Formules de Variance en Probabilités
Formules de Variance en Probabilités
PROBABILITÉS
Pr. Mohamed El Omari
Enseignant Chercheur, Spécialité : Statistique et Probabilités
Ancien Inspecteur Pédagogique, AREF Laâyoune-Sakia El Hamra
Contents
I COURS 3
1 Analyse combinatoire 3
1.1 Qu'est-ce que l'analyse combinatoire ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Principe de multiplication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Arrangements et permutations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Combinaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.5 Exercice 1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.6 Exercice 2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.7 Exercice 3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.8 Exercice 4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3 Variables aléatoires 8
3.1 Loi d'une variable aléatoire discrète, espérance et variance . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.1.1 Variable de Bernoulli . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.1.2 Variable Binomiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.1.3 Exercice 7. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.1.4 Variable de Poisson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2 Loi d'une variable aléatoire continue, espérance et variance . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.1 Loi uniforme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.2 Exercice 8. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.3 Loi exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.2.4 Exercice 9. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.2.5 Exercice 10. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.2.6 Loi normale (ou loi de Laplace-Gauss) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.2.7 Loi du chi-deux (ou khi-carrée) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.2.8 Loi de Fisher-Snedecor . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.2.9 Loi de Student . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
II TRAVAUX DIRIGES 13
4 Analyse combinatoire 13
4.1 Exercice 11. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2 Exercice 12. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.3 Exercice 13. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5 Calcul des probabilités 13
5.1 Exercice 14. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
5.2 Exercice 15. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.3 Exercice 16. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.4 Exercice 17. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.5 Exercice 18. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.6 Exercice 19. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5.7 Exercice 20. (Loi sans mémoire) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.8 Exercice 21. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.9 Exercice 22. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.10 Exercice 23. (La loi géométrique) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
5.11 Exercice 24. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
5.12 Examen: Session normale - 2022 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
5.13 Correction de l'examen - 2022 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Part I
COURS
1 Analyse combinatoire
1.1 Qu'est-ce que l'analyse combinatoire ?
L'analyse combinatoire est l'étude des diérentes manières de "ranger" des objets. Ces objets
peuvent être des nombres, des individus, des lettres, etc. Nous examinerons ici les cas qui se présentent
le plus fréquemment.
Si une expérience aléatoire est constituée de k étapes et s'il y a nj résultats possibles lors de la j
ème étape, pour j = 1, · · · , k , alors il y a n1 × · · · × nk résultats élémentaires dans l'espace échantillon.
C'est le principe de multiplication.
Il faut distinguer le cas où l'on range des objets en tenant compte de l'ordre du cas où l'ordre n'importe
pas. Dans le cas où l'on tient compte de l'ordre, on parle d'arrangements.
n!
Akn =
(n − k)!
= n(n − 1)(n − 2) · · · (n − k + 1).
Si on accepte la répétition des objets choisis, on parle d'arrangements avec répétition (ou avec
remise). Dans ce cas on applique la formule suivante: nk
1.4 Combinaisons
Problème. Dix enfants s'échangent des poignées de mains, chacun à chacun une seule fois. Com-
bien y a-t-il de poignées de mains ?
Si l'ordre dans lequel les objets ont été choisis ne nous intéresse pas, nous pouvons parler de
combinaisons.
C'est le cas si nous désirons (par exemple) tirer d'une urne cinq boules au hasard, qui en contient
quinze numérotées.
La formule générale du nombre de combinaisons de k objets parmi n est égale à:
n! Ak
k
Cn = = n
k!(n − k)! k!
1.5 Exercice 1.
n
X
(e) ∀n ∈ N∗ : Cnk (−1)k = 0.
k=0
1.6 Exercice 2.
2. D'un jeu de 40 cartes, on tire deux cartes simultanément (sans remise). De combien de manières
diérentes est-ce possible ?
4. Ali va disposer 12 livres sur un rayon de sa bibliothèque. 5 d'entre eux sont des livres de mathé-
matiques, 4 de chimie, 2 d'histoire et un de langue.
Ali aimerait ranger ses livres de façon que tous les livres traitant du même sujet restent groupés.
Combien y a-t-il de dispositions possibles ?
1.7 Exercice 3.
Tirage au sort des groupes de la phase nale de la coupe du monde de football. Une urne contient 32
Calculer,
boules contenant chacune le nom d'un pays qualié dont 8 boules sont des pays têtes de série.
dans chacun des cas suivants, le nombre de tirages possibles d'un groupe de 4 pays :
a) tirage simultané (un seul tirage : on ne tient pas compte de l'ordre et sans remise) des 4 boules.
b) tirage simultané d'une boule parmi les têtes de série et de 3 boules parmi les non têtes de série.
c) tirages successifs (on tient compte de l'ordre) sans remise des 4 boules.
Le responsable du personnel d'une usine doit constituer, pour assurer une permanence, une équipe
composée de 3 surveillants et de 2 ouvriers d'entretien. Il dispose de 4 surveillants et de 5 ouvriers
d'entretien.
b) Sachant qu'il doit éviter de placer dans la même équipe le surveillant S1 et l'ouvrier O1 . Entre
combien d'équipes diéremment constituées peut-il choisir ?
Une expérience est dite aléatoire si on ne peut pas prédire a priori son résultat. On note ω un
résultat possible de cette expérience aléatoire. L'ensemble de tous les résultats possibles est appelé
univers et noté Ω.
On appelle événement tout sous-ensemble de l'univers Ω.
L'ensemble des événements est noté F.
Exemples.
On lance une pièce de monnaie. Normalement, on ne peut pas prédire si on obtiendra Pileou
Face.
On lance un dé à six faces numérotées de 1 à 6. On ne peut pas prédire quel nombre entre 1 et 6
sortira.
On tire 6 boules dans une sphère contenant 49 boules numérotées de 1 à 49. On ne peut pas prédire
quels sont les six numéros que l'on obtiendra.
Les diérents résultats que l'on peut obtenir après une expérience aléatoire s'appellent les issues de
cette expérience aléatoire ou aussi les résultats possibles ou les éventualités de cette expérience
aléatoire.
L'événement contraire de l'événement A est noté: Ac . C'est l'événement qui se réalise lorsque
A n'est pas réalisé.
L'événement A ou B est noté: A ∪ B. C'est l'événement qui se réalise lorsque l'un des
événements A et B est réalisé.
L'événement A et B est noté: A ∩ B . C'est l'événement qui se réalise lorsque les deux
événements A et B sont réalisés.
1. ∅ ∈ F.
2. Si A ∈ F, alors son complémentaire Ac ∈ F (où Ac est le complémentaire de A dans Ω).
3. Toute réunion dénombrable d'événements de F est aussi un événement de F.
Dans ce cas le couple (Ω, F) est appelé espace probabilisable.
2.3 Notion de probabilité: Approche axiomatique
On appelle probabilité sur (Ω, F) une application P de F dans [0, 1] vériant les deux propriétés suivantes:
1. P(Ω) = 1.
2. Pour toute suite (Ai )i∈I dénombrable d'événements de F deux à deux incompatibles, on a
X
P (∪i∈I Ai ) = P(Ai ).
i∈I
En théorie des probabilités, le terme modéliser désigne l'opération qui consiste à associer à une
expérience aléatoire le triplet (Ω, F , P).
0 ≤ P(A) ≤ 1.
P (B ∩ A)
PA (B) = , ∀B ∈ F.
P(A)
C'est une application de F dans [0, 1] dénissant une probabilité sur le même espace (Ω, F, P). À
vérier.
Événements indépendants
On appelle système complet d'événements toute famille (Ai )i∈I telle que Ai ⊂ Ω, ∀i, Ai ∩ Aj =
∅, ∀i ̸= j et ∪i∈I Ai = Ω.
On dit que le système complet d'événements (Ai )i∈I est une partition de Ω si de plus, chaque Ai
est non vide.
Remarque.
2.6 Exercice 5.
C : la somme des points apparaissant sur les deux dés est impaire.
- Comparer P (A ∩ B ∩ C) et P(A)P(B)P(C).
Théorème 2.1 (formule de Bayes) Soit (Ω, F, P) un espace probabilisé ni. Soient (A1 · · · , An ) un
système complet d'événements et B un événement tels que P(Ai ) ̸= 0, ∀i et P(B). Alors
P(A )P (B)
PB (Ak ) = Pn k Ak .
i=1 P(Ai )PAi (B)
2.7 Exercice 6.
Dans une population donnée, un individu peut être atteint d'une certaine maladie (événement M) ou
pas. On fait un test de dépistage sur un individu et le test peut être positif (événement T) ou pas. On
suppose que
- 10% de la population est constituée de personnes malades (ou encore P(M ) = 0, 1),
- 93% des personnes malades ont un test positif (ou encore PM (T ) = 0, 93),
- et 97% des personnes non malades ont un test négatif (ou encore PM c (T c ) = 0, 97).
On veut maintenant la probabilité d'être malade sachant que l'on a un test positif ou
encore on veut PT (M ).
3 Variables aléatoires
Soit (Ω, F, P) un espace probabilisé. Nous appelons variable aléatoire réelle (v.a.r.) toute application de
Ω dans R telle que : pour tout intervalle I de R, l'ensemble
X −1 (I) = {ω ∈ Ω : X(ω) ∈ I} ∈ F.
Notations
- Une variable aléatoire est notée avec une lettre majuscule et sa réalisation (quantité déterministe)
avec une lettre minuscule.
- On note X(Ω) l'ensemble des valeurs prises par la variable aléatoire X dénie sur l'espace proba-
bilisé (Ω, F, P).
- La variable X est dite discrète (resp. continue) si X(Ω) est discret (resp. continu).
−1
- L'ensemble X ({x}) se note {X = x}.
- L'ensemble X −1 (] − ∞, a]) se note {X ≤ a}.
- L'ensemble X −1 (]a, b]) se note {a < X ≤ b}.
Soit X une variable aléatoire réelle dénie sur un espace probabilisé (Ω, F, P). Nous appelons loi de la
variable aléatoire X la donnée d'une suite numérique (PX (k))k∈X(Ω) telle que
X
E(X) = kPX (k),
k∈X(Ω)
2
Var(X) = E (X − E(X)) .
On considère une expérience dont le résultat ne peut prendre que deux valeurs appelées succès ou échec.
Par exemple, un candidat est reçu ou non à un examen, une pièce usinée est bonne ou défectueuse, une
porte est ouverte ou fermée, etc.
À une expérience de ce type, est associée une variable aléatoire X prenant la valeur 1 pour le succès
et la valeur 0 pour l'échec, avec l es probabilités respectives p et q = (1 − p). Cette variable est appelée
variable de Bernoulli.
chaque épreuve ne peut avoir que deux résultats, soit le succès, soit l'échec,
la probabilité p de succès est constante à chaque épreuve, la probabilité d'échec est également
constante et égale à q = (1 − p).
Soit X la variable aléatoire qui compte le nombre de succès au cours de n épreuves. la probabilité
de l'événement (X = k) est donnée par
Domaine d'utilisation:
Loi binomiale (ou loi des tirages avec remise) décrit des phénomènes ne pouvant prendre que deux
états s'excluant mutuellement, succès ou échec dan s un jeu, bonne pièce ou pièce défectueuse dans
une fabrication, lot acceptable ou lot refusé, défaillance ou fonctionnement d' un matériel...
Elle est utilisée dans le domaine technique pour déterminer la probabilité de défaillance à la sol-
licitation de matériel s, en contrôle qualité, mais elle ne peut s'appliquer rigoureusement que si les
expériences sont non exhaustives, c'est la loi du tirage avec remise.
Les événements considérés doivent être indépendants et la probabilité de réalisation d'un événement
doit être constante.
3.1.3 Exercice 7.
Le candidat se présente à un oral de concours. Le jury qui l'a convoqué lui pose 20 questions. Pour
chaque question, le même nombre k ≥ 2 de réponses lui sont proposées dont une et une seule est la
bonne. Le candidat qui n'a pas travaillé son oral, choisit au hasard une des réponses proposées.
1. Le jury attribue un point par bonne réponse. Soit X le nombre de points obtenus à l'issue de l'oral.
Quelle est la loi de la variable aléatoire X ?
2. Lorsque le candidat donne une mauvaise réponse, il peut choisir à nouveau une des autres réponses
proposées. Le jury lui attribue alors 1/2 point par bonne réponse. Soit Y le nombre de 1/2 points
obtenus lors de ces secondes tentatives. Quelle est la loi de la variable aléatoire Y ?
3. Soit T le nombre total de points obtenus. Calculer l'espérance de T, puis déterminer k pour que
le candidat obtienne en moyenne une note supérieure ou égale à 10 sur 20 an qu'il soit admis.
La loi de Poisson de paramètre λ est la loi d'une variable aléatoire discrète réelle X, prenant toutes les
valeurs entières non négatives, avec les probabilités:
e−λ λk
P (X = k) = ,k ∈ N
k!
T.A.F
∞
X
Vérier que P (X = k) = 1.
k=0
Domaine d'utilisation:
La loi de Poisson est la loi discrète d'une variable aléatoire représentant un nombre d'événements.
Elle est utilisée pour décrire par exemple :
- la réalisation d'événements peu probables, dans une succession d'épreuves très nombreuses,
au moins 50,
Elle est la loi limite de la loi binomiale quand n tend vers l'inni et p tend vers zéro, le produit np
restant ni.
La loi de Poisson est la loi des événements rares ou loi des petites probabilités.
3.2 Loi d'une variable aléatoire continue, espérance et variance
Une variable aléatoire continue X prend ses valeurs sur un ensemble inni non dénombrable de
points X(Ω), elle décrit par exemple la durée de vie d'une batterie de voiture, l'heure d'arrivée des
voitures à un péage donné d'autoroute, ...etc.
F (t) = P (X ≤ t) .
Soient X une variable aléatoire continue à valeurs dans R et f sa densité de probabilité. L'espérance
et la variance de X sont dénies respectivement par
Z
E(X) = xf (x)dx,
ZR
2
Var(X) = (x − E(X)) f (x)dx.
R
La plupart des problèmes rencontrés en statistique peuvent se résoudre à l'aide de quelques lois
fondamentales continues, environ une dizaine.
Une variable aléatoire réelle X, suit une loi uniforme sur l'intervalle [a, b], si sa loi de probabilité admet
une densité f égale à:
1
f (x) = 1[a,b] (x).
b−a
On écrit X ∼ U (a, b)
T.A.F
3.2.2 Exercice 8.
Soit X une variable aléatoire à valeurs dans [−1, 1], dont le graphe de la densité de probabilité fX forme
un triangle isocèle (segment sur l'axe des x = hypothénuse).
Une variable aléatoire réelle positive X suit une loi exponentielle, de paramètre λ positif, si sa densité
de probabilité est donnée par :
3.2.4 Exercice 9.
Soit X une variable aléatoire réelle positive qui suit une loi exponentielle de paramètre λ > 0. Vérier
que pour tout t, s ≥ 0 on a
Soit Y une autre variable sans mémoire et f sa densité de probabilité. On suppose que f est dérivable
telle que f ′ (t) ≤ 0, ∀t ≥ 0 et f (0) > 0. Déterminer la forme explicite de f (t).
On suppose que le temps T, en heures, nécessaire pour réparer une machine est une variable aléatoire
suivant une loi exponentielle de paramètre λ = 0, 5.
3. Sachant que la réparation a déjà dépassé 9 heures, quelle est la probabilité qu'elle prenne au moins
10 heures ?
Une variable aléatoire réelle X suit une loi normale, de paramètres µ et σ2 , si sa densité de probabilité
est donnée par :
1 1 2
f (x) = √ e− 2σ2 (x−µ) .
2πσ 2
On écrit X ∼ N (µ, σ 2 ). La variable X est dite centrée réduite, si µ=0 et σ 2 = 1.
T.A.F
Domaine d'utilisation:
La loi normale est une des lois de probabilité la plus utilisée. Elle dépend de deux paramètres,
la moyenne µ, paramètre de position, et la variance σ2 , paramètre mesurant la dispersion de la
variable aléatoire autour de sa moyenne.
Elle peut représenter la n de vie des dispositifs subissant un phénomène de vieillissement, usure,
corrosion, etc.
Propriété d'additivité:
Soient X et Y deux variables normales indépendantes telles que: X ∼ N (µ1 , σ12 ) et Y ∼ N (µ2 , σ22 ),
alors
X + Y ∼ N (µ1 + µ2 , σ12 + σ22 ).
T.A.F Pour une démonstration rigoureuse il faut introduire les notions suivantes:
Une variable aléatoire réelle X égale à la somme des carrés de ν variables aléatoires indépendantes,
centrées, réduites, gaussiennes, suit la loi du chi-deux, χ2 , à ν degrés de liberté. On écrit X ∼ χ2 (ν).
Propriétés:
La loi suivie par la somme de variables aléatoires indépendantes, suivant chacune des lois du chi-
deux, est une loi du chi-deux dont le degré de liberté est la somme des degrés de liberté de chaque
loi.
E(X) = ν et Var(X) = 2ν .
On considère deux variables aléatoires indépendantes suivant des lois du chi-deux à ν1 et ν2 degrés de
liberté respectivement. La variable aléatoire F de Fisher est dénie par
χ2 (ν1 )/ν1
F (ν1 , ν2 ) =
χ2 (ν2 )/ν2
Propriétés:
U
T (ν) = p
χ2 (ν)/ν
Part II
TRAVAUX DIRIGES
4 Analyse combinatoire
4.1 Exercice 11.
Chacun des quatre boulangers d'un quartier doit choisir un jour hebdomadaire de fermeture qui lui
conviendrait.
1. De combien de façons diérentes peuvent a priori s'énoncer les choix possibles des quatre boulangers?
2. Certains boulangers ayant choisi le même jour de fermeture, ce qui ne peut être accepté pour le
quartier, on leur demande de modier éventuellement leur choix an que les quatre jours choisis
soient diérents.
Quel est alors a priori le nombre de façons diérentes d'énoncer les choix possibles des quatre
boulangers?
1. Combien de matrices carrées d'ordre 2 peut-on former en utilisant les nombres: 17, −8 et 5 ?
Une serrure électronique d'un core d'une chambre d'hôtel s'ouvre et se referme en saisissant un code
secret sur un clavier numérique sur lequel on doit composer une combinaison alphanumérique codée. Il
est composé de 9 touches : 3 lettres A,B,C et 6 chires 1,2,3,4,5,6. Le code secret doit comporter une
lettre suivie d'un nombre de 3 chires.
On jette un dé équilibré dont une face numérotée 1, deux faces numérotées 2 et trois faces numérotées 3.
Considérons quatre groupes A, B , C , D d'étudiants. Dans chaque groupe, les proportions d'étudiants
ayant fait des études supérieures de sciences économiques sont respectivement 5%, 10%, 25% et 40%.
Choisissons au hasard l'une des groupes, puis l'un des étudiants dans ce groupe.
1. Calculer la probabilité pour que l'étudiant choisi ait fait des études supérieures de sciences économiques.
2. Sachant l'étudiant ayant eectué des études supérieures de sciences économiques, calculer la prob-
abilité pour qu'il appartienne au groupe C.
On considère un espace probabilisé (Ω, F, P) tel que Ω = {(a, a); (a, b); (b, a); (b, b)}. On suppose que
les événements élémentaires sont équiprobables.
1. Calculer la probabilité chacun des événements suivants: A = {(a, b); (a, a)}, B = {(b, a); (a, a)}
et C = {(a, b); (b, a)}.
Une télé fabriquée en très grande série peut être défectueuse à cause de deux défauts diérents désignés
par A et B, 10% des appareils ont le défaut A, 8% ont le défaut B et 4% les deux défauts simultanément.
Un client achète l'un des appareils produits.
Un magasin accepte les cartes de crédit American Express ou VISA. 24% de ses clients possèdent une
carte American Express, 61% une carte VISA et 11% possèdent les deux.
Quel est la probabilité qu'un client choisi au hasard possède une carte de crédit acceptée par le
magasin?
Une école propose trois cours de langue : un en espagnol, un en français et un en allemand. Ces cours
sont ouverts aux 100 élèves de l'école. Il y a 28 élèves en espagnol, 26 en français et 16 en allemand. Il
y a 12 élèves qui suivent l'espagnol et le français, 4 qui suivent l'espagnol et l'allemand et 6 qui étudient
le français et l'allemand. De plus, 2 élèves suivent les trois cours.
1. Si un élève est choisi au hasard, quelle est la probabilité qu'il suive exactement un cours de
langue?
2. Si un élève est choisi au hasard, quelle est la probabilité qu'il ne fasse partie d'aucun de ces cours?
3. Si deux élèves sont choisis au hasard, quelle est la probabilité qu'au moins un des deux suive un
cours de langue?
5.7 Exercice 20. (Loi sans mémoire)
Soit X une variable aléatoire réelle positive qui suit une loi exponentielle de paramètre λ > 0.
1. Vérier que pour tout t, s ≥ 0 on a
Soit Y une autre variable sans mémoire et f sa densité de probabilité. On suppose que f est dérivable
telle que f ′ (t) ≤ 0, ∀t ≥ 0 et f (0) > 0.
2. Déterminer la forme explicite de f (t).
On suppose que le temps T, en heures, nécessaire pour réparer une machine est une variable aléatoire
suivant une loi exponentielle de paramètre λ = 0, 5.
1. Préciser la densité de probabilité et la fonction de répartition de T.
2. Déterminer la probabilité pour que le temps de réparation dépasse 2 heures.
3. Sachant que la réparation a déjà dépassé 9 heures, quelle est la probabilité qu'elle prenne au moins
10 heures ?
Complément de cours : Soient X et Y deux variables aléatoires réelles continues (resp. discrètes).
(i) Les deux variables X et Y sont indépendantes si P(X ≤ t, Y ≤ s) = P(X ≤ t)P(Y ≤ s) pour tout
t, s ∈ R (resp. P(X = k, Y = m) = P(X = k)P(Y = m) pour tout k ∈ X(Ω), m ∈ Y (Ω)).
(ii) La fonction caractéristique d'une variable aléatoire continue est dénie par
ϕX (t) = E eitX , pour tout t ∈ R (i2 = −1).
(iii) X et Y sont deux variables aléatoires continues de même loi si et seulement si elles ont la même
fonction caractéristique (ou la même densité, ou la même fonction de répartition).
Application:
Soient X et Y deux variables normales indépendantes telles que: X ∼ N (µ1 , σ12 ) et Y ∼ N (µ2 , σ22 ).
1. Préciser les fonctions caractéristiques de X et Y.
2. Déterminer la fonction caractéristique de la variable Z =X +Y.
3. En déduire que Z ∼ N (µ1 + µ2 , σ12 + σ22 ).
+∞
X 1
On rappelle que pour tout x ∈] − 1, 1[\{0}; xk = .
1−x
k=0
Pour chacun des contextes suivants, déterminer la loi de la variable aléatoire ainsi que la valeur des
paramètres lorsque l'information est susante.
a) Vous allez travailler en transport en commun. Soit X, le nombre de fois où l'autobus arrive en
retard lors de vos 10 passages hebdomadaires.
b) Un enfant accepte de jouer au jeu de serpents et échelles avec son ami jusqu'à ce qu'il perde une
partie. Soit Y, le nombre de parties jouées (incluant la défaite).
n
X
1. Soit n ∈ N∗ . Le nombre suivant S= Cnk est égal à:
k=0
0 2n 3n
2. Deux événements A et B sont indépendants si A∩B =∅
Oui Non
4. Une variable aléatoire est dite discrète si elle prend un nombre ni de valeurs.
Oui Non
5. Soit Y une variable aléatoire ayant pour ensemble de valeurs Y (Ω) = {1; 2; 3; 4}. La suite
(k/5)1≤k≤4 peut dénir une loi de probabilité de Y .
Oui Non
6. Soit Z une variable aléatoire binomiale de paramètres n et p. La probabilité de P(Z = k) est égale
à:
On considère un espace probabilisé (Ω, F, P) tel que Ω = {(a, a); (a, b); (b, a); (b, b)}. On suppose
que les événements élémentaires sont équiprobables.
1. Calculer la probabilité de chacun des événements suivants: A = {(a, b); (a, a)}, B = {(b, a); (a, a)}
et C = {(a, b); (b, a)}.
2. Les événements A, B et C sont-ils deux à deux indépendants? (Justier votre réponse).
Exercice 2: (7pts)
Soient X une variable aléatoire continue de densité de probabilité f : [0, +∞[−→ R, et F sa fonc-
tion de répartition.
2. On suppose que P(X > t) > 0, pour tout t ∈ R+ . Montrer que P (X > s) = 1 − F (s) et
1 − F (t + s)
P(X > t + s|X > t) = , ∀t, s ∈ R+ .
1 − F (t)
3. On suppose que X est sans mémoire, c'est-à-dire,
Z +∞ Z a
f (x)dx := lim f (x)dx = 1.
0 a→+∞ 0
n
X
1. Soit n ∈ N∗ . Le nombre suivant S= Cnk est égal à 2n . On rappelle la formule du binôme de
k=0
n
X
Newton (a + b)n = Cnk ak bn−k , ∀a, b ∈ R. Il sut de prendre a = b = 1.
k=0
5. Non: Soit Y une variable aléatoire ayant pour ensemble de valeurs Y (Ω) = {1; 2; 3; 4}. La suite
4
X k
(k/5)1≤k≤4 peut dénir une loi de probabilité de Y si et seulement si = 1. Mais ce n'est pas
5
k=1
le cas.
6. Soit Z une variable aléatoire binomiale de paramètres n et p. La probabilité de P(Z = k) est égale
à Cnk pk (1 − p)n−k .
7. Soit U une variable aléatoire qui suit la loi de Poisson de paramètre λ = 0.5. La probabilité
13
P(U ≤ 2) est égale à √ . Il sut d'appliquer la formule
8 e
2
X 2
X 0.5k
P(U ≤ 2) = P(U = k) = e−0.5 .
k!
k=0 k=0
Exercice 1: (6pts)
On considère un espace probabilisé (Ω, F, P) tel que Ω = {(a, a); (a, b); (b, a); (b, b)}. On suppose
que les événements élémentaires sont équiprobables.
1. Calculons la probabilité de chacun des événements suivants: A = {(a, b); (a, a)}, B = {(b, a); (a, a)}
et C = {(a, b); (b, a)}. En vertu de la condition d'équiprobabilité, on peut exprimer la probabilité
de chaque événement en termes de cardinal .
Card(A) 2 1
P(A) = = = .
Card(Ω) 4 2
De même on trouve P(B) = P(C) = 1/2.
2. Les événements A, B et C sont-ils deux à deux indépendants.
Observons tout d'abord que A ∩ B = {(a, a)}; B ∩ C = {(b, a)} et A ∩ C = {(a, b)}. Ce qui
1 1 1
implique que P(A ∩ B) = = × = P(A) × P(B). Autrement dit A et B sont indépendants.
4 2 2
De même on vérie que P(A ∩ C) = P(A) × P(C) et P(B ∩ C) = P(B) × P(C), ce qui achève la
justication demandée.
1 1
On pose E = B ∩ C = {(b, a)}. D'après la question précédente on a P(A)P(E) = × . En outre
2 4
A ∩ E = ∅ qui implique P(A ∩ E) = 0. Il est clair que P(A)P(E) ̸= P(A ∩ E) qui signie que A
et E ne sont pas indépendants.
Exercice 2: (7pts)
Soient X une variable aléatoire continue de densité de probabilité f : [0, +∞[−→ R, et F sa fonc-
tion de répartition.
2. On suppose que P(X > t) > 0, pour tout t ∈ R+ . Montrons que P (X > s) = 1 − F (s) et
1 − F (t + s)
P(X > t + s|X > t) = , ∀t, s ∈ R+ .
1 − F (t)
On voit que (X > s) est l'événement contraire de (X ≤ s). Par conséquent P (X > s) = 1 − P(X ≤
s) = 1 − F (s). De même P (X > t) = 1 − F (t) et P (X > t + s) = 1 − F (t + s). La probabilité
conditionnelle P(X > t + s|X > t) est donnée par
1 − F (t + s)
= 1 − F (s), ∀t, s ∈ R+ ,
1 − F (t)
On sait que f (0) = γ , et par la formule trouvée f (0) = eC , alors f (t) = γe−γt , pour tout t où
f (t) > 0.
Remarque: Il est important de noter qu'il n'existe aucune valeur de t où f s'annule. Sinon,
l'égalité gurant à la question b) implique que f′ = 0 sur R, autrement dit f est constante
et f (t) = γ pour tout t ∈ R+ . Ce qui contredit le fait que f est une densité de probabilité.
Z +∞
L'intégrale f (x)dx ne serait plus égal à 1.
0
Z +∞ Z a
f (x)dx := lim f (x)dx = 1.
0 a→+∞ 0
Z +∞ Z a Z a
′
E(X) = xf (x)dx = lim x γe−γx dx = lim x −e−γx dx,
0 a→+∞ 0 a→+∞ 0
Z a
a
= lim −xe−γx 0 − (x)′ −e−γx dx ,
a→+∞ 0
Z a Z
1 a −γx ′
= lim −ae−γa − −e−γx dx = lim −ae−γa − e dx ,
a→+∞ 0 a→+∞ γ 0
−γa 1 −γx
a −γa 1 −γa
= lim −ae − e 0
= lim −ae + 1−e = 1/γ.
a→+∞ γ a→+∞ γ
Un calcul similaire donne
Z a a Z
−γx
′
2
E(X ) = lim x 2
γe
dx = lim x2 −e−γx dx,
a→+∞ 0 a→+∞ 0
Z a
2 −γx a 2 ′ −γx
= lim −x e 0
− (x ) −e dx ,
a→+∞ 0
Z a
= lim −a2 e−γa − 2 x −e−γx dx ,
a→+∞ 0
Z Z a
2 −γa 2 a 2
= lim −a e + x γe−γx dx = lim x γe−γx dx,
a→+∞ γ 0 γ a→+∞ 0
2 2
= E(X) = 2
γ γ
2
2 1 1
Par conséquent Var(X) = E(X 2 ) − (E(X))2 = − = 2.
γ2 γ γ