Commentaire de texte : Guide pratique
Commentaire de texte : Guide pratique
Px: dans un poème d’Apollinaire : tu dis : dans ce poème, le poète évoque le découlement du
temps. C'est pas suffisant !!!!!! Tu dis alors: ce passage du temps est mise en évidence par des
verbes d’action ou des métaphores, l’absence de ponctuation ............;
Le corps: introduction plan conclusion ( entre chaque partie sautez une lignes blanche)
Introduction
Phrase d’accroche
Présentation générale du texte : nom de l’auteur, titre de l’œuvre et date de parution, contexte
(siècle, mouvement littéraire).
Situer l'extrait / résumer brièvement l'intrigue : situer la place du passage dans l'œuvre. Préciser
l'idée générale du passage à commenter, évoquer ce qui se passe juste avant cet extrait.
Annonce du plan (éviter les lourdeurs telles que « Dans une première partie / dans une
deuxième partie »
Analyser le texte: lisez bien le texte, sans oublier les notes et les paratextes ; cela vous permet
de bien créer sa carte d’identité :
Son auteur ? Son courant? Sa date de la parution? Thème(s) ? Tonalité(s)? Son genre?
son registre? But de l’auteur?
Plan:
IL FAUT EVITER de : séparer le fond et la forme faire un plan linéaire ou plan déséquilibré
Il faut qu’il soit bien équilibré en quantité (longueur équivalente) et en qualité (avancement de
tes argumentations et la variété des enjeux du texte)
Pour trouver le plan; vous devez poser les questions citées ci-dessus + les questions sur les
caractéristiques des personnages, les procédés stylistiques...
Le plan doit aboutir à deux ou trois axes de lecture :
Développement :
....
.....
...
...
Premièrement,,,,
Il est bon de connaître la liste de connecteurs logiques. En effet, lorsque tu dois rédiger, en
particulier un texte argumentatif, reflétant la progression de ta pensée comme le commentaire
de texte, la dissertation, la contraction de texte ou l’essai, il est nécessaire bien articuler tes
idées. Ainsi, les connecteurs logiques te permettent d’organiser tes paragraphes entre eux mais
aussi tes arguments à l’intérieur même de ton paragraphe.
1. Pour débuter
D’abord
Premièrement
En premier lieu
2.L’addition, l’ajout
De plus
De surcroît
En outre
Par ailleurs
3. L’opposition
Toutefois
Néanmoins
Cependant
Mais
Or
Nonobstant
4. Le but
Pour que
De façon à ce que
Pour
Afin de
En vue de
5. La cause
Car
Comme
Puisque
Parce que
En raison de
Effectivement
6. La concession
Certes… mais
Quoique
En dépit de…
Malgré
Même si
7. La conséquence
Donc
Alors
Dès lors
Par conséquent
C’est pourquoi
En conséquence
Citons
Ainsi
A titre d’exemple
Comme
Notamment
9. La reformulation
En d’autres termes
En d’autres mots
Autrement dit
C’est-à-dire
[Link] conclusion
En conclusion
En somme
Pour conclure
Finalement
En définitive
Les éléments nécessaires ( les procédés littéraires, pour un commentaire du texte
Procédés d’énonciation
Les procédés d’énonciation, ce sont les outils qui nous aident à saisir la situation de
communication : les marques du locuteur, les marques du destinataire, les marques de lieu et
de temps où l’énoncé voit le jour, l’attitude du locuteur envers son sujet (traces de
modalisation), ainsi que le discours rapporté.
Le destinataire dans un texte, qu’il soit un lecteur ou un personnage fictif ou réel, est la
personne à qui l’on parle. On peut le repérer en observant les mots ou les marques de la
deuxième personne, tels que « tu », « vous », « le tien », « ton », etc. Lorsqu’on identifie le
destinataire, on peut analyser comment cela révèle la relation entre le locuteur et lui : est-ce
que le locuteur est en position d’autorité, respectueux, en conflit, etc.? Cette relation peut
influencer la manière dont le locuteur communique avec le destinataire, que ce soit pour le
persuader, le faire agir, ou pour d’autres raisons.
Le lieu représente l’endroit où le locuteur se trouve au moment de son énoncé, tandis que le
temps indique le moment où il parle.
Le discours rapporté
Le discours rapporté, c’est quand quelqu’un parle ou pense à voix haute dans une phrase. On
peut le repérer et l’analyser de différentes manières.
Le discours direct est cité avec des paroles entre guillemets et introduites par des verbes comme
« dire » ou « répliquer ».
Dans le discours indirect, le contenu est rapporté sans citer exactement les paroles,
généralement avec des mots introducteurs et des subordonnants.
Le discours indirect libre est une forme plus subtile où les paroles sont intégrées sans citation
directe, avec des indications subtiles.
Rythme –
Procédés lexicaux
Les procédés lexicaux dans l’écriture concernent le choix des mots. Bien que cela puisse
sembler arbitraire à première vue, dans un texte littéraire, ce choix est significatif et contribue
à l’expression du texte. Parmi une multitude de termes possibles, un écrivain doit sélectionner
ceux qui captent au mieux les nuances de sens et les effets recherchés.
Le sens propre ou la dénotation
Le sens propre d’un mot, aussi appelé dénotation, fait référence à son sens premier et littéral,
sans connotation ni interprétation.
Le sens figuré d’un mot correspond à son sens imagé, tandis que la connotation est le sens
second d’un mot, qui s’ajoute à sa signification première. Ce sens est subjectif et dépend de
l’interprétation individuelle.
Le champ lexical
Un champ lexical regroupe des mots liés à une même idée ou un même concept. La richesse
d’un champ lexical se mesure à la quantité d’éléments qu’il inclut, ce qui renforce la
représentation d’un thème majeur dans le texte ou d’une symbolique essentielle.
La variété de langue
La langue soutenue
La langue courante
La langue familière
La langue populaire
Tonalités
La tonalité lyrique dans une œuvre littéraire ambitionne d’émouvoir le lecteur, en exprimant
de manière profonde les sentiments, les états d’âme et les aspirations de l’auteur. Par
conséquent, elle engendre une ambiance à la fois poétique et chargée d’émotion.
La tonalité tragique
Une œuvre à tonalité tragique plonge les lecteurs dans une atmosphère de souffrance, car la
fatalité frappe les personnages et l’histoire se termine de manière funeste.
La tonalité comique
La tonalité comique a pour objectif de provoquer le rire chez le public. Pour y parvenir, un
auteur peut utiliser différentes techniques, notamment le comique de geste (telles que les
mimiques des personnages), le comique de situation (comme les quiproquos), le comique de
caractère (exagération d’un trait de caractère particulier) ou le comique de mots (jeux de mots,
hyperboles, etc.).
La tonalité dramatique
Elle est souvent liée au discours narratif, et son objectif principal est de créer du suspense en
utilisant de nombreux événements dans l’intrigue et en explorant les émotions des personnages
alors qu’ils font face à diverses épreuves.
La tonalité épique
Une œuvre à tonalité épique vise à éveiller l’admiration ou l’indignation du lecteur, en narratif
des faits héroïques accomplis par des personnages exceptionnels. Ces héros, souvent des
figures légendaires qui transcendent la réalité, réalisent des exploits remarquables,
principalement dans des contextes de bravoure et de guerre, illustrant ainsi la grandeur et la
noblesse de leurs actions.
La tonalité fantastique
L’auteur d’une œuvre à tonalité fantastique cherche à immerger le lecteur dans un monde
mystérieux et angoissant, en y incorporant des éléments surnaturels tout en maintenant un cadre
apparemment ancré dans la réalité.
La tonalité polémique
Dans un texte à tonalité polémique, l’auteur cherche activement à initier un débat ou une
controverse autour d’un sujet donné. Pour ce faire, il exprime des opinions tranchées, conteste
vigoureusement les idées opposées, et utilise des arguments persuasifs pour convaincre ses
lecteurs de sa perspective. Ce faisant, il vise non seulement à défendre sa position avec fermeté
mais aussi à influencer l’opinion publique en faveur de son point de vue.
La tonalité didactique
Effectivement, les œuvres à tonalité didactique visent à instruire ou à éduquer les lecteurs.
Ainsi, dans ces textes, les auteurs ont pour objectif d’apporter des connaissances, d’expliquer
des concepts, de transmettre des leçons, ou d’informer le public sur un sujet particulier. En
outre, la tonalité didactique se caractérise par un ton informatif, explicatif et pédagogique. De
surcroît, les auteurs utilisent souvent cette technique dans les ouvrages de non-fiction, les
manuels scolaires, les essais, les guides pratiques et autres types de textes destinés à
l’apprentissage et à l’éducation
La phrase négative
Une phrase peut prendre différentes formes : déclarative, interrogative, exclamative ou
impérative, et elle peut être exprimée de manière positive ou négative. Normalement, la
négation consiste à refuser ou à démentir le contenu d’une déclaration. Cependant, parfois, la
négation est utilisée pour contester ce qu’un interlocuteur a dit, ce qu’on appelle la « négation
polémique ».
La phrase passive
En opposition à la forme active (comme « Mon ami a posé des questions »), la forme passive
est une structure où le sujet de la phrase n’est pas celui qui réalise l’action (par exemple, « Des
questions ont été posées par mon ami »).
La phrase emphatique
Contrairement à la forme neutre (comme « J’aime le chocolat »), la phrase emphatique est
généralement utilisée pour mettre en évidence ou insister sur un élément (par exemple, « C’est
le chocolat que j’aime » ou « Moi, j’aime le chocolat »).
La phrase impersonnelle
La forme impersonnelle (comme « il est arrivé un accident ») est utilisée pour mettre l’accent
sur l’événement ou le groupe verbal, contrairement à la forme personnelle (comme « Un
accident est arrivé ») qui met l’accent sur le sujet ou l’agent de l’action.
L’ajout de compléments du nom : Un complément du nom est un élément qui, au sein d’une
expression contenant un nom ou un pronom, apporte une information supplémentaire ou
enrichit le sens de ce nom ou pronom.
L’ajout de compléments de phrase : Un complément de phrase est un élément qui enrichit le
sens de toute la phrase en fournissant des informations sur les circonstances entourant
l’événement, telles que le temps, le lieu, la cause, la conséquence, le but, etc.
La suspension : La suspension se produit lorsque l’on laisse une pensée inachevée ou que l’on
marque une pause dans l’expression. On peut la repérer grâce à la présence de points de
suspension.
L’ellipse : L’ellipse consiste à omettre des mots dans une phrase sans changer son sens. On
peut reconnaître l’ellipse car on peut facilement ajouter les mots manquants pour rendre la
phrase complète. Par exemple, dans la phrase « Je ferai le ménage et toi, le repas », on observe
l’ellipse du verbe « faire » pour éviter de le répéter. Cependant, on peut compléter la phrase en
ajoutant le verbe omis : « Je ferai le ménage et toi, tu feras le repas. »
Les temps verbaux indiquent généralement quand une action se produit. En ce qui concerne
l’indicatif, voici les temps verbaux disponibles : plus-que-parfait, imparfait, passé simple,
passé composé, présent, futur antérieur, futur simple, futur du passé (conditionnel présent) et
futur antérieur du passé (conditionnel passé).
Pour identifier le temps d’un verbe, il faut examiner sa terminaison et, si nécessaire, consulter
des tableaux de conjugaison. Les temps de l’indicatif servent à montrer si une action se déroule
au moment où l’énoncé est fait, dans le passé, ou dans le futur. Par exemple, le présent indique
une action au moment présent ou une vérité générale, l’imparfait montre une habitude, une
action répétée dans le passé ou une demande atténuée, et le futur simple exprime une promesse,
un ordre ou une prédiction. Les temps des autres modes verbaux sont plus limités et indiquent
si une action est passée ou en cours.
Les déterminants : Un déterminant est un mot qui vient avant un nom et sert à préciser l’identité
de l’être ou de l’objet qu’il qualifie, ou à indiquer une quantité.
Les noms : Un nom est un mot qui peut être accompagné d’un déterminant et d’un adjectif, et
il sert à donner un nom à une personne, un objet ou une chose.
Les pronoms ; Un pronom est un mot qui sert à renvoyer à un élément du texte précédent ou à
désigner une chose ou une personne en dehors du texte.
Les adjectifs : Un adjectif est un mot qui ajoute des informations supplémentaires à un nom ou
à un pronom. Certains adjectifs servent à décrire plus en détail ce qui est exprimé, en permettant
de mieux visualiser, entendre, sentir, etc. D’autres adjectifs servent plutôt à exprimer la
perception ou l’attitude du locuteur par rapport à ce qu’il décrit.
Les adverbes : Un adverbe est un mot qui ne change pas et qui modifie le sens d’un adjectif,
d’un verbe ou d’un autre adverbe.
Les prépositions : Une préposition est un mot qui reste inchangé et qui sert à introduire des
groupes nominaux (comme « pour la vie »), des pronoms (comme « pour tous »), des adverbes
(comme « pour demain »), des subordonnées (comme « pour quand tu voudras ») ou des
groupes prépositionnels (comme « pour dans trois jours »).
Les conjonctions : Une conjonction est un mot qui ne varie pas et qui sert à établir une relation
entre deux éléments ayant la même fonction (coordination) ou entre un élément qui dépend de
l’autre (subordination).
Les ponctuations
1. Le point d’exclamation
2. Le point d’interrogation
3. La virgule
4. Les deux-points
5. Les points de suspension
1. Le point d’exclamation - !
2. Le point d’interrogation - ?
Peut exprimer :
3. La virgule - ,
Mise en relief de propos ou d’une idée Énumération Rythme heurté = style coupé Vivacité
Rapidité Brutalit4
Peut exprimer : Peuvent exprimer - Énumération incomplète Pensée énoncée non formulée de
manière complète Hésitation Des propos ou citation repris qu’en partie
Le discours narratif est un type de discours par lequel un narrateur raconte une histoire qui
implique des personnages, des actions, un cadre temporel et spatial. En effet, ce type de
discours se compose principalement de l’histoire, qui représente le contenu raconté, et de la
narration, qui décrit la façon dont on raconte l’histoire. Chacune de ces composantes possède
des particularités qui contribuent à créer différents effets dans le récit.
L’histoire
L’intrigue
L’intrigue d’une histoire englobe tous les événements, actions et gestes accomplis par les
personnages. Elle tend à être généralement simple dans une histoire courte, comme une
nouvelle, mais peut devenir plus complexe dans un roman.
Les personnages
Les personnages, également appelés protagonistes, jouent un rôle central dans l’intrigue en
participant activement aux événements qui façonnent l’histoire et en influençant son
développement.
L’espace et le temps
Dans un récit, l’intrigue consiste en une série d’événements impliquant les personnages et se
déroulant dans un cadre spatial et temporel spécifique. Les personnages sont les acteurs de
l’intrigue, tandis que le cadre spatial se réfère aux lieux où se déroulent les événements et le
cadre temporel indique l’époque et la durée pendant lesquelles l’histoire se déroule. Analyser
ces cadres permet de mieux comprendre leur impact sur l’histoire et les personnages.
La narration
Le narrateur
Le narrateur est la voix qui raconte l’histoire dans un récit. Il ne doit pas être confondu avec
l’auteur. Le narrateur peut raconter l’histoire de l’intérieur en tant que personnage principal ou
témoin, s’exprimant à la première personne, ou de l’extérieur à la troisième personne. Il est
important de comprendre le point de vue du narrateur et la manière dont il influence l’histoire.
La focalisation
La focalisation, également appelée point de vue, se réfère à l’angle sous lequel le narrateur
externe présente l’histoire. Il existe trois types de focalisation : interne, externe et zéro.
La focalisation interne se produit lorsque le narrateur est dans la tête d’un personnage,
présentant uniquement son point de vue subjectif, ignorant ce que pensent les autres
personnages. C’est le point de vue d’un seul personnage.
La focalisation externe se produit lorsque le narrateur est un témoin neutre des événements,
ignorant les pensées des personnages. Son point de vue est objectif et distancié.
La focalisation zéro, également appelée omnisciente, se produit lorsque le narrateur sait tout,
y compris les pensées, les désirs, les aspirations et l’avenir de tous les personnages. Il peut
juger et commenter tous les événements du récit.
Le moment de la narration
Le narrateur peut organiser son récit en disposant les événements dans un ordre continu (du
présent au passé, du passé au présent, du présent au futur) ou dans un ordre discontinu (retour
en arrière ou anticipation).
Par ailleurs, pour repérer l’ordre des événements, il est utile de noter les marqueurs temporels
et les changements de modes et de temps verbaux. L’effet créé par l’ordre des événements peut
avoir un impact sur la façon dont le lecteur perçoit l’histoire et les personnages, ainsi que sur
le rythme et la tension narrative de l’histoire.
La vitesse de la narration
La narration varie en vitesse, couvrant différents moments avec une rapidité qui peut résumer
vite les événements, correspondre au temps réel, ralentir pour décrire en détail, ou
s’interrompre pour se concentrer sur un aspect particulier. En effet, chacune de ces vitesses
influence significativement le rythme et la tension dans le récit, modulant ainsi l’engagement
du lecteur.
L’accumulation est un procédé qui consiste à aligner, à accumuler un grand nombre de termes
pour multiplier les informations dans le but d’insister sur une idée, lui donner plus de force,
la rendre plus saillante, plus frappante. L’accumulation est une figure d’amplification. Les mots
accumulés sont en général de même nature, de même fonction grammaticale ou de même
sonorité afin de rendre l’expression plus cohérente. La gradation et l’énumération sont des
types d’accumulation. L’anaphore et l’hyperbole s’appuient sur ce procédé. Exemple :
Effet produit : L’accumulation est une figure de style puissante qui permet de donner plus de
relief et d’intensité à l’expression d’une pensée ou d’une émotion. En accumulant des termes,
on crée différentes impressions selon la nature des mots utilisés :
Impression de chaos et de désordre : Lorsque des noms sont accumulés, cela peut suggérer une
abondance désordonnée, comme une liste sans fin d’éléments hétéroclites. Cette technique
renforce l’idée de confusion ou de richesse démesurée.
Exemple : "Dans sa chambre, il y avait des livres, des jouets, des vêtements, des papiers, des
crayons, des gadgets, des souvenirs."
Exemple : "Le marché était rempli de fruits exotiques, de légumes colorés, de fleurs parfumées,
de poissons frais, de viandes savoureuses, de pains croustillants."
Impression d’accélération : En accumulant des noms, on peut créer une sensation de rythme
rapide, comme si les éléments se succédaient rapidement, sans pause. Cela peut illustrer
l’urgence, la rapidité ou l’excitation.
Exemple : "Elle courait à perdre haleine, sautait par-dessus les obstacles, glissait sur les pentes,
escaladait les murs, franchissait les barrières."
Exemple : "La forêt était calme, silencieuse, sereine, enveloppante, apaisante, mystérieuse."
La gradation est une figure de style par laquelle on ordonne les termes d’une phrase qui
évoquent une idée similaire selon une progression ascendante ou descendante. En d’autres
mots, une même idée peut être exprimée avec plus ou moins de force grâce à une énumération
de termes qui peuvent gagner ou perdre en intensité, en nombre, en taille, etc. Les termes qui
se suivent dans une gradation progressent par le sens. La gradation suppose une progression
vers l'idée finale.
La gradation ascendante
La gradation ascendante gagne progressivement en intensité. Elle commencera donc par des
évocations atténuées de l'idée finale, voire euphémiques, pour progresser ensuite vers des
évocations plus fortes, jusque parfois des hyperboles.
Exemple :
La gradation descendante
La gradation descendante est le total inverse de sa contrepartie ascendante, et diminue
progressivement en intensité. On commence donc par des termes exagérés, voire
hyperboliques, pour finir sur des thèmes atténués, voire euphémiques.
Exemple :
Attention, il existe des gradations qui peuvent être considérées à la fois comme ascendantes et
descendantes. Par exemple, dans « Ma reine, ma femme, mon amour », on peut y voir l'effet
descendant si on considère le statut social qui passe de la reine au simple amour
(personnification), mais on peut aussi prendre en compte la charge émotionnelle qui passe du
simple titre de la femme à ce qu'elle représente vraiment pour le locuteur.
Une anaphore est une figure de style par laquelle on répète un même mot ou un même groupe
de mots en tête de phrases, de vers, de paragraphes qui se suivent. L’anaphore est une figure
de style qui donne une impression d’insistance, de symétrie et renforce un propos. Ce
procédé est particulièrement populaire en poésie. Attention ! Il faut essayer de comprendre
l’intention de l’auteur. En effet, l’anaphore n’est pas le résultat d’une négligence. Elle est
voulue par l’auteur qui peut vouloir souligner une juxtaposition, créer un effet d’accumulation,
un effet musical, suggérer une obsession, l’urgence ou donner l’effet d’une incantation, etc.
Effet produit : Cette figure de style permet de mettre en valeur le mot ou les mots répétés grâce
à un effet d'insistance. Selon le contexte, l'anaphore peut être utilisée pour insister sur certaines
sonorités (surtout en poésie), ou pour renforcer un propos dans le but de convaincre (dans un
discours politique par exemple). L'anaphore est également très utilisée dans la littérature
polémique pour signifier l'urgence d'une situation (par exemple le fameux J'accuse de Zola).
Exemple d’anaphore :
Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !…
Attention : La répétition intervient en général en début de phrase parce que c'est ce que l'on
voit en premier, mais il existe aussi une anaphore de fin de phrase. On l'appelle l’épiphore. («
Je ne m’arrêterai jamais ! Je n’abandonnerai jamais ! Je ne me retirerai jamais ! »)
Une hyperbole est une figure de style qui utilise l’exagération pour mettre un élément en relief,
pour frapper les esprits ou pour ironiser. Selon le Littré, l’hyperbole permet d’augmenter
ou de diminuer excessivement la vérité des choses pour qu’elles produisent une
impression plus grande. En d’autres termes, dans la clarté du français de La Bruyère (1645 –
1696) : « L’hyperbole exprime au-delà de la vérité pour ramener l’esprit à la mieux connaître.
» (La Bruyère, Les Caractères, Des ouvrages de l’esprit)
Effet : le grossissement exagéré d'une caractéristique, d'une idée ou d'un sentiment dans un but
de mise en valeur (positive ou négative). On utilise souvent d'autres figures de style pour
construire une hyperbole comme la métaphore ou la comparaison.
Exemple
« Elle me confia son sac. Il pesait au moins une tonne ! ». On comprend aisément ce que l’on
souhaite exprimer ici : le sac était très lourd. L’évaluation du poids du sac est très exagérée.
L’hyperbole permet d’exprimer une idée qui n’aurait pas été aussi frappante ni aussi claire si
l’on avait simplement dit : « Elle me confia son sac. Il était lourd et pesait au moins 10 kg ! ».
L’hyperbole peut en outre ajouter un effet humoristique : on imagine la personne se ployer sous
le poids du sac.
L’euphémisme
Euphémisme est une figure de style qui consiste à remplacer une réalité désagréable, choquante
ou perçue négativement par une expression plus douce ou adoucie. Par exemple, on utilise
souvent l’expression « troisième âge » ou « âge d’or » pour parler de la vieillesse, ou encore le
terme « non-voyant » au lieu d’aveugle.
La différence entre l’euphémisme et la litote réside dans le fait que l’euphémisme est toujours
utilisé pour adoucir une réalité déplaisante, tandis que la litote n’est pas nécessairement
employée dans ce contexte. De plus, l’euphémisme vise à atténuer une réalité pour éviter de
choquer, tandis que la litote a plutôt pour objectif de renforcer une idée.
Litote est une figure de style qui consiste à renforcer une idée en utilisant une expression
atténuée. Par exemple, au lieu de dire « Il est beau », on pourrait utiliser la litote en affirmant
« Il n’est pas laid ».
Anacoluthe est une figure de style par laquelle on opère volontairement (on le suppose…) une
rupture dans la syntaxe. La construction grammaticale de la phrase est transformée pour lui
donner un effet rhétorique. C’est une faute maîtrisée. La phrase se dirige vers le point vers
lequel on l’attend, avant de prendre brusquement une autre direction. Elle est comme
interrompue dans son cheminement.
Exemple : « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, la face du monde en eût été changée.
» (Pascal, Pensées, 392). Dans cette phrase, le verbe aurait dû avoir « le nez » pour sujet. Le
sujet « La face du monde » apparaît sans qu’on l’attende. Pascal veut surprendre en exprimant
un saut intellectuel par cette étrange syntaxe.
Effet de l’anacoluthe : L’anacoluthe permet de faire primer le sens sur la grammaire. Elle
permet bien sûr de faire passer des émotions, des tourments, mais aussi de la surprise ! Elle
permet surtout de faire ressortir dans la forme du texte la rupture sur laquelle veut insister
l’auteur.
Anadiplose Une anadiplose est une figure de style par laquelle on répète le dernier mot d’une
proposition (un même ensemble de termes) au début de la proposition suivante.
Exemple : « Je vis ce beau Lyon, Lyon que tant je prise. » (Du Bellay, Les Regrets, Lyon). Il
y a anadiplose car le mot Lyon est répété dans deux propositions différentes, séparées par une
virgule.
L’effet de l’anadiplose L’anadiplose, qui est une figure de style de répétition, permet à
l’auteur de fixer l’attention du lecteur sur un mot en particulier. Elle permet de donner de
l’emphase à un discours. L’anadiplose est aussi un procédé d’oralisation : elle permet à l’auteur
de rendre plus réelle une conversation. En effet, dans le langage parlé, il est courant de répéter
un même mot en formant sa pensée.
Allégorie : est une figure de style par laquelle on exprime, on représente une idée, une notion
ou un thème par une métaphore, une personnification, une image ou, plus généralement,
une forme concrète. En d’autres mots, l’allégorie est une représentation concrète d’une
notion abstraite. Elle utilise un symbole (un texte, une image, etc.) qui véhicule une notion.
À l’écrit, on la repère souvent par l’utilisation de la majuscule. L’allégorie a donc deux sens :
un sens littéral (la forme qui représente l’idée) et un sens figuré (l’idée, la notion qui est
représentée).
Exemple : Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie
Baudelaire représente une notion abstraite, le temps qui fuit, de manière concrète, comme un
monstre qui dévore la vie de l’homme. Il y a donc, en outre, une personnification du temps.
Allitération est une figure de style par laquelle on répète, de manière exacte ou
approximative, une même consonne (un même « son », de type consonne). Cette répétition
trouve son sens dans le texte dans laquelle on la trouve. On voit le plus souvent les allitérations
dans la poésie ou le théâtre.
Exemple. Un vers de Racine dans Andromaque est l’exemple le plus célèbre d’allitération dans
la langue française : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (V, 5) Ici, le son
« s » (par la consonne s, ou la consonne c) est répété 5 fois et suggère le sifflement du serpent.
Antithèse est une figure par laquelle on oppose très fortement deux termes ou deux
ensembles de termes contraires. Cette figure de style oppose des idées. L’antithèse est aussi,
selon le Gradus, un moyen de mettre en relief une idée principale en présentant une idée inverse
que l’on écarte ou que l’on nie. Exemple : « Être ou ne pas être » (Shakespeare, Hamlet, III, 1
Oxymore (synonyme : alliance de mots) est une figure de style qui consister à allier deux termes
qui semblent se contredire. On rapproche de manière paradoxale des termes qui peuvent
paraître contraires. En d’autres termes, dans l’oxymore, un même objet a des qualités
contradictoires. Mais attention : cette alliance de mots contraires n’est pas incompatible, elle
crée un sens.
Antiphrase est une figure de style par laquelle on laisse entendre le contraire de ce que l’on
veut vraiment dire ou écrire. On emploie un mot ou une proposition dans un sens contraire à
son véritable sens. Exemple :
Nous nous étions réunis pour choisir le cadeau d’anniversaire que nous allions offrir à Sylvie.
Tous étaient prêts à donner 30€, sauf Jean, qui ne voulait pas céder plus de 5€. « Quelle
générosité ! », lui dit Paul. Nicolas ne pense pas que Jean soit généreux. Au contraire ! Il ironise
sur son avarice. L’antiphrase est la figure par excellence de l’ironie. Elle permet de mettre
facilement en évidence le ridicule d’une situation.
Paradoxe est un procédé par lequel on énonce une idée contraire à l’opinion commune. En
effet, ce terme vient du grec para, « contre » et doxa, « opinion ».
Exemple : « L’homme n’est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la
bête. » (Pascal, Pensées, 572)
Ce célèbre aphorisme, qui associe dans une antithèse les termes « ange » et « bête », est un
paradoxe : on pense spontanément que celui qui fait l’ange, c’est-à-dire celui qui fait l’effort
de bien se comporter, est une personne bonne. Cependant, Pascal nous dit que lorsque l’on fait
l’ange, on finit toujours par développer des comportements mauvais.
Parataxe est une figure de style par laquelle on juxtapose des propositions sans marquer le
rapport de dépendance qui les unit. Aucun mot de liaison (comme les conjonctions de
subordination : lorsque, que, quand, si, etc., de coordination, les prépositions, les verbes êtres,
paraître, etc.) ne vient signaler le rapport entre les phrases : ce sont des textes sans « que » !
L’orage éclatait. La pluie tombait en rayons blancs. Les carreaux pleuraient comme des yeux.
De petites gouttes jaillissaient par les fentes des croisées. Dehors le cheval courbait la tête sous
l’averse. (Jules Renard, Crime de village) / Dans cet extrait, il y un enchaînement logique des
différentes phrases. La deuxième est une conséquence logique de la première, etc. Mais ce texte
n’est composé que de propositions principales car il est dépourvu de coordonnants et de
subordonnants.
L’asyndète est une figure de style par laquelle on juxtapose des éléments tout en supprimant
volontairement les mots de coordination entre ces éléments. On omet d’inscrire la
coordination entre plusieurs propositions d’une même phrase ou entre plusieurs phrases.
L’asyndète est une forme de parataxe, c’est-à-dire une construction par juxtaposition, sans mot
de liaison. Exemple : Veni, vidi, vici Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu
Hypotaxe consiste à multiplier les liens de subordinations entre plusieurs propositions qui
se suivent. L’hypotaxe est caractéristique du texte écrit, dans lequel une pensée plus complexe
se déploie en de longues phrases.
Exemple : Entre la couleur grise et douce d’une campagne matinale et le goût d’une tasse de
chocolat, je faisais tenir toute l’originalité de la vie physique, intellectuelle et morale que
j’avais apportée, environ une année auparavant, à Doncières, et qui, blasonnée de la forme
oblongue d’une colline pelée – toujours présente même quand elle était invisible – formait en
moi une série de plaisirs entièrement distincte de tous autres, indicibles à des amis en ce sens
que les impressions tissées les unes dans les autres qui les orchestraient, les caractérisaient bien
plus pour moi et à mon insu que les faits que j’aurais pu raconter.
Polysyndète est une figure de style par laquelle on multiplie volontairement les mots de liaison,
notamment les conjonctions de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou les adverbes de
liaison (ainsi, alors, certes, en effet…) alors que la grammaire ne l’exige pas. La polysyndète
s’oppose à l’asyndète. Exemple :
Antanaclase (ou la diaphore, synonyme) est une figure de style qui consiste à utiliser deux
fois le même mot dans une phrase en lui donnant deux sens différents. Cette figure joue
sur la polysémie d’un mot, c’est-à-dire sur le fait qu’un mot dispose de plusieurs sens.
Exemple : Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. (Pascal, Pensées, IV, 277):
La première occurrence de « raison » renvoie aux motivations, alors que la seconde renvoie
plutôt à la raison comme faculté de l’esprit humain.
Chiasme (se prononce kiasme) est une figure de style qui consiste à disposer au moins 2
éléments, par exemple l’adjectif + le nom rude journée, en miroir avec au moins deux autres
éléments correspondants, par exemple le nom + l’adjectif travail fructueux. On obtient ainsi
une phrase formée sur le modèle AB/BA : à rude journée, travail fructueux. Les deux parties
d’un chiasme sont souvent séparées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc,
or, ni, car) ou par un point virgule ou une virgule. Exemple :
Effet C’est donc un chiasme multiple sous forme ABC / CBA. Le chiasme donne ici de
l’harmonie à l’expression : la sonorité de la phrase devient agréable. Il donne du rythme dans
une structure du texte resserrée. En outre, le chiasme permet de mettre en relief une
ressemblance ou une opposition.
Parallélisme est une figure de style qui consiste à mettre en parallèle deux énoncés de même
construction syntaxique. Contrairement au chiasme, qui suit le modèle A B B A, le parallélisme
suit le modèle A B A B. Par exemple, dans la phrase « Plus le visage est sérieux, plus le sourire
est beau, » A représente le sujet et B représente son attribut.
Le parallélisme est utilisé pour souligner des similitudes ou des contrastes entre des éléments
comparés, créant ainsi une symétrie dans la construction des phrases qui peut amplifier le sens
ou l’effet du message. Pour saisir la portée d’un parallélisme, il est essentiel d’analyser les
éléments juxtaposés et d’évaluer l’impact de cette structure sur le texte.
Comparaison est un procédé par lequel on rapproche un terme ou un ensemble de termes, par
exemple « la terre », d’un terme ou d’un ensemble de termes différent, par exemple « le feu ».
Deux entités sont mises sur un même plan : « la terre est rouge comme le feu ». Le premier
terme ou ensemble de termes est appelé le comparé (ou thème) : dans l’exemple, c’est « la
terre ». Le deuxième terme ou ensemble de termes est appelé le comparant (ou phore) : dans
l’exemple, c’est « le feu ». La comparaison opère à l’aide d’un outil de comparaison. Dans
l’exemple précédent, l’outil de comparaison est « comme ». L’outil de comparaison peut être :
une conjonction ou un adverbe : comme, ainsi que, de même que, plus que, moins que etc. ;
La comparaison est une figure de style lorsqu’on rapproche des éléments au départ
dissemblables, par analogie. On parle alors de comparaison figurative.
Exemple :
Métaphore est une figure de style par laquelle on désigne un terme, un ensemble de termes
ou une idée, par exemple le soleil couchant, par un autre terme ou un autre ensemble de
termes qui signifie normalement autre chose, comme « l’or du soir » du célèbre poème de
Victor Hugo, qui désigne le soleil couchant.
Métonymie est une figure de style par laquelle on remplace un mot, par exemple « l’épée »,
par un autre mot avec lequel il a un lien logique, comme « le fer ». Ainsi, on peut dire : ces
guerriers ont croisé le fer ! On désigne donc quelque chose :
Les deux vers de Victor Hugo cités ci-dessus comportent aussi une métaphore : « l’or du soir
», qui renvoie ici au soleil couchant. On peut alors se demander quelle est la différence entre
une métaphore et une métonymie. Ce sont en effet deux figures de substitution : on substitue
un terme par un autre, le soleil couchant par l’or du soir, et les bateaux par les voiles.
Le procédé n’est cependant pas le même. La métonymie est fondée sur un lien logique entre
deux choses : parler d’un toit à la place d’une maison est logique, les maisons ayant a priori
toutes des toits, tout comme parler du trône pour le pouvoir royal (le roi s’assoit logiquement
sur un trône, ou le trône est un symbole du pouvoir royal).
La métaphore est en revanche fondée sur un lien analogique : on établit un rapport entre
deux choses que l’on estime similaires, qui ont un point en commun, mais qui ne sont pas liées
logiquement ou physiquement. Par exemple, parler, comme le fait Baudelaire, de sa jeunesse
comme un ténébreux orage demande un effort d’interprétation. De prime abord, quel rapport
entre la jeunesse et un ténébreux orage ?
Synecdoque est une métonymie dans laquelle une partie d’un élément sert à désigner le tout
(ou le tout pour désigner une partie). Exemple :
Paronomase est une figure de style par laquelle on rapproche deux mots dont la sonorité ou
l’orthographe sont semblables, mais dont le sens est différent. Ces mots sont nommés des
paronymes (comme éruption et irruption). La paronomase s’appuie sur la presque homophonie.
Elle fait naître des allitérations ou des assonances. Exemple : « En vivant et en voyant les
hommes, il faut que le cœur se brise ou se bronze. » (Chamfort, Maximes, pensées, caractères
et anecdotes).
Périphrase est une figure de style par laquelle on exprime une notion en plusieurs mots qui la
décrivent au lieu de n’en utiliser qu’un seul. On utilise plusieurs mots alors qu’un seul suffirait.
Exemple : « La Venise du Nord » pour parler de Bruges. En effet, à l’image de Venise, Bruges
est une ville où l’on trouve de nombreux canaux.
Effet La périphrase est une figure de style qui permet d’éviter les répétitions, notamment dans
les articles de journalistes, en renvoyant à une culture commune. Elle donne aussi la possibilité
de mettre l’accent sur certaines caractéristiques d’une notion pour les faire ressortir. La
périphrase était courante dans l’épopée et la tragédie. Des locutions comme « le fils de Pélée »
(pour désigner Achille) ou « la fille de Minos et de Pasiphaé »
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Littérature d’idée :
1) Genre
Argumentation indirecte : passe par la fiction (= apologue : court récit imaginaire portant une
-> Narrateur
-> Personnage
3) Structure (mouvement et comment la structure est au service de la thèse)
3) Confirmation (Réfutation)
4) Péroraison (Conclusion)
4) Types de discours
Arguments :
-> D’autorité : s’appuie sur la notoriété d’une personne
le syllogisme
Raisonnements :
-> Par analogie : Mise en parallèle de deux thèses pour aboutir à une même conclusion
-> Déductif : Part de la théorie vers la pratique pour déduire une loi générale
-> Absurde : Thèse opposée analysée afin de porter un jugement sur les conséquences.
) Exemple utilisés
7) Pathos (appel aux sentiments)
9) Place de l’interlocuteur
Y-a-t’il des procédés visant à impliquer le lecteur (=> Adresse, apostrophe, question
rhétorique)
INTRO :
Présentation : Accroche/ Contexte/ Auteur/ Oeuvre/ Extrait et ses enjeux/ Les personnages/
1) Thème
De quoi s’agit-il ? “De quoi ça parle”. Il faut faire la part des choses entre auteur, narrateur et
2) L’énonciation :
Qui parle ?
Depuis quel point de vue ?
- Point de vue interne : le narrateur voit l’histoire à travers les yeux d’un personnage, il
- Point de vue externe : le narrateur est un témoin extérieur de la scène. Il en sait moins
que les personnages (intérêt pour susciter la curiosité du lecteur, effet d’attente)
=> Le point de vue peut varier au sein d’un roman ou d’un extrait
rationalité.
3) Le cadre spatio-temporel
->Où et quand
4) Les personnages
->Importance de l’onomastique
->Qui sont-ils ?
?)
5) Le type du texte
-> Narratif (raconte)
Narrative : l’invasion des choses, les personnages prennent du recul par rapport aux choses
(Nouveau roman)
-> Dialogue
Discours direct : “”
Discours indirect-libre :
-> Argumentatif
-> Didactique
-> Expressif
-> Injonctif
6) La structure du texte
7) Les registres
Le registre épique
Le registre tragique
Le registre pathétique
Le registre lyrique
Le registre comique
Le registre ironique
Le registre dramatique
Le registre merveilleux
Le registre fantastique
Le registre polémique
Le registre didactique
-> Humanisme
-> Classicisme
-> Romantisme
-> Réalisme
->
10) L’intention
Spécificité de ce texte ? Pourquoi mérite-t-il d’être lu ? Pourquoi l’auteur a-t-il écrit ce texte ?
Au XIXe des courants littéraires ont émergé, parfois s’opposant, d’autres s’inspirant et se
chevauchant.
- C’est à travers le roman expérimental que Zola expose sa doctrine du Naturalisme dans le
prolongement du Réalisme. Ainsi, il expose le rôle du romancier qui pose un œil scientifique
- Le mouvement romantique voit le jour au début du 19ème siècle, il met en avant le lyrisme,
Théâtre :
1) Le genre théâtral
L’Antiquité, la tragédie
Le théâtre médiéval
Farce : petite pièce bouffonne intercalée entre les épisodes d’un mystère
Mystère : pièce religieuse représentant, par une succession de tableaux, des scènes religieuses
Le théâtre moderne
Grand siècle :
- Retour des Grands genres : tragédie redevient le genre noble avec Corneille et Racine.
et de la commedia dell’arte => IL crée aussi la comédie ballat : comédie avec des intermèdes
chantés ou dansés.
- Tragi-comédie : tragédie par la tension, l’élévation des personnages, la noblesse du ton,
portée morale à la tragédie, tout en recherchant une communauté de condition entre public et
personnages.
Le drame historique
Le drame romantique : le théâtre doit refléter la vie dans toutes ses dimensions. Libérés des
règles classiques, il emprunte autant à la tragédie qu’à la comédie. Exemple : Victor Hugo
4) Les personnages
5) La parole
6) Le dispositif théâtral (décor, accessoire, choix de mise en scène, qui voit quoi,
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