Anatomie générale : Os et muscles humains
Anatomie générale : Os et muscles humains
Anatomie générale
NOTIONS GÉNÉRALES, OS, ARTICULATIONS, MUSCLES,
FASCIAS
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Table des matières
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V. DÉVELOPPEMENT DES OS....................................................................................................................................... 26
TISSU OSSEUX PRIMITIF...................................................................................................................................... 26
OSSIFICATION MEMBRANEUSE OU ENDOCHONDRALE ..................................................................................... 26
CROISSANCE ....................................................................................................................................................... 26
SURVEILLANCE DE LA CROISSANCE .................................................................................................................... 27
RÔLE DES CONTRAINTES DANS LA CROISSANCE OSSEUSE ................................................................................. 27
VI. RÔLE MÉCANIQUE DU TISSU OSSEUX ................................................................................................................... 27
VII. APPLICATIONS MÉDICALES ................................................................................................................................... 28
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BILAN DE FORCE MUSCULAIRE ........................................................................................................................... 43
RELATION TENSION - LONGUEUR ....................................................................................................................... 43
CONSÉQUENCES BIOMÉCANIQUES .................................................................................................................... 44
COMPLEXE MOTEUR : MODÈLE MÉCANIQUE..................................................................................................... 44
Classement des muscles selon l’angle α ......................................................................................................... 45
Classement des leviers.................................................................................................................................... 46
V. EXPLORATIONS ....................................................................................................................................................... 47
VI. ANNEXES DES MUSCLES ........................................................................................................................................ 47
FASCIAS............................................................................................................................................................... 47
GAINES SYNOVIALES ET FIBREUSES .................................................................................................................... 47
BOURSES SYNOVIALES OU SÉREUSE ................................................................................................................... 48
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ANATOMIE GENERALE
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ANATOMIE GENERALE
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Observation directe
a. Dissection
La dissection, qui vient du mot latin « séparer en 2 », est une technique très ancienne. En effet, Aristote (384-322
av. J.-C) a été le premier à disséquer des animaux et Hérophile (340-300 av. J.-C) le premier à disséquer des
humains. Plus tard, Galien (131-201) a fait les premières descriptions de neuroanatomie grâce à des dissections.
Au XVIème siècle, viennent alors les travaux de Léonard de Vinci et Michel Ange et à la même époque, Vésale (1514-
1592) décrit les bases de l’anatomie et en fait de l’anatomie une véritable science. De plus, en 1565, Ambroise Paré
a effectué les premières ligatures de vaisseaux sur des terrains de guerre alors que les bases de la circulation
sanguine ont été décrites par Harvey (1628) et Pecquet qu’au XVIIème siècle. Au musée de La Specola à Florence, on
peut observer des cires de corps humains, réalisées à la fin du XVIIIème siècle.
Beaucoup plus récemment (1977) Von Hagens, a utilisé un procédé de plastination qui consiste à injecter un
polymère après déshydratation d’une pièce formolée pour créer des pièces anatomiques qui ont fait l’objet
d’expositions dans le monde entier.
b. Examen clinique
c. Endoscopie
L’endoscopie est une technique mise au point par Pierre Segalas en 1826. Elle permet d’aller voir à l’intérieur de
cavités (abdominale, thoracique, vésicale éventuellement…) grâce à un endoscope (« œil artificiel ») avec une
lumière.
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DIFFÉRENTES ORIENTATIONS
L’anatomie étudie les tissus normaux alors que l’anatomo-pathologie étudie les tissus anormaux ou pathologiques.
Au sein de l’anatomie on peut citer différentes orientations : l’anatomie microscopique qui s’intéresse à
l’histologie, l’anatomie macroscopique qui est celle qui sera étudiée dans ce cours et l’anatomie du
développement qui s’intéresse à l’embryon, au fœtus et à l’enfant en croissance.
Anatomie macroscopique
Anatomie du développement
a. Ontogénèse
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b. Tératologie
La tératologie est l’étude des malformations et des monstruosités telles que la dysgénésie (insuffisance), l’aplasie
(arrêt) ou l’agénésie (absence totale).
NOMENCLATURE ANATOMIQUE
La nomenclature anatomique a été établie par des anatomistes du monde entier entre 1976 et 1998. Elle comprend
5640 termes d’origine latine sans éponymes et permet d’avoir un langage commun à tous les anatomistes.
La position anatomique de référence est celle dite du « soldat au garde-à-vous, le petit doigt de la main contre la
couture du pantalon ». L’avant-bras est tourné en supination, c’est-à-dire que la paume de la main est dirigée vers
le haut. Par convention, on décrit toujours le côté droit pour les structure paires et symétriques, notamment pour
les membres.
Axe vertical qui part du sommet Axe vertical qui part de l’écaille Axe vertical qui part du conduit auditif
du crâne (= vertex), passe par le occipitale, suit la ligne des externe aux chevilles en passant par le
milieu du tronc et de l’abdomen processus épineux des vertèbres point en avant de la vertèbre T9, le
et arrive entre les 2 pieds et tombe au niveau du pli fessier centre des têtes de fémur et le milieu
des genoux.
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Il existe 3 plans anatomiques de référence : le plan sagittal qui est antéro-postérieur, le plan coronal ou frontal et
le plan axial ou transverse.
Pour le plan axial un élément sera dit crânial ou caudal si on s’intéresse à l’axe de la tête et du tronc et distal et
proximal si on s’intéresse aux membres. Par rapport au plan coronal, un élément sera dit antérieur ou postérieur
(ou ventral ou dorsal) et par rapport au plan sagittal, un élément sera dit latéral ou médial.
Par convention, une coupe axiale sera toujours regardée par en-dessous, les éléments droits seront donc à gauche
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et inversement.
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Tout élément qui s’éloigne en haut du plan axial est en position crâniale ou proximale.
Tout élément qui s’éloigne en bas du plan axial est en position caudale ou distale.
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Autres termes
Il existe d’autres termes de localisation qui sont moins utilisés que les précédents. Il s’agit des termes :
- Interne et externe : lorsqu’on parle des viscères
- Superficiel et profond
- Homo (= ipsi) latéral et contro (= hétéro) latéral : la main droite et le pied droit sont homolatéraux ou
ipsilatéraux alors que la main droite et le pied gauche sont controlatéraux ou hétérolatéraux.
Dans un plan coronal, sur une vue antérieure du complexe articulaire de l’épaule,
l’orientation de la clavicule se fait vers le haut et le dehors selon un angle de 15°.
Globalement on peut donc dire la clavicule est dirigée en haut, en dehors et en arrière.
AUTRES EXEMPLES
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V. VARIATIONS ANATOMIQUES
Il existe énormément de variations en anatomie. Ces variations sont d’origine génétique et certaines sont très
communes. On sait par exemple, que le système veineux est très variable plus variable que le système artériel qui
lui-même est plus variable que le système nerveux périphérique.
EXEMPLE DU « M VEINEUX »
Les veines superficielles du coude sont très variables, elles sont souvent abordées pour faire des ponctions ou
mettre en place des perfusions. Le « M veineux » correspond au schéma en haut à gauche mais il existe beaucoup
de variations dans la disposition de ces veines.
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Au niveau de la base du crâne, le polygone de Willis est un système d’anastomose des artères qui vont au cerveau
et au cervelet. Le polygone de Willis le plus fréquent correspond au schéma en haut à gauche mais, là encore, il
existe de nombreuses variations.
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Les différents viscères du tronc sont représentés sur le schéma de De Peretti ci-dessous.
Enfin, les différentes cavités de l’organisme sont présentées sur l’illustration ci-dessous.
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I. CONSTITUTION DU SQUELETTE
Le terme squelette en grec signifie « ce qui est desséché », il est étudié en ostéologie qui signifie « étude de l’os ».
Le squelette est constitué de 208 os constants qui se répartissent au niveau :
- Du squelette axial ou crânio-vertébral
- Du squelette thoracique qui comprend les côtes et le sternum
- Du squelette appendiculaire qui est celui des membres qui sont rattachés au squelette axial par les
ceintures scapulaire et pelvienne.
Les os longs
L’os long par définition présentera une diaphyse et 2 extrémités appelées épiphyse proximale et épiphyse distale.
Les os longs sont retrouvés au niveau des membres inférieur (fémur, tibia et fibula) et supérieur (humérus, radius
et ulna).
L’humérus est l’os de référence, il est constitué d’une épiphyse proximale située au niveau de l’épaule, d’une
épiphyse distale au niveau du coude. La métaphyse est la zone de jonction entre l’épiphyse et la diaphyse, c’est à
ce niveau-là qu’on trouvera les cartilages de conjugaison chez l’enfant en croissance. En périphérie de la diaphyse,
on retrouve une membrane appelée périoste.
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Sur une coupe coronale de l’humérus, on peut voir que les épiphyses sont faites de tissus spongieux (= lamellaires)
alors que la diaphyse est constituée de tissus compacts (= fibrillaires) qui délimitent le canal médullaire se situant
au centre de la diaphyse.
Les os courts
Les os courts constituent le carpe (8 petits os) niveau du poignet et le tarse au niveau de la cheville.
wrist ankle
Les os plats
shoulder blade, hipbone
Les os plats sont retrouvés au niveau du crâne et au niveau des ceintures (scapula, os coxal). On retrouve dans
ces os, 2 lames de tissu osseux compact séparées par un tissu spongieux.
Os intermédiaires
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Exemple de l’extrémité distale de l’humérus avec les fossettes coronoïdienne (à gauche) et olecrânienne (à droite).
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Tubérosité ischiatique
Crête iliaque
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Cours Galien Bordeaux – 2021/2022
PASS et LAS – UE10 – Notions générales, os, articulations, muscles, fascias
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Autres surfaces
- Les foramens sont des orifices de passage vasculo-nerveux (exemple : foramen obturé de l’os coxal situé
juste en dessous de l’acétabulum)
ARCHITECTURE ULTRA-MICROSCOPIQUE
Il y a au niveau de l’os une structure conjonctive calcifiée discontinue non homogène, composite et
polyphasique, appelée lamelle osseuse dans laquelle on peut distinguer 3 phases :
- La trame de collagène
- La phase minérale avec notamment l’hydroxyapatite
- La substance fondamentale
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À tout âge, les os subissent un remodelage permanent par l’intermédiaire d’un cycle ininterrompu :
L’os est extrêmement dur, il notamment a été utilisé dans la préhistoire pour fabriquer des armes. L’os est
cependant capable d’un remodelage permanent visible notamment après une fracture chez ‘enfant.
ARCHITECTURE MACROSCOPIQUE
L’architecture macroscopique de l’os comprend le périoste, l’os spongieux et l’os compact. La surface d’échange de
calcium (= réserve calcique) est considérable puisque l’ensemble des os du squelette à une surface de 5,4 à 5,8 m².
Dans les os plats, l’os compact est appelé table interne ou table externe.
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Le périoste
Le périoste qui est une membrane conjonctive périphérique se situant surtout au niveau de la diaphyse. Au centre
de la diaphyse se situe le canal médullaire.
L’os spongieux ou os Haversien ouvert qui présente une structure lamellaire et trabéculaire en réseau
tridimensionnel est retrouvé au niveau épiphyso-métaphysaire des os longs mais concerne aussi les os plats et
courts. L’os spongieux, 3 fois moins dense que l’os compact, est une « éponge » avec des lacunes remplies de
moëlle rouge hématogène contenant les cellules hématopoïétiques, à l’origine de toutes les cellules circulant dans
le sang.
Sur le plan biomécanique, il s’agit d’une structure lamellaire accolée ou feuilletée qui ressemble à du « contre-
plaqué ». Cette structure présente la résistance d’un matériau polyphasique qui est supérieur à celle d’un matériau
monophasique.
L’os sous-chondral, c’est-à-dire l’os en-dessous du cartilage osseux va participer à l’amortissement des contraintes.
Il présente des travées qui se disposent selon l’axe des contraintes (loi de Wolff). Les travées que présente la tête
du fémur sont en continuité avec les travées de l’os coxal.
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Ces travées, au niveau du col du fémur, constitue le système ogival qui absorbe au mieux les contraintes.
L’os compact ou cortical qui a une structure fibrillaire est retrouvé au niveau de la diaphyse des os longs et au
niveau de la corticale des os plats et des os courts. Ces 2 structures, lamellaire et fibrillaire, sont en continuité. L’os
compact est beaucoup plus solide que l’os spongieux.
Des observations en microscopiques électroniques des os spongieux et compact ont pu montrer que ces structures
ont les mêmes constituants : le collagène, la substance fondamentale et l’hydroxyapatite. C’est en réalité
l’architecture et la disposition de ces éléments qui varient. En effet, l’os compact présente une structure en de
collagène en cylindres, appelés ostéons, accolés les uns aux autres et centrés sur le canal vasculaire ou canal de
Havers. Le collagène se dispose à 90° d’une couche à l’autre. À l’inverse, la structure lamellaire de l’os spongieux
est beaucoup plus aérée. Chaque ostéon est traversé par une artère, le canal de Havers et il existe des canaux
transversaux appelés canaux de Volkmann.
Sur le plan biomécanique, les ostéons présentent une structure fibrillaire avec une organisation longitudinale
selon les contraintes et selon les lignes isostatiques. L’os compact est caractérisé par sa légèreté et sa très grande
résistance similaire à la fibre de verre.
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L’ostéon, présente un véritable cycle évolutif entre ostéon en formation, ostéon mature (très épais) et ostéon vieilli
du fait de l’ostéolyse.
Sur le plan artériel, il y a un apport par les artères épiphysaires et les artères métaphysaires qui rejoignent la plaque
épiphysaire au niveau du cartilage de conjugaison qui participe à la croissance en longueur de l’os chez l’enfant. Il
existe aussi une artère nourricière diaphysaire et des artères périostées. Concernant le système veineux, il est
calqué sur le système artériel avec un retour sur le système veineux périphérique et vers les muscles.
Il existe de nombreuses artères au niveau de la tête et du col du fémur. Ainsi, une fracture du col de fémoral peut
entraîner une rupture des vaisseaux et induire une nécrose de la tête fémorale.
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V. DÉVELOPPEMENT DES OS
Le tissu osseux primitif concerne l’embryon, le fœtus et l’enfant de moins de 2 ans. Il s’agit d’un tissu immature
présentant une structure réticulaire. Ce tissu vient du mésoderme para-axial, plus précisément du sclérotome qui
s’aligne en somites aux alentours du 21ème jour de développement. Au départ, c’est donc un tissu conjonctif ou
mésenchymateux qui donnera naissance aux muscles et au squelette.
À la 5ème semaine de développement embryonnaire on voit d’abord une matrice membraneuse contenant des
fibroblastes qui va évoluer vers une matrice cartilagineuse contenant des chondroblastes. Cette matrice
cartilagineuse va ensuite évoluer vers une matrice osseuse avec des ostéoblastes. Il s’agit donc d’une ossification
enchondrale, longue, car elle passe par un stade cartilagineux (apparition de points d’ossification primaires de la
diaphyse puis secondaires épiphysaires plus tardivement).
Il existe cependant une ossification membraneuse au niveau du crâne notamment où le tissu conjonctif s’ossifie
directement et ne passe pas par un stade cartilagineux. L’ossification se prolongera ensuite jusqu’à environ 18 ans
soit la fin de la croissance.
D’un point de vue biomécanique, le tissu primitif est réticulaire, peu résistant et isotrope. Il est constitué de fibres
de collagènes courtes non orientées et d’une substance interstitielle très développée. Il présente une
minéralisation assez faible avec peu de cristaux d’apatite et le calcium-phosphate est amorphe.
CROISSANCE
L’architecture de l’os est liée aux contraintes sur l’os réticulaire. En effet, l’orientation des fibres de collagènes et la
minéralisation se font selon les contraintes maximales (lignes isostatiques). On a donc un os qui va devenir
anisotrope, c’est-à-dire qu’il va résister principalement à la compression.
La croissance osseuse va se faire en longueur sous le contrôle de la plaque épiphysaire aussi appelée cartilage de
conjugaison ou de croissance au niveau métaphysaire. La croissance en largeur est sous le contrôle du périoste.
On peut noter que la fin de croissance est beaucoup plus tardive chez le garçon (20-25 ans) que chez la fille (environ
18 ans).
Pour résumer, l’os est d’abord cartilagineux puis un noyau d’ossification primaire apparaît au niveau de la
diaphyse. Plus tardivement, des noyaux d’ossification secondaires apparaissent au niveau des épiphyses et de la
plaque épiphysaire (en région métaphysaire).
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SURVEILLANCE DE LA CROISSANCE
Les contraintes ont un rôle essentiel dans la croissance osseuse. Selon la loi de Delpech (1829) et de Hueter-
Volkman, « la croissance osseuse est accrue dans les zones de moindres pressions sur le cartilage de croissance et
inversement ». Ainsi, si un os n’a pas de contrainte, il ne va pas pousser et à l’inverse, s’il a trop de contraintes il va
trop pousser. La scoliose et la cyphose sont des pathologies qui illustrent très bien ce principe.
L’os est anisotrope, c’est-à-dire qu’il présente une résistance qui dépend de la direction des contraintes. Il va mieux
résister à la compression qu’à la torsion (fracture typique du skieur).
L’os est visco-élastique, il va se déformer progressivement en fonction des charges qu’on va lui imposer.
En dehors de son rôle mécanique, l’os joue également un rôle métabolique en participant à l’homéostasie calcique
et un rôle hématopoïétique car il contient les cellules à l’origine des cellules sanguines.
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I. DÉFINITIONS
- L’arthrologie est l’étude de l’article ou articulation, c’est-à-dire de la liaison mobile entre des os.
- La syndesmologie est l’étude des moyens d’union entre les os.
- La tribologie est l’étude du fonctionnement normal et pathologique des articulations.
- Une articulation est l’ensemble des éléments unissant des pièces osseuses ou cartilagineuses.
Les différences entre les 3 types d’articulations peuvent être expliquées par les mouvements imposés aux segments
interosseux au cours de la vie embryonnaire (4ème – 7ème semaine). Si les mouvements imposés au niveau l’interzone
ou blastème, située entre les 2 futurs os, sont très faibles on aura formation d’une synarthrose, si ces mouvements
sont un peu plus importants on aura un fibro-cartilage et donc une articulation cartilagineuse et si ces mouvements
très importants, on aura une cavité synoviale avec présence d’une capsule et on aura donc une articulation
synoviale.
Les synarthroses sont des pièces osseuses unies par du tissu conjonctif. On peut notamment citer la syndesmose
(tibio-fibulaire), les sutures du crâne et la gomphose (articulation de la dent dans la mâchoire).
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Les articulations cartilagineuses sont unies par du cartilage ou un fibrocartilage. On peut citer notamment la
symphyse pubienne (à gauche), l’amphiarthrose disco-vertébrale (au centre) ou la synchrondrose (à droite) qui
correspond au cartilage de croissance jonction diaphyso-épiphysaire des os longs.
Les ligaments
a. Ligament extra-articulaire
b. Ligament intra-articulaire
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Vascularisation et innervation
Comme l’os, l’articulation va présenter une vascularisation artérielle et veineuse. L’articulation présente
également une innervation sensitive et proprioceptive avec information de la position de l’articulation dans
l’espace.
Fibrocartilages
Le labrum vient approfondir la surface articulaire, on peut le trouver au niveau de l’épaule et de la hanche. Le
ménisque, triangulaire à la coupe, est retrouvé au niveau du genou et le disque articulaire va d’une face à l’autre
de la capsule articulaire.
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Cette classification permet de définir le degré de liberté (DDL) des articulations, c’est-à-dire les possibilités de
mouvements dans les plans considérés.
a. Articulation uni-axiale
L’articulation uni-axiale est une articulation monoaxiale avec 1 DDL, c’est-à-dire qu’elle ne bougera que dans un
plan de l’espace. Elle présente une surface convexe et une surface concave. Il existe différentes formes
d’articulations uni-axiales : l’articulation ginglyme ou trochléaire qui présente une surface en diabolo (exemple :
articulation huméro-ulnaire) et l’articulation trochoïde qui présente une surface en barillet (exemple : articulation
radio-ulnaire).
L’articulation plane, telle que l’articulation acromio-claviculaire présente de petits mouvements de glissement et
de translation (un nombre infini de DDL ou 0 DDL) entre surfaces planes (exemple : articulation acromio-
claviculaire).
c. Articulation toroïde
L’articulation toroïde (tore signifie anneau) est une articulation biaxiale avec 2 DDL. Elle est capable de rotation
automatique ou conjointe. Elle présente 2 surfaces, chacune étant convexe et concave. Selon la disposition des
surfaces, on peut distinguer 2 sous-groupes au sein des articulations toroïdes : l’articulation en selle ou par
emboîtement réciproque (exemple : articulation carpo-métacarpienne du pouce) et l’articulation ellipsoïde ou
condylaire (exemple : articulation radio-carpienne).
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d. Articulation sphéroïde
L’articulation sphéroïde, qu’on retrouve au niveau de l’épaule et de la hanche, est une articulation
triaxiale avec 3 DDL. Elle présente une surface convexe sphéroïde et une surface concave. Dans ces
articulation il existe donc 2 segments de sphères qui sont concentriques. Cette articulation est
capable de rotation conjointe ou automatique. Lorsqu’on fait un mouvement de 180° dans 2 plans
perpendiculaires on a automatiquement une rotation qui se fait, c’est ce qu’on appelle le paradoxe
de Codman. Ce paradoxe est facilement observable au niveau de l’épaule.
CINÉSIOLOGIE
La biomécanique des articulations est essentielle puisqu’elle permet la mobilité. On parle alors de cinésiologie avec
l’étude de la mobilité active où le sujet contracte ses muscles et de la mobilité passive où l’examinateur fait bouger
les éléments osseux.
En clinique, quand les surfaces articulaires se correspondent parfaitement on parle de position de congruence, il
s’agit de l’articulation parfaite. En revanche, si un jeu apparaît dans certaines positions on parle de position de
congruence imparfaite pour laquelle on a un risque d’instabilité et de lésion ligamentaire. À l’opposé, on pourra
également avoir une position de verrouillage, qui dépend principalement de la tension des ligaments autour des
segments osseux.
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LUBRIFICATION
La mobilité est facilitée par un système de lubrification optimal qui permet de minimiser l’usure du cartilage. Le
lubrifiant est le liquide synovial, il est sécrété par la membrane synoviale et est constitué d’un dialysat du sérum,
c’est-à-dire un sérum duquel on a retiré tous les éléments figurés. Il contient cependant 2 composants
mécaniquement actifs :
- L’acide hyaluronique dont l’état varie selon la pression, on parle de thixotropie. En effet, lorsque la
pression augmente il se gélifie et lorsqu’elle diminue il redevient plus liquide.
- Les glycoprotéines, qui donnent une onctuosité au liquide synoviale, diminue le coefficient de friction des
surfaces articulaires en faisant une couche protectrice superficielle appelée lamina splendens. La lamina
splendens est la couche brillante qu’on retrouve à la surface des cartilages articulaires.
Le coefficient de friction est extrêmement bas au niveau des articulations humaines, il est estimé à 0,02 à 0,006,
soit 3 fois inférieur à celui du patin sur la glace. Lorsque la vitesse augmente les molécules d’acides hyaluroniques
sont étalées et elles vont former des structures sphériques lorsque la vitesse diminue et que la pression augmente,
induisant ainsi une gélification.
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Sur des coupes microscopiques, on peut voir les glycoprotéines qui sont à la périphérie du cartilage. Lorsque
l’articulation est en décharge et qu’il y a beaucoup de mouvement on voit que le liquide synovial est moins épais
et on voit un écart entre les surfaces. En revanche, lorsque l’articulation est en charge, les surfaces, toujours
protégées par les glycoprotéines, sont presque en contact. On voit également qu’il y a circulation d’eau et que
l’acide hyaluronique forme des sphères. On parle alors de lubrification suintante.
Amortissement hydraulique
Le cartilage est élastique, son épaisseur diminue de moitié lors de la mise en charge. Il s’agit d’un système
d’amortissement hydraulique avec participation de 3 éléments :
- Les fibres de collagène
- Le gel de protéoglycanes qui sont des molécules hydrophiles qui vont capter les molécules d’eau. Lorsque
l’articulation est en charge, les molécules d’eau vont quitter le cartilage pour rejoindre le liquide synovial
et à l’inverse, lorsque la pression diminue, les molécules d’eau vont regagner le cartilage grâce à ces
molécules de protéoglycanes qui captent l’eau.
- Les cellules cartilagineuses
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Arthrose
L’arthrose est une lésion dégénérative du cartilage due à une déshydratation liée au vieillissement. Au début de
l’arthrose, on va pouvoir observer des fissures et un démasquage du collagène. On parle de fibrillation du cartilage.
Les premiers signes de l’arthrose sont l’abrasion du cartilage et la présence de fractures de fatigue (à gauche). À un
stade un peu plus avancé, il y aura densification de l’os sous-chondral avec une sclérose osseuse et la présence de
géode (= trous) au sein de cet os (à droite).
V. EXPLORATIONS
CLINIQUES
Sur le plan clinique, on peut étudier les amplitudes articulaires en actif et en passif en mesurant les différents angles,
il s’agit de la goniométrie.
IMAGERIES
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I. MYOLOGIE
La myologie est l’étude des muscles, qui sont des éléments actifs du mouvement. Les muscles mobilisent les pièces
osseuses, tendent la peau, ferment les orifices et actionnent les viscères.
Lors de la contraction musculaire, on observe une transformation de l’énergie chimique en énergie mécanique sous
le contrôle de protéines mécaniques qui sont l’actine la myosine.
Les muscles lisses involontaires sont retrouvés au niveau de la paroi des viscères, des vaisseaux et des muscles
érecteurs de la peau. La contraction de ces muscles est involontaire et lente et se fait sous le contrôle du système
nerveux autonome (SNA).
Les muscles striés involontaires sont retrouvés au niveau du myocarde qui présente des contractions involontaires
rapides contrôlées par le SNA et le tissu nodal. On retrouve également ces muscles au niveau de la fonction l’ouïe,
où ils actionnent les osselets (marteau et étrier) au niveau de l’oreille moyenne. Ils sont aussi sous contrôle du SNA.
Les muscles striés volontaires squelettique sont retrouvés au niveau de l’appareil locomoteur, ils sont contrôlés
par le système nerveux cérébro-spinal (SNCS). On va s’intéresser principalement à ces muscles.
EMBRYOLOGIE
Les muscles striés ont pour origine le mésoderme. Ils sont formés à partir des myotomes, faisant partie des somites
et apparaissant à la 3ème semaine de développement in utero. Les fibres musculaires sont formées par les
myoblastes dès le 3ème mois de la vie utérine.
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ANATOMIE MACROSCOPIQUE
Les muscles représentent 30 à 40% de la masse corporelle. De façon constante, on dénombre 620 muscles classées
selon leur forme en 4 catégories :
- Les muscles longs monogastrique ou composés (digastriques tels que le biceps ou l’ischio-jambier ou
polygastriques tel que le muscle droit de l’abdomen)
- Les muscles plats
- Les muscles courts qui sont forts et épais
- Les muscles annulaires ou muscles sphincters
Le terme « gastre » signifie ventre, c’est-à-dire corps charnu musculaire séparé par des zones tendineuses.
MODE D’INSERTION
L’insertion des muscles se fait la plupart du temps sur l’os mais dans certains cas elle peut se faire sur la peau ou
par l’intermédiaire de tendon. On distingue 2 types d’insertion :
- L’insertion proximale qui est fixe, peut être charnue ou sous forme d’arcades fibreuses, de tendons ou
d’aponévroses.
- L’insertion distale qui est mobile et en général tendineuse.
Pas d’illustration
La terminaison de certains muscles, notamment celle du muscle moyen fessier sur le grand trochanter fémoral, se
fait par l’intermédiaire de fibres tendineuses de Sharpey qui perforent le cartilage et l’os. Ces fibres sont très
puissantes.
ULTRASCTRUCTURE
L’action du muscle est caractérisée par le % de chaque type de fibre retrouvée dans le muscle concerné.
Il existe également un type intermédiaire aérobie et anaérobie qui concerne les muscles de la marche et de la
course.
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Le muscle est constitué de faisceaux de fibres musculaires contenant des myofibrilles présentant des
HISTOLOGIE
sarcomères. Ces myofibrilles sont constituées de filaments fins (actine) et épais (myosine).
VASCULARISATION
La vascularisation des muscles striés se fait par un pédicule vasculo-nerveux commun, on dit que le muscle est
polarisé. On observe environ 2 000 capillaires/mm², le métabolisme énergétique musculaire est donc très
important. Le retour veineux est favorisé par l’exercice musculaire et la vascularisation est réduite pour les
tendons. Ils sont donc exposés à une hypovascularisation et à une tendinite lors de surentraînements.
INNERVATION
Motrice
Sensitive et végétative
L’innervation est aussi sensitive, via les fibres myélinisées à partir de récepteur et les fibres amyéliniques, et
végétative qui contrôle la vasomotricité des vaisseaux du muscle.
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Unité motrice
TYPES DE CONTRACTION
Contraction isométrique
Il s’agit d’une technique intéressante lorsqu’on veut renforcer des muscles sans avoir trop
demobilité (suite à une opération, à un traumatisme…)
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Contraction isotonique
La contraction isotonique est une contraction avec déplacement, qui s’effectue avec une force constante. La
contraction est dynamique, elle peut être :
Contraction isocinétique
La contraction isocinétique est une contraction dynamique à vitesse constante et le sujet impose une force
musculaire maximale. Ce type de contraction peut être étudiée en clinique avec un appareil de type Cybex.
En clinique, la force musculaire peut être évaluée en faisant ce qu’on appelle un testing musculaire pendant lequel
une cotation de 0 à 5 est donnée :
- 0 : pas de contraction
- 1 : contraction perceptible à la palpation sans mouvement
- 2 : possibilité de mouvement en apesanteur ou actif aidé
- 3 : mouvement contre pesanteur
- 4 : mouvement contre résistance modérée
- 5 : force normale
La force maximale du muscle est proportionnelle à sa surface sur une section transversale :
- 1 mm² de myofibrille = 108 gf (gramme force)
- 1 cm² de muscle strié = 4 à 6 Kgf
- 1,80 m² (corps entier) = 22 tonnes
La relation entre la tension et la longueur du muscle dépend de son élasticité. La force musculaire diminue avec le
raccourcissement du muscle et un muscle ne peut pas se raccourcir de plus de 40% de sa longueur de repos (L0).
Ainsi on peut définir 3 types de muscles :
- Les muscles parallèles qui ont une course longue et une force modeste.
- Les muscles penniformes ou obliques qui ont une course courte et une force importante.
- Les muscles spiralés qui ont une course longue et une force rotatoire importante.
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CONSÉQUENCES BIOMÉCANIQUES
La force des muscles est plus importante lorsqu’il a été pré-étiré, ce n’est cependant valable que pour les muscles
bi-articulaires qui sont dépendants de la position des articulations (exemple : ischio-jambiers). Ceci n’existera pas
pour un muscle mono-articulaire qui est donc dit indépendant.
Les chaînes musculaires fonctionnent en alternance avec le jeu des pré-étirements pour l’action des agonistes, qui
agissent dans le sens du mouvement, et antagonistes, qui agissent dans le sens opposé. Sur le schéma de gauche il
s’agit d’une chaîne en extension et les muscles qui sont derrière la colonne vertébrale, le grand fessier et les muscles
extenseurs des membres supérieurs agissent de façon agoniste alors que les muscles se situant autour de la hanche,
à savoir le grand fessier et le quadriceps sont des muscles antagonistes.
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- Le levier du 2ème genre appelé levier inter-résistant qui correspond à un levier de force (impulsion
puissante) : R se situe entre PA et P (exemple : mouvement qui permet de se mettre sur la pointe des pieds).
- Le levier du 3ème genre appelé levier inter-puissant ou levier de vitesse : P se situe entre PA et R (exemple :
flexion du coude).
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V. EXPLORATIONS
On peut explorer le muscle de différentes façons :
- En clinique grâce au testing musculaire ou grâce à des machines isométriques ou isocinétiques ;
- En imagerie : échographie ou IRM
- De manière fonctionnelle grâce à une électromyographie (EMG) qui permet d’étudier la contraction des
muscles et le contrôle neurologique des muscles concernés.
FASCIAS
La fibre musculaire ou myocyte est limitée par le sarcolemne, elles composent le faisceau musculaire (10 à 100
fibres musculaires) qui est entouré par l’endomysium. Les faisceaux musculaires sont ensuite assemblés en groupes
entourés par le périmysium et le muscle est lui-même entouré par l’aponévrose ou épimysium. Une déchirure de
ces aponévroses peut provoquer une hernie musculaire.
Il existe aussi des membranes interosseuses (entre le radius et l’ulna ou entre le tibia et la fibula par exemple) et
des rétinaculum (structure, au niveau de la cheville notamment, qui permet la circulaire des tendons).
Les gaines synoviales, situées au contact des tendons, vont permettre de le nourrir et les gaines fibreuses qui vont
jouer le rôle de poulies. Ces gaines fibreuses sont capitales pour le fonctionnement des doigts notamment.
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Les bourses favorisent le glissement des structures, on les retrouve principalement au niveau de l’épaule, du coude
et du genou. Elles peuvent être hypertrophiées et inflammées, on parle alors d’hygroma qui est une pathologie
assez gênante pour le patient. En effet, ces tuméfactions inflammatoires et douloureuses doivent parfois être
enlevées chirurgicalement.
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SUJET
EVALUATION I
QCM 1 : A propos des généralités sur l’anatomie quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s) exacte (s)?
QCM 2 : A propos de l’architecture des os quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s) exacte(s) ?
QCM 3 : A propos de la formation et de la croissance de l’os quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s)exacte(s) ?
QCM 4 : A propos des articulations synoviales quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s) exacte(s) ?
QCM 5 : A propos de la biomécanique des muscles quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s) exacte(s)?
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EVALUATION II
QCM 1 : A propos des axes et des plans de référence quelle (s) est (sont) la (les) réponse (s) exacte
(s) ?
A. l'axe de profil rejoint les conduits auditifs externes et les têtes de fémur
B. l'axe de la main passe au niveau de l’index
C. le plan horizontal est dit aussi axial transverse
D. les qualificatifs latéral et médial concernent le plan sagittal
E. les qualificatifs crânial ou proximal concernent le plan coronal
QCM 2 : Sur cette coupe coronale d'un os long quelle(s) est (sont) la (les) légende (s) exacte(s) ?
A. cartilage articulaire
B. métaphyse
C. os spongieux
D. épiphyse distale
E. périoste
QCM 3 : A propos des propriétés mécaniques de l'os quelle(s) est (sont) la (les) réponse (s)exacte(s) ?
A. l'os est polyphasique donc très résistant
B. il résiste mieux à la compression qu'à la torsion
C. il est visco-élastique
D. il se densifie en apesanteur
E. l'os de l'enfant croit moins quand il est sous compression
QCM 4 : A propos de la biomécanique des articulations synoviales quelle(s) est (sont) la (les)réponse
(s) exacte(s) ?
A. la viscosité du liquide synovial augmente avec le mouvement dans l'articulation
B. la gélification des glycoprotéines s'observe sous forte pression dans l'articulation
C. les protéoglycanes du cartilage articulaire captent les molécules d'eau
D. ces molécules d'eau quittent le cartilage pour rejoindre le liquide synovial quand l’articulation est
sous pression
E. dans l'arthrose débutante on observe une fibrillation du cartilage
QCM 5 : A propos de la biomécanique des muscles quelle(s) est (sont) la (les) réponse (s) exacte(s)?
A. dans la concentration isométrique il n'y a pas de modification de la longueur du muscle
B. la force musculaire est inversement proportionnelle à la surface du muscle
C. la force maximale de l'ensemble des muscles de l'organisme atteint 22 tonnes
D. un muscle mono-articulaire peut être pré-étiré par le mouvement d'une articulation proche et ainsi
mieux se contracter
E. les muscles agonistes ont la même action dans un mouvement donné
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CORRIGÉ
EVALUATION I
QCM 1 : A propos des généralités sur l’anatomie quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s) exacte (s)
?
Réponse(s) : BC
A : FAUX : Dans la position dite de référence, la main se présente en supination
B : VRAI
C : VRAI
D : FAUX : L’axe de la main passe par le 3ème doigt, c’est-à-dire le médius ou majeur
E : FAUX : Les coupes axiales transverses se regardent toujours par en-dessous
QCM 2 : A propos de l’architecture des os quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s) exacte(s) ?
Réponse(s) : BCD
A : FAUX : Dans les os longs, l’os cortical existe au niveau des diaphyses
B : VRAI
C : VRAI
D : VRAI
E : FAUX : L’os spongieux est lamellaire
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QCM 3 : A propos de la formation et de la croissance de l’os quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s)
exacte(s)?
Réponse(s) : ACE
A : VRAI
B : FAUX : Le noyau d’ossification primaire épiphysaire apparaît après le noyau d’ossification primaire
diaphysaire
C : VRAI
D : FAUX : L’os en croissance grandit plus dans les zones de moindres pressions selon la loi de
Delpech et de Hueter-Volkman.
E : VRAI
QCM 4 : A propos des articulations synoviales quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s) exacte(s) ?
Réponse(s) : BC
A : FAUX : La surface convexe d’une articulation de type trochoïde est en forme de barillet
B : VRAI
C : VRAI
D : FAUX : Les articulations sphéroïdes ont 3 degrés de liberté
E : FAUX : Le paradoxe de Codman (rotation conjointe) est retrouvé dans les articulations sphéroïdes et
toroïdes notamment
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QCM 5 : A propos de la biomécanique des muscles quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s) exacte(s)?
Réponse(s) : BC
A : FAUX : Dans la contraction isométrique il n’y a pas de modification de la longueur du muscle
B : VRAI
C : VRAI
D : FAUX : Le pré-étirement ne concerne que les muscles bi-articulaires
E : FAUX : La composante stabilisatrice est parallèle au segment osseux qui bouge
EVALUATION II
QCM 1 : A propos des axes et des plans de référence quelle (s) est (sont) la (les) réponse (s) exacte(s)?
A. l'axe de profil rejoint les conduits auditifs externes et les têtes de fémur
B. l'axe de la main passe au niveau de l’index
C. le plan horizontal est dit aussi axial transverse
D. les qualificatifs latéral et médial concernent le plan sagittal
E. les qualificatifs crânial ou proximal concernent le plan coronal
Réponse(s) : ACD
A : VRAI
B : FAUX : L’axe de la main passe au niveau du médius ou majeur
C : VRAI
D : VRAI
E : FAUX : Les qualificatifs crânial ou proximal concernent le plan horizontal
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QCM 2 : Sur cette coupe coronale d'un os long quelle(s) est (sont) la (les) légende (s) exacte(s) ?
A. cartilage articulaire
B. métaphyse
C. os spongieux
D. épiphyse distale
E. périoste
Réponse(s) : ADE
A : VRAI
B : FAUX : Os spongieux
C : FAUX : Os compact
D : VRAI
E : VRAI
QCM 3 : A propos des propriétés mécaniques de l'os quelle(s) est (sont) la (les) réponse (s)
exacte(s) ?
A. l'os est polyphasique donc très résistant
B. il résiste mieux à la compression qu'à la torsion
C. il est visco-élastique
D. il se densifie en apesanteur
E. l'os de l'enfant croit moins quand il est sous compression
Réponse(s) : ABCE
A : VRAI
B : VRAI
C : VRAI
D : FAUX : L’os devient poreux en apesanteur
E : VRAI
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QCM 4 : A propos de la biomécanique des articulations synoviales quelle(s) est (sont) la (les)réponse
(s) exacte(s) ?
Réponse(s) : CDE
A : FAUX : La viscosité du liquide synovial diminue avec le mouvement dans l’articulation
B : FAUX : La gélification de l’acide hyaluronique s’observe sous forte pression dans l’articulation
C : VRAI
D : VRAI
E : VRAI
QCM 5 : A propos de la biomécanique des muscles quelle(s) est (sont) la (les) réponse (s) exacte(s) ?
Réponse(s) : ACE
A : VRAI
B : FAUX : La force musculaire est proportionnelle à la surface du muscle
C : VRAI
D : FAUX : Un muscle biarticulaire peut être pré-étiré par le mouvement d’une articulation proche et ainsi
mieux se contracter
E : VRAI
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