conservée.
III Référentiel galiléen et principe d’inertie
III.1. Énoncé
Un référentiel Galiléen est un référentiel dans lequel, tout point isolé, est soit au repos, soit animé d’un mouvement
rectiligne uniforme.
Remarque :
Soit R un référentiel Galiléen, alors tout référentiel en translation rectiligne uniforme par rapport à R est
Galiléen.
III.2. Exemples de référentiels
1. Référentiel de Copernic
C’est un référentiel d’origine le barycentre du système solaire et dont les axes sont dirigés vers trois étoiles
lointaines ( repère sidéral ). Ce référentiel est Galiléen.
2. Référentiel géocentrique
C’est un référentiel d’origine le barycentre de la terre et dont les axes sont parallèles à ceux du référentiel de
Copernic.
Le référentiel géocentrique effectue un mouvement de translation elliptique par rapport au référentiel de Copernic.
3. Référentiel Terrestre
C’est un référentiel lié à la Terre, il n’est pas rigoureusement Galiléen, mais on pourra le considérer ainsi avec
une approximation moins bonne (rotation de la terre sur elle-même et autour du soleil)
MPSI
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IV Exemples de forces
1. force gravitationnelle
Soient A1 et A2 deux points matériels de masses respectives m1 et m2 .
m∗2
→
− →
− A2
f 1/2 = f g
→
−
f 2/1
A1
m∗1
Figure. 2: Action gravitationnelle.
La force gravitationnelle qui exerce A1 et A2 est :
→
− m1 m2 −−→
f g = −G −−→ A1 A2
∥A1 A2 ∥3
→
−
• f g est toujours attractif.
• G : constante de gravitation ; G = 1, 67 × 10−11 kg−1 .m3 .s−2 .
2. Force électrostatique
q2
→
− →
− A2
f 1/2 = f e
→
−
f 2/1
A1
q1
Figure. 3: Action de la charge q1 > 0 sur la charge q2 < 0 .
Soient deux particules chargées A1 et A2 portants respectivement les charges q1 et q2 . La force électrostatique exercée
par A1 sur A2 est :
→
− 1 q1 q2 −−→
fe= A1 A2
4πεo ∥A1→
−−
A2 ∥ 3
1
• La grandeur εo est la permittivité du vide : = 9 × 109 .
4πεo
→
−
• f e peut être attractive (q1 et q2 de signes opposés) ou répulsive (q1 et q2 de mêmes signes ).
3. Force de Lorentz
Soit une particule chargée A, de charge q, en mouvement dans un référentiel R où règne un champ électromagnétique
→
− → −
( E , B ). La force électromagnétique exercée sur A est donnée par :
→
− →
− − →
−
f em = q E + →v A/R ∧ B
4. Tension d’un ressort : Force élastique ou harmonique
→
−
T
•A(m)
(k)
Figure. 4: Force élastique.
MPSI
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Soit un point matériel fixé à l’extrémité d’un ressort (R), de raideur k. La tension exercée par (R) sur A est donnée
par :
→
− −→ −→
T = −k OA(t) − OAo
−→
−→ OA
Avec OAo = ℓo −→ . ℓo désigne la longueur à vide du ressort.
∥OA∥
5. Forces de liaisons - Forces de frottements
a. Réaction d’un support : action de contact
Il arrive qu’un point matériel A soit astreint à se déplacer sur une courbe ou su une surface. On dit que A est
soumis à des actions de liaisons ou de contacts.
Liaisons unilatérales Liaisons bilatérales
b. Forces de frottements
Frottements solides Frottements visqueux
V Exemples d’application
V.1. Exemple.1 : Mouvement d’un parachutiste
A l’instant t = 0, un parachutiste de masse m se trouve en z = 0 et se déplace verticalement vers le bas avec
une vitesse vo . En supposant que la force exercée par la résistance de l’air sur le parachutiste est proportionnelle à la
vitesse instantanée.
• Exprimer sa vitesse v à l’instant t ;
• Exprimer la distance z(t) parcourue ;
• Exprimer son accélération a à l’instant t ;
V.2. Exemple.2 : Pendule électrostatique
On considère un pendule simple électrostatique, de masse m, de longueur ℓ, portant une charge q > 0, et placé
→
−
dans un champ électrique uniforme E orthogonal au champ de pesanteur → −
g . Le référentiel d’étude R est supposé
galiléen. L’axe Oz est une verticale ascendante.
• Déterminer l’équation différentielle du mouvement, en utilisant :
• En déduire la périodes des petites oscillations.
MPSI