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Impact de l'aquaculture au Maroc

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Département de Biologie

Licence Sciences de la Vie


Semestre 6
Option
Environnement et biologie générale

L’impact de l’aquaculture sur l’environnement

Nom et Prénom : Moujahed Yousra


Nom et Prénom : Moujoud Nabil

Encadrant(e) : Pr Touria Ould [Link]


Examinateur :Pr

Date de soutenance

Année universitaire : 2020 -2021

Année universitaire 2019-


2020 Année Universitaire 2018 - 2019
Remerciements

La réalisation de ce projet a été possible grâce au soutien de certaines personnes à qui je


veux adresser toute ma gratitude.

Je tiens à exprimer mes vifs remerciements envers mon encadrante Pr Touria Oueld
Bellahcen,enseignante à la faculté des sciences Ain Chok,Casablanca. Je la remercie de
m’avoir encadrée, orientée et conseillée.

Je voudrais remercier également mes chers parents et mon petit frère qui ont été toujours là
pour moi. Leur soutien et leurs encouragements ont été de grande aide.
Liste des abréviations

ANDA : agence nationale de développement de l’aquaculture

FAO : organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture

AMTI : aquaculture multitrophique intégrée

SA : système aquaponie
Liste de figures

Figure 1 : L’évolution de la production aquacole mondiale

Figure 2 : L’évolution de la production aquacole nationale en espèce

Figure 3 : L’évolution de l’aquaculture au Maroc

Figure 4 : la répartition des fermes aquacoles au Maroc

Figure 5 : les trois dimensions d’une aquaculture durable

Figure 6 : Un modèle d’une aquaculture multitrophique intégrée

Figure 7 : Un modèle de cycle de l’aquaponie


Sommaire

Remerciements

Liste des abréviations et figures

I-Introduction ……………………………………………………………………………………………………..1

II-Généralités

2.1.Définition de l’aquaculture……………………………………………………..…………………2

[Link] mondiale de l’aquaculture………………………………………………………….2

[Link] nationale de l’aquaculture………………………………………………………….3

[Link] différents types de l’aquaculture…………………………………………………………4

[Link] zones d’intérêt aquacole au Maroc…………………………………………………….5

2.6.L’évolution du marché aquacole marocain………………………………………………6

III-Les impacts de l’aquaculture sur l’environnement

3.1.Déchets organiques et pollution par les nutriments………………………………..7

[Link] des habitats…………………………………………………………………….…..7

[Link] pharmaceutiques et pesticides…………………………………………………8

[Link]………………………………………………………………………………….8

[Link]……………………………………………………………………………………8

[Link] écologiques………………………………………………………………………..9

[Link]………………………………………………………………………………9

[Link] des espèces sauvages : impacts génétiques……………….9


[Link]………………………………………………….……………………….………….10

IV-Recommandations pour une aquaculture durable

4.1.Définition de l’aquaculture durable……………………………….……………………11

[Link] alternatives……………………………………………….…………………….……………12

4.2.1.L’aquaculture multitrophique intégrée…….…………….…………………13

4.2.2.L’aquaponie avec culture des végétaux supérieurs……….…..………13

4.2.3.L’algoculture intégrée à l’aquaculture……………….….………………….14

V-Conclusion…………………………………………………….…………………………………………15
I. Introduction

L’aquaculture est actuellement l’un des systèmes de production alimentaire d’origine


aquatique qui progresse à l’échelle mondial. Le développement rapide de cette activité a été
considérée comme la révolution bleue, qui est une approche pour augmenter la production
mondiale de produits de mer afin de renforcer la sécurité alimentaire. Elle est surtout
pratiquée dans les pays en développement, et notamment les pays à faible revenu et en
déficit alimentaire. Compte tenu de la stagnation des rendements de nombreuses pêcheries
de capture et de l’accroissement de la demande de produits de pêche, il y a de fortes
chances que l’aquaculture prenne une part de plus en plus grande dans la production
mondiale d’aliments aquatiques. Toutefois, on savait que l’aquaculture recouvre un très
large éventail de pratiques d’élevage aquatique au égard d’espèces (algues, mollusques,
crustacés, poissons et autres espèces aquatiques), aux milieux ou aux systèmes utilisés et
qu’elle fait intervenir des modes d’utilisation des ressources très différents. Cependant, la
révolution bleue de l’aquaculture contribue à plusieurs préoccupations environnementales,
y compris la destruction de l’habitat, la pollution de l’eau, l’eutrophisation,… etc. Enfin ,
l’aquaculture doit croître considérablement tout en réduisant considérablement ses impacts
nuisibles sur l’environnement.
II- Généralités

2.1.Définition de l’aquaculture

L’aquaculture recouvre toutes les activités ayant pour objectif la production, la


transformation et la commercialisation d’espèces aquatiques, qu’il s’agisse de plantes ou
d’animaux d’eau douce, saumâtre ou salée sous des conditions contrôlées par l’homme[8].

[Link] situation mondiale de l’aquaculture

La production aquacole se développe de plus en plus à l’échelle mondial et elle es


considérée comme une solution à la pénurie des ressources halieutiques[12]. Depuis 2000,
l’aquaculture continue de progresser plus rapidement que d’autres secteurs de la production
alimentaire. L’année 2013 était la première fois où la part de l’aquaculture a dépassé celle
de la capture à l’état sauvage. Puis en 2018, la production mondiale des produits de mer a
atteint 179 millions de tonnes dont 114 millions sont issus de l’aquaculture. Elle présente
donc plus que la moitié de la production totale , de l’ordre de 52% contre 25,7 en 2000 [7].

Figure 1 : La situation mondiale de l’aquaculture[7]


Il faut noter que l’Asie est le premier producteur mondial du fait qu’il présente les deux tiers
soit 89% de la production totale. Et ceci depuis le milieu des années 2000[7].

[Link] situation nationale de l’aquaculture

Le secteur aquacole marocain est peu développé malgré la présence d’un littoral qui mesure
3500 km. Au titre de l’année 2016, la production aquacole a atteint 510 tonnes dont deux
espèces présentent la quasi-totalité de ce rendement. Il s’agit des huîtres avec une part de
72% produites dans la baie de Dakhla et la lagune de Oualidia et le loup de bar présentant
26% de la production. Ce dernier est élevé à M’diq. Cette production est destinée surtout à
l’alimentation humaine[12].

Figure 2 : L’évolution de la production aquacole nationale en espèce[12]

L’aquaculture marocaine participe également à la production des algues dans la lagune de


Marchica. Cette production est destinée à l’alimentation animale, le cosmétique,… .

En effet, toutes ces productions sont assurées grâce à une vingtaine de fermes aquacoles
avec une production qui dépasse 3000 tonnes par an avec une écloserie de coquillages.
Cette dernière s’est développée en 2016. Elle est devenue apte à produire environ 50
millions de naissains des huîtres et 10 millions de naissains de palourdes[12].

Figure 3 : L’évolution de l’aquaculture au Maroc[12]

2.4. Les différents types de l’aquaculture

L’aquaculture s’intéresse à plusieurs catégories de production dont les principales sont[8] :

- La conchyliculture qui concerne l'élevage des mollusques.

- L’astaciaculture définissant l'élevage de l'écrevisse genre astacia.

- L’algoculture qui concerne la culture des algues.

- L’echinoculture définissant l'élevage des oursins.

- La pisciculture qui est l’élevage des poissons. Cette deniére est exercée selon trois
systèmes différents à savoir [3]:

1. La pisciculture intensive qui consite avec quelques apports complémentaires peu


coûteux à utiliser la productivité naturelle du plan d’eau (algue, plancton,…) que l’on
favorise très peu ou légérement pour produire des poissons.
2. La pisciculture semi intensive qui repose sur l’utilisation d’une fertilisation ou sur
l’emploi d’une alimentation complémentaire, sachant qu’une part importante de
l’alimentation du poisson est fournie par le milieu naturel.

3. La pisciculture intensive est une culture dans laquelle tous les besoins nutritionnels
des poissons sont satisfaits par l’apport exogène d’aliments complets, avec pas ou
très peu d’aliments nutritionnels issus de la productivité naturelle du bassin ou du
plan d’eau dans lequel le poisson est élevé. L’aquaculture intensive signifie que les
quantités de poissons produites par unité de surface sont élevées.

2.5. Les zones d’intérêt et les produits aquacoles au maroc

L’aménagement des projets aquacoles nécessite la présence de zones favorables à


l’aquaculture. Dans ce sens, le Maroc a désigné un certain nombre de zones dans des régions
différentes du royaume où l’activité aquacole peut se développer à savoir[1] :

- Zone Dakhla oued-Eddahab : Il s’agit d’une aire à haut potentiel aquacol avec la
présence de onze fermes conchylicoles qui sont consacrées à l’élevage des ormeaux
et des huîtres. Cette région présente une bonne qualité d’eau et des conditions
naturelles excellentes, ce qui lui a permis d’adopter plusieurs projets aquacoles tel
que la culture de la palourde européenne en 2020. Cette derniére demande des
conditions assez particuliére pour son élevage. Ce qui fait de Dakhla une zone si
favorable pour la progression de l’aquaculture[1].

- Zone Imessouane Sidi-Ifni : Elle est marquée par la pratique de la conchyliculture


dont les principales espèces élevées sont les moules, les huîtres. Elle traite également
la pisciculture avec élevage du loup de bar, la daurade et le maigre. Enfin, elle
s’intéresse à l’élevage des algues du genre laminaires et gracilaires[1].

À part ces zones, on note la présence d’autres sites avantageux pour l’aquaculture au
niveux d’Alhoceima, Nador, Sâadia qui s’occupent principalement de la pisciculture et la
conchyliculture. L’élevage est assuré sur une superficie de 40 hectares pour chacune de
ces zones[1].
Figure 4 : La répartition des fermes aquacoles au Maroc[2]

[Link] du marché aquacole marocain

Afin de promouvoir l’aquaculture, il faut donner accès aux investissements nationnaux et


internationnaux. Malheureusement, on rencontre des contraintes face à l’investissement.
Tout d’abord, il existe une difficulté d’accès au domaine public maritime. Ensuite, on trouve
que les droits de douane sont élevés concernant l’importation des alevins et de la
nourriture. En plus, il n’ y a pas une possibilité d’assurance, ce qui décourage les entreprises
de petite taille[2].

En revanche, le Maroc possède des avantages qui peuvent encourager l’investissement


international[2] :

- La présence d’un littoral de 3500 km.

- La diversité de zones favorables( les lagunes, les baies,…).


- La disponibilité de la main d’œuvre.

- La présence des infrastructures tel que le port Tanger-Med.

- Sa proximité des marchés consommateurs des produits aquacoles.

III-Les impacts de l’aquaculture sur l’environnement

L'aquaculture est associée à un large éventail de préoccupations


environnementales, qui doivent être prises en compte pour son développement
durable [13].

3.1.Déchets organiques et pollution par les nutriments

Le surpeuplement et la suralimentation des étangs à poissons peuvent


produire une quantité élevée de matière organique et de déchets libérés par
les poissons par leurs branchies et dans leur urine, qui affectent la qualité de
l'eau et réduisent la concentration d'oxygène dissous grâce à la décomposition
des déchets d'aliments non consommés et des excréments de poisson
[10,16]. ces déchets contribue à la phénomène d’eutrophisation [12].

3.2. Destruction d’un écosystème

Avec la conversion généralisée des terres et des forêts en étangs,


l'aquaculture a des effets néfastes sur l'environnement [10],cette conversion
est une pratique courante dans de nombreux pays d'Asie (exemple,le
Bangladesh, la Chine et le Vietnam) [12] vue que l'aquaculture est plus
productive que l'agriculture [13]. il y a des destructions irréversibles de l'habitat
en raison de la transformation des rizières et des zones humides qui
conservent une grande variété de flore et de faune, y compris des plantes
aquatiques, des oiseaux, des crabes, des poissons, des grenouilles, des
moules, des escargots et des tortues en fermes piscicoles [12,13].

[Link] pharmaceutiques et pesticides

Les fermes aquacoles offrent souvent des conditions qui permettent à la


maladie de s'épanouir plus facilement ; par exemple, les animaux sont
souvent stockés à une densité plus élevée que les poissons sauvages. La
plupart des produits vétérinaires et des désinfectants destinés à lutter contre
les maladies animales ont été jugés avoir des impacts environnementaux
négatifs minimes s'ils sont utilisés correctement. De nombreux secteurs de
l'aquaculture n'utilisent aucun médicament et l'utilisation des produits
pharmaceutiques est étroitement réglementée. Cependant, des problèmes
peuvent survenir lorsque des produits pharmaceutiques ou des désinfectants
sont utilisés au-dessus des limites de sécurité [16]

3.3.1 Antibiotique

L'application d'antibiotiques, de produits chimiques et de médicaments a été


signalée comme une préoccupation particulière en aquaculture intensive [13],
seulement 40 à 27 % de l'antibiotique est absorbé par les poissons, le reste
est rejeté via les excréments et pénètrent dans l'environnement marin et
peuvent persister pendant de longues périodes dans les sédiments entraînant
une pollution de l'eau et des déséquilibres dans les écosystèmes aquatiques
[13,16].

3.3.2 Antifoulants

Les antisalissures sont des produits chimiques appliqués aux équipements


d'aquaculture, tels que les cages et les cordes, pour réduire le «bio-
encrassement» la croissance indésirable de plantes ou d’espèce, comme les
balanes, à leur surface. Le contrôle de l'encrassement biologique est l'un des
problèmes de production les plus difficiles et les plus coûteux pour l'industrie.
La plupart des antifoulants utilisent le cuivre comme ingrédient actif, qui peut
s'infiltrer dans l'environnement et il peut également contaminer les sédiments
du fond marin autour des fermes [16].

3.5 Interactions écologiques

3.5.1 Échappements

Les poissons peuvent s'échapper des fermes à la suite d'une erreur humaine
lors de la manipulation, d'une défaillance mécanique ou des dommages
causés aux enclos par les conditions météorologiques ou des prédateurs, tels
que les phoques et les dauphins. Les évasions sont plus susceptibles de se
produire à partir de fermes ouvertes que de fermes fermées [16]

3.5.2 Croisement avec des espèces sauvages: impacts


génétiques

L'introduction d'espèces de poissons exotiques (exotiques ou non indigènes)


dans l'aquaculture et leur évasion fréquente constituent de graves menaces
pour les espèces indigènes qui les accompagnent et, par conséquent, les
poissons exotiques peuvent avoir des impacts négatifs sur la biodiversité et
les écosystèmes avec la pollution biologique et les changements dans la
diversité génétique des populations naturelles [13]. La fuite du saumon
d'élevage des enclos en filet peut avoir des effets néfastes sur les populations
de saumon sauvage par la compétition et le croisement . Certaines espèces
de poissons échappés peuvent se reproduire avec des poissons sauvages
[10]. Les poissons d'élevage ont généralement des caractéristiques
génétiques différentes de celles de leurs homologues sauvages [16]. Le frai
dans l'environnement sauvage de saumons d'élevage échappés avec des
saumons sauvages a un succès limité, car leur progéniture est confrontée à
une mortalité élevée. seulement 27% du succès à vie du saumon sauvage
(c'est-à-dire qu'ils sont morts jeunes). 70% des embryons sont morts. Ces
résultats suggèrent que le croisement pourrait conduire à l'extinction de
populations vulnérables de saumon [12,16].

3.5.3 Maladie

Le surpeuplement et La fuite du saumon d'élevage présente également un


potentiel de transmission de maladies et de parasites au population [10]. par
exemple La salmoniculture intensive accélère la croissance des parasites et
l'infestation dans le milieu marin. Le pou du poisson est un parasite qui se
nourrit de peau et de sang qui peut entraîner la mort des poissons et a le plus
grand impact sur l'aquaculture du saumon et menace les pêcheries de
saumon sauvage et de truite [12,16]. La croissance rapide de l'aquaculture
avec une eau de mauvaise qualité et la présence de toxines est devenue une
préoccupation majeure des flambées des maladies. Les maladies a dévasté
l'aquaculture de la crevette dans certains pays d'Asie en raison de la
dégradation de l'environnement. les maladies peut entraîner une mortalité
massive de crevettes en une semaine, et par conséquent, de nombreux
élevages de crevettes sont abandonnés [12,13]. On trouve une grande variété
de maladies dans l'aquaculture de la crevette, y compris la tache noire, le
syndrome de mortalité précoce (EMS), les maladies des branchies, la

carapace molle, la pourriture de la queue et Syndrome des taches


blanches .Une perte massive de la production de crevettes a été constatée en
raison d'une maladie de l'EMS causée par des bactéries vibrions. Le
syndrome ulcératif épizootique (SUE) ou Syndrome des taches rouges est
également une grande préoccupation en aquaculture [13].

IV-Les recommandations pour une aquaculture durable

Une aquaculture irrationnelle tend vers la détérioration de notre environnement marin tout
en menant à l’épuisement des ressources halieutiques pour des fins principalement
économiques.

4.1. Définition de l’aquaculture durable

L’aquaculture durable désigne la durabilité financière de l’exploitation aquacole ainsi que


l’activité ne doit pas porter atteinte à l’environnement. En plus, un développement durable
nécessite la solidarité entre les générations de manière à ce que la contribution de
l’aquaculture pour les générations futures soit au moins égale à ce qu’elle est pour les
générations actuelles[5].
Figure 5 : Les trois dimensions pour une aquaculture durable[W1]

Du point de vue écologique, l’aquaculture doit respecter certaines consignes :

-Réduire l’utilisation des antibiotiques en les remplaçant par des vaccins ; ce qui peut
atténuer le taux de pollution.

-Donner la priorité aux espèces autochtones par rapport aux espèces exotiques.

-Eviter au maximum la technique d’élevage intensif qui engendre beaucoup de dégâts.

-Remplacer les engrais chimiques par des engrais organiques.

-Limiter la quantité des poissons sauvages utilisés pour l’alimentation. Ainsi le dragage doit
être respectueux ; au moins deux mois après la dernière ponte afin de permettre la
reproduction.
-Utiliser des bassins terrestres pour éviter toute sorte d’évasion.

4.2. Les alternatives pour une aquaculture durable

4.2.1. L’aquaculture multitrophique intégrée

Dans l’aquaculture multitrophique intégrée, des espèces de différents niveaux trophiques


sont élevées à proximité les unes des autres, les déchets organiques et inorganiques d’une
espèce cultivée servant d’’intrants nutritionnels pour les autres. Donc, elle consiste à faire
intégrer dans un même système des organismes générateurs de déchets (nourris) et des
nettoyeurs (extractifs). Toutes les espèces ne peuvent pas être cultiver ensemble. La raison
pour laquelle, il faut choisir des espèces complémentaires afin de constituer les chaînes
trophiques à l’origine de cette culture[9,15].

L’AMTI a pour objectif d’augmenter l’efficacité et la productivité tout en réduisant les


charges de déchets et les impacts environnementaux tel que : l’eutrophisation, la pollution,
… . Une étude réalisée au Canada qui a pratiqué un élevage du saumon tout seul et puis un
élevage du saumon avec des moules et des laminaires. Les résultats ont montrés que
l’aquaculture combinée a donné un rendement ainsi qu’une performance environnementale
supérieurs que celle de la monoculture (la culture que du saumon) [15].

La durabilité de l’environnement est la considération majeure de l’AMTI. Elle est ainsi une
bonne méthode de réhabilitation des écosystèmes marins.
Figure 6: Un modèle d’une aquaculture multitrophique intégrée[W2]

4.2.2. L’aquaponie avec la culture des végétaux supérieurs

L’aquaponie est un système intégré qui combine l’élevage des poissons et la culture de
végétaux( la laitue par exemple). Dans un tel système, les excrétions des animaux aquatiques
sont assimilés par la plantes du fait que ces déchets contiennent des nutriments essentiels à
leur croissance , alors que l’eau traité par les plantes est recyclé pour l’aquaculture. On peut
dire qu’il existe une symbiose entre ces végétaux et les poissons d’élevage. Grâce à ce
système l’eau profite d’une épuration. Son principe général est << Rien ne se perd, rien ne se
crée, tout se recycle>>. La version la plus simple de ce système consiste à placer les poissons
et les végétaux dans un même bassin ou étang. Certaines rizières en Asie en sont l’exemple
le plus ancien. Une version plus moderne a été consultée . Elle s’agit de séparer les poissons
des végétaux ; l’eau du bassin d’élevage irrigue le bassin de culture des végétaux puis,
retourne pure dans le bassin d’élevage de poisson[5,9].

Figure 7 : Un modèle de cycle de l’aquaponie[W3]

L’aquaculture présente plusieurs avantages pour l’environnement tel que[5] :

- Elle réduit les déchets générés dans l’eau et également les fertilisants utilisés en
aquaculture.

- Le système consomme moins d’eau par rapport à l’aquaculture traditionnelle.

- Elle assure la production de deux produits grâce à une seule source de nutriments.

- C’est un système qui s’inscrit dans la conception de l’aquaculture durable

Malgré ces bénéfices, cette méthode n’a pas été assez adopté par les éleveurs.
Premièrement, parce qu’elle ne présente pas beaucoup de gains financières du fait que
généralement les légumes ne présentent pas de grandes valeurs économiques. Ensuite,
l’utilisation des légumes n’a pas pu répondre au problème d’épuisement de l’oxygène par les
animaux aquatiques. Certaines études ont montré que 24 pots de plantes ne peuvent
nettoyer que l’effluant de 17 poisson[9].

4.2.3.L’algoculture intégrée à l’aquaculture

De nombreuses études ont montré que l’algoculture intégrée à l’aquaculture est une
méthode plus efficace que le SA. Ce système a été fortement encouragé du fait que les
algues présentent plusieurs profits. Elles ont la capacité de fixer continuellement le dioxyde
de carbone et fournissent de l’oxygène par photosynthèse agissant comme une bio pompe
d’aération. Egalement, elles absorbent les nutriments de l’eau ce qui assure son
autoépuration. L’assimilation des nutriments contenus dans les effluents par les algues
contribue à la formation d’une biomasse riche en métabolites bioactives d’intérêt. Cette
biomasse peut être collectée et utilisée pour alimenter les animaux aquatiques . Aussi, elle
contient des antioxydants qui peuvent renforcer l’immunité des individus élevés et empêche
ainsi l’utilisation excessive des antibiotiques ou médicaments en aquaculture. Les algues
participent en grande partie à l’élimination de l’ammoniac sécrété par les animaux élevés.

Afin de réussir cette alternative qui assure la réduction des effets néfastes de l’aquaculture, il
faut utiliser des algues de bonne qualité alimentaire comme : Chlorella , Spirulina,
Heamatococcus[9].
V. Conclusion

L’aquaculture est une activité assez ancienne mais qui s’est développée qu’au cours de ces
dernières décennies avec une intensité sans précédant. Cette progression a été marquée à
l’échelle mondiale.

Une aquaculture responsable présente plusieurs avantages pour l’environnement et


également pour la société :

- Elle assure la durabilité des produits de mer ce qui contribue à la sécurité alimentaire
à long terme.

- Elle permet de réduire la pression sur les stocks halieutiques en réduisant la


surpêche.

- L’aquaculture est capable de contrôler la reproduction.

- Elle réduit le taux de pauvreté en offrant des emplois.

En contrepartie, une aquaculture irresponsable tend vers la détérioration de


l’environnement de diverses façons tels que :

- La pollution des eaux à travers l’utilisation abusive des produits chimiques et des
antibiotiques.

- La perte de la biodiversité due à l’introduction des espèces exotiques et l’utilisation


des stocks sauvages pour alimenter les espèces élevées.

- La propagation des maladies due à l’intensification de l’élevage.

Il faut savoir que l’augmentation de la production aquacole sera toujours accompagnée de


préoccupations environnementales. Et comme on ne peut pas s’en passer de cette activité
qui répond à la demande croissante des produits aquacoles, il est impératif de trouver des
alternatives qui ont pour rôle de rationner sa pratique. On s’est rendu compte que l’AMTI est
l’une des solutions avantageuses. C’est une méthode respectueuse de l’environnement qui
permet de réduire le taux de pollution grâce à un recyclage naturel. Ainsi elle préserve la
biodiversité marine en assurant la production de plusieurs espèces dans un seul élevage.

Résumé

La conservation marine n’est devenu un enjeu global que très récemment du fait que les
gens pensaient que les ressources halieutiques sont inépuisables et infinis. Par la suite les
gens sont devenus conscients que la surpêche présente une pénurie des stocks halieutiques.
De ce fait, on s’est rendu compte que l’aquaculture est la bonne solution pour sauver nos
océans de la dégradation. Malheureusement, la majorité des élevages ne prennent pas en
considération la conservation de l’environnement. Ils ont tendance à pratiquer cette activité
de manière intensive, ce qui contribue à la détérioration des écosystèmes marins.

Cette activité doit être responsable afin de soulager les stocks sauvages sans entraîner des
défis environnementaux. Ceci en s’appuyant sur des systèmes de gestion rationnelle tout en
prenant compte du développement durable de l’aquaculture
Références bibliographiques :

1. ANDA,2017,guide de l’investissement en aquaculture au Maroc, revue, 247.

2. ANDA,2018, l’aquaculture marine,revue,52.

3. Boumaraf.H,2019,la pisciculture aux Ziban,thése,111.

4. Bryan.W et al,2019,perspectives on aquaculture urbanization and water


quality,journal,4.

5. Centre de référence en agriculture Québec, 2014,journal,7.

6. David.R(FAO),2000,promotion de l’aquaculture commerciale durable en Afrique


subsaharienne, revue.

7. FAO,2020,la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, revue, 247.

8. Gasmi.F et al, 2019, aquaculture intégrée à l’agriculture, thèse,88.

9. Giovanni et al, 2019, integrated algae culture with aquaculture for sustainable
development,journal, 4.

10. Mark. A et al, 2019, a discounted flow analysis of salmon monoculture and IMTA in
Canada,revue,22.

11. Markham. A et al,2019, towards a blue revolution,revue,163.

12. Nejar.N et al,2018, aquaculture marine marocaine,revue,37.

13. Nesar.A et al,2018,global aquaculture productivity environnemental sustainability


and climate change adaptation,revue,14.
14. Nesar.A et al,2019,the blue dimensions of aquaculture,revue,11.

15. Philippe,A,2018,développer l’aquaculture multitrophique intégrée sur l’arc atlantique


français,thèse,70.

16. Saskimer.G et al,2016,integrated multi trophic aquaculture system,revue,9.

17. Science for environment policy,2015,sutainable aquaculture,revue,24.

Webographie

W1 : Les trois dimensions d’une aquaculture durable

W2 : Un modèle d’une aquaculture multitrophique intégrée

W3 : Un modèle de cycle d’aquaponie

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