les « mouvements sociaux » renvoient souvent, dans le langage commun, à une réalité
négative, synonyme de protestations sociales, qui seraient soit le produit principal du
corporatisme de certains corps de métier (les « cheminots »), soit la voie que choisissent
d’emprunter les salariés afin de réagir face à des situations désespérées comme les
fermetures sauvages d’entreprises ou les délocalisations massives.
Certes, un mouvement social peut représenter une action collective de protestation et de
revendication sociale, voire un soulèvement populaire, mais rarement une révolution.
Cependant cette vision est réductrice en ce qu’elle est partiale et partielle. La théorie des
mouvements sociaux, dans son acception la plus répandue (Turner et Killian, 1987 ;
Tarrow, 1998 ; della Porta et Diani, 2006 ; Snow et Soule, 2010), couvre un espace
théorique (Snow et al., 2004) et méthodologique (Klandermans et Staggenborg, 2002)
vaste et dense qui vise non seulement l’analyse des situations mentionnées plus haut,
mais également et plus généralement toutes formes d’action collective durables et, le
plus souvent, non institutionnalisées, remettant en cause l’autorité, les détenteurs de
pouvoir, ou les croyances et pratiques culturelles dominantes. (Goodwin et Jasper, 2009 ;
Snow et al., 2004).
I. BUT DES MOUVEMENTS SOCIAUX
Nous disposons autant des buts que des mouvements sociaux car chaque mouvement
social se distingue d’une part par ses buts .De façon générale, nous pouvons citer entre
autre :
-L’amélioration du niveau de vie et des conditions de travail : plusieurs mouvements
syndicalistes militent pour cet effet. Certains revendiquent parfois l’augmentation des
salaires, les primes et d’autres les changements des modalités de travail.
-Libération de l’être hument de toute forme de servitude, de domination ou de
d’esclavage : l’homme en effet est au centre de toute activité sociale et de ce fait il
devrait agir dans son environnement en toute quiétude. C’est pourquoi certains
organisme telle que l’ONU condamnent toute forme d’esclavage et promulguent la
dignité, les droits de homme ; de l’enfant et l’égalité des hument.
-Assistance des personnes nécessiteuses ou vulnérables de la société : de nos jours nous
remarquons de plus en plus la naissance des mouvements ayant pour caractère
l’assistance des personnes dont l’état ou le niveau de vie est défaillant. Des ONG qui
offrent les emplois et les fonds d’activité pour lutter contre la pauvreté et le chômage,
des associations internationales qui améliore l’état des personnes handicapés, malades
(séropositives) tant par leur apport financier que moral.
- les partis politiques, certains syndicats nationaux exercent une certaine pression sur les
détenteurs du pouvoir afin de parvenir à une bonne gouvernance et une gestion des
ressources.