Dimensionnement d'un récepteur solaire
Dimensionnement d'un récepteur solaire
Thème :
Présenté par :
Oussama Hmadouch
Encadreur:
Mr. Abdelkarim Abdourafiq
Mots clés : énergie solaire, concentration solaire, centrale solaire à tour, récepteur solaire,
bilan thermique, pertes thermiques, simulation sous Matlab.
Abstract
This work consists in presenting an analysis of a concentrated solar receiver of a tower plant
located at the Noor III production unit of the Noor Ouarzazate solar complex. A mathematical
model designed for this purpose makes it possible to estimate the direct illumination on the
complex site, in addition a mathematical model which governs the thermal exchanges within
the receiver is developed and simulated under Matlab, this model makes it possible to
evaluate the optical and thermal performances of our receiver, finally a thermodynamic
analysis of the receiver is developed in order to evaluate the different performances of the
latter.
Key Words: Solar energy, concentrating solar power, Solar Tower Power plants, solar
receiver, thermal balance, heat losses, simulation with Matlab.
Remerciement
Aux premier ; on remercie ALLAH le tout puissant de nous avoir donné la santé
et la volonté d’entamer et de terminer ce modeste travail.
On exprime nos profondes gratitudes à mon encadrant Mr. Abdelkarim
Abdourafiq superviseur de département IT et Mr. Lahcen Chakour aussi
superviseur dans le même département, que sans eux ce travail ne serait pas
réalisé, on les remercie pour la qualité de leur encadrement exceptionnel, pour
leur patience, leur rigueur et leur disponibilité durant la préparation de ce
mémoire.
Un merci particulier au professeur et responsable du filière Imane Rhouch que
grâce à elle on a eu la chance et l’opportunité d’effectuer notre stage au sein de
l’unité dans des bonnes conditions.
Nous voudrons également remercier les membres du jury pour avoir accepté
d’évaluer ce travail et pour toutes leurs remarques et critiques, ainsi que le
personnel et les enseignants de L’École Marocaine des Sciences de l'Ingénieur
pour avoir contribué à notre formation.
Dédicace
Aucune dédicace ne serait exprimer l’amour, l’estime, le dévouement et le respect que j’ai
toujours eu pour mon père ;
A la plus belle créature que ALLAH a créée sur terre, à cette source de tendresse, de
Patience et de générosité, à ma mère, pour les encouragements qu’elle n’a cessé de me
prodiguer tout au long de ma vie ;
A mes chers frères et adorable sœur que sans eux je n’aurais jamais eu l’occasion d’en arriver à
cette stat ;
A mes ami(e)s et à tous ceux qui, par un mot, m’ont données la force de continuer.
Hmadouch Oussama
Nomenclature
CHAPITREIII
Symboles Signification Unité
λ La longitude d’un lieu °
φ Latitude d’un lieu °
δ La déclinaison du soleil °
ω L’angle horaire °
h La hauteur du soleil °
L La longitude °
Et L’équation du temps min
nj Le numéro du jour dans l’année -
∆H Le décalage horaire entre le méridien de Greenwich et h
l’état considéré
I0 La constante solaire W.m-2
Ic La constante solaire corrigée W.m-2
DM Le diamètre caractéristique m
DH Le périmètre des polygones régulier -
dsep La distance de sécurité supplémentaire -
ds Le rapport entre la distance de sécurité supplémentaire et -
la hauteur de l'héliostat
∆𝑅𝑚𝑖𝑛 La distance radiale minimale -
fR,i Le paramètre d’optimisation défini dans le code de calcul -
𝑅1 le rayon de 1er anneau dans la 1er zone -
f z,i Le 2eme paramètre d’optimisation -
QIN Le flux qui entre W.m-2
Nn Le nombre d’héliostats -
OP Le rendement optique -
QEVP Le flux d’évaporation kJ/kg
HVS L’enthalpie de la vapeur saturée kJ
HLS L’enthalpie du liquide saturée kJ
QPR Le flux de préchauffage kJ/kg
H120 L’enthalpie de fluide à 120°C kJ
H30 L’enthalpie de fluide à 30°C kJ
Nomenclature
𝑃𝑟𝑛
surface-fluide
𝑙 Nombre de Prandtl du liquide -
n La constante expérimentale qui dépend du fluide -
T∞ La température du fluide suffisamment loin de la surface K
As La surface d’échange m2
hcn Le coefficient de transfert de chaleur par convection W/m2. K
naturel
K Le coefficient de transfert de chaleur par conduction W/m2· K
L Longueur caractéristique m
Nu Nombre de Nusselt -
n=1
4
Régime laminaire -
n=1
3
Régime turbulent -
Ra Le nombre de Rayleigh -
β Le coefficient d'expansion thermique K-1
9 La viscosité cinématique m2/s
Pr Le nombre de Prandtl -
Nomenclature
𝜇Film
Kfilm La conductivité du l’air
Pr Nombre de Prandtl -
Le rendement du récepteur %
Abréviations Signification
CHAPITRE I :
Figure I.1 : Principales ressources d’énergies.............................................................................1
Figure I.2. La ceinture solaire, régions du globe pour lesquelles l’ensoleillement direct moyen
annuel excède 2000 kWh/m2/an..................................................................................................2
Figure I.3 : gisement solaire du Maroc.......................................................................................3
CHAPITRE II :
Figure II.1 : Différentes formes de conversion de l'énergie solaire............................................5
Figure II.2 : centrale photovoltaïque...........................................................................................6
Figure II.3 : Schéma de principe du fonctionnement d'une centrale CSP..................................7
Figure II.4 : types de concentrateurs solaires.............................................................................8
Figure II.5 : Principe de la technologie des concentrateurs cylindro-parabolique.....................9
Figure II.6 : Schémas de principe d'une centrale solaire à concentrateur de Fresnel................10
Figure II.7 : centrale solaire à concentrateurs parabolique (dish stirling).................................11
Figure II.8 : Présentation d’une centrale solaire à tour..............................................................12
Figure II.9 : Les composants d’une centrale solaire à tour........................................................15
Figure II.10 : Différents types et formes d’héliostats................................................................17
Figure II.11 : Stockage deux-cuves indirect vs stockage deux-cuves direct.............................20
Figure II.12 : Exemples de tours de centrales solaires...............................................................21
Figure II.13 : Concept de récepteur tubulaire et direction du flux HTF....................................21
Figure II.14 : Récepteur cylindrique externe.............................................................................22
Figure II.15: Récepteur à cavité.................................................................................................23
Figure II.16: Récepteurs volumétriques ouverts........................................................................24
Figure II.17 : Récepteurs volumétriques fermés........................................................................25
Figure II.18 : Récepteurs fermés à tubes verticaux avec sel fondu...........................................25
CHAPITRE III :
Figure III.1 : schématisation du mouvement de la terre autour du soleil..................................25
Figure III.2 : La sphère céleste..................................................................................................33
Figure III.3 : les coordonnées géographiques............................................................................34
Figure III.4: Les cordonnées horaires........................................................................................35
Figure III.5 : Les Cordonnées horizontales...............................................................................37
Figure III.6 : Schéma de Disposition En Quiconque Radial.....................................................41
Figure III.7 : Positionnement des 17 héliostats..........................................................................43
Liste des figures
CHAPITRE IV :
Figure IV.1 : Représentation graphique du DNI durant la journée du13 juin...........................57
Figure IV.2 : l’évolution de l’efficacité optique par rapport à la longueur de l’absorbeur........58
Figure IV.3 : graphe l’erreur de convergence en fonction des itérations...................................58
Figure IV.4 : graphe de correction du débit d’évaporation (mevap) en fonction du nombre
d’itérations...................................................................................................................................59
Figure IV.5 : graphe de variation de température de surface intérieur Ts en chaque itération. 59
Figure IV.6 : L’influence de la longueur de l’absorbeur sur la variation de l’écart de
température (Texcess) (bleu) et la température de référence minimal (rouge)...............................60
Figure IV.7 : variation de la densité de flux le long de l’absorbeur (vert) et la densité
maximal (rouge) par rapport à la longueur de l’absorbeur..........................................................61
Figure IV.8 : l’évolution du rendement thermique en fonction de la longueur.........................62
Figure IV.9 : évolution des pertes thermique et de la puissance absorbée en fonction de la
longueur de l’absorbeur...............................................................................................................63
Figure VI.10 : Diagramme d’énergie des échanges thermique dans l’absorbeur......................65
Liste des tableaux
Chapitre I : Introduction
Introduction générale.................................................................................................................1
Chapitre II: Généralités et état de l'art
II. 1. Classement des énergies renouvelable................................................................................4
II.2 : classement des technologies solaire renouvelable..............................................................5
II.2.1 : Technologie photovoltaïque............................................................................................5
II.2.2 : Les centrales solaires thermodynamiques (CSP)............................................................6
II.2.2.1 : Principe de fonctionnement...................................................................................6
II.2.2.2 : Types des concentrateurs solaires.........................................................................7
II.2.2.3 : Les concentrateurs cylindro-paraboliques.............................................................8
II.2.2.4 : Les concentrateurs linéaires de Fresnel................................................................9
II.2.2.5 : Les concentrateurs paraboliques (Dish-Stirling).................................................10
II.2.2.6 : Les centrales à tour.............................................................................................11
II.2.2.7 : Avantages et inconvénient..................................................................................12
II.2.3 : Les centrales solaires à tour...........................................................................................14
II.2.3.1 : Les sous-systèmes d’une centrale solaire à tour.................................................14
II.2.3.2 : Le champ d’héliostats..........................................................................................16
II.2.3.3 : Fluides caloporteurs............................................................................................17
II.2.3.4 : Les fluides caloporteurs et les cycles de puissances...........................................18
II.2.3.5 : Stockage thermique.............................................................................................18
II.2.3.6. Stockage indirect et direct....................................................................................19
II.2.3.7 : Les tours..............................................................................................................20
II.2.4 : Les récepteurs solaires à tour........................................................................................21
II.2.4.1 : Récepteurs tubulaires..........................................................................................21
II.2.4.2 : Récepteurs volumétriques...................................................................................24
II.2.5 : Les récepteurs en fonction du fluide caloporteur utilisé...............................................26
II.2.5.1 : Le récepteur sel fondu.........................................................................................26
II.2.5.2 : Le récepteur à métal (Sodium) fondu.................................................................27
II.2.5.3 : Le récepteur à eau/vapeur d’eau.........................................................................27
II.2.6 : Énoncé de recherché......................................................................................................28
II.3. Conclusion.........................................................................................................................29
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
Partie I : Etude du gisement solaire
III.1 : Présentation du site d’implantation Ouarzazate, Complexe Noor…………………...
….…..........................................................................................................................................32
Sommaire
III.2 : Gisement solaire..............................................................................................................32
III.2.1 : Le soleil........................................................................................................................32
III.2.2 : La terre et son mouvement autour de soleil.................................................................33
III.2.3 : la Sphère Céleste..........................................................................................................33
III.3 : Coordonnées géographique.............................................................................................34
III.3.1 : La longitude..................................................................................................................34
III.3.2 : La latitude 𝝋...............................................................................................................35
III.3.3 : L’altitude......................................................................................................................35
III.4 : Les Cordonnées Horaires................................................................................................35
III.4.1 : La déclinaison ð (d).....................................................................................................35
III .4.2 : Angle horaire 𝝎 (encore noté AH)............................................................................35
III.5 : Les Cordonnées horizontales...........................................................................................36
III.5.1: Hauteur du soleil...........................................................................................................36
III.5.2 : L’azimut du soleil 𝑎.....................................................................................................36
III.6 : Les Quatre Temps...........................................................................................................37
III.6.1 : Le Temps Universel (T.U)...........................................................................................37
III.6.2 : Le temps solaire vrai....................................................................................................37
III.6.3 : Le Temps Solaire Moyen (T.S.M)...............................................................................37
III.6.4 : Le Temps Légal (T.L)..................................................................................................38
III.7 : Equation du temps...........................................................................................................38
III.8 : Constante Solaire............................................................................................................38
III.9 : Les Différents Types De Rayonnement Solaire..............................................................39
III.9.1 : L’éclairement direct.....................................................................................................39
III.9.2 : L’éclairement diffus.....................................................................................................39
III.9.3 : L’éclairement global....................................................................................................39
Partie 2 : Modélisation de champ d’héliostats.
III.10 : Configuration du champ d’héliostats............................................................................40
III.11 : Modèle de position du solaire.......................................................................................40
III.11.1 : Disposition En Quiconque Radial..............................................................................40
Partie 3 : dimensionnement thermique et thermodynamique
III.12 : Design thermodynamiques de RDSG...........................................................................45
III.13 : Analyse thermique de RDSG........................................................................................46
III.13.1 : Bilan d’énergie...........................................................................................................46
III.13.2 : modèle transfert thermique pour génération de vapeur.............................................47
III.13.3 : Calcul des pertes thermiques......................................................................................48
III.13.3.1 : pertes par convection naturelle.......................................................................49
Sommaire
III.13.3.2 : pertes par convection forcée externe...............................................................50
III.13.3.3 : pertes par convection mixte............................................................................51
III.13.3.4 : pertes par rayonnement....................................................................................51
III.14 : Calcul du flux incident sur la surface............................................................................52
III.15 : Flux net..........................................................................................................................52
III.16 : Temps de préchauffage.................................................................................................53
III.17 : Propriété thermo physique du l’air................................................................................53
III.18 : Le rendement du récepteur............................................................................................54
Chapitre IV : Résultats et discussions
IV.1. Introduction......................................................................................................................56
IV.2 : discussion des figures.....................................................................................................57
IV.3 : Fiche technique des résultats...........................................................................................63
Chapitre V : Conclusion
Conclusion générale.................................................................................................................61
Chapitre I : Introduction
Chapitre I : Introduction
1
Chapitre I : Introduction
Figure I.2. La ceinture solaire, régions du globe pour lesquelles l’ensoleillement direct moyen
Annuel excède 2000 kWh/m2/an [2].
De par sa situation géographique, le Maroc dispose d'un des gisements solaires les plus élevés
au monde.
La durée du coup de chaleur sur la majeure partie du territoire du pays est de 2000 heures par
an et peut atteindre jusqu’à 3900 heures. L'énergie reçue quotidiennement sur une surface
horizontale de 1 m 2 est de l'ordre de 5 KWh sur la majeure partie du territoire national, soit
près de 1700 KWh/m2 /an au Nord et 2263 kWh/m2 /an au Sud du pays, Ce gisement solaire
dépasse des milliards de GWh [3].
Après évaluation par satellite, l'Agence spatiale allemande conclut que le Maroc représente
un des plus grands potentiels solaires de toute la Méditerranée bassin, soit 169 000 TWh/an
pour le solaire thermique, 13,9 TWh/an pour le solaire photovoltaïque.[4]
La répartition du potentiel solaire par zone climatique sur le territoire indique que le grand
désert occupe 86% de la superficie avec une durée d’ensoleillement de 3500 h/an qui est la
plus importante au monde ; de l’ordre de 9 h/jour ; ce qui nous laisse remarqué qu’il est
toujours supérieur à 8 h/jours sur la majorité du territoire. Le plus grand de ce potentiel est
présenté par la région sud. [5]
2
Chapitre I : Introduction
(a) Energies solaire globale reçue par (b) rayonnement solaire direct reçue par
Jour sur une surface d’un m2 jour sur une surface d’un m2
Figure I.3 : gisement solaire de Maroc [6]
La production et la consommation d’énergies au Maroc est en pleine transition, passant
progressivement des énergies fossiles aux énergies renouvelables, tandis que la
consommation est principalement concentrée dans les secteurs résidentiel, industriel et des
transports, avec des défis liés à l'accès à l'énergie dans certaines régions. [7]
Comme alternative à ces préoccupations, et vu le retard de Maroc, le développement et
l'implémentation des énergies renouvelables est incontournable. Des ressources énergétiques
illimitées et abondamment disponibles existent et doivent être exploitées, parmi ces énergies
on trouve l’énergie solaire. Actuellement les technologies de concentration solaire sont celles
qui présentent le plus de possibilités pour une exploitation commerciale de cette source
d’énergie pour la production d'électricité, vu à leur rentabilité en termes de performance, et
des rendements élevés peuvent être obtenus.
Dans ce contexte, notre mémoire consiste à présenter une innovation d’un absorbeur solaire à
concentration dans une centrale solaire à tours où un évaporateur-préchauffeur est intégrer.
On se concentre sur le développement de la méthodologie de conception où un modèle
mathématique qui gouverne le transfert thermique qui sera développé et simuler sous Matlab.
Aussi une présentation générale sur les technologies solaire renouvelable où on se base sur
les centrales solaires thermodynamiques (CSP) de complexe Noor. Plus précisément, les
centrales solaires à tour où on se base sur un état de l’art générale de ses dernières.
3
Chapitre II : Généralités et
État de l’art.
Chapitre II : Généralités et état de l’art
La Biomasse : (Masse des végétaux) réunit le bois, la paille, les rafles de maïs, le
biogaz et les biocarburants.
La géothermie : Cette énergie utilise la chaleur du sous-sol. Avec une température
moyenne ou faible, on chauffe des locaux, alors qu'une température élevée permet de
produire de l'électricité par vapeur interposée.
Le solaire photovoltaïque : Des modules solaires produisent de l'électricité à partir de
la lumière du soleil. Ils alimentent des sites isolés ou le réseau de distribution général.
L'intégration à l'architecture est l'avenir du photovoltaïque dans les pays industrialisés.
Le solaire thermique : Les capteurs solaires produisent de l'eau chaude sanitaire. Ils
peuvent être aussi utilisés pour le chauffage. Plusieurs dizaines de millions de mètres
carrés de capteurs sont installés dans le monde. Les capteurs solaires dits “haute
température” dits aussi produisent de l'électricité CSP par des concentrateurs solaires
appelés aussi, quelques grandes solaire thermodynamique centrales de ce type existent
dans le monde. Le schéma suivant illustre les différentes applications et domaine
d'utilisation de l'énergie solaire.
4
Chapitre II : Généralités et état de l’art
5
Chapitre II : Généralités et état de l’art
6
Chapitre II : Généralités et état de l’art
Un capteur solaire à concentration est composé de miroirs et d’un récepteur. Les miroirs
concentrent le rayonnement solaire direct sur le récepteur (le rayonnement solaire diffus n’est
pas exploitable). Pour pouvoir concentrer le rayonnement solaire continuellement sur le
récepteur, les positions des miroirs changent en fonction de la position du soleil grâce à un
système de poursuite solaire.
Le récepteur est constitué d’un élément qui est caractérisé par un grand coefficient
d’absorption du rayonnement solaire réfléchi par les miroirs, appelé absorbeur. Cette
absorption génère une énergie thermique qui va être transmise au fluide caloporteur qui
circule dans l’absorbeur.
La puissance thermique fournie par le champ solaire sert à faire fonctionner le cycle
thermodynamique (généralement un cycle de Rankine). [12]
7
Chapitre II : Généralités et état de l’art
rayonnement solaire. Cette technologie nécessite un suivi du soleil sur un axe. Les capteurs
cylindro-paraboliques et les capteurs de Fresnel fonctionnent sur ce principe. (Figure. 6.a).
Les concentrateurs ponctuels :
La concentration s’effectue sur un récepteur central. Le dispositif de concentration suit le
soleil sur deux axes : en azimut et en élévation. Ce principe est utilisé par les concentrateurs
paraboliques et les centrales à tour.
On note que, les systèmes de concentration en ligne ont généralement un facteur de
concentration inférieur à celui de concentrateur ponctuel. [13] (figure .6.b)
8
Chapitre II : Généralités et état de l’art
paraboliques est compris entre 30 et 100. Pendant la journée, les miroirs tournent autour d’un
axe horizontal, afin de suivre le soleil et ainsi collecter un maximum de rayonnement solaire.
Les lignes de réflecteurs peuvent être orientées suivant un axe Nord-Sud, avec une poursuite
Est-Ouest.
L'énergie thermique reçue par le récepteur est absorbée par un tube métallique isolé par un
vide à l’intérieur afin de réduire les pertes thermiques par convection. Le fluide est
généralement l’huile synthétique (qui est généralement le plus utilisé dans ce type de
centrale), ce dernier circule à l'intérieur d’un tube, est chauffé à une température d'environ
400°C. Ce fluide est ensuite pompé à travers des échangeurs conventionnels afin de produire
de la vapeur surchauffée qui fait fonctionner une turbine/générateur électrique.
9
Chapitre II : Généralités et état de l’art
focale des miroirs. La température de fonctionnement varie de 270 °C à 550 °C, avec un
facteur de concentration allant de 25 à 100.
Le principe de fonctionnement de ce type de capteur à concentration repose sur un système de
miroirs plan RLC, dont l'orientation de chacun de ces miroirs réflecteurs linéaires compacts
autour d'un pivot en suivant la course du soleil pour rediriger et concentrer le rayon solaire
direct vers un ou deux tubes absorbeurs fixes ou mobiles.
L'énergie solaire concentrée sert à chauffer un fluide caloporteur circulant dans un tube
horizontal où la température de travail peut atteindre 500°C, ensuite grâce à un cycle de
Rankine nous pouvons produire de l'électricité ou l'utiliser directement dans divers procédés
tels que le chauffage ou le froid.[16]
Figure II.6 : Schémas de principe d'une centrale solaire à concentrateur de Fresnel [17]
10
Chapitre II : Généralités et état de l’art
750°C.
Les fluides caloporteurs peuvent être soit du sel fondu de nitrates (NaNO3 et KNO3), soit de
l’eau transformée en vapeur. D’autres fluides de transfert de chaleur, tels que l’air, le sodium
ou l’hélium peuvent également utilisés. Ensuite, la puissance est produite généralement avec
un cycle Rankine. Le stockage est possible avec les sels fondus. Le rapport de concentration
géométrique pour les centrales solaires à tour est entre 500 et 800. La lumière du soleil est
concentrée entre 300 et 1500 fois sur le récepteur, ce qui permet d’atteindre des températures
comprises entre 800°C et 1200°C. Les centrales solaires à tour peuvent ainsi atteindre une
puissance nominale plus élevée que les autres technologies. L'avantage de la tour solaire par
rapport aux capteurs cylindro-paraboliques est que les pertes radiatives sont réduites car la
surface réceptrice est limitée. [21]
11
Chapitre II : Généralités et état de l’art
12
Chapitre II : Généralités et état de l’art
13
Chapitre II : Généralités et état de l’art
Toute installation thermodynamique solaire doit remplir les mêmes fonctions pour
transformer l’énergie du rayonnement incident en énergie électrique avec la meilleure
efficacité possible. On général toutes les centrales solaires ont un même principe qui se
résume comme suit :
Dans ce titre nous allons présenter la technologie de la concentration solaire en un point fixe
par biais d’une centrale solaire à tour. Pour cela, nous allons présenter en détaille les
différents sous-systèmes de la centrale, commençant par le champ, arrivant au bloc de
puissance. D’une façon générale une centrale solaire à tour est définie par deux blocs ; le bloc
solaire et le bloc de puissance, les deux blocs regroupes des mécanismes spécifiques appelés
14
Chapitre II : Généralités et état de l’art
15
Chapitre II : Généralités et état de l’art
16
Chapitre II : Généralités et état de l’art
17
Chapitre II : Généralités et état de l’art
Les hautes températures atteintes dans les tours solaires peuvent être utilisées pour alimenter
non seulement un cycle de Rankine, mais aussi une turbine à gaz et un cycle combiné. Pour le
cycle de Rankine, le fluide chauffé dans le récepteur solaire est de la vapeur (détente directe
de la vapeur dans la turbine), ou bien un sel fondu (avec échangeur sel/eau-vapeur en aval),
ou encore de l’air à pression atmosphérique (échangeur air/eau-vapeur en aval). Pour un cycle
de Brayton, le fluide est de l’air sous pression (7 – 15 bars) à haute température (1000°C –
1150°C). De tels systèmes pourraient atteindre un rendement peak de 35 % et un rendement
annuel solaire-électrique de 25%. [32]
18
Chapitre II : Généralités et état de l’art
19
Chapitre II : Généralités et état de l’art
20
Chapitre II : Généralités et état de l’art
21
Chapitre II : Généralités et état de l’art
Ce type de récepteur appelé aussi récepteur ouvert est normalement constitué de plusieurs
tubes fins verticaux, avec un diamètre variant entre 20 à 56 mm, les tubes sont soudés entre
eux de manière à avoir une forme cylindrique, et c’est à travers ces tubes que doit passer le
fluide caloporteur pour qu’il soit chauffé puis récupéré en haut du cylindre (des tubes).
La surface du récepteur est réduite au minimum afin de réduire et de minimiser les pertes de
chaleur. La limite inférieure est déterminée par la température maximale de fonctionnement
des tubes et donc la capacité de dissipation de la chaleur du fluide caloporteur. [39]
22
Chapitre II : Généralités et état de l’art
b. Récepteurs à cavité
Le principal avantage des récepteurs à cavité est que la surface d'absorption de la chaleur est
placée à l'intérieur d'une cavité isolée afin de réduire les pertes de chaleur dans
l'environnement. Cela permet également de réduire les pertes dues à la réflexion sur
l'ouverture du récepteur.
Les récepteurs à cavité possèdent généralement une structure entre l'ouverture et
l'environnement, appelée concentrateur secondaire qui sert à concentrer davantage le
rayonnement réfléchi entrant provenant des héliostats. [41]
23
Chapitre II : Généralités et état de l’art
24
Chapitre II : Généralités et état de l’art
25
Chapitre II : Généralités et état de l’art
Le récepteur à tubes fermé est le plus favorable des récepteurs solaires qui utilisent les sels
fondus comme fluide caloporteurs. Dans les récepteurs à tubes fermé, le sel fondu est pompé
et chauffé à travers des tubes, ces derniers sont teintés en noirs afin d’augmenté l’absorptivité
du récepteur.
Un Sel fondu est composé généralement de nitrate de sodium ou de potassium (NaNO3,
KNO3). Contrairement à l'air, le sel fondu a une capacité thermique beaucoup plus élevé et
peut être directement stocké. En conséquence, le coût de conception d’un système de stockage
de la chaleur sera remarquablement réduit. Un autre avantage du sel fondu est que le fluide
caloporteur est toujours dans la phase liquide. En revanche le sel doit être maintenu liquide, et
ne doit en aucun cas se cristalliser, le garder en phase liquide représente un inconvénient, car
toutes les parties ou circule (réservoirs, canalisations et des vannes) doivent être chauffées
pendant la nuit ou pendant les passages nuageux ou toutes pauses de fonctionnement (point de
fusion de 120 à 140 ° C). Cette situation entraîne des pertes de charge sévères et nécessitent la
mise en œuvre de pompes de circulation puissantes. Celles-ci entraînent une consommation
électrique interne importante et pénalise en conséquence le rendement de conversion de la
centrale, et augmente le coût d'exploitation de la centrale. Un autre inconvénient des sels
fondus est leur corrosivité élevée. L’utilisation des sels fondu comme fluide caloporteur dans
les récepteurs solaires a été développé principalement par les instituts de recherche américains
ainsi que des entreprises (Boeing, Bechtel pursued, et d’autre), son fonctionnement a été testé
avec succès dans la centrale solaire Française Thémis, et la centrale solaire Californienne
Solar Two.
On général l’utilisation des sels fondu est caractérisée par :
Le sel est toujours liquide et sans pression, ce qui sollicite peu la résistance
mécanique des tubes (ils peuvent donc être fins),
Il doit parcourir son circuit à grande vitesse pour que soient favorisés les échanges
thermiques avec la paroi, ce qui provoque de fortes pertes de charge,
Les tubes sont soumis à une corrosion qui peut devenir galopante si leur température
n’est pas maintenue au-dessous d’une valeur critique,
Ils doivent être réchauffés à une température suffisante avant leur remplissage par le
sel toujours (le Hitec au-dessus de 140°C à Thémis, et le Draw-Salt de 220°C à Solar
Two).
26
Chapitre II : Généralités et état de l’art
Figure II.18 : Récepteurs fermés à tubes verticaux avec sel fondu [45]
L’intérêt d’utiliser un métal fondu comme fluide caloporteur vient du fait qu’il est très bon
conducteur de chaleur et qu’en conséquence il présente des coefficients d’échange thermique
avec la paroi particulièrement favorables. De ce fait, un récepteur à métal liquide
(typiquement : le sodium) peut présenter au flux une surface bien moindre que celle
nécessaire à un récepteur à sel. Il pourra par exemple s’inscrire directement dans le plan focal
sans avoir besoin de se développer en cavité pour augmenter ses surfaces d’échange. Une des
conséquences de ce fait est que, à puissance thermique égale, un récepteur à sodium
présentera bien moins de pertes de charge qu’un récepteur à sel. La théorie indique également
qu’il devrait être plus économique à construire. Malheureusement la pratique d’un métal aussi
facilement inflammable impose de tels dispositifs de sécurité que les conclusions de la théorie
s’avèrent tout à fait exagérées. [46]
La conception du récepteur à vapeur d’eau est pratiquement compatible avec le récepteur à sel
fondu. A la différence de ce dernier, en passant dans les tubes du récepteur l'eau s’évapore
elle peut même être surchauffée puis directement refoulé sous forme de vapeur saturée à une
turbine à vapeur.
L’utilisation de l'eau ou de la vapeur d’eau comme fluide caloporteur dans les récepteurs
solaires ont montré que la génération directe de vapeur dans le récepteur avait de nombreux
problèmes. Les plus sérieux d’entre eux sont : le flux fournis en deux phases (eau / vapeur) et
27
Chapitre II : Généralités et état de l’art
les difficultés liées au transfert de chaleur et la fatigue des matériaux, l’entreprise espagnole
Abengoa a développé une technique utilisant la vapeur saturée comme fluide caloporteur
dans les récepteurs, ce concept est appliqué dans les deux centrales solaires à tours PS10, et
PS20. [47]
28
Chapitre II : Généralités et état de l’art
La troisième étude est celle réalisée par S. Saeed Mostafavi Tehrani [50] qui a étudié la
performance d'un récepteur thermique de type cavité à sel fondu comme HTF, dans des
conditions stables et transitoires, cette analyse a été effectuée pour un mode de
fonctionnement avec et sans stockage. Cette étude est réalisée par le biais de deux stratégies
qui sont : une température de sortie du récepteur fixe et un débit du récepteur fixe. Les
paramètres considérés sont basés sur les paramètres suivants : le débit maximal, la
température maximale de sortie du récepteur et la température maximale de surface du
récepteur. Les résultats des simulations et l'analyse de la stratégie de contrôle hybride sous le
fonctionnement dynamique de la température et du débit, ont montré clairement que la
température du récepteur doit être maintenue à moins de 560K pour obtenir une efficacité
élevée et des performances thermiques du récepteur élevée aussi. L'irradiation normale directe
(DNI) doit être maintenue égale à 500 W/m² et 700 W/m² pour les deux stratégies : une
température de sortie fixe et un débit fixe respectivement.
II.3. Conclusion
Dans ce chapitre on a présenté les différents types d’énergies et les principes fondamentaux
des systèmes CSP en retraçant le flux d'énergie solaire depuis la collecte initiale jusqu'à la
conversion finale en électricité, et a examiné les limitations qui apparaissent dans chacun des
sous-systèmes : concentrateur, récepteur, transport, stockage et conversion mécanique et
thermodynamique. Les principes physiques de base sont dérivés des principes de l'optique, du
transfert de chaleur et de la thermodynamique.
En deuxième lieux on a fait un état de l’art où nous avons définis une branche de la
concentration solaire par la technologie des centrales à tour, et nous avons définis les
différents sous- système de la centrale. On conclusion de ce qu’on a présenté, la centrale
solaire à tour est définie par :
- Son champ de captation (celui-là dépend du type d’héliostat, la surface effective, la
réflectivité, le système de poursuite, et les erreurs de pointage).
- Le choix du récepteur qui est fortement lié au type du fluide caloporteur utilisé et au
modèle de récepteur utilisé : cavité, externe, ou volumétrique.
- La filière ou le fluide caloporteur utilisé : vapeur d’eau, sels fondus, l’air.
- La turbine : à gaz, à vapeur, ou combinée.
- Le stockage thermique : qui joue un rôle important dans le domaine du solaire vu la
nature intermittente de cette énergie.
29
Chapitre II : Généralités et état de l’art
30
Chapitre III : Etude du gisement
solaire, Méthodologie et Modélisation
de conception
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
III.2.1 : Le soleil
Comme la plupart des autres étoiles, le soleil est constitué principalement d’hydrogène (71%),
d’hélium (27%) et d’autres éléments plus lourds (2%). L’énergie solaire est une énergie
produite par la suite de réaction de fusions nucléaires. La source de la plupart des énergies
disponibles sur la terre est exploitable pour la production d’électricité. La puissance solaire
disponible en tout point de la terre dépend du jour, de l’heure, et de la latitude de point de
réception, de plus la quantité d’énergie solaire captée est fonction de l’orientation de
récepteur. Sur le plan humain le soleil est d’une grande importance car c’est la source de vie
sur terre en lui fournissant une grande quantité d’énergie il permet à l’eau d’être à l’Etat
liquide et la photosynthèse des végétaux. Cependant le rayonnement solaire est
également responsable des phénomènes climatiques et météorologiques.
32
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
33
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
III.3.1 : La longitude
C’est l'éloignement par rapport au méridien de Greenwich, mesuré en degré. Elle est comptée
positivement vers l’est et négativement vers l’ouest, à partir du méridien Greenwich.
34
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
III.3.2 : La latitude 𝝋
C’est l'éloignement d’un point sur la surface de la terre par rapport à l'équateur, mesuré en
degré (mesurée à partir du centre de la terre), permettent de repérer la distance angulaire d’un
point quelconque à l’équateur. Elle varie de 0° à 90° dans l’hémisphère nord et de 0° à – 90°
dans l’hémisphère sud.
III.3.3 : L’altitude
C’est la distance verticale exprimé en mètres, séparant le point considéré du relief terrestre du
niveau de la mer, pris comme surface de référence.
c= ( 𝜋
)*[(360)*(n-2)]
180 365
(III.1)
a= ( 𝜋
)*[((360)*(n-82)) + (2*sin(c))]
180 365
(III.2)
35
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
passe au plan méridien du lieu zénith. Cet angle est formé entre la projection du soleil sur le
plan équatorial à un moment donné et la projection du Soleil sur ce même plan au midi vrai.
𝜔 = 15(𝑇SV − 12)
L’angle horaire est donné par la relation suivante :
(III.4)
Où :
TSV : est le temps solaire vrai.
sin(ω)*cos(δ)
La relation de l’azimut est la suivante :
cos(ℎ)
Sin (a) =
sin(ω)*cos(δ)
a=arc sin=
cos(ℎ)
(III.6)
36
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
37
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
𝐼0 = 0∫ 𝐼𝜆 (𝜆)𝑑𝜆
∞
(III.12)
L’intégration du spectre WRC (World Radiation Center) donne I0 = 1367 W. 𝑚−2. La
valeur actuelle est 𝐼0 = (1367 ± 21) W. 𝑚−[Link]
est variable tout au long de l'année car la distance soleil-terre elle-même varie
également (trajectoire elliptique). La correction de la distance terre soleil est donnée par :
Ct− = 1 + 0.033. cos (360*n)
365
(III.13)
Avec :
38
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
39
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
40
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
41
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
L’espacement azimutal entre les héliostats pour chaque zone peut être contrôlé
indépendamment, dans un intervalle [1:2].
En raison de la configuration en quinconce radial à mesure que l’on progresse dans les ranges,
l’espacement azimutal entre les héliostats adjacent augmente. Lorsque l’espacement azimutal
devient suffisamment grand pour qu’un héliostat supplémentaire puisse être place dans cet
espacement, un besoin de redéfinir de l’incrément azimutal se fait sentir. Ainsi, une nouvelle
zone est formée. De même, pour les autres zones, on peut déterminer l’incrément azimutal
comme suit :
∆𝛼𝑧𝑖 = ∆𝛼𝑧𝑖−1/2 (III.21)
Où :
I : représente le numéro de la zone.
Et cette équation est valable à partir de la deuxième zone.
Le nombre de ranges de chaque zone a ensuite été définie comme suite :
𝑁𝑟𝑜w𝑠1 = 𝑅1 = 𝐷𝑀.𝑁ℎ𝑒𝑙1 /(𝐷𝑀. √3 /2)
∆𝑅𝑚𝑖𝑛
(III.22)
2𝜋
Et le même calcul est effectué pour déterminer les autre rangés, plus de détails sur le
calcul optique de notre mini centrale est expliqué en détail dans [57], [58].
Un autre outil a été utilisé aussi dans le calcul optique, il s’agit de logiciel de ray-tracing
TracePro, quelques résultats obtenus avec ce dernier sont présentés dans les figures ci-
dessous :
42
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
43
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
Figure III.9 : la distribution de flux tombant sur le récepteur (densité de flux) [57] [58].
44
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
Figure III.10 : présentation de l’absorbeur et des 16 héliostats de la mini centrale de tour étudiée Noor
Ouarzazate
L’évaporateur-préchauffeur fonctionne comme un seul module ; l’eau à l’aide d’une valve
d’admission à une température Tin= 30°C commence à se préchauffer et l’eau s’évapore à
l’aide d’un injecteur de vapeur à une température Tf =120.1°C sous une pression de 2 bars
dans la partie d’évaporation. Une valve de sécurité est en exigence afin de la déclencher sous
une pression de 2.5 bars en cas d’endommagement de l’injecteur de vapeur, une sonde de
pression et de température sont ajouter afin de contrôler les pressions et les températures de
travail.
A l’aide de l’image produite par les héliostats sur le point focal du récepteur (flux réfléchi par
45
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
les héliostats) et pour éviter les pertes optiques par débordement, les membres de l’équipe
M.C.T ont opté pour la conception d’un évaporateur utilisé pour le préchauffage du HTF de
85cm de longueur ,85cm de largeur et 2cm d’épaisseur.
Afin d’évaluer les performances de l’évaporateur, un modèle mathématique et thermique sera
développé, ces derniers présentent et expliquent bien tous les phénomènes physiques de notre
absorbeur et par la suite une analyse thermodynamique sera établie puis modélisé sous
Matlab.
Pour la résolution de ces modèles (thermiques et thermodynamiques), le sous-programme X
Steam développé sous Matlab est utilisé pour calculer les propriétés thermodynamique et
thermo-physique du fluide de travail (eau-vapeur). X Steam sous Matlab est une
implémentation de la formulation standard IAPWS IF97 qui va assuré d’avoir toutes ses
propriétés. Il est programmé comme un fichier .m de Matlab. XSteam est également
disponibles pour MS Excel ou OpenOffice.
46
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
Avec :
47
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
.
q nb :flux de chaleur de l'ébullition nucléée (corrélation de Rohsenow), W/m2
48
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
h*Lc
Nu : nombre de Nusselt donnée par la loi
Nu= = C (Gr*Pr) n=C*𝑅𝑎𝑛 (III.31)
𝐿
k
Avec :
C et n des constantes a déterminés expérimentalement et qui dépend de la géométrie de la
surface et du régime d'écoulement, qui est caractérisé par la plage du nombre de Rayleigh.
Régime laminaire : n=1
4
49
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
Nu= [0.825 𝐿
]2
+
9 (III.34)
0.492 ⁄16 8
[1+( ) ] ⁄27
𝑃
Nu=C.𝑅𝑒�𝑚.Prn (III.37)
On a pour une plaque verticale le nombre de Nusselt est donnée dans une gamme du nombre
de Reynolds : 6300<Re<23600 comme suit :
Nu=0.25*Re0.731*𝑃𝑟1⁄3 (III.38)
Où :
50
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
Re : Le nombre de Reynolds d'une plaque plane verticale est exprimé comme suit :
51
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
)1⁄
h 𝑚 =(ℎ
mixte
𝑚
+ ℎ𝑚 (III.41)
𝐶𝐹 𝐶𝑁
Avec:
[Link]:coefficient de transfert de chaleur par rayonnement vers l’ambiant
[Link]:coefficient de transfert de chaleur par rayonnement vers le sky
ε : Émissivité du récepteur
Tamb : la température à l’ambiant (K)
Tsky : la température vers le sky (K)
52
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
q amb=0.5×[Link]×AS ([Link]-Tamb)
.
(III.44)
.
Pertes vers le sky q sky
q sky=0.5×[Link]×AS ([Link]-Tsky)
.
(III.45)
Alors on a les totales pertes par rayonnement s‟écrit sous cette forme :
. .
QR= q amb+ q sky (III.46)
Qabs=𝛼rec×(Qinc-Qperte) (III.47)
Avec :
.
q abs : flux absorbé, (W/m2)
Qnet=Qabs-Qnb (III.49)
Avec :
Qnet : flux net (W)
Qabs: flux absorbé, (W/m2)
Qnb : flux de l‟ébullition nucléé donnée par la loi
.
Qnb=Aabs* q nb.R (III.50)
53
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
Avec :
.
q nb.R : corrélation de Rohsenow, (W/m2)
Aabs : surface l’évaporateur-préchauffeur (m2)
Aabs=L*W (III.51)
L : longueur du l’évaporateur-préchauffeur ; L= 0.8
(m) W : largeur du l’évaporateur-préchauffeur ; L= 0.8
(m)
M*Qp
t (III.52)
re=
q abs
pre .
Avec :
tpre: temps de préchauffage (min)
M : Volume de liquide 7.25 (L)
Qpré : puissance de préchauffage donnée ;(kJ/kg)
Qpré = h120-h30 (III.53)
Avec :
h120 : l’enthalpie du liquide à 120°C ; (kJ)
h30 : l’enthalpie du liquide à 30°C ; (kJ)
1.5
1.4592*𝑇
𝜇 [ 𝑓𝑖𝑙
]
Film= 109.1 +𝑇𝑓𝑖𝑙𝑚 (III.55)
Densité de l’air kg/s 106
2.334*10−3*𝑇1.5 164.54+𝑇𝑓𝑖𝑙𝑚
𝜌film=
54
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
(III.56)
55
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
351.99*𝑇 *
(III.58)
= −1+344.84
𝑇−2
𝑎𝑚𝘣 𝑎𝑚𝘣
Nombre de Prandtl
[Link]* 𝜇Film
𝐾𝑎𝑚𝘣
(III.60)
P r=
56
Chapitre IV : Résultats et
discussions.
Chapitre IV : Résultats et discussions
IV.1. Introduction
L’objectif de ce chapitre est de présenter les résultats de la modélisation développée dans le
chapitre précédent, ces résultats concernent le dimensionnement thermique de l’absorbeur
solaire à tour à génération direct de vapeur. Notre étude a été réalisée sur le central à tour qui
contient 16 héliostats et tour de 9 mètres de hauteur, virtuellement située à l’unité de
recherche appliquée sur les énergies renouvelables, sous l’encadrement du M. Abdelkarim et
son équipe où nous avons contribué à l’étude théorique de ce projet durant un stage effectué
dans cette dernière. Nos missions durant ce stage sont :
Développer un modèle numérique sous Matlab pour évaluer les irradiations normales
directes pour le site du Complexe Noor Ouarzazate.
Déterminer les performances optiques du champ d’héliostats en fonction du
dimensionnement de l’absorbeur, à l’aide du code de Dr. Belaid.
Participation au perfectionnement d’un code numérique afin d’évaluer les
performances thermiques et estimer les déférentes pertes thermiques de l’absorbeur.
A l’aide des différents codes développé sous Matlab, on va effectuer une étude de sensibilité
où on va présenter les erreurs de convergences, la stabilité du débit de vapeur et de
température de surface, et la variation de la densité du flux en fonction de la longueur de
l’absorbeur.
Enfin on va présenter une fiche technique sous forme d’un tableau récapitulatif englobant
toutes les performances de notre absorbeur.
Les différents résultats trouvés sont illustrés sur les figures ci-dessous :
56
Chapitre IV : Résultats et discussions
900
800 X: 13
Y: 834.6
700
Direct Nor Inc Cap,[kW/m2]
600
500
400
300
200
100
0
6 8 10 12 14 16 18 20
Hour,[h]
57
Chapitre IV : Résultats et discussions
0.9
X: 0.85
Y: 0.9103
0.8
Field optical Effeciency [%]
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4
Absorber length [m]
0.04
0.035
0.03
0.025
Error [%]
0.02
0.015
0.01
0.005
0
1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
Iterations
58
Chapitre IV : Résultats et discussions
de la 4éme itération, cela nous confirme que notre algorithme est fonctionnel.
-3
10.04 x 10
10.02
10
steam Mass flow rate [kg/s]
9.98
9.96
9.94
9.92
9.9
1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
Iterations
125.65
125.6
inside surface temperatur[°C]
125.55
125.5
125.45
125.4
125.35
1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
Iterations
59
Chapitre IV : Résultats et discussions
6.5
detT,Texcess=(Ts-Tsat) [°C]
5.5
X: 85
Y: 5.106
4.5
4
0 20 40 60 80 100 120
Absorber length [cm]
60
Chapitre IV : Résultats et discussions
5
x 10
18
16
14
12
10
flux density
8
[w/m2]
2 X: 85
Y: 3.821e+04
0
0 20 40 60 80 100 120
Absorber length [cm]
61
Chapitre IV : Résultats et discussions
0.9
0.8
X: 85
Y: 0.81
0.7
Absorber Effeciency(%)
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 20 40 60 80 100 120
Absorber length [cm]
62
Chapitre IV : Résultats et discussions
4
x 10
3
Absorbed Net
2.5 convectif Losses
2
Power [W]
1.5
0.5
0
0 20 40 60 80 100 120
Absorber length [cm]
63
Chapitre IV : Résultats et discussions
64
Chapitre IV : Résultats et discussions
100% 86.45% 81 %
3.45% 2%
13.55%
Optical losses
Convection losses
Radiation losses
65
Chapitre V : Conclusion
générale
Chapitre V : Conclusion générale
Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à la génération directe de vapeur dans un
absorbeur solaire à tour d’une centrale solaire thermodynamique située à l’unité de recherche
appliquée sur les énergies renouvelables a complexe Noor.
Premièrement, on a discuté de quelques problèmes écologiques et la limites des énergies
fossiles par rapport aux développements industriels et la consommation énergétique qui est
excessives, aussi de l’obligation de l’utilisation des énergies renouvelables en particulier
l’énergie solaire en présentons quelques statistiques du potentiel solaire mondiale et plus
précisément celui du Maroc.
Après avoir dressé dans le chapitre 2 une synthèse bibliographique sur les généralités des
énergies renouvelables et une brève présentation des applications de l’énergie solaire, et un
peu en détail le solaire thermique à concentration avec une description des diverses
technologies des CSP, nous avons présenté aussi un état de l’art et un état des lieux sur les
centrales solaires à tour en principe les absorbeurs solaires qui présentent l’objectif principal
de notre travail. A travers cette étude approfondie effectuée on a constaté que plusieurs
chercheurs et entreprises s’intéressent à cette technologie, vu à ses avantages, et son aptitude à
être une excellente alternative des centrales solaire conventionnelles.
C’est pourquoi on a fait dans le chapitre 3 une étude détaillée sur une innovation d’un
absorbeur solaire d’une minicentrale à tour conceptionnel dans le site de Noor 3, cette étude a
été faite à travers une modélisation optique et thermique où nous avons analysé tous les
paramètres à savoir : Premièrement, le rayonnement solaire l’acteur principal du travail, a fait
l’objet de la première partie de ce chapitre. Quelques définitions des paramètres
astronomiques, ainsi que les modèles utilisés pour l’estimation du rayonnement solaire
notamment celui de Capderou qui a été utilisé pour estimer l’éclairement direct sur le site de
Ouarzazate à l’aide d’un code de calcul développé sous Matlab. Dans la deuxième partie, les
performances optiques du champ d’héliostats en fonction des dimensions de l’absorbeur ont
été analysées et discutées, ainsi que les performances thermiques de l’absorbeur ont été
étudiées et analysées en détail dans la troisième partie. Un modèle mathématique développées
à cet effet sous Matlab qui nous a permet de déterminer toutes les performances de notre
minicentrale, cet outil numérique nous a permet de faire une étude de dimensionnement,
d’optimisation, en faisant varier les divers paramètres pertinents qui peuvent avoir une grande
influence sur le rendement optique, thermique de notre absorbeur solaire.
Dans le chapitre 4, nous avons présenté les résultats obtenus et leurs interprétations, où une
étude paramétrique détaillée a été effectuée, cette dernière permettant de déterminer
l’influence de chaque paramètre sur les performances de l’absorbeur à savoir : le DNI, la
67
Chapitre V : Conclusion générale
Les pertes thermiques de notre absorbeur sont très maitrisables, cela est bien apparent
dans les valeurs de l’énergie transférée au HTF et celle absorbée par le récepteur. La
bonne maitrise des pertes thermique au niveau du récepteur permet d’avoir un bon
rendement thermodynamique, pour cette raison nous proposons pour des futures
travaux d’améliorer notre minicentrale en faisant une extension de champ d’héliostat
toute en installant une valorisation énergétique en couplant le champ solaire avec une
turbine ORC (Organic Rankine Cycle).
68
Références bibliographiques
Références bibliographiques
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Références bibliographiques
TSV=TL(i)-1+((4*lamda)/60);
omiga=(pi/180)*(15*(TSV-12));
hp=(pi/180)*(90-beta);
a=cos(hp)*((cos(omiga)*cos((pi/180)*declinaison1(n))*sin((pi/180)*phi))-
(sin((pi/180)*declinaison1(n))*cos((pi/180)*phi)));
k=sin(hp)*((cos(omiga)*cos((pi/180)*declinaison1(n))*cos((pi/180)*phi))+(sin((pi/180)*decl
inaison1(n))*sin((pi/180)*phi)));
inc=a+k;
Eps=1+(0.034*cos((pi/180)*(360/365)*(n-2)));
G0=I0*Eps;%correction de la constante solaire
a=sin ((pi/180)*h);
T=4;%trouble de Link
p=0.9+((9.4/(0.89^z))*a);%calcule
intermédiaire In=G0*exp((-T)/p);%incidence
if a<=0
In=0;
end
I_in=In.*inc;
if incidence_cap(TL(i),n)<=0
I_in=0;
end
G(i)=I_in;%direct_nor_cap(TL(i),n);%direct_cap(TL(i),n);
end
plot (TL, G)
Annexe 2 : Programme De Calcul Des Performances Thermique Et Thermodynamique De
L‟absorbeur
Clc
Clearall
Closeall
%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Input variables
opt = input('Enter 1 if optimization or 0 if performance evaluation : ');
p_eva=2;
detT_vec=[];
q_density_vec=[];
q_loss_vec=[];
net_eff=[];
net_abso_vec=[];
if opt==1
L_p=0.05:0.05:1;% 0.5
L=zeros(1,length(L_p)+1);
L(1,1:20)=L_p;
L(1,end)=1.2;
eff_field=[0.006712 0.027176 0.061564 0.10947 0.17128 0.24579 0.33089...
0.42397 0.52117 0.61454 0.69741 0.76642 0.8184 0.85544 0.88123 0.89875...
0.91028 0.91831 0.92373 0.92725 0.92984];
elseif opt==0
%L=0.85;
%eff_field=0.91028;
L = input('Enter optimized length in cm L = : ')./100;
eff_field = input('Enter corresponding optical efficiency in percentage eff_field = : ')./100;
else
error ('Warraning!!! enter 1 or 0')
end
i_limit=length(L);
iii=0;
while true
iii=iii+1;
W=L(iii);% 0.5
e=0.01;
A_abs=L(iii)*W;
M=L(iii)*W*e*1000;%kg
T_in=30;
T_amb=30+273.15;
V_wind=2;
g=9.81;
n=1;
C_sf=0.013;
sigma=5.670e-8;
T_dp=15;
hour=13;
day=163;%12 June
T_sky =T_amb.*(0.711+0.0056.*T_dp+0.000073.*T_dp.^2+0.013.*cos(((180-
hour.*15)./180).*pi)).^0.25;%The effective sky temp [K] Dew tem in [C] Ambient Temp [K]
N_hel=17;% 5 Number of heliostat
A_single_hel=1.5*1.5;% 2*2
%eff_field=0.60;%0.61452 % Field efficiency
alpha_rec=0.95;%0.95;%Receiver absorption
emi=0.88;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%DNI and net Power Incident
DNI=direct_nor_inc_cap(hour,day);%800;
Power_inc=DNI*N_hel*A_single_hel.*eff_field(iii);%[W]
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%water steam properties
T_sat=273.15+XSteam('Tsat_p',p_eva);
mu_l=XSteam('my_ph',p_eva,XSteam('hL_p',p_eva));
h_fg=1000.*(XSteam('hV_p',p_eva)-XSteam('hL_p',p_eva));%Enthalpy of Phase Change
[kJ/kg]
rho_l=XSteam('rhoL_p',p_eva);
rho_v=XSteam('rhoV_p',p_eva);
seg=XSteam('st_p',p_eva);%Surface tension cp_l=1000.*XSteam('CpL_p',p_eva);
%Specific Heat [kJ/kg.K] k_l=XSteam('tcL_p',p_eva);
Pr_l=cp_l.*mu_l./k_l;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Initialization
T_s_old=T_sat+20;
m_evap_old=0.0005;
iter=0;
errsav=[];
T_s_vec=[];
m_evap_vec=[];
while true
iter=1+iter;
T_s=T_s_old;
m_evap=m_evap_old;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Calculate the average surface and film temperature so that the forced convection coefficient
can be determined
Ts_out=T_s+1;%estimated
T_film=(T_amb+Ts_out)./2;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Air film Thermo physic Properties
rho_film=351.99.*T_film.^-1+344.84.*T_film.^-2;%Conductivity of the air
mu_film=1.4592.*T_film.^1.5./(109.1+T_film)./1e6;%Air Dynamic viscosity
k_film=2.334e-3.*T_film.^1.5./(164.54+T_film);%Density of the air
c_p_film=1030.5-0.19975.*T_film+3.9734e-4.*T_film.^2;%[Link]
beta=1./T_amb;%Volumetric expansion coefficient
nu_amb=(1.4592.*T_amb.^1.5./(109.1+T_amb))./1e6./(351.99.*T_amb.^-
1+344.84.*T_amb.^-2);%Air Kinimatic viscosity
k_amb=2.334e-3.*T_amb.^1.5./(164.54+T_amb);%Conductivity of the air at ambient
condition
Pr_air=c_p_film*mu_film/k_amb;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%coefficient for external forced convection !!using ??S&K??
Re_for=rho_film*V_wind*L(iii)/mu_film;%Reynolds number
Nusselt_for=0.25*Re_for.^0.731*Pr_air.^(1/3);%Nusselt number
h_for=Nusselt_for*k_film/L(iii);%Heat transfer coefficient
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%coefficient for external natural convection
%Rayleigh
Ra=g*beta*(Ts_out-T_amb)*L(iii).^3.*Pr_air/nu_amb.^2;
%Nusselt number
Nusselt_nat=(0.825+(0.387*Ra^(1/6)/(1+(0.492/Pr_air)^(9/16))^(8/27)))^2;%
h_nat=Nusselt_nat*k_amb/L(iii);%Natural convection coef
%Mixed convection
m=3.2;
h_mixed=(h_for.^m + h_nat.^m).^(1./m);
q_dot_conv=h_mixed.*A_abs.*(Ts_out- T_film);%Convection T_film_1(j)
dx.*pi.*D_tube./2.*n_t_p
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Radiation from the receiver
%Calculate the radiation
h_rad_amb=sigma.*emi.*(Ts_out.^2+T_amb.^2).*(Ts_out+T_amb); %The radiation
coefficient for amb
h_rad_sky=sigma.*emi.*(Ts_out.^2+T_sky.^2).*(Ts_out+T_sky);%The radiation coef.
for sky
q_dot_amb=0.5.*h_rad_amb.*A_abs*(Ts_out-T_amb);%amb losses
q_dot_sky =0.5.*h_rad_sky.*A_abs.*(Ts_out- T_sky);%sky losses per node
%Calculate the losses from the surface q_dot_rad=q_dot_amb+q_dot_sky;
%Total [Link] per node q_dot_loss=q_dot_rad+q_dot_conv;%Total
losses per node
%Energy balance
Q_pre_heat=1000*(XSteam('h_pT',p_eva,XSteam('Tsat_p',p_eva)-0.1)-
XSteam('h_pT',p_eva,T_in));%J/kg
q_dot_evp =alpha_rec.*Power_inc-q_dot_loss-m_evap.*Q_pre_heat;%The absorbed
flux
%T_s correction
T_s=T_sat+(q_dot_evp/A_abs/(mu_l*h_fg*((g.*(rho_l-
rho_v)./seg).^0.5)))^(1/3)/(cp_l/(C_sf.*h_fg.*Pr_l.^n));
%mass flow correction
m_evap=(q_dot_evp+m_evap.*Q_pre_heat)/(h_fg+Q_pre_heat);
%error check
err=abs((T_s-T_s_old)/T_s_old);
T_s_vec(iter)=T_s;
m_evap_vec(iter)=m_evap;
errsav(iter)=err;
if err<1e-6
Energy_balance=abs(alpha_rec.*Power_inc-q_dot_loss-m_evap.*Q_pre_heat-
q_dot_evp);
break
else
T_s_old=T_s;
m_evap_old=m_evap;
end
end
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%plot(errsav)
%T_s
detT=T_s-T_sat;
detT_vec(iii)=detT;
if detT<5
warning(['Evaporation is under Natural Convection Boiling regime!!! det_T=
',num2str(detT),'°C.'])
else
disp(['Evaporation is under Nucleate Boiling regime det_T= ',num2str(detT),'°C.'])
end
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Maximal allowed flux
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
L_di=L(iii)*(g*(rho_l-rho_v)/seg).^0.5;
if L_di > 27
C_cr=0.149;
elseif L_di > 1.2
C_cr=0.12;
end
q_max=C_cr.*h_fg*(seg.*g.*rho_v.^2*((rho_l-rho_v))).^0.25;
q_density=(alpha_rec*Power_inc)/A_abs;
q_density_vec(iii)=q_density;
if q_density > q_max
warning('Warining!!! The heat flux exeed limit, Leidenfrost effect occured !!!');
warning('Redesign Reciever geometry')
end
q_dot_pre=m_evap.*Q_pre_heat;
net_abso=(q_dot_evp+q_dot_pre);
net_abso_vec(iii)=net_abso;
net_eff(iii)=100*net_abso/(DNI*N_hel*A_single_hel);
q_loss_vec(iii)=q_dot_loss;
if iii==i_limit
break
end
end
if opt==1
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%
%If working on absorber dimension optimization uncomment
% figure 1, 2, and 3
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%
figure (1)
plot(100.*L,100.*eff_field)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('Optical efficiency, [%]')
%detT excess
figure(2)
detT_ref=5.*ones(1,length(L));
plot(100.*L,detT_ref,'r')
holdon
plot(100.*L,detT_vec)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('detT_e_x_c_e_s_s, T_s-T_s_a_t, [°C]')
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Flux density
figure (3)
gridon
q_density_ref=q_max.*ones(1,length(L));
plot(100.*L,q_density_ref,'k')
holdon
plot(100.*L,q_density_vec)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('Flux density, [W/m^2]')
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%RDSG efficiency
figure (4)
plot(100.*L,net_eff)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('RDSG efficiency, [%]')
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%absorbed and thermal losses as function of Absorber length
figure (5)
plot(100.*L,q_loss_vec,'y')
holdon
plot(100.*L,net_abso_vec)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('Power, [W]')
else
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%
% If working on single optimal absorber dimension value uncomment the
% figure 4, 5, and 6.
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Error
figure (1)
plot(errsav)
gridon
xlabel('Iterations')
ylabel('Error [%]')
%%%%%%%%%%
%Inside Surface Temeprature
figure (2)
plot(T_s_vec-273.15)
gridon
xlabel('Iterations')
ylabel('Temperture [°C]')
%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Steam Mass Flow
Rate figure (3)
plot(m_evap_vec)
gridon
xlabel('Iterations')
ylabel('Steam Mass flow rate [kg/s]')
%%%%%%%%%%%%
%Dialy DNI
figure(4)
hour_vec=6:0.5:20;
DNI_h=direct_nor_inc_cap(hour_vec,day);
for i=1:length(DNI_h)
if DNI_h(i)<0
DNI_h(i)=0;
end
end
plot(hour_vec,DNI_h)
gridon
xlabel('Hour day, [h]')
ylabel('Direct Normal Incidence, [kW/m^2]')
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
t_pre_heat=M*Q_pre_heat/net_abso/60;%min
t_evap=M/m_evap/60;%min
%Performance summery
X1 = [' Total Incident Power: ',num2str(DNI*N_hel*A_single_hel),' Wth.'];
X12 = [' Net Recieved Power: ',num2str(alpha_rec*Power_inc),' Wth.'];
X13 = [' Optical Power loss: ',num2str(DNI*N_hel*A_single_hel*(1-eff_field)),' Wth.'];
X2 = [' Net Absorbed Power: ',num2str(net_abso),' Wth.'];
X3 = [' Total Thermal Losses: ',num2str(q_dot_loss),' Wth.'];
X4 = [' Convection Losses: ',num2str(q_dot_conv),' Wth.'];
X5= [' Radiation Losses: ',num2str(q_dot_rad),' Wth.'];
X6 = [' Receiver Efficiency: ',num2str(net_eff),'%.'];
X7 = [' Steam Mass flow rate: ',num2str(m_evap*1000),' g/s.'];
X8 = [' Average Surface Temperature: ',num2str(Ts_out-273.15),'°C.'];
X9 = [' Steam Temperature: ',num2str(T_sat-273.15),'°C.'];
X10 = [' Steam pressure: ',num2str(p_eva),'Bar.'];
X11 = [' Reciever geometry: ',num2str(100*L),' x ', num2str(100*L), 'cm'];
X17 = [' Flux density: ',num2str(q_density/1000),' kW/m2 '];
X14 =[' Pre-heating Power: ',num2str(q_dot_pre),' Wth.'];
X18 =[' Pre-heating duration: ',num2str(t_pre_heat),' min.'];
X15 =[' Evaporation Power: ',num2str(q_dot_evp),' Wth.'];
X19= [' Full evaporation time: ',num2str(t_evap),' min.'];
X16= [' Convergence Error: ',num2str(abs(err).*100),'%.'];
%
disp(X1); disp(X12); disp(X13); disp(X2); disp(X3); disp(X4); disp(X5); disp(X6);
disp(X8); disp(X7); disp(X9);disp(X10);disp(X11);
disp(X17); disp(X14);disp(X18);disp(X15);disp(X19);disp(X16);
end