Modélisation des Inducteurs en Chauffage
Modélisation des Inducteurs en Chauffage
MÉMOIRE DE MASTER
Sciences et Technologies
Filière : Electrotechnique
Spécialité : Machines Electriques
Jury :
MASTER
Cachet et signature
ﺍﻟﺟﻣﻬﻭﺭﻳﺔ ﺍﻟﺟﺯﺍﺋﺭﻳﺔ ﺍﻟﺩﻳﻣﻘﺭﺍﻁﻳﺔ ﺍﻟﺷﻌﺑﻳﺔ
République Algérienne Démocratique et Populaire
ﻭﺯﺍﺭﺓ ﺍﻟﺗﻌﻠﻳﻡ ﺍﻟﻌﺎﻟﻲ ﻭ ﺍﻟﺑﺣﺙ ﺍﻟﻌﻠﻣﻲ
Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique
Le chauffage par induction électromagnétique a connu une large utilisation dans les différentes branches de l’industrie moderne du
chauffage, vu ses caractéristique très attrayantes du point de vue technologique, sécuritaire économique et moins polluante.
L’inducteur joue un rôle très important dans le chauffage par induction et qui consiste à envoyer, par voie électromagnétique, de
l’énergie à l’intérieur ou à la surface des matériaux à chauffer, en mettant en jeu trois phénomènes physiques succédés : Cette
technique électrothermique du chauffage par induction électromagnétique permet de chauffer les matériaux, sans contact matériel
avec une source électrique. Il est à souligner que le modèle géométrique à trois et six inducteurs choisi avec des différentes géométries
qui présente sur une bonne répartition de la température dans la plaque chauffante atteint l’ordre 300K°- 650 K°
ﻣﻠﺨﺺ
ﺑﺴﺒﺐ ﺧﺼﺎﺋﺼﻬﺎ ﺍﻟﺘﻲ ﻫﻲ ﺟﺬﺍﺑﺔ ﻟﻠﻐﺎﻳﺔ ﻣﻦ، ﺍﻟﺘﺪﻓﺌﺔ ﺍﻟﺤﺚ ﺍﻟﻜﻬﺮﻭﻣﻐﻨﺎﻁﻴﺴﻲ ﺍﺳﺘﺨﺪﻣﺖ ﻋﻠﻰ ﻧﻄﺎﻕ ﻭﺍﺳﻊ ﻓﻲ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﻓﺮﻭﻉ ﺻﻨﺎﻋﺔ ﺍﻟﺘﺪﻓﺌﺔ ﺍﻟﺤﺪﻳﺜﺔ
ﻭﺍﻟﺬﻱ ﻳﺘﻜﻮﻥ ﻣﻦ ﺇﺭﺳﺎﻝ ﺍﻟﻄﺎﻗﺔ، ﺩﻭﺭﺍ ﻣﻬ ًﻤﺎ ﻟﻠﻐﺎﻳﺔ ﻓﻲ ﺗﺴﺨﻴﻦ ﺍﻟﺤﺚ
ً ﻳﻠﻌﺐ ﺍﻟﻤﺤﺎﺙ.ﺍﻟﻨﺎﺣﻴﺔ ﺍﻟﺘﻜﻨﻮﻟﻮﺟﻴﺔ ﻭﺍﻻﻗﺘﺼﺎﺩﻳﺔ ﻭﺍﻷﻗﻞ ﺗﻠﻮﻳﺜﺎ
ﺗﺘﻴﺢ ﺗﻘﻨﻴﺔ ﺗﺴﺨﻴﻦ ﺍﻟﺤﺚ ﺍﻟﻜﻬﺮﻭﻣﻐﻨﺎﻁﻴﺴﻲ: ﺑﺎﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﺛﻼﺙ ﻅﻮﺍﻫﺮ ﻓﻴﺰﻳﺎﺋﻴﺔ ﻣﺘﺘﺎﻟﻴﺔ، ﺍﻟﻜﻬﺮﻭﻣﻐﻨﺎﻁﻴﺴﻴﺔ ﺇﻟﻰ ﺍﻟﺪﺍﺧﻞ ﺃﻭ ﺳﻄﺢ ﺍﻟﻤﻮﺍﺩ ﺍﻟﻤﺮﺍﺩ ﺗﺴﺨﻴﻨﻬﺎ
ﻳﺠﺐ ﺍﻟﺘﺄﻛﻴﺪ ﻋﻠﻰ ﺃﻥ ﺍﻟﻨﻤﻮﺫﺝ ﺍﻟﻬﻨﺪﺳﻲ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﺤﺘﻮﻱ ﻋﻠﻰ ﺛﻼﺛﺔ ﻭﺳﺘﺔ ﻣﺤﺎﺛﺎﺕ ﺗﻢ.ﺍﻟﻜﻬﺮﻭﺣﺮﺍﺭﻳﺔ ﺗﺴﺨﻴﻦ ﺍﻟﻤﻮﺍﺩ ﺩﻭﻥ ﻣﻼﻣﺴﺔ ﺍﻟﻤﻮﺍﺩ ﻟﻤﺼﺪﺭ ﻛﻬﺮﺑﺎﺋﻲ
° K ° - 650 K300 ﺍﺧﺘﻴﺎﺭﻫﺎ ﺑﺎﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﺃﺷﻜﺎﻝ ﻫﻨﺪﺳﻴﺔ ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ ﻭﺍﻟﺘﻲ ﻟﻬﺎ ﺗﻮﺯﻳﻊ ﺟﻴﺪ ﻟﺪﺭﺟﺔ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﺓ ﻓﻲ ﻟﻮﺣﺔ ﺍﻟﺘﺴﺨﻴﻦ ﻳﺼﻞ ﺇﻟﻰ ﺩﺭﺟﺔ
REMERCIMENTS
départementd’électrotechnique.
Réalisation de ce mémoire.
et mon frère et mes sœurs et Debache Abdelali Alaaeddine et Chaabi Med Tahar
témoignés.
Dédicace
Je dédie ce projet ;
THERMIQUE
II.4 LES MODELES DU COUPLAGE EXISTANT 59
INTRODUCTION GENERALE
Depuis toujours, l’homme tente d’améliorer sa vie au quotidien ; le chauffage par induction
qui est couramment employé dans les différentes activités humaine ; sa fonction est de chauffer des
matériaux sans contact avec la source d’énergie, La facilités de réglage et de mise en marche
automatique, l’absence de combustion et de dégagement de gaz toxiques, la propreté des appareils,
sont autant d’avantages du chauffage par induction.
Le chauffage par induction a acquit une très grande importance dans l’industrie, notamment,
dans la métallurgie, l’élaboration des matériaux, l’agro-alimentaire, la chimie, …etc , en raison de
l’importance des inducteurs et leurs géométries pour l’amélioration de la température.
Le procédé du chauffage par induction est présenté les équations aux dérivées partielles
(EDP) qui décrivent les phénomènes électromagnétiques et thermiques. Pour le cas de
l’électromagnétisme, ce sont les équations de MAXWELL et les caractéristiques électriques
(conductivité électrique) et magnétiques (perméabilité magnétique) des matériaux. Et pour le cas de
la thermique, ce sont les lois de la thermodynamique et les propriétés thermiques (conductivité
thermique, capacité calorifique) de ces matériaux.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 2
Introduction générale
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 3
Chapitre 1
Chauffage par induction
Chapitre I : La cuisson par induction
INTRODUCTION :
Transmission de la chaleur par conduction thermique, dans la masse, et par convection dans
son environnement.
Si une pièce conductrice est placée à l’intérieur d’une bobine, les courants induits par le
champ magnétique s’y développent (loi de Lenz) et chauffent la pièce par effet joule.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 5
Chapitre I : La cuisson par induction
technologie).
Cette méthode permet de chauffer directement une pièce par l’intermédiaire du champ
magnétique crée par une source froide (le bobinage), contrairement, par exemple, au chauffage
par résistante où la source (la résistance) est chaude
le système par induction (figure I.2), est très utilisé dans l’industrie et domestique, tel que
la cuisson par induction.
La cuisson par induction fonctionne, par définition, grâce à des inducteurs placés sous
forme de bobines à différentes géométries (figure.3), en dessous d'une plaque. Les inducteurs
agissent comme des aimants produisant un champ électromagnétique qui se concentre sur la
pièce a chauffé. Le tout circule alors dans un circuit fermé.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 6
Chapitre I : La cuisson par induction
Les configurations d’inducteurs, les fréquences (de 1Hz à 5MHz) et les puissances
électriques mise en œuvre sont très variées et dépendent de l’application (chauffage dans la
masse ou superficiel, cuisson, fusion…) du matériau et de sa forme (billettes, lopins, cuves…).
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 7
Chapitre I : La cuisson par induction
1 (I.1)
f o r
Où :
: Epaisseur de peau [m],
: Conductivité électrique qui varie en fonction de la température [S/m],
o : Perméabilité magnétique absolue du vide [H/m],
r : Perméabilité relative du matériau [USI],
f : Fréquence du fonctionnement [Hz].
Cette formule montre que la puissance dépend du carré du champ magnétique, c’est à dire
du carré de l’intensité du courant créant ce champ, de la fréquence, de la perméabilité
magnétique, et de la conductivité électrique du milieu à chauffer.
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Chapitre I : La cuisson par induction
perméabilité ( r o ) et de la fréquence f.
Influence de la fréquence :
La fréquence f joue un rôle primordial d’autant plus que c’est un paramètre à la
disposition de l’utilisateur. Nous pouvons ainsi, en choisissant bien la valeur de la fréquence
entre 50 Hz et 10 MHz, faire varier la profondeur de pénétration. Nous comprenons donc que le
choix de la fréquence est essentiel avant toute opération de chauffage inductif [3].
(I.4)
J : est la densité instantanée des courants induits.
Ainsi, la puissance totale dissipée par effet JOULE au niveau de la pièce à chauffer sera :
Ptot p ( t ) dV (I.5)
V
Un bon rendement.
La possibilité de contrôler la répartition de l’échauffement dans l’épaisseur de la pièce
par le réglage de la tension et du courant.
Une faible inertie de chauffage.
Un réglage fin de la puissance dans la pièce grâce à l’alimentation du bobinage par un
system d’électronique de puissance (généralement un onduleur à résonance).
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 9
Chapitre I : La cuisson par induction
Les puissances mises en œuvre peuvent varier de quelques centaines de watts (petits fours
à induction de laboratoire ou de prothésiste dentaire) à plusieurs méga watts pour les grosses
installations de fusion.
On trouve principalement des installations de chauffage par induction dans les domaines
de la métallurgie et de la mécanique 45% pour la fusion , 45% pour le chauffage avant le
formage , 10% pour le traitement thermique et les applications diverses .
I.5.1 Fusion :
Les fours les plus répandus sont les fours à creuset à basculement, plutôt utilisés pour la
fusion, et les fours à canal, souvent réservés au maintien en température des métaux fondus [5].
Le réchauffage par induction est de plus en plus utilisé dans le milieu industriel en raison
de ses possibilités de productivité élevée , de sa faible consommation d’énergie , de sa rapidité
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 10
Chapitre I : La cuisson par induction
d’une couche superficielle dure (entre 0.3 et 6mm d’épaisseur) afin d’assurer à la pièce
une bonne résistance à la fatigue et à l’usure.
d’un cœur résilient assurant la sécurité de fonctionnement de la pièce.
L’induction est utilisé comme moyen de chauffage des parois de réacteurs chimiques, on
trouve ce type de réacteurs dans la fabrication des résines, des cosmétiques et dans l’industrie
pharmaceutique.
Constitué de gaz partiellement ionisé, le plasma peut être assez conducteur pour entretenir
une réaction thermique par induction.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 11
Chapitre I : La cuisson par induction
la charge d’accumulateurs.
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Chapitre 2
Modeles Mathematiques
Et Numeriques
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
II.1 INTRODUCTION
Pour le fonctionnement des systèmes de chauffages par induction nécessitent une
connaissance des phénomènes électromagnétiques et thermiques à la fois ; qui régissent l’évolution
spatio-temporelle d’un tel phénomène.
ENVIRONNEMENT ELECTROMAGNETIQUE
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 14
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Equations de MAXWELL :
rot H Jc D (II.1)
t
div B 0 (II.2)
rot E B (II.3)
t
div D (II.4)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 15
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
De la même manière, une (F.é.m.) est aussi induite, si le flux varie dans le temps à travers
un circuit fixe, tel que :
e d Où = ƒ (x, y, z, t),
dt
Alors e B .dS
t tS
Dans les deux cas, la force électromotrice induite (e) et le taux de la variation temporelle
E . dl t B .dS
C S
On obtient :
B .dS rot E .dS
t S S
rot E B
t
Théorème d’AMPERE
rot H Jc D
t
Cette équation exprime la dépendance du champ magnétique de la densité du courant total
(conduction + déplacement).
Cette relation peut être interprétée comme étant le taux de variation spatiale du champ
en fonction du taux de mouvement des charges.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 16
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Démonstration :
L’énoncé général du théorème d’AMPERE indique que l’intégrale curviligne de la
composante tangentielle du vecteur champ magnétique H , le long d’un contour fermé (C), est égale
au courant encerclé par ce contour. Soit :
H . dl J .dS I
C S
Donc rot H .dS J .dS
C S
D’où : rot H J
Où :
dQ : Élément de charge,
dV : Élément de volume.
D’où I (.dV)
t
On divise par l’élément de volume V, on obtient :
J. dS (.dV)
C t
V V
Si V 0 , le membre de gauche de l’équation tend, par définition, vers div J
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 17
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
(la divergence de la densité du courant; théorème d’OSTROGRADSKI - GREEN), tandis que celui
de la droite tend vers . Par conséquent : div J
t t
C’est l’équation de continuité du courant, pour des champs statiques [7] :
rot H J
Cette densité due ou mouvement de charges réelles, (électrons, protons et ions), est appelée
Si : rot H Jc reste valable pour les champs dépendants du temps, il vient alors que [8] :
div Jc div(rot H ) div Jc 0
Une contradiction avec l’équation de continuité du courant (div Jc ) apparaisse
t
c’est pourquoi, MAXWELL, fut amené, à postuler que :
rot H Jc J D
Où, J D est la densité du courant de déplacement définie par :
JD D
t
On aura alors :
div Jc div (rot H ) div J D
= 0 div ( D )
t
= (div D )
t
=
t
II.2.2.2 Les équations de conservation
Divergence de l’induction magnétique
div B 0
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 18
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Cette relation traduit mathématiquement le fait que les seules sources de champ magnétique
sont les courants électriques, et il n’existe pas de charge magnétique; c’est pourquoi les lignes
du champ sont toujours fermées sur elles-mêmes. Elles forment des boucles. Ces boucles n’ont
ni point de départ, ni point d’arrivée, ni point de convergence, d’où la nomination d’induction
conservative (champ conservatif).
Théorème de GAUSS
div D
Une charge électrique est source d’un champ électrique; autrement dit, les lignes de champs
électriques commencent et se terminent autour des charges électriques [8].
Démonstration
L’énoncé général du théorème de GAUSS indique que la charge totale Q(V) contenue
dans un volume V, limité par la surface fermée S(V), est égale au flux du vecteur déplacement
électrique D sortant de la surface S(V). C’est à dire :
D .dS Qint (V)
S
.dV
V
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 19
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
D . E
Où o r ; o : Permittivité absolue du vide [F/m],
Cette équation d’écrit la relation entre le vecteur induction électrique D et le vecteur
champ électrique E . Elle est linéaire si est constante.
o = 4. .10-7 [H/m],
Bre : Vecteur induction magnétique rémanente [T].
L’équation (II.5) détermine la relation entre le champ magnétique et l’induction
magnétique. Cette relation donne la courbe d’aimantation B = ƒ(H).
Une variation de H conduit à une variation de l’induction B, on trouve par la suite le cycle
d’hystérésis dont la forme se diffère d’un matériau à un autre; donc d’un dispositif électrotechnique
à un autre.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 20
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
rot E B
t
rot H J
B rot A
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 21
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
C‘est à partir de ces équations de base de ce modèle que nous pouvons déterminer l’équation
décrivant l’évolution des phénomènes électromagnétiques dans un dispositif où l’ensemble
des champs présents sont en fonction explicite ou implicite de l’espace et du temps.
L’utilisation de ce modèle est très répondue dans l’étude des machines électriques,
des dispositifs du chauffage par induction, des transformateurs, … etc.
Par ailleurs, dans le cadre du chauffage par induction, les avantages présentés par ce type
de formulation sont nombreux :
Elle permet d’imposer des sources électriques proches des procédés réels (densités
de courant – différences de potentiels),
La réaction d’induit est directement prise en compte,
La grandeur utile pour le chauffage, à savoir, la densité de puissance induite,
est directement liée à la variable d’état, bénéficiant ainsi d’un maximum sur la précision.
En se basant sur les équations de J. C. MAXWELL, on peut formuler l’équation qui décrit
l’évolution spatiale- temporelle des phénomènes électromagnétiques.
Nous avons :
rot E B
t
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 22
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Avec : B rot A
On obtient:
rot E = (rot A )
t
rot ( A )
t
A
rot ( E ) 0 E A
t t
E A est un champs conservatif, il dérive donc d’un potentiel scalaire électrique U,
t
A
tel que : E grad U E ( A grad U ) (II.9)
t t
A partir de l’équation (III.1) et de l’équation (III.5) nous avons :
rot ( 1 B ) J
A partir des équations (III.7), (III.8), et (III.9) nous avons :
rot ( 1 rot A ) J ex . E ( rot A )
rot ( 1 rot A ) J ex ( A grad U ) ( rot A )
t
rot ( rot A ) A grad U ( rot A ) J ex
1
t
Le potentiel vecteur A ne peut pas être défini par la seule condition B rot A ;
on doit fixer sa divergence pour assurer l’unicité de la solution de l’équation aux dérivées partielles
(E.D.P). On ajoute alors la condition div A 0 ; appelée Jauge de COULOMB [6]. Nous obtenons
ainsi :
rot ( 1 rot A ) A grad U ( rot A ) J ex
t
div A 0 (II.10)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 23
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Les termes A et ( rot A ) représentent les densités des courants induits.
t
Ils traduisent le caractère dynamique dans le temps et dans l’espace des phénomènes
électromagnétiques, tandis que le terme ( grad U) décrit la densité du courant dépendante
des conditions électriques imposées aux extrémités des conducteurs.
U peut être considéré comme nul [6]. Nous observons que la relation (II.10) définissant une
équation locale qui devra être systématiquement adaptée à la région à la quelle s’applique.
rot ( rot A ) A J ex ; 1 : rélectivité magnétique
t
(II.11)
div A 0
ENVIRONNEMENT THERMIQUE
II.5 MODES DE TRANSMISSION DE LA CHALEUR
Le transfert d’énergie aura lieu à chaque fois qu’un gradient de température existe
à l’intérieur d’un système, ou, lorsque deux systèmes à températures différentes sont mis en contact
[10].
Le transfert de chaleur reconnaît généralement trois modes de transmission de la chaleur.
Il s’agit de la transmission par conduction, convection et rayonnement . Ces modes de transfert de la
chaleur peuvent être présents, dans un procédé, d’une manière séparée, combinée deux à deux ou
ensemble à la fois.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 24
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Conduction
La conduction est un phénomène au moyen duquel la chaleur s’écoule à l’intérieur
d’un milieu (solide, liquide ou gazeux) d’une région à haute température vers une autre à basse
température ; ou entre différents milieux mis en contact.
Convection
La convection est un mode de transport d’énergie par l’action combinée de la conduction,
de l‘accumulation de l’énergie et du mouvement du milieu.
En effet, la convection est le mécanisme le plus important de transfert d’énergie entre
une surface solide et un liquide ou un gaz, donc un fluide dans le cas le plus général.
Rayonnement
Le rayonnement est le mécanisme par lequel la chaleur se transmis d’un corps à haute
température vers un autre à basse température, lorsque ces corps sont séparés dans l‘espace
ou même lorsqu’un vide les sépare.
II.6 NOTIONS FONDAMENTALES DE CONDUCTION THERMIQUE
II.6.1 LE REGIME NON-STATIONNAIRE (DYNAMIQUE)
Les transferts de chaleur évoluaient au cours du temps, de telle sorte que les températures,
les flux et, bien entendu, les propriétés thermiques seraient variables pendant un temps
suffisamment long [10].
II.6.2 LA TEMPERATURE
Si la température reste bien définie en tout point M (repéré par ses coordonnées spatiales
(x, y, z)), cette température va évoluer avec le temps de sorte qu’à l’ instant t, la température
en ce point M est :
TM = ƒ(x, y, z, t) = T(x, y, z, t)
Il existe un gradient de température qui fait intervenir les dérivées spatiales de cette fonction
température, tel que, en coordonnées cartésiennes :
gradT T i T j T k
x y z
Où i , j, et k sont les vecteurs unitaires des axes de coordonnées cartésiennes.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 25
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Ainsi k exprimée en [Kcal/(h.m.°C)] est de l’ordre de 6 × 10-3 pour les gaz à la pression
atmosphérique, de 1.5×10-1 pour les liquides et atteint la valeur de 3.5 × 102 pour le cuivre pur.
Les matériaux ayant une conductivité thermique élevée sont appelés les conducteurs ; tandis
que, les matériaux de faible conductivité se rapportent aux isolants thermiques.
Où :
A1 : L’aire de la surface [m2 ],
La quantité de chaleur effective transmise d’un corps gris (émettent une intensité
de rayonnement plus faible que celle des corps noirs) à la température T1 à un corps noir à T2
entourant le premier est :
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 26
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Dans laquelle
Qc : Le flux de chaleur par convection [Kcal /h],
q k gradT (II.15)
k : Conductivité thermique du matériau [W/(m.°K)].
Ce vecteur est maintenant fonction du temps et varie en général avec celui-ci. la conductivité
thermique du matériau n’est pas une constante, mais, une fonction de la température pour toutes
les phases. Elle dépend de la pression aussi pour les liquides que pour les gaz .
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 27
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Ps : Terme source de chaleur correspondant, soit, au travail des forces appliquées au fluide,
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 28
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Comme
dt
dh h d Pr h
Pr T dt T
Pr
dT
dt
Avec :
Prh 1 (1.T)
T
dT T
gradT
dt t
d Pr Pr
gradPr
dt t
Tels que :
Vitesse des pièces où des fluides en mouvement, fonction de l’espace, et supposée :
connue [m/s],
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 29
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
A cette dernière relation, doivent être associées, les conditions aux limites appropriées
au problème physique à traiter. Il s’agit de la :
- Condition de NEWTON : q h c (Ts Ta ) , (cas d’un flux de chaleur échangé par
convection avec une zone de température ambiante),
- q ( TS4 Ta4 ) (cas d’un flux échangé par rayonnement avec une zone de température
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 30
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Dans le deuxième cas, les courants J ex , sont dirigés suivant l’angle du système de
coordonnées cylindriques (r, , z), le champ magnétique possède alors deux composantes, l’une
suivant la direction (or), et l’autre suivant la direction ( oz ), imposant ainsi pour le potentiel une
seule composante A (désignée par la suite A ). Ainsi, les dispositifs de chauffage par induction
comportent généralement une symétrie de révolution qui préconise l’utilisation des coordonnées
cylindriques axisymétriques. Lorsque les pièces à chauffer présentent une telle symétrie, il arrive
fréquemment que le procédé de chauffage consiste à faire tourner la pièce dans un inducteur,
de façon à homogénéiser le champ de température sur tout le pourtour.
Dans une telle configuration, l’hypothèse d’une modélisation axisymétrique est séduisante,
puisqu’elle suppose que l’inconnue est invariante par rotation et prendre donc en compte,
implicitement, l’hypothèse d’homogénéité de la température due à la rotation.
Problème électromagnétique
rot ( rot A ) A J ex
t
div A 0
0 er 0 er 0 er Br er H r er
J ex : J e E : E e A : A e B : 0 e H : 0 e
0 ez 0 ez 0 ez Bz ez H z ez
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 31
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Comme le vecteur A est confondu avec sa composante A , sa divergence est donc
naturellement nulle (la jauge de COULOMB div A 0 ).
rot A 1
r r z
0 rA 0
(rA) 1 1 (rA)
rot A 1 e ( .0) e e
r z r r r r z
(rA) 1 (rA)
rot A 1 e e
r z r r r z
(rA) A
Et rot ( rot A )
e
r r r z z
en utilisant la notation complexe, permettant ainsi la prise en compte du terme dérivée A*
t
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 32
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
( A*) ( A*) i A* J
z r z r r r r ex
(II.23)
A* rA
Problème thermique
La température, indépendante de la variable d’espace (), autorise une étude dans le plan de
symétrie (r, z) du dispositif.
Comme :
gradT T er T ez et
r z
div (k gradT) 1 ( (k r T ) (r k T ) )
r r r z z
L’équation de la conduction (II.22) prend alors la forme suivante :
(k T ) 1 ( k r T ) P c T (II.24)
z z r r r s P t
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 33
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Ces méthodes numériques transforment les équations aux dérivées partielles (EDP)
à des systèmes d’équations algébriques dont la solution fournit une approximation de l’inconnue
en différant points situés aux nœuds du réseau géométrique correspondant à la discrétisation. Parmi
ces méthodes, nous citons la méthode des différences finies, la méthode des éléments finis,
la méthode des volumes finis, la méthode des intégrales de frontières et la méthode des circuits
couplés,…etc.
1 2 3 x
Δx Δx
dx 2 2
2
A1 A 2 x dA 1 (x)2 d A
dx2
(1)n
n!
nA
(x)n d
dxn
2 2
dx 2 2
2
A3 A 2 x dA 1 (x)2 d A
dx2
(1)n
n!
nA
(x)n d
dxn
2 2
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 34
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
aux différences finies au nœud 2. C’est une combinaison linéaire de l’inconnue au point considéré
et aux points voisins.
La méthode aux différences finies permet d’obtenir des résultats satisfaisants dans
de nombreux problèmes comme elle possède la simplicité de la formulation numérique, mais elle
reste limitée aux configurations à géométrie régulière, donc, relativement trop simple.
Toute fois, cette méthode ne s’applique pas directement aux EDP, mais à une formulation
intégrale qui est équivalente au problème à résoudre, en utilisant l’une des deux approches
suivantes :
- La méthode variationnelle qui consiste à minimiser une fonctionnelle qui représente
généralement, l’énergie du système étudié. Cette méthode n’est donc applicable que
si on connaît une fonctionnelle équivalente au problème différentiel que l’on vent
résoudre.
- La méthode des résidus pondérés ou méthode projective qui consiste à minimiser le résidu
induit par l’approximation de la fonction inconnue.
A l’une ou à l’autre des deux méthodes, on associe une subdivision du domaine d’étude,
en éléments simples, appelés éléments finis, comme il est indiqué sur la figure II.2, et à approximer
la fonction inconnue sur chaque élément par des fonctions d’interpolation. Ces fonctions sont
généralement des polynômes de Lagrange de degré un, ou deux.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 35
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
La MCC peut être couplée à une méthode numérique de discrétisation type MEF ou MDF
de la charge.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 36
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Différence
finie Nœud
Elément
Volume fini
fini
Exemple Illustratif :
Considérons l’équation de conduction, en régime permanent (stationnaire), mono-
dimensionnel :
d ( k dT ) P 0 (II.25)
dx dx s
Pour discrétiser cette équation, le domaine d’étude est subdivisé en un nombre finis
de nœuds. Ce domaine est ensuite divisé en éléments de volume dont chacun contient un nœud,
comme il est indiqué sur la figure ci-dessous.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 37
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Les lignes en tirés représentent les interfaces entre les éléments. Pour le problème
à une dimension, on suppose une épaisseur unité suivant la direction (oy) et (oz).
Ainsi, le volume d’un élément est x 1 1. Si on intègre l’équation (II.25) sur l’élément
de volume correspondant au nœud P, on obtient :
e e
d dT
dx ( k dx ) dx Ps dx 0
w w
Soit :
e
( k dT )e ([Link] )w Ps dx 0 (II.26)
dx dx w
Avec l’approximation d’une variation linéaire de T entre deux nœuds voisins, l’équation
(II.26) s’écrit :
k e (TE TP) k w ( TP TW)
Ps x 0 (II.27)
(x)e (x)w
à l’interface (e).
Où
ke k
ae , a W w , a p a e a W et b Ps x
(x)e (x)w
II.12 INTRODUCTION
Nous présentons dans cette partie la méthode des volumes finis ; utilisée pour la
résolution des deux équations aux dérivées partielles, Ainsi nous proposons de décrire les modèles
numériques optés pour la résolution des équations mathématiques finales décrivant l’évolution
spatiale et temporelle des phénomènes physiques présents dans les dispositifs de chauffage par
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 38
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
induction. Après les formulations électromagnétiques et thermiques d’un système de chauffage par
induction, les modèles du couplage électromagnétique thermique et nous proposons notre propre
modèle basé sur la technique de la paramétrisation, Il importe, en électromagnétisme, de tenir
compte des variations des propriétés physiques en fonction de la température, parmi lesquelles
nous citerons :
La réluctivité magnétique relative,
La résistivité électrique.
En thermique, on doit tenir compte des variations de la capacité calorifique
et de la conductivité thermique en fonction de la température .ainsi que Les méthodes de résolutions
des systèmes algébriques seront aussi présentées.
La méthode des volumes finis peut être vue comme étant une variante de la méthode
de collocation par sous-domaines. Le domaine d’étude ( ) est divisé en un nombre d’éléments.
Chaque élément contient quatre nœuds du maillage. Un volume fini entoure chaque nœud du
maillage (Figure II.1). L’équation au dérivé partielle (EDP) est intégrée dans chacun des volumes
élémentaires. Pour calculer l’intégrale sur ce volume élémentaire, la fonction inconnue est
représentée à l’aide d’une fonction d’approximation (linéaire, exponentielle…) entre deux nœuds
consécutifs.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 39
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Différence
finie Nœud
Elément
fini Volume fini
r
(r)w (r)e
N
n
(z)n
P
z
w e E
W
(z)s
s z
Chaque nœud principal P est entouré par quatre nœuds voisins : celui du nord N, du sud S,
de l’est E et celui de l’ouest W.
Le volume fini est délimité par les points (e : est, w : ouest, n : nord, s : sud).
La projection de cette équation aux dérivées partielles sur une base de fonctions de
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 40
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
A* A*
i z ( r z ) r ( r r ) r dr dz i i r A* J ex r dr dz
(II.1)
zr zr
Rappelons que pour la méthode des éléments finis, i = i /r, i est la fonction
L’intégrale de la partie gauche de l’équation (II.2) sur le volume fini, délimité par les
frontières (e, w, s, n) est :
ne ne
A* A*
z ( r z ) dr dz r ( r r ) dr dz (II.3)
sw sw
Avec :
r e r P 2r , r w r P 2r , r r e r w
z n z P 2z , zs z P 2z , z z n zs .
Un profil linéaire à été choisi exprimant la variation de A* entre les nœuds voisins.
Le résultat obtenu est constitué uniquement de valeurs nodales. Ainsi, on obtient :
(A* A* ) (A* A* ) (A* A* ) (A* A* )
n N P
s P S r e E P w P W z
rn (z)n rs (z)s r (r)e rw (r)w
e
n r * s r * e z * w z * n r s r e z w z *
rn (z)n A N
rs (z)s A S
re (r)e A E
rw (r)w A W
rn (z)n rs (z)s re (r)e rw (r)w A P
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 41
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Posons :
n r s r e z w z
bn , bs , be , bw
rn (z)n rs (z)s re (r)e rw (r)w
Ainsi, on obtient :
L’intégrale de la partie droite de l’équation (II.4) sur le volume fini, délimité par les
frontières (e, w, s, n) est :
ne
i r A* J ex dr dz i P ( ln r )ew z A*P J ex r z
sw
i P ln re z A*P Jex r z
rw
(r r )
i P ln P 2 z A*P Jex r z
(r P r )
2
(1 r )
2r P
i P ln r P z A*P J ex r z
r r
P (1 )
2r P
Ainsi :
ne
i r A* J ex dr dz i P 2r ( 2r ) ) z A*P J ex r z
sw rP rP
P
i r z A*P Jex r z (II.5)
rP
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 42
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
La substitution des deux expressions trouvées (II.4), (II. 5) dans l’équation (II.6) donne
l’équation algébrique suivante :
be A*E b w A*W bn A*N bs A*S be b w bn bs A*P i P r z A*P Jex r z
r P
be b w bn bs i P r z A*P be A*E b w A*W bn A*N bs A*S J ex r z
rP
Posons :
n r s r e z w z
bn , bs , be , bw
rn (z)n rs (z)s re (r)e rw (r)w
b P b e b w b n bs i
P r z , d r z
P J ex
rP
Avec :
n r s r e z w z
bn , bs , be , bw
rn (z)n rs (z)s re (r)e rw (r)w
b P b e b w b n bs i
P r z , d r z
P J ex
rP
Où :
M i L : Matrice coefficients,
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 43
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Si les résultats de ces deux résolutions sont identiques, le domaine d’étude choisi est bien
correct.
II.13 DISCRETISATION DE L’EQUATION DE DIFFUSION DE LA CHALEUR
cP T 1 ( r k T ) (k T ) Ps
t r r r z z
Pour résoudre cette équation, nous appliquons la méthode des volumes finis.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 44
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
On intègre cette équation dans le temps et dans l’espace, sur le volume fini, correspondant
au nœud P, et délimité par les frontières (e, w, s, n), ((voir figure II.2), description d’un volume fini,
décrite précédemment).
(t t) n e
Ps r dr dz dt
t sw
Soit :
(t t) n e
A T
cP t r dr dz dt
t s w
(t t) n e
T
B (1r r (r k r ) ) r dr dz dt
t sw
(t t) n e
C T
z ( k z ) r dr dz dt
t sw
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 45
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
(t t) n e
D Ps r dr dz dt
t sw
(t t) n e (t t) e
T r 2 T
A cP t r dr dz dt cP (z)sn dt
t s w t 2 w t
2 2 (t t)
cP (zn zs ) re r w
T dt
2 2 t
t
B
(t t) n e
T
(1r r (r k r ) ) r dr dz dt
(t t)
r k Tr z dt
e
w
n
s
t s w t
(t t)
r e
r k T r k T (zn zs ) dt
r w
t
(t t)
T
k
z n
r2 r2
k T e w
z s 2 2
dt
t
(t t) n e (t t) 2 e
Ps r dr dz dt Ps 2 z s dt
D r n
t sw t w
(t t) 2 2
Ps re r w zn zs dt
2 2
t
Avec :
2 2
r e r P 2r , r w r P 2r 2e 2w r P r
r r
Avec un profil linéaire, choisi, exprimant ainsi la variation spatiale de la température (T)
entre les nœuds voisins. Les termes (A, B, C, D) prennent les formes suivantes :
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 46
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Terme A :
(t t)
A cP rP r z T dt
t
t
Terme B :
(t t) ( T E T P) (T T )
B r e k e (r) r w k w P W z dt
t e
(r)w
(t t) z z z k w r w z
k e r e T E k w r w T W k e r e
(r)
T P dt
t
( r) ( r) (r)w
e w e
Posons :
k e r e z , k w r w z
ae aw
(r)e (r)w
Ainsi :
(t t)
B a e TE a w TW a e a w TP dt
t
Terme C :
(t t) ( T N T P) ( )
C k n (z) k s T P TS r P r dt
t n
(z)s
(t t) r r r k s r P r
k n r P T N k s r P TS k n r P
(z) T P dt
( z) (z)s (z)s
t n n
Posons :
k n r P r , k s r P r
an as
(z)n (z)s
Ainsi :
(t t)
C a n T N as TS a n as TP dt
t
Terme D :
(t t)
D Ps r P r z dt
t
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 47
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
(t t)
A cP rP r z T dt
t
t
cP rP r z ( TP TP0 )
0
TP : La température au pas précédent à l’instant t = t0
Terme D :
D Ps r P r z t
Pour l’intégration des termes (B, C) dans le temps, nous appliquons la formule suivante
[18] :
(t t)
0
T P dt f T P (1 f ) TP t (II 8)
t
Avec :
t : Le pas de temps adopté pour la discrétisation temporelle,
f : Le facteur appartenant à l’intervalle [0,1],
0
TP : La température au pas de temps précédent à l’instant t = t0
Terme B :
(t t)
B a e TE a w T W a e a w TP dt
t
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 48
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
a n f T N (1 f ) TN t a s f TS (1 f ) TS t
0 0
cP rP r z T P TP a e T E t a w T W t a n T N t a s TS t a e a w a w a w T P t
0
Ps r P r z t
cP rP r z a e a w a n a s t T P a e T E a w T W a n T N a s TS t Ps r P r z t +
0
cP rP r z TP
b Ps r P r z a 0P TP
0
Ainsi, l’équation algébrique finale peut être écrite sous une forme, et où seules les valeurs
nodales apparaissent, son expression, sous forme condensée est donnée par :
(II.9)
a P T P a eT E a w T W a n T N a s T S b
k e r e z
ae
(r)e
k w r w z
aw
(r)w
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 49
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
k n r P r
an
(z)n
k s r P r
as
(z)s
cP rP r z
a 0P t
a P a e a w a n a s a 0P
0
b Ps r P r z a 0P TP
( r )e- ( r )e+
e E
P
cas d’un maillage régulier il vient alors que e 0,5 , ainsi, k e sera la moyenne arithmétique
de k E et k P , ce qui n’est pas correcte si on est dans une région où la conductivité thermique est
fortement variable en fonction de la température. Dans ces conditions cette approximation peut
conduire à une mauvaise estimation du flux de chaleur sur cette interface [11] :
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 50
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
k e( TE TP )
qe (II.12)
(r)e
Il existe une autre approche plus correcte, pour évaluer la conductivité thermique à
l’interface. Cette approche consiste à considérer les deux éléments de volume adjacents comme
deux matériaux de conductivités thermiques différentes.
Une analyse à une dimension, sans terme source, conduit à l’expression suivante :
( TE TP )
qe (II.13)
(r)e (r)e
kP kE
Dans le cas où l’interface (e) serait placé au milieu entre P et E, c’est à dire e 0,5 , nous
avons :
2 kP kE
k e1 0,5 ( k P1 k E1) D’où ke
kP kE
2 kP kE
ke (II.14)
kP kE
2 kP kW
kw (II.15)
kP kW
2 kP kN
kn (II.16)
kP kN
2 k P kS
ks (II.17)
k P kS
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 51
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
(Valable dans le cas où il n’y a pas d’échange thermique avec l’extérieur : notamment sur
les axes de symétrie)
- q ( T 4 Tamb
4 )
(valable dans le cas d’un flux échangé par rayonnement avec une zone de température
ambiante Tamb où h c, et désignent, respectivement, le coefficient de convection,
Nous devrons formuler l’équation discrète aux points limites quand la température en ces
points est bien entendue inconnue.
Pour trouver l’équation discrète au point (P), nous devons intégrer l’équation de diffusion
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 52
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
(t t) n e
Ps r dr dz dt
t sP
Avec :
r e r P 2r
r k Tr (z
(t t) e (t t)
2 T
cP zn zs r2 t dt r k T
r n zs ) dt
t P t e P
(t t) e
T 2
k k T r dt
t z n z s 2
P
(t t) e
r2
Ps 2 zn zs dt
t P
Avec :
zn zs z
e
r2 r e2 r 2
P
2 P 2 2
r 2r r
2
2
P
2
P
2
r P r r
2
2 8
r P r
2
8
Nous aurons, alors :
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 53
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
2
(t t)
cP rP r z T dt
t
(t t)
r k T
r
r k Tr z dt
e P
(t t)
T
k
z n
k T r P r dt
z s 2
t t t
(t t)
Ps r P 2r z dt
t
Avec :
Avec un profil linéaire exprimant la variation de la température T entre les nœuds voisins,
nous aurons :
(t t) (t t) ( T E T P)
cP rP r z T dt r e k e (r) r P q P z dt
2 t
t t e
(t t) ( T N T P) ( T P TS) r (t t)
k
n (z) k s (z) P 2 r dt Ps r P 2r z dt
t n s t
k n r P r z t ks r P r z t
z t
cP rP r z T P TP k e r e 2 2
TS
0
TE
TN
2 ( r) e (z)n (z)s
r z t ks r P r z t
k e r e z t k n r P 2 2
(r)e (z)n ( z)s T P
r P z q P t Ps r P 2r z t
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 54
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
k n r P r z t k s r P r z t
k e r e z t 2 2
A 2 ( r)
TE
( z) T N
( z)s TS
e n
A3 r P z q P t Ps r P 2r z t cP rP 2r z TP
0
D’ou :
A1 A 2 A3
La division de chaque terme (A1, A2, A3) par le pas de temps t , donne :
B1 B2 B3
Tel que :
c r r z r k s r P r z
P P 2 k e r e z k n r P 2 z 2
B1 t
T P
(r)e (z)n (z)s
k n r P r z ks r P r z
k e r e z 2 2
B2 (r) TE
( z)n TN ( z)s TS
e
cP rP r z
B 3 r P z q P Ps r P r z 2 0
TP
2 t
Posons
k e r e z
ae
(r)e
k n r P r
an
2(z)n
ks r P r
as
2(z)s
cP rP r z
a 0P 2t
a P a e a n a s a 0P
0
b Ps r P r z a 0P TP r P z q P
où :
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 55
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
k e r e z
ae
(r)e
k n r P r
an
2(z)n
ks r P r
as
2(z)s
cP rP r z
a 0P 2t
a P a e a n a s a 0P
0
b Ps r P r z a 0P TP r P z q P
Condition de NEUMANN :
En annulant, la valeur du flux de chaleur q P, dans le cas où il n’y a pas d’échange thermique
avec l’extérieur notamment sur les axes de symétrie (condition de NEUMANN homogène :
k T 0 ).
n
Dans ce cas l’équation algébrique s’écrit alors sous la forme suivante :
a P T P a eT E a n T N a s T S b (II.19)
où :
k e r e z
ae
(r)e
k n r P r
an
2(z)n
ks r P r
as
2(z)s
cP rP r z
a 0P 2t
a P a e a n a s a 0P
0
b Ps r P r z a 0P TP
Condition de NEUTON :
Dans le cas où il y a échange avec l’extérieur, le flux de chaleur q P , échangé par convection
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 56
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
libre avec une zone de température ambiante Tamb est spécifié en terme de coefficient d’échange
Où :
k e r e z
ae
(r)e
k n r P r
an
2(z)n
ks r P r
as
2(z)s
cP rP r z
a 0P 2t
a P a e a n a s a 0P r P z h c
0
b Ps r P r z a 0P TP r P z h c Tamb
Remarque
Dans le cas où la charge à chauffer est pleine et lorsque la fréquence de travail est classée
parmi les hautes fréquences, le flux de chaleur est égal à zéro au centre de cette dernière
et il est à spécifier que :
q P h c T P Tamb Restera valable qu’aux limites de cette charge.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 57
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Avant d’entamer la présentation de chacun de ces modèles, nous avons jugé utile
de présenter tout d’abord un aperçu sur le calcul du paramètre du couplage : la puissance induite
par effet JOULE dans la charge à chauffer. Cette puissance assure d’une part le couplage physique
entre l’électromagnétisme et la thermique, et le couplage mathématico-numérique à la base
du modèle du couplage alterné et celui basé sur la technique de la paramétrisation d’autre part.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 58
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
p (t) 1 J2 (II.24)
(T) ind
Où Jind est la densité du courant induit crée dans le matériau conducteur. Il s’exprime
en termes de potentiel vecteur magnétique A , en régime harmonique, comme suit :
Jind i ( T ) A (II.25)
p 1 ( T ) 2 A A* (II.26)
2
Il est clair que le terme source thermique dépend de façon indirecte de la température par le
biais de la conductivité électrique .
II.15.2 LES MODELES DU COUPLAGE EXISTANT
Les phénomènes physiques couplés aboutissent à des équations que généralement
l’on ne sait pas résoudre analytiquement. Pour leur analyse, nous faisons alors appel à des
méthodes de résolution numérique, citées précédemment, telle la méthode des volumes finis
que nous avons sélectionnés pour notre étude.
Jusqu’à présent, la résolution des systèmes couplés a été réalisée en particulier à l’aide de
deux méthodes : l’une dite de couplage direct dit fort, l’autre dite de couplage alterné dit
faible.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 59
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
des équations le régissant est résolu dans un même et unique système d’équations, où le couplage
apparaît sous forme de termes croisés dans la matrice issue de la formulation numérique [12][14].
Cette méthode s’appuie sur un maillage unique, décrivant l’ensemble du problème et réalisé
pour que toutes les particularités physiques, comme celles du fort gradient, soient considérées.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 60
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Toutefois, une attention égale doit être portée à la réalisation des différents maillages, en vue
d’approximer de manière correcte les grandeurs du couplage ; Ainsi, dans un couplage
électromagnétique-thermique, le maillage de la partie thermique doit permettre une approximation
convenable non seulement de la température, mais aussi de la densité de puissance induite.
En vue de palier les inconvénients de chacun des modèles précédents, nous envisageons d’élaborer
un troisième modèle de couplage dont l’originalité est d’appliquer la technique de la
paramétrisation utilisée jusque-là dans le couplage électromagnétique-mécanique [13], donc, pour le
traitement des équations à caractère global.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 61
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
dissipée par effet JOULE suivant la température T et la densité de courant d’excitation Jex .
des volumes finis pour une série de valeurs discrètes de la température T, et du courant d’excitation
Jex , extraites de leurs plages de variation physique.
Démarche
Le couplage électromagnétique-thermique par la technique de la paramétrisation peut être
effectué dans trois principales étapes. Ces étapes sont :
Dès lors, pour une valeur de la densité du courant d’excitation préalablement fixée.
La résolution de l’équation électromagnétique, exprimée en terme de potentiel vecteur
magnétique A , est effectuée pour une température donnée T en utilisant la méthode des volumes
finis. De ce premier résultat, est alors extraite la puissance totale Ptot, évaluée sur toute la charge à
chauffer. Ce dernier résultat intervient ensuite directement dans l’évaluation des sources de chaleur.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 62
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Si nous prenons à titre d’exemple, le cas de chauffage par induction du cuivre, tout
en gardant ces caractéristiques de l’état solide, la borne inférieur Tamb peut être choisie comme étant
la température ambiante, tandis que Tmax ne peut dépasser la température de Curie et à la limite
T=TCurie=708°C.
la densité de puissance moyenne dissipée, comme étant une fonction de la température T, pour
une valeur de densité de courant d’excitation donnée Jex , tel que f est une fonction d’interpolation
dont l’ordre est à déterminer en se basant sur le critère de différence minimale absolue ou relative
entre les points issus de la paramétrisation et ceux des résultats d’interpolation. Pour utiliser
les résultats de la paramétrisation Ps (T) , donc les injecter dans l’équation de la thermique
et calculer par la suite la distribution de la température, une interpolation numérique s’impose pour
donner une expression analytique adéquate à la variation de la puissance en fonction
de la température. Ceci nous permet de déterminer avec grande précession et haute qualité la valeur
de la densité de la puissance induite moyenne Ps pour n’importe quelle valeur de la température T
appartenant bien entendue à l’intervalle [Tamb, Tmax].
Ces deux étapes peuvent être réitérées pour différentes valeurs de la densité du courant
d’excitation Jex , appartenant à une plage de variation donnée.
Cette technique permet ainsi de générer un réseau de courbes Ps f ( T, Jex) rendant compte,
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 63
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
II.15.7 Constatations
la charge à chauffer. Dans le cadre de notre travail, cette fonction est calculée à partir de la
résolution, en utilisant la méthode des volumes finis, de l’équation électromagnétique pour
une gamme de températures données et correspondant à une alimentation électrique fixée
(courant d’excitation). Ensuite, la fonction Ps servira de terme source pour l’équation de la
Dans le cas de la méthode utilisant le couplage alterné, où chaque équation du système est
résolue indépendamment de l’autre, le report des valeurs des termes de couplage entre les
équations se fait par tabulation, directe ou indirecte. En effet, la propriété à reporter peut être
directement tabulée et reprise dans le problème suivant ou bien calculée dans le problème
suivant comme fonction d’autres propriétés tabulées.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 64
Chapitre II : Modèle Mathématiques et Numériques
Ainsi, et en se basant sur ce qu’à été présenté dans ce chapitre, nous pouvons illustrer les
algorithmes du couplage, et classer les différents modèles du couplage électromagnétique-
thermique : le direct, l’alterné, et celui basé sur la technique de la paramétrisation, du point
de vue, lenteur, précision absolue et complexité d’une part et rapidité, précision relative aux
problèmes à traiter et simplicité d’autre part, par le diagramme suivant (Figure II.6) :
II.11 Conclusion
A partir des lois de base caractérisant les phénomènes électromagnétiques et thermiques
présents dans les dispositifs de chauffage par induction, des modèles mathématiques ont été établis,
dans leurs formes générales. Ensuite, et en liaison avec le type d’applications à traiter, le cas
cylindrique axisymétrique considéré comme un cas particulier, a été détaillé. Une fois, ces modèles
mathématiques établies.
La modélisation numérique des systèmes de chauffage à induction constitue l’outil de base
pour la conception de ces systèmes. Cette modélisation passe par la résolution numérique des
équations des champs décrivant les phénomènes physiques et leur couplage.
Le modèle du couplage utilisant la technique de la paramétrisation est simple à utiliser par
rapport aux deux autres modèles du couplage, le direct et l’alterné. Son principal avantage réside
dans le découplement mathématique des deux problèmes électromagnétique et thermique
physiquement couplés.
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 65
Chapitre 3
Résultats de Simulation
Chapitre III : Résultats des Simulations
III.1 Introduction
Nous proposons dans le présent chapitre des applications en vue de la validation du
modèle de couplage électromagnétique-thermique basé sur la technique de la paramétrisation.
Nous traitons la variation de la géométrie de la plaque et les surfaces des inducteurs, pour une
gamme de fréquences f= [20-50-90] KHz
Nous étudions les comportements électromagnétique et thermique de la pièce à
chauffer, soumise à une source de courant constante en régime permanent.
Des inducteurs :
Caractéristiques Dimensions
Inducteur1 0.0200 m
Inducteur2 0.0200 m
Inducteur3 0.0200 m
Epaisseur 0.0006
Caractéristiques Dimensions
Diamètre 0.0950 m
Epaisseur 0.0012 m
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction
67
Chapitre III : Résultats des Simulations
Air
Inducteur (2)
+++
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction
68
Chapitre III : Résultats des Simulations
Données électromagnétiques
- Résistivité électrique
La représentation de la résistivité électrique en fonction de la température est donnée
par la figure IV.2.
La loi de variation de la résistivité électrique à été décrite par des expressions
analytiques, fonctions de l’inconnue T .
Données thermiques
Les lois de variation relatives aux propriétés thermiques k et cP ont été décrites
par des expressions analytiques, fonctions de l’inconnue T .
1.4
Résistivité électrique (Ohm.m)
1.3
1.2
1.1
0.9
0.8
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Température (°K)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction
69
Chapitre III : Résultats des Simulations
5
x 10
12
11.5
11
Conductivité électrique(W/(m.°K)
10.5
10
9.5
8.5
7.5
7
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Temperature(°K)
70
60
Chaleur Spécifique (J/(m3.°K)
50
40
30
20
10
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Temperature (°K)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction
70
Chapitre III : Résultats des Simulations
L’infini A=0
L’infini
Axe
De symétrie
A=0
Air
r
L’infini A=0
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 63
Chapitre III : Résultats des Simulations
x 10
-7 Evolution du vecteur potentiel A
7
5
Vecteur Potentiel A(T.m)
f=20Khz
4 f=50Khz
f=90Khz
0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06
Rayon Rp(m)
Evolution de la temperature T
600
500
400
Temperature T (K°)
300
f=20Khz
200
f=50Khz
f=90Khz
100
0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06
Rayon Rp(m)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 64
Chapitre III : Résultats des Simulations
Lignes équipotentielles A,
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 65
Chapitre III : Résultats des Simulations
-6
x 10 Evolution du veteur potentiel A
1
20 KHz
0.9 50 KHz
90 KHz
0.8
0.7
V e c te u r P o te n tie l [T .m ]
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12
Rayon (m)
Evolution de la Temperature T
1000
20 KHz
900 50 KHz
90 KHz
800
700
T e m p e r a tu r e K °
600
500
400
300
200
100
0
0 0.02 0.04 0.06 0.08 0.1 0.12
Rayon (m)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 66
Chapitre III : Résultats des Simulations
x 10
4 Evolution du courant de charge
20 KHZ
1
50 KHz
90 KHz
0.5
C o u ra n t d e c h a r g e
0
-0.5
-1
Il s’agit de :
- Lignes équipotentielles A,
On remarque par les courbes de la température qui ne varie que quelque K° ; d’où pour ce
modèle de plaque notre système ne doit pas dépasser 0.0020m d’épaisseur de la plaque .
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 67
Chapitre III : Résultats des Simulations
3eme test six inducteurs de même dimensions L inc =0.004m ; une gamme de fréquences
f = [20-50-90] KHz
L’infini A=0
L’infini
A=0
Air
r
L’infini A=0
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 68
Chapitre III : Résultats des Simulations
x 10
-7 Evolution du vecteur potentiel A
7
0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06
Rayon Rp(m)
Evolution de la temperature T
600
500
T em p era tu re T (K ° )
400
300
f=20Khz
200
f=50Khz
f=90Khz
100
0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06
Rayon Rp(m)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 69
Chapitre III : Résultats des Simulations
Ligne Equipotentielle f= 90 KHz x 10
-7
120 7
110
100 6
90
5
80
70
4
60
50 3
40
2
30
20
1
10
5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
On remarque par les courbes de la température qui ne varie que quelque K° ; d’où pour ce
modèle de plaque notre système ne doit pas dépasser 0.0020m d’épaisseur de la plaque pour les
basses fréquences.
4eme test 6 inducteurs de même dimensions L inc=0.008m Une gamme de fréquences
f = [20-50-90] KHz
x 10
-7 Evolution du Vecteur Potentiel A
5
20 KHz
4.5
50 KHz
4 90 KHz
V e c te u r P o te n tie l A [T .m ]
3.5
2.5
1.5
0.5
0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06
Rayon (m)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 70
Chapitre III : Résultats des Simulations
350
20 KHz
50 KHz
300 90 KHZ
250
T e m p e ra tu re K °
200
150
100
50
0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07
Rayon (m)
4
x 10 6
10
5
5
4
0
120
3
D e n s ite d e p u is s a n c e P
100
80 40
2
35
60 30
25
40 20 1
15
20 10
5 0
0 0
Zp(mm)
Rp(mm)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 71
Chapitre III : Résultats des Simulations
Evolution du courant Jc
8
20 KHz
6 50 KHz
90 KHz
4
2
C o u ra n t J c
-2
-4
-6
-8
-10
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06
Rayon (m)
Etude et Modélisation des Inducteurs dans les Systèmes de Chauffage par Induction 72
Conclusion Générale
CONCLUSION GENERALE
le travail que nous avons présenté une modélisation des phénomènes électromagnétiques et
thermiques couplés dans le couplage de la méthode des volumes finis et celle de la paramétrisation
comme étant une méthode de discrétisation qui a permis de réaliser des modèles économiques et
suffisamment précis. Les modèles mathématico-numériques développés en électromagnétisme et en
thermique ont été implémentés sous l’environnement MATLAB, les équations de MAXWELL, les
caractéristiques électriques et magnétiques (conductivité électrique, perméabilité magnétique) en
électromagnétisme, les lois de la thermodynamique et les propriétés thermiques (conductivité
thermique, capacité calorifique) des matériaux en thermique mènent à l’obtention de modèles
mathématiques représentant les phénomènes physiques qui régissent le comportement des systèmes
de chauffage par induction.
Les résultats obtenus en appliquant nos deux modèles géométriques (à trois inducteurs et
six inducteurs) avec variation des épaisseurs des inducteurs du dispositif de chauffage en régime
permanent.
Le modèle de couplage proposé, basé sur la méthode des volumes finis et la technique
de la paramétrisation, présente les avantages majeurs suivants :
Le modèle géométrique à trois inducteurs choisi qui présente sur une bonne répartition de la
température dans plaque chauffante pour 650 K°.
79
Bibliographie
Bibliographie
BIBLIOGRAPHIE
[1] Le Chauffage par Induction : Conception et Applications Industrielles, note EDF HE 122 W
2242.
[4] [Link], ‘‘ Le Chauffage par Induction Appliqué aux Industries Agro-alimentaires ”, Note
EDF, Avril 1993.
[9] G. D. [Link], ‘‘ Une Présentation de la Méthode des Eléments Finies ”, Maloine S.A.
Editeur Paris, France,1984.
81
Bibliographie
[11] SUHAS V. PATANKAR, ‘‘Numerical Heat Transfer and Fluid Flow”, Series in
Computational Methods in Mechanics and Thermal Sciences.
82