INTRODUCTION
Au regard de cette situation où nous dénombrions une multitude d’adresses IP, il a été mis sur
pied un service permettant d’attribuer à ces adresses IP des noms de domaines en vue de
faciliter la localisation des serveurs et des ressources en ligne : il s’agit du serveur DNS
(Domain Name Service). Mais le principal défaut que nous retenons de ce service est son
caractère statique d’où la mise sur pied du serveur DDNS qui en plus de faciliter l’accès aux
données, permet de résoudre ce problème accusé au DNS en rendant les noms de domaine
dynamique. C’est-à-dire que même si l’adresse IP d’un domaine change, ce service nous
permet d’accéder aux mêmes ressources en utilisant le même nom de domaine. Comme le rôle
du DNS se limite à l’attribution des noms de domaine aux adresses IP, nous aurons besoin en
plus du serveur DNS un service permettant d’attribuer de manière automatique des adresses
IP. Dans notre travail, c’est le DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) qui aura cette
fonction.
A cet effet, dans ce travail, nous explorerons les principes fondamentaux du serveur DDNS en
mettant en lumière son importance et bien évidemment ses limites ainsi que les étapes
pratiques de sa configuration.
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I- IMPORTANCE ET LIMITES DU DDNS
Le Dynamic Domain Name Service en abrégé DDNS est un service crucial dans un monde où
les adresses IP sont susceptibles de changer à n’importe quelle fréquence. Ainsi ses
importances sont notamment perceptibles à travers :
L’accès à distance : les DDNS permettent d’accéder à un réseau ou serveur depuis
n’importe où, même si l’adresse IP change.
L’adressage IP dynamique : les fournisseurs d’accès à internet changent souvent les
adresses IP, les DDNS sont là pour palier à ce problème.
La Sécurité où les DDNS peuvent utiliser les protocoles de sécurité comme SSL/TLS
pour protéger les communications.
La Flexibilité : dans ce cas, les DDNS permettent de mapper plusieurs noms de
domaine à une seule adresse IP.
L’économie : les DDNS évitent les couts associés aux adresses IP statiques.
La facilite de configuration : les DDNS sont souvent facile à configurer et à utiliser.
Le DDNS a des avantages certes mais son utilisation impose également des limites que les
administrateurs réseau doivent prendre en compte. Il s’agit entre autre de :
La dépendance de la disponibilité et des performances du fournisseur DDNS, qui
peuvent être affectées par le contrat de niveau de service, la congestion du réseau ou
des problèmes techniques.
La possibilité d’une certaine latence et d’une surcharge dans le processus de résolution
DNS en raison d’une étape supplémentaire consistant à contacter le fournisseur DDNS
et à mettre à jour l’enregistrement DNS.
Des conflits avec certaines politiques ou réglementations réseau, telles que les règles
de pare-feu, le filtrage DNS ou les lois sur la confidentialité des données.
L’exposer des vulnérabilités ou des risques de sécurité si le fournisseur DDNS ou le
logiciel client est compromis ou mal configuré.
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II- CONFIGURATION DU SERVEUR DDNS
Entrons maintenant dans le vif du sujet, pour ce faire nous allons décrire les étapes permettant
de configurer un serveur DDNS. Comme nous l’avons dit précédemment, nous partirons des
serveurs DNS et DHCP pour parvenir aux résultats souhaités. Ainsi dans ce chapitre, nous
allons d’une part configurer un serveur DNS et puis un serveur DHCP et ensuite nous
établirons un lien entre ces deux serveurs ce qui nous permettra d’obtenir le serveur DDNS.
Tout d’abord, nous avons utilisé une clé obtenue à l’aide de la commande : rndc-confgen –a
–b 512. Ainsi la clé générée est stockée dans le fichier /etc/bind/[Link] mais comme c’est
le serveur DHCP qui est responsable de l’adressage dynamique, nous l’avons copié dans le
fichier /etc/dhcp/ddns-keys/[Link] à l’aide de la commande :
cp /etc/bind/[Link] /etc/dhcp/ddns-keys/[Link]
1. INSTALLATIONS DES PAQUETS
Apres installations de notre environnement de travail (ubuntu) dans VMware
workstation, nous allons premièrement configurer la carte réseau par accès par NAT ;
ensuite nous allons installer les paquets :
Apt-get update : elle permet de récupérer la dernière version de la liste des packages
à partir du référentiels de logiciels de votre distribution.
Apt-get upgrade : elle permet de télécharger et installer la mise à jour des packages
obsolète et dépendance sur notre système.
2. INSTALLATION ET CONFIGURATION DU SERVEUR DHCP
Pour la configurer le serveur DHCP on installe son package à l’aide de la commande :
Apt-get install isc-dhcp-server
Suivons les lignes de commandes sous-citées
nano /etc/default/isc-dhcp-server: cette commande permet de changer
l’interface de configuration du port d’écoute (dans notre cas on mettra le
port ens33)
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nano /etc/dhcp/[Link] : elle permet d’éditer le fichier de
configuration.
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3. INSTALLATION ET CONFIGURATION DU SERVEUR DNS
L’installation du serveur se fait à l’aide de la commande : Apt-get install bind9
Les lignes et fichiers de configuration sont les suivants :
• nano /etc/[Link] : pour fixer l’adresse de notre serveur DNS
• cd /etc/bind : permet d’entrer dans le répertoire /etc/bind
• ouvrir le fichier [Link]-zone, copier le contenu puis coller dans
/etc/bind/[Link] pour faciliter la configuration.
• nano [Link] : cette commande permet d’éditer le fichier de configuration
[Link]. dans ce fichier on effectue la configuration des zones directe et
inverse.
Copier le contenu du fichier de la zone de recherche directe /etc/bind/[Link] dans
/var/lib/bind/[Link] et faire la configuration ainsi :
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Copier le contenu du fichier de la zone de recherche inverse /etc/bind/[Link] dans
/var/lib/bind/[Link] et configurer de meme :
4. GESTION DES AUTORISATIONS
Pour la [Link]
Déplaçons nous dans le dossier /etc/dhcp/ddns-keys :
Nous constatons à travers la commande ls –l que la [Link] ne possède pas beaucoup de
droits et que le propriétaire est root. Comme la [Link] doit être utilisée par le DHCP et que
celui-ci utilise un utilisateur qui s’appelle dhcpd, nous allons donc mettre dhcpd comme
groupe propriétaire et lui donner les droits de lecture et exécution et donner tous les droits à
root.
Pour le dossier bind
Déplaçons nous dans le dossier /var/lib
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Nous constatons que bind n’a pas les droits d’écriture or lorsqu’il voudra faire les mises à
jour automatiques il aura besoin d’écrire dans les fichiers. Nous allons donc lui ajouter ce
droit grace à la commande chmod 775 bind.
5. REDEMARRONS LES SERVICES DNS ET DHCP ET VOYONS
LE STATUT
Pour le serveur DHCP utilisons les commandes
Service isc-dhcp-server restart : pour redémarrer
Service isc-dhcp-server status : pour le status
Pour le serveur DNS utilisons les commandes
Service bind9 restart : pour redémarrer
Service bind9 status : pour le status
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CONCLUSION
En conclusion, la configuration d'un serveur DDNS est une étape cruciale pour assurer
une gestion efficace des adresses IP dynamiques dans un réseau moderne. Bien que cette
configuration implique des éléments clés, tels que la création de zones DNS, l'utilisation de
clés pour garantir la sécurité des mises à jour, et l'intégration avec le serveur DHCP pour une
gestion fluide Grâce à DDNS, les administrateurs peuvent automatiser la mise à jour des
enregistrements DNS, permettant ainsi une accessibilité constante des dispositifs, même
lorsque leurs adresses IP changent visant ainsi à améliorer leur infrastructure réseau.
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