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Formation sur les animaux en recherche

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Notes explicatives

Module de formation du CCPA sur : les animaux de


laboratoire utilisés en recherche biomédicale
Notes explicatives

Diapositive 1 Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés


en recherche biomédicale ................................................................................1
Diapositive 2 Pertinence de ce module de formation ............................................................1
Diapositive 3 Objectifs de ce module de formation................................................................2
Diapositive 4 Plan de ce module de formation ......................................................................2
Diapositive 5 Modèles animaux employés en recherche biomédicale ..................................3
Diapositive 6 Types de modèles animaux employés en recherche biomédicale...................3
Diapositive 7 Types de modèles animaux employés en recherche biomédicale...................4
Diapositive 8 Choix d’un modèle animal................................................................................4
Diapositive 9 Facteurs influençant les résultats de la recherche faisant appel à
l’utilisation des animaux ...................................................................................7
Diapositive 10 Facteurs non expérimentaux influençant les résultats de la recherche
faisant appel à l’utilisation des animaux...........................................................7
Diapositive 11 Facteurs liés aux animaux ...............................................................................8
Diapositive 12 Facteurs liés aux animaux ...............................................................................8
Diapositive 13 Facteurs liés aux animaux ...............................................................................9
Diapositive 14 Facteurs liés aux animaux ...............................................................................9
Diapositive 15 Facteurs physiques et environnementaux......................................................11
Diapositive 16 Facteurs physiques et environnementaux .....................................................12
Diapositive 17 Facteurs physiques et environnementaux .....................................................12
Diapositive 18 Facteurs physiques et environnementaux .....................................................13
Diapositive 19 Facteurs physiques et environnementaux .....................................................14
Diapositive 20 Facteurs physiques et environnementaux .....................................................14
Diapositive 21 Facteurs liés à l'entretien, aux manipulations et aux soins courants .............15
Diapositive 22 Facteurs liés à l'entretien, aux manipulations et aux soins courants .............16
Diapositive 23 Facteurs liés à l'entretien, aux manipulations et aux soins courants .............17
Diapositive 24 Facteurs liés à l'entretien, aux manipulations et aux soins courants .............17
Diapositive 25 Facteurs liés à la manipulation aux fins de la recherche ...............................18
Diapositive 26 Facteurs liés à la manipulation aux fins de la recherche ...............................19
Diapositive 27 Facteurs liés à la manipulation aux fins de la recherche ...............................20
Diapositive 28 Responsabilités des membres de l’équipe de recherche...............................20
Diapositive 29 Chercheur principal ........................................................................................21
Diapositive 30 Étudiants des cycles supérieurs, étudiants au postdoctorat et
techniciens en recherche ...............................................................................21
Diapositive 31 Directeur de l’animalerie ................................................................................22
Diapositive 32 Personnel de soin aux animaux .....................................................................22
Diapositive 33 Personnel vétérinaire pour animaux d’expérimentation .................................23
Diapositive 34 En bref............................................................................................................23

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

i
Notes explicatives

Module de formation du CCPA sur :


les maladies infectieuses
Notes explicatives

Diapositive 1 Module de formation du CCPA sur : les animaux de


laboratoire utilisés en recherche biomédicale
Ce module sert d’introduction aux facteurs et aux
questions de bien-être animal liés à l'utilisation des
animaux hébergés dans des vivariums en recherche
biomédicale. Cette introduction est destinée à être
utilisée en complément d’un atelier pratique. Avant
le début d’une étude, tout le personnel participant
à celle-ci doit prendre connaissance de directives
d’ordre pratique et être en mesure de démontrer
leurs compétences dans la mise en pratique des
techniques utilisées dans le protocole.

Diapositive 2 Pertinence de ce module de formation


Ce module de formation est pertinent pour tous les
utilisateurs d’animaux qui travaillent avec des ani-
maux hébergés dans un vivarium (un milieu
fermé, notamment un laboratoire) en recherche
biomédicale.

Ce module de formation porte sur les rongeurs, les


lapins, les oiseaux, les amphibiens, les reptiles, les
primates non humains et les autres mammifères hé-
bergés en vivarium.

Note : Ce module ne porte pas sur les poissons; des


documents de formation s’adressant aux utilisa-
teurs de poissons sont offerts dans le volet Poissons.
Ce module ne porte pas sur les animaux de ferme;
des modules de formation s’adressant aux utilisa-
teurs d’animaux de ferme sont offerts dans le volet Animaux de ferme.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

1
Notes explicatives

Diapositive 3 Objectifs de ce module de formation


À la fin de ce module de formation, le lecteur de-
vrait être en mesure :

• d’identifier les divers aspects de la « définition »


d'un modèle animal utilisé en recherche biomé-
dicale et l’importance de la sélection de celui-ci

• de reconnaître l'importance de la prise en


compte et du contrôle des variables du protocole
expérimental

• d’élaborer une liste de vérification des variables


qui ont une influence sur les programmes de
recherche

• de décrire et d’accepter les responsabilités liées


à leur rôle dans le bon déroulement de l'expérimentation

Diapositive 4 Plan de ce module de formation


Ce module de formation présente un aperçu des su-
jets suivants :

• l’emploi et la sélection de modèles animaux en


recherche biomédicale

• l’identification des nombreuses variables qui in-


fluencent la réponse d'un modèle animal à une
expérimentation donnée

• l’importance du contrôle de toutes les variables


expérimentales et non expérimentales, de leur
suivi et de leur documentation

• les responsabilités respectives de chaque mem-


bre de l’équipe participant à un projet de re-
cherche (les chercheurs principaux, les étudiants des cycles supérieurs, les étudiants au postdoctorat,
les techniciens en recherche, les directeurs d’animalerie, le personnel de soin aux animaux et le personnel
vétérinaire pour animaux d’expérimentation) afin qu’ils contrôlent les variables qui peuvent modifier la
réaction du modèle animal

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

2
Notes explicatives

Diapositive 5 Modèles animaux employés en recherche biomédicale


Bien que le terme « modèle animal » soit très em-
ployé, il peut être utile de le définir pour permettre
de mieux comprendre les contextes dans lesquels il
est utilisé. L'American National Research Council
Committee on Animal Models for Research and
Aging a formulé la définition suivante : « En re-
cherche biomédicale, un modèle animal est un mo-
dèle permettant l'étude de la biologie ou des
comportements normatifs, ou d’un processus pa-
thologique spontané ou induit ayant un ou plu-
sieurs aspects communs avec un phénomène
équivalent chez l'humain ou d'autres espèces ani-
males. » [notre traduction].

Diapositive 6 Types de modèles animaux employés en


recherche biomédicale
Les modèles animaux employés en recherche bio-
médicale, et particulièrement ceux qui servent à
l'étude des maladies et autres affections touchant
les humains, peuvent être classifiés comme suit :

Modèles spontanés ou « naturels »


Il s’agit de modèles animaux chez lesquels des ma-
ladies ou des affections d’origine naturelle sont
identiques à celles que l’on retrouve chez l’humain.
Le diabète, l'hypertension, l'arthrite et les immuno-
déficiences en sont quelques exemples. On a carac-
térisé et conservé des centaines de souches
d'animaux atteints de maladies héréditaires.

Modèles expérimentaux
Il s’agit de modèles chez lesquels les scientifiques reproduisent expérimentalement une affection ou une
maladie. Par exemple, la streptozotocine est une substance chimique qui permet de provoquer le diabète
en endommageant les cellules productrices d'insuline dans le pancréas; il est également possible de provo-
quer un certain type de cancer à l'aide d'un cancérogène chimique ou de déclencher un accident vasculaire
cérébral de façon chirurgicale.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

3
Notes explicatives

Diapositive 7 Types de modèles animaux employés en


recherche biomédicale
Modèles génétiquement modifiés
Il s’agit d’un groupe particulier de modèles ani-
maux dont on a manipulé le code génétique pour
provoquer la maladie à étudier. Ces modèles sont
créés par l’insertion d’un ADN étranger ou par le
remplacement ou la neutralisation (“knock-out”)
de certains gènes dans le génome des animaux. Ils
permettent par exemple l'étude du fondement gé-
nétique de certaines maladies, la susceptibilité ou la
résistance à celles-ci.

Modèles négatifs
Certains animaux sont résistants à une affection ou
une maladie donnée. En étudiant les causes de cet
état, on peut trouver des indices sur la résistance à la maladie et ses fondements physiologiques. Par exemple,
certaines souches de souris sont résistantes à certains agents infectieux tandis que d'autres y sont sensibles.

Modèles orphelins
Il s’agit de modèles animaux présentant des affections apparaissant naturellement chez un animal et pour
lesquelles il n'existe pas d'équivalent chez l'humain. Autrefois, la tremblante du mouton entrait dans cette
catégorie, mais cette maladie constitue maintenant un modèle utile pour l'étude des encéphalopathies spon-
giformes humaines dont on entend si souvent parler (ESB ou « maladie de la vache folle » ainsi que de l'en-
céphalopathie des cervidés qui touche les cerfs).

Diapositive 8 Choix d’un modèle animal


Avant de choisir un modèle animal pour son
expérimentation, le chercheur principal doit
envisager des solutions de rechange à l'utilisa-
tion d'animaux vivants (solutions de remplace-
ment, de réduction et de raffinement).

Pour de plus amples renseignements sur les Trois R :

• Microsite du CCPA sur les Trois R : [Link]/


fr/alternatives

• Module de formation du CCPA sur : les Trois R de l'ex-


périmentation animale éthiquement acceptable (2003).
Visitez le site Web du CCPA au [Link] pour
consulter ce module de formation.

Le remplacement et le choix des espèces animales


Conformément aux Lignes directrices du CCPA sur : la révision de protocoles d'utilisation d'animaux d'expérimen-
tation (1997), le chercheur principal devrait déclarer dans son protocole avoir envisagé toutes les autres so-
lutions de rechange ou d’utiliser des animaux dont le potentiel de perception de la douleur est, selon les

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

4
Notes explicatives

données scientifiques actuelles, significativement moins élevé, comme chez certains invertébrés, et ce, avant
de décider d'employer des animaux dans ses travaux.

La réduction et le choix des espèces animales


La sélection d'un modèle animal approprié peut être considérée comme une solution de réduction, puisque
le modèle choisi devrait réduire la variation lors de l'expérimentation et, par conséquent, le nombre d'ani-
maux requis.

L'utilisation d'un modèle approprié peut être considérée comme une solution de réduction lorsque :

• l'utilisation de souches isogéniques ou génétiquement identiques (lignée endogame ou première géné-


ration hybride [F1]) entraîne une variation expérimentale moindre que celle qui serait obtenue par l'uti-
lisation de lignées exogames

• le modèle est validé et permet de répondre aux objectifs de la recherche ou de fournir une valeur prédi-
cative pour un point limite d'intérêt

• le modèle a fait l'objet d'une caractérisation complète, de sorte que tous les aspects du cycle de vie de
l'animal et leur incidence potentielle sur l'expérimentation sont définis (par exemple, pour s'assurer que
l'animal vive suffisamment longtemps pour compléter l'expérimentation ou pour connaître si la crois-
sance rapide d'un jeune animal est appropriée comme modèle pour simuler une maladie chez l'adulte
humain)

• le modèle est constamment amélioré afin de réduire la variabilité et d'augmenter sa prédictivité

Le raffinement et le choix des espèces animales


L'utilisation d'un modèle approprié peut être considérée comme une solution de raffinement lorsque :

• les installations de recherche sont en mesure d'héberger adéquatement les espèces sélectionnées et de
permettre de leur donner des soins convenables, y compris de répondre aux besoins comportementaux
et sociaux des espèces en question

• l’évaluation du bien-être des espèces par des personnes compétentes peut être effectuée et comprend les
aspects de la connaissance de la douleur et de sa prise en charge chez les espèces en question

• des espèces produites spécifiquement pour la recherche, l'enseignement ou les tests sont employées plu-
tôt que des animaux capturés à l'état sauvage

L'espèce et le modèle semblant convenir le mieux à une recherche donnée peuvent être identiques à ceux
qui ont déjà été sélectionnés par d'autres chercheurs pour des travaux du même type. Cependant, comme
le nombre de modèles animaux créés, les nouvelles mutations spontanées et les animaux génétiquement
modifiés ne cessent de croître, tous les facteurs devront être pris en compte par le chercheur afin de choisir
le meilleur modèle animal pour son projet de recherche.

Certains des facteurs qui peuvent influencer le choix du modèle animal effectué par le chercheur incluent :

• la pertinence du modèle ou du système de son organisme pour l'étude envisagée

• les caractéristiques génétiques du modèle

• les modèles naturels par opposition à des modèles expérimentaux. Les modèles naturels et artificiels de
maladie peuvent être utiles selon les objectifs de l'étude envisagée

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

5
Notes explicatives

• les réactions de l'animal aux procédures

• les aspects environnementaux importants pour ce modèle

• les données générales disponibles au sujet de l'animal et du modèle en question

• la disponibilité de l'espèce

• le nombre nécessaire pour que les résultats de la recherche soient statistiquement valides

• le nombre de sujets requis en fonction des critères de sexe et d’âge la durée de vie de l'animal employé
comme modèle

• la durée de vie de l’animal employé comme modèle

• la taille de l'animal employé comme modèle

• le prix de l'animal et le coût des soins à lui prodiguer

• les installations nécessaires pour héberger l'animal de façon convenable

• l’expertise en entretien des animaux, car certains modèles nécessitent des soins spéciaux en plus d’un
type d’hébergement particulier

Parmi tous ces facteurs, il y a des considérations de nature scientifique et des aspects purement pratiques,
mais tous ces points revêtent une certaine importance pour le succès du programme de recherche.

Ressources et références additionnelles :


Dell R.B., Hollerhan S. et Ramakrishnan A. (2002) Sample Size Determination. Institute for Laboratory Animal
Research Journal 43(4): 207-213.

Festing M.F. (2010) Improving toxicity screening and drug development by using genetically defined strains.
Methods in Molecular Biology 602: 1-21.

Festing M.F.W. et Altman D.G. (2002) Guidelines for the Design and Statistical Analysis of Experiments
Using Laboratory Animals. Institute for Laboratory Animal Research Journal 43(4): 244-258.

Festing M.F.W. (2006) Animal models in research. [Link], [Link]


models_in_research.html

Johnson P.D. et Besselsen D.G. (2002) Practical Aspects of Experimental Design in Animal Research. Institute
for Laboratory Animal Research Journal 43(4):202-206.

Lignes directrices du CCPA sur : la révision de protocoles d'utilisation d'animaux d'expérimentation (1997). Visitez
le site Web du CCPA au [Link] pour consulter ce document de lignes directrices.

Shaw R., Festing M.F.W., Peers I. et Furlong L. (2002) Use of factorial designs to optimize animal experiments
and reduce animal use. Institute for Laboratory Animal Research Journal 43(4):223-232.

Wood M.W. et Hart L.A. (2008) Selecting appropriate animal models and strains: making the best use of re-
search information and outreach. Alternatives to Animal Testing and Experimentation 14:303-306.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

6
Notes explicatives

Diapositive 9 Facteurs influençant les résultats de la recherche faisant


appel à l’utilisation des animaux
Lorsqu’ils effectuent une recherche, les chercheurs
ont besoin de groupes expérimentaux et contrôlés
en tous points identiques, sauf pour la variable étu-
diée. Toutefois, de nombreux facteurs non expéri-
mentaux peuvent influencer les animaux de
laboratoire et, par conséquent, les résultats de
l'étude. Ces facteurs devraient être identifiés et pris
en compte à toutes les étapes pour éviter qu'ils
brouillent les résultats expérimentaux ou accrois-
sent la dispersion des résultats.

Ressources et références
additionnelles :
Lipman N.S. et Perkins S.E. (2002). Factors that May
Influence Animal Research. Dans : Laboratory Ani-
mal Medicine, 2e éd. (Fox J.G., Anderson L.C., Loew F.M. and Quimby F.W., éd.) Orlando FL: Academic Press,
Chaptire 29. p. 1143-1184.

Diapositive 10 Facteurs non expérimentaux influençant les résultats de la


recherche faisant appel à l’utilisation des animaux
Les nombreux facteurs non expérimentaux pouvant
influencer la réaction du modèle animal peuvent
être regroupés comme suit :

• les facteurs liés aux animaux

• les facteurs physiques et environnementaux

• les facteurs liés à l'entretien, aux manipulations


et aux soins courants

• les facteurs liés aux manipulations aux fins de la


recherche

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

7
Notes explicatives

Diapositive 11 Facteurs liés aux animaux


Certains facteurs pouvant influencer les résultats du
projet de recherche sont liés aux animaux mêmes.
On peut citer les exemples suivants :

• l’âge, le sexe, l’état reproducteur

• la constitution génétique

• la flore microbienne

• les rythmes biologiques (rythmes circadiens)

• les maladies

Diapositive 12 Facteurs liés aux animaux


1. Âge, sexe et état reproducteur
En recherche, l'âge de l’animal est une variable im-
portante à contrôler, car les jeunes animaux peuvent
avoir des réactions différentes des animaux plus
âgés. Par exemple, le nombre de globules blancs, la
réponse immunitaire et l'activité des enzymes peu-
vent varier selon l'âge de l'animal. On peut égale-
ment compter le sexe de l’animal parmi ces
variables. En effet, chez les femelles, la biotransfor-
mation de certains éléments chimiques dans le foie
a tendance à être moins rapide que chez les mâles,
ce qui signifie que la toxicité de certains composés
peut différer selon les sexes et que différentes doses
d’anesthésiants ou de médicaments d’ordonnance
pourraient être requises. L’état reproducteur est une
autre variable, car la physiologie des femelles gestantes ou de celles qui allaitent est manifestement différente
de celles qui ne sont pas gestantes ou qui n’allaitent pas. De plus, les variations hormonales qui se produisent
pendant les différentes périodes du cycle œstrien peuvent influencer les résultats chez les femelles.

2. Constitution génétique
Une considération importante concerne la constitution génétique de l’animal. Les animaux proviennent-ils
de lignées endogames ou exogames? À la base, tous les animaux de lignées endogames sont génétiquement
identiques, mais il est important de comprendre qu’il peut exister des différences subtiles entre les animaux
de même lignée qui proviennent de fournisseurs différents. La plupart du temps, on préfère les animaux
provenant de lignées endogames plutôt que ceux de lignées exogames, car la diversité génétique réduite si-
gnifie qu’un nombre d’animaux moindre est nécessaire pour que les résultats de la recherche soient statis-
tiquement valides. Par contre, les animaux de lignées endogames ont tendance à être plus petits et moins
robustes que les animaux de lignées exogames.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

8
Notes explicatives

Est-ce que les animaux sont génétiquement modifiés? La modification génétique peut avoir une incidence
non seulement sur le gène étudié, mais elle peut également modifier le phénotype de l’animal de façon inat-
tendue et affecter les résultats de la recherche.

Diapositive 13 Facteurs liés aux animaux


3. Flore microbienne
La plupart des animaux utilisés en recherche por-
tent en eux une population microbienne mixte qui
dépend en partie de leurs conditions d’héberge-
ment, de leur alimentation, de leur exposition aux
microbes ainsi que d’autres facteurs. Ces microbes
peuvent représenter une source de variabilité entre
des animaux hébergés dans différentes animaleries
et peuvent avoir une influence sur les paramètres
tels que les besoins nutritionnels et le métabolisme
des médicaments. En outre, la flore microbienne
peut influencer le phénotype des animaux généti-
quement modifiés.

4. Rythmes biologiques (rythmes


circadiens)
Les rythmes biologiques ou les rythmes circadiens peuvent également avoir une influence sur les résultats
d’une recherche. Le métabolisme d’un animal fluctue selon le moment de la journée, conformément à un
rythme circadien déclenché par l’exposition à un cycle de lumière. Les animaux nocturnes tels que les ron-
geurs sont plus actifs pendant la phase d’obscurité et leur métabolisme augmente pendant cette période.
Ceci signifie que les médicaments, par exemple les anesthésiants, peuvent avoir un effet variable en fonction
du moment de la journée où ils sont administrés. Il est donc très important d'effectuer les manipulations au
même moment de la journée pour tous les animaux.

Diapositive 14 Facteurs liés aux animaux


5. Maladies
Maladies cliniques

La maladie est parmi les facteurs qui peuvent avoir


le plus d’influence sur les résultats de la recherche.
Chez les animaux utilisés en recherche, la maladie
peut être d’origine clinique, ce qui signifie qu’elle est
apparente et que les animaux présentent des signes
de maladie. Il est évident que ces animaux sont peu
utiles en recherche, parce que leurs mécanismes sont
perturbés par la présence de la maladie.

Exemple 1 : Maladie infectieuse

Chez les souris, une infection par des acariens du


pelage (Myocoptes musculinus, Myobia musculi, Radfordia affinis) est une maladie infectieuse de la peau qui
peut provoquer de l’alopécie, un prurit et une dermatite ulcéreuse. Interférence dans la recherche : Les ani-

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

9
Notes explicatives

maux ayant des acariens et présentant des signes graves de maladie, comme la dermatite, ne peuvent être
utilisés en recherche. Par exemple, les souris peuvent avoir une réaction accrue des lgE, une augmentation
de la formation d’amyloïdes secondaires, de l’hypoalbuminémie et une baisse du taux d’hémoglobine
moyen.

Exemple 2 : Bactéries ordinaires provoquant la maladie chez les modèles d’animaux


immunodéficients

Les modèles immunodéficients ou immunocompromis (p. ex. les souris nudes (nues) ou à immunodéficience
combinée grave) sont très sensibles aux organismes habituellement non pathogènes comme Corynebacterium
spp. Pour éviter de telles infections, il est essentiel d'employer des cages et des procédures de soins spéciales.
Chez ces modèles particuliers, non seulement les infections accidentelles peuvent déclencher des maladies
graves, mais elles portent également atteinte à la réponse immunitaire de l'animal pendant la recherche.

Maladies subcliniques

Cependant, les maladies affectant les animaux de laboratoire sont plus souvent subcliniques ou silencieuses,
ce qui signifie que l’animal peut sembler être en bonne santé malgré la présence d’agents infectieux. Ces in-
fections subcliniques peuvent néanmoins brouiller les résultats de la recherche en modifiant la réaction im-
munitaire, le métabolisme des médicaments, le comportement et l’état reproducteur du modèle animal.
Voici deux exemples d’infections silencieuses pouvant brouiller les résultats de recherche :

Exemple 1 :

Le parvovirus de la souris (MPV) est une infection subclinique ou silencieuse. Chez les souris ayant un sys-
tème immunitaire normal, l'infection peut durer jusqu'à six mois; en cas d'immunodéficience ou d'immu-
nosuppression, l'infection et l'excrétion du virus peuvent durer toute la vie de l'animal. Le MPV infecte de
façon persistante le tissu lymphoïde, notamment les lymphocytes T, et il modifie les réponses du système
immunitaire. Il peut également arriver que les lymphocytes T ne croissent pas bien in vitro. Les parvovirus
peuvent aussi nuire à la recherche sur le cancer, car le pouvoir cytolytique des lymphocytes T peut être
amoindri chez les souris infectées.

Exemple 2 :

La pasteurellose est une maladie chez le lapin et qui est provoquée par l’agent pathogène Pasteurella multocida.
Chez de nombreux lapins infectés, la maladie se traduit par des écoulements nasaux, des conjonctivites ou
des abcès. Cependant, la bactérie peut être présente dans les voies respiratoires supérieures de lapins en bonne
santé sans que l’animal présente de signe visible. Ces porteurs asymptomatiques peuvent excréter l’agent pa-
thogène et infecter d’autres lapins. Lorsqu’on soumet les lapins infectés mais asymptomatiques à un stress,
par exemple lors de manipulations expérimentales, ils peuvent subitement devenir malades ou même mourir
de façon inattendue. Pour les chercheurs, ce sont des pertes imprévues qui entraînent un gaspillage de temps
et d’argent en plus de représenter un important coût éthique. L’utilisation de lapins exempts d’organismes pa-
thogènes spécifiques non porteurs de cette maladie peut être considérée comme un exemple de réduction.

Comme le montrent les quatre exemples précédents, il est évident que les résultats d'une étude peuvent
être brouillés de façon significative par les infections, y compris les infections subcliniques ne produisant
aucun signe visible. Les nombreux efforts entrepris à divers niveaux pour éliminer ces infections ont gran-
dement contribué à réduire cette variable nuisible dans les recherches biomédicales s'appuyant sur des mo-
dèles animaux.

La connaissance de l'état de santé des animaux et la constitution de dossiers à l’appui représentent


un volet très important des documents que le chercheur principal doit produire pour pouvoir dé-
finir le modèle animal dans les publications découlant de ses travaux.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

10
Notes explicatives

Ressources et références additionnelles :


Charles River Laboratories (2009) Technical sheet. Fur, Skin, and Ear mites. [Link]
Documents/rm_ld_r_mites.pdf

Module de formation du CCPA sur : les maladies infectieuses (2010). Visitez le site Web du CCPA au [Link]
pour consulter ce module de formation.

Diapositive 15 Facteurs physiques ou environnementaux


Outre les facteurs liés aux animaux, il existe dans
l’environnement de nombreux facteurs qui peuvent
influencer la réaction des modèles animaux aux ma-
nipulations expérimentales. Ces facteurs, physiques
et environnementaux, incluent :

• la température de la pièce

• l’humidité relative

• la ventilation

• l’éclairage

• le bruit

• la nourriture et l’eau

• la litière

Pour de plus amples renseignements sur les facteurs physiques et environnementaux :

Conseil canadien de protection des animaux (1993) Le milieu. Dans : Manuel sur le soin et l’utilisation des ani-
maux d’expérimentation, vol. 1, 2e éd. Ottawa ON : CCPA, Chaptire 29 p. 56-70. Visitez le site Web du CCPA
au [Link] pour consulter ce manuel.

Ressources et références additionnelles :


Castelhano-Carlos M.J. et Baumans V. (2009) The impact of light, noise, cage cleaning and in-house transport
on welfare and stress of laboratory rats. Laboratory Animals 43(4):311-27.

Gonder J.C. et Laber K. (2007) A renewed look at laboratory rodent housing and management. Institute for
Laboratory Animal Research Journal 48 (1):29-36.

Hessler J.R. et Hoglund U. (2003) Laboratory Animal Facilities and Equipment for Conventional, Barrier,
and Containment Housing Systems. Dans : Handbook of Laboratory Animal Science, vol. 1, 2e éd. (Hau J. et
Van Hoosier G.L. Jr., éd.). Boca Raton FL: CRC Press, Chapitre 8, p. 127-172.

Johnson N.A. et Nevalainen T. (2003) Impact of the Biotic and Abiotic Environment on Animal Experiments.
Dans : Handbook of Laboratory Animal Science, vol. 1, 2e éd. (Hau J. et Van Hoosier G.L. Jr., éd.). Boca Raton
FL: CRC Press, Chapitre 13, p. 311-326.

Lipman N.S. (2007) Design and Management of Research Facilities for Mice. Dans : The Mouse in Biomedical
Research, vol. 3, 2e éd. (Fox J.G., Barthold S.W., Davisson M.T., Newcomer C.E., Quimby F.W. et Smith A.L.,
éd.). New York NY: Academic Press, Chapitre 9, p. 271-320.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

11
Notes explicatives

Diapositive 16 Facteurs physiques et environnementaux


1. Température de la pièce
Les petits animaux de laboratoire réagissent aux va-
riations de température en modifiant leur comporte-
ment (p. ex. des frissons, un contact physique entre
individus) et la vitesse de leur métabolisme (notam-
ment la consommation d'une plus grande quantité
de nourriture s'ils doivent augmenter la température
de leur corps). Ces modifications peuvent se réper-
cuter sur plusieurs processus métaboliques, y com-
pris le métabolisme des médicaments. Par
conséquent, on devrait limiter les fluctuations jour-
nalières de température ambiante à ±2 °C (à l'aide
d'un bon système de chauffage et de ventilation). On
devrait aussi assurer le suivi et l'enregistrement des
fluctuations journalières de température.

Pour certains types d'études, il peut être nécessaire de mesurer les paramètres à l'intérieur des cages (mi-
croclimat) et non seulement ceux de la salle où elles se trouvent. La température à l’intérieur d’une cage
peut être beaucoup plus élevée que la température dans cette salle, en particulier si la cage héberge un grand
nombre d’animaux et qu’elle est placée sur le haut du support à cages. La température dans les cages à mi-
croisolation statiques sera probablement plus élevée que celle dans les cages ouvertes ou dans les cages ven-
tilées individuellement.

Diapositive 17 Facteurs physiques et environnementaux


2. Humidité relative
L’humidité relative de l’environnement immédiat
des animaux (microenvironnement) est un autre fac-
teur pouvant avoir des répercussions chez les ani-
maux d’expérimentation. Les niveaux d'humidité
relative peuvent avoir une incidence sur la thermo-
régulation, la consommation alimentaire, la perfor-
mance de l'animal et la transmission de maladies.

La plupart des espèces animales préfèrent une hu-


midité relative entre 40 et 60 %. Les niveaux d’hu-
midité choisis devraient être adéquats pour les
espèces et demeurés relativement constants (± 5 %).
Si l'humidité relative est basse pendant une longue
période, cela peut entraîner une irritation des voies
respiratoires et des cas de nécrose annulaire de la queue chez les jeunes rats non sevrés.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

12
Notes explicatives

Diapositive 18 Facteurs physiques et environnementaux


3. Ventilation
Dans une animalerie, il est nécessaire d’avoir un
taux de renouvellement de l'air élevé pour évacuer
la chaleur, l'ammoniac, le gaz carbonique, ainsi que
les particules en suspension dans l’air (la poussière
et les allergènes) produits par les animaux.

Selon le type de cage utilisée, l’environnement à l’in-


térieur d’une cage peut être grandement différent de
celui de la salle. Par exemple, les cages à microisola-
tion statiques peuvent contenir des concentrations
élevées d'ammoniac et de dioxyde de carbone même
si la ventilation est bonne dans la salle. Les gradients
de pressions d'air des salles d'hébergement et des
couloirs ou des différentes aires d'une animalerie
constituent également un aspect important de la lutte contre la propagation des microorganismes.

Dans une animalerie, la ventilation, les concentrations d'ammoniac et de CO2 et la circulation d'air peuvent
accuser des écarts importants d'un endroit à l'autre. Il est possible d'éviter les biais dus à ces facteurs en at-
tribuant un emplacement aléatoire aux animaux des différents groupes de traitement sur le support à cages
ou dans la pièce.

4. Éclairage
Chez les animaux, l'éclairage revêt plusieurs aspects : le cycle circadien, l’intensité de la lumière et la lon-
gueur d'onde.

Il est nécessaire que le cycle jour-nuit, ou circadien, soit commandé par une minuterie pour assurer un
rythme diurne constant du métabolisme des animaux. Même l’exposition à de courtes périodes d’éclairage
pendant la phase d’obscurité peut avoir une incidence sur le rythme diurne et avoir des répercussions sur
le rendement reproductif de l’animal et sur son métabolisme, ce qui peut avoir une incidence sur les résultats
de l’étude. Par exemple, l’exposition à un faible éclairage pendant la phase d’obscurité peut favoriser le dé-
veloppement de tumeurs chez les rats.

Le matin, l'allumage soudain de l'éclairage a des répercussions sur la concentration de certaines hormones,
et ces effets peuvent se prolonger plusieurs heures. L'emploi de systèmes reproduisant l'aube et le crépus-
cule, c'est-à-dire créant une variation graduelle de l'intensité lumineuse entre les phases d'éclairage et d'obs-
curité est encouragé.

L'intensité et la longueur d'onde de la lumière ont également une certaine importance. Les rongeurs albinos
en particulier subissent des lésions de la rétine lorsque l'intensité de l'éclairage dans la cage dépasse 300
lux. Il a été démontré que la longueur d’onde à laquelle sont exposées les souris influence le poids de leurs
organes ainsi que la durée de leur cycle œstrien.

L’intensité lumineuse à l’intérieur d’une cage dépend de facteurs tels le type de cage, la proximité de la cage
à la source de la lumière, la présence de dispositifs d’enrichissement de l’environnement opaques comme
des tunnels ou des maisons, ainsi que la durée de la vie des ampoules et la réflectivité des surfaces de la
salle. Dans les études où l'intensité de l'éclairage risque d'influencer les résultats, on peut tenter d'éviter les
biais de cette nature en attribuant aux animaux des différents groupes de traitement un emplacement aléa-
toire sur le même support à cages.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

13
Notes explicatives

Ressources et références additionnelles :


Dauchy R.T., Sauer L.A., Blask D.E. et Vaughan G.M. (1997) Light Contamination During the Dark Phase in
"Photoperiodically Controlled" Animal Rooms: Effect on Tumor Growth and Metabolism in Rats. Laboratory
Animal Science 47(5):511-518.

Memarzadeh F., Harrison P.C., Riskowski G.L. et Henze T. (2004) Comparison of Environment and Mice in
Static and Mechanically Ventilated Isolator Cages with Different Air Velocities and Ventilation Designs.
Contemporary topics in laboratory animal science 43(1):14-20.

Diapositive 19 Facteurs physiques et environnementaux


5. Bruit
Les effets du bruit sur le comportement et les réac-
tions des animaux de laboratoire en recherche bio-
médicale ont été trop peu étudiés. Il est bien connu
que les bruits forts peuvent déclencher des convul-
sions chez les jeunes rongeurs (on s'est fondé sur
ce phénomène pour créer un modèle de crises
audiogènes).

L'intensité et la fréquence du son ont leur impor-


tance. Les rongeurs et certaines autres espèces d'ani-
maux sont très sensibles aux ultrasons dont nous
pouvons ignorer l'existence parce que notre oreille
ne les perçoit pas. Les bruits de basses fréquences,
par exemple ceux provenant d'un chantier de
construction voisin, peuvent également déranger les animaux. Le bruit a une incidence sur de nombreux
types de recherches. Par exemple, des études sur les animaux de laboratoire ont démontré que le bruit per-
turbe la consommation d’aliments et d’eau, le système reproductif, la pression artérielle, la réponse immu-
nitaire, la numération des globules blancs, les taux de cholestérol dans le sang ainsi que la capacité
d’apprentissage.

Diapositive 20 Facteurs physiques et environnementaux


6. Alimentation et eau
Un important élément de la recherche faisant appel
à l’utilisation des animaux consiste à leur fournir un
régime alimentaire adapté et reproductible qui ré-
pond à leurs besoins nutritionnels. Puisque les élé-
ments composant un régime alimentaire peuvent
varier d’une saison à l’autre ou d’un lot à l’autre et
entraîner des modifications en ce qui concerne la
physiologie et le métabolisme d’un animal, les ré-
gimes purifiés comportant des variations minimales
sont essentiels dans plusieurs types de recherches.
De nombreux régimes alimentaires pour les ani-
maux de laboratoire sont également « certifiés » et
n’excèdent pas la quantité maximum de contami-
nants connus ni de résidus chimiques pouvant
brouiller les résultats de la recherche.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

14
Notes explicatives

De l’eau conforme aux normes pour la consommation humaine doit être offerte aux animaux de laboratoire.
Il ne s’agit ici que d’une exigence minimale étant donné qu’il existe d’importantes différences dans la qualité
de l’eau potable provenant de sources différentes. L’eau peut contenir des impuretés, notamment des bac-
téries, des métaux lourds et des traces de produits chimiques comme les pesticides, ce qui peut avoir une
incidence sur la recherche. En outre, les quantités de ces contaminants peuvent varier selon les saisons ou
les conditions météorologiques locales. C’est pour cette raison que la purification de l’eau par osmose in-
versée est en voie de devenir la norme. Dans certaines animaleries, l’eau est traitée par acidification ou ja-
vellisation pour éliminer la prolifération des bactéries. Ces deux méthodes peuvent influer sur les résultats
de la recherche. Par exemple, l’acidification de l’eau peut causer le lessivage de produits chimiques contenus
dans les bouchons de caoutchouc utilisés pour les bouteilles d’eau et les sous-produits de la javellisation
peuvent modifier les paramètres hématologiques des animaux.

7. Litière
Dans la plupart des animaleries, les procédures normalisées de fonctionnement (PNF) contiennent des dis-
positions relatives à la litière qui devrait être régulièrement fournie aux animaux. Le chercheur principal
doit préciser s'il y a des exigences particulières concernant la litière.

On connaît bien le phénomène d'activation des systèmes d'enzymes hépatiques (enzymes P450) par les ré-
sines contenues dans les litières de bois mou (p. ex., les copeaux de cèdre). Cela peut brouiller les résultats
si l'étude porte sur l'activité des enzymes hépatiques.

Ressources et références additionnelles :


Barnard D.E., Lewis S.M., Teter B.B. et Thigpen J.E. (2009) Open- and Closed-Formula Laboratory Animal
Diets and their Importance to Research. Journal of the American Association for Laboratory Animal Science
48(6):709-713.

Lauer A.M., May B.J., Hao Z.J. et Watson J. (2009) Sounds levels in modern rodent housing rooms are an
uncontrolled environmental variable with fluctuations mainly due to human activities. Laboratory Animals
38(5):154-160.

Diapositive 21 Facteurs liés à l'entretien, aux manipulations et aux soins


courants
De très nombreuses sources de stress peuvent in-
fluencer les processus physiologiques et biochi-
miques de l'animal ainsi que son comportement.
Les sources de stress liées aux manipulations et aux
soins sont le transport, l’hébergement et les mani-
pulations effectuées par le personnel de soin aux
animaux ainsi que par le personnel de recherche.
Pour de plus amples renseignements sur l’entretien,
les manipulations et les soins courants des animaux
de laboratoire :

• Conseil canadien de protection des animaux


(1993) Installations pour les animaux d’expéri-
mentation. Dans : Manuel sur le soin et l’utilisation
des animaux d’expérimentation, vol. 1, 2e éd. Ot-
tawa ON : CCPA, Chapitre II. p. 47-56. Visitez le
site Web du CCPA au [Link] pour consulter ce manuel.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

15
Notes explicatives

Diapositive 22 Facteurs liés à l'entretien, aux manipulations et aux soins


courants
1. Transport
Comme les animaux de laboratoire sont rarement
utilisés à l'endroit même où ils ont été élevés, ils doi-
vent généralement être transportés vers l'établisse-
ment où le projet de recherche se déroulera.
Diverses études ont démontré que le transport
cause un stress plus ou moins prononcé chez les
animaux et qu'il leur faut un certain temps après
leur arrivée à l'établissement pour retrouver un état
physiologique normal. De façon générale, les habi-
tudes alimentaires et la croissance reviennent à la
normale environ une semaine après l'arrivée à des-
tination. Cependant, certaines légères modifications
physiologiques et immunologiques peuvent être
plus durables. En ce qui concerne le conditionne-
ment des animaux dès leur arrivée, les établissements devraient établir des PNF qui tiennent compte des
spécificités de chaque espèce et des données générales des animaux.

2. Hébergement
Cages

L'espace dont dispose chaque animal et le nombre d'animaux par cage peuvent avoir une influence sur la
réaction des animaux lors d’une expérimentation. Tous les animaux utilisés pour une étude donnée de-
vraient être placés dans des cages identiques, de sorte que l'espace dont chacun d'eux dispose et le nombre
d'animaux par cage demeurent constants au cours de l'étude. La conception de la cage est également un
facteur important, car il existe des différences significatives entre les différents types de cages (les cages ou-
vertes, les cages à microisolation statiques ou les cages individuellement ventilées en ce qui concerne la
température, l’humidité et la qualité de l’air, ainsi que l’intensité du bruit et des vibrations).

Des études ont montré que le nombre de rongeurs par cage avait un effet sur leur niveau de stress (l’isole-
ment ou la surpopulation) et leur croissance. De façon générale, les petits rongeurs devraient être hébergés
en petits groupes pour réduire le stress et créer un enrichissement social. Si les animaux doivent être héber-
gés dans des cages individuelles aux fins de la recherche, cet aspect devrait être justifié par des arguments
scientifiques auprès du comité de protection des animaux de l’établissement.

Ressources et références additionnelles :


Castelhano-Carlos M.J. et Baumans V. (2009) The impact of light, noise, cage cleaning and in-house transport
on welfare and stress of laboratory rats. Laboratory Animals 43(4):311-27.

Lawlor M. (1990) The size of rodent cages. Dans : Guidelines for the Well-Being of Rodents in Research. (Guttman
H.N., éd.).Bethesda MD : Scientists Center for Animal Welfare. p. 19-28.

Swallow J., Anderson D., Buckwell A., Harris T., Hawkins P., Kirkwood J., Lomas M., Meacham S., Peters
A., Prescott M., Owen S., Quest R., Sutcliffe R. et Thompson K. (2005) Guidance on the transport of laboratory
animals: report of the Transport Working Group established by the Laboratory Animal Science Association
(LASA). Laboratory Animals 39(1):1-39.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

16
Notes explicatives

Diapositive 23 Facteurs liés à l'entretien, aux manipulations et aux


soins courants
2. Hébergement (suite)
Enrichissement du milieu

On ne saurait trop insister sur la valeur de l'enri-


chissement du milieu pour le bien-être des ani-
maux. Cependant, pour ce qui est du contrôle des
variables en recherche, toute modification (amélio-
ration) apportée aux cages aura des effets sur le
comportement, la physiologie et l'anatomie de l'ani-
mal, et certains de ces effets seront permanents. Au
cours d'une expérimentation, toute amélioration ou
mesure d'enrichissement devrait donc être iden-
tique pour tous les animaux et constante tout au
long de l’étude. On ne devrait modifier l'environne-
ment physique de la cage qu'après avoir consulté le
chercheur.

Pour de plus amples renseignements sur l’enrichissement du milieu :

• Microsite du CCPA sur les Trois R : [Link]/fr/alternatives

• Module de formation du CCPA sur : l’enrichissement du milieu (2003). Visitez le site Web du CCPA au
[Link] pour consulter ce module de formation.

Ressources et références additionnelles :


Laber K., Veatch L.M., Lopez M.F., Mulligan J.K. et Lathers D.M. (2008) Effects of housing density on weight
gain, immune function, behavior, and plasma corticosterone concentrations in BALB/c and C57BL/6 mice.
Journal of the American Association for Laboratory Animal Science 47(2):16-23.

Diapositive 24 Facteurs liés à l'entretien, aux manipulations et aux


soins courants
3. Soins courants (quotidiens,
hebdomadaires), hébergement
et manipulations
Les opérations quotidiennes effectuées par le per-
sonnel de soin aux animaux peuvent exercer une
forte influence sur la réaction des animaux lors
d’une expérimentation. De façon générale, les ani-
maux devraient tous être manipulés de façon uni-
forme et au même moment de la journée; si cela est
impossible, on doit les manipuler de façon aléatoire.
Les manipulations devraient se faire de manière
douce et consistante. La plupart des animaux s'ha-
bituent vite aux personnes qui s'en occupent régu-
lièrement et ressentent plus de stress lorsque des
inconnus les manipulent.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

17
Notes explicatives

Le mode de manipulation d'un animal peut modifier son comportement ou sa physiologie et, par consé-
quent, influencer sa réaction dans une étude. On peut citer l'exemple d'une étude de manipulation menée
chez les porcs. En 1987, Hemsworth et ses collaborateurs ont publié un article présentant une étude com-
parative des réactions observées chez les porcs lors de trois types de manipulations (manipulations agréa-
bles, manipulations désagréables et manipulations réduites au minimum). Les porcs ayant fait l’objet de
manipulations agréables s'approchaient plus volontiers des humains. Chez les femelles ayant subi des ma-
nipulations agréables, l'âge du premier œstrus et la réceptivité sexuelle au moment de la reproduction n'était
pas les mêmes que chez les deux autres groupes; de plus, elles présentaient un taux de conception plus
élevé. Fait à noter, bien que cela ne représente pas un résultat statistiquement significatif, les mâles ayant
fait l’objet de manipulations agréables avaient des testicules plus gros que leurs congénères des autres
groupes. Cette source de variation sera réduite si le personnel de soin aux animaux, les techniciens en re-
cherche et les chercheurs manipulent toujours les animaux de façon consistante.

Le chercheur doit comprendre les opérations hebdomadaires exécutées dans l'animalerie. Dans de
nombreuses installations, le nettoyage des cages a lieu à des journées précises. Si la prise d'échantillons est
effectuée immédiatement après que les animaux aient été dérangés par le nettoyage des cages, les résultats
peuvent être brouillés. De plus, les opérations courantes sont généralement différentes la fin de semaine et
les jours fériés par rapport aux jours de semaine, ce qui peut affecter la réaction des animaux si la prise
d'échantillons a lieu ces jours-là.

Ressources et références additionnelles :


Balcombe J.P., Barnard N.D. et Sandusky C. (2004) Laboratory routines cause animal stress. Contemporary
topics in laboratory animal science 43(6):42-51.

Duke J.L., Zammit T.G. et Lawson D.M. (2001) The effects of routine cage-changing on cardiovascular and
behavioral parameters in male Sprague-Dawley rats. Contemporary topics in laboratory animal science 40(1):17-
20.

Hemsworth P.H., Barnett J.L. et Hansen C. (1987) The influence of handling by humans in the behaviour,
reproduction and corticosteroids of male and female pigs. Applied Animal Behavioural Science 17(3): 245-252.

Diapositive 25 Facteurs liés à la manipulation aux fins de la recherche


Pour obtenir des résultats valides en réduisant au
minimum le nombre d’animaux utilisés, le cher-
cheur et le personnel de recherche doivent non seu-
lement prendre en compte et contrôler de
nombreuses variables non expérimentales, mais
aussi de nombreuses variables expérimentales.

Dans certaines études incluant par exemple la pro-


duction d'accidents ischémiques cérébraux (AVC)
par voie chirurgicale chez un modèle de rongeur,
les variables à contrôler peuvent être multiples : par
exemple, la durée et la profondeur de l'anesthésie,
la température corporelle pendant l'intervention
chirurgicale et pendant la période de réveil, la durée
de la provocation de l'ischémie, la synchronisation
de l'analgésie, le suivi et les soins postopératoires.
Tous ces facteurs peuvent influencer l’évolution de l'ischémie.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

18
Notes explicatives

Pour chaque procédure de recherche, il est recommandé de rédiger des PNF que toutes les per-
sonnes concernées devront respecter et qui viseront à uniformiser le mieux possible toutes les
manipulations est recommandée.

Diapositive 26 Facteurs liés à la manipulation aux fins de la recherche


1. Moment et durée de la manipulation
Les paramètres biochimiques et physiologiques sui-
vent des cycles circadiens normaux qui influencent
la réaction de l'animal à l’administration de traite-
ments ou à la prise de prélèvements selon le mo-
ment de la journée où ces manipulations sont
effectuées. La prise d’échantillons multiples devrait
donc se faire toujours à la même heure.

La durée des manipulations subies par chaque ani-


mal devrait également être uniformisée autant que
possible. Des modifications biochimiques et héma-
tologiques apparaissent dès que l'animal est sorti de
sa cage. Les études montrent que certains de ces
changements persistent dans les minutes ou les
heures qui suivent et qu’ils se répercutent sur les résultats. Dans tous les groupes de traitement y compris
les groupes témoins, le temps consacré à la prise d'échantillons doit demeurer constant (à partir du moment
où l'animal est retiré de sa cage).

Les manipulations courantes des animaux, comme le déplacement des rats dans des cages propres, peuvent
provoquer des changements cardio-vasculaires et des comportements transitoires bien que significatifs. Le
chercheur et le personnel de soin aux animaux devraient être conscients que de telles manipulations peuvent
brouiller les résultats recueillis peu de temps après.

2. Facteurs expérimentaux de stress


Par expérience, les animaux savent ce qui leur arrive lorsqu'ils sont manipulés et ils apprennent très vite en
quoi consistent les procédures courantes. Si ces manipulations sont effectuées avec compétence, non seule-
ment l'animal est moins stressé, mais il accepte beaucoup plus facilement d’être manipulé.

Pendant la période de conditionnement, les animaux devraient être soumis aux opérations courantes qui feront
partie de l'expérimentation subséquente. Cet aspect est particulièrement important si l'étude nécessite l'emploi
de dispositifs spéciaux de contention tels que des colliers ou des revêtements munis de cathéters (p. ex., des
rats reliés à des dispositifs d'enregistrement de l'activité cérébrale et des moutons placés dans une cage à mé-
tabolisme). Pour des raisons de bien-être animal ainsi que des raisons scientifiques, il importe d’ha-
bituer l'animal aux manipulations et aux appareils de contention avant le début du projet.

Récompenser l’animal pour un bon comportement constitue une excellente façon d'encourager l'animal à se
montrer coopératif. Les rats adorent les friandises comme les Gummi Bears et les Fruit Loops. Il peut également
s’agir de donner un biscuit à un chien, une friandise à un chat ou une gâterie spéciale à un primate non humain.
Bien entendu, il ne faut pas que ces récompenses nuisent au déroulement du projet de recherche.

Ressources et références additionnelles :


Conour, L.A., Murray A. et Brown M.J. (2007) Preparation of Animals for Use in the Laboratory, Institute for
Laboratory Animal Research Journal 47(4): 283-293.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

19
Notes explicatives

Module de formation du CCPA sur : l’analgésie (2003). Visitez le site Web du CCPA au [Link] pour consul-
ter ce module de formation.

Module de formation du CCPA sur : la douleur, la détresse et les points limites (2010). Visitez le site Web du CCPA
au [Link] pour consulter ce module de formation.

Diapositive 27 Facteurs liés à la manipulation aux fins de la recherche


3. Douleur :
La douleur peut également être un facteur impor-
tant dans une recherche faisant appel à l’utilisation
des animaux, car la douleur non traitée influence
plusieurs aspects de la biologique et de la phy-
siologie animales. À la suite de manipulations ef-
fectuées dans le cadre de l’expérimentation, la
douleur ressentie par un animal dépendra de diffé-
rents facteurs, notamment du choix, de la dose et
du moment de l’administration de l’analgésique uti-
lisé, de l’habileté du chirurgien ou de la personne
qui manipule l’animal, des expériences antécé-
dentes de l’animal ainsi que de la présence de la
peur et du stress chez celui-ci. Pour de plus amples
renseignements sur la douleur :

• Module de formation du CCPA sur : l’analgésie (2003)

• Module de formation du CCPA sur : l’anesthésie (2003)

• Module de formation du CCPA sur : la douleur, la détresse et les points limites (2010)

Diapositive 28 Responsabilités des membres de l’équipe de recherche


Les membres de l’équipe de recherche biomédicale
ont des responsabilités différentes et importantes
pour ce qui est du contrôle des variables expérimen-
tales et non expérimentales.

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20
Notes explicatives

Diapositive 29 Chercheur principal


Les responsabilités du chercheur principal incluent :

• envisager toutes les variables non expérimen-


tales pertinentes

• expliquer aux membres de l’équipe les raisons


pour lesquelles il faut contrôler les variables
pertinentes

• veiller à ce que toutes les variables expérimen-


tales soient contrôlées ou déterminées conformé-
ment aux PNF

• assurer le suivi et l'enregistrement des mesures


de contrôle des variables (conformément aux
PNF)

• s’assurer du bon état de santé des animaux avant de les acheter;

• veiller à ce que le suivi de l'état de santé soit effectué conformément aux règles de l'établissement

• se conformer à toutes les PNF de l'établissement visant à limiter l'introduction de maladies

Diapositive 30 Étudiants des cycles supérieurs, étudiants au postdoctorat


et techniciens en recherche
Les responsabilités des étudiants des cycles supé-
rieurs, des étudiants au postdoctorat et des techni-
ciens en recherche incluent :

• effectuer le suivi et l'enregistrement des mesures


de contrôle de toutes les variables

• exécuter toutes les procédures expérimentales


conformément aux PNF

• manipuler les animaux à l'aide des techniques


appropriées

• se conformer à toutes les PNF de l'établissement


visant à limiter l'introduction de maladies

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

21
Notes explicatives

Diapositive 31 Directeur de l’animalerie


Les responsabilités du directeur de l’animalerie
incluent :

• comprendre les raisons pour lesquelles il faut


établir des mesures de contrôle des variables
non expérimentales pour toutes les recherches
en cours

• veiller à ce que les paramètres environnemen-


taux de l'animalerie soient maintenus à des ni-
veaux uniformes

• veiller à la qualité de la formation et de l'exper-


tise en matière de soin aux animaux

• s’assurer du bon état de santé des animaux avant


de les acheter

• veiller à ce que le suivi de l'état de santé soit effectué conformément aux règles de l'établissement

• mettre en œuvre des PNF pour le fonctionnement de l'animalerie

Diapositive 32 Personnel de soin aux animaux


Le personnel de soin aux animaux de l’établisse-
ment devrait effectuer toutes les opérations quoti-
diennes de l’animalerie de façon uniforme et
conformément aux PNF, et effectuer toutes les ma-
nipulations de soin aux animaux de façon uniforme,
avec douceur et sans cruauté.

Module de formation du CCPA sur : les animaux de laboratoire utilisés en recherche biomédicale

22
Notes explicatives

Diapositive 33 Personnel vétérinaire pour animaux d’expérimentation


Les responsabilités du personnel vétérinaire pour
animaux d’expérimentation incluent :

• surveiller l’état de santé des animaux

• formuler des recommandations pertinentes en


matière de santé animale

• effectuer des procédures visant à maintenir les


animaux en bonne santé

Diapositive 34 En bref
L’importance d’atteindre des objectifs à la fois scien-
tifiques et éthiques, soit l'obtention de données
scientifiques reproductibles avec le plus petit nom-
bre possible d'animaux, a été soulignée dans ce mo-
dule de formation. Les modèles animaux doivent
être soigneusement sélectionnés selon le principe
des Trois R.

Les nombreux facteurs qui peuvent influencer la


réaction du modèle animal peuvent être regroupés
comme suit :

• Les facteurs liés aux animaux

• les facteurs physiques et environnementaux

• les facteurs liés à l'entretien, aux manipulations et aux soins courants

• les facteurs liés à la manipulation aux fins de la recherche

Tous les membres de l’équipe de recherche et de soin aux animaux ont un rôle à jouer dans la reconnaissance
et le contrôle de ces variables. Les chercheurs et les autres utilisateurs d’animaux devraient s’efforcer d’at-
teindre leurs objectifs scientifiques en adoptant les meilleures normes possible de bien-être animal.

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