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Cours de Démographie et Analyse Sociale

Dessin pédagogique 1er

Transféré par

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Cours de Démographie et Analyse Sociale

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DÉMOGRAPHIE

PLAN DU COURS

0. INTRODUCTION
[Link] du cours
0.2.Définitions de la démographique
0.3. Définitions de la démographie selon quelques auteurs
[Link] de la démographie
[Link] de la démographie et les auteurs disciplines
[Link] de ma démographie
0.7.Étapes d’un travail démographie

CHAP.1. LES SOURCES DES DONNÉES DÉMOGRAPHIQUE

[Link] sources classiques


1.1.1. Le recensement
1.1.2. L’état civil et recensements administratifs
1.2. Les sources non classiques
1.2.1. Les enregistrements continus
1.2.2. Les registres divers
1.2.3. La méthode à double collecte
1.2.4. Les enquêtes
1.2.5. Les sondages

CHAP.2. ÉTAT DE LA POPULATION

2.1. La population
2.1.1. Introduction
2.1.2. Répartition géographique mondiale
2.1.3. Notion de la densité
2.1.4. La population congolaise
2.2. La répartition par sexe
2.2.1. Facteurs de la répartition par sexe
2.2.2. Utilisations de la répartition par sexe
2.2.3. Calcul de rapport
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2.3. Répartition de la population par âge
2.3.1. Introduction
2.3.2. Détermination de l’âge
2.3.3. Importance de la structure par âge
2.3.4. Population congolaise en 2001
2.3.5. Catégories de pyramides d’âge
[Link]. Pyramide en extension
[Link]. Pyramide en contraction
[Link]. Pyramide stationnaire
[Link]. Variation de pyramide
[Link]. Facteurs de la variation de la composition par âge
2.3.6. Calculs relatifs à la structure par
2.3.7. Le diagramme de LEXIS
2.4. Structure professionnelle de la population
2.4.1. Définition
2.4.2. Secteurs d’activités socio-économiques
2.4.3. La population active et non active
2.4.4. Calcul des indices et des taux
2.5. Structure selon l’État matrimonial
2.5.1. Notion
2.5.2. Facteurs influençant cette répartition
CHAP.3. LES MOUVEMENTS DE LA POPULATION
3..1. Les mouvements naturels
3.1.1. La natalité
3.1.2. La fécondité

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3.1.3. L’avortement
3.14. La mortalité
3.1.5. La nuptialité et divortialité
3.2. Les migrations
3.3. L’accroissement démographique
3.8. LES CAUSES DE LA CROISSANCE RAPIDE DE LA POPULATION AFRICAINE
3.9. LES CONSÉQUENCES DES PHÉNOMÈNES DÉMOGRAPHIQUES
3.10. LA DÉMOGRAPHIE ET LES SURPEUPLEMENT
3.11. LA DÉMOGRAPHIE ET LA DIMINUTION DES RESSOURCES NATURELLES
3.12. ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE DE L’HUMANITÉ ET LES POLITIQUE
3.12 .1. Histoire démographique de l’humanité
3.12.2. Les causes de l’inflation démographique
CHAP. 4. POLITIQUE DÉMOGRAPHIQUE
4.1. Introduction
4.2. Types de politiques démographiques
4.3. Théories de la politique démographique
4.4. Problèmes démographiques contemporains
4.5. Doctrine et théorie démographique
4.5.1. Introduction
4.5.2. Politique démographique et la théorie de Malthus
4.5.3. Théorie de Malthus
4.5.4. Les prédécesseurs de MALTHUS et critique de la théorie de Malthus
4.6. SPÉCIFICITÉ DÉMOGRAPHIQUE DE LA RDC LA POPULATION

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4. Selon le Dictionnaire des Nations Unies, la Démographie est une science ayant pour objet
l’étude des populations humaines, elle traite de leurs dimensions, de leurs structures, de leurs
évolutions et de leurs caractères généraux envisagés du point de vue quantitatif. De toutes ces
définitions il ressort l’optique statique et dynamique.

1. L’ aspect statique : concerne la description de la population en un moment donné et


précis.

2. L’Aspect dynamique : concerne l’évolution de la population au cours de temps.

ALFRED Sauvy distingue deux sortes de démographie à savoir :

 La démographie pure : c’est la démographie théorique ou analogique. Elle se charge


d’enregistrer les données démographiques (décès, naissances, mariage…) et puis
adopte des méthodes pour les analyser
 La Démographie large : elle s’intéresse aux groupes humains dans leurs attitudes et
leur comportement en analysant les relations existant entre les phénomènes.

4. IMPORTANCE DU COURS

La démographie est une des sciences sociales orientée vers l’administration et la planification
de ressources humaines. Lez nombre de la population influence le bien-être social. La
démographie est une science de la planification et d’administration, elle contribue à une
meilleure organisation de la société sur le plan économique et administratif.

Toute nation moderne prend sa population pour un capital humain important, le


développement se fait par l’homme et pour l’homme. Ex. L’administrateur du territoire aura
facile à gérer son territoire s’il maitrise les effectifs, les mouvements, les couches sociales de
sa population. Pour tout chef d’une entreprise humaine, il a besoin des statistiques pour bien
organiser son entreprise.

5. RELATION ENTRE DÉMOGRAPHIE ET AUTRES DISCIPLINES

1. La démographie et Politique : Quelques auteurs montent que la relation entre politique et


démographie est évidente. :

a) La force et la richesse des rois et princes souverains consiste à l’opulence du nombre de


leurs sujets. (ROI HENRI IV, France 1599).

b) l’homme de droit doit savoir que le droit n’existe pas sans l’État (KARL MARX)

c) L’état n’existe pas sans collectivité humaine (MANEN MA KONG)


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d) La guerre est nécessaire afin que la jeunesse sorte et que la population diminue. (URICH
VON HUTTERN 1518)

il importe qu’un politicien connaisse sa population avec tous ces aspects pour réussir sa
politique. Un administrateur devra maitriser la démographie de sa juridiction pour régner.

2. Démographie et économie

L’accroissement démographique est une base du développement d’une nation a dit PAUL
Samuelson en 1965. L’économie est faite par et pour les hommes, la dimension de la
population d’un pays peut influencer soit positivement ou négativement son évolution
économique. La planification économique d’une entité donnée se fera en fonction des effectifs
de sa population, des relations sociales et démographiques.

De ces deux couples de disciplines incontestablement en relation il se montre que


l’urbanisation est effective dans la mesure où il y a accroissement de la population, diversité
des couches sociales, une bonne répartition de cette population et avec formation physique,
morale, intellectuelle souhaitée. C’est dans ce sens que PAUL Samuelson a émis l’idée ci haut
citée.

3. Démographie et Géographie

D’après Jacqueline BEAU JEU GARNIER Professeur de Géographie, le milieu naturel joue
un rôle très important dans la répartition des hommes souvent les conditions naturelles que
imposent : le climat, la végétation, le relief, le désert,… qui peuvent rendre l’environnement
favorable ou défavorable à la vie humaine.

4. Démographie et Sociologie

Selon ARISTOTE et PLATON « L’accroissement excessif de la population entraine des


perturbations sociales ». Le processus démographique s’opère dans la société humaine et se
produit par l’homme. La sociologie donne à la démographie ses théories, ses critères et ses
méthodes dans l’étude du comportement humain.

Tout sociologue devrait se dédoubler d’un démographe car toute étude démographique
dépourvue d’explication sociologique n’est que comme un homme en squelette sans chair ou
en chair sans squelette dit-on. Ex : La différence entre mortalité rurale et mortalité urbaine :

 Une population élevée peut provoquer la délinquance juvénile, la criminalité,


problème de logement, chômage etc

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 La différence des attitudes entre pauvres et riches engendre l’effet des classes socio-
économique.

La démographie entretient des liens avec l’histoire, la biologie, la statistique, la mathématique


etc. Tout planification du développement socio-économique, politique, d’un pays ou d’une
région donnée doit tenir compte de la dimension et la structure de la population de ce pays, ce
qui pousse MOUCHEZ (1968) de dire que la démographie est science carrefour.

6. HISTOIRE DE DÉMOGRAPHIE

L’histoire nous apprend que depuis l’antiquité des rois, des empereurs on fait l’inventaire, le
dénombrement, le comptage de leurs population pour déterminer ceux- la devant payer
l’impôt ou aller à la guerre. À partir du 16e siècle, l’église catholique fut la première à
organiser l’enregistrement des données démographiques pour ses fidèles. En effet, les curés
des paroisses devaient enregistrer les mariages, les naissances, les décès, les baptêmes
survenus dans leurs paroisses. Comme bons pasteurs, ils devaient suivre l’état et l’évolution
de la population des fidèles. Ce n’est que par la suite que le pouvoir civil réalisa
l’enregistrement des données démographiques pour la population.

Au 18e siècle (1749) la Suède organisa le premier recensement exhaustif (global) où on retient
toutes les caractéristiques des individus puis les autres États Européens vont l’imiter.

Au 20e siècle tous les autres États du monde sans discrimination aucune s’intéresse à la
démographie comme science de la planification et de l’administration. Ils créent les centres de
recherche démographique destinés à collecter et analyser les données démographiques.

 En RDC, nous avons l’INS (Institut National de la Statistique pour dénombrer la


population)
 En France il y a l’INSEE (Institut National de la Statistique et Des Études
Économiques.
 Aux États Unis d’Amérique, on a créé le « Bureau of census ».

LES ÉTAPES D’UN TRAVAIL DÉMOGRAPHIQUE

Entant que le travail scientifique, un travail démographique doit respecter un certain nombre
d’étapes, ces étapes devront être respectées de manière croissante, cela sous-entend que la 2e
étape ne devra pas précéder la première ni la 3e précéder la 2e. Ces étapes sont :

1. L’observation des faits : cette étape consiste à se rendre compte de la situation ou de


problème. A ce niveau, on fait la situation la collecte d’information (données)
chiffrées relatives aux phénomènes à étudier.
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2. La présentation des données : Cette étape consiste à dépouiller les données recueillies
et les classifier ou enregistrer, présenter d’une manière logique les résultats dans des
tableaux statistiques ou sous graphiques.

Cela facilitera la tâche et attirera la curiosité de ceux-là qui voudront utiliser ces données
comme référence.

3. Analyse technique des résultats : Ici c’est le traitement et l’interprétation des résultats
d’une manière statistique en incluant les notions de la moyenne, médian, mode….
Cela aboutit souvent à l’identification de certain taux représentatifs de la population.
4. Analyse interdisciplinaire : il s’agit de dégager les facteurs extra démographiques
(facteurs relationnels avec d’autres disciplines sur les faits constatés. On les fera en
expliquant les changements intervenus à partir des disciplines connexes à la
démographie.
5. Après l’analyse des faits observés il devra être mis du point la doctrine démographique
qui est l’ensemble d’idées émises cherchant d’être en liaison cohérente avec la
tendance de répondre aux réalités sociales. La doctrine démographique oriente
certaines attitudes à prendre face aux divers problèmes de la population.

CHAP. 1. LES SOURCES DES DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES

La démographie est une science de collecte ou de récolte des informations (données) en


rapport avec une population donnée. Ces informations sont fournies par certaines sources
notamment les sources classiques (recensement, État civil, enquêtes…) et les sources
secondaires (registres de paroisses, des hôpitaux, des écoles). On parle des sources classiques
lorsque les documents ont été exigés par le gouvernement, en ce sens ma mission est
purement démographique.

Les sources sont dites non classiques ou secondaires lorsque les données sont d’une
préoccupation des organismes non gouvernementaux et ne viennent pas de l’administration
publique.

[Link] SOURCES CLASSIQUES

Elles s’obtiennent principalement par deux opérations :

- Celle de prendre l’image de la population considérée en un moment donné appelée


Recensement.
- Celle de suivre le mouvement de cette population par un enregistrement appelée Etat
civil. À ces 2 principales opérations on peut y ajouter les enquêtes.

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1.1.1. LE RECENSEMENT
A. Définition : Le recensement moderne et compte consiste à un ensemble des opérations
visant à faire le dénombrement général de la population de façon systématique avec
toutes les caractéristiques : âge, sexe, niveau d’instruction, activité économique,
revenu, ethnie administrative etc.

Le recensement est périodique et ses opérations concernent :

a. La répartition spatiale
b. L’État matrimonial
c. La répartition par âge
d. La composition familiale
e. La répartition par sexe
f. Le niveau d’instruction la nationalité
g. La nationalité
h. La religion
i. La race
j. La dimension de logement
k. La langue
l. Le moyen de transport utilisé etc.

Toutes ces opérations exigent des moyens matériels (logistiques), financiers, humains encore
de l’efficacité en vue de ressortir les caractéristiques sociales, économiques afin qu’il soit
exhaustif (global). C’est ainsi qu’il est obligatoire à l’État de mobiliser les fonds nécessaires
pour le recensement.

B. HISTOIRE DU RECENSEMENT

En 1949 la Suède fit son premier recensement moderne qui prend en compte l’âge et le sexe
de toute sa population. Ce n’est qu’après que les États puissants du monde prirent le modèle et
parmi ces État citons :

a. Les État unis d’Amérique (USA) en 1780


b. La France en 1801
c. La Grande Bretagne en 1801
d. La Russie en 1897

Dès l’époque coloniale jusqu’en 1959, la RDC a organisé plusieurs recensements qui étaient
obligatoires. À cette époque les outils démographiques étaient :

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1. Les fichiers permanents
2. Les registres d’État civil
3. L’enquête démographique

Après 1960, il y a eu perte de ces documents : à l’occasion des élections présidentielles er


législatives, d’autres recensements furent organisés en 1970 et 1974. En 1984, le recensement
scientifique général a été financé et organisé par l’ONU et l’INSTITUT NATIONAL DES
STATISTIQUE (INS) du 1er au 15 Juillet 1984. Le but de ce recensement était de se rendre
compte de la population à différents points. En fin, au troisième trimestre de l’année 2005, il y
a eu une opération d’enrôlement pour identifier la population en âge.

A. Types de recensements :
 Le recensement de fait (facto) : c’est une opération qui consiste à dénombrer tous les
résidents et visiteurs présents dans la localité où se passe le recensement.
 Le recensement de juré ou de droit : il ne concerne que les résidents de la localité
présents ou absents lors des opérations. Ce recensement a comme inconvénient : il y a
risque de considérer même les personnes déjà mortes suite au manque d’information.
B. Méthodes de recensement
- Le dénombrement en groupe : on procède à des déclarations écrites c.à.d. les chefs
des familles sont invités à venir déclarer l’état de leur famille (situation familiale)
auprès des autorités.
- Le self dénombrement ou House Hold Method : par cette méthode on procède à la
remise des bulletins aux chefs de familles qui les remplissent à leur tour avec les
directive des enquêteurs. Par ces mêmes méthodes, les recensements peuvent être
inscrits dans les registres locaux (du milieu).
- L’interview direct ou converser method : Par celle-ci, les agents de recensement
procèdent par des visites chez les recensés auxquels ils posent certaines question
directes. Cette méthode est difficilement pratiquée mais cependant elle est très
importante pour recueillir les avis de la population recensée. Le bulletin moderne de
recensement à compléter d’une manière individuelle doit tenir compte des aspects
personnels ; aspects géographiques ; aspects socio-économiques.
C. Les conditions de recensement général
Le dénombrement de la population doit répondre aux conditions suivantes :
1. Être universel : il doit trouver alors tous les membres du territoire sans
dédoublement, discrimination ni mission
2. Être régulier : il doit se faire dans une période continue. Les réponses de chaque
individu doivent prendre : le nom, le post nom, le lieu et date de naissance, etc.
3. La publication des résultats par territoire
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Après dépouillement et analyse des faits, les résultats devront être rendus publics.

Notons que d’autres conditions secondaires sont nécessaires pour la bonne réussite du
recensement notamment :

a. Faire recensement au début de la période agricole pour le milieu rural


b. Éviter la saison de pluie, de migration et des grands travaux
c. Former et motiver le personnel
d. Standardiser et classifier les méthodes d’enregistrement (code, système, abréviations,
etc.)
e. Fixer en avance la date du dénombrement
f. Éviter de le faire les jours congé.

D.

E. Les étapes du recensement

Il y a trois principales étapes du recensement :

1. La préparation du travail (préparatoire) : elle consiste à préciser l’objet du


recensement et en faire l’organisation matérielle préparer les hommes (agents
recenseurs), préparer les matériels (papiers, stylo…) c’est-à-dire les moyens financiers
2. Étape énumérative ou dénombrement : concerne l’opération de collecte les données
démographiques ; cela exige la descente sur le terrain.
3. Travaux post énumérative ou étape post énumérative : cette opération concerne le
dépouillement, analyse des résultats ou des faits démographiques, les conclusions, à
tirer et analyser puis la politique démographique à suivre.
4. Difficultés et types d’erreurs dans le recensement : le recensement général et moderne
est une opération couteuse c’est-à-dire il demande beaucoup de fonds c’est un travail
difficile, long mais nécessaire. Il demande un personnel compétent pour réduire les
erreurs car c’est une opération laborieuse (difficile et longue).
 LES DIFFICULTÉS
a. Les difficultés socio-économiques
1. La disposition de la population difficile à atteindre
2. L’insuffisance des moyens financiers pour toutes opérations de nécessite
3. L’insuffisance de réseaux de communication routière et technique….
b. Les difficultés d’ordre administratif
- Personnel incompétent
- Ignorance de la population
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- Tâche lourde pour le pouvoir administratif
- Retards d’enregistrement des phénomènes démographiques
 TYPES D’ERREURS

Toutes ces difficultés diverses engendrent des erreurs dans les opérations de recensement tant
dans les pays riches que dans les types pauvres. Les résultat démographiques obtenus ne sont
que des estimation.

Ainsi on distingue deux classes d’erreurs :

a. Les erreurs de couverture qui sont : omission de certaines personnes et le double


comptage de certains individus mal discernés.
b. Les erreurs de contenus : elles s’observent dans réponses imprécises ou absentes :
1. Imperfection des déclarations
2. Retard de déclaration de naissances ou en dehors du territoire national
3. Naissance ou décès en dehors du territoire national
4. Faux recensements
5. Imprécision
1.1.2. L’ÉTAT CIVIL ET LE RECENSEMENT ADMINISTRATIF

L’État et le recensement administratif constituent des sources très importantes des données
démographiques. Ils permettent de suivre d’une manière continue d’évolution de la population
entre deux recensements par l’enregistrement des événements démographiques (mouvements
de la population).

A. L’ÉTAT CIVIL

Un office administratif ou bureau de l’État civil source principale de statique concernant les
mouvements de la population (naissance, mariage, décès, divorce, migration etc.). Les agents
de l’État civil sont chargés d’enregistrer les déclarations de naissance, de divorce, mariage,
décès… Les fonctionnaires de l’État civil sont appelés OFFICIER DE L’ÉTAT CIVIL.

1. État actuel des données démographiques : les principaux recensements de l’État civil
concerne l’identité des populations : les naissances, les décès, les divorces et les
filiations (relations entre parent et enfant). Les éléments sont enregistrés, transcrits
dans des registres d’État civil sous forme d’acte appelé « ACTE D’ÉTAT CIVIL ».
Tout acte d’État civil doit annoncer la date et l’heure auxquelles il a été transcrit.

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2. Utilité des données de l’État civil : les registres tenus par les services de l’État civil
permettent de recueillir des renseignements sur la population d’un territoire dans leurs
mouvements ; les registres tenus par l’État civil permettent au gouvernement de
planifier pour sa population ce qui impose la connaissance préalable des données
démographiques ; l’État civil constate et fixe les conditions de vie de l’individu dans
la société pour son propre bien-être des personnes physiques et morales avec
lesquelles ils entretiennent les rapports et pour le bien être de la société tout entière.
3. Les erreurs qu’effectuent les données de l’État. Ces erreurs sont d’orthographes,
datation, retard, mensonges, fausses déclaration, absence de déclaration ; d’où l’État
civil est la source principale des lacunes dans la collecte des informations.
B. LES SERVICES ADMINISTRATIFS D’INFORMATIONS DÉMOGRAPHIQUES

Certains services administratifs fournissent des informations démographiques. Il s’agit de :

1. Le département de la santé publique pour la mortalité, causes de la mortalité, les


effectifs du personnel sanitaire, etc
2. Le département de l’éducation national pour des statistiques relatives à
l’enseignement.
3. Le département du travail pour les statistiques relatives à l’activité professionnelle de
la population.

NB : L’établissement rapide des statistiques de l’emploie est une condition nécessaire d’une
politique économique efficace en fonction de l’évolution générale de la population.

Bref : les données démographiques qui émanent de différents services de l’administration


fournissent à la démographie des informations solides formes de statistiques à la démographie
des informations solides sous formes de statistiques à soumettre à une analyse systémique.
Les statistiques de l’État civil sont : le décès, les naissances, les divorces, les filiations, les
migrations, les mariages etc. Tous ces éléments sont transcrits dans le document
appelé « registre de l’État civil ».

1.2. LES SOURCES NON CLASSIQUES


1.2.1. LES ENREGISTREMENTS CONTINUS

L’opération de collecte des données peut être organisée par les organismes même non
gouvernementaux pour faire autres missions que démographiques adéquates ; ces opérations
peuvent être faites par des confessions religieuses pour trouver le nombre de mariages par an,
le nombre de décès des fidèles et même le nombre de baptêmes par an etc. Les documents
ainsi établis constituent des sources démographiques non classiques dont les enregistrements
se font continuellement.
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1.2.2. LES REGISTRES DIVERS

Les organismes non gouvernementaux peuvent déposer certains registres notamment :

1. Les registres paroissiaux : enregistrent tous les chrétiens


2. Les registres de maternités : pour les naissances
3. Les registres d’inhumation : enregistrent les décès.
1.2.3. LA MÉTHODE A DOUBLE COLLECTE

C’est la méthode qui organise la collecte des données à deux reprises.

1.2.4. LES ENQUÊTES


A. Les enquêtes générales : est un procédé qui rassemble des avis et témoignage à propos
d’un ou plusieurs phénomènes. Les instruments d’enquêtes sont :
a. Le questionnaire d’enquête élaboré d’une manière concise et claire conduite par
les chercheurs ou les organismes spécialisés pour rassembler les informations
faisant souvent défaut des recensements généraux. On procède par des interviews
avec le sujet on part des recherches. Les qualités d’un questionnaire selon
[Link] « le questionnaire doit être rédigé comme s’il devait être rempli par
un imbécile double d’un paresseux ». Le questionnaire doit être : un modèle
individuel, un modèle unique, pour chaque foyer ou ménage, un modèle pour
plusieurs ménages (foyer).
B. Les enquêtes particulières ou spécialisées.

Ces enquêtes sont avec les renseignements administratifs la principale source en démographie
qualitative c’est-à-dire elles s’intéressent aux données qualitatives et aux réalités particulières.

- Ex : les comportements des familles dans leurs rapports avec la mentalité infantile ;
- Les qualités physiques : la taille, la couleur de la peau
- Les qualités intellectuelles ; niveau d’études ; les analphabètes.

1.2.5.
1.2.6.
1.2.7. LES SONDAGES

Lorsque les difficultés matérielles et financières d’un recensement ou d’une enquête sont très
grandes on se contente d’étudier une partie seulement de la population appelée
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« échantillon ». Cette sous population doit présenter les mêmes caractéristiques que la
population générale. Ainsi la méthode d’enquête utilisée est le sondage socio-économique ou
recensement partiel ou micro recensement.

1. Les méthodes d’échantillonnage : la composition d’un échantillon est toujours tirée


au hasard à tel niveau que chaque individu ait la même chance d’appartenir
aléatoirement ou probablement à l’échantillon. Les dites méthodes d’échantillonnage
sont :
- L’échantillonnage aléatoire simple : il s’agit essentiellement d’un tirage tel que toute
la population ou individus ont la même chance d’être choisis
- L’échantillonnage stratifiée : consiste à diviser la population en sous population
appelée LES STRATES et à choisir un échantillon dans chacune de ces strates.

Cette division tient compte de certains critères.

Ex : l’âge, le sexe, la profession et état matrimonial etc.

- L’échantillonnage aléatoire systématique : Ici à partir d’un intervalle fixe qui


correspond à la fraction d’échantillonnage de sélectionner les individus sur la liste,
seul le premier individu est tiré au hasard à l’aide d’une table de nombre aléatoire.
Cette méthode d’échantillonnage n’est probabiliste que dans la mesure où les autres se
sont ordonnés sur la liste c’est-à-dire l’ordre des éléments y est le fait du hasard.
NB. La liste de l’échantillonnage probabiliste est longue mais nous nous limitons
d’abord au prescrit de notre programme mais il existe d’autres échantillonnage qui ne
sont pas cités dans ce programme.

LES ÉTAPES OU PHRASES D’UNE ENQUÊTES OU D’UN SONDAGE

Comme dans toute enquête après le choix de l’échantillon le sondage doit passer aux étapes
suivantes :

1. La récolte des données : recueil des informations,


2. Le contrôle et la vérification : consiste à discerner si toutes les questions ont été
répondues et si toutes personnes ou les ménages ont été interviewés (vérification) :
c’est fait par descente sur terrain
3. Le traitement des données, il s’agit d’un travail statistique appuyé par d’autres
informations qui permettent de calculer facilement le mode, le médian, etc.
4. L’interprétation des résultats : c’est un commentaire très large des graphiques obtenus
et des valeurs statistiques réalisées. Ce sont ces commentaires qui conduisent à la
confirmation ou information des hypothèses avancées.
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CHAP. 2. ÉTAT DE LA POPULATION

2.1. LA POPULATION TOTALE

2.1.1. INTRODUCTION

En sociologie on étudie la population selon sa structure mais en démographie on entend cette


structure suivant la répartition des effectifs selon différentes caractéristique telles que, l’âge,
l’état matrimonial, le sexe, l’activité économique, l’entité géographique, administrative, la
religion. De toutes ces caractéristiques l’âge et le sexe attirent davantage en démographie car
ce sont ces deux qui déterminent nos activités et nos fonctions sociales. On appelle
Population, le nombre de personnes habitant un territoire donné à moment donné. Ces
personnes ont des caractéristiques communes (langue ; morphologie, coutume).

Ce territoire est une unité spatiale peut être :

- Unité géographique : le continent


- Unité politique : la nation d’un pays
- Unité administrative : division d’un pays en provinces. Notons qu’on peut trouver
aussi sur un espace géographique des unités religieuses, des unités sanitaires, des
unités urbaines etc.

Notons qu’on peut trouver aussi sur un espace géographique des unités religieuses, sanitaires,
urbaines…

2.1.2. RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE MONDIALE.

La répartition de la population mondiale est faite suivant les unités spatiales. Cependant la
population est inégalement répartir dans différences région au monde.

Facteurs de la répartition mondiale de la population ;

Facteurs pouvant influencer la répartition générale de la population sont multiples et sont


regroupés en trois principales causes :

a) Les causes naturelles : parmi lesquelles nous citons :


- Le climat hostile (répulsif) comme dans les régions désertiques, la forêt équatoriale,
- La fertilité du sol
- L’accès à l’eau potable
- Le relief montagneux

Tous ces facteurs peuvent influencer une forte densité ou une faible dans une région donnée.
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b) Les causes sanitaires : les régions qui ont connu des épidémies sont souvent moins
peuplées. Ex : une épidémie de diarrhée, tuberculose, cholera…, toutes ces maladies
accentuent la mortalité qui réduit toujours le peuplement.
c) Les causes historiques : les informations sur le passé d’une région soit des guerres soit
des maladies du passé peuvent provoquer ou favoriser les migrations de plusieurs
populations. Toutefois, les causes naturelles, les conditions de vie historiques
n’expliquent que partiellement la répartition des populations du monde. La mise en
valeur de genre de vie (secteur secondaire en Europe) semble mieux expliquer les
modes de vie. Ex : la vallée du Nil à plus de 100Km2 à cause de ses terres très fertiles
et la cuvette centrale du Congo est moins peuplée à cause de vaste forêt équatoriales.

2.2.3. NOTION DE LA DENSITÉ

1. Introduction

La densité d’une population sur un territoire est le rapport entre l’effectif total de la
population et la superficie totale de ce même territoire en km2. C’est dans la densité générale
qu’on trouve :

- La densité rurale : le rapport entre la population et la superficie rurale


- La densité urbaine : le rapport entre la population urbaine (d’une ville) et superficie de
cette ville.
- La densité agricole : le rapport entre les actifs agricoles et la superficie des espaces
cultivés c’est-à-dire l’intensité du travail humain appliqué à la terre.
Ainsi la densité se calcule d’une manière générale comme suit :

Nbre d′ hatotal
𝐷= = ⋯ ℎ𝑎𝑏/𝐾𝑚2
superficie totale

2. Style de densité

La notion de densité est vague car elle ne tient pas compte de la manière dont on occupe
l’espace territorial. Tout porte à croire que la densité ne donne pas la bonne image de
l’occupation spatiale car dans la superficie totale il y a même des espaces vides qui sont
considérés et les régions fortement peuplées. La densité peut donner une image du niveau de
la vie que mènent les habitants d’un territoire quelconque

3. Effets de la densité
A. Effets de la densité sur la société : lorsque la densité de la population est forte on
assiste à une organisation plus raisonnée de la vie qui se caractérise par une

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détribalisation, innovation, mentalité hétérogène, acculturation mais l’accroissement
de la densité accentue le chômage.
B. Effets de la densité sur l’économie : dans les régions à forte concentration humaine il y
a une main d’œuvre abondante, intense avec une bonne circulation de la monnaie, etc.
Pour les régions faiblement peuplées, la main d’œuvre est insuffisante, elle ne peut
qu’être recrutée ailleurs dans la population voisine (population partielle) d’où une
faible productivité, crises etc.

2.2.4. LA POPULATION CONGOLAISE

La population congolaise est inégalement répartie sur le territoire national d’une région à une
autre. La RDC dispose trois grandes régions en densité :

1. Les zones fortement peuplées (forte densité)


- L’Est montagneux : surtout le Kivu avec une densité de plus ou moins 100habitants
/km2. Parmi les provinces de la RDC ayant une forte densité retenons : le Bas Congo,
le Kasaï et les provinces du Kivu,
- La région allant de la côte Atlantique jusqu’au Kasaï Orientale à cause de la présence
de grands axes (les voies de communication).
- De la rivière Lulua à Mbuji-Mayi : à cause des activités minières et fluviales
2. Les zones moyennement peuplées (densité moyenne) avec 20hab/km2. Ce sont les
régions des plateaux à l’exemple des hauts plateaux de l’Uélé en province Orientale.
3. Les zones faiblement peuplées : avec moins de 5hab/km2 surtout la cuvette centrale et
la province du Katanga. Parmi les zones fortement peuplées retenons toutes les villes
et les centres urbains de la RDC.

SUJET DE TRAVAIL

[Link] superficie de la RDC est aujourd’hui retenue à 2 345 411km2 ; cherchez sa population
répartie par province et calculez la densité par province à plus ou moins l’an 2006.
1.2. Cherchez la population à l’an 2008 de chaque continent et la densité moyenne par
continent.
2.2. LA RÉPARTITION PAR SEXE

2.2.1. Notion

La composition de la population par sexe est une répartition par sex-ratio. Elle permet
d »’évaluer la proportion relative des hommes et des femmes.

2.2.2. Facteurs de la répartition par sexe.

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 Facteurs biologiques : la répartition sexuelle à la naissance .

D’après les travaux de GANT John du 17e siècle, le sexe ration à la naissance est de 10% pour
les garçons et 100 pour les filles c’est-à-dire tout simplement la fréquence des naissances des
garçons est supérieure à celle des filles. Mais alors ce sont les garçons qui sont les plus
exposés à la mortalité infantile. La mortalité masculine infantile est élevée par rapport à la
mortalité féminine.

 Les migrations vers l’étranger : elles affectent beaucoup les hommes que les femmes
et accentuent ainsi la déséquilibre entre la répartition par sexe.
 Les guerres : concernent plus les hommes que les femmes et entrainent ente les deux
sexes un déséquilibre car parmi les militaires, il y a plus d’hommes que des femmes.
 La profession : le sexe masculin est toujours exposé aux travaux lourds qui présentent
plus de risque d’accidents professionnels.

2.2.2. UTILISATION DE LA RÉPARTITION PAR SEXE

Celle-ci intervient lorsque dans une société, on voudrait chercher le rapport des effectifs
d’hommes avec des femmes. Ces rapports sont appelés rapport de masculinité ou soit rapport
de féminité qui sont des mesures démographiques universelles de la répartition de la
population par sexe.

Taux d’excédent masculin ou déficit masculin dans une communauté : c’est le nombre des
effectifs de la population masculine moins les effectifs de la population féminine sur le
nombre total de la population puis multipliée par 100.

𝐻−𝐹
𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑑 ′ 𝑒𝑐é𝑑𝑒𝑛𝑡𝑚𝑎𝑠𝑐 = 𝑋100 =
𝐻𝐹
 Si le résultat est de zéro la balance est normale ou standard
 Si le résultat est inférieur à Zéro, le nombre des femmes est donc supérieur à celui des
hommes d’où Excédent des femmes.
 Si le résultat est supérieur à Zéro le nombre d’hommes est supérieur au nombre de
femmes, d’où excédent masculin

APPLICATION

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Partant des travaux de JOHN GANT, calculez le rapport de masculinité, féminité, le taux de
masculinité, de féminité, et le taux d’excédent masculin pour la population de l’INST
NDAHURA si elle est composée de 380 Garçons et 220 filles.
𝑁𝐻 𝑋 100 380 𝑋 100
- 𝑅𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑠𝑐 = = 172,72
𝑁𝐹 220
100 220𝑥100
- Taux de femme=NF x 𝑁𝑀 = = 57,89
380
𝑁𝐻𝑥100 380𝑥100
- Taux de masc = 𝑁𝐻+𝑁𝐹 = = 63,33%
600
𝑥100 220𝑥100
- Taux de femme=𝑁𝐹 𝑁𝐻+𝑁𝐹 = = 36,66%
600
𝑁𝐹𝑥 100 380−100=160𝑥100
- Taux d’excédent= NH6- 𝑁𝐻+𝑁𝐹 = = 26,66%
600+600

Ici le taux d’excédent masculin est largement supérieur à 0, ce qui prouve que le nombre de
garçons est supérieur à celui des filles. En bref, la répartition de la population ^par sexe
permet d’évaluer la proportion relative des hommes et des femmes dans une population
donnée.

2.3. RÉPARTITION DE LA POPULATION PAR AGE

D’une manière générale, la population est répartie en 3tranches d’âges groupées comme suit :
les jeunes, les adultes et les vieux. Pour Henri

Ces trois tranches se délimitent comme suit : les jeunes, sont les enfants dont l’âge varie de 0-
19ans ; les adultes sont des personnes d’âge variant de 20-59ans ; et les vieux sont les
personnes d’âge de plus de 60ans.

Pour J. M PORSIN ces traches d’âge se limitent de l’ordre suivant :

- Les jeunes : âge compris entre 0 à 15ans ou 20ans.


- Les adultes : âges de 20 ans à 60 ans 65ans
- Les Vieux : âge de plus ou moins 65ans.

Dans le calcul démographique (la démographie) nous retenons les délimitations suivantes :

- Les jeunes : de 0 à l’âge inferieur à 15ans.


- Les adultes : de 15ans à 65ans
- Les vieux : personnes de plus de 65ans.
A. Détermination de l’âge

On prend en considération l’âge atteint en faisant la différence entre la date de naissance et la


date pendant laquelle on fait le calcul. Soit un individu de 18ans et 8mois, sera classé parmi
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ceux de 19ans par simple arrondissement. Partant de l’année révolue, on prend en compte
seulement le nombre d’anniversaire depuis la naissance. À ce niveau on parle de l’âge révolu.

B. Importance de la structure par âge


o Sur le plan fécondité : cette structure permet de déterminer les groupes d’âges à la
potentialité idéologie de procréer.
o Sur le plan militaire et politique : elle permet de déterminer le groupe d’âge capable de
servir dans le service militaire et dans la politique.
o Sur le plan économique : elle permet de déterminer la population active, c’est-à-dire la
population capable de travailler et produire. EX : la population capable d’être utilisée
dans l’industrie et dans la construction des routes.
o Sur le plan social : elle permet de déterminer l’âge de mariage et l’âge des individus
voués aux migrations etc.
C. La pyramide d’âge

Le traçage d’une pyramide d’âge combine deux structures à savoir la structure par âge et par
sexe.

En effet, la pyramide d’âge est un double histogramme portant en ordonnée les tranches
d’âge ; des populations masculines à gauche et féminine à droite. Les effectifs de la
population sont placés en abscisses qui peuvent être déterminés en pourcentage.

POPULATION DE LA RDC EN 2001

Pour tracer la pyramide d’âge on fait cumulativement la répartition par sexe et par âge, d’où
l’histogramme double où sont représentés à gauche les hommes et à droite sont représentées
les femmes.

CATÉGORIES DES PYRAMIDES D’AGE

La plupart des pays au monde rentrent dans l’une de trois grandes catégories suivantes ;
chacune représentée par une forme typique de pyramide :

 La pyramide en extension : elle est encore appelée pyramide en accent circonflexe ou


pyramide triangulaire. Elle est plus large à la base et se rétrécit plus ou moins
régulièrement en montant. Elle indique une forte croissance de la population à la base
surtout un T.N élevé et celui de la mortalité relativement faible. Cette pyramide
caractérise les pays sous-développés.
Pop. Masculine Pop. Féminine

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 La pyramide en contraction : appelée pyramide en cône. Sa base est relativement
étroite, elle s’élargit vers le milieu pour se rétrécit de nouveau vers le sommet. Pareille
pyramide indique une diminution récente et rapide de la fécondité. Caractéristique de
certains pays développés où depuis une décennie l’indice synthétique de fécondité est
faible et l’espérance de vie à la naissance est élevée. Le sommet relativement large et
très montre que la tranche de vieillard est importante.
Cas de la France
 La pyramide stationnaire : sa base est étroite et les effectifs de chaque tranche d’âge
sont à peu près égaux ; la diminution ne devient importante qu’aux âges les plus
élevées. Elle indique une proportion modérée d’enfants et un de croissance lent ou nul
(cas du Danemark, Allemagne croissance 0 et de Hongrie croissance=0,2). Les pays
d’Europe connaissent un vieillissement de la population très élevé (marqué). Sur cette
pyramide, la tranche des jeunes et des adultes sont équivalentes ; la natalité est en
recule avec une forte proportion des adultes.

Elle est encore appelée pyramide en cloche. Une base large traduit un TN élevé et un sommet
rétréci traduit une espérance de vie réduite et une faible proportion des vieux.

VARIATION ACCIDENTELLE.

Il est possible de trouver une pyramide d’âge à la base large et à flancs concaves c’est-à-dire
d’une natalité élevée mais une petite proportion de la population active.

Flancs concaves

- Selon la forme une pyramide peut caractériser une population jeune et une espérance
de vie courte, une population adulte et population.
- Une population jeune et une espérance de vie élevée mais à faible natalité
- Une population avait subi des transformations dues à la forte natalité et mortalité
élevées représentées par les saillies.

Remarque : La forme des pyramides des âges peut :

- Refléter l’histoire du passé d’une population sans la rencontrer (saillies ect)


- Donner l’idée sur l’activité d’une population, main d’œuvre potentille, le taux de
dépendance (jeunes, vieux improductifs) ;
- Monter la proportion de gens à l’âge de procréer.

AUTRES TYPES DE PYRAMIDES D’ÂGES

- La pyramide en cloche ou stationnaire ;


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- La pyramide en accent circonflexe ou triangulaire ;
- La pyramide en a de pique où il y a beaucoup d’adultes mais qui a connu de perte
d’hommes à la naissance.

FACTEURS DE VARIATION DE LA COMPOSITION PAR AGE

 La natalité : la base est large quand la natalité est élevée et rétrécie dans le cas où
elle est moins élevée. La pyramide à base large traduit une forte natalité et une
population jeune tandis la pyramide à base rétrécie traduit une faible natalité et une
population vieille.
 La mortalité : nous constatons la mortalité par les flancs de la pyramide qui sont
gonflés où affaiblis. Flans affaibli traduit une faible mortalité

Quelques calculs relatifs à la structure par âge.

A. La population totale : c’est la sommation des jeunes adultes et des vieux.


P.t=J+A+V
B. La population présumée active : c’est la différence entre la population totale et la
population jeune plus la population vieille.
P.A=P.T-(J+V)
C. L’indice de jeunesse d’une population : c’est le rapport de la population jeune sur la
population
𝐽
I.J=𝑃𝑇
Si le rapport est élevé, la population est jeune
D. L’indice des adultes ou de la population active : le rapport de la population sur la
population totale.
𝐴
I.A=𝑃.𝑇
E. L’indice de la vieillesse ou de sélénite : le rapport entre la population vieille et la
population jeune.
𝑉
I.V= 𝐽
F. Le taux de vieillard en pourcentage : c’est le rapport entre les vieux et la population
totale multiplié par 100
𝑉𝑥100
T. Vieillard= 𝑃𝑇
Le taux de jeunesse : le rapport des jeunes multiplié par 100 divisé par la population totale.
𝐽 𝑥100
T.J= 𝑃𝑇 = %
G. Le rapport de dépendance : c’est l’indice de dépendance de la population inactive

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𝐽+𝑉
R.d= 𝐴
H. Le taux de dépendance :
𝐽+𝑉+100
T.d= 𝑃𝑜𝑝 𝑡𝑜𝑡
La notion de la répartition de la population par âge permet de se faire une idée sur la notion de
dépendance (jeunes et vieillards) qui ne sont pas économiquement actifs. Les jeunes et les
vieux dont des consommateurs improductifs. Ils vivent aux dépens d’autres personnes, leur
effectif entre alors dans un cercle vieux de la pauvreté.

Exercices d’application.

La population de la ville de Goma, présente la structure par âge comme suit ; jeunes :
120 000hab ; adultes : 235 000hab ; et vieux : 85 000hab.

Calculez : l’indice de dépendance, le taux de dépendance, le pourcentage de jeunesse et le


pourcentage de vieillards.
𝐽+𝑉 120 000ℎ𝑎𝑏+85 000ℎ𝑎𝑏 205 000ℎ𝑎𝑏
Résolution :I.D= = = 235 000ℎ𝑎𝑏 = 0,87234
𝐴 235 000ℎ𝑎𝑏

𝐽+𝑉𝑥100 120 000ℎ𝑎𝑏+85 000ℎ𝑎𝑏 205 000ℎ𝑎𝑏


TD= = 235 000ℎ𝑎𝑏+205 000ℎ𝑎𝑏 = 440 000ℎ𝑎𝑏 = 0,464 909
𝑃𝑇

𝐽𝑥100 120 000ℎ𝑎𝑏


TJ= = 440 000 ℎ𝑎𝑏 𝑥100 = 27,27%
𝑃𝑡

𝑉 𝑥 100 85 000ℎ𝑎𝑏
TV= = 440 000ℎ𝑎𝑏 𝑥100 = 19,318%
𝑃𝑇

LE DIAGRAMME DE LEXIS ET DÉTERMINATION DE L’AGE

La détermination de l’âge se fait en considération la date de naissance jusqu’à la date pendant


laquelle on fait le calcul ou on prend le nombre d’anniversaire déjà écoulé depuis la
naissance.

Le diagramme de Lexis, est un schéma cartésien tracé par le démographe Allemand du même
nom au 20e siècle qui présente en ordonnées les âges et en abscisses les écoulées.

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La colonne verticale de l’abscisse 1990-1991 représente l’étude démographique transversale,
on étudie plusieurs générations à la fois. On prend par exemple la population congolaise en
1990-1991 répartie par âge de 0 à 120ans comme âge limité de la vie. La colonne verticale
donne les données de la structure.

La colonne oblique de 1990-1991 représente l’étude longitudinale, on prend une génération au


cours de l’année 1990- du 1er Janvier au 31 Décembre. On va suivre l’évolution de cette
génération année par année pour déterminer les survivants jusqu’à ce que le dernier membre
de cette génération meure après 120ans. Grace au diagramme de LEXIS, les démographes
peuvent non seulement aboutir à la détermination de l’âge (par année révolue et par année de
naissance) mais aussi visualiser la COHORTE, la génération, et la promotion.

1) On appelle Cohorte, l’ensemble des personnes qui ont subi ou vécu un même
événement démographique au cours d’une année ; exemple d’un événement : décès,
mariage, naissance etc.
2) On appelle une Génération l’ensemble des personnes qui sont nées au cours d’une
même année ou personne n’ayant vécu une même époque. On parle donc d’une
génération lorsque la cohorte est une naissance
3) Une proportion : en démographie est l’ensemble des personnes qui se marient au cours
d’une même année, on parle de la proportion lorsque la cohorte est un mariage.

Remarque : l’étude de la population permet de distinguer au sein d’un pays les populations
humaines suivantes :

La population nationale : c’est l’ensemble des personnes d’une nationalité donnée se trouvant
à l’intérieur du pays et celles résidents à l’étranger.

La population de droit : ensemble des personnes ayant leur domicile sur le territoire national
quel que soit leur nationalité.

La population de fait : ensemble des personnes se trouvant à l’intérieur de limites frontalières


nationales quelles que soient leurs origines ou leur nationalité à une date donnée. Le
diagramme de LEXIS est un appareil qui permet de classer et d’analyser les événements
démographiques.

2.4. STRUCTURE PROFESSIONNELLE DE LA POPULATION

2.4.1. Définition : la composition ou structure professionnelle d’une population ou proportion


de la main d’œuvre dans tous les secteurs d’activités socio-économiques. C’est donc la

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structure des professions ou la distinction des proportions. Dans une société rurale, il est
difficile de distinguer les professions.

2.4.2. Secteurs d’activités socio-économiques

Le secteur primaire ou agricole : celui-ci groupe les personnes qui exploitent la nature avec
les activités qui produisent les matières brutes agricoles ou minières et en contacts direct avec
la nature comme agriculture, pêche, élevage, exploitations forestières ou minières.

Le secteur secondaire : regroupe les activités des transformations artisanales et industrielles.


On y trouve les petits artisans comme le tailleur, du village, les PME (petites et moyennes
entreprise), etc.

Le secteur tertiaire : regroupe les activités du commerce, de l’administration et de service où


l’on ne produit aucun bien matériel. À ces trois secteurs classiques s’ajoutent un secteur
quaternaire des activités de création récente comme l’informatique, l’internet et la publicité.
Le développement du secteur tertiaire caractérise une société de consommation : Japon, USA,
Allemagne, France, etc. Tandis que le secteur secondaire montre le niveau de développement
c’est-à-dire son niveau d’industrialisation.

2.4.3. La population active et non active.

La population active : en général, la population active d’une région ou d’un pays est
l’ensemble des personnes ou des habitants qui exercent une profession et même en chômage
dont l’âge varie d’un pays à un autre. Toutefois dans tous les pays les hommes en âge de
15ans à 55ans sont potentiellement et économiquement actifs.

La population non active : est celle formée des personnes sans profession. Il s’agit surtout des
jeunes des infirmes, ménagers, les retraités (les vieux). Pour se rendre compte de la population
active et non active, on se sert des calculs des indices et des taux qui sont en rapport avec la
structure par âge. Les éléments suivants peuvent amener l’individu à devenir dépendant :
l’âge, l’état de santé, le niveau d’instruction. Etc.

[Link]. Calcul des indices

L’indice de la population active


𝐴(𝑝𝑜𝑝 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑣𝑒
I.A=
𝑃.𝑇(𝑝𝑜𝑝 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒)

L’indice de la population

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𝐽+𝑉
[Link]= 𝐴

[Link]. Calcul des taux


𝑇𝑒 𝑥100
1.T.A.G/T.B.A= 𝑃.𝑇
T.A.G= taux d’activités général
T.B.G=taux brut d’activité
Te=effectif des travailleurs
P.T=population totale
2. Le taux d’activité réel par âge : est un rapport par groupe d’âge des effectifs de travailleurs
à la population totale d’âge fois 1000. C’est un meilleur moyen de déceler le nombre de
chômeurs. Si on possède les données exactes sur la population totale d’une région déterminée.
𝑇𝑒 𝑥 1000
T.A.R/A=𝐶𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑃𝑇 𝑥1000
Te²² : effectifs des travailleurs dont l’âge est 22 et 45 ans

3. Le taux d’activité brut par sexe : il permet de calculer soit le taux brut d’activité masculin
ou le taux d’activité féminin.

A. Le T.B.A pour les hommes (T.B.A.M) : c’est le rapport des travailleurs masculin sur la
population totale masculine multiplie par 1000.
𝑇𝑒(𝑀)
T.B.A(M)=𝑃𝑡(𝑀)x100
B. Le T.B.A pour les femmes ou TBA(f) : le rapport des travailleurs femmes sur la
population totale féminine multiplie par 1000
𝑇𝑒(𝑓)
T.B.A(f)=𝑃𝑡(𝐹) 𝑥1000
Le taux combiné par sexe et par âge : ce taux peut être calculé séparément pour les hommes et
pour les femmes selon un âge un âge donné.

A. Pour les hommes :


𝑇𝑒(𝑚)
T.C.S/A²²= 𝑃𝑇 x1000
B. Pour les femmes :
𝑇𝑒(𝑓)1000
T.C.S/A= 𝑃𝑇

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Le taux net d’activité : c’est le rapport du nombre des travailleurs effectifs à la population
âgée de15 ans à 60ans ou 20 ans à 65ans multiplié par 1000.
𝑇𝑒 𝑥 1000
T.N.A= =%
𝑃𝑡
Ou
𝑇𝑒 𝑥 1000
T.N.A= =%
𝑃𝑡

2.5. LA STRUCTURE SELON L’ÉTAT MATRIMONIAL

A. Notion : la population d’une notion peut aussi se distribuer selon l’état matrimonial c’est-à-
dire selon qu’une personne se trouve à un état de mariage ou non. Ainsi pour y arriver les
démographes se servent de certaines catégories suivantes :

1. Catégorie universelle : à ce niveau, on parle de : célibataires, maries divorcés, maries


séparés de corps ; la séparation de corps, c’est la rupture d’union ou l’arrêt temporaire de
procréation légitime.

2. Catégories spécifiques : parmi les maries on distingue :

- les mariés réguliers : ont fait le mariage coutumier le mariage civil et le mariage religieux.

- les unions de fait : dans ce cas, les conjoints vivent en union stable sans que celle-ci soit
confirmée par la loi. Ce sont des mariages à essai tel que le mariage polygamique non
reconnu.

B. Facteurs influençant la répartition matrimoniale

 Les facteurs biologiques : l’état matrimonial est lié à l’âge. C’est la proportion à l’âge
variable entre les sexes.
 La loi de la nuptialité par âge : l’âge de nuptialité, l’âge nubile ou âge de mariage est
plus précoce chez les femmes que chez les hommes.
 La fréquence des divorces et remariages :
- Les mariages des veufs et des veuves ou des divorces et divorcées
- L’intensité de la mortalité différentielle selon le sexe.
4. AUTRES FACTEURS
- Les guerres
- Les coutumes
- La situation économique du moment (la conjoncture)

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- Le chômage
- Le niveau d’instruction
- La pratique de la polygamie
- Les variations saisonnières
- La législation sociale du pays etc.

Remarque : les caractères des conjoints en nuptialité, en divortialité lors de l’enregistrement


de l’événement :

- La date et le lieu de naissance


- Leurs statuts socio-professionnels ;
- Leurs résidences habituelles,
- Leurs nombre d’enfants issus du premier mariage en cas de divorcé ou de décès de
l’un des conjoints, on précise le nombre d’enfants suivant : lav date de divorce ou de
décès de l’un des conjoints et la date de remariage, la mention de don ordre.

CHAP.3. MOUVEMENT DE LA POPULATION

Par mouvement de la population, on entend des modifications progressives des effectifs


d’une région au cours d’un temps. Le nombre d’habitants n’a jamais été constant, les
modifications sont dues aux naissances, décès, migrations, etc. c’est pourquoi l’on
distingue les mouvements naturels et les mouvements surnaturels de la population.

[Link] MOUVEMENT NATURELS


3.1.1. LA NATALITÉ
A. Quelques définitions
1. La natalité : l’étude de la natalité, c’est une étude des fréquences des naissances
vivantes sans considérer les morts nés. C’est l’ensemble de naissances survenues et
enregistrées au sein d’un groupe d’une population donnée pendant une période donnée
(une année).
2. Une naissance : événement démographique dont ses aspects sont la fécondité et la
maternité.
3. Une naissance vivante : c’est l’enfant qui nait en présentant des signes de vie. Bouger,
crier, respirer etc.
4. Une naissance non vivante : c’est l’enfant qui nait en étant mort (un mort-né)
5. Les naissances voulues : celles qui ont été planifiées et attendues à bras ouverts.
6. Une naissance acceptée : est celle non souhaitée mais acceptée soit par ignorance.
B. Facteurs influençant la natalité

Les facteurs sociobiologiques suivants influencent la natalité :


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- La répartition par sexe : l’âge de procréation de la femme varie entre 15e et 45ans en
moyenne 30ans durant. Si le taux de féminité est élevé, la natalité aussi est élevée.
- Les accouchements multiples
- L’âge des parents
- Le progrès socio-économique rend précoce la puberté
- Les crimes politiques, les guerres, ajournent les mariages d’où la baisse de la natalité
pendant les guerres,
- La reprise économique hausse le mariage.
C. Calcul des taux.
1. Taux brut de natalité (T.B.N) : c’est la proportion des naissances vivantes
d’une anne à la population moyenne de la ùême généralement multipliée par
1000.
𝑁.𝑉 𝑥1000
T.B.N= 𝑃.𝑀

N.V= naissance annuelle vivante

P.M=population moyenne

Sachant que
𝑝𝑜𝑝 𝑑𝑢 1𝑒𝑟 𝐽𝑎𝑛𝑣𝑖𝑒𝑟+𝑝𝑜𝑝 31 𝑑é𝑐
PM= 2
Les T.B.N permet de comparer les pays de même région et la natalité peut être soit :

- Forte natalité lorsque T.B.N est supérieur à 30%


- Faible natalité lorsque TBN est inférieur à 20%
- Moyenne natalité lorsque TBN est inférieur ou égal à 20%.

Exemple en 1955 ; RDC en 1996

Kinshasa 43,5% RDC 47%


Kisangani 38,7% ÉGYPTE 38%
Matadi 37,6% NIGERIA 46%
Bukavu 55,6% EUROPE 13%
Mbandaka 32,6% AMER. DU N 16%
AMER DU S 28%
ASIE 31%
AFRIQUE 44%

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La natalité est la 1ère caractéristique naturelle de la population car elle assure le renouvellement des
générations.

3.1.2. LA FÉCONDITÉ
A. Définition : la fécondité d’une population est son potentiel biologique de la
reproduction. Elle est l’aptitude de la production de cette population. La fécondité se
différencie de la fertilité car celle-ci est l’aptitude de femmes à concevoir.
B. Facteurs influents
1. Facteurs biologiques : la composition en âge et en sexe influence la fécondité. Ainsi
on parle :
- Faible fécondité lorsqu’il y a l’excédent masculin
- Forte fécondité lorsqu’il y a déficit masculin

Les hommes ont un potentiel d’engendrer très élevé et même illimité depuis la sortie des
spermatozoïdes jusqu’à l’âge sénile (vieillesse). Le potentiel reproductif des femmes va de la
puberté à la ménopause. Soit de 15ans à 49ans en moyenne.

2. Facteurs sociaux : il s’agit de l’âge réglementaire du mariage et l’attitude personnelle


de la femme devant la maternité.
3. Forme de mariage ou d’union des couples : la monogamie est moins favorable à la
fécondité alors que la polygamie et les autres unions illégitimes sont aussi nocives. La
fécondité dans plusieurs études est élevée dans les régions où ces régimes sont en
pratique
4. Le revenu familial
5. Le niveau intellectuel
6. La politique démographique (pratique des procédés contraceptifs)
7. L’habitant
C. Calcul des taux de la fécondité : En démographique, nous distinguons les différents
taux :
1. Le taux de fécondité par âge
2. Le taux de fécondité par groupe d’âge
3. Le taux global de féodalité général
4. Le taux de fécondité légitime
5. Le taux synthétique de fécondité
6. Le taux brut de reproduction
7. Le taux de légitimité etc.

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- LE TAUX DE FÉCONDITÉ PAR AGE
Ce taux donne avec précision la fécondité d’une population pendant une année
déterminée. Il englobe les naissances légitimes et les naissances illégitimes : c’est un
rapport des naissances totales provenant de l’âge X de la population multiplié par
1000.
𝑁𝑋 𝑥 1000
T.F/A= 𝐹𝑥
- LE TAUX DE FÉCONDITÉ PAR GROUPE D’AGE

Ce tableau est le rapport des naissances vivantes provenues des femmes du groupe d’âge x à
l’âge y à l’effectif des femmes de ce groupe d’âge multiplié par 1000.
𝑁˟ᵧ 𝑥1000
T.F.G/A= 𝐹˟ᵧ
C’est ainsi que le procédé du taux de fécondité par groupe d’âge permet de comparer la
fécondité en long et en large la population tout en diminuant la qualité des calculs possibles.
C’est pour à chaque groupe d’âge correspond un taux

- LE TAUX GLOBAL DE FÉCONDITÉ GENERAL

C’est le rapport des naissances vivantes au nombre des femmes en âge de procréer révolu
souvent multiplié par 1000 d’où.
𝑁𝐾 𝑥1000
T.G.F= 𝐹˟ᵧ
- LE TAUX DE FÉCONDITÉ LÉGITIME

C’est le rapport des naissances légitime au nombre des femmes mariées de 15ans à moins de
50ans multiplié par 1000.
𝑁𝐿 𝑥1000
T.F.L= 𝐹
BN : les naissances illégitimes sont celles qui ont eu lieu pour les femmes célibataires ou les
divorcée, veuves en de lors de leur mariage. Le rapport des naissances illégitimes aux
naissances légitimes s’appelle la proportion d’illégitimité multiplié par 1000.

Le taux synthétique de fécondité ou indice de fécondité ou de descendance moyenne ou de


descendance finale d’une génération.

C’est le nombre total d’enfants (filles et garçons) qu’aurait une femme en moyenne durant sa
période de procréation. Il est la descendance, atteinte aux derniers anniversaires de la période
de fécondité de population donnée (inférieur à l’âge de 50 ans révolu).

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Cette descendance finale est le nombre moyen d’événements de la naissance. Le taux
synthétique des fécondités s’obtient en faisant la somme de fécondité par âge (naissance
réduite) puis on multiplie le nombre obtenu par 5 pour tenir compte de classement moyennant
les effectifs (intervalles) les résultats obtenus sont ensuite divisés par 1000 car le TF par âge
est établi en pour 1000.
Ʃ 𝑇.𝐹.𝐴 𝑥5
T.S.F= 1000
Ce taux exprime seulement le nombre moyen d’enfants obtenu par une femme à la fin de la
période de procréation.

- LES TAUX BRUT DE REPRODUCTION

Il est calculé pour mesurer le remplacement d’une génération par ses propres filles. Ce taux
exprime le nombre moyen des filles obtenues par femme à la fin de la période de procréation.
C’est donc le nombre des filles qui naitraient vivantes d’une femme non soumise à la
mortalité pendant la période de fécondité.

Le TBR est obtenue en multipliant la descendance finale (TSF) ramenée à une femme par le
T.F (taux de féminité) à la naissance.

T.B.R=[Link] x T.F à la naissance ou D x T.F.N (D=descendance finale)


- LE TAUX DE FÉCONDITÉ ILLÉGITIME

Les naissances illégitimes sont celles qui sont nées des femmes célibataires ou divorcées et
veuves pendant l’absence de mariage ou de remariage.
𝑁.𝑖𝑙 𝑥 1000
[Link]= 𝑁.𝐹.𝑖𝑙
Le rapport des naissances illégitimes aux femmes illégitimes s’appelle la proportion
d’illégitimité souvent multiplié par 1000.

APPLICATION : À partir des données représentées dans le tableau ci-dessous, calculez : le


taux de fécondité par âge, le taux synthétique de fécondité et le taux brut de reproduction.

Groupes par âges Nombre de femmes Nombre de T.F.A.%


Naissances vivantes
15-49ans 470 934 64 518 137
20-24ans 542 724 143 840 265
25-29ans 603 427 139 995 232
30-34ans 692 947 116 415 167
35-39ans 450 000 356 629 79
40-44ans 460 700 36 100 78
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45-54ans 534 256 8 574 16

975%

𝑁𝑉𝑥1000 64 518
a. T.F.A= ? T.F.A=𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝐹 = 470𝐵934 𝑥1000 = 137%
Ʃ𝑇.𝐹 𝑥5 975𝑥5
b. T.S.F= ? = 1000 = 4,9
1000
c. T.B.R= ? [Link].F.N=4,9x0,48=2,3

À partir des données présentées dans ce tableau ci-après, calculez : le TFS, le TBR, le TNR, et
le TGFG

Groupe d’âge Nombre de femmes Nombre des T.F/A


naissances vivantes
15-19ans 250 067 2 756 11,02
20-24ans 15 600 870 55,76
25-29ans 365 000 28 700 78,63
30-34ans 670 880 1 270 1,22
2 756𝑥1000
T.F/A= 250 067 = 11,02

870𝑥1000
= 55,76 𝑒𝑡𝑐
365 000
147,300𝑥5
= 0,7365
670 880
 LE TAUX NET DE PRODUCTION

Le taux net de reproduction est un indice qui mesure comment à la naissance, la génération
des femmes sera soumise à la mortalité et sera remplacée par ses propres filles. Ce taux
représente le nombre moyen des naissances filles (féminines) qui sont issues d’une femme à
la naissance soumise à la mortalité.

Ce taux aussi une fois calculé, représente le nombre d’enfants féminins qu’aura une femme au
cours de son existence en face à la mortalité (descendance) finale féminine qu’une femme
face à la mortalité. Ce taux se calcule en multipliant le taux brut de la reproduction par le taux
de survie, d’où T.N.R= T.B.R x T.S

Le taux de survie est le nombre de femmes fécondes total moins le nombre de femmes
fécondes décédées divisé par le nombre de femmes fécondes total.

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𝑁.𝐹−𝐹.𝐷 𝑥1000
T.S= 𝐹.𝑁.𝐹
D. LIMITATION VOLONTAIRE DE FÉCONDITÉ
 Définition : la limitation volontaire de fécondité est une régulation de naissances dites
aussi planning familial
 Causes : l’augmentation du nombre d’enfants à cause du progrès de la médecine, la
charge très importante, l’émancipation de la femme dans la société, l’urbanisation, les
risques de mortalité dus aux grossesses nombreuses tardives des âges avancés.
 Les méthodes :
A. Les méthodes naturelles : la séparation volontaire du corps, l’abstinence des
relations sexuelles temporaires et périodiques surtout l’allaitement prolongé.
B. Les méthodes artificielles : l’utilisation des pilules et autres produits l’utilisation
des préservatifs, l’utilisation de spermicides, le diagramme vaginal (préservatif
féminin), la ligature des trompes
C. Obstacles :
- Du point vu socio-économique : le nombre d’enfants procure la sécurité la main
d’œuvre dans les PVDS. Ses dimensions non contrôlées constituent alors un danger
pour la société
- Du point vu psychoculturel : le grand nombre d’enfants témoigne la fierté et normalité
du père chez la femme.
1.3.L’AVORTEMENT
A. L’avortement est l’expulsion du fœtus non viable avant la fin de la période de gestion.
On parle de mort-né.
B. Types d’avortement :
- L’avortement spontané : c’est un avortement non intentionnel ; involontaire, il est
dit « Fausse couche ».
- L’avortement intentionnel : est celui qui bien provoqué, préparé et bien planifié
- L’avortement thérapeutique : est celui entrepris pour la santé.
- L’avortement illégal : est celui effectué contrairement à la loi.
C. Rapport d’avortement : c’est le rapport du nombre estimé d’avortement au nombre des
naissances pour 1000 ; ce sont des naissances pendant une année donnée.
𝐵𝑏𝑟𝑒 𝑑′ 𝑎𝑣𝑜𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑥 1000 𝑁.𝐴 𝑥1000
RA= ou
𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑁𝑐𝑒𝑠(15−49𝑎𝑛𝑠) 𝑁.𝑉(5−49𝑎𝑛𝑠)
D. Taux d’avortement : c’est le nombre estimé d’avortement multiplié par 1000 sur les
femmes ayant l’âge de 15ans-49ans.
𝑁.𝐴 𝑥1000
T.A=𝑁.𝐹 (15−49𝑎𝑛𝑠
1.4. LA MORTALITÉ

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Quelques définitions

1. La mortalité : est le nombre de décès survenu au sein d’une population pendant une
période de temps. Il est ainsi un facteur de la diminution de la population.
2. Le décès : est un événement démographique lequel l’ordre se soustrait de la
population.
3. La mortalité infantile : c’est celle qui affecte les enfants de moins d’un an
4. La mortalité fœtale : est celle qu’affecte l’embryon et fœtus de la conception jusqu’à
6mois avant la naissance.
5. La mortalité : est celle qui affecte la grossesse ultra utérine après 180 jours, cela avant
la naissance.
6. La létalité : c’est le nombre de décès survenu au sein d’une population suite à une
maladie donnée c’est-à-dire l’ensemble des personnes qui contractent ces maladies et
en meurent.
7. La morbidité : c’est l’ensemble des personnes malades de diverses maladies au sein
d’une population donnée.

P.S : lorsque la morbidité concerne seulement une maladie, on parle de la morbidité


spécifique.

Les causes de la mortalité sont liées d’une part aux causes environnementales ;
l’environnement insalubre. Ex : les régions forestières, chaudes et humides, régions de
paludismes, etc. et d’autres par aux mauvaises conditions de vie telles que : la malnutrition, la
sous alimentaire, les travaux pénibles…

C. MESURE DE LA MORTALITÉ

Pour mesurer la mortalité au sein d’une population, on se sert des calculs suivants :

1. Le taux brut de mortalité ou taux de mortalité général : c’est le rapport du nombre total
de décès à la population moyenne de la même année multipliée par 1000.
𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑑é𝑐è𝑠 𝑝𝑟 𝑢𝑛 𝑎𝑛 𝑀 𝑥1000
TBM= 𝑥1000 ou
𝑃𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑋
2. Le taux de mortalité par âge et par groupe d’âge : c’est le rapport entre le nombre de
décès survenu à un groupe d’âge par rapport à l’effectif moyen de ce groupe.
𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑑é𝑐è𝑠 𝐴˟ᵧ 𝑥1000
[Link]/A=𝐶𝐴˟ᵧ(𝑝𝑜𝑝 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑑𝑢 𝑔𝑟𝑜𝑢𝑝𝑒˟ᵧ)
3. Le taux de morbidité : c’est le rapport entre le nombre de personnes qui contractent
diverses maladies pendant une période donnée à la population totale exposée aux
mêmes risques.

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𝑁.𝑑𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑒𝑠 𝑥1000
[Link]= 𝑃𝑜𝑝 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒

Cause des maladies :

A. Causes climatiques : la chaleur, la désertification, et la sécheresse (aridité) provoquant


les maladies, les famines et les épidémies
B. Les causes socioéconomiques : d’après A. SAUVY l’ignorance est plus grave que la
pauvreté, la profession et l’État matrimonial à tous les âges et pour les des sexes.
C. Les causes biologiques ou intrinsèques : la malformation congénitale, le sexe, la race,
les caractères héréditaires et les traumatismes.
D. Les causes modernes : guerres, les accidents de circulation, les drogues, l’alcoolisme,
et la suralimentation.
4. Le taux de morbidité spécifique : c’est la proportion de la population qui contracte une
maladie particulière par rapport à la population totale exposée au même risque
multiplié 1000.
𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑎𝑓𝑓𝑒𝑐𝑡é𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑖𝑒 𝑥 1000
T.M.S= 𝑃𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒
Ce taux indique l’indice d’une maladie au sein d’une population d’une population au sein
d’une population on l’appelle aussi taux d’indice.

5. Le taux de létalité : c’est le nombre de personnes qui contractent une maladie et


meurent par rapport à la population totale atteinte par cette même maladie multipliée
par 1000.
𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑é𝑐é𝑑é𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑖𝑡𝑒 à 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑖𝑒 𝑋 1000
T.L=𝑃𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑎𝑡𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑖𝑒 𝑋

6. Le taux de mortinatalité : c’est le % entre le nombre de décès utérin supérieur à 6mois


et inférieur à 9mois au nombre de naissances vivantes multiplié par 1000.
𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑑é𝑐è𝑠 𝑓𝑜𝑒𝑡𝑢𝑠 sup 6𝑚𝑜𝑖𝑠 𝑒𝑡 inf 9𝑚𝑜𝑖𝑠 𝑋1000
T. de mortinatalité= 𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒

7. Le taux d’indice ou taux de fréquence : c’est le nombre de cas des maladies apparues en
une période de temps donnée par 1000hab par rapport à la population totale.
𝑁 𝑚𝑎.𝑋1000
Ti=𝑃𝑡 𝑒𝑥𝑝𝑜𝑠é𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑟𝑖𝑠𝑞𝑢𝑒𝑠

8. Le taux de mortalité fœtale : est la mortalité qui exprime le décès de fœtus de moins de
6mois par rapport aux naissances vivantes multiplié par 1000.
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𝑑é𝑐è𝑠 𝑑𝑒 𝑓𝑜𝑒𝑡𝑢𝑠 𝑖𝑛𝑓.𝑚𝑜𝑖𝑠 𝑋1000
[Link]= 𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡𝑠

9. Le taux de mortalité infantile : est le rapport entre les enfants de moins d’une année et
les naissances multiplié par 1000.
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑é𝑐è𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑑′ 𝑈𝑛𝑎𝑛𝑋1000
TMF= 𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠

10. Le quotient de mortalité : c’est la probabilité pour un individu de l’âge X de


mourir ou décéder avant d’atteindre l’âge X+1. On calcule le quotient de mortalité en
cherchant le quotient du nombre de décès sur le nombre de survivants
𝐷𝑋
QX= 𝑆𝑋
Ce quotient permet de mesurer la mortalité probable d’une génération.

CONSTRUCTION DE LA TABLE DE MORTALITÉ

La mortalité reflète la santé d’une population dans un pays. La table de mortalité ou de survie
est un instrument démographique qui donne l’image chiffrée de la mortalité d’une population
à ses différents âges. Cette table est déterminée par :

- La probabilité de mourir des individus à chaque âge au cours d’une année.


- La probabilité de survivre d’un âge à un autre
- La probabilité de survivre des personnes de n’importe quel âge pour un certain nombre
d’année,
- Le nombre moyen d’années qu’un nouveau-né peut espérer de vivre,
- Le nombre moyen d’années qui reste à une personne d’un âge déterminé à vivre.

Signons que la table est construite à partir de :

 Année initiale d’une génération X


 Nombre de survivants pour chaque année (SX)
 Nombre de décès pour chaque année (DX) ou (dx, x+1)
 Nombre de mortalité pour chaque année (QX)
 Probabilité de survivre d’un âge à un autre (PX)
 L’espérance de vie la population étudiée €

Année Sx Dx Qx Px
1990 1000 140 0,140 0,860
1991 860 80 0,093 0,906
1992 780 60 0,077 0,923
1993 720 50 0,069 0,930
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1994 670 40 0,060 0,940
1995 630 38 0,0603 1
1996 630 30 0,0476

𝐷𝑥 140 𝑆𝑥+1 860


1. Qx= 𝑆𝑥 = 1000 = 0,140 1. Px= = 1000 = 0,860
𝑆𝑥
80 𝑆𝑋1 780
2. Qx=860 = 0,093 2. Px= 𝑆𝑋 = 860 = 0,906
60 𝑃𝑥 𝑆𝑥
3. Qx=780 = 0,0769 𝑜𝑢 0,077 𝑒𝑡𝑐 3. 𝑆𝑥 = 780 = 720 = 0,923𝑒𝑡𝑐

L’ESPERANCE DE VIE

C’est l’âge moyen les personnes d’une génération peuvent espérer vivre d’années à partir de
leur naissance.

L’espérance de vie est obtenue en faisant la somme de nombre d’années vécues pour toute la
génération puis on divise cette somme par l’effectif de la génération au départ.

Ainsi on obtient le nombre moyen vécu pa chacun des membres de la génération.


1
(𝑆1+𝑆2+𝑆3+𝑆4+𝑆5…..)
D’où Eo2 𝑆𝑜

C’est l’espérance de vie calculée souvent à la naissance et c’est pourquoi on emploi l’Eo à la
naissance, celle-ci est un bon indicateur de conditions de vie. En RDC, l’espérance de vie est
aujourd’hui à 52ans pour les femmes et 49ans pour les hommes, dans les PVDS, elle varie
souvent entre 40-60ans.

Dans les pays développés, l’espérance de vie est au-delà de 60ans voir 80ans comme au
canada, Allemagne, etc. dans tous les pays l’espérance de vie est avancée dans les milieux
urbains qu’en milieux ruraux.

[Link] NUPTIALITÉ ET LA DIVORTIALITÉ

En démographie la nuptialité et la divortialité sont des faits démographiques se rapportent à


l’État civil de la population. La nuptialité est une étude de facteurs et des conditions de
mariage et de leur effet sur la population. Elle étudie donc la formation ou la dissolution des
unions conjugales dans différentes sociétés. Les notions de la nuptialité nous amènent à
distinguer cinq catégories des personnes vues à l’État matrimonial : célibataires, veuf(ve),
divorcé, séparé,….

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1. Le taux brut de nuptialité : c’est le rapport de mariage d’une année à la population
moyenne de cette même année multipliée par 1000.
𝑈𝑡𝑋1000
T.B.N= =%
𝑃.𝑚

Ce taux donne une idée sur les mariages pendant une période relativement courte
généralement en une année.

2. Le taux général de mariage : c’est le rapport d’union matrimonial à la population non


mariée mariable c’est-à-dire dont l’âge est supérieur à 15ans à l’infini multiplié par
1000.
𝑈𝑡𝑋1000
T.G.U=𝑃𝑚(𝑛𝑜𝑛 𝑚𝑎𝑟𝑖é𝑒 𝑚𝑎𝑟𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒≥15𝑎𝑛𝑠)

3. Le taux général de nuptialité par âge et par sexe : ce taux est calculé en fonction ou en
tenant compte d’un sexe mariable (soit le masculin ou féminin).
𝑈𝑡𝑋1000
T.G.U.A/S=𝑃.𝑀≥15𝑎𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑒𝑥𝑒𝑠

4. Le taux de 1er mariage ou nuptialité ou de célibat : c’est le rapport des 1er siècle
mariages enregistrés de l’année à la population moyenne non mariée mariable multiplié
par 1000.
𝑈.𝑡1𝑋1000
T.U1=𝑃𝑀≥15𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑒𝑥𝑒

L’importance de ce taux est qu’il permet de distinguer la population célibataire dans une
population et l’âge auquel se font leurs 1ers mariages.

5. Le taux de remariage : c’est le rapport des personnes remariées à la population total veuve
et divorcée multiplié par 1000.
𝑈𝑡𝑟𝑋1000
T.U.R= 𝑃(𝑑+𝑣)

6. Le quotient de nuptialité : c’est le rapport du nombre de mariage de la population X


anniversaire au nombre total de célibataire (selon le sexe) à X anniversaire.
𝑈𝑥
[Link]= 𝐶𝑥

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7. Le rapport de l’intensité de nuptialité : ce rapport de l’intensité de nuptialité est le nombre
total de tous les mariages d’un moment donné sur le nombre initial d’un moment donné sur le
nombre initial de célibataires de la génération concernée.
𝑈𝑡
R.i.U=𝐶15𝑎𝑛𝑠

[Link]=rapport d’in de nuptialité

Ut=nombre initial de mariages de la génération

C15=nombre initial des célibataires de la génération

8. La fréquence du célibat définitif : c’est le rapport du nombre total de personnes âges de


15ans d’une génération qui ne se sont jamais mariées dans leur vie au nombre total initial des
personnes célibataires d’une même génération ayant l’âge de 15ans.
𝐶50
F.c.D=𝐶15

9. La polygamie : c’est un système de mariage par lequel chaque homme ne peut se marier
qu’à deux ou plusieurs personnes du sexe opposé. On peut y calculer le taux de femmes
mariées polygamiques.
𝐹.𝑃𝑋1000
F1.P= FP=femmes à la polygamie
𝐹𝑖

Fi=total de femmes mariées

Ce taux renseigne sur l’intensité de la polygamie.

10. La divortialité : c’est la rupture d’union matrimoniale. Ainsi les études quantitatives
concernent la divortialité visent la proportion de mariage d’une promotion se terminant par
divorce (à l’absence du mariage) et la distribution des durées des unions rompues. Ainsi la
divortialité se calcule par les formules ci-dessous :

A. Le taux brut de divortialité : c’est le rapport entre le nombre total de divorcée qu’il y a eu
pendant une année à la population moyenne de cette même année multipliée par 1000.
𝐷𝑡𝑋1000
[Link]= 𝑃𝑀

B. pour quel le taux de divortialité soit général, il se calcule par rapport au nombre total de
divorcées qu’il y a eu à la population moyennes de 15ans à l’infini multiplié par 1000.

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𝐷𝑡𝑋1000
T.G.D= 𝑃𝑜𝑝 15

C. le taux général de divorcés modifiées : ce taux permet d’interpréter les divorcées pour ce
faire le démographe recourt au taux général de divorcés modifiés pour 1000 personnes par le
nombre de couple au cours d’une période bien déterminée.
𝐷𝑡𝑋1000
T.G.D mo en %= 𝐶𝑜𝑢 𝑚𝑎

Dans ce même ordre d’idée on peut calculer le taux de veuvage qui est le rapport des veufs et
veuves à la population mariée pour 1000 personnes.
𝑁𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑒𝑢𝑓 (𝑣𝑒𝑢𝑣𝑒)𝑋1000
TV= 𝑃𝑜𝑝 𝑚𝑎𝑟𝑖é𝑒

Facteurs agissant sur la nuptialité d’une nation :

 La proportion des personnes à l’âge mariable,


 La situation socio-économique : chômage
 L’instruction et salaire,
 La législation du pays,
 La fréquence de divorce et remariage,
 Les guerres et les IST etc.

Conséquences de la divortialité

La divortialité a des conséquences démographiques et socio-économiques ci-après :

- L’indice d’instabilité conjugale,


- Une source de malheur aux enfants,
- Une inadaptation émotionnelle de deux parties divorcées,
- Une source de tensions psychologique

À partir de l’établissement d’une série de taux de 1er mariage pour chaque âge ou groupe
d’âge, on aboutit à la construction de la table de nuptialité.

[Link] MIGRATIONS

Après l’étude de la mortalité de la fécondité et celle de la nuptialité, les migrations constituent


(les facteurs importants des mouvements artificiels d’une population.

A. Définitions

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Une migration est un déplacement des personnes d’un endroit à un autre avec changement de
la résidence. Il faut que le déplacement soit de longue durée et sans idée de retour par de
migration. Ainsi les simple va et vient ne sont pas de vraies migrations. Une migration se
caractérise par le changement de résidence. Les touristiques qui vont d’un pays à l’autre sans
changer la résidence ne sont pas des migrants.

B. Types de Migration :
- Migration interne : est un déplacement d’un individu dans diverses régions d’un même
pays.
- Migrations internationales : sont celles qui s’effectuent entre deux pays d’un État à un
autre. Notons que le terme migration fait appel à deux à deux termes : immigration et
Émigration

Quand quelqu’un quitte son domicile pour aller s’installer définitivement dans pays, on dit
qu’il émigre. Dans le pays où il s’installe on dira qu’il immigre. Les deux mouvements,
émigration et immigration sont réunis et donne le terme « migration ».

Les causes peuvent être : les études, les calamités, les mutations religieuses ou
professionnelles. Etc.

Autres types de migrations :

- Migration journalière ou saisonnière : ex le nomadisme, la transhumance.


- Exode rural etc.
A. Les causes générales de la migration : elles sont multiples et peuvent être classées
comme suit :
- Les causes naturelles : famines, catastrophes naturelles comme éruption volcaniques,
pauvreté etc.
- Les causes économiques : recherche de l’emploi de la sécurité de travail, crise
économiques et biologiques etc. la migration affecte surtout les hommes dont l’âge
varie entre 15-35ans et cela surtout la race blanche.
B. Calculs relatifs à la migration :

a. La migration nette : c’est la différence entre les immigrants et les émigrés

M.N= I-E

b. Le taux brut d’immigration : c’est le rapport d’immigration à la population moyenne par


1000 personnes du pays d’accueil.

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𝑁𝑏𝑟𝑒 𝐼𝑋1000 𝐼−𝐸 𝐼𝑋1000
T.B.N= 𝑜𝑢 ou
𝑃𝑀 𝑃𝑀(𝑝𝑦𝑠 𝑑′𝑐𝑐𝑢𝑒𝑖𝑙 𝑃.𝑀 (𝑑𝑢 𝑝𝑎𝑦𝑠 𝑑′𝑎𝑐𝑐𝑢𝑒𝑖𝑙

c. Le taux brut d’émigrant : c’est le rapport du nombre d’émigrant à la population moyenne du


pays d’origine pour 1000 au cours d’une année considérée.
𝑁𝐸𝑋1000
T.B.N= Pays d’origine
𝑃.𝑀

d. le taux brut de migration nette (taux de migrations) : c’est le rapport de la différence


du nombre d’immigrants et d’émigrants à la population moyenne pour 1000 ou tout
simplement c’est la différence entre le taux brut d’immigrants et d’émigrants.
𝑁𝐸𝑋1000
TMN= ou TMN=T.I-TE
𝑃.𝑀

Ce taux s’appelle encore le bilan migratoire

e. le degré de la migration entre deux pays

Selon GEORGES K Ziffi, c’est le rapport du produit de la population du lieu de départ et la


population du lieu de destination à la distance séparent les deux lieux.
𝑃.𝑜𝑥𝑃.𝑑
D.M=D.A= 𝐷

DM ou DA est le degré de migration ou d’attraction, Po est la population du lieu de départ ou


d’origine Pd est la population du lieu de destination et D est la distance entre ces deux lieux.

3.7.L’ACCROISSEMENT DÉMOGRAPHIQUE
a. Notion : l’accroissement démographique global d’une population au cours d’une
année résulte de l’accroissement naturel et de l’accroissement migratoire.
b. Facteurs d’accroissement démographique
1. Les facteurs naturels : la natalité, la mortalité, la féodalité, la nuptialité, la santé.
2. Les facteurs migratoires ou artificiels : l’immigration et l’émigration.
3. La mesure d’accroissement démographique

Solde naturel ou d’accroissement naturel ; c’est la différence entre les naissances et les décès.

S.N=N-D

Taux d’accroissement naturel ou d’accroissement net : ce taux peut résulter soit de la


différence entre TBN et le TBN ou soit le rapport de naissances moins la mortalité multipliée
par 1000 sur la moyenne.
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NDX1000 𝑁−𝐷
TAN=TBN-TBM ou TAN= 𝑋1000
P.M 𝑃.𝑀

- Accroissement réel ou global : il s’obtient en additionnant la différence des naissances


et le décès à la différence d’immigrants et d’émigrants.

A.R=(N-D)+(I-E) ou (N+I)-(D+E)

- taux d’accroissement réel ou global : c’est le rapport de l’addition de la difference entre


naissances et le décès plus la différence entre les immigrants et les émigrants pour 1000
ou c’est le rapport de l’accroissement réel à la population moyenne pour 1000.
(𝑁−𝐷)+(𝐼+𝐸)𝑋1000
TAT= 𝑃𝑀
Ou

(𝑁 + 𝐼) − (𝐷 + 𝐸)𝑋1000
𝑃𝑀
Ou

𝐴𝑅𝑥100
𝑃𝑀

- Solde migratoire ou migratoire nette : c’est la différence du taux d’immigrants et


d’émigrants pour 1000 ou simplement le rapport de la différence entre les immigrants
et les émigrants pour 1000.
𝐼.−𝐸𝑥100
TAM=T.I-T.Ex1000 ou TAM= 𝑃.𝑀
Notez que le taux d’accroissement naturel varie souvent entre 1 à 3%. La croissance de la
population est plus liée au mouvement d’entrée et de sortie c’est-à-dire les immigrants et les
émigrés. Cette formule donnée ci-haut est rarement utilisée par manque de statistiques finales
sur les naissances, les décès, les migrants.

Bien que les migrants présenter les intérêts économiques diversifies : il y a peu de pays au
monde qui arrivent à maitriser le contrôle des émigrants et immigrants.

Par contre la formule couramment utilisée pour déterminer l’AD (accroissement


démographique) concerne la Taux d’accroissement Global d’une population (TAG) qui se
calcul comme suit :
𝑃(𝑡+𝑛)−𝑃𝑡
TAG= 𝑃𝑡
Pt=pop de départ ou initiale
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Pt+n=pop atteinte après n’années

Par ex. en RDC, la population est passée de 15 000 000hab en 1990 à 30 731 000hab en 1994
30 731 000−15 000 000
TAG= = 1,05%
15 000 000

Sachant le TAG, on est à mesure d’estimer la population des années à partir des effectifs du
dernier recensement en appliquant la formule suivante :

Pt+n=Pt(1+r)n
n=année d’intervalle

r=taux d’accroissement annuel

[Link] CAUSES DE LA CROISSANCE RAPIDE DE LA POPULATION AFRICAINE


 La suspension des hostilités interethniques par l’organisation des États modernes.
 L’amélioration de l’esclavagisme
 L’amélioration de la production agricole
 La stabilité politique
 La technologie médicale
 L’assainissement du milieu

Les concepts sous-développement et le surpeuplement sont utilisés en fonction de la


disponibilité des ressources.

Dans un pays, les caractéristiques posent des problèmes aux autorités gouvernementales :

 L’effectif de la population
 La répartition de la population
 Le rythme de la croissance rapide
 La composition par sexe, par âge au secteur d’activité
[Link] CONSÉQUENCES DES PHÉNOMÈNES DÉMOGRAPHIQUES

La croissance d’une population dans un pays devrait s’accompagner d’une augmentation des
ressources indispensable à la vie harmonieuse d’une [Link] doit exister un équilibre
entre l’effectif de lz population et son environnement (ressources, substrats de la population).
Si cet équilibre est rompu, les conditions de vie deviennent précaires. Pour les pays sous-
développés, cet équilibre est d’jà rompu ou est en voie d’être rompu pour certains. D’où on
constate un surpeuplement beaucoup de pays. Dans ce pays les efforts consentis dans le cadre
de développement sont anéantis par l’augmentation rapide. Ces pays subissent le poids de leur

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propre croissement démographique. Cette situation de surpeuplement est responsable de
détérioration des conditions d’existence (maladies famines pauvreté).

3 .9.1. LES CONSÉQUENCES DE LA DÉMOGRAPHIE l’environnement abiotique les


roches, le sol ; l’eau, atmosphère et de son bien être l’homme peut déduire cet environnement.
Le phénomène qui se pose) notre environnement est qu’in est inextensible (non étend able).

La démographie galopante engendre une série de problèmes parmi lesquels nous pouvons
citer

- La diminution des ressources naturelles


- L’apparition de la faim et la soif dans le monde
- Les problèmes de pollution atmosphérique qui s’imposent comme l’affirment certains
chercheurs. L’homme actuel est le seul qui vit en dévastant le milieu indispensable à
sa vite.
- 3.10 LA DÉMOGRAPHIQUE ET LE SURPEUPLEMENT

L’inextensibilité des surfaces habitables comme le dit l’OEKOUMENE ; des surfaces


cultivables constituent une opposition au potentiel biotique humain. Deux cent mille
personnes apparaissaient sur notre planète. Et par an est de 72 millions. Estimons qu’en 7.10⁹,
en 2050, sera à 30.10⁹ des personnes.

En 2006,67% vont habiter les pays du tiers monde. Si ce rythme se maintient pendants
quelques siècles, la terre sera entièrement couverte. Cela n’est pas biologiquement possible.
Pour cela, les démographes pessimistes disent qu’il appariait à l’horizon les quatre cavaliers
de l’apocalypse qui sont : la faim, les épidémies, la guerre, la mort. Les démographes
optimistes disent que la science ferrades miracles, ils disent d’ici là, la terre va entrer dans une
phase géochimique et l’homme sera capable de synthétiser au niveau de laboratoire les
matières organiques par les procédés chimiques. Au cours de cette phase, on va fabriquer les
aliments artificiels. Concernant les ressources alimentaires, les problèmes qui se posent sont
ceux de l’inégalité, de répartition des aliments. Dans des pays développés, il y a des
excédents. Dans les pays pauvres, il y aura un déficit chronique des aliments quel que soit la
situation, il faut reconnaitre que l’explosion démographique pousse les individus à s’installer
dans des zones impropres aux cultures. Ici, les populations humaines sont exposées à
beaucoup de dangers (catastrophes, éboulements des terres, marais, maladies).

3.10. LA DÉMOGRAPHIE ET LA DIMINUTION DES RESSOURCES


NATURELLES

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L’accroissance démographique s’accompagne d’un accroissement des besoins. Cas de
satisfaire les besoins primaires (manger, boire, l’eau, le feu…). Parmi toutes les ressources
naturelles, certaines sont renouvelables. Pour les ressources non renouvelables, leur
exploitation abusive peut conduire à leur épuisement.

Ex : Ressources minières, les combustibles fossiles ; ces matières sont fortement consommés
suite aux progrès technique. La raréfaction de ces matières conduit à la hausse de leur prix
(cfr offre et demande). Si l’on veut que le 1millard d’individus puisse vivre dans de bonnes
conditions, il faudra créer une politique visant à militer une exploitation abusive des
ressources naturelles et permettant la récupération et recyclage des produits usés. Certains
auteurs disent que la nouvelle révolution industrielle sera des recyclages des matériaux usés
pour le ressources renouvelables (eau, foret, sol) doivent être géré rationnellement et doivent
être protégé contre la pollution, l’érosion, la destruction…. Dans beaucoup de pays, il existe
des politiques pour la protection de l’environnement.

LE SOL

C’est un support de la végétation et une ressource à protéger. C’est la partie superficielle du


sol qui contient tous les éléments permettant de définir la fertilité du sol (humus, pédophone,
pedoflore). Lorsque cette partie superficielle est détruite, il faut beaucoup de siècles pour que
cette partie se constitue. Actuellement, tous les continents sont affectés par l’érosion et les
mesures ont montré que chaque année les pluies torrentielles tombent sur le sol non protégé
entrainent des érosions vers les lacs des miliaires des terres.

Ex. en Chine 25% de sols ont perdu leurs fertilités car chaque année 2,5 milliards des tonnes
sont des limons et transportés vers les fleuves jeunes. Les facteurs de l’érosion sont.

 La pente du terrain
 La destruction de la végétation naturelle.

Cette destruction est la conséquence des feux de brousse, le déboisement, poussée


démographique, les techniques culturales non adaptées au terrain. Nombreux de ces facteurs
s’expliquent par la poussée démographique

LA DIMINUTION DES SURFACES CULTIVÉES

La démographie poussée et l’érosion sont les principales causes de la diminution des espaces
cultivées. Il y a aussi amenuisement des réserves hydriques dans le sol. Cela s’explique par le
niveau de la nappe phréatique qui rabaisse. Ce phénomène est la conséquence de la
disparation de la couverture végétale qui fait que les eaux pluviales ruissellent plutôt que

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s’infiltrer pour alimenter les nappes. C’est pourquoi s’explique l’assèchement des continents,
extension des zones arides.

LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE

La carte de la faim dans le monde coïncide avec celle d pays où la poussée démographique est
importante.

L’explosion démographique entrainé la diminution des réserves alimentaires qui influence les
prix sur le marché. Alors les ressources deviennent inaccessibles quand il y a hausse de prix.
Actuellement, les habitants du tiers monde ont un problème de manger pour la survie. Cette
situation paralyse les autres activités. C’est le frein au développement. D’après la FAO 50%
de la population mondiale sont sous nourris (déficience en calories ou mal nourris). Les
maladies de carence érodent la vitalité de l’individu. Cela affecte l’endurance de l’homme
qui en conséquence ne peut pas travailler (moins productif).

La malnutrition joue un rôle néfaste surtout négatif chez les enfants. Il s’agit de leur
développement physique, mental. L’alimentation influence beaucoup le quotient intellectuel
chez les enfants mal nourris.

LA DÉMOGRAPHIE ET URBANISATION

L’inflation ou explosion démographique s’accompagne d’une forte tendance à


l’urbanisation. La naissance de ville exerce un attrait sur la population rurale. Ceci a
conséquences socio-économiques.

Parmi ces conséquences :

Avec l’exode rural, il se produit une surpopulation au niveau de ville menant à l’absence des
infrastructures pour encadrer cette population (nouveaux venus).

Il faut créer ce qu’on appelle. Les marginaux géographiques. Les conséquences sont telles que
cette population est exposée au chômage qui entraine le micro commence de détail dans la
ville. D’où, il y a la famine, banditisme, délinquance juvénile, débauche. Il n’y a qu’une
solution pour arrêter cette situation. Il faut enrayer l’exode rural au niveau de la compagne. Il
faut y créer des usines et des activités commerciales. D’après KENT, l’an 2000, la moitié de
la population vivra dans des villes. À l’an 2025, les deux tiers de l’humanité vivra dans des
cités de plus d’un million d’habitants. Dans les pays développés, pour lutter contre le
chômage, on crée les villages dortoirs.

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3.11. ÉVOLUTION DÉMOGRAPHIQUE DE L’HUMANITÉ ET LES
POLITIQUES
3.11.1. Histoire démographique de l’humanité

L’histoire de l’humanité est connue dans les grandes lignes. Elle peut être retracée dans ces
lignes suivantes :

Les chercheurs paléontologiques, archéologiques permettent de faire les estimations plus au


moins précises sur les effectifs de population qui ont existé pendant des périodes plus
anciennes. Les recherches disent : si on peut admettre que les représentant Homo est apparu il
y a 2000 millions d’années.

À cette époque les effectifs étaient de 125 000 personnes. Les mêmes recherches disent qu’à
l’aube du néolithique (6000 av. J.C)

Les effectifs de l’humanité sur la terre ne dépassaient pas 5millions des personnes. Avec
l’avènement des civilisations agricoles responsables de la sédentarisation de l’espèce humaine
(âge, de fer, âge de bronze), l’effectif est de 547 millions de personnes.

Perspectives démographiques

Dans ces perspectives démographiques, notons deux thèses qui s’affrontent :

 Les pessimistes : soutiennent que la population humaine continuera à s’accroitre


suivant une loi exponentielle et fatale.
 Les optimistes : soutiennent que notre terre entre dans une phase de transition
démographique. Ex. donné par l’EUROPE, moins d’un siècle, on assiste au
ralentissement démographique.

Trois phases mise au point par THORSON :

 1er phase : phase malthusienne ; caractérisée par une forte natalité et un accroissement
lent des effectifs.
 2er phase : d’accroissement démographique : caractérisés par une forte natalité égale
ou supérieure à celle de la première phase. Cette phase est caractérisée par une forte
croissance de la population due aux progrès techniques de la médecine.
 3er phase : phase de néo malthusienne : elle est caractérisée par la réduction
progressive de l’accroissement de la population grâce aux techniques de limitation
volontaire des naissances (méthodes contraceptives).

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À part les résultats enregistrés aux pays développés ; le monde s’engage à la phase néo
malthusienne car au niveau des certains pays du tiers monde, la natalité baisse. On considère
cela comme des signes énonciataires de la réussir à stabiliser la population mondiale, les
experts démographiques engagent les hypothèses :

 Il faut que la fertilité des femmes s’établisse à une valeur permettant l’emplacement
des générations. Le démographique suppose une descendance où un taux de fertilité
total est égale à 2.
 À côté ; nous avons d’autres paramètres très déterminant étant le taux net de
reproduction par la femme est égale 1 pour que le TNR soit égal à un, il faut que le
TFT soit légèrement supérieur à deux pour qu’ils n’y aient plus des garçons que les
filles. Et aussi toutes les filles ne donnent pas les enfants.

Les politiques démographiques

L’humanité connait deux tendances dont :

Les populationnistes : ce sont des personnes qui voient que l’augmentation de la population
est un signe de puissance, de bien être, …

Cette tendance est très ancienne, retrouvée dans les anciennes civilisations. Raison pour
laquelle, on s’adresse contre les avortements.

Les anti-populations : sont plus récentes datant du 18e siècle. Pour ceux, ils privilégient la
prévention de la multiplication rapide de la population humaine, le surpeuplement rapide de
notre biosphère risque de briser l’équilibre entre l’effectif de la population et les ressources. Il
s’avère nécessaire de freiner l’accroissement de la population pour garantir un bien être. C’est
pourquoi MALTHUS à son temps, avait proposé des moyens permettant de garder le nombre
des personnes que la terre est capable de nourrir. Ces moyens sont : le célibat, la chasteté.
L’explosion démographique menace notre support écologique même triplement. Cela étouffe :

 L’espèce habitée
 La nourriture
 Les autres ressources naturelles

Les personnes ne doivent nier la nécessité pour notre planète d’avoir une population optimale.
Cette population doit être celle qui respecte la quantité et la qualité de la vie humaine. Pour
réussir cela, il faut que les responsables adoptent dans leurs actions, les politiques de contrôle
de naissances (population) visant la prévention de la conception et des naissances.

Cela implique une action conjuguée de la famille et de la collectivité :


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 Au niveau de la famille, il faut que le couple vise le bien-être familial. Ici, insiste sur
les avantages économiques que sanitaires d’un nombre réduit d’enfants.
 Au niveau de l’État, le plan familial seul ne suffit pas, le gouvernement peut faire
intervenir en arrêtant certaines mesures. Pour les pays en voie de développement, on
peut procéder à une éducation des couples en leur montrant les avantages de petites
familles. L’État peut ajuster les impôts pour fournir les petites familles ou en faveur
des célibataires. Ex. la chine accorde les avantages sociaux (allocation familiale,
gratuité des soins médicaux).

En Chine, on taxe sévèrement le mariage pour décourager, on adopte les pénalités pour les
familles de beaucoup d’enfants. Au niveau de l’État, on peut accorder des crédits pour former
les gens vulgarisateurs de contraceptions.

En définitive, l’humanité doit adopter des politiques visant à proportionner la croissance à son
niveau ; ceci est valable pour les pays sous développasse justifie pour dos raison
économiques. Dans les pays riches, il y a plutôt des excédents. Le problème est la diminution
des ressources naturelles suite à une exploitation abusive, pour ralentir la croissance rapide de
la population plusieurs techniques de prévenir ont été proposées.

Ex. L’incontinence sexuelle, l’allaitement, les barrières mécaniques ou chimiques (condom,


stérilet, spermicide, hormonale orale (pilule), hormonale injectable dépôt).

Dans cette démarche, les limitations des naissances ont fait partir l’homme très loin jusqu’à
stérilisation irréversible (infanticide) comme certaines méthodes anti conventionnelles
constituent une atteinte ou loin de la nature, ils ne réussiront pas à résoudre le problème de la
surpopulation de notre planète.

Les véritables équilibres ne seront atteints qu’à partir du moment où l’homme prendra
conscience de son identité. Il faut qu’il prenne conscience de raison de son existence sur la
terre.

CHAP.4. POLITIQUES DÉMOGRAPHIQUES

[Link]

Par politique démographique, nous entendons les dispositions prises par un individu ou un
couple même un État pour modifier l’effectif de sa population dans le sens de l’accroitre ou
de la diminuer, l’objectif est de réaliser l’optimum de la population. D’après PRESSAT, un
effectif de la population peut être considéré comme optimal quand il assure le bien être aux
habitants meilleurs conditions de vie, niveau culturel élevé, espérance de vie prolongé.

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Il faut qu’il y ait équilibre entre les richesses du pays et l’effectif de ses habitants. C’est ainsi
que la politique démographique cherche l’augmentation raisonnable de la population en
adaptant la croissance économique à la croissance démographique.

[Link] DES POLITIQUES DÉMOGRAPHIQUES

À ce niveau, on distingue deux types de politiques :

A. La politique démographique nataliste : est celle qui favorise la natalité par diverse
mesure destinées à encourager les couples à procréer. Dans cette politique, on doit
augmenter les allocations familiales, loger gratuitement ou à peu de frais les familles
nombreuses ; on prend en charge les frais de maternité, soins médicaux, de scolarité
etc., on développe l’assistance sociales aux familles nombreuses. On interdit la vente
du produit et l’usage de contraceptifs. L’Église catholique est pour cette politique et
elle est adoptée dans les pays à faible densité comme Gabon, Lybie etc.
B. La politique antinationaliste : est celle qui décourage la natalité en encourageant le
service des naissances désirables et autorisant l’usage des produits contraceptifs
artificiels (condom, pilules etc.).

En Inde, par exemple les personnes qui acceptent la starisation (ligature des trompes pour
les femmes, vasectomies pour les hommes) reçoivent des récompenses de l’État.

En RDC, l’État la liberté aux couples d’appliquer la politique de son choix. Les services
des naissances désirables qui sont dans le pays donnent des conseils sur le planning
familial ; par ex. à BUKAVU le PAF (programme d’action Familiale) du BOM/Diocèse
de BK s’en charge.

[Link]ÉORIES DE LA POLITIQUES DÉMOGRAPHIQUES


A. Théorie de MALTHUS : au 18e siècle dans son livre « Essai sur les principes de la
population » a estimé que les populations humaines seraient condamnées à disparaitre
si elles ne pratiquaient pas la limitation volontaire des naissances (mariage tardif à 40
ans et abstinence sexuelle au couple) car toute population se reproduit très vite que les
moyens de subsistances croissent lentement suivant la progression géométrique
(2,4,8,16,32,64) alors pour les moyens de subsistance représentant la progression
arithmétiques (2,4,8,10,12). Dès lors que la surpopulation entraine la misère sociale :
la famine, la destruction et la pollution de l’environnement, les épidémies qui
finiraient par décimer la population. Pour prévenir ces fléaux sociaux MALTHUS
propose aux hommes de limiter volontairement les naissances. On parle aujourd’hui
des néo-malthusiens qui prêchent la limitation des naissances par moyens artificiels.

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B. Théorie de la transition démographique : celle-ci explique l’évolution de la population
à 3 phases :
1. La première phase :

La population a un taux de natalité élevé tan disque la mortalité aussi est élevée. La
natalité obéit aux conditions de la tradition tandis que la mortalité résulte des
médiocres de vie : cas de la RDC avant la conférence de Berlin.

2. La deuxième phase :

La population garde une natalité élevée tandis que la mortalité commence à diminuer
suite à l’amélioration des conditions de vie et le progrès de la médecine qui réduisent
les risques de la mortalité.

L’accroissement naturel de la population se situe entre 20 et 30%, ce qui provoque


l’augmentation rapide de la population surtout dans les pays en voie de développement
cas de la RDC durant la colonisation Belge.

3. La troisième phase : il y a une forte réduction de la natalité par la suite à la culture


moderne : la population instruite comprend la nécessité de militer les naissances.
La mortalité est réduite grâce aux progrès de la médecine curative et préventive :
cas de la population des pays développés occidentaux.

Le planning familial : les antinatalistes disent que la procréation est une faculté humaine qui
doit être soumise à la raison. Jean Baptiste SAY : « Avoir peu d’enfants mais bien soignés ».

Et selon MALTHUS : « Il convient d’encourager les hommes à faire des épargnes plutôt que
des enfants ».

D’autres théoriciens fanatiques de MALTHUS proposent la castration d’une partie de la


population. Pour appliquer ce planning, il relève de chacun de voir parmi les méthodes de
limitation volontaires, les quelles à employer entre les méthodes naturelles et artificielles
étudiées ci-haut.

[Link]ÈMES DÉMOGRAPHIQUES CONTEMPORAINS

Toute nation moderne qui aspire au développement prend sa population comme un capital très
important. L’homme intervient dans toutes les entreprises économiques et sociales.

Le mercantiliste français Jean BODIN n’a pas tort d’écrire dans son livre « LA
RÉPUBLIQUE » ceci : « la puissance d’un Etat se mesure par le nombre de ses habitants. Il

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ne faut jamais craindre qu’il y ait trop de sujets car il n’y a ni richesse ni force que
d’hommes. ».

Il faut rendre efficace le capital humain par la formation professionnelle. Autrement la chine,
l’inde seraient les pays les plus puissants du monde. Au 21e siècle l’accroissement rapide de la
population de PVDS et le vieillissement de la population des pays développés surtout ceux
d’Europe. Les pays sous-développés se caractérisent par une forte natalité et une mortalité
régressive mais qui ne sont accompagnées par une croissance économique. Les pays
industrialisés de leur part sont caractérisés par une faible natalité et une mortalité réduite et
aussi un vieillissement de sa population suite à la l’espérance de vie prolongée.

Ils sont confrontés aux problèmes de la carence de main d’œuvre locale d’où acceptation de
l’immigration pour se doter main d’œuvre.

[Link] ET THÉORIE DÉMOGRAPHIQUE


4.5.1. Introduction

Le rythme du croissement actuel de la population est un obstacle majeur au développement du


taux de mortalité. Le secrétaire général de l’ONU, UTHAN BIRMAS (1961-1971) confirme
que autres fléaux menacent l’humanité actuellement, notamment la détermination de
l’environnement, la famine, la guerre, et la diminution des ressources naturelles.

Ainsi donc, plusieurs conférences en matière de la population furent tenues :

 En Décembre 1971, 1er conférence africaine sur la population tenue en ACCRA sous
le guide de la communauté économique d’Afrique
 En 1974 à ARUSHA(Tanzanie), 2e conférence africaine sur la population
 En 1974 à BUCAREST, conférence mondiale sur la population
 En 1984 à MEXICO et à CAIRE en 1994

Il été recommandé aux gouvernements de :

- Réaliser des taux d’accroissement démographique compatible avec des objets de la


croissance économique et de développement social souhaité.
- Les politiques, les plans et programmes de développement doivent tenir compte de
liens qui unissent la population, les ressources, l’environnement, le développement.
4.5.2. Politique démographique et la théorie de Malthus
1. La politique démographique : l’histoire démographique de l’humanité a été marquée
par 2 principales tendances :

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A. La tendance populationniste : eux, ils voient dans l’augmentation de la population
un facteur de bien être, de puissance économique et l’accomplissement de la
volonté divine.
En effet, pour les ancêtres au sujet de roi, il faillait avoir un grand nombre des
sujets pour nombreux entendement de manière impossible mais aussi disposer
d’une réserve humaine pour assurer la défense, la sécurité du territoire. L’autre
pour l’Église recommande le respect de la vie privilégiant le bonheur de donner la
vie par la promesse de progéniture.
B. La tendance des antis populationnistes : c’est une tendance récente qui date du 18e
siècle ; elle privilégie le bien être de la multiplication rapide de l’espèce humaine.
Plus radicale est la position pessimiste de MALTHUS qui prévoit la naissance
exponentielle de l’espace humaine pour les substances qui croisent arithmétique ;
il préconise le moyen pour empêcher qu’il naisse d’avantage plus d’individus que
la terre ne peut en nourrir.
4.5.3. Théorie de Malthus

Les théories modernes qui tachant de rendre compte d’évolution démographique et de


fécondité particulière commercent avec les idées et écrits de THOMAS Robert Malthus. Les
phénomènes démographiques sont à la fois biologiques et sociaux. Pasteur Anglais
MALTHUS né en 1766 et mort 1834 ; fut le 1er en s’intéressant aux problèmes de la
croissance démographique. Dans une série d’essai, datant du 19e siècle, Malthus remarque
que la population avait une tendance à croire plus vite que la production alimentaire et qu’il
faillait y mettre un terme. Il pensait que l’homme présente une tendance propre à la
reproduction qui caractérise une croissance exponentielle de la population.

Comme la production alimentaire était restée insuffisante et que son taux de croissance est
généralement plus faible que lui de la population, il en résultait une famine étendue mais les
disettes ne seront pas selon Malthus le seul moyen de freiner la naissance démographique, la
guerre, la pauvreté non plus.

Les malnutritions ne sont d’autres, Malthus reconnaît aussi les effets d’une limitation
volontaire des naissances mais, il était opposé dans ses domaines à tous moyens artificiels et
contraires aux tendances sexuelles de l’espèce humaine. En outre, la reproduction a domicile à
l’homme une motivation économique puisqu’il devait travailler pour subvenir aux besoins de
sa famille si celle-ci était réduite, sa production serait également faible. D’où le fondement du
principe de Malthus sur l’équilibre population-nourriture.

4.5.4. Les prédécesseurs de MALTHUS et critique de la théorie de Malthus

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- Dans la loi républicaine de PLATON, il connait que l’État doit s’agrandir tant qu’il
voudra sans cesse
- Dans l’éthique et politique d’ARISTOTE « la surpopulation entraine
l’appauvrissement de la cité en créant une classe des pauvres ». il recommande
l’avortement et l’abandon des enfants déformés. Contrairement à MARTIN Luther,
Dieu crée les enfants et les nourrit aussi.
- NICALAS Machiavel dans son livre des principes « multiplier les sujets, c’est fonder
sa puissance mais aussi accroitre sa production agricole et conserver aussi son leaders
ship ».
- JEAN Baudin et Mirabeau : le 1e bien être est d’avoir des hommes, le 2e est la terre.
Critique de la théorie de Malthus : dans son ouvrage « essaie sur les principes de la
population » fondé en 1796.
Fondement : principale œuvre de la misère des hommes et leur excessive fécondité ;
les hommes croissent en progression géométrique alors que la production de leurs
substances accroit selon la progression arithmétique.
Solution : réduire l’accroissement démographique par des obstacles positifs, maladies,

Obstacles préventifs : abstinences sexuelles, retard de l’âge de mariage
Faiblesse de la théorie de Malthus : Malthus a considéré la terre comme sources
intarissable des substances. Il a sous-estimé le potentiel des inventions et des
innovations biotechnologiques et les moyens de transport rapide.
[Link]ÉCIFICITÉ DÉMOGRAPHIQUE DE LA RDC

LA POPULATION

La population diversifiée

La RDC est un terrain ethnoculturel car sa population est diverse, sa population parle plus de
200 langues.

Sur le plan linguistique, il est un des pays le plus multilingues de toute l’Afrique. En effet,
l’Atlas linguistique du Congo Kinshasa dénombre 221 langues pour la population totale
(estimée en 1996) à 42,2millions d’habitants, c’est-à-dire une langue par tanche de 190 000
locuteurs. Cependant, 186 langues appartiennent à la seule famille bantoue et elles sont
parlées par plus de 80% de la population congolaise. Les autres langues sont représentées par
les familles nilo-saharienne. Tous les congolais parlent l’une des quelques 200 langues
« ethniques » voire plus de 400 dialectes. En plus du français, langue officielle, la loi
reconnait quatre langues nationales : lingala, swahili, kikongo, et tshiluba. La plupart des
congolais parlent plusieurs langues.
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Le français, le lingala (à l’ouest) et le Kiswahili (à l’est) servent des langues véhiculaires.
Avec plus de 66millions d’habitants estimés, en 2008, selon certaines sources, la [Link]
est désormais le 1er pays francophone du monde, devant la France. Une minorité grandissante
parle couramment le français (environ 15 millions de personnes dont 3millions parfaitement
selon estimation de l’ambassade de France et 24,32 millions selon la dernière estimation de
l’IOF. En effet, l’éducation secondaire est assurée en Français à travers le pays. Le France de
la RDC, ancienne colonie a beaucoup emprunté au français de Belgique et au Wallon. Il a
également développé des caractères propres et de nombreux néologismes 36millions de
congolais utilisent le lingala comme 1er ou 2e langue, il est également parlé au Congo-
Brazzaville, en Centrafrique et en Angola, ce qu’il peut faciliter les communications vers ces
pays. Le lingala, parlé initialement par le Ngala, s’est répandu car il était la plus parlée par les
militaires et les missionnaires pendant la colonisation belge. Il a connu son apogée sous
MOBUTU car il était la langue du pouvoir et de la très populaire musique de Kinshasa.

Les ethnies de la RDC

Elle compte 450 ethnies de différentes classes et classé en cinq groupes de peuple, certaines
donnent le nombre de 200,250, plus de 365,400 ou 450 formants différents groupes.
Néanmoins, de nombreuses langues et cultures de petites ethnies ont tendance à disparaitre au
profit de celles des grosses ethnies.

- Les bantous : c’est le groupe le plus important de la population congolaise et occupe


2/3 du pays. Peuple essentiellement agriculteur avec 80% de la population ; les Luba
18%¨, les Mongo 17%, les Kongo12%. Les autres sous-groupes de bantous sont :
Ambala, Ambuun, Angba, Babindi, Bangala, Bango, Pende, Bazombe, Bemba, Bira,
Bowa, Dikidiki, Dzing, Fuliru, Havu, Hema, Hunde, Hutu, Iboko, Kanioka, Kaonde,
Kuba, Kumu, Kwango, Lengola, Lokele, Lundas, Lupu, Lwalwa, Mbala, Mbuza
(Budja), Nande, Ngombe, Nkumu, Nyanga, Popol, Poto, Sango, Shi, Songo, Sukus,
Tabwa, Tchokwe, Téké, Tembo, Tetela, Topoka, Ungana, Vira, Wakuti, Yaka, Yanzi,
Yeke, Yela, Bastsamba, Baholo etc…
- Les soudanais : ils occupent le nord du pays et ont une différence physique avec les
batous mais aussi une différence linguistique. Ces sont les agricultures avec comme
sous-groupes les Ngbandi, Ngbaka, Manvu, Mbunja, moro-mangbetu.
- Les nilotique : ils sont concentrés dans le nord-est du pays principalement ituri. Ils ont
comme sous-groupes les Alur, Kakwa, Lugbara, Logo.
- Les nilo hamites : peuples pasteurs comme les précédents. Ils se retrouvent à l’Est du
Kivu et au Nord de Katanga. Ont aussi comme sous-groupes seuls les Hima-tu

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Ils vivent dans les zones forestières de la cuvette et sont aussi dispensés à travers les autres
peuples au Kivu et en Ituri. Leurs sous-groupes sont les Mbuti, Twa, Babinga

Une multitude des dialectes et langues nationales

Cette diversité ethnique est à la base d’une grande hétérogénéité. La constitution 1967
reconnait quatre langues locales comme langues véhiculaires ou nationales.

- Le lingala : sa zone linguistique correspond à la ville de Kinshasa, au nord et à l’ouest


de la province orientale, au district de Mai-ndombe et à l’Équateur. C’est langue
officielle de l’année de l’année de l’État indépendance du Congo.

Le lingala connait un essor qui tend à hisser ou rang de première langue véhiculaire du pays.

- Le Kikongo : la langue véhiculaire du bas Congo et du Bandundu. Il comprend


2millions de locuteurs et est la langue des Bakongo des deux Congo, Angola, Gabon.
C’est la 1er langue d’Afrique centrale à avoir disposé d’une grammaire écrite lorsque
le Royaume de Kongo est entre en contact avec les portugais en 1645.
- Le Swahili : très véhiculaire au nord et au sud et Maniema. Il compte 1millions de
locuteurs au Congo mais qui est aussi parlé dans de nombreux pays d’Afrique de l’Est
a été introduit au Congo avant la colonisation par le biais de favorisé cette langue
parlée dans leur région d’origine et elle est le seule avec le Français à figurer sur les
billets de banque.
- Le tshiluba : parlé dans les deux Kassaï et le nord et ouest du Katanga.
- Le français reste la langue officielle : la RDC fait partie de la francophonie.

Une population nombreuse mais inégalement répartie. Avec 60milions estimé en 2006, la
RDC se situe au 4e rang africain après le Nigeria, Égypte et Éthiopie. Mais avec une densité
de 24hab/km² la RDC est un pays sous peuplé.

La carte de densités fait apparaitre :

- 23 Zones moyennes peuplées, sur les plateaux du nord et du sud correspondant aux
zones à courte saisons sèches permettent deux récoltes par an.
- Une zone densément peuplées dans les montagnes de l’Est (plus de 150hab/km₂)
correspond aux forêts de la cuvette centrale et aux plateaux marécageux et steppiques
du Katanga et du Sud de Kwilu.
Structure et évolution de la population en RDC

La population de la RDC est structurée en trois groupe ou catégories dont les enfants les
adultes et les vieux.
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Année 1960 1970 1980 1990 2000 2001 2002 2003
Population en 16 21 25,6 28 43,2 50,2 53,2 55
million
La population congolaise est en croissance rapide dont le taux de natalité en 2000 es de 47%
et le taux de mortalité est de 16% A ces facteurs naturels, il faut ajouter les rapports
extérieurs ; à ce rythme, la population congolaise doublement en 22ans. La population est en
majorité jeune car les moins de 15 ans représentent 56% de la population que 4% de la
population totale à cause de l’espérance de vie à 45ans pour les hommes.

Une population encore essentiellement rurale ; en 1974, la population était estimée à 25% de
la population totale, en 2000, elle représentait 30,3% du total. La croissance urbaine a connu
une accélération spectaculaire à cause d’un faux exode rural et se maintient à un niveau élevé.

Conséquences :

- Développement spontané et déformation périphérique où le cadre de la vie laisse


ggggt désir.

Certaines ont vu leur population augmente dans des proportions inquiétantes suite fxv l’afflux
massif des ruraux fuyant l’insécurité (cas de Goma, Kalemie,)

La plupart de villes congolaises ont une fonction politico administrative (chef-lieu,


providences…), minières (Kolwezi, Tshikapa), touristique (Goma), populaire (Matadi).

SUR LE PLAN SOCIAL

1. Éducation et recherche :

Du fait de la carence de l’État, le système éducatif au Congo est essentiellement financé par
les parents. Le taux de scolarisation est de 52% et le taux général d’analphabétisme (en
20004), très élevé – 33,2%, - atteint 43,3% chez les femmes. La scolarisation primaire a
diminué à cause de l’isolement des régions, de l’incapacité croissante des parents à payer les
frais scolaires, du manque d’entretien des instructeurs, du manque de manuels scolaires et de
la baisse de la qualité de l’instruction.

Les instructeurs perçoivent un salaire de moins de 20 dollars par mois. Le programme


national prévoit l’école anniversaire à l’horizon 2015, mais l’objectif ne parait
malheureusement pas crédible. La recherche scientifique supérieure et technologique est
menée tantôt sous la direction du ministère de la recherche scientifique et technologique.

2. Santé

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La manière générale, les indicateurs sociaux ont des niveaux préoccupants : le taux de
mortalité infantile est passé de 12,5 pour mille en 1990 à 17 pour mille en 2000 le taux de la
mortalité maternelle de 800 décès pour 1000 000 naissances vivantes en 19990 à 2000 décès
pour 100 000 naissance actuellement, l’espérance de vie était de 42ands en 2002 contre une
moyenne africaine de 51ans, l’accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour
cent… Le paludisme fait des ravages en RDC. De plus des maladies autrefois éradiquées
comme la trypanosomiase, la lèpre et la peste en resurgi et la pandémie du VIH/SIDA
touchent plus de 4 pour cent de lacfg entre 15 et 49ans. Le chiffre pourrait s’élever à 20-22
pour cent dans les dgt orientales où il y a encore quelques troubles selon la dernière
estimation, environ 750 000 enfants ont perdu moins un de leurs parent en raison de la
maladie. Cette situation perdure depuis des décennies.

3. Pauvreté et inégalités

La R.D. Congo est un des pays les plus pauvres du monde, avec des inégalités très marquées
malgré ses multiples et diverses richesses. Cette situation s’explique surtout par les différents
conflits aux effets dévastateurs qu’a connus le pays.

Les violations des droits humains, le résultat des conflits armés en particulière des
enfants et les femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein des
populations. En 2002,80% de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté
fixé à 2dollrds par jour. Près de 44% des femmes et environ 22% des hommes n’ont
aucun revenu. Les disparités régionales sont très fortes. Les populations de l’Est du
pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an et pat habitent alors que celle du
Sud disposaient de 138 dollars et celles de province de Kinshasa.

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