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Rhumatisme SPA : Diagnostic et Évolution

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La SPA ou pelvispondylite rhumatismale comprend une atteinte axiale pelvi-rachidienne et des enthésites.

Elle est
caractérisée par une forte prédominance masculine (entre 16 et 40 ans) et une forme liaison génétique avec l’anti-
gène HLA B27 (90% des cas)

Spondylarthropathies
– Spondylarthrite ankylosante – 90
– Arthrite réactionnelle – %
– Rhumatisme psoriasique – 70 HLA
– Rhumatisme des entérocolopathies % B27
– 50
– Spondylarthropathie juvénile (ACJ) – %
– Syndrome de SAPHO – 55
– Spondylarthropathies indifférenciés %
– ??
%
??
%
75
%

 Enthésopathies : Les enthèses sont les zones d’ancrage dans l’os des tendons, des ligaments et des cap-
sules articulaires.
Les sites préférentielles des enthésites sont : talon, tubérosité tibiale antérieure, grand trochanter, pubis.
Evolue vers l’enthésophyte (phase de calcification) avec atteinte du périoste (apposition)
L’annulus du disque intervertébral peut être assimilé à une enthèse  érosion de l’angle du corps vertébral ou
signe de Romanus et calcifications (syndesmophytes) ; Les sacro-iliaques sont très renforcées en ligaments : la sa-
cro-iliite évolue de façon similaire aux enthésites. Les enthésites sont présentes dans 50 % des cas. Les talalgies
sont les plus fréquentes.
HLA B27 : n’est pas indispensable pour le diagnostic ; sa présence ne suffit pas au diagnostic (présent chez 8%
des témoins caucasoïdes). Il n’explique pas à lui seule la prédisposition génétique.

 Les douleurs des sacro-iliites sont unilatérales, bilatérales ou à bascule.


 Indice de Schöber : on trace un trait en regard de l’épineuse de L5 et 10 cm plus haut ; puis on demande au pa-
tient de se pencher en l’avant et on mesure la nouvelle distance entre les 2 traits. Elle doit normalement atteindre
15 cm.
 La coxite est fréquente, grave et souvent bilatérale. L’évolution vers la destruction et l’ankylose est fréquente.
 Autres : métatarsophalagiennes (pincement, dislocation) ; symphyse pubienne (atteinte voisine des sacro-
iliaques).
 L’ostéoporose vertébrale est habituelle dans les SPA évoluée.
 Manifestation extra-rhumatologique : l’uvéite antérieure aiguë (25%) ne survient que chez les sujets HLA B 27 ;
l’insuffisance aortique (2%  BAV) ; maladie de Berger (néphropathie à IgA) ; amylose AA ;
 Le syndrome inflammatoire est souvent modéré voire absent ; les auto-Ac et le FR sont négatifs.
 Bilan radiologique : bassin de face, grand cliché dorso-lombo-pelvifémoral postéro-antérieur (de Sèze) ; colonne
lombaire et dorsal de profil ; éventuellement des clichés centrés sur les sacro-iliaques et les charnières dorsolom-
baires.

Signes radiolo-
giques
Articulation sacro-iliaque Rachis
– L’atteinte des sacro-iliaques est bilatérale et symétrique. Les – Les syndesmophytes (ponts intersomatiques)
signes radiologiques évoluent en plusieurs stades : au niveau de la charnière dorsolombaire puis
Stade I : pseudoélargissement des interlignes (déminérali-
 généralisés à l’ensemble de rachis  aspect de
sation des berges articulaires) « colonne bambou »
Stade II : érosion des berges articulaires  aspect de
 – Perte de la concavité normale du bord anté-
« timbre de poste » rieur de la vertèbre (mise au carré)
Stade III : condensation des berges articulaires
 – Érosion des coins antérieurs des corps (signe
Stade IV : fusion des berges avec disparition de l’inter-
 de Rmanus)
ligne  ankylose. – Ossification des ligaments interépineux et in-
– Il faut 5 à 7 ans d’évolution avant que la sacro-iliite soit vi- terapophysaire (aspect en triple rail)
sible radiologiquement. TDM, IRM  apparition plus précoce.

L’enthésopathie périphérique provoque une déminéralisation et des érosions localisées puis une reconstruction
excessive donnant des excroissances osseuses (épines calcanéennes grossières)
 Traitement de fond : il n’existe pas d’indication de la corticothérapie : la sulfasalazine est indiquée dans les at-
teintes périphériques mal contrôlées par les AINS et les traitement locaux. Le méthotréxate et les anti-TNF  sont
réservés pour les formes sévères.
 L’évolution se fait sur plusieurs décennies par poussées évolutives. Elle typiquement ascendante (sacro-iliaques
 rachis). Les risques sont l’apparition de la coxite, l’ankylose, et une déformation rachidienne (grande cyphose
dorsale) associée à une diminution de l’ampliation thoracique (indice de Hirtz bas)

 Critère d’Amor  critères diagnostiques très difficiles à retenir

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