COMPLEMENT DYNAMIQUE
EXERCICE 1 : Dans tout l’exercice, on néglige l’action de l’air et on prendra g =10 m.s-2.
Un solide ponctuel de masse m = 500 g se déplace sur une piste dont le profil, contenu dans un plan vertical, est donné
par la figure ci-dessous.
AB est un plan incliné d’un angle α = 30° sur l’horizontale, de longueur AB = L1 = 2 m ;
BC est un plan horizontal de longueur BC = L2 = 3 m ; BC se trouve à une hauteur H = 2,5 m du sol ;
CO est une partie circulaire de centre I et de rayon
r = IC = IO = 2 m.
1. Le solide part du point A sans vitesse initiale, la partie AB
de la piste est parfaitement lisse.
1.1. Par application du théorème du centre d’inertie,
déterminer l’accélération du solide sur la partie AB.
1.2. Par application du théorème de l’énergie cinétique,
déterminer la vitesse du solide à son passage au point
B.
1.3. Déterminer la durée du trajet AB.
2. Sur la partie BC, existe des frottements. Déterminer l’intensité f de la résultante des forces de frottement sachant
que le solide arrive en C avec une vitesse nulle.
3. A partir du point C, le solide se déplace, sans frottement, sur la partie circulaire. Il est repéré par l’angle θ=( ⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗ )
3.1. Exprimer, en fonction de la masse m du mobile, de l’intensité g de la pesanteur et de l’angle θ, l’intensité de la
force ⃗ exercée par la piste sur ce solide.
3.2. Déterminer la valeur v0 de la vitesse du solide au point O, ainsi que celle R0 de la réaction de la piste en O.
4. Le mobile quitte la piste au point O avec la vitesse ⃗ 0 de valeur v0 = 6 m.s-1 et faisant un angle de 30° avec l’axe
OX.
4.1. Etablir, dans le repère (OX, OY), l’équation cartésienne de la trajectoire du solide, ayant quitté la piste.
4.2. Déterminer la distance O’D où D est le point de chute du solide sur le sol et O’ étant situé sur la verticale de O.
EXERCICE 2 :: g = 10 m/s2 Un projectile considéré comme ponctuel est lancé, dans le champ de pesanteur, à partir
d'un point A situé à la distance h = 1 m du sol, avec une vitesse faisant un angle α avec l'horizontale et de valeur
V0 =16 m.s-1. Un mur de hauteur H = 5 m est disposé à la distance L = 8 m du lanceur.
1) Établir l'équation du mouvement du projectile dans le repère (O, i , j ).
2) Établir l'équation cartésienne de la trajectoire du projectile. Quelle est sa nature ?
3) Entre quelles valeurs doit être compris l'angle a
pour que le projectile passe au-dessus du mur ?
4) On fixe la valeur de α à 45°.
4.1- Soit B le point de passage du projectile au
dessus du mur. Calculer la distance d séparant le
sommet du mur au point B.
4.2- Soit VB la vitesse du projectile au point B.
Notons l'angle formé par la vitesse VB et l'horizontale
= (Ox, VB). Calculer .
4.3- Calculer l'altitude maximale Ymax atteinte
par le projectile. Déterminer la portée X du tir.
EXERCICE 3 :
Des électrons sont émis avec une vitesse initiale négligeable par un filament F chauffé.
1. On établit une tension U1 = VP -VF entre le filament F et une plaque P disposée parallèlement à celui-ci. Il en résulte
un champ électrostatique uniforme ⃗ régnant entre F et P. Les électrons arrivent alors en P avec une vitesse ⃗ de
module V0 = 0,53.10 m/s (voir schéma). Préciser le signe de U1 et calculer sa valeur.
On donne : e = 1,6.10-19 C ; m = 9,1.10-31 kg .
2. La plaque P a un trou qui laisse passer les électrons.
On dispose deux plaques P1 et P2 perpendiculairement au plan xOy (voir schéma). Les électrons pénètrent entre les
plaques en O animés de la vitesse ⃗ parallèle à Ox.
On applique entre P1 et P2 une tension U2 = VP2-VP1=300V et on donne l = 6cm et d = 1,5cm.
2.1. Déterminer l’équation de la trajectoire du mouvement d’un électron entre P1 et P2.
2.2. Quelle est la déviation linéaire AB des électrons à la sortie des plaques ?
Quelle est la valeur de la déviation angulaire α ?
2.3. Trouver la nature du mouvement d’un électron après B et déterminer l’équation de sa trajectoire.
2.4. Calculer les coordonnées du point d’impact des électrons sur l’écran E parallèle à (Oy) et placé à 46 cm de A.
EXERCICE 4 : Détermination de la viscosité d’une huile moteur
On souhaite déterminer expérimentalement la viscosité d'une huile moteur. Pour cela on filme la chute verticale d'une
balle dans cette huile moteur avec une caméra numérique. (Figure 2)
L'exploitation du film avec un ordinateur permet de déterminer les valeurs de vitesse de la balle en fonction du temps.
On obtient le graphe de la figure 3. On prendra g = 9,81 m.s-2. L'axe vertical (O, ) dirigé vers le bas.
2.1. Validité de la modélisation de la force de frottement :
Les caractéristiques de la balle sont : masse m = 35,0 g ; rayon R = 2,00 cm ; volume V = 33,5 cm3 .
La masse volumique de l'huile est ρh = 0,910 [Link]-3.
On suppose que la force de frottement s'exprime sous la forme ⃗ ⃗ où ⃗ est la vitesse du centre d'inertie de la
balle et k une constante qui dépend de l’huile et de la balle. On appellera VG la composante de la vitesse suivant l'axe
Ox. La poussée d’Archimède a pour expression ⃗ = − ρh .V.g .
2.1.1. Faire l'inventaire des forces extérieures appliquées à la balle en chute verticale dans l'huile, puis les représenter
sur un schéma.
2.1.2. En appliquant la deuxième loi de Newton, montrer que l'équation différentielle du mouvement de la balle peut
se mettre sous la forme : ; A et B sont des constantes dont on donnera les expressions.
2.1.3. Trouver l’unité de A dans le Système International ainsi que sa valeur.
2.1.4. Ce mouvement de chute présente deux régimes visibles sur la représentation graphique VG = f(t) (figure 3)
a) Préciser l’intervalle de temps correspondant au régime transitoire et celui correspondant au régime permanent du
mouvement de la balle.
b) Déterminer la valeur de la vitesse limite VGlim lors de la chute de la balle.
c) Que vaut l'accélération de la balle quand celle-ci atteint la vitesse limite ? justifier la réponse.
2.2. Détermination de la viscosité de l'huile moteur
Pour des vitesses faibles, la formule de Stokes permet de modéliser la force de frottement fluide agissant sur un corps
sphérique en fonction de la viscosité η de l'huile, du rayon de la balle R et de la vitesse du centre d’inertie de la balle
⃗ de telle que : ⃗ = – 6πηR ⃗ avec η en Pa.s, R en m et VG en m.s-1.
2.2.1. Exprimer la viscosité η en fonction en fonction de k et R ; puis l’exprimer en fonction 𝑑𝑒 A, m, R et VGlim
2.2.2. Calculer la viscosité η de l'huile étudiée.
2.2.3. À l'aide des valeurs de viscosité données ci-contre, identifier l'huile de moteur étudiée.
EXERCICE :
Le salipran est un médicament « diantalgique » utilisé notamment contre la douleur.
Le principe actif est le bénorilate. Ce composé est un ester obtenu à partir de l’aspirine et du paracétamol.
Synthèse du bénorilate : D’après le texte, le bénorilate est obtenu à partir du paracétamol et de l’aspirine.
1. Quel est le nom de la transformation chimique mise en jeu ?
2. Ecrire l’équation-bilan de la réaction mise en jeu en utilisant les formules brutes.
Mode opératoire de la synthèse :Dans un ballon contenant 100 mL d’une solution hydroalcoolique (mélange 50
en volume d’eau et d’éthanol), on introduit une masse m1 = 18,0 g d’aspirine et une masse convenable m2 de
paracétamol puis on y ajoute quelques gouttes d’acide sulfurique concentré. On chauffe à reflux pendant 30
minutes. Après chauffage, on sépare le bénorilate et on le purifie par une méthode appropriée. Après séchage, on
obtient une masse m de bénorilate égale à 18,8 g.
3. Pourquoi faut-il chauffer ? Pourquoi le reflux ?
4. Quel est le rôle de l’acide sulfurique ?
5. Calculer la quantité de matière initiale d’aspirine introduite dans le ballon. En déduire la valeur de m2 sachant que,
initialement, l’aspirine et le paracétamol ont été mélangés dans des proportions stœchiométriques.
6. Calculer le rendement de la synthèse.
Assimilation par l’organisme :7. Après ingestion d’un comprimé de salipran, le bénorilate subit une hydrolyse acide
des fonctions ester au niveau de l’estomac. Ecrire les formules semi-développées des composés organiques formés
(on envisagera toutes les possibilités de réactions d’hydrolyse). Deux de ces composés sont d’usage courant du fait
de leurs propriétés antalgiques (ils atténuent la douleur) ; quels sont ces composés ?