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Devoir de Physique MP 2018-2019

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1 – DS2sol Sciences Physiques MP 2018-2019

Devoir surveillé de Sciences Physiques n◦2 du 18-10-2018


— Durée : 4 heures. Solutions —

Problème no 1 – Une photo bien définie ? 30 minutes maximum !

1. Le flux solaire est une puissance surfacique jray = 1 000 W · m−2 . Un centième de cette puissance entre
dans l’objectif de l’appareil photo. Le diaphragme limite la section de l’objectif qui reçoit de la lumière. Prenons
comme nombre d’ouverture 3, 5. Par conséquent, le diamètre d’entrée de l’appareil est f /3, 5 ≃ 14 mm. La
jray πd2 −3
puissance qui entre dans l’appareil en pleine lumière est donc P = 100 4 = 1, 5 × 10 W. Comme nous
1
raisonnons avec beaucoup de lumière, le temps de pose risque d’être petit. On prend logiquement ∆t = 4 000 s.
L’énergie reçue par l’appareil et donc le capteur si l’on suppose qu’il n’y a pas de pertes de photons dans
l’optique est donnée par E = P ∆t = 3, 75 × 10−7 J. Il faut maintenant faire le lien entre le flux de photons et
l’énergie grâce à l’énergie associée à un photon. La longueur λ = 0, 5 µm est bien représentative de la lumière
−19
du Soleil. L’énergie d’un photon du rayonnement solaire est donc E1 photon = hc λ = 4 × 10 J. Le nombre de
11
photons reçu par la totalité du capteur est donc : Ntot = 9, 4 × 10 . Il y a 12 millions de pixels, pour un pixel,
donc un capteur CCD, il y a une réception de N = 7, 8 × 104 photons. Les fluctuations du nombre de photons
√ √
sont en N = 280. Le taux de fluctuation est donc τ = NN = 0, 36% . On est en dessous de 1%, la photo est
donc bien définie.

Problème no 2 – Procédés de transmission d’un signal CCP PC 2018

A. Le câble coaxial
Le câble coaxial parfait

1. Le courant circulant dans l’âme revient par la gaine vers le générateur de tension.
2. On applique la loi des mailles u(x, t) = Λdx ∂i(x,t)
∂t + u(x + dx, t). En divisant par dx, on fait apparaı̂tre la
∂u ∂i
dérivée de la tension et donc l’équation différentielle : ∂x = −Λ ∂t . Pour l’autre équation différentielle, on écrit
la loi des nœuds i(x, t) = i(x + dx, t) + Γdx ∂u(x+dx,t)
∂t . On commence par écrire que ∂u(x+dx,t)
∂t ≃ ∂u(x,t)
∂t pour
éliminer les termes d’ordres supérieurs à 1 et, toujours en divisant par dx, on arrive alors à la seconde équation
∂i
différentielle : ∂x = −Γ ∂u
∂t .
2
3. On dérive la première équation selon x pour obtenir ∂∂xu2 = −Λ ∂x ∂ ∂i

∂t . Comme le temps t et l’espace x
2
sont des paramètres indépendants, on peut permuter les opérations de dérivation et écrire ∂∂xu2 = −Λ ∂t
∂ ∂i
∂x .
2
On utilise alors la seconde équation différentielle pour finir en écrivant l’équation de D’Alembert : ∂∂xu2 =
2
1 ∂2u √1
ΛΓ ∂∂tu2 = v 2 ∂t2 . La célérité des ondes dans le câble coaxial est : v = ΛΓ
. Sur le plan dimensionnel, v est bien
une vitesse. ΛΓ s’exprime en H F m−2 . Pour déterminer l’unité associée à H F, on reprend les relations de base
di
de l’électrocinétique u = L dt pour la bobine et i = C du
dt pour le condensateur. On peut donc constater sur le
LC
plan dimensionnel que t2 est sans dimension. Le produit H F est donc un temps au carré. v est donc bien une
vitesse en m · s−1 .
∂2u ∂2 u 2
4. Les dérivées secondes se calculent très facilement : ∂t2 = −ω 2 u et ∂x2 = −k 2 u. On a donc −k 2 = − ωc2 . La
2
relation de dispersion est k 2 = ωv2 dans le cas du câble idéal. On appelle cette relation, relation de dispersion
malgré le fait que, dans le cas précis, il y ait propagation sans dispersion puisque la vitesse de phase vϕ = ωk = v
est indépendante de la pulsation de l’onde. Toutes les composantes du paquet d’ondes se propagent à la même
vitesse. Il y a deux solutions opposées pour k dans cette relation de dispersion, l’une correspondant à une
propagation à x croissant à savoir k = ωv > 0 pour la forme exp j(ωt − kx) et l’autre pour x décroissant.
5. On utilise l’équation différentielle ∂u ∂i ∂u
∂x = −Λ ∂t . Tout d’abord, on a ∂x = −ρjk(i0 exp j(ωt−kx)+i1 exp j(ωt+
∂i
kx)) = −ρjki. Comme ∂t = jωi, on peut en déduire que ρk = Λω. Avec l’expression de ωk = v, on trouve que
q
ρ= Λ Γ = Zc . ρ est l’impédance caractéristique du câble coaxial. Elle s’exprime en Ω. En effet, sur le plan
dimensionnel, on voit que u+ = ρi0 dans les expressions fournies pour la tension complexe. En se basant sur la
loi d’Ohm, ρ ne peut être qu’une résistance qui s’exprime en Ω.
u(d,t)
6. L’impédance de bout de câble est définie par Z = i(d,t) . On commence donc par écrire que l’impédance
de bout de câble est Z = Z c ii00 exp −jkd−i1 exp jkd
exp −jkd+i1 exp jkd . En développant, on obtient (Z + Z c ) exp jkdi1 = (Z c −
Sciences Physiques MP 2018-2019 DS2sol – 2

Z −Z
Z)i0 exp −jkd. Il est alors possible d’isoler i1 en fonction de i0 : i1 = i0 Z c +Z exp −2jkd .
c

Z −Z
exp −jkx− Z c +Z exp −jk(2d−x)
7. On a Z(x) = c
Z c −Z . Cette impédance sera indépendante de x si l’on a Z = Z c . Cela
exp −jkx+ Z +Z exp −jk(2d−x)
c
provoque une simplification de tous les termes et il reste alors Z(x) = Z c ∀x. On a i1 = 0. Il n’y a plus d’onde
réfléchie en bout de câble. Toute la puissance transmise à l’impédance de bout de câble est absorbée.
Le câble coaxial avec pertes

8. La résistance dR = rdx a pour origine la résistance électrique du fil de cuivre constituant l’âme du câble
coaxial. Le cuivre est un très bon conducteur mais sa conductivité électrique n’est pas pour autant infinie.
9. La loi des nœuds est toujours la même. Par contre la loi des mailles doit être complétée avec le terme
provenant de la présence de la résistance électrique : − ∂u ∂i
∂x = ri + Λ ∂t . Si l’on dérive cette équation par rapport
2
di
à x, on obtient − ∂∂xu2 = r dx ∂ ∂i

+ Λ ∂x ∂t . Toujours en permutant les dérivées spatiale et temporelle, on arrivera
à injecter la loi des nœuds et on obtiendra sans aucune difficulté la nouvelle équation de propagation des ondes
∂ 2 u(x,t) 2
de tension et de courant dans le câble coaxial : ∂x2 = ΛΓ ∂ u(x,t)
∂t2 + rΓ ∂u(x,t)
∂t .
2
10. La relation de dispersion est : k 2 = ωv2 − jrΓω . On constate qu’elle est complexe. Cela signifie que le
vecteur d’onde k est nécessairement complexe lui aussi. Il y aura propagation, dispersion mais aussi modification
de l’amplitude. Cette modification ne peut qu’être une atténuation puisque nous savons que les résistances sont
des éléments passifs qui dissipent de l’énergie par effet Joule. L’amplitude du signal va diminuer au cours de
la propagation.
11. Avec la forme proposée par l’énoncé, on voit que l’expression de la tension complexe devient u =
u0 exp j(ωt − αx + jβx). En développant, on arrive à u(x, t) = u0 exp −βx exp j(ωt − αx) . Le terme α ex-
prime la propagation de l’onde dans un terme de phase classique de la forme ωt − αx alors que le terme β
représente l’atténuation. En effet, si α > 0, la propagation s’effectue à x croissant, l’amplitude ne peut que
diminuer. Il faut donc que β > 0.
12. On a P (x) = 12 ℜ (u0 exp −βx exp j(ωt − kx)i0 exp −βx exp −j(ωt − kx)). On trouve donc que P (x) =
1 P0
2 u0 i0 exp −2βx = P0 exp −2βx. On peut donc écrire que ln P (x) = 2βx. L’atténuation linéique est donc :
20
A= ln 10 β .
 
ω2 2
ω2
13. Nous savons que k 2 = v2 − jrΓω. On peut factoriser pour écrire que k 2 = 1 − rΓv
ω . En utilisant
v2
2 ω2 r

la relation définissant la célérité v des ondes, on peut encore écrire que k = v2 1 − j Λω . Comme r ≪ Λω,
on peut passer à la racine en travaillant sur un développement limité. On écrit donc que k = ωv 1 − j 2Λωr
en
ne considérant que la solution dont la partie réelle est positive, ce qui correspond à une propagation dans le
sens x croissant comme cela était souhaité. En développantql’expression précédente et en utilisant l’expression
Γ
de v pour la partie imaginaire, on arrive à k = ωv − j r2 Λ . L’expression du coefficient d’atténuation est
q
Γ
donc : β = 2r Λ . Il est sans doute préférable de faire apparaı̂tre l’impédance caractéristique pour conclure
q
que A = ln1010 r ΛΓ
= ln1010 Zrc .

14. Ce phénomène est l’ effet de peau . Les ondes électriques ne vont se propager que dans une faible épaisseur
de conducteur à sa surface, épaisseur d’autant plus faible que la fréquence est élevée. Cela réduit la section de
l’écoulement des charges et influence nécessairement la résistance électrique et donc l’atténuation du signal.
L’ordre de grandeur de cette faible épaisseur est fixée par la grandeur physique que l’on appelle l’épaisseur de
peau.

B. La fibre optique
Généralités

15. Les lois de Snell-Descartes relatives à la réflexion et à la réfraction de la lumière disent que les rayons
incident, réfléchi et réfracté sont contenus dans le plan d’incidence formé par le rayon incident et la normale
au dioptre. L’angle de réflexion est égal à l’angle d’incidence. Pour la réfraction, l’angle de réfraction est lié à
l’angle d’incidence par la loi : n1 sin i1 = n2 sin i2 .
16. Ce dispositif est très intéressant pour vérifier la loi des sinus car lorsque le rayon lumineux entre (ou
sort, cela dépend du sens d’utilisation) dans le demi-cylindre, il n’y a pas d’effet de réfraction puisque le rayon
arrive toujours selon la normale. On peut donc concentrer son attention sur un seul phénomène de réfraction
3 – DS2sol Sciences Physiques MP 2018-2019

sur la face plane. Comme cela est proposé sur le schéma, on s’intéresse à la réfraction du plexiglas vers l’air
d’indice plus faible. On peut donc mettre en évidence le phénomène de réflexion totale si l’angle d’incidence
dépasse la condition n sin i = na sin π2 = na . On utilise un laser car le faisceau est fin, peu divergent et très
monochromatique (cela évite les phénomènes de dispersion que l’on met facilement en évidence lorsqu’on utilise
de la lumière blanche). Voir le schéma de la figure 1.

er
las

plexiglas
air

O i1
b

x
r1 = i1
air
i2

Figure 1 – Vérification des lois de Descartes

La fibre optique à saut d’indice

17. Lorsque le rayon lumineux entre dans la fibre, il respecte la loi na sin θ = nc sin θ0 = sin θ en prenant
na = 1 précisément. Le rayon lumineux arrive alors à l’interface entre le cœur de la fibre et la gaine. S’il
y a réfraction alors, on a nc sin i1 = ng sin i2 . La réflexion totale s’effectue pour un angle limite i1,lim tel
que nc sin i1,lim = ng . Il y aura propagation du rayon lumineux dans la fibre optique pour les angles i1 tels
n
p
que sin i1 > ngc . Or, sin θ0 = cos i1 = 1 − sin2 i1 puisque les deux angles sont complémentaires à π/2. On
q q
n2 n2
doit donc avoir cos i1 < 1 − ng2 . Ainsi, on doit observer sin θ < nc 1 − ng2 . Cela conduit à la condition :
c c
q q
sin θ < nc − ng . L’angle limite d’entrée dans la fibre est donc θL = arcsin n2c − n2g . On trouve comme
2 2

valeur numérique θL = 12, 2˚.


18. Le rayon qui traverse le plus rapidement la fibre est celui qui parcourt le moins de chemin à savoir celui
qui suit l’axe de la fibre optique. Cela correspond à θ = 0. La vitesse de propagation est v = ncc , la longueur à
nc L
parcourir est L. La durée est donc : T1 = c .
19. Le rayon qui met le plus de temps est celui qui est le plus incliné par rapport à l’axe optique. C’est
celui qui est à la limite de la réflexion totale. Comme il fait un angle θ0 avec l’axe optique, pour chaque portion
parcourue de longueur x sur l’axe de la fibre, il parcourt une distance cosxθ0 . Même si son trajet est une succession
de segments droits, l’angle θ0 est conservé. La distance totale parcourue est donc cosLθ0 . La vitesse est toujours
c ng n2c L
v= nc . Enfin, comme cos θ0 = sin i1,lim = nc , on aura une durée T2 = ng c .
2
 2
L nc nc L nc ng
20. L’intervalle de temps est δT = T2 − T1 = c ( ng − nc ) = c ( ng − 1). Or, nous savons que nc = 1 − 2∆
ng
avec ∆ ≪ 1. On peut effectuer les calculs en développement limité pour écrire que nc = 1 − ∆ mais aussi
nc nc L
ng = 1 + ∆. Cela nous permet de trouver l’expression attendue : δT = c ∆ . On trouve numériquement que
∆ ≃ 10−2 et avec les valeurs numériques, on peut conclure que : δT = 5 µs.
21. En sortie de la fibre, l’allure de l’impulsion sera toujours de type gaussien . Elle sera par contre d’amplitude
plus faible et sera plus large sur le plan temporel. Sa durée de sortie sera d’environ : τs ≃ τe + δT .
22. Si τe négligeable devant δT , alors τs ≃ δT . La fréquence maximale qui va éviter le recouvrement des
1
impulsions sera donc : fmax = δT = 0, 2 MHz .
23. Le produit B = Lmax × f est la bande passante de la fibre optique. Or, nous venons de montrer que
δT = nccL ∆. On a donc ncc∆ = δT
L
= Lf . La bande passante de la fibre optique est donc : B = ncc∆ . Cette
bande passante est homogène à une vitesse, on trouve B = 2 × 109 m · s−1 .
Sciences Physiques MP 2018-2019 DS2sol – 4

La fibre optique à gradient d’indice


−−→ ∂n dn
24. Par définition du gradient, on a grad n = ∂y ~
ey = dy ~
ey puisque l’indice de réfraction ne dépend que de
y. La formule nous montre facilement que n(y) est croissant avec y pour y < 0 et décroissant pour y > 0. Le
gradient est donc orienté vers le haut pour y < 0 et vers le bas pour y > 0. On constate que la courbure du
rayon lumineux est toujours dans le sens du gradient.
25. Si on applique à chaque dioptre successivement, la loi de Descartes de la réfraction, on obtient alors
nj−1 sin ij−1 = nj sin ij = nj+1 sin ij+1 . Comme nous l’avons déjà fait avec deux angles complémentaires à π/2,
on constate que sin i(y) = cos ϕ. On peut donc généraliser et proposer le fait que n(y) cos ϕ(y) = Cte. La loi
de Descartes à l’entrée de la fibre est na sin θ = nc sin θ0 . Si l’on applique la loi de conservation à l’entrée,
dy
on a nc cos θ0 = n(y) cos ϕ(y). Par définition de la tangente, on a tan ϕ = dx . En passant au carré, on obtient
2 2 2
 2  2
sin ϕ 1 nc cos θ0 dy n(y)
tan2 ϕ = cos 2ϕ = cos2 ϕ − 1. Or, cos 2
ϕ = n2 (y) . Cela permet d’écrire que dx = nc cos θ0 −1 .
dy
d y dy 2 2n(y) dn
dy dx
26. Si l’on dérive par rapport à x l’équation différentielle précédente, on arrive à 2 dx 2 dx = 2 2
nc cos θ0 . On
dy
peut simplifier par 2 dx . 2
On dérive de la même façon, l’expression fournie pour n (y). On obtient 2n(y) dn
= dy
−4n2c ∆ ry2 . Il ne reste plus qu’à remplacer dans la première équation différentielle. On obtient alors l’équation
c

d2 y 2∆
demandée : dx2 = − (rc cos θ0 )2 y . La solution de l’équation différentielle est de forme harmonique : y(x) =
√ √
A cos cos2∆ x 2∆ x
θ0 rc + B sin cos θ0 rc . On détermine les constantes d’intégration en utilisant les conditions en x = 0
dy
à savoir y(x = 0) = 0 et dx x=0 = tan θ0 . La première condition impose que A = 0, ce qui permet d’écrire
√ √ √
2∆ x dy 2∆ 2∆ x
que y(x) = B sin cos θ0 rc . En dérivant, on obtient dx = B rc cos θ0 cos cos θ0 rc . En utilisant la condition en

dy 2∆ rc√sin θ0
x = 0, on arrive à dx = tan θ0 = rc cos θ0 . On en déduit l’expression B = 2∆
. La solution est alors :
√ x=0
y(x) = rc√sin
2∆
θ0
sin cos2∆ x
θ0 rc . Le rayon lumineux coupe l’axe des x à chaque fois que la phase est incrémentée de
c cos θ0
π. On peut donc exprimer la distance d demandée selon : d = πr√ 2∆
.
q
27. Nous avons vu que sin θL = n2c − n2g . L’ouverture numérique ne dépend que des indices du cœur et de la
q
gaine. On a donc : ON = n2c − n2g . Dans les deux types de fibres proposées, on a le même indice de gaine et
le même indice nc sur l’axe de la fibre. L’ouverture numérique sera donc la même. Cette ouverture numérique
nous informe rapidement de la marge de réglage que l’on a pour faire entre le faisceau laser dans la fibre optique.
q
28. Nous venons de rappeler que ON = n2c − n2g = sin θL . Or, la loi de Descartes à l’entrée de la fibre
q
n2
impose que sin θL = nc sin θ0 . On en déduit que sin θ0 = 1 − ng2 . Mais par la relation fondamentale de la
√ c
n
trigonométrie, on écrit que sin θ0 = 1 − cos2 θ0 . Cela permet de conclure que cos θ0 = ngc . À partir de cette
expression, on peut calculer le nouvel étalement temporel de l’impulsion : δT ′ = 2, 5 ns . C’est 2 000 fois plus
court que δT , la fibre pourra accepter une fréquence maximale 2 000 fois plus élevée. L’amélioration est due
au fait que les rayons qui arrivent avec l’angle maximal dans la fibre n’iront pas jusqu’à la gaine, le gradient
d’indice va les rabattre vers l’axe. Ils passent plus de temps de parcours dans des milieux d’indice plus proches
de nc que cela n’était le cas pour la fibre à saut d’indice.
Le multiplexage par longueurs d’onde
29. Le multiplexage par longueurs d’onde est avantageux par rapport à une transmission avec une seule
longueur d’onde car même si les ondes se superposent temporellement, elles ne vont pas interférer entre-elles
puisqu’elles possèdent des longueurs d’ondes différentes.
30. Les composants sont réciproques car s’ils peuvent superposer plusieurs longueurs d’onde, ils vont aussi
être capables de faire le contraire : ils vont séparer plusieurs longueurs d’ondes qui arriveraient superposées.
31. On utilise le principe du réseau en se basant sur la loi de Bragg de la diffraction par le réseau. Cette
loi donne les angles sous lesquels émergent des rayons lumineux (les ordres) pour un éclairage réalisé sous une
certaine incidence : sin θ = sin i + p λa où p est un entier représentant l’ordre d’interférence, a le pas du réseau,
c’est-à-dire sa périodicité spatiale et λ la longueur d’onde. En entrée, on éclaire le réseau sous des incidences i
différentes en fonction de λ pour obtenir un même angle θ de sortie du réseau de telle sorte que les 4 longueurs
d’onde se superposent pour entrer avec la bonne incidence dans la fibre. En sortie, les 4 longueurs d’onde arrivent
sur le réseau avec la même incidence i et comme elles ont des λ différentes, leur angle d’émergence du réseau
sera différent comme on peut le voir sur la figure fournie.
5 – DS2sol Sciences Physiques MP 2018-2019

Pertes associées à l’usage de la fibre optique

32. On raisonne en régime permanent. La puissance qui entre en x correspond à la puissance qui sort en x + dx
additionnée de la puissance absorbée. Cette puissance absorbée est proportionnelle au rapport des surfaces entre
la section efficace totale et la section de la fibre optique en supposant que son éclairage soit total et uniforme.
La puissance absorbée est évidemment aussi proportionnelle à la puissance qui entre en x. Pour écrire l’équation
traduisant ces propos, il faut encore évaluer le nombre d’impuretés présentes entre x et x + dx. La concentration
volumique étant nv et le volume Sdx, on en a nv Sdx. Pour chacune, on compte une section efficace σ puisque
l’énoncé nous dit qu’il n’y a pas de superposition des sections efficaces microscopiques. La puissance absorbée est
donc dPabs = P (x) nv Sdxσ
S . On a donc P (x) = P (x + dx) + P (x) nv Sdxσ
S . L’équation différentielle à laquelle obéit
dP
la puissance est donc dx + σnv P (x) = 0 . Sa solution est élémentaire puisqu’en x = 0, on a P (x = 0) = P0 .
On trouve : P (x) = P0 exp −nv σx.
33. Le calcul de l’atténuation linéique de puissance lumineuse entre le point d’entrée de la fibre en x = 0 et
un point d’abscisses x est trivial puisque ln PP(x)
0
= nv σx. On trouve : A = ln1010 nv σ .
34. On utilise cette fois la définition de l’atténuation en logarithme à base 10. Une atténuation d’un facteur 100
pour atteindre 1% de la valeur initiale, correspond à une atténuation linéique de 20 dB puisque A = 10 log 102 =
20 dB. On a Lfibre = 20 A . On trouve : Lfibre = 100 km . Cette valeur est très intéressante par rapport au câble
coaxial qui possède une atténuation 50 fois plus grande. Le câble coaxial sera donc 50 fois moins long, c’est-à-dire
qu’il fera 2 km de long.
35. La longueur d’onde permettant d’optimiser les télécommunications mettant en œuvre des fibres optiques
doit correspondre au minimum du graphique proposé. On lit λ ≃ 1, 6 µm , il s’agit du proche infrarouge.
mO
36. La masse de l’atome d’oxygène est 16 fois plus grande que celle de l’atome d’hydrogène : mH = 16 . Étant
beaucoup plus lourd, il est beaucoup plus inerte. On peut simplifier le problème en le considérant comme fixe.
37. L’atome d’hydrogène possède une charge q. Il va donc être sensible à la force électromagnétique de Lorentz
~
f = q(E~ + ~v ∧ B)
~ car l’onde lumineuse correspond à la propagation d’un champ électrique E ~ et d’un champ
magnétique B. ~ Il va donc se mettre en mouvement. On peut montrer facilement que, dans la plupart des
cas pour les charges non relativistes, la contribution magnétique de la force sera négligeable par rapport à la
force électrique. Ceci est dû au fait que l’amplitude du champ magnétique de l’onde électromagnétique B0 et
l’amplitude du champ électrique E0 sont liés par la relation E0 ≃ ncc B0 . Comme la vitesse v de la charge est
telle que v ≪ c, on ne retiendra que la contribution électrique de la force de Lorentz.
38. Comme nous l’avons vu à la question précédente, la force électrique est f~ = q E. ~ La relation de la
Dynamique appliquée à l’atome d’hydrogène portant la charge q dans le référentiel galiléen du laboratoire
donne m~a = q E ~ − kx~ex . En projetant sur l’axe Ox, on a donc mẍ + kx = qE0 cos 2πf t. On divise par m
pour faire apparaı̂tre la pulsation propre de l’oscillateur harmonique ẍ + ω02 x = qE 2 k
m cos 2πf t avec ω0 = m . La
0

q
1 k
fréquence propre de l’oscillateur est f0 = 2π m .

39. En utilisant les complexes ou simplement une forme de solution réelle en cos 2πf t, on arrive A(−ω 2 +ω02 ) =
qE0 qE0
m . L’amplitude réelle est alors : A = 4π 2 m|f02 −f 2 |
. La courbe représentant A(f ) fait apparaı̂tre plus qu’une
résonance puisqu’il s’agit d’une divergence infinie en f = f0 . Pour que le modèle soit un peu plus réaliste, on
doit ajouter une force de frottement fluide ce qui est classique. La résonance marquerait alors un maximum
borné en f = f0 ou bien au voisinage proche de la fréquence de résonance.
q
1 k 14
40. On trouve une fréquence propre f0 = 2π m = 1, 07 × 10 Hz. La longueur d’onde associée est alors
λ = fc0 = 2, 8 µm. Cette valeur ne correspond pas au maximum d’absorption par les ions HO− présent sur
le graphique. En effet, il faut faire attention au fait que l’énoncé nous informe que l’on a affaire à la première
harmonique sur la partie du graphe visible. Le fondamental est donc f = f0 et la première harmonique à f = nf0
avec n = 2. On en déduit que la longueur d’onde absorbée est la moitié de celle que l’on vient de calculée. On
a donc bien λHO− = 1, 4 µm .

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