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Dimensionnement d'un récepteur solaire

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Oussama Hmadouch
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Dimensionnement d'un récepteur solaire

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Ministère De L’enseignement Supérieur Et De La Recherche Scientifique

École Marocaine des Sciences de l'Ingénieur, Marrakech

Stage de Fin d’Année

Thème :

Dimensionnement d’un récepteur


solaire à tour à génération directe de vapeur

Présenté par :
Oussama Hmadouch

Encadreur:
Mr. Abdelkarim Abdourafiq

Promotion : 4IAII 2023/2024


Résumé
Le présent travail consiste à présenter une analyse d’un récepteur solaire à concentration
d’une centrale à tour située à l’unité de production Noor III de complexe solaire Noor
Ouarzazate. Un modèle mathématique conçu à cet effet permet d’estimer l’éclairement direct
sur le site de complexe, de plus un modèle mathématique qui gouverne les échanges
thermiques au sein du récepteur est développé et simulé sous Matlab, ce modèle permet
d’évaluer les performances optiques et thermiques de notre récepteur, enfin une analyse
thermodynamique du récepteur est élaborée afin d’évaluer les différentes performances de ce
dernier.

Mots clés : énergie solaire, concentration solaire, centrale solaire à tour, récepteur solaire,
bilan thermique, pertes thermiques, simulation sous Matlab.

Abstract
This work consists in presenting an analysis of a concentrated solar receiver of a tower plant
located at the Noor III production unit of the Noor Ouarzazate solar complex. A mathematical
model designed for this purpose makes it possible to estimate the direct illumination on the
complex site, in addition a mathematical model which governs the thermal exchanges within
the receiver is developed and simulated under Matlab, this model makes it possible to
evaluate the optical and thermal performances of our receiver, finally a thermodynamic
analysis of the receiver is developed in order to evaluate the different performances of the
latter.

Key Words: Solar energy, concentrating solar power, Solar Tower Power plants, solar
receiver, thermal balance, heat losses, simulation with Matlab.
Remerciement

‘’Remercier est le début d’une grande sagesse. En remerciant, on


désavoue à la fois l’ignorance et l’arrogance.’’

Aux premier ; on remercie ALLAH le tout puissant de nous avoir donné la santé
et la volonté d’entamer et de terminer ce modeste travail.
On exprime nos profondes gratitudes à mon encadrant Mr. Abdelkarim
Abdourafiq superviseur de département IT et Mr. Lahcen Chakour aussi
superviseur dans le même département, que sans eux ce travail ne serait pas
réalisé, on les remercie pour la qualité de leur encadrement exceptionnel, pour
leur patience, leur rigueur et leur disponibilité durant la préparation de ce
mémoire.
Un merci particulier au professeur et responsable du filière Imane Rhouch que
grâce à elle on a eu la chance et l’opportunité d’effectuer notre stage au sein de
l’unité dans des bonnes conditions.

Nous voudrons également remercier les membres du jury pour avoir accepté
d’évaluer ce travail et pour toutes leurs remarques et critiques, ainsi que le
personnel et les enseignants de L’École Marocaine des Sciences de l'Ingénieur
pour avoir contribué à notre formation.
Dédicace

Aucune dédicace ne serait exprimer l’amour, l’estime, le dévouement et le respect que j’ai
toujours eu pour mon père ;

A la plus belle créature que ALLAH a créée sur terre, à cette source de tendresse, de
Patience et de générosité, à ma mère, pour les encouragements qu’elle n’a cessé de me
prodiguer tout au long de ma vie ;

A mes chers frères et adorable sœur que sans eux je n’aurais jamais eu l’occasion d’en arriver à
cette stat ;

A mes ami(e)s et à tous ceux qui, par un mot, m’ont données la force de continuer.

Hmadouch Oussama
Nomenclature

CHAPITREIII
Symboles Signification Unité
λ La longitude d’un lieu °
φ Latitude d’un lieu °
δ La déclinaison du soleil °
ω L’angle horaire °
h La hauteur du soleil °
L La longitude °
Et L’équation du temps min
nj Le numéro du jour dans l’année -
∆H Le décalage horaire entre le méridien de Greenwich et h
l’état considéré
I0 La constante solaire W.m-2
Ic La constante solaire corrigée W.m-2
DM Le diamètre caractéristique m
DH Le périmètre des polygones régulier -
dsep La distance de sécurité supplémentaire -
ds Le rapport entre la distance de sécurité supplémentaire et -
la hauteur de l'héliostat
∆𝑅𝑚𝑖𝑛 La distance radiale minimale -
fR,i Le paramètre d’optimisation défini dans le code de calcul -
𝑅1 le rayon de 1er anneau dans la 1er zone -
f z,i Le 2eme paramètre d’optimisation -
QIN Le flux qui entre W.m-2
Nn Le nombre d’héliostats -
OP Le rendement optique -
QEVP Le flux d’évaporation kJ/kg
HVS L’enthalpie de la vapeur saturée kJ
HLS L’enthalpie du liquide saturée kJ
QPR Le flux de préchauffage kJ/kg
H120 L’enthalpie de fluide à 120°C kJ
H30 L’enthalpie de fluide à 30°C kJ
Nomenclature

QPERTE Les pertes thermiques kW


QCF Les pertes par convection forcé kW
QCN Les pertes par convection naturelle kW
QR Les pertes par rayonnement kW
.
Le flux de chaleur de l'ébullition nucléée (corrélation de W/m2
q nb
Rohsenow)
µl La viscosité dynamique du liquide kg/m.s
hfg L’enthalpie de vaporisation J/kg
g La force de gravité m/s2
ρl La densité du liquide kg/m3
ρv La densité de la vapeur kg/m3
σ La tension superficielle de l'interface liquide-vapeur N/m
Cpl La chaleur spécifique du liquide kJ/kg.K
TS La température de surface de l'appareil de chauffage K
TSAT La température de saturation du fluide K
Csf La constante expérimentale qui dépend de la combinaison -

𝑃𝑟𝑛
surface-fluide
𝑙 Nombre de Prandtl du liquide -
n La constante expérimentale qui dépend du fluide -
T∞ La température du fluide suffisamment loin de la surface K
As La surface d’échange m2
hcn Le coefficient de transfert de chaleur par convection W/m2. K
naturel
K Le coefficient de transfert de chaleur par conduction W/m2· K
L Longueur caractéristique m
Nu Nombre de Nusselt -
n=1
4
Régime laminaire -

n=1
3
Régime turbulent -

Ra Le nombre de Rayleigh -
β Le coefficient d'expansion thermique K-1
9 La viscosité cinématique m2/s

Pr Le nombre de Prandtl -
Nomenclature

µ La viscosité dynamique kg/m.s


Cp La chaleur spécifique kJ/kg.K
hcf Le coefficient de transfert de chaleur par convection forcé W/m2. K
Re Le nombre de Reynolds -
ρ La masse volumique du fluide kg/m3
𝑉 La vitesse du fluide m/s
Qmixte Les pertes par convection mixte kW
hmixte Le coefficient de transfert de chaleur par convection W/m2. K
mixte
[Link] Le coefficient de transfert de chaleur par rayonnement W/m2. K
vers l’ambiant
[Link] Le coefficient de transfert de chaleur par rayonnement W/m2 .K
vers le sky
σ La constant de Stephan-Boltzmann W.m-2 .K-4
ε Émissivité du récepteur %
Tamb La température à l’ambiant K
Tsky La température vers le sky K
[Link] La température de surface à la sortie K
.
Les pertes vers l’ambiance kW
q amb
.
Les pertes vers le sky kW
q sky

QR Les totales pertes par rayonnement kW


.
Le flux absorbé W/m2
q abs

𝛼rec L’absorption du récepteur kW


Qinc La puissance incidente kW
DNI Direct Normal Irradiation
As.h La surface de l'héliostat simple m2
Qnet Le flux net W
Qabs Le flux absorbé W
Qnb Le flux de l’ébullition nucléé kW
. La corrélation de Rohsenow W/m2
q nb.R
Nomenclature

Aabs La surface du l’évaporateur-préchauffeur m2


L Longueur du l’évaporateur-préchauffeur m
W Largeur du l’évaporateur-préchauffeur m
tpre Le temps de préchauffage min
M Volume de liquide L
Qpré La puissance de préchauffage kJ/kg
W.m-1.k-1

𝜇Film
Kfilm La conductivité du l’air

La viscosité dynamique de l’air M.L-1.T-1

𝜌film La densité de l’air Kg/m3

[Link] La chaleur spécifique kJ/kg.K

𝑣amb La viscosité cinématique m2/s

Kamb La conductivité de l’air dans les conditions d’ambiance W.m-1.k-1

Pr Nombre de Prandtl -

 Le rendement du récepteur %

Qinc La puissance incidente W

Φ La densité de flux thermique W/m2


Liste des abréviations

Abréviations Signification

CSP Concentrating Solar Power


Heat Transfer Fluid
HTF
Parabolic Trough
PT
Linear Fresnel Reflector
LFR
Réflecteur linéaire compacts
RLC
Dioxyde de carbone
CO2
Temps solaire vrai
TSV
Temps légal
TL
Correction de l’équation du temps
Et
Receiver Direct Steam Generation
RDSG
Mini centrale thermodynamique
M.C.T
Irradiation normal direct
DNI
Liste des figures

CHAPITRE I :
Figure I.1 : Principales ressources d’énergies.............................................................................1
Figure I.2. La ceinture solaire, régions du globe pour lesquelles l’ensoleillement direct moyen
annuel excède 2000 kWh/m2/an..................................................................................................2
Figure I.3 : gisement solaire du Maroc.......................................................................................3

CHAPITRE II :
Figure II.1 : Différentes formes de conversion de l'énergie solaire............................................5
Figure II.2 : centrale photovoltaïque...........................................................................................6
Figure II.3 : Schéma de principe du fonctionnement d'une centrale CSP..................................7
Figure II.4 : types de concentrateurs solaires.............................................................................8
Figure II.5 : Principe de la technologie des concentrateurs cylindro-parabolique.....................9
Figure II.6 : Schémas de principe d'une centrale solaire à concentrateur de Fresnel................10
Figure II.7 : centrale solaire à concentrateurs parabolique (dish stirling).................................11
Figure II.8 : Présentation d’une centrale solaire à tour..............................................................12
Figure II.9 : Les composants d’une centrale solaire à tour........................................................15
Figure II.10 : Différents types et formes d’héliostats................................................................17
Figure II.11 : Stockage deux-cuves indirect vs stockage deux-cuves direct.............................20
Figure II.12 : Exemples de tours de centrales solaires...............................................................21
Figure II.13 : Concept de récepteur tubulaire et direction du flux HTF....................................21
Figure II.14 : Récepteur cylindrique externe.............................................................................22
Figure II.15: Récepteur à cavité.................................................................................................23
Figure II.16: Récepteurs volumétriques ouverts........................................................................24
Figure II.17 : Récepteurs volumétriques fermés........................................................................25
Figure II.18 : Récepteurs fermés à tubes verticaux avec sel fondu...........................................25

CHAPITRE III :
Figure III.1 : schématisation du mouvement de la terre autour du soleil..................................25
Figure III.2 : La sphère céleste..................................................................................................33
Figure III.3 : les coordonnées géographiques............................................................................34
Figure III.4: Les cordonnées horaires........................................................................................35
Figure III.5 : Les Cordonnées horizontales...............................................................................37
Figure III.6 : Schéma de Disposition En Quiconque Radial.....................................................41
Figure III.7 : Positionnement des 17 héliostats..........................................................................43
Liste des figures

Figure III.8 : Configuration optimale de champ........................................................................43


Figure III.9 : la distribution de flux tombant sur le récepteur (densité de flux)........................44
Figure III.10 : présentation de l’absorbeur et des 16 héliostats de la minicentrale de complexe
Ouarzazate...................................................................................................................................45
Figure III.11 : schéma de différentes pertes et échanges thermique effectuées au niveau de
l’absorbeur...................................................................................................................................47

CHAPITRE IV :
Figure IV.1 : Représentation graphique du DNI durant la journée du13 juin...........................57
Figure IV.2 : l’évolution de l’efficacité optique par rapport à la longueur de l’absorbeur........58
Figure IV.3 : graphe l’erreur de convergence en fonction des itérations...................................58
Figure IV.4 : graphe de correction du débit d’évaporation (mevap) en fonction du nombre
d’itérations...................................................................................................................................59
Figure IV.5 : graphe de variation de température de surface intérieur Ts en chaque itération. 59
Figure IV.6 : L’influence de la longueur de l’absorbeur sur la variation de l’écart de
température (Texcess) (bleu) et la température de référence minimal (rouge)...............................60
Figure IV.7 : variation de la densité de flux le long de l’absorbeur (vert) et la densité
maximal (rouge) par rapport à la longueur de l’absorbeur..........................................................61
Figure IV.8 : l’évolution du rendement thermique en fonction de la longueur.........................62
Figure IV.9 : évolution des pertes thermique et de la puissance absorbée en fonction de la
longueur de l’absorbeur...............................................................................................................63
Figure VI.10 : Diagramme d’énergie des échanges thermique dans l’absorbeur......................65
Liste des tableaux

Tableau II.1 : avantages et inconvénient des 4 Types de concentrateurs solaires.....................12


Tableau IV.1 : tableau récapitulatif d’une fiche technique des performances thermique et
thermodynamique de l’absorbeur................................................................................................63
Sommaire
Sommaire

Chapitre I : Introduction
Introduction générale.................................................................................................................1
Chapitre II: Généralités et état de l'art
II. 1. Classement des énergies renouvelable................................................................................4
II.2 : classement des technologies solaire renouvelable..............................................................5
II.2.1 : Technologie photovoltaïque............................................................................................5
II.2.2 : Les centrales solaires thermodynamiques (CSP)............................................................6
II.2.2.1 : Principe de fonctionnement...................................................................................6
II.2.2.2 : Types des concentrateurs solaires.........................................................................7
II.2.2.3 : Les concentrateurs cylindro-paraboliques.............................................................8
II.2.2.4 : Les concentrateurs linéaires de Fresnel................................................................9
II.2.2.5 : Les concentrateurs paraboliques (Dish-Stirling).................................................10
II.2.2.6 : Les centrales à tour.............................................................................................11
II.2.2.7 : Avantages et inconvénient..................................................................................12
II.2.3 : Les centrales solaires à tour...........................................................................................14
II.2.3.1 : Les sous-systèmes d’une centrale solaire à tour.................................................14
II.2.3.2 : Le champ d’héliostats..........................................................................................16
II.2.3.3 : Fluides caloporteurs............................................................................................17
II.2.3.4 : Les fluides caloporteurs et les cycles de puissances...........................................18
II.2.3.5 : Stockage thermique.............................................................................................18
II.2.3.6. Stockage indirect et direct....................................................................................19
II.2.3.7 : Les tours..............................................................................................................20
II.2.4 : Les récepteurs solaires à tour........................................................................................21
II.2.4.1 : Récepteurs tubulaires..........................................................................................21
II.2.4.2 : Récepteurs volumétriques...................................................................................24
II.2.5 : Les récepteurs en fonction du fluide caloporteur utilisé...............................................26
II.2.5.1 : Le récepteur sel fondu.........................................................................................26
II.2.5.2 : Le récepteur à métal (Sodium) fondu.................................................................27
II.2.5.3 : Le récepteur à eau/vapeur d’eau.........................................................................27
II.2.6 : Énoncé de recherché......................................................................................................28
II.3. Conclusion.........................................................................................................................29
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
Partie I : Etude du gisement solaire
III.1 : Présentation du site d’implantation Ouarzazate, Complexe Noor…………………...
….…..........................................................................................................................................32
Sommaire
III.2 : Gisement solaire..............................................................................................................32
III.2.1 : Le soleil........................................................................................................................32
III.2.2 : La terre et son mouvement autour de soleil.................................................................33
III.2.3 : la Sphère Céleste..........................................................................................................33
III.3 : Coordonnées géographique.............................................................................................34
III.3.1 : La longitude..................................................................................................................34
III.3.2 : La latitude 𝝋...............................................................................................................35
III.3.3 : L’altitude......................................................................................................................35
III.4 : Les Cordonnées Horaires................................................................................................35
III.4.1 : La déclinaison ð (d).....................................................................................................35
III .4.2 : Angle horaire 𝝎 (encore noté AH)............................................................................35
III.5 : Les Cordonnées horizontales...........................................................................................36
III.5.1: Hauteur du soleil...........................................................................................................36
III.5.2 : L’azimut du soleil 𝑎.....................................................................................................36
III.6 : Les Quatre Temps...........................................................................................................37
III.6.1 : Le Temps Universel (T.U)...........................................................................................37
III.6.2 : Le temps solaire vrai....................................................................................................37
III.6.3 : Le Temps Solaire Moyen (T.S.M)...............................................................................37
III.6.4 : Le Temps Légal (T.L)..................................................................................................38
III.7 : Equation du temps...........................................................................................................38
III.8 : Constante Solaire............................................................................................................38
III.9 : Les Différents Types De Rayonnement Solaire..............................................................39
III.9.1 : L’éclairement direct.....................................................................................................39
III.9.2 : L’éclairement diffus.....................................................................................................39
III.9.3 : L’éclairement global....................................................................................................39
Partie 2 : Modélisation de champ d’héliostats.
III.10 : Configuration du champ d’héliostats............................................................................40
III.11 : Modèle de position du solaire.......................................................................................40
III.11.1 : Disposition En Quiconque Radial..............................................................................40
Partie 3 : dimensionnement thermique et thermodynamique
III.12 : Design thermodynamiques de RDSG...........................................................................45
III.13 : Analyse thermique de RDSG........................................................................................46
III.13.1 : Bilan d’énergie...........................................................................................................46
III.13.2 : modèle transfert thermique pour génération de vapeur.............................................47
III.13.3 : Calcul des pertes thermiques......................................................................................48
III.13.3.1 : pertes par convection naturelle.......................................................................49
Sommaire
III.13.3.2 : pertes par convection forcée externe...............................................................50
III.13.3.3 : pertes par convection mixte............................................................................51
III.13.3.4 : pertes par rayonnement....................................................................................51
III.14 : Calcul du flux incident sur la surface............................................................................52
III.15 : Flux net..........................................................................................................................52
III.16 : Temps de préchauffage.................................................................................................53
III.17 : Propriété thermo physique du l’air................................................................................53
III.18 : Le rendement du récepteur............................................................................................54
Chapitre IV : Résultats et discussions
IV.1. Introduction......................................................................................................................56
IV.2 : discussion des figures.....................................................................................................57
IV.3 : Fiche technique des résultats...........................................................................................63
Chapitre V : Conclusion
Conclusion générale.................................................................................................................61
Chapitre I : Introduction
Chapitre I : Introduction

Le réchauffement climatique, les émissions des gaz à effets de serre,


l’indépendance énergétique, et la limite des réserves fossiles et leur impact environnemental
qui est très alarmant, sont des préoccupations qui croient de plus en plus avec la croissance
économique, le développement industriel et la consommation énergétique de plus en plus
excessive.
En conséquence, l’utilisation des énergies renouvelables devient très intéressante surtout avec
leurs ressources illimitées et abondantes. Le développement et l'implémentation de ces
dernière s’avère incontournable.
La terre reçoit une énergie solaire annuelle1000 fois plus grande que la consommation
énergétique mondiale, la nature abondante, propre et inépuisable, rends l’énergie solaire
favorable pour la production de l’électricité.

Figure I.1 : Principales ressources d’énergies [1]

Les projets de centrales thermoélectrique et photovoltaïques se multiplient dans de nombreux


pays tels que les Etats Unies, l’Espagne, l’inde la Chine, l’Allemagne et le Japan.
L’implémentation des centrales thermoélectriques nécessite un très fort ensoleillement et un
faible taux d’humidité : elles sont particulièrement adaptées aux endroits qui se situent dans la
ceinture solaire tels que : l'Amérique du Sud, le sud-ouest des États Unis, une majeure partie
de l'Afrique, les pays méditerranéens et les pays du Moyen Orient, la chine, l’Australie et les
plaines désertiques d'Inde et du Pakistan, et bien d’autres

1
Chapitre I : Introduction

Figure I.2. La ceinture solaire, régions du globe pour lesquelles l’ensoleillement direct moyen
Annuel excède 2000 kWh/m2/an [2].
De par sa situation géographique, le Maroc dispose d'un des gisements solaires les plus élevés
au monde.
La durée du coup de chaleur sur la majeure partie du territoire du pays est de 2000 heures par
an et peut atteindre jusqu’à 3900 heures. L'énergie reçue quotidiennement sur une surface
horizontale de 1 m 2 est de l'ordre de 5 KWh sur la majeure partie du territoire national, soit
près de 1700 KWh/m2 /an au Nord et 2263 kWh/m2 /an au Sud du pays, Ce gisement solaire
dépasse des milliards de GWh [3].
Après évaluation par satellite, l'Agence spatiale allemande conclut que le Maroc représente
un des plus grands potentiels solaires de toute la Méditerranée bassin, soit 169 000 TWh/an
pour le solaire thermique, 13,9 TWh/an pour le solaire photovoltaïque.[4]
La répartition du potentiel solaire par zone climatique sur le territoire indique que le grand
désert occupe 86% de la superficie avec une durée d’ensoleillement de 3500 h/an qui est la
plus importante au monde ; de l’ordre de 9 h/jour ; ce qui nous laisse remarqué qu’il est
toujours supérieur à 8 h/jours sur la majorité du territoire. Le plus grand de ce potentiel est
présenté par la région sud. [5]

2
Chapitre I : Introduction

(a) Energies solaire globale reçue par (b) rayonnement solaire direct reçue par
Jour sur une surface d’un m2 jour sur une surface d’un m2
Figure I.3 : gisement solaire de Maroc [6]
La production et la consommation d’énergies au Maroc est en pleine transition, passant
progressivement des énergies fossiles aux énergies renouvelables, tandis que la
consommation est principalement concentrée dans les secteurs résidentiel, industriel et des
transports, avec des défis liés à l'accès à l'énergie dans certaines régions. [7]
Comme alternative à ces préoccupations, et vu le retard de Maroc, le développement et
l'implémentation des énergies renouvelables est incontournable. Des ressources énergétiques
illimitées et abondamment disponibles existent et doivent être exploitées, parmi ces énergies
on trouve l’énergie solaire. Actuellement les technologies de concentration solaire sont celles
qui présentent le plus de possibilités pour une exploitation commerciale de cette source
d’énergie pour la production d'électricité, vu à leur rentabilité en termes de performance, et
des rendements élevés peuvent être obtenus.
Dans ce contexte, notre mémoire consiste à présenter une innovation d’un absorbeur solaire à
concentration dans une centrale solaire à tours où un évaporateur-préchauffeur est intégrer.
On se concentre sur le développement de la méthodologie de conception où un modèle
mathématique qui gouverne le transfert thermique qui sera développé et simuler sous Matlab.
Aussi une présentation générale sur les technologies solaire renouvelable où on se base sur
les centrales solaires thermodynamiques (CSP) de complexe Noor. Plus précisément, les
centrales solaires à tour où on se base sur un état de l’art générale de ses dernières.

3
Chapitre II : Généralités et
État de l’art.
Chapitre II : Généralités et état de l’art

II. 1. Classement des énergies renouvelable


Une énergie est dite renouvelable, lorsque le fait d'en consommer ne limite pas son utilisation
renouvelable future, c'est une énergie propre, et inépuisable et durable dans le temps. Ce sont
des énergies inépuisables, fournies par le soleil, le vent, la chaleur de la Terre, les chutes
d'eau, les marées ou encore la croissance des végétaux, leur exploitation n'engendre pas ou
peu de déchets et d'émissions polluantes.
Ce sont les énergies de l'avenir. Aujourd'hui, elles sont sous-exploitées par rapport à leur
potentiel.
Les différents types des énergies renouvelables :
 L'énergie Eolienne : Les aérogénérateurs, mis en mouvement par le vent, fabriquent
des dizaines de millions de MW. Utile dans les sites isolés, cette électricité alimente
aussi les grands réseaux de distribution. Les éoliennes mécaniques servent à pomper
de l'eau dans de nombreux pays.

 La Biomasse : (Masse des végétaux) réunit le bois, la paille, les rafles de maïs, le
biogaz et les biocarburants.
 La géothermie : Cette énergie utilise la chaleur du sous-sol. Avec une température
moyenne ou faible, on chauffe des locaux, alors qu'une température élevée permet de
produire de l'électricité par vapeur interposée.
 Le solaire photovoltaïque : Des modules solaires produisent de l'électricité à partir de
la lumière du soleil. Ils alimentent des sites isolés ou le réseau de distribution général.
L'intégration à l'architecture est l'avenir du photovoltaïque dans les pays industrialisés.
 Le solaire thermique : Les capteurs solaires produisent de l'eau chaude sanitaire. Ils
peuvent être aussi utilisés pour le chauffage. Plusieurs dizaines de millions de mètres
carrés de capteurs sont installés dans le monde. Les capteurs solaires dits “haute
température” dits aussi produisent de l'électricité CSP par des concentrateurs solaires
appelés aussi, quelques grandes solaire thermodynamique centrales de ce type existent
dans le monde. Le schéma suivant illustre les différentes applications et domaine
d'utilisation de l'énergie solaire.

4
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Figure II.1 : Différentes formes de conversion de l'énergie solaire [8]

II.2 : Classement des technologies solaire renouvelable


II.2.1 : Technologie photovoltaïque
L’utilisation l'effet photovoltaïque est pour convertir directement la lumière du soleil en
électricité à courant continu. Le système photovoltaïque utilise des matériaux photovoltaïques
pour absorber la lumière du soleil qui comprend des photons de différentes longueurs d'onde.
Ils utilisent un concentrateur optique pour concentrer la lumière du soleil d'une zone plus
grande sur une zone plus petite où se trouvent les cellules solaires.

5
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Figure II.2 : centrale photovoltaïque Noor IV [9]

II.2.2 : Les centrales solaires thermodynamiques (CSP)


Les systèmes à concentration du rayonnement solaire (CSP) concentrent le rayonnement
solaire de diverses manières, puis le convertissent en énergie thermique, l'utilisation finale
étant généralement l'électricité ou la chaleur à haute température. Les (CSP) utilisent des
combinaisons de miroirs (ou de lentilles) pour concentrer le rayonnement solaire direct afin de
produire des formes d'énergie utile. Le terme "énergie solaire à concentration" signifie la
production d’électricité à base des concentrateurs solaire, l’ensemble des différents systèmes
de conversions est appelé : centrale solaire thermodynamique.

II.2.2.1 : Principe de fonctionnement


La production d’électricité par voie thermodynamique à partir d’énergie solaire a commencé
au début des années 80. Le principe général commun consiste à chauffer un fluide caloporteur
(HTF) qui circule dans un tube absorbeur, ce dernier va être chauffé et augmente en
température. Le caloporteur est ensuite utilisé pour alimenter directement un cycle
thermodynamique ou indirectement en circulant dans des réservoirs de stockage. L'électricité
est ensuite générée à travers un alternateur couplé à une turbine du cycle thermodynamique.
[10]
On désigne par centrale solaire thermodynamique à concentration (ou centrale hélio
thermodynamique) une centrale générant de l'électricité à partir du rayonnement solaire
incident direct et concentré par le biais d'un dispositif optique. La concentration du

6
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Rayonnement direct permet de convertir l'énergie électromagnétique rayonnée en chaleur à


haute température (énergie thermique), puis en énergie mécanique grâce à un cycle
thermodynamique (généralement un cycle de Rankine), et enfin en énergie électrique au
moyen d'une génératrice. La chaleur résiduelle du cycle thermodynamique peut
éventuellement être valorisée. Un stockage d’énergie sous forme thermique peut également
être mis en œuvre, ce qui constitue le principal avantage de ce type de centrale solaire.

Figure II.3 : Schéma de principe du fonctionnement d'une centrale CSP [11]

Un capteur solaire à concentration est composé de miroirs et d’un récepteur. Les miroirs
concentrent le rayonnement solaire direct sur le récepteur (le rayonnement solaire diffus n’est
pas exploitable). Pour pouvoir concentrer le rayonnement solaire continuellement sur le
récepteur, les positions des miroirs changent en fonction de la position du soleil grâce à un
système de poursuite solaire.
Le récepteur est constitué d’un élément qui est caractérisé par un grand coefficient
d’absorption du rayonnement solaire réfléchi par les miroirs, appelé absorbeur. Cette
absorption génère une énergie thermique qui va être transmise au fluide caloporteur qui
circule dans l’absorbeur.
La puissance thermique fournie par le champ solaire sert à faire fonctionner le cycle
thermodynamique (généralement un cycle de Rankine). [12]

II.2.2.2 : Types des concentrateurs solaires


Il existe deux types de concentrateurs solaires :
 Les concentrateurs linéaires :
La concentration s’effectue sur des tubes de grandes longueurs dans lesquels circule un fluide
caloporteur. Ces tubes se trouvent sur la ligne focale des réflecteurs concentrant le

7
Chapitre II : Généralités et état de l’art

rayonnement solaire. Cette technologie nécessite un suivi du soleil sur un axe. Les capteurs
cylindro-paraboliques et les capteurs de Fresnel fonctionnent sur ce principe. (Figure. 6.a).
 Les concentrateurs ponctuels :
La concentration s’effectue sur un récepteur central. Le dispositif de concentration suit le
soleil sur deux axes : en azimut et en élévation. Ce principe est utilisé par les concentrateurs
paraboliques et les centrales à tour.
On note que, les systèmes de concentration en ligne ont généralement un facteur de
concentration inférieur à celui de concentrateur ponctuel. [13] (figure .6.b)

[a] Concentrateur Linéaire [b] concentrateur ponctuel


Figure II.4 : types de concentrateurs solaires [14]

II.2.2.3 : Les concentrateurs cylindro-paraboliques


Cette technologie désignée parfois par PT est considérée comme étant la plus mature
aujourd’hui, Ce type de centrale utilise généralement utilise de l'huile synthétique comme
fluide caloporteur et dispose d'un bloc de puissance auxiliaire (brûleurs à fuel) comme
système d'appoint pour les périodes de faible ensoleillement.
L'installation typique est constituée de trois éléments principaux : le champ solaire, le système
de transfert de la chaleur et le système de génération électrique.
Dans les centrales solaires à réflecteurs cylindro-paraboliques, le concentrateur a une forme
cylindro-parabolique qui réfléchit le rayonnement solaire sur un tube placé sur la ligne focale
du collecteur, comme on peut le voir sur la figure 6. Cette technologie appartient à la
catégorie des collecteurs linéaires. Le taux de concentration des collecteurs cylindro-

8
Chapitre II : Généralités et état de l’art

paraboliques est compris entre 30 et 100. Pendant la journée, les miroirs tournent autour d’un
axe horizontal, afin de suivre le soleil et ainsi collecter un maximum de rayonnement solaire.
Les lignes de réflecteurs peuvent être orientées suivant un axe Nord-Sud, avec une poursuite
Est-Ouest.
L'énergie thermique reçue par le récepteur est absorbée par un tube métallique isolé par un
vide à l’intérieur afin de réduire les pertes thermiques par convection. Le fluide est
généralement l’huile synthétique (qui est généralement le plus utilisé dans ce type de
centrale), ce dernier circule à l'intérieur d’un tube, est chauffé à une température d'environ
400°C. Ce fluide est ensuite pompé à travers des échangeurs conventionnels afin de produire
de la vapeur surchauffée qui fait fonctionner une turbine/générateur électrique.

Figure II.5 : Principe de la technologie des concentrateurs cylindro-parabolique [15]

II.2.2.4 : Les concentrateurs linéaires de Fresnel


La technologie des LFR, est la deuxième technologie de la filière des centrales solaires à
concentrateurs linéaires.
Un facteur de coût important dans la technologie des collecteur cylindro-paraboliques est la
mise à forme du verre pour obtenir la forme parabolique requise. Afin de diminuer ce coût,
plusieurs groupes de recherche ont travaillé pour développer et tester des prototypes de
collecteurs de Fresnel à focalisation linéaire.
La technologie de Fresnel utilise des miroirs plans ou légèrement incurvés qui sont orientés
d’une façon à suivre la course du soleil tout au long de la journée pour concentrer et rediriger
en permanence le rayonnement solaire direct vers un tube absorbeur fixe placer sur la ligne

9
Chapitre II : Généralités et état de l’art

focale des miroirs. La température de fonctionnement varie de 270 °C à 550 °C, avec un
facteur de concentration allant de 25 à 100.
Le principe de fonctionnement de ce type de capteur à concentration repose sur un système de
miroirs plan RLC, dont l'orientation de chacun de ces miroirs réflecteurs linéaires compacts
autour d'un pivot en suivant la course du soleil pour rediriger et concentrer le rayon solaire
direct vers un ou deux tubes absorbeurs fixes ou mobiles.
L'énergie solaire concentrée sert à chauffer un fluide caloporteur circulant dans un tube
horizontal où la température de travail peut atteindre 500°C, ensuite grâce à un cycle de
Rankine nous pouvons produire de l'électricité ou l'utiliser directement dans divers procédés
tels que le chauffage ou le froid.[16]

Figure II.6 : Schémas de principe d'une centrale solaire à concentrateur de Fresnel [17]

II.2.2.5 : Les concentrateurs paraboliques (Dish-Stirling)


Une centrale solaire à capteur parabolique est constituée d'un concentrateur parabolique, un
récepteur situé au point focal, et d'un moteur. L'ensemble du dispositif dispose d'un tracking
altazimutal. C'est généralement un moteur Stirling qui est utilisé, on parle alors d'unité
parabole-Stirling. Une unité ne peut produire qu'une faible puissance électrique (de l'ordre de
quelques dizaines de kW) mais possède le l’un des meilleur rendement solaire-électrique
parmi les différentes technologies CSP existantes. [18]
Les capteurs paraboliques fonctionnent d'une manière autonome. Ils suivent le soleil sur 2
axes afin de concentrer le rayonnement solaire sur le foyer de la parabole réfléchissante. Le
rapport de concentration est souvent supérieur à 2000 avec une température qui dépasse les

10
Chapitre II : Généralités et état de l’art

750°C.

Figure II.7 : centrale solaire à concentrateurs parabolique (Dish-Stirling). [19]

II.2.2.6 : Les centrales à tour


La centrale solaire à tour est composée d’un champ de miroirs, appelés héliostats, qui
concentrent le rayonnement solaire sur un récepteur qui se situe au sommet d’une tour. La
concentration atteinte avec ce type de centrales est plus élevée par rapport aux autres types ce
qui permet d'atteindre des températures plus élevées pour les fluides de transfert, entre 200°C
et 1000°C. Les héliostats sont des miroirs plans montés sur des supports qui suivent la course
du soleil selon deux axes. [20]

Les fluides caloporteurs peuvent être soit du sel fondu de nitrates (NaNO3 et KNO3), soit de
l’eau transformée en vapeur. D’autres fluides de transfert de chaleur, tels que l’air, le sodium
ou l’hélium peuvent également utilisés. Ensuite, la puissance est produite généralement avec
un cycle Rankine. Le stockage est possible avec les sels fondus. Le rapport de concentration
géométrique pour les centrales solaires à tour est entre 500 et 800. La lumière du soleil est
concentrée entre 300 et 1500 fois sur le récepteur, ce qui permet d’atteindre des températures
comprises entre 800°C et 1200°C. Les centrales solaires à tour peuvent ainsi atteindre une
puissance nominale plus élevée que les autres technologies. L'avantage de la tour solaire par
rapport aux capteurs cylindro-paraboliques est que les pertes radiatives sont réduites car la
surface réceptrice est limitée. [21]

11
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Figure II.8 : Présentation de la centrale solaire à tour Noor III [22]

II.2.2.7 : Avantages et inconvénient


Avantages Inconvénients
Concentrateurs - Peu de mouvement - Ne convient pas à de petites
cylindro- mécanique par rapports aux installations.
paraboliques autres centrales thermiques. - L'énergie change de forme à de
- Moins onéreux que la nombreuses reprises : risques
concentration par les de perte d'énergie.
héliostats et les paraboles - Sa forme qui est difficile
Stirling. à produire.
- Bon rendement. - La surface du miroir est
- La forme parabolique assure assez grande, ce qui
une grande efficacité optique augmente la charge de vent.
- La structure doit être plus solide
que, par exemple, les collecteurs
linéaires Fresnel en effet Les
coûts sont encore élevés pour
entretenir les miroirs.
Concentrateurs - Principal avantage de cette - Performances optiques
linéaires de technologie, les miroirs plats inférieures d’environ 30 % par
Fresnel sont bien meilleur marché rapport aux réflecteurs

12
Chapitre II : Généralités et état de l’art

que les miroirs paraboliques. paraboliques et cylindro-


- Les contraintes mécaniques paraboliques.
imposées par la poussée du
vent sont réduites grâce à la
disposition plane des miroirs.
- Moins de prise au vent,
infrastructure moins
importante qu’une centrale à
capteurs cylindro-
paraboliques.
Centrales à tour - La concentration de la - Ils nécessitent une très grande
lumière sur un seul récepteur surface de terrain.
(la tour) permet d'obtenir des - Le rendement est inférieur à celui
températures plus élevées. des systèmes Stirling.
- Les miroirs reçoivent la - Le vent provoque des problèmes
lumière du soleil en suivant avec les miroirs, ce qui peut
le soleil sur deux axes. Ce affecter l'efficacité.
qui permet de recevoir la
lumière du soleil même
lorsque le soleil est bas dans
le ciel.
- Un système non polluant,
sans émission de gaz ou de
liquides dangereux.
Concentrateur - La source d'énergie solaire - La taille des capteurs est limitée
s paraboliques est illimitée et gratuite. afin d'obtenir une rotation sur
(Dish-Stirling) - L'utilisation d'un moteur deux axes pour suivre la course
Stirling apporte plusieurs du soleil.
avantages:(rendement jusqu'à - Fonctionnement par intermittence.
40%, moins polluant, moins - Les capteurs sont difficiles à
bruyant, entretien facile car obtenir car ils nécessitent une
peu de pièces mobiles). double courbure pour obtenir la
- Il existe une possibilité de forme parabolique.

13
Chapitre II : Généralités et état de l’art

mise en réseau des capteurs - Les forts écarts de température


pour obtenir une centrale de créent des dilatations thermiques
taille industrielle. qui limitent le choix des
- L'utilisation de gaz matériaux.
(hydrogène ou hélium) ayant
une capacité importante à
absorber les calories et
augmente le rendement.
- Le rendement d'une unité de
production varie entre 20–
30% contre 12 % environ
pour les capteurs
photovoltaïques.

Tableau II.1 : avantages et inconvénient des 4 Types de concentrateurs solaires [23]

II.2.3 : Les centrales solaires à tour

II.2.3.1 : Les sous-systèmes d’une centrale solaire à tour

Toute installation thermodynamique solaire doit remplir les mêmes fonctions pour
transformer l’énergie du rayonnement incident en énergie électrique avec la meilleure
efficacité possible. On général toutes les centrales solaires ont un même principe qui se
résume comme suit :

 La concentration du rayonnement sur l’entrée du récepteur.


 L’absorption du rayonnement concentré sur les parois du récepteur et la
transformation de son énergie en chaleur.
 Le transport, et le stockage de cette chaleur.
 La conversion de la chaleur en un travail mécanique à travers un cycle
thermodynamique, puis le travail en électricité à travers un alternateur.

Dans ce titre nous allons présenter la technologie de la concentration solaire en un point fixe
par biais d’une centrale solaire à tour. Pour cela, nous allons présenter en détaille les
différents sous-systèmes de la centrale, commençant par le champ, arrivant au bloc de
puissance. D’une façon générale une centrale solaire à tour est définie par deux blocs ; le bloc
solaire et le bloc de puissance, les deux blocs regroupes des mécanismes spécifiques appelés

14
Chapitre II : Généralités et état de l’art

sous-systèmes, en générale on les trouve classé comme suivant :

 Un système de collecte : ou champ d'héliostats, créé avec un grand nombre de


miroirs répartis en rangées. Les miroirs sont orientables suivant deux axes et pilotés
par un système centralisé.
 Le récepteur solaire : Il est l'élément clé de la tour, il assure l’absorption du flux
concentré, ce dernier est transmis sous forme de chaleur à un fluide actionnant ainsi un
bloc de puissance conventionnel.
 Un échangeur de chaleur : Considéré comme un générateur de vapeur où on aura un
échange d’énergie entre le fluide caloporteur chauffé dans le champ solaire et un
circuit d’eau circulant à l’intérieur de cet échangeur afin de produire de la vapeur qui
va être injectée dans la turbine.
 Un système d’appoint : lorsqu’en couple une centrale solaire à une autre source
d’énergie dans le cas présent à un système d’appoint utilisant des combustibles
fossiles, on les appelle centrales hybrides, dans ces systèmes on peut éliminer le
stockage thermique, la continuité de fonctionnement est assurée par les combustibles
fossiles lors des passages nuageux et pour la production nocturne d’électricité.
 Un bloc de puissance : il regroupe le générateur de vapeur, la turbine et l’alternateur,
Système de Control, et les systèmes de refroidissements.

Figure II.9 : Les composants d’une centrale solaire à tour[24]

15
Chapitre II : Généralités et état de l’art

II.2.3.2 : Le champ d’héliostats :


Un système SPT contient un nombre variable mais généralement élevé d'héliostats, en
fonction de la taille des héliostats individuels et de la puissance thermique souhaitée du
système, qui sont des miroirs contrôlés par ordinateur qui suivent le soleil individuellement
sur deux axes. [25]
Un héliostat est un grand miroir relié à un système de contrôle de suivi qui se déplace autour
de deux axes tout au long de la journée afin de suivre le soleil et de faire en sorte que le
rayonnement solaire se reflète sur le centre du récepteur. L'héliostat est capable de tourner de
haut en bas (inclinaison) et de gauche à droite (réglages de l'azimut de la surface). Le système
de suivi utilise des moteurs contrôlés par un ordinateur central qui oriente avec précision les
héliostats de manière qu'ils puissent être utilisés en toute sécurité. [26]
Les miroirs ont une forme plane presque plate avec une petite courbure. Les héliostats sont
des outils de captations, leur but est de capter puis réfléchir les rayons solaires afin de les
concentrés au sommet d’une tour [27].
La convergence de tous les rayons réfléchis se fait sur un récepteur. La distance entre cette
dernière et chaque héliostat peut varier de 100 à 1000m, la forme et la surface des héliostats
peuvent variées d’un héliostat à un autre, quelques formes sont représentées dans la figure qui
suit. [28]
En général un héliostat est composé des éléments suivants :
 Système de poursuite.
 Les réflecteurs.
 Système de commande.
 Structure métallique.
 Socle de fondation.

16
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Figure II.10 : Différents types et formes d’héliostats [29].

II.2.3.3 : Fluides caloporteurs


Un fonctionnement optimal des absorbeurs solaires nécessite une maitrise de la température
de fonctionnement du concentrateur selon l'ensoleillement, et une capacité de transfert
thermique importante. Il en est de même pour l'alimentation du cycle de puissance et du
système de stockage, c'est pourquoi l’utilisation de fluides caloporteurs performants est
indispensable.
Les fluides caloporteurs les plus utilisés sont l'eau, l’huile synthétique et les sels fondus :
 L’eau sous sa forme liquide est un excellent caloporteur, avec une chaleur spécifique
élevée et relativement constante selon la température (environ 4,4 kJ/kg.K à 200°C ;
5,1 kJ/kg.K à 300°C), il peut être utilisée avec des turbines à vapeur saturées ou
surchauffées. [30]
 Les huiles minérales ou synthétiques sont surtout utilisées dans les centrales solaires
à capteurs cylindro-paraboliques. Ceux-ci sont toxiques e. La possibilité de stockage
d’énergie avec ce type de fluide de transfert de chaleur est faible, car il a une faible
chaleur spécifique. Ensuite, la température maximale qu’ils peuvent supporter est
d’environ 400 °C, ce qui limite la température de fonctionnement de la centrale. Enfin,
ces huiles ne peuvent pas être utilisées comme fluide de travail dans la turbine, et une
deuxième boucle doit donc être créée, avec un échangeur de chaleur entre les huiles et
le fluide de travail (eau).

17
Chapitre II : Généralités et état de l’art

 Les sels fondus de nitrate (un mélange de 60 % de NaNO3 et de 40 % de KNO3) sont


couramment utilisés dans les centrales thermiques à tour solaire, car elles nécessitent
des températures de fonctionnement plus élevées. Les sels fondus fonctionnent entre
290 °C et 550 °C, car en dessous de 220 °C, ils deviennent solides. L’utilisation de
sels fondus ajoute de la complexité à la centrale, car elle crée un besoin de contrôle de
la température de ces derniers pour s’assurer qu’ils ne tombent pas en dessous de leur
point de solidification. Et comme les sels fondus ne peuvent pas faire fonctionner une
turbine, plusieurs boucles doivent être créées dans le circuit, avec au moins un
échangeur de chaleur entre les sels fondus et le fluide de travail. [31]

II.2.3.4 : Les fluides caloporteurs et les cycles de puissances

Les hautes températures atteintes dans les tours solaires peuvent être utilisées pour alimenter
non seulement un cycle de Rankine, mais aussi une turbine à gaz et un cycle combiné. Pour le
cycle de Rankine, le fluide chauffé dans le récepteur solaire est de la vapeur (détente directe
de la vapeur dans la turbine), ou bien un sel fondu (avec échangeur sel/eau-vapeur en aval),
ou encore de l’air à pression atmosphérique (échangeur air/eau-vapeur en aval). Pour un cycle
de Brayton, le fluide est de l’air sous pression (7 – 15 bars) à haute température (1000°C –
1150°C). De tels systèmes pourraient atteindre un rendement peak de 35 % et un rendement
annuel solaire-électrique de 25%. [32]

II.2.3.5 : Stockage thermique


Pour assurer la continuité de fonctionnement des centrales solaire à concentrations, ainsi que
pour une bonne productibilité et rentabilités des centrales CSP, il est nécessaire d'intégrer un
système de stockage thermique dans ces derniers qui est pour but :
 Assurer le fonctionnement pendant les passages nuageux
 Assurer l'approvisionnement en énergie pendant les périodes de faibles
ensoleillements
 Assurer l'approvisionnement en absence d'ensoleillement (la
nuit). On distingue 3 types de stockages thermiques :
 Stockage par voie sensible
 Le stockage par chaleur latente
 Le stockage thermochimique

18
Chapitre II : Généralités et état de l’art

II.2.3.6. Stockage indirect et direct


Deux configurations générales existent pour un système de stockage par chaleur sensible.
Pour une meilleure compréhension, la description de ces configurations sera appliquée au
stockage dit « à deux cuves », qui est généralement utilisé dans les CSP.
Le principe de fonctionnement du stockage deux-cuves est relativement simple :
 Pour stocker l’énergie thermique disponible, le fluide à la température basse du
système est pompé de la première cuve, appelée « cuve froide », pour être envoyé
dans le champ solaire ou vers un échangeur, chauffé jusqu’à la température haute, puis
injecté (ou stocké) dans la seconde cuve, nommée « cuve chaude »
 Pour déstocker l’énergie initialement chargée, le fluide chaud est pompé de la cuve
chaude, envoyé vers un échangeur (du groupe de puissance ou du procédé nécessitant
de la chaleur), l’énergie emmagasinée est utilisée, puis le fluide revenu à sa
température basse est réinjecté dans la cuve froide.
 Le stockage à deux cuves peut donc se présenter sous deux configurations.
 Si le fluide est identique pour le champ solaire et le stockage, la configuration est
appelée « stockage direct » (Figure a). Le stockage direct possède les avantages de
réduire les coûts et d’augmenter l’efficacité de la centrale, car on supprime alors
l’échangeur thermique.
 Si le fluide caloporteur circulant dans le champ solaire est différent du fluide de
stockage, on nomme cette technologie « stockage indirect » (Figure b). Le stockage
indirect permet d’optimiser le choix de chaque fluide en fonction de son application
(stockage ou caloporteur).

19
Chapitre II : Généralités et état de l’art

(a) Stockage deux-cuves direct (b) Stockage deux-cuves indirect


Figure II.11 : Stockage deux-cuves indirect vs stockage deux-cuves direct [22]

II.2.3.7 : Les tours


Il est souhaitable de construire la tour relativement haute afin de minimiser les interférences
entre héliostats voisins. Cependant, la hauteur de la tour est généralement limitée par son coût,
Le vent, le poids du récepteur et les charges sismiques sont les trois facteurs les plus
importants pris en compte lors de la conception d'une tour. Les charges liées au poids du
récepteur sont variables, mais de nombreuses tours ont été conçues pour résister à des charges
éoliennes et sismiques de 90 mph et de 0,5 mm Sismiques de 90 mph et 0,25 g,
respectivement.
Les tours sont principalement construites en béton armé ou en acier autoportant. La fondation
de la tour est le plus souvent construite en béton armé afin de transférer les charges au sol.
[34]

20
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Figure II.12 : Exemples de tours de centrales solaires [35]

II.2.4 : Les récepteurs solaires à tour :


Récepteur est un composant très important qui est soumis à des températures de
fonctionnement très élevées, Son rôle est d'absorber le flux thermique réfléchi par les
héliostats et de le transférer au fluide caloporteur HTF, qui fait fonctionner une turbine. Dans
la plupart des cas, le récepteur est situé au sommet de la tour et c'est là que les échanges
thermiques se produisent. [36]
Il existe deux types de récepteurs : tubulaires et volumétriques. Les récepteurs tubulaires sont
utilisés pour les HTF liquides tels que l'eau, le sel fondu, l'huile thermique, le sodium liquide
et le sel Hitec, et les récepteurs volumétriques utilisent de l'air ou du CO2 supercritique
comme HTF. Le type de récepteur dépend du type de HTF et du cycle de puissance (Rankine
ou Brayton) utilisé dans le système. Une brève description des récepteurs est présentée dans la
section suivante. [37]

II.2.4.1 : Récepteurs tubulaires


Un récepteur tubulaire est constitué d'un grand nombre de tuyaux disposés verticalement où le
HTF traverse plusieurs tubes verticaux et est chauffé par le rayonnement réfléchi par les
héliostats.

21
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Figure II.13 : Concept de récepteur tubulaire et direction du flux HTF.[38]


Il existe deux types de récepteurs tubulaires :
Les récepteurs cylindriques externes et les récepteurs à cavité :

a. Récepteurs cylindriques externes

Ce type de récepteur appelé aussi récepteur ouvert est normalement constitué de plusieurs
tubes fins verticaux, avec un diamètre variant entre 20 à 56 mm, les tubes sont soudés entre
eux de manière à avoir une forme cylindrique, et c’est à travers ces tubes que doit passer le
fluide caloporteur pour qu’il soit chauffé puis récupéré en haut du cylindre (des tubes).

La surface du récepteur est réduite au minimum afin de réduire et de minimiser les pertes de
chaleur. La limite inférieure est déterminée par la température maximale de fonctionnement
des tubes et donc la capacité de dissipation de la chaleur du fluide caloporteur. [39]

22
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Figure II.14 : Récepteur cylindrique externe [40]

b. Récepteurs à cavité
Le principal avantage des récepteurs à cavité est que la surface d'absorption de la chaleur est
placée à l'intérieur d'une cavité isolée afin de réduire les pertes de chaleur dans
l'environnement. Cela permet également de réduire les pertes dues à la réflexion sur
l'ouverture du récepteur.
Les récepteurs à cavité possèdent généralement une structure entre l'ouverture et
l'environnement, appelée concentrateur secondaire qui sert à concentrer davantage le
rayonnement réfléchi entrant provenant des héliostats. [41]

23
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Figure II.15: Récepteur à cavité [42]

II.2.4.2 : Récepteurs volumétriques


Les récepteurs qui utilisent l'air comme HTF sont constitués de treillis métalliques poreux ou
de mousses métalliques/céramiques. Le rayonnement solaire qui frappe les récepteurs
volumétriques est absorbé par l'ensemble du récepteur.
Les récepteurs volumétriques sont de deux types : volumétriques ouverts et volumétriques
fermés/pressurisés. La figure 16 et la figure 17 en donnent une représentation schématique.

a. Récepteurs volumétriques ouverts


Dans les récepteurs volumétriques ouverts, l'air ambiant est aspiré à travers un absorbeur, qui
a été chauffé par un rayonnement solaire concentré à une température de 600 à 800°C.
Comme matériau d'absorption, des fils d'acier ou des céramiques poreuses sont utilisés. En
raison de la structure poreuse de l'absorbeur, le récepteur est caractérisé principalement par
de faibles pertes thermiques, car la surface externe de l'absorbeur est beaucoup plus petite
que la surface poreuse du transfert de chaleur (effet volumétrique).
D'autres avantages du récepteur volumétrique sont les suivants :
 Une bonne gestion de l'air du fluide caloporteur,
 Structure relativement simple,
 Une température de sortie suffisamment élevée,

24
Chapitre II : Généralités et état de l’art

 La faible inertie thermique et un temps de démarrage court.

Figure II.16: Récepteurs volumétriques ouverts [43]

b. Récepteurs volumétriques fermés


Les récepteurs volumétriques fermés sont également appelés récepteurs volumétriques
pressurisés, dans lesquels le HTF (généralement de l'air) est chargé mécaniquement à travers
le récepteur par un ventilateur et l'ouverture du récepteur est scellée par une fenêtre
transparente. L'énergie solaire concentrée réchauffe le HTF dans la partie en forme de dôme
du récepteur et l'air chauffé est utilisé soit dans un cycle de Rankine via un échangeur de
chaleur, soit dans un cycle de Brayton pour produire de l'électricité.

Figure II.17 : Récepteurs volumétriques fermés [44]

25
Chapitre II : Généralités et état de l’art

II.2.5 : Les récepteurs en fonction du fluide caloporteur utilisé :

II.2.5.1 : Le récepteur sel fondu

Le récepteur à tubes fermé est le plus favorable des récepteurs solaires qui utilisent les sels
fondus comme fluide caloporteurs. Dans les récepteurs à tubes fermé, le sel fondu est pompé
et chauffé à travers des tubes, ces derniers sont teintés en noirs afin d’augmenté l’absorptivité
du récepteur.
Un Sel fondu est composé généralement de nitrate de sodium ou de potassium (NaNO3,
KNO3). Contrairement à l'air, le sel fondu a une capacité thermique beaucoup plus élevé et
peut être directement stocké. En conséquence, le coût de conception d’un système de stockage
de la chaleur sera remarquablement réduit. Un autre avantage du sel fondu est que le fluide
caloporteur est toujours dans la phase liquide. En revanche le sel doit être maintenu liquide, et
ne doit en aucun cas se cristalliser, le garder en phase liquide représente un inconvénient, car
toutes les parties ou circule (réservoirs, canalisations et des vannes) doivent être chauffées
pendant la nuit ou pendant les passages nuageux ou toutes pauses de fonctionnement (point de
fusion de 120 à 140 ° C). Cette situation entraîne des pertes de charge sévères et nécessitent la
mise en œuvre de pompes de circulation puissantes. Celles-ci entraînent une consommation
électrique interne importante et pénalise en conséquence le rendement de conversion de la
centrale, et augmente le coût d'exploitation de la centrale. Un autre inconvénient des sels
fondus est leur corrosivité élevée. L’utilisation des sels fondu comme fluide caloporteur dans
les récepteurs solaires a été développé principalement par les instituts de recherche américains
ainsi que des entreprises (Boeing, Bechtel pursued, et d’autre), son fonctionnement a été testé
avec succès dans la centrale solaire Française Thémis, et la centrale solaire Californienne
Solar Two.
On général l’utilisation des sels fondu est caractérisée par :
 Le sel est toujours liquide et sans pression, ce qui sollicite peu la résistance
mécanique des tubes (ils peuvent donc être fins),
 Il doit parcourir son circuit à grande vitesse pour que soient favorisés les échanges
thermiques avec la paroi, ce qui provoque de fortes pertes de charge,
 Les tubes sont soumis à une corrosion qui peut devenir galopante si leur température
n’est pas maintenue au-dessous d’une valeur critique,
 Ils doivent être réchauffés à une température suffisante avant leur remplissage par le
sel toujours (le Hitec au-dessus de 140°C à Thémis, et le Draw-Salt de 220°C à Solar
Two).

26
Chapitre II : Généralités et état de l’art

Figure II.18 : Récepteurs fermés à tubes verticaux avec sel fondu [45]

II.2.5.2 : Le récepteur à métal (Sodium) fondu

L’intérêt d’utiliser un métal fondu comme fluide caloporteur vient du fait qu’il est très bon
conducteur de chaleur et qu’en conséquence il présente des coefficients d’échange thermique
avec la paroi particulièrement favorables. De ce fait, un récepteur à métal liquide
(typiquement : le sodium) peut présenter au flux une surface bien moindre que celle
nécessaire à un récepteur à sel. Il pourra par exemple s’inscrire directement dans le plan focal
sans avoir besoin de se développer en cavité pour augmenter ses surfaces d’échange. Une des
conséquences de ce fait est que, à puissance thermique égale, un récepteur à sodium
présentera bien moins de pertes de charge qu’un récepteur à sel. La théorie indique également
qu’il devrait être plus économique à construire. Malheureusement la pratique d’un métal aussi
facilement inflammable impose de tels dispositifs de sécurité que les conclusions de la théorie
s’avèrent tout à fait exagérées. [46]

II.2.5.3 : Le récepteur à eau/vapeur d’eau

La conception du récepteur à vapeur d’eau est pratiquement compatible avec le récepteur à sel
fondu. A la différence de ce dernier, en passant dans les tubes du récepteur l'eau s’évapore
elle peut même être surchauffée puis directement refoulé sous forme de vapeur saturée à une
turbine à vapeur.
L’utilisation de l'eau ou de la vapeur d’eau comme fluide caloporteur dans les récepteurs
solaires ont montré que la génération directe de vapeur dans le récepteur avait de nombreux
problèmes. Les plus sérieux d’entre eux sont : le flux fournis en deux phases (eau / vapeur) et

27
Chapitre II : Généralités et état de l’art

les difficultés liées au transfert de chaleur et la fatigue des matériaux, l’entreprise espagnole
Abengoa a développé une technique utilisant la vapeur saturée comme fluide caloporteur
dans les récepteurs, ce concept est appliqué dans les deux centrales solaires à tours PS10, et
PS20. [47]

II.2.6 : Énoncé de recherché


Parmi les travaux de recherches rencontrés dans le domaine des centrales solaires à tour, nous
pouvons citer trois publications qui se sont intéressée à l’étude thermique du récepteur et les
paramètres qui influent sur ce dernier, la première est le travail réalisé par S. Boudaoud
[48] qui a effectué une analyse technico-économique d'une future centrale solaire à tour de 20
MW, le récepteur modélisé est un récepteur de type cavité avec sel fondu comme HTF, la
centrale a été simulée sur différents sites (régions côtières, montagneuses et sahariennes).
Ceci est réalisé par l'étude de l'effet de la taille du champ solaire, du facteur de capacité, la
capacité de stockage, l'intensité du rayonnement solaire (DNI), la fraction de combustible
fossile (hybridation) sur le rendement thermique et le coût actualisé de l'électricité (LCOE)
dans les différents sites sélectionnés. Deux scénarios ont été proposés dans cette étude à
savoir : le mode solaire seul et le mode hybride. Des simulations et des comparaisons avec
différentes études existantes dans la littérature ont été effectuées. Les résultats ont montrés
que la centrale solaire à tour peut remplacer les combustibles fossiles, réduire les prix de
l'électricité et augmenter le facteur de capacité.
La deuxième étude est celle réalisée par Chao Xu [49] qui a effectué une analyse énergétique
et exégétique des centrales solaires à tour, dans cette étude les auteurs ont utilisés les sels
fondus comme HTF, l’objectif était pour localiser et identifier les pertes au niveau du cycle de
puissance, ainsi que les pertes énergétiques et énergétiques dans les différents composants de
la centrale. Pour étudier la performance du récepteur et du système global, plusieurs
paramètres ont été pris en considération tels que le type de cycle de puissance, le rapport de
concentration, et l'irradiation normale directe (DNI), ces derniers exercent une grande
influence sur les performances du système étudié. Des comparaisons entre les composants
individuels de la centrale et le cycle thermodynamique ont été effectuées en fonction des
changements des paramètres susmentionnés afin de montrer leur effet sur les performances
énergétiques et exégétique. En fait, l'efficacité a varié avec la variation de ces paramètres, où,
l’intégration d'un cycle de puissance avancé (les cycles de Rankine avec système de
surchauffe), ou une augmentation du DNI et du ratio de concentration augmentera l'efficacité
et réduira les pertes de puissance.

28
Chapitre II : Généralités et état de l’art

La troisième étude est celle réalisée par S. Saeed Mostafavi Tehrani [50] qui a étudié la
performance d'un récepteur thermique de type cavité à sel fondu comme HTF, dans des
conditions stables et transitoires, cette analyse a été effectuée pour un mode de
fonctionnement avec et sans stockage. Cette étude est réalisée par le biais de deux stratégies
qui sont : une température de sortie du récepteur fixe et un débit du récepteur fixe. Les
paramètres considérés sont basés sur les paramètres suivants : le débit maximal, la
température maximale de sortie du récepteur et la température maximale de surface du
récepteur. Les résultats des simulations et l'analyse de la stratégie de contrôle hybride sous le
fonctionnement dynamique de la température et du débit, ont montré clairement que la
température du récepteur doit être maintenue à moins de 560K pour obtenir une efficacité
élevée et des performances thermiques du récepteur élevée aussi. L'irradiation normale directe
(DNI) doit être maintenue égale à 500 W/m² et 700 W/m² pour les deux stratégies : une
température de sortie fixe et un débit fixe respectivement.

II.3. Conclusion
Dans ce chapitre on a présenté les différents types d’énergies et les principes fondamentaux
des systèmes CSP en retraçant le flux d'énergie solaire depuis la collecte initiale jusqu'à la
conversion finale en électricité, et a examiné les limitations qui apparaissent dans chacun des
sous-systèmes : concentrateur, récepteur, transport, stockage et conversion mécanique et
thermodynamique. Les principes physiques de base sont dérivés des principes de l'optique, du
transfert de chaleur et de la thermodynamique.
En deuxième lieux on a fait un état de l’art où nous avons définis une branche de la
concentration solaire par la technologie des centrales à tour, et nous avons définis les
différents sous- système de la centrale. On conclusion de ce qu’on a présenté, la centrale
solaire à tour est définie par :
- Son champ de captation (celui-là dépend du type d’héliostat, la surface effective, la
réflectivité, le système de poursuite, et les erreurs de pointage).
- Le choix du récepteur qui est fortement lié au type du fluide caloporteur utilisé et au
modèle de récepteur utilisé : cavité, externe, ou volumétrique.
- La filière ou le fluide caloporteur utilisé : vapeur d’eau, sels fondus, l’air.
- La turbine : à gaz, à vapeur, ou combinée.
- Le stockage thermique : qui joue un rôle important dans le domaine du solaire vu la
nature intermittente de cette énergie.

29
Chapitre II : Généralités et état de l’art

- Hybridation : l’hybridation s’avère pratique grâce à elle, on économise le stockage.


Le bon choix et la bonne combinaison entre ces éléments nous permis un bon fonctionnement
et une bonne rentabilité de la centrale.

30
Chapitre III : Etude du gisement
solaire, Méthodologie et Modélisation
de conception
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Partie I : Etude du gisement solaire

III.1 : Présentation du site d’implantation Noor Ouarzazate :


Le complexe solaire Noor Ouarzazate est implanté au cœur du sud-est marocain, à environ
31° 02′ 57″ Nord et 6° 52′ 10″ Ouest, à une altitude d’environ 1 150 mètres. Situé dans une
région caractérisée par un climat désertique, le site bénéficie d’un ensoleillement
exceptionnel. Noor Ouarzazate profite d’un environnement propice au développement de
l’énergie solaire. Les précipitations annuelles moyennes sont relativement faibles de quelque
mm, avec un nombre de jours de pluie par an oscillant entre 10 et 20 jours. La vitesse
moyenne du vent à 10 mètres du sol est de 9 m/s. Les températures sont élevées, avec une
moyenne mensuelle variant entre 22 °C et 37 °C. August, le mois le plus chaud, affiche une
température moyenne maximale de 39 °C.

III.2 : Gisement solaire


Le rayonnement solaire est un rayonnement thermique qui se propage sous la forme d’ondes
électromagnétiques. En dehors de l’atmosphère terrestre, il donne un éclairement énergétique
à peu près constant et égale à 1367 W/m², appelé de ce fait constante solaire.

III.2.1 : Le soleil
Comme la plupart des autres étoiles, le soleil est constitué principalement d’hydrogène (71%),
d’hélium (27%) et d’autres éléments plus lourds (2%). L’énergie solaire est une énergie
produite par la suite de réaction de fusions nucléaires. La source de la plupart des énergies
disponibles sur la terre est exploitable pour la production d’électricité. La puissance solaire
disponible en tout point de la terre dépend du jour, de l’heure, et de la latitude de point de
réception, de plus la quantité d’énergie solaire captée est fonction de l’orientation de
récepteur. Sur le plan humain le soleil est d’une grande importance car c’est la source de vie
sur terre en lui fournissant une grande quantité d’énergie il permet à l’eau d’être à l’Etat
liquide et la photosynthèse des végétaux. Cependant le rayonnement solaire est
également responsable des phénomènes climatiques et météorologiques.

32
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

III.2.2 : La terre et son mouvement autour de soleil


La terre a la forme d’un ellipsoïde de révolution aplati. Sa superficie est de 510101.103 Km 2,
son volume est égal à 1083320.106 Km 3, sa masse vau 6.1021 tonnes et sa densité moyenne
est de 5.52. La terre décrit autour du soleil une ellipse presque circulaire. Cette ellipse est
située dans un plan appelé écliptique. L’axe de rotation terrestre fait un angle de +23°27° à –
23°27° ce qu’on appelle déclinaison. L’intersection du plan de l’équateur avec le plan
l’écliptique définit la ligne des équinoxes. L’intersection de cette ligne avec l’orbite terrestre,
lors de l’équinoxe de printemps définit le point vernal celui-ci est pris comme origine pour le
celui des angles définissants la position relative du soleil par rapport à la terre.

Figure III.1 : schématisation du mouvement de la terre autour du soleil [51]

III.2.3 : la Sphère Céleste


La sphère céleste est une sphère imaginaire dont le diamètre prend le centre de la terre,
et admet pour le rayon la distance (soleil-terre). On considère que tous les objets
visibles sont situés à la surface de la sphère céleste.
La direction des objets peut être quantifiée de façon précise à l’aide d’un système de
Coordonnées célestes.

33
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Figure III.2 : La sphère céleste [51]

III.3 : Coordonnées géographique


Ce sont les coordonnées angulaires qui permettent le repérage d’un point sur la terre.

Figure III.3 : les coordonnées géographiques [51]

III.3.1 : La longitude
C’est l'éloignement par rapport au méridien de Greenwich, mesuré en degré. Elle est comptée
positivement vers l’est et négativement vers l’ouest, à partir du méridien Greenwich.

34
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

III.3.2 : La latitude 𝝋
C’est l'éloignement d’un point sur la surface de la terre par rapport à l'équateur, mesuré en
degré (mesurée à partir du centre de la terre), permettent de repérer la distance angulaire d’un
point quelconque à l’équateur. Elle varie de 0° à 90° dans l’hémisphère nord et de 0° à – 90°
dans l’hémisphère sud.

III.3.3 : L’altitude
C’est la distance verticale exprimé en mètres, séparant le point considéré du relief terrestre du
niveau de la mer, pris comme surface de référence.

III.4 : Les Cordonnées Horaires :


III.4.1 : La déclinaison ð (d)
C'est l'angle formé par la direction du soleil avec le plan équatorial, elle varie au cours de
l'année entre -23.45°et +23.45°. Elle est nulle aux équinoxes (21mars et 21septembre),
maximale au solstice d'été (21juin) et minimale au solstice d'hiver (21décembre) [51]. La
valeur de la déclinaison peut être calculée par Les relation suivante :

c= ( 𝜋
)*[(360)*(n-2)]
180 365
(III.1)

a= ( 𝜋
)*[((360)*(n-82)) + (2*sin(c))]
180 365
(III.2)

d= (180)* a sin (0.398*sin (a)) [52]


𝜋
(III.3)

Figure III.4: Les cordonnées horaires [53]

III .4.2: Angle horaire 𝝎(encore noté AH)


L'angle horaire mesure le mouvement du soleil par rapport à midi qui est l'instant où le soleil

35
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

passe au plan méridien du lieu zénith. Cet angle est formé entre la projection du soleil sur le
plan équatorial à un moment donné et la projection du Soleil sur ce même plan au midi vrai.

𝜔 = 15(𝑇SV − 12)
L’angle horaire est donné par la relation suivante :
(III.4)
Où :
TSV : est le temps solaire vrai.

III.5 : Les Cordonnées horizontales


Le repère horizontal est formé par le plan astronomique et la verticale du site. Dans
ce cadre, les coordonnées sont la hauteur(h) et l’azimut du soleil(a).

III.5.1 : Hauteur du soleil


L’angle formé par la direction du soleil et le plan horizontal, varie entre 0 et 90°.
Au lever et au coucher du soleil la hauteur vaut 0°.
L’expression de h est donnée par :
Sin (h) =sin (𝜑) sin (δ) +cos (𝜑) cos (δ) cos (ω)
h=arcsine [sin (𝜑) sin (δ) +cos (𝜑) cos (δ) cos (ω)] (III.5)

III.5.2 : L’azimut du soleil 𝑎 :


C’est l’angle formé par la projection de la direction du soleil et la direction sud.

sin(ω)*cos(δ)
La relation de l’azimut est la suivante :

cos(ℎ)
Sin (a) =

sin(ω)*cos(δ)
a=arc sin=
cos(ℎ)
(III.6)

Avec δ : déclinaison du soleil


ω ∶ L’angle horaire
h : la hauteur du soleil

36
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Figure III.5 : Les Cordonnées horizontales [53]

III.6 : Les Quatre Temps


III.6.1 : Le Temps Universel (T.U) :
C’est le temps civil moyen du méridien de Greenwich (méridien origine) appelé encore GMT
(Greenwich Mean Time):
TU = TSM – (L/15) (III.7)
Où :
L : est la longitude.
L > 0 : pour les villes situées à l’Est de Greenwich.
L < 0 : pour les villes situées à l’Ouest de Greenwich.
TU = TSM : pour le méridien de Greenwich.

III.6.2 : Le temps solaire vrai


Le temps solaire vrai, à un moment donné, est l’angle solaire horaire ω. Il est donné sous la
forme suivante :
TSV = 12 + ω/15 (III.8)
ω : En degré.
Si :
 ω = 0, TSV=12h.00
 ω< 0, la matinée
 ω> 0, après-midi.

III.6.3 : Le Temps Solaire Moyen (T.S.M) :


Il est appelé parfois temps locale (TSM), Il est donné par la relation :

37
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Et = TSV – TSM (III.9)


Avec :
Et : l’équation du temps, qui corrige le T.S.V par rapport au T.S.M. [min]
Et = 9.87 sin (2N‟) –7.53 cos (N‟) – 1.5 sin (N‟)
Où :
N‟ = (nj -81) ´ 360/365
nj : est le numéro du jour dans l’année.

III.6.4 : Le Temps Légal (T.L)


C’est le temps officiel d’un état, il est donné par :
TL = TU + ∆H (III.10)
Où :
∆H : le décalage horaire entre le méridien de Greenwich et l’état considéré.
∆H = 1 heure pour le Maroc.

III.7 : Equation du temps


Le temps Et varie de -14,5 minutes (du 10 au 15 Février) à +16,5 minutes (du 25 au 30
Octobre). Une bonne approximation du temps Et est donnée par l’équation suivante :
Et = 9.9 sin [2(0.986 j + 100)] − 7.7 sin (0.986 j − 2) (III.11)
Où :
Et : est exprimé en minutes et j est le numéro du jour dans l’année à partir du 1er janvier.[53]

III.8 : Constante Solaire


Constante solaire𝐼0, qui est la puissance incidente à l'extérieur de l'atmosphère à une surface
de 1 m2 perpendiculaire aux rayons du soleil, distance d = 1 UA (Astronomical Unit) du
soleil.

𝐼0 = 0∫ 𝐼𝜆 (𝜆)𝑑𝜆

(III.12)
L’intégration du spectre WRC (World Radiation Center) donne I0 = 1367 W. 𝑚−2. La
valeur actuelle est 𝐼0 = (1367 ± 21) W. 𝑚−[Link]
est variable tout au long de l'année car la distance soleil-terre elle-même varie
également (trajectoire elliptique). La correction de la distance terre soleil est donnée par :
Ct− = 1 + 0.033. cos (360*n)
365
(III.13)

Avec :

38
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

n : numéro du jour dans l’année.


La constante solaire corrigée est : [54]
Ic = I0Ct−s (III.14)

III.9 : Les Différents Types De Rayonnement Solaire


Le rayonnement solaire est un rayonnement thermique qui se propage sous la forme d’ondes
électromagnétiques. En dehors de l’atmosphère terrestre, il donne un éclairement énergétique
à peu près constant et égale à 1367 W/m², appelé de ce fait constant solaire.

III.9.1 : L’éclairement direct


L’éclairement solaire direct se définit comme étant l’éclairement provenant du seul disque
solaire. Il est donc nul lorsque le soleil est occulté par les nuages.

III.9.2 : L’éclairement diffus


Dans sa traversée de l’atmosphère, l’éclairement solaire est diffusé par les molécules de l’air
et les particules en suspension. L’éclairement solaire diffus n’est donc nul que la nuit.

III.9.3 : L’éclairement global


C’est la somme des deux types d’éclairements direct et diffus. [55]

39
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Partie 2 : Modélisation de champ d’héliostats.

III.10 : Configuration du champ d’héliostats


La conception d’un champ d’héliostats est d’une centrale solaire à tour n’est pas facile car
l’ensemble des paramètres à définir possède un grand nombre de degrés de liberté. Il existe
déférents types de champs d’héliostats : des champs circulaires, des champs symétriques
orientés au Nord, des champs asymétriques avec des héliostats très grands et des héliostats
plus petits et plus serrés, etc.…
La disposition radiale en quiconque est utilisée dans l’optimisation de notre champ d’étude
qui dispose de 16 héliostats où on a défini tout d’abord le rayon de la première rangée
d’héliostats.
Cette disposition radiale en quiconque consiste ensuite à déterminer un écartement azimutal
entre les héliostats d’une rangée et un écartement radiale entre chaque rangée. Ces deux
paramètres sont habituellement en fonctions caractéristiques de champ d’une tour solaire.
Pour cette configuration on a choisi le code de Collado qui utilise dans son modèle une
distance entre 40 à 50% de la hauteur de la tour.

III.11 : Modèle de position du solaire


Pour calculer la distribution géométrique des centres des héliostats sur le champ solaire il
est nécessaire d’inclure un modèle de positionnement solaire défini par les équations
suivantes qui ont été abordées dans la partie 1 de ce chapitre :
 Déclinaison du soleil
 Hauteur angulaire du soleil
 Azimut du soleil

III.11.1 : Disposition En Quiconque Radial


L’approche pour générer le champ décalé est identique à celle utilisée dans le code CAMPO,
la configuration obtenue de notre centrale en utilisant ce code est illustrés dans la figure ci-
dessous :

40
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Figure III.6 : Schéma de Disposition En Quiconque Radial [56]


Le diamètre caractéristique (DM) présenté dans la figure III.6 est défini par la relation
suivante :
DM=DH+dsep (III.15)
Où :
DH : est le périmètre des polygones régulier
La distance de sécurité supplémentaire dsep est donnée par :
dsep =[Link] (III.16)
Avec : ds est le rapport entre la distance de sécurité supplémentaire et la hauteur de l'héliostat
La distance radiale minimale entre les rangées d’héliostats est égale à la hauteur d’un triangle
équilatéral et est donnée comme suite :
∆𝑅𝑚𝑖𝑛 = 𝐶𝑜𝑠30° . 𝐷𝑀 (III.17)
∆𝑅𝑚𝑖𝑛 est la distance radiale minimale
Pour réaliser une optimisation plus précise et plus faible ; l‟équation ci-dessus a été
modifiée comme suit :
∆Ri = fR,iDM (i=1, 2) (III.18)
fR,i > 𝐶𝑜𝑠 30°
Où :
𝑓𝑅,𝑖 : est le paramètre d’optimisation défini dans le code de
calcul. i : désignée le numéro de la zone ou son situes les
héliostats.
Grace au paramètre 𝑓𝑅,𝑖 l’espacement radial entre les ranges d’héliostats pour chaque zone
peut être contrôlée indépendamment dans un intervalle de [0,866 : 2,0].
L’incrément azimutal est la distance angulaire entre les héliostats adjacents du 1er anneau
dans chaque zone est défini comme suit :

41
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

∆𝛼𝑧1 = 2 𝑠𝑖𝑛−1 (𝐷𝑀/2𝑅1) ≅ 𝐷𝑀/𝑅1 (III.19)



:
𝑅1 : est le rayon de 1er anneau dans la 1er zone dans laquelle une zone est définie comme un
groupe d’anneaux qui en un espacement azimutal constant.
L’équation pour l’espacement azimutal a été modifiée pour effectuer l’optimisation et elle est
présentée comme suit :

∆𝛼𝑧𝑖 = 𝑓𝛼𝑧,𝑖𝐷𝑀/𝑅𝑖𝑓𝛼𝑧,𝑖 > 1 (III.20)



:
f z,i > 1 : est le 2eme paramètre d’optimisation.

L’espacement azimutal entre les héliostats pour chaque zone peut être contrôlé
indépendamment, dans un intervalle [1:2].
En raison de la configuration en quinconce radial à mesure que l’on progresse dans les ranges,
l’espacement azimutal entre les héliostats adjacent augmente. Lorsque l’espacement azimutal
devient suffisamment grand pour qu’un héliostat supplémentaire puisse être place dans cet
espacement, un besoin de redéfinir de l’incrément azimutal se fait sentir. Ainsi, une nouvelle
zone est formée. De même, pour les autres zones, on peut déterminer l’incrément azimutal
comme suit :
∆𝛼𝑧𝑖 = ∆𝛼𝑧𝑖−1/2 (III.21)
Où :
I : représente le numéro de la zone.
Et cette équation est valable à partir de la deuxième zone.
Le nombre de ranges de chaque zone a ensuite été définie comme suite :
𝑁𝑟𝑜w𝑠1 = 𝑅1 = 𝐷𝑀.𝑁ℎ𝑒𝑙1 /(𝐷𝑀. √3 /2)
∆𝑅𝑚𝑖𝑛
(III.22)
2𝜋

Et le même calcul est effectué pour déterminer les autre rangés, plus de détails sur le
calcul optique de notre mini centrale est expliqué en détail dans [57], [58].
Un autre outil a été utilisé aussi dans le calcul optique, il s’agit de logiciel de ray-tracing
TracePro, quelques résultats obtenus avec ce dernier sont présentés dans les figures ci-
dessous :

42
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Figure III.7 : Positionnement des 16 héliostats [57], [58].

Figure III.8 : Configuration optimale de champ [57] [58].

43
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Figure III.9 : la distribution de flux tombant sur le récepteur (densité de flux) [57] [58].

44
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Partie 3 : dimensionnement thermique et


thermodynamique
III.12 : Design thermodynamiques de RDSG [59]
Afin d’essayer d’obtenir un rendement annuel maximal de conversion solaire dans la virtuelle
centrale solaire à tour qui contiens 16 héliostats, l’équipe M.C.T de l’unité de recherche
appliqué sur les énergies renouvelables qui fait partie au centre de développement des
énergies renouvelable Masen, cette dernière a envisagé une innovation d’un absorbeur solaire
à tour à génération directe de vapeur (RDGS) en lui intégrant un évaporateur-préchauffeur à
plusieurs niveau de température et avec 7.25 litres pour produire la quantité de vapeur
souhaitée pour le fonctionnement de la centrale (figure III.7).

Figure III.10 : présentation de l’absorbeur et des 16 héliostats de la mini centrale de tour étudiée Noor
Ouarzazate
L’évaporateur-préchauffeur fonctionne comme un seul module ; l’eau à l’aide d’une valve
d’admission à une température Tin= 30°C commence à se préchauffer et l’eau s’évapore à
l’aide d’un injecteur de vapeur à une température Tf =120.1°C sous une pression de 2 bars
dans la partie d’évaporation. Une valve de sécurité est en exigence afin de la déclencher sous
une pression de 2.5 bars en cas d’endommagement de l’injecteur de vapeur, une sonde de
pression et de température sont ajouter afin de contrôler les pressions et les températures de
travail.
A l’aide de l’image produite par les héliostats sur le point focal du récepteur (flux réfléchi par

45
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

les héliostats) et pour éviter les pertes optiques par débordement, les membres de l’équipe
M.C.T ont opté pour la conception d’un évaporateur utilisé pour le préchauffage du HTF de
85cm de longueur ,85cm de largeur et 2cm d’épaisseur.
Afin d’évaluer les performances de l’évaporateur, un modèle mathématique et thermique sera
développé, ces derniers présentent et expliquent bien tous les phénomènes physiques de notre
absorbeur et par la suite une analyse thermodynamique sera établie puis modélisé sous
Matlab.
Pour la résolution de ces modèles (thermiques et thermodynamiques), le sous-programme X
Steam développé sous Matlab est utilisé pour calculer les propriétés thermodynamique et
thermo-physique du fluide de travail (eau-vapeur). X Steam sous Matlab est une
implémentation de la formulation standard IAPWS IF97 qui va assuré d’avoir toutes ses
propriétés. Il est programmé comme un fichier .m de Matlab. XSteam est également
disponibles pour MS Excel ou OpenOffice.

III.13 : Analyse thermique de RDSG


III.13.1 : Bilan d’énergie
Pour un volume de contrôle donné, le bilan de conservation d’énergies s’écrit :
Qin-Qevp-Qpr-Qperte=0 (III.23)
Avec :
 QIN : flux qui entre donné par la loi

Qin= Nn*OP*DNI (III.24)


Nn : nombre d’héliostats qui est égal à 17
OP : rendement optique (%)
DNI : Direct Normal Irradiation
 QEVP : flux d’évaporation donné par la loi

Qevp= (HVS-HLS) (III.25)


HVS : enthalpie de la vapeur saturée
HLS : enthalpie du liquide saturée
 QPR : flux de préchauffage donné par la loi

Qpr= H120-H30 (III.26)


H120 : enthalpie de fluide à 120°C

46
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

H30 : enthalpie de fluide à 30°C


 QPERTE : pertes thermique donné par la loi

Qperte = Qcf+Qcn+Qr (III.27)


QCF : pertes par convection forcé
QCN : pertes par convection naturelle
QR : pertes par rayonnement
Les différents pertes et échanges thermique effectué au niveau de l’absorbeur sont présentés
dans la figure 3

Figure III.11 : schéma de différentes pertes et échanges thermique effectuées au niveau de


l’absorbeur.

III.13.2 : modèle transfert thermique pour génération de vapeur


Dans le régime d’ébullition nucléée 5°C≤ ∆𝑇𝑒𝑥𝑐𝑒𝑠𝑠 ≤ 30°𝐶 le développement des
relations théoriques pour le transfert de chaleur est difficile à cause des différentes
complications telles que la nature de nucléation, le type et l’état de la surface chauffée. Dans
ce cas on doit s’appuyer sur des relations basées sur des données expérimentales et la
corrélation de Rohsenow est la plus utilisée qui est exprimée comme suit :

q. nb.R=µl*hfg[ g(𝜌𝑙*𝜌𝑣) 1⁄ 𝐶𝑝𝑙


] 2 (𝑇𝑠−𝑇𝑠𝑎𝑡)
𝑛]
3
(III.28)
σ
[
𝐶𝑠𝑓*𝐻𝑓𝘨*𝑃𝑟𝑙

Avec :

47
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

.
q nb :flux de chaleur de l'ébullition nucléée (corrélation de Rohsenow), W/m2

µl : viscosité dynamique du liquide, kg/m.s


hfg : enthalpie de vaporisation, J/kg
g: Gravité m/s2
ρl : densité du liquide, kg/m3
ρv: densité de la vapeur, kg/m3
σ: tension superficielle de l'interface liquide-vapeur, N/m
Cpl: chaleur spécifique du liquide, kJ/kg.K
TS: température de surface de l'appareil de chauffage, K
TSAT : température de saturation du fluide, K
Csf : constante expérimentale qui dépend de la combinaison surface-fluide
𝑃𝑟�𝑛 : Nombre de Prandtl du liquide
n: constante expérimentale qui dépend du fluide

III.13.3 : Calcul des pertes thermiques


En fonction de la façon dont le mouvement du fluide est initié. Le transfert de chaleur par
convection dépend fortement des propriétés du fluide : viscosité dynamique, conductivité
thermique, densité et chaleur spécifique (CP), ainsi que de la vitesse V du fluide. Il dépend
également de la géométrie et de la surface solide, ainsi que du type d'écoulement du fluide
(Laminaire ou turbulent).Ainsi, nous nous attendons à ce que les relations de transfert de
chaleur par convection soient assez complexes, car la convection dépend de nombreuses
variables et le coefficient de transfert de chaleur par convection h peut être défini comme
étant le taux de transfert de chaleur entre une surface solide et un fluide alors il ne faut pas se
laisser tromper par la simple apparence de cette relation, car le coefficient de transfert de
chaleur par convection h dépend de plusieurs variables mentionnées, et est donc difficile à
déterminer .Dans notre cas on a les pertes par convection qui sont classée en convection
naturelle (ou libre) et convection forcée.
Aussi on a les pertes par rayonnement qui représentent le flux émis par chaque point d'une
surface plane dans toutes les directions de l’ambiance. La quantité qui décrit la magnitude du
rayonnement émis ou incident dans une direction spécifique de l'espace est l'intensité du
rayonnement. Les différents flux de rayonnement tels que la puissance émise, l'irradiation, et
la radiosité sont exprimés en termes d'intensité. Ceci est suivi par une discussion des
propriétés radiatives des matériaux telles que l'émissivité, l'absorptivité, la réflectivité, et leur

48
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

dépendance à la longueur d'onde, à la direction, et de la température.

III.13.3.1 : pertes par convection naturelle


Dans le cas de la convection naturelle, tout mouvement du fluide est provoqué par des
moyens naturels tels que l'effet de flottabilité, qui se manifeste par la montée du fluide plus
chaud et la chute du fluide plus froid. Et dans notre cas le récepteur est exposé a l’air
ambiant et la corrélation qui décrits les pertes par convection naturel est comme suit :
Qcn=[Link](TS-T∞) (III.29)
Avec :
Qcn : pertes par convection naturel (W)
TS: température de la surface, (K)
T∞: température du fluide suffisamment loin de la surface, (K)
As : la surface d’échange, (m2)
hcn : le coefficient de transfert de chaleur par convection naturel,(W/m2. K)
𝑁𝑢*𝐾
h cn= 𝐿 (III.30)
Avec :
K : coefficient de transfert de chaleur par conduction, (W/m2·K)
L : longueur caractéristique, (m)

h*Lc
Nu : nombre de Nusselt donnée par la loi
Nu= = C (Gr*Pr) n=C*𝑅𝑎𝑛 (III.31)
𝐿
k

Avec :
C et n des constantes a déterminés expérimentalement et qui dépend de la géométrie de la
surface et du régime d'écoulement, qui est caractérisé par la plage du nombre de Rayleigh.
Régime laminaire : n=1
4

Régime turbulent : n=1


3

Ra : le nombre de Rayleigh donnée par la loi


g×𝛽(𝑇𝑠−𝑇∞)𝐿3
×Pr
92
Ra (III.32)
=
Avec :
g : La force de gravité; m/s2
β : Le coefficient d'expansion thermique

49
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

9 : La viscosité cinématique, m2/s


Pr : le nombre de Prandtl donnée par la loi
Diffusion µ*Cp
mouvemen𝑡 moléculaire de la quantité de
Pr= = (III.33)
Diffusion moléculaire de la chaleur K
Avec :
µ : viscosité dynamique, kg/m.s
Cp : chaleur spécifique, kJ/kg.K
K : coefficient de transfert de chaleur par conduction, (W·m−2·K−1)
On a pour une plaque vertical isotherme (Ts=constant) la relation recommandée pour le
nombre de Nusselt et la plus applicable sur toute la gamme du nombre de Rayleigh et qui est
précise dans la gamme 10-1<RaL<109 est :
1⁄
0.387*𝑅𝑎 6

Nu= [0.825 𝐿
]2
+
9 (III.34)
0.492 ⁄16 8
[1+( ) ] ⁄27
𝑃

III.13.3.2 : pertes par convection forcée externe


En convection forcée, le mouvement relatif entre le fluide et la surface est maintenu par des
moyens externes Tels qu'un ventilateur ou une pompe. Et dans notre cas le moyen externe qui
génère ce phénomène c’est le vent et la corrélation qui le d’écrit est :
Qcf= AS×hCF (TS-T∞ ) (III.35)
Où :
Qcf: pertes par convection forcée, (W)
As : la surface d’échange, (m2)
TS: température de la surface, (K)
T∞: température du fluide suffisamment loin de la surface, (K)
hcf: coefficient de transfert de chaleur par convection forcé, (W/m2. K)
𝑁𝑢*𝐾
hcf= 𝐿 (III.36)
Où :
Nu : le nombre de Nusselt

Nu=C.𝑅𝑒�𝑚.Prn (III.37)
On a pour une plaque verticale le nombre de Nusselt est donnée dans une gamme du nombre
de Reynolds : 6300<Re<23600 comme suit :

Nu=0.25*Re0.731*𝑃𝑟1⁄3 (III.38)
Où :

50
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception
Re : Le nombre de Reynolds d'une plaque plane verticale est exprimé comme suit :

51
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

𝞀.𝑉 𝑉forces d𝘍inertie


Re=
= = (III.39)
forces de viscosité µ 9
Avec :
ρ : La masse volumique du fluide kg/m3
𝑉 : vitesse du fluide m/s
Le nombre de Reynolds joue un rôle fondamental dans la caractérisation de l‟écoulement :
 Régime laminaire : Re<5×105 et P r >0.6
 Régime turbulent : 5×105< Re<5×107 et 0 . 6 < Pr<0.60

III.13.3.3 : pertes par convection mixte


La convection mixte est générée par la combinaison d’un mouvement de convection naturelle
et de convection forcée. Lorsqu’on détermine le transfert de chaleur dans des conditions de
convection naturelle et forcée (mixte), on additionne les deux contributions de la convection
dans les écoulements favorables et de les soustraire dans les écoulements défavorables. Un
examen des données expérimentales suggère une corrélation de transfert de chaleur par
convection mixte est sous cette forme :
Qmixte=hmixte×AS×(TS-TFILM) (III.40)
Avec :

)1⁄
h 𝑚 =(ℎ
mixte
𝑚
+ ℎ𝑚 (III.41)
𝐶𝐹 𝐶𝑁

On à m est un coefficient empirique varie entre 3 et 4 et dans l’absorbeur solaire m =3.2

III.13.3.4 : pertes par rayonnement


Dans notre cas on a deux sortes de pertes par rayonnement l’une est vers l’ambiance et l’autre
vers le ciel (sky) et le coefficient de transfert de chaleur par rayonnement pour les deux cas est
données par ces corrélations :
[Link]= 𝜎 × ε ×(TS.out2+T amb 2)×(T [Link] +Tamb ) (III.42)
[Link]= 𝜎 × ε ×(T [Link]+T sky)
×(T
2
[Link] +T sky ) (III.43)
2

Avec:
[Link]:coefficient de transfert de chaleur par rayonnement vers l’ambiant
[Link]:coefficient de transfert de chaleur par rayonnement vers le sky

σ : Constant de Stephan-Boltzmann; σ = 5.67*10-8(W⁄𝑚2 * 𝐾4 )

ε : Émissivité du récepteur
Tamb : la température à l’ambiant (K)
Tsky : la température vers le sky (K)

52
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

[Link] : la température de surface a la sortie (K)


Donc on remarque qu’on a deux types de pertes d’énergies par rayonnement :
.
 Pertes vers l’ambiance q amb

q amb=0.5×[Link]×AS ([Link]-Tamb)
.
(III.44)
.
 Pertes vers le sky q sky

q sky=0.5×[Link]×AS ([Link]-Tsky)
.
(III.45)
Alors on a les totales pertes par rayonnement s‟écrit sous cette forme :
. .
QR= q amb+ q sky (III.46)

III.14 : Calcul du flux incident sur la surface

Qabs=𝛼rec×(Qinc-Qperte) (III.47)
Avec :
.
q abs : flux absorbé, (W/m2)

𝛼rec : Absorption du récepteur qui est : 𝛼rec=0.95


Qinc puissance incidente du champ donné par la loi :
Qinc= DNI×Nn×As.h× opt (III.48)
Où :
DNI∶ Direct Normal Irradiation
Nn: nombres d‟héliostat 17
As.h: Surface de l'héliostat simple 1.5*1.5 (m2)
opt: Efficacité optique

III.15 : Flux net

Qnet=Qabs-Qnb (III.49)
Avec :
Qnet : flux net (W)
Qabs: flux absorbé, (W/m2)
Qnb : flux de l‟ébullition nucléé donnée par la loi
.
Qnb=Aabs* q nb.R (III.50)

53
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

Avec :
.
q nb.R : corrélation de Rohsenow, (W/m2)
Aabs : surface l’évaporateur-préchauffeur (m2)
Aabs=L*W (III.51)
L : longueur du l’évaporateur-préchauffeur ; L= 0.8
(m) W : largeur du l’évaporateur-préchauffeur ; L= 0.8
(m)

III.16 : Temps de préchauffage

M*Qp
t (III.52)
re=
q abs
pre .

Avec :
tpre: temps de préchauffage (min)
M : Volume de liquide 7.25 (L)
Qpré : puissance de préchauffage donnée ;(kJ/kg)
Qpré = h120-h30 (III.53)
Avec :
h120 : l’enthalpie du liquide à 120°C ; (kJ)
h30 : l’enthalpie du liquide à 30°C ; (kJ)

III.17 : Propriété thermo physique du l’air


Les principales propriétés thermo physique de l’air utilisé dans notre programme sont comme
suit :
 Conductivité du l’air W.m-1.k-1

Kfilm=351.99*T film-1+344.84*T film


-2
(III.54)
 La viscosité dynamique de l’air [M.L-1.T-1]

1.5
1.4592*𝑇
𝜇 [ 𝑓𝑖𝑙
]
Film= 109.1 +𝑇𝑓𝑖𝑙𝑚 (III.55)
 Densité de l’air kg/s 106

2.334*10−3*𝑇1.5 164.54+𝑇𝑓𝑖𝑙𝑚
𝜌film=

54
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

(III.56)

55
Chapitre III : Etude du gisement solaire, Méthodologie et Modélisation de conception

 La chaleur spécifique m2/s

[Link]=Tfilm (1030.5-0.19975) +3.9734*10-4*𝑇2𝑓𝑖𝑙 (III.57)


 La viscosité cinématique kJ/kg.K
1.5
1.4592*𝑇
[
𝑣amb
109.1+𝑇
𝑎𝑚𝘣
𝑎𝑚𝘣
]*106

351.99*𝑇 *
(III.58)
= −1+344.84
𝑇−2
𝑎𝑚𝘣 𝑎𝑚𝘣

 La conductivité de l’air dans les conditions d‟ambiance


2.334*10−3*𝑇1.5
Kamb=
164.54+𝑇𝑎𝑚𝘣
(III.59)

 Nombre de Prandtl

[Link]* 𝜇Film
𝐾𝑎𝑚𝘣
(III.60)
P r=

III.18 : Le rendement du récepteur


Q
𝑎𝘣𝑠
=𝑞𝑖𝑛𝑐 (III.61)
Avec :

qinc= DNI×Nn×As.h (III.62)


Avec :
Qabs : flux absorbé, (W/m2)
qinc : puissance incidente
DNI ∶ Direct Normal Irradiation
Nn : nombres d’héliostat 16
As.h : Surface de l'héliostat simple 1.5*1.5 (m2)

56
Chapitre IV : Résultats et
discussions.
Chapitre IV : Résultats et discussions

IV.1. Introduction
L’objectif de ce chapitre est de présenter les résultats de la modélisation développée dans le
chapitre précédent, ces résultats concernent le dimensionnement thermique de l’absorbeur
solaire à tour à génération direct de vapeur. Notre étude a été réalisée sur le central à tour qui
contient 16 héliostats et tour de 9 mètres de hauteur, virtuellement située à l’unité de
recherche appliquée sur les énergies renouvelables, sous l’encadrement du M. Abdelkarim et
son équipe où nous avons contribué à l’étude théorique de ce projet durant un stage effectué
dans cette dernière. Nos missions durant ce stage sont :
 Développer un modèle numérique sous Matlab pour évaluer les irradiations normales
directes pour le site du Complexe Noor Ouarzazate.
 Déterminer les performances optiques du champ d’héliostats en fonction du
dimensionnement de l’absorbeur, à l’aide du code de Dr. Belaid.
 Participation au perfectionnement d’un code numérique afin d’évaluer les
performances thermiques et estimer les déférentes pertes thermiques de l’absorbeur.

A l’aide des différents codes développé sous Matlab, on va effectuer une étude de sensibilité
où on va présenter les erreurs de convergences, la stabilité du débit de vapeur et de
température de surface, et la variation de la densité du flux en fonction de la longueur de
l’absorbeur.
Enfin on va présenter une fiche technique sous forme d’un tableau récapitulatif englobant
toutes les performances de notre absorbeur.

Les différents résultats trouvés sont illustrés sur les figures ci-dessous :

56
Chapitre IV : Résultats et discussions

IV.2 : discussion des figures

900

800 X: 13
Y: 834.6

700
Direct Nor Inc Cap,[kW/m2]

600

500

400

300

200

100

0
6 8 10 12 14 16 18 20
Hour,[h]

Figure IV.1 : Représentation graphique du DNI durant la journée

La figure (1) illustre la variation du DNI de 6h de matin jusqu’ à 20h de la journée. On


remarque que la valeur DNI augment durant la matinée jusqu’à 13h où sa valeur tiens le pique
de 834.6 et commence à diminuer durant l’après-midi jusqu’au coucher du soleil ce qui nous
aide aussi à obtenir les heures du levé et du coucher du soleil.

57
Chapitre IV : Résultats et discussions

0.9
X: 0.85
Y: 0.9103
0.8
Field optical Effeciency [%]

0.7

0.6

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4
Absorber length [m]

Figure IV.2 : l’évolution de l’efficacité optique par rapport à la longueur de l’absorbeur

La figure (2) représente la variation de l’efficacité optique en fonction de la longueur de


l’absorbeur, les résultats montrent que l’efficacité optique augmente avec l’augmentation de
la longueur du récepteur jusqu’à une valeur de 1 m où elle commence à se stabilisée cela
explique sur le fait que la carte du flux générer par les 16 héliostats est complètement
intercepter par la surface de l’absorbeur.

0.04

0.035

0.03

0.025
Error [%]

0.02

0.015

0.01

0.005

0
1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
Iterations

Figure IV.3 : graphe l’erreur de convergence en fonction des itérations.

Le graphe de la figure (3) montre l’erreur de convergence en fonction du nombre d’itération,


on peut noter que le système d’équation converge vers une précision voulu que st 10-6 à partir

58
Chapitre IV : Résultats et discussions

de la 4éme itération, cela nous confirme que notre algorithme est fonctionnel.

-3
10.04 x 10

10.02

10
steam Mass flow rate [kg/s]

9.98

9.96

9.94

9.92

9.9
1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
Iterations

Figure IV.4 : graphe de correction du débit d’évaporation (mevap) en fonction du nombre


d’itérations.
Le graphe de la Figure (4) montre la convergence du débit d’évaporation en fonction du
nombre d’itération, on remarque que le débit commence à se stabilise à partir de la 2éme
itération et atteint la précision voulu a l’itération numéro 4 et prend une valeur de 10.02*10 -3
[kg/s].

125.65

125.6
inside surface temperatur[°C]

125.55

125.5

125.45

125.4

125.35
1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
Iterations

Figure IV.5 : graphe de variation de température de surface intérieur Ts en chaque itération.


Le graphe de la Figure 5représente la variation de la température de surface intérieure de

59
Chapitre IV : Résultats et discussions

L’absorbeur Ts en fonction du nombre d’itération. On remarque que la température


commence à se stabilise à l’itération numéro 2 et prend la valeur voulu qui est 124.2209°C à
l’itération numéro 4.

6.5
detT,Texcess=(Ts-Tsat) [°C]

5.5
X: 85
Y: 5.106

4.5

4
0 20 40 60 80 100 120
Absorber length [cm]

Figure IV.6 : L’influence de la longueur de l’absorbeur sur la variation de l’écart de


température (Texcess) (bleu) et la température de référence minimal (rouge)
La figure (6) illustre la variation de la température T excess = Ts-Tsat en fonction de la longueur
de l’absorbeur. Sachant que le régime d’évaporation doit s’effectuer au régime nucléé et pour
éviter d’entrer dans le régime du phénomène physique de transfert de chaleur (Natural
Convection Boilling régime) qui est inférieur à 5°C. De Cela on peut conclure que Texcess
dans ce cas prend une valeur optimale égale à 5.106°C pour une longueur de 85 cm.

60
Chapitre IV : Résultats et discussions

5
x 10
18

16

14

12

10
flux density

8
[w/m2]

2 X: 85
Y: 3.821e+04

0
0 20 40 60 80 100 120
Absorber length [cm]

Figure IV.7 : variation de la densité de flux le long de l’absorbeur (vert) et la densité


maximal (rouge) par rapport à la longueur de l’absorbeur
La figure (7) illustre la variation de la distribution de la densité du flux et le flux max limite à
ne pas dépasser pour ne pas rentrer dans le phénomène physique de transfert de chaleur
(Linder Forst effect) en fonction de longueur de l’absorbeur. On remarque dans ce graphe que
dans tous les cas de longueur la densité ne varie pas beaucoup et diminue un peu mais ne
dépasse pas le flux maximum sur toute la longueur. En générale on remarque que la densité
du flux est inversement proportionnelle à la longueur de l’absorbeur.

61
Chapitre IV : Résultats et discussions

0.9

0.8
X: 85
Y: 0.81
0.7
Absorber Effeciency(%)

0.6

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0
0 20 40 60 80 100 120
Absorber length [cm]

Figure IV.8 : l’évolution du rendement thermique en fonction de la longueur


Le graphe de la figure (8) illustre l’évolution du rendement thermique en fonction de la
longueur. Nous remarquons que l’efficacité thermique du l’absorbeur augmente avec
l’augmentation de la longueur du récepteur jusqu’à ce qu’il atteigne une valeur maximale de
81.17% pour une longueur de 90 cm ; après on remarque une diminution du rendement de
l’absorbeur cela est dû aux pertes thermiques qui deviennent importantes comme le montre la
figure (9) causées par le surdimensionnement de notre récepteur. Cela nous laisse conclure et
à partir des résultats obtenus de la figure (6) que la longueur optimale pour notre absorbeur
est de L=85cm.

62
Chapitre IV : Résultats et discussions

4
x 10
3

Absorbed Net
2.5 convectif Losses

2
Power [W]

1.5

0.5

0
0 20 40 60 80 100 120
Absorber length [cm]

Figure IV.9 : évolution des pertes thermique et de la puissance absorbée en fonction de la


longueur de l’absorbeur.
La figure (9) représente la variation de la puissance absorbée et des pertes thermique en
fonction de la longueur. Où on remarque qu’à 90 cm les pertes commencent à être
importantes et le rendement diminue ce qui confirme les résultats trouvés dans la figure (8).

IV.3 : Fiche technique des résultats


Puissance totale des héliostats 31.925 [kW]
Puissance totale intercepté par l’absorbeur 27.6 [kW]
Puissance nette absorbée 25.860 [kW]
Pertes totales 6.0723 [kW]
Pertes optique 4.3250 [kW]
Pertes convectif 1.1070 [kW]
Pertes par rayonnement 0.6403 [kW]
Puissance requise pour le préchauffage 3.7923 [kW]
Puissance requise pour l’évaporation 22.068 [kW]
Densité du flux sur l’absorbeur 38.2106 [kW/m2]
Température de surface de l’absorbeur 126.32 [°C]
Débit d’évaporation 10 [g/s]
Temps d’évaporation 12.0133 [min]

63
Chapitre IV : Résultats et discussions

Temps de préchauffage 1.7617 [min]


Rendement de l’absorbeur 81 [%]
Tableau IV.1 : tableau récapitulatif d’une fiche technique des performances thermique
et thermodynamique de l’absorbeur
Dans ce tableau, nous avons présenté les différentes performances optiques et thermiques de
RDSG. Concernant les performances optiques nous avons une puissance totale reçue par les
héliostats (énergie solaire) égale à 31.925 kW, cette dernière représente l’irradiation normale
directes (DNI) captée ou collectée par les héliostats, après avoir réfléchi cette énergie
radiative par les héliostats, nous avons une puissance interceptée par le récepteur égale à 27.6
kW (le flux solaire réfléchi par le champ d’héliostat), en analysant ces deux valeurs on voit le
faible écart enregistrée entre ces deux puissances (4.3250 kW), cette valeur représente les
pertes optique (pertes par ombrage, blocage, atténuations atmosphériques, et débordement).
Ce faible écart entre la puissance reçu et celle collectée revient à la bonne maitrise des pertes
optiques (très faible par rapport à la puissance), cela revient au bon dimensionnement de notre
absorbeur et du champ d’héliostat.
La puissance totale collectée par l’absorbeur (27.6 kW) va être transférée au fluide
caloporteur (l’eau) afin de convertir l’énergie radiative du soleil en énergie thermique
utilisable. Cette dernière n’est pas totalement absorbée par l’eau car une partie va être perdue
soit par rayonnement ou convection. Les pertes thermiques de notre absorbeur sont très
maitrisables, cela est apparent aux valeurs des pertes trouvée à l’aide de notre modèle
développé qui sont très faibles : 1.107 kW de pertes convective (l’air qui circule au-dessous
de l’absorbeur qui va le refroidir), et 0.6403 kW de pertes radiatives (émissivité de
l’absorbeur dans l’infra-rouge), et donc à la fin nous avons une énergie utile absorbée par
l’eau égale à 25.86 kW.
Cette puissance va être utilisée d’une part pour le préchauffage de l’eau avec une
consommation de 3.7923 kW, d’autre part 22.068 kW va être utilisée pour la production de
10g/s de vapeur d’eau sous une densité de flux égale à 38.2106 kW/m 2 et à une température
de surface de l’absorbeur égale à 126.32 °C. Pour produire cette quantité du débit de vapeur
il nous faut seulement 1.7617 min pour le préchauffage et 12.0133 min pour l’évaporation et
cela afin d’avoir un rendement de l’absorbeur égale à 81%.

64
Chapitre IV : Résultats et discussions

100% 86.45% 81 %

3.45% 2%

13.55%

Total power of the Heliostat

Total power absorbed by the absorber

Net absorbed power

Optical losses

Convection losses

Radiation losses

Figure VI.10 : diagramme d’énergie des échanges thermique dans l’absorbeur

La figure ci-contre représente un diagramme d’énergie des échanges thermiques effectué au


niveau de l’absorbeur où les pertes thermiques sont maitrisables avec un petit pourcentage de
5.45% et une puissance nette très acceptable avec 81% ce qui prouve le bon rendement de
l’absorbeur.

65
Chapitre V : Conclusion
générale
Chapitre V : Conclusion générale

Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à la génération directe de vapeur dans un
absorbeur solaire à tour d’une centrale solaire thermodynamique située à l’unité de recherche
appliquée sur les énergies renouvelables a complexe Noor.
Premièrement, on a discuté de quelques problèmes écologiques et la limites des énergies
fossiles par rapport aux développements industriels et la consommation énergétique qui est
excessives, aussi de l’obligation de l’utilisation des énergies renouvelables en particulier
l’énergie solaire en présentons quelques statistiques du potentiel solaire mondiale et plus
précisément celui du Maroc.
Après avoir dressé dans le chapitre 2 une synthèse bibliographique sur les généralités des
énergies renouvelables et une brève présentation des applications de l’énergie solaire, et un
peu en détail le solaire thermique à concentration avec une description des diverses
technologies des CSP, nous avons présenté aussi un état de l’art et un état des lieux sur les
centrales solaires à tour en principe les absorbeurs solaires qui présentent l’objectif principal
de notre travail. A travers cette étude approfondie effectuée on a constaté que plusieurs
chercheurs et entreprises s’intéressent à cette technologie, vu à ses avantages, et son aptitude à
être une excellente alternative des centrales solaire conventionnelles.
C’est pourquoi on a fait dans le chapitre 3 une étude détaillée sur une innovation d’un
absorbeur solaire d’une minicentrale à tour conceptionnel dans le site de Noor 3, cette étude a
été faite à travers une modélisation optique et thermique où nous avons analysé tous les
paramètres à savoir : Premièrement, le rayonnement solaire l’acteur principal du travail, a fait
l’objet de la première partie de ce chapitre. Quelques définitions des paramètres
astronomiques, ainsi que les modèles utilisés pour l’estimation du rayonnement solaire
notamment celui de Capderou qui a été utilisé pour estimer l’éclairement direct sur le site de
Ouarzazate à l’aide d’un code de calcul développé sous Matlab. Dans la deuxième partie, les
performances optiques du champ d’héliostats en fonction des dimensions de l’absorbeur ont
été analysées et discutées, ainsi que les performances thermiques de l’absorbeur ont été
étudiées et analysées en détail dans la troisième partie. Un modèle mathématique développées
à cet effet sous Matlab qui nous a permet de déterminer toutes les performances de notre
minicentrale, cet outil numérique nous a permet de faire une étude de dimensionnement,
d’optimisation, en faisant varier les divers paramètres pertinents qui peuvent avoir une grande
influence sur le rendement optique, thermique de notre absorbeur solaire.
Dans le chapitre 4, nous avons présenté les résultats obtenus et leurs interprétations, où une
étude paramétrique détaillée a été effectuée, cette dernière permettant de déterminer
l’influence de chaque paramètre sur les performances de l’absorbeur à savoir : le DNI, la

67
Chapitre V : Conclusion générale

longueur de l’absorbeur, la température de surface T s, la densité du flux et les pertes


thermiques. Un calcul de dimensionnement, et d’optimisation a été effectué afin de déterminer
la configuration optimale de l’absorbeur et les diverses performances à savoir : le rendement
optique, le rendement thermique. Une estimation des différentes pertes a été faite, elles
concernent les pertes optiques et les pertes thermiques du récepteur tel que : les pertes
convectives soit par convection forcée ou naturelle et les pertes par rayonnement, où nous
avons pris en considération tous les paramètres influençant sur les pertes thermiques, sur la
base des résultats obtenus, on peut conclure que :
 Les pertes optiques de notre champ solaire sont très faibles (Rendement optique égale
à 91%), cela est un signe de très bonne conception de notre champ solaire : un bon
dimensionnement de champ d’héliostat, la bonne optimisation des différents
paramètres (la hauteur et la largeur des héliostats, l’espacement, et la hauteur de la
tour), les pertes optiques concernées sont : pertes par blocage, ombrages, effet cosinus,
atténuations atmosphériques, et débordement.

 Les pertes thermiques de notre absorbeur sont très maitrisables, cela est bien apparent
dans les valeurs de l’énergie transférée au HTF et celle absorbée par le récepteur. La
bonne maitrise des pertes thermique au niveau du récepteur permet d’avoir un bon
rendement thermodynamique, pour cette raison nous proposons pour des futures
travaux d’améliorer notre minicentrale en faisant une extension de champ d’héliostat
toute en installant une valorisation énergétique en couplant le champ solaire avec une
turbine ORC (Organic Rankine Cycle).

68
Références bibliographiques
Références bibliographiques

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Annexes
Annexe 1 : Calcul Des Irradiations Normal Direct Sur Le Site De Ghardaïa
Clear all
Clc
Closeall
TL=5:0.05:19;%temps local
n=163;%numéro du jour
z=0.45;%l'altitude du lieu
I0=1367;%constante solaire
Beta=32.38;
Phi32.38;%la latitude de lieu
Lamda =3.81;%longitude de lieu
C =(pi/180)*((360/365)*(n-2));%calcule intermédiaire
a= (pi/180)*(((360/365)*(n-82))+(2*sin(c)));%calcule intermédiaire
d= (180/pi)*asin(0.398*sin(a)); % declinaison1
G= [];
%zeros(1,length(TL)); for
i=1:length(TL)
TSV=TL(i)-1+((4*lamda)/60);%le temps solaire
vrai Omiga=15*(TSV-12);%angle horaire
h=(180/pi)*asin((sin((pi/180)*phi)*sin((pi/180)*declinaison1(n)))+(cos((pi/180)*declinaison
1(n))*cos((pi/180)*phi)*cos((pi/180)*omiga)));
if h<=0
h=0;
end

TSV=TL(i)-1+((4*lamda)/60);
omiga=(pi/180)*(15*(TSV-12));
hp=(pi/180)*(90-beta);
a=cos(hp)*((cos(omiga)*cos((pi/180)*declinaison1(n))*sin((pi/180)*phi))-
(sin((pi/180)*declinaison1(n))*cos((pi/180)*phi)));
k=sin(hp)*((cos(omiga)*cos((pi/180)*declinaison1(n))*cos((pi/180)*phi))+(sin((pi/180)*decl
inaison1(n))*sin((pi/180)*phi)));
inc=a+k;
Eps=1+(0.034*cos((pi/180)*(360/365)*(n-2)));
G0=I0*Eps;%correction de la constante solaire
a=sin ((pi/180)*h);
T=4;%trouble de Link
p=0.9+((9.4/(0.89^z))*a);%calcule
intermédiaire In=G0*exp((-T)/p);%incidence
if a<=0
In=0;
end
I_in=In.*inc;
if incidence_cap(TL(i),n)<=0
I_in=0;
end
G(i)=I_in;%direct_nor_cap(TL(i),n);%direct_cap(TL(i),n);

end
plot (TL, G)
Annexe 2 : Programme De Calcul Des Performances Thermique Et Thermodynamique De
L‟absorbeur

Clc
Clearall
Closeall
%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Input variables
opt = input('Enter 1 if optimization or 0 if performance evaluation : ');
p_eva=2;
detT_vec=[];
q_density_vec=[];
q_loss_vec=[];
net_eff=[];
net_abso_vec=[];
if opt==1
L_p=0.05:0.05:1;% 0.5
L=zeros(1,length(L_p)+1);
L(1,1:20)=L_p;
L(1,end)=1.2;
eff_field=[0.006712 0.027176 0.061564 0.10947 0.17128 0.24579 0.33089...
0.42397 0.52117 0.61454 0.69741 0.76642 0.8184 0.85544 0.88123 0.89875...
0.91028 0.91831 0.92373 0.92725 0.92984];
elseif opt==0
%L=0.85;
%eff_field=0.91028;
L = input('Enter optimized length in cm L = : ')./100;
eff_field = input('Enter corresponding optical efficiency in percentage eff_field = : ')./100;
else
error ('Warraning!!! enter 1 or 0')
end

i_limit=length(L);
iii=0;
while true
iii=iii+1;
W=L(iii);% 0.5
e=0.01;
A_abs=L(iii)*W;
M=L(iii)*W*e*1000;%kg
T_in=30;
T_amb=30+273.15;
V_wind=2;
g=9.81;
n=1;
C_sf=0.013;
sigma=5.670e-8;
T_dp=15;
hour=13;
day=163;%12 June
T_sky =T_amb.*(0.711+0.0056.*T_dp+0.000073.*T_dp.^2+0.013.*cos(((180-
hour.*15)./180).*pi)).^0.25;%The effective sky temp [K] Dew tem in [C] Ambient Temp [K]
N_hel=17;% 5 Number of heliostat
A_single_hel=1.5*1.5;% 2*2
%eff_field=0.60;%0.61452 % Field efficiency
alpha_rec=0.95;%0.95;%Receiver absorption
emi=0.88;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%DNI and net Power Incident
DNI=direct_nor_inc_cap(hour,day);%800;
Power_inc=DNI*N_hel*A_single_hel.*eff_field(iii);%[W]
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%water steam properties
T_sat=273.15+XSteam('Tsat_p',p_eva);
mu_l=XSteam('my_ph',p_eva,XSteam('hL_p',p_eva));
h_fg=1000.*(XSteam('hV_p',p_eva)-XSteam('hL_p',p_eva));%Enthalpy of Phase Change
[kJ/kg]
rho_l=XSteam('rhoL_p',p_eva);
rho_v=XSteam('rhoV_p',p_eva);
seg=XSteam('st_p',p_eva);%Surface tension cp_l=1000.*XSteam('CpL_p',p_eva);
%Specific Heat [kJ/kg.K] k_l=XSteam('tcL_p',p_eva);
Pr_l=cp_l.*mu_l./k_l;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Initialization

T_s_old=T_sat+20;
m_evap_old=0.0005;
iter=0;
errsav=[];
T_s_vec=[];
m_evap_vec=[];
while true
iter=1+iter;
T_s=T_s_old;
m_evap=m_evap_old;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Calculate the average surface and film temperature so that the forced convection coefficient
can be determined
Ts_out=T_s+1;%estimated
T_film=(T_amb+Ts_out)./2;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Air film Thermo physic Properties
rho_film=351.99.*T_film.^-1+344.84.*T_film.^-2;%Conductivity of the air
mu_film=1.4592.*T_film.^1.5./(109.1+T_film)./1e6;%Air Dynamic viscosity
k_film=2.334e-3.*T_film.^1.5./(164.54+T_film);%Density of the air
c_p_film=1030.5-0.19975.*T_film+3.9734e-4.*T_film.^2;%[Link]
beta=1./T_amb;%Volumetric expansion coefficient
nu_amb=(1.4592.*T_amb.^1.5./(109.1+T_amb))./1e6./(351.99.*T_amb.^-
1+344.84.*T_amb.^-2);%Air Kinimatic viscosity
k_amb=2.334e-3.*T_amb.^1.5./(164.54+T_amb);%Conductivity of the air at ambient
condition
Pr_air=c_p_film*mu_film/k_amb;
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%coefficient for external forced convection !!using ??S&K??
Re_for=rho_film*V_wind*L(iii)/mu_film;%Reynolds number
Nusselt_for=0.25*Re_for.^0.731*Pr_air.^(1/3);%Nusselt number
h_for=Nusselt_for*k_film/L(iii);%Heat transfer coefficient
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%coefficient for external natural convection
%Rayleigh
Ra=g*beta*(Ts_out-T_amb)*L(iii).^3.*Pr_air/nu_amb.^2;
%Nusselt number
Nusselt_nat=(0.825+(0.387*Ra^(1/6)/(1+(0.492/Pr_air)^(9/16))^(8/27)))^2;%
h_nat=Nusselt_nat*k_amb/L(iii);%Natural convection coef
%Mixed convection
m=3.2;
h_mixed=(h_for.^m + h_nat.^m).^(1./m);
q_dot_conv=h_mixed.*A_abs.*(Ts_out- T_film);%Convection T_film_1(j)
dx.*pi.*D_tube./2.*n_t_p
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Radiation from the receiver
%Calculate the radiation
h_rad_amb=sigma.*emi.*(Ts_out.^2+T_amb.^2).*(Ts_out+T_amb); %The radiation
coefficient for amb
h_rad_sky=sigma.*emi.*(Ts_out.^2+T_sky.^2).*(Ts_out+T_sky);%The radiation coef.
for sky
q_dot_amb=0.5.*h_rad_amb.*A_abs*(Ts_out-T_amb);%amb losses
q_dot_sky =0.5.*h_rad_sky.*A_abs.*(Ts_out- T_sky);%sky losses per node
%Calculate the losses from the surface q_dot_rad=q_dot_amb+q_dot_sky;
%Total [Link] per node q_dot_loss=q_dot_rad+q_dot_conv;%Total
losses per node
%Energy balance
Q_pre_heat=1000*(XSteam('h_pT',p_eva,XSteam('Tsat_p',p_eva)-0.1)-
XSteam('h_pT',p_eva,T_in));%J/kg
q_dot_evp =alpha_rec.*Power_inc-q_dot_loss-m_evap.*Q_pre_heat;%The absorbed
flux
%T_s correction
T_s=T_sat+(q_dot_evp/A_abs/(mu_l*h_fg*((g.*(rho_l-
rho_v)./seg).^0.5)))^(1/3)/(cp_l/(C_sf.*h_fg.*Pr_l.^n));
%mass flow correction
m_evap=(q_dot_evp+m_evap.*Q_pre_heat)/(h_fg+Q_pre_heat);
%error check
err=abs((T_s-T_s_old)/T_s_old);
T_s_vec(iter)=T_s;
m_evap_vec(iter)=m_evap;
errsav(iter)=err;
if err<1e-6
Energy_balance=abs(alpha_rec.*Power_inc-q_dot_loss-m_evap.*Q_pre_heat-
q_dot_evp);
break
else
T_s_old=T_s;
m_evap_old=m_evap;
end

end
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%plot(errsav)
%T_s
detT=T_s-T_sat;
detT_vec(iii)=detT;
if detT<5
warning(['Evaporation is under Natural Convection Boiling regime!!! det_T=
',num2str(detT),'°C.'])
else
disp(['Evaporation is under Nucleate Boiling regime det_T= ',num2str(detT),'°C.'])
end

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Maximal allowed flux
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
L_di=L(iii)*(g*(rho_l-rho_v)/seg).^0.5;
if L_di > 27
C_cr=0.149;
elseif L_di > 1.2
C_cr=0.12;
end
q_max=C_cr.*h_fg*(seg.*g.*rho_v.^2*((rho_l-rho_v))).^0.25;
q_density=(alpha_rec*Power_inc)/A_abs;
q_density_vec(iii)=q_density;
if q_density > q_max
warning('Warining!!! The heat flux exeed limit, Leidenfrost effect occured !!!');
warning('Redesign Reciever geometry')
end
q_dot_pre=m_evap.*Q_pre_heat;
net_abso=(q_dot_evp+q_dot_pre);
net_abso_vec(iii)=net_abso;
net_eff(iii)=100*net_abso/(DNI*N_hel*A_single_hel);
q_loss_vec(iii)=q_dot_loss;
if iii==i_limit
break
end
end

if opt==1
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%
%If working on absorber dimension optimization uncomment
% figure 1, 2, and 3
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%
figure (1)
plot(100.*L,100.*eff_field)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('Optical efficiency, [%]')
%detT excess
figure(2)
detT_ref=5.*ones(1,length(L));
plot(100.*L,detT_ref,'r')
holdon
plot(100.*L,detT_vec)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('detT_e_x_c_e_s_s, T_s-T_s_a_t, [°C]')

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Flux density
figure (3)
gridon
q_density_ref=q_max.*ones(1,length(L));
plot(100.*L,q_density_ref,'k')
holdon
plot(100.*L,q_density_vec)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('Flux density, [W/m^2]')
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%RDSG efficiency
figure (4)
plot(100.*L,net_eff)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('RDSG efficiency, [%]')
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%absorbed and thermal losses as function of Absorber length
figure (5)
plot(100.*L,q_loss_vec,'y')
holdon
plot(100.*L,net_abso_vec)
gridon
xlabel('Absorber Length, [cm]')
ylabel('Power, [W]')
else
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%
% If working on single optimal absorber dimension value uncomment the
% figure 4, 5, and 6.
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Error
figure (1)
plot(errsav)
gridon
xlabel('Iterations')
ylabel('Error [%]')
%%%%%%%%%%
%Inside Surface Temeprature
figure (2)
plot(T_s_vec-273.15)
gridon
xlabel('Iterations')
ylabel('Temperture [°C]')
%%%%%%%%%%%%%%%%%
%Steam Mass Flow
Rate figure (3)
plot(m_evap_vec)
gridon
xlabel('Iterations')
ylabel('Steam Mass flow rate [kg/s]')
%%%%%%%%%%%%
%Dialy DNI
figure(4)
hour_vec=6:0.5:20;
DNI_h=direct_nor_inc_cap(hour_vec,day);
for i=1:length(DNI_h)
if DNI_h(i)<0
DNI_h(i)=0;
end
end
plot(hour_vec,DNI_h)
gridon
xlabel('Hour day, [h]')
ylabel('Direct Normal Incidence, [kW/m^2]')
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
t_pre_heat=M*Q_pre_heat/net_abso/60;%min
t_evap=M/m_evap/60;%min
%Performance summery
X1 = [' Total Incident Power: ',num2str(DNI*N_hel*A_single_hel),' Wth.'];
X12 = [' Net Recieved Power: ',num2str(alpha_rec*Power_inc),' Wth.'];
X13 = [' Optical Power loss: ',num2str(DNI*N_hel*A_single_hel*(1-eff_field)),' Wth.'];
X2 = [' Net Absorbed Power: ',num2str(net_abso),' Wth.'];
X3 = [' Total Thermal Losses: ',num2str(q_dot_loss),' Wth.'];
X4 = [' Convection Losses: ',num2str(q_dot_conv),' Wth.'];
X5= [' Radiation Losses: ',num2str(q_dot_rad),' Wth.'];
X6 = [' Receiver Efficiency: ',num2str(net_eff),'%.'];
X7 = [' Steam Mass flow rate: ',num2str(m_evap*1000),' g/s.'];
X8 = [' Average Surface Temperature: ',num2str(Ts_out-273.15),'°C.'];
X9 = [' Steam Temperature: ',num2str(T_sat-273.15),'°C.'];
X10 = [' Steam pressure: ',num2str(p_eva),'Bar.'];
X11 = [' Reciever geometry: ',num2str(100*L),' x ', num2str(100*L), 'cm'];
X17 = [' Flux density: ',num2str(q_density/1000),' kW/m2 '];
X14 =[' Pre-heating Power: ',num2str(q_dot_pre),' Wth.'];
X18 =[' Pre-heating duration: ',num2str(t_pre_heat),' min.'];
X15 =[' Evaporation Power: ',num2str(q_dot_evp),' Wth.'];
X19= [' Full evaporation time: ',num2str(t_evap),' min.'];
X16= [' Convergence Error: ',num2str(abs(err).*100),'%.'];
%
disp(X1); disp(X12); disp(X13); disp(X2); disp(X3); disp(X4); disp(X5); disp(X6);
disp(X8); disp(X7); disp(X9);disp(X10);disp(X11);
disp(X17); disp(X14);disp(X18);disp(X15);disp(X19);disp(X16);
end

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