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Infections
Les facteurs de risque pour développer un abcès épidural 20
sont le diabète, les traumatismes et l’abus de drogues ou
d’alcool. Le Staphylococcus aureus est le germe le plus fré-
quemment impliqué. La résonance magnétique (IRM) est
la méthode diagnostique de premier choix. Le drainage
chirurgical combiné à une antibiothérapie prolongée est le
traitement de choix.
Il n’y a pas plus de risque de provoquer une méningite en
pratiquant une PL chez un patient bactériémique que
Figure 8. Détails des aiguilles atraumatique et trau- chez un autre patient.21
matique On retrouve quelques case-reports d’ostéomyélite suite à une
PL.21 La plupart des cas étaient dûs à des germes cutanés
tion cranio-caudale de façon à «écarter» les fibres durales commensaux (propionibactéries et staphylocoques à coa-
plutôt que de façon à les sectionner (figure 6).14 gulase négative).
• Du type d’aiguille (figure 8) : les aiguilles atraumatiques ont
montré une diminution de l’incidence du syndrome post- Hémorragies/hématomes
PL par rapport aux aiguilles en biseau.15 Par contre, le nom- Le risque d’hémorragies épi- ou intradurales (1-2%) est
bre de manipulations pour réussir le geste semble être plus présent principalement chez les patients ayant des troubles
grand avec ces aiguilles. de la crase ou anticoagulés pendant ou juste après la PL.22
Le traitement du syndrome post-PL est en principe con- Chez les patients anticoagulés, une recommandation prag-
servateur, en effet ce syndrome est spontanément résolutif matique serait de reprendre l’anticoagulation environ qua-
dans 90% des cas. On peut recommander une période tre à six heures après la ponction. Il n’y a pas de données
d’alitement strict, combinée à l’administration d’antalgi- claires concernant le risque lié à la thrombopénie, mais
ques (paracétamol, AINS, opioïdes légers). La prise de sel dans la littérature une valeur de 50 G/l a été fixée arbitrai-
(bouillons) est recommandée, sans qu’il y ait des données rement.
scientifiques à la soutenir. Après trois à cinq jours d’alite-
ment sans amélioration, d’autres mesures conservatives
avec moins de preuves scientifiques peuvent être propo-
sées (minéralocorticoïdes ou ACTH,16 caféine intraveineu-
se,17 injection épidurale de NaCl,18 triptans).
Blood-patch épidural : après échec persistant pendant cinq
à sept jours du traitement conservateur, une injection épi-
Implications pratiques
durale de 10-20 ml de sang autologue au niveau du point
de ponction est effectuée. Malgré le peu d’études avec des > En présence d’un des critères suivants : âge !60 ans, patient
résultats parfois divergents, ce traitement est largement immunocompromis, antécédents de maladie du SNC (lésion
accepté comme le traitement de choix, avec un taux de succès avec effet de masse, AVC, infection focale), crise d’épilepsie
de plus de 90%.19 La présence d’une septicémie et/ou bac- dans la dernière semaine ou examen neurologique patholo-
tériémie représente des contre-indications au blood-patch. gique, une imagerie cérébrale est nécessaire avant de procé-
der à une ponction lombaire
Engagement cérébral > La céphalée post-PL est la complication la plus fréquente. Elle
Si une hypertension intracrânienne est cliniquement survient après 24-48 heures et plus fréquemment chez les
suspectée mais que l’imagerie ne montre pas de masse ni femmes, les patients souffrant déjà de céphalées et chez les
d’hydrocéphalie obstructive, le risque d’engagement peut jeunes (20-40 ans)
être considéré comme minime.
> Plusieurs mesures se sont avérées efficaces pour prévenir les
céphalées post-PL
Douleurs lombaires
Leur incidence peut aller jusqu’à 40% des patients. Elles > Après une ponction lombaire, les patients peuvent être mo-
sont transitoires et spontanément résolutives après deux bilisés tout de suite
à quatre jours.
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