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Modes d'assemblage en prothèse dentaire

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Modes d'assemblage

PLAN
1-Introduction
2-Qualités requises pour un matériau d'assemblage
3-Facteurs influençant le choix du mode d'assemblage
4-Modes d'assemblages disponibles
5-Recul clinique
Conclusion
1 INTRODUCTION :

L’histoire du mode d’assemblage en prothèse dentaire est fascinante et a évolué


au fil du temps. Remontons aux origines pour mieux comprendre son
développement :
Antiquité : Les premières prothèses dentaires étaient rudimentaires. Les
Phéniciens utilisaient des ligatures d’or pour confectionner des “ponts”
dentaires. Ces prothèses étaient taillées dans des fémurs de bœufs et reliées par
de simples ressorts1.
Parmi les innovations qui ont changé la pratique de la dentisterie au cours des trois dernières
décennies, la technique de mordançage à l'acide et l'utilisation de résines composites
peuvent être considérées comme deux des plus influentes. En 1955, Michael Buonocore,
chercheur au Eastmen Dental Center de Rochester, New York, a fait l'observation astucieuse
que l'application d'un acide inorganique faible pouvait altérer l'émail de la surface,
permettant ainsi la liaison d'une résine à la surface. Buonocore a expérimenté des résines
acryliques mais a découvert qu'elles étaient beaucoup trop faibles pour résister aux
contraintes exercées sur elles dans la bouche. Ce n'est que lorsque Rafael Bowen a
développé un système unique contenant 25 pour cent en poids de monomère polymérisable
et 75 pour cent en poids d'une charge vitreuse - la résine composite - que la technique de
mordançage à l'acide est devenue une procédure efficace
XVIe siècle : La prothèse totale commence à prendre forme. À cette époque, les
prothèses étaient encore réalisées à partir de matériaux naturels, tels que des
dents humaines ou animales1.
XIXe siècle : L’évolution de la prothèse dentaire s’accélère. Les prothèses
amovibles et conjointes font leur apparition. Les matériaux utilisés deviennent
plus variés et sophistiqués2.

L'histoire des adhésifs dentaires a commencé dès 1949, lorsque le Dr


Hagger, un chimiste suisse qui travaillait pour DeTrey/Amalgamated
Dental Company, a déposé le brevet du premier adhésif dentaire :
seule la dentine était le substrat initial de liaison, pas l'émail. Hagger a
breveté un matériau « Cavity Seal » à utiliser en combinaison avec la
résine à durcissement chimique « Sevriton », en 1951. Ce produit
contenait un adhésif appelé diméthacrylate d'acide
glycérolphosphorique, qui était polymérisé à l'aide d'un initiateur
d'acide sulfinique, connu plus tard sous le nom de « Sevriton Cavity ».
Joint".

[Link]
assemblage-en-prothese-fixee/
[Link]

L’assemblage est la dernière séquence du traitement prothétique.


Dont L'objectif est l'immobilisation de l'élément prothétique sur son support
dentaire et la pérennité du joint dento-prothétique.
Le joint dento-prothétique étant soumis dans la cavité buccale, à une multitude
d’agressions (salivaire, bactérienne, thermique, variation de pH….) pouvant
entraîner dans le temps sa détérioration (dissolution du matériau d'assemblage)
et l’apparition d’un processus de percolation Le matériau d’assemblage doit
donc assurer la fermeture hermétique.
2-Qualités requises pour un matériau d'assemblage
-Biocompatibilité
-Potentiel adhésif et cohésif
-Qualités optiques si nécessaires
-Qualités pratiques
-Recul clinique

Ces qualités sont biologiques, mécaniques, optiques si nécessaire et pratiques.


2.1. Biocompatibilité:

Elle est assurée par la cyto-compatibilité intrinsèque du matériau, à savoir son


absence de nocivité intrinsèque pour la pulpe et le parodonte, son aptitude à
former un joint étanche à la pénétration des fluides buccaux et de leur contenu
bactérien, sa

solubilité dans la salive et sa capacité d’absorption d’eau, qui résultent de son


caractère plus ou moins hydrophile.

Potentiel adhésif et cohésif

L’adhésion est tout processus d’attraction entre des espèces moléculaires


différentes, qui ont été mises en contact direct de telle sorte que l’adhésif «
adhère » ou se lie à la surface ou au substrat appliqué. L’adhésion est la liaison
d'un matériau à un autre, à savoir un adhésif à un substrat, en raison d'un certain
nombre de facteurs.

la cohésion peut être définie comme la force interne d'un adhésif due à diverses
interactions au sein de cet adhésif qui lient la masse,

. En dentisterie, lorsqu'une restauration est cimentée ou collée à une dent, les


forces d'adhérence lient l'agent de scellement à la restauration d'un côté et à la
dent de l'autre côté avec des forces de cohésion agissant au sein de l'agent de
scellement lui-même, Figure 3 .
Les notes cliniques décriront le problème comme, généralement, une rupture
d'adhérence ou de cohésion basée sur un système de classification simple tel que
celui de la figure
Dans chaque situation impliquant un adhésif et un substrat, la combinaison de
l’adhésion et de la cohésion détermine l’efficacité globale du collage. La liaison
adhésive échouera si l'adhésif se sépare du substrat ou s'il y a une rupture
interne de l'adhésif (c'est-à-dire une rupture de cohésion),
Résumé : Les interactions moléculaires influent sur les propriétés de l'adhésif
non durci, comme la consistance et la viscosité. Lorsque l'adhésif durcit, des
liaisons se forment entre les molécules, renforçant sa solidité. Ce processus
implique la réticulation des molécules pour former des chaînes plus longues ou
des réseaux tridimensionnels. Les conditions de durcissement affectent
fortement la force de cohésion de l'adhésif, et un durcissement sous-optimal
peut entraîner une faible force de cohésion. Les conditions sous-optimales
pendant le durcissement en dentisterie peuvent avoir des effets néfastes sur les
réactions de prise, réduisant la résistance et l'efficacité de liaison des adhésifs.
Cela compromet l'intégrité des interactions adhésif-substrat, diminuant la force
de cohésion de l'adhésif, qui peut être le facteur limitant dans les tests de
résistance.
résume
les mécanismes d'adhésion entre deux matériaux dépendent des interactions
entre eux et de la surface de contact. Le mouillage, qui est la capacité d'un
liquide à former une interface avec une surface solide, est influencé par l'angle
de contact et la tension superficielle. Un angle de contact plus petit et une faible
tension superficielle du liquide favorisent un meilleur mouillage, tandis qu'un
angle de contact plus grand peut entraîner un démouillage. Ces phénomènes
sont dus à des interactions entre les molécules de l'adhésif et du substrat, ainsi
qu'à la cohésion au sein de l'adhésif liquide. En fonction de ces facteurs, on peut
observer un bon mouillage (conditions lyophiles) ou un mauvais mouillage
(conditions lyophobes) de la surface du substrat.
Le « message à retenir » ici est que le liquide adhésif doit mouiller la surface du
substrat et que des facteurs tels que la contamination de la surface, le
conditionnement de la surface, la présence d'humidité et l'adhésif utilisé
affectent tous l'adhérence entre le substrat et l'adhésif. Un petit angle de contact
indique qu'une plus grande adhérence est présente car il existe une force
interactive entre les phases liquide et solide
2.3. Qualités optiques si nécessaires (translucidité et teinte):

Elles sont conséquentes quand les limites de la préparation sont visibles.

La teinte du joint doit être stable dans le temps, ce qui n’est pas toujours le cas,
notamment avec les colles chémo-polymérisables ou duales.
Certains composants résiduels des systèmes d’amorçage de polymérisation
qu’ils contiennent (peroxydes, amines) ont tendance à se dégrader dans le
temps.

2.4. Qualités pratiques:

La mise en œuvre non contraignante comme le temps de travail, l’élimination


plus ou moins facile des excès après prise sont des critères non négligeables.

Étanchéité
•Faible solubilité
•Effet bactériostatique
•Libération de Fluor
•Qualités optiques
•D’usage facile
3-Facteurs influençant le choix du mode d'assemblage
4.2-

4.3-Nombre de moyens d'ancrages d'une construction plurale

4.4-Vitalité pulpaire

4.5-Dent dépulpée et délabrée

4.6-Rendu optique d'une restauration "tout céramique"

4.7-Matériau prothétique

4.8-Occlusion

3.1-Rétention de la préparation

LE PRINCIPE BIOMECANIQUE DE LA PREPARATION

Pour pouvoir mettre en place une couronne sur une préparation, toutes les
faces de cette dernière doivent être de dépouille.L’angle d’une face de la
préparation avec son grand axe est l’angle de dépouille de cette face. La
partie occlusale doit être moins large que la base. L’inverse est la contre
dépouille, où la face occlusale est plus large que la base. Pour réaliser une
préparation périphérique on utilise le plus souvent des fraises diamantées
coniques (conicité 3°). En maintenant la fraise parallèle à l’axe d’insertion
choisi pour la mise en place de l’élément prothétique, on réduit les surfaces
avec une inclinaison de 3°. Si deux faces opposées ont une obliquité de 3°, la
dépouille de la préparation est de 6° = la conicité. (3+3)

La rétention diminue lorsque la dépouille augmente (Jorgensen, Kaufman


et Al.). La dépouille idéale serait de l’ordre de 6°, Si moins : trop parallèle
cependant sa mise en œuvre clinique est difficile et génère souvent des
contre-dépouilles. On considère qu’une dépouille entre 12° et 16 ° est un
juste milieu entre dépouille faible, rétention L’aire de stabilisation d’une
préparation idéale (conicité 6°) couvre la moitié de la surface axiale. Si la
conicité (= dépouille) augmente, l’aire de stabilisation diminue et donc la
couronne tiendra moins. L’aire de stabilisation (en rouge) est ce qui
empêche que la couronne s’en aille. efficace et facilité de réalisation. Plus
on est expérimenté, plus la dépouille sera faible.
Moyens accessoires de rétention L’ajout de moyens accessoires de rétention
permet d’augmenter la rétention en limitant la liberté de mouvement et en
majorant la surface dento-prothétique (donc aussi entre le ciment et la
dent). Les différents moyens sont : - les cannelures (petits fraisages
arrondis), - les rainures (avec des angles vifs), - les boîtes, - les puits (petits
forages dans la dentine pour que le ciment puisse s'insérer
Axe d’insertion C’est la ligne imaginaire selon laquelle la prothèse doit être
mise en place ou désinsérée. Il est déterminé mentalement par le praticien
avant le début de la préparation en tenant compte de : - la réduction
minimale de substance dentaire, - l’ajustement précis des bords, - le
maintien de la vitalité pulpaire si possible (ne pas empiéter sur la chambre
pulpaire), - le respect des dents adjacentes.

Pour une couronne unitaire en normo-position, l’axe d’insertion


correspond au grand axe de la dent. Notion d’axe d’insertion important
lors des préparations destinées aux moyens d’ancrage de bridge / prothèses
plurales (plusieurs éléments solidarisés). Les dents doivent être
impérativement parallèles entre elles et parallèles à l’axe d’insertion de la
prothèse.

Pour augmenter la rétention d'une préparation (dent courte ….), on peut agir sur
différents paramètres:

En augmentant la hauteur coronaire (élongation chirurgicale ou traction


orthodontique);

En réalisant des moyens de rétention secondaire (boîtes, rainures);


Limite supragingivale
Elle est plus favorable d un point de vue parodontal. Cest aussi la moins
favorable sur le plan esthétique
Elle indiquée preférenciellement :
Pour toutes les faces de dents non exposées a la vue directe
Limite infra-Gingivale
La rélocalisation supragiingivake de limite infragingivale grâce à un
matériau inséré en
4.2-Situation de la limite cervicale
L’humidité sulculaire étant toujours présente, lorsque la limite cervicale est
intra-sulculaire, la sensibilité à l'humidité influence le choix du mode
d'assemblage.

Les matériaux d’assemblage transitoires


Il existe de multiples facteurs de l’environnement buccal
qui affectent les propriétés et la rétention des agents
d’assemblage.
L’agent de scellement provisoire idéale n’existe pas
cependant il existe des critères de choix temporaire
d’après SCHMALZ 2009
1. facilité d’utilisation
2. résistance aux contraintes mécaniques & retrait aisé et
sans dommage.
3. Facilité d’éviction des excès
4. Temps de prise suffisante
5. Etanchéité et herméticité pour protéger la pulpe des
facteurs d’agression
6. Biocompatibilité
7. La faible conductivité thermique et électrique
8. Stabilité dimensionnelle
9. La compatibilité avec les procédures du traitement final
10. Cout de revient faible
A ciment à base d’oxyde de zinc-eugénol
Le ciment oxyde de zinc-eugénol ZOE sont les plus utilisés
(temp bond, kerr, relyx, temp E, 3MEspe, et représente un
matériau de choix dans l’obturation des provisoire sur les dents
pulpées.
En effet ces ciments organo-minéraux radio-opaque possèdent
un pH neutre proche d 7 et des propriétés antibactériens,
sédative, et anti-inflammatoire liée à la présence d’eugénol
( HILL ET LOTT 2011)
Il se présente sous forme pâte-pâte, poudre et liquide. Il
démontre une herméticité correcte mais sont toutefois peu
résistants à la compression, ils sont donc recommandé pour de
faible durées.
Ces ciments existent également sans eugénol(…..) nous savons
que l’eugénol peut pénétrer la s dentine et inhibé la
polymérisation des résines compromettant la polymérisation
des composites de collage utilisé pour l’assemblage.
Ciment polycarboxyliques
Ces ciments à matrice organo-minérale se présente sous
forme d’un liquide à base d’acide polyacrylique et d’une
poudre composée d’oxyde de zinc et de magnésium
(durelon dentsply poly-f).
Il présente une bonne compatibilité pulpaire du faite de son
faible degré de dissociation de l’acide polyacrylique et son
poids moléculaire élevé empêche sa pénétration dans les tubuli
dentinaire.
Présentant des propriétés adhésives importantes il peut être
indiqué pour des restaurations sur dent pulpées présentant des
préparations peu rétentives et pour une longue durée.
L’addition d’une légère quantité de vaseline lors du mélange
facilitera alors la désinsertion de la prothèse provisoire.
Les ciments oxyphosphates
Ces ciments minéraux (harvard, hoffman, crown&bridge) sont
obtenus par mélange d’une poudre majoritairement composé
d’oxyde de zinc et d’un liquide formé d’une solution
aqueuse d’acide phosphorique.
Même si par le passé ils ont pu être conseillés en tant que
matériaux d’assemblage temporaire en ajoutant un peu de
vaseline, il est recommandé de les éviter du fait de leur
perméabilité de leur prise exothermique et de leur toxicité
pulpaire (acidité importante lors de la mise en place)
Les ciments résine temporaires
Ces composite de collage provisoire sont particulièrement
recommandés pour les scellement des facettes temporaires
dans le secteur antérieur (telico CS link, ivoclar-vivadent, clear
temp) (le telico, provitemp, itena, link ) conviennent également
pour le collage de tous les types de restaurations temporaires
couronnes bridge, inlays onlays mais pour des durées limitée
inférieures à 6 semaines.
Les matériaux prêts à l’emploi à base de sulfate de calcium
Ce sont de matériaux extrêmement facile à manipuler et a
mettre en place dans les cavités pour les inlay-onlays. (CAVIT
G, 3M Espe) ;
Toute fois leur prise par absorption d’eau est source
d’inconvenants. Cependant cette absorption peut se faire au
dépend des canalicules dentinaires provoquant des lésions
pulpaires. Ils sont déconseillés pour les dents pulpées en
absence d’un scellement dentaires immédiat (schmalz et
arencholt-bindslev 2009). Par ailleur du fait de leurs qualités
mécaniques médiocres elles sont réservés à l’obturation des
cavités de faibles étandues sans sollicitations occlusales sur
une épaisseur minimale de 03 à 04 mm et ceci pour quelque
jour selon weston et al 2008.
Les composite temporaires souples
Plus récemment les fabriquant ont conçu spécifiquement des
résines composites souples photo polymérisables pour
l’obturation temporaire de cavités pour l’inlay-onlays et pour
l’obturation des puits de vissage implantaire. Leur objectif est
une simplicité de manipulation, ils s’insèrent à la spatule et
s’enlèvent a l’aide d’une sonde grâce à leur élasticité. Il
adhérent aux parois sans l’intermédiaire d’un adhésif ou d’un
composite de collage, et ne sont donc pas etanches. Ce sont
des composites a base de résine diméthacrylate d’urethane
(femit , telico cs inlay-onlay)

Paramètres influençant le choix du ciment de scellement :


VIII.1. Situation de la limite prothétique :
-LC juxta ou supra gingivale→Tous les ciments de
scellement sont valables
-LC sous gingivale→Oxyphosphate de zinc, CVIMR -Les CVI
conventionnels sont conseillés principalement dans le cas
de limite supra gingivale, leur sensibilité à la
contamination hydrique précoce les contre indiquent en
situation intra sulculaire. -Un contact avec une phase
aqueuse durant leur prise initiale pourrait entraîner une
altération de leurs propriétés mécaniques (par un
phénomène de diffusion ionique).
VIII.2. Valeur rétentive de la préparation : -Rétention
mécanique défaillante →Ciments de scellement aux
qualités d’adhésion importantes VIII.3. Nombre de piliers
prothétiques : -Lorsqu’il existe un grand nombre de pilier
prothétique, le ciment doit avoir un temps de travail
suffisamment long pour permettre l’insertion totale de la
prothèse avant que ne débute sa prise. -Cependant, nous
considérons que le ciment de choix pour les
reconstructions plurales reste actuellement le ciment
oxyphosphate de zinc.
VIII.4 La vitalité pulpaire: -Le PH acide du ciment au
phosphate de zinc provoque une irritation pulpaire, cela
contre indique son utilisation directe sur dents vivantes. -
Ils sont donc uniquement employés sur dents
parfaitement matures à condition d’appliquer un vernis de
protection pulpaire, de type copalite, avant scellement.
 Le ciment au phosphate de zinc: la rétention est
assurée essentiellement par la géométrie de la préparation.
Les rugosités de surface de la préparation ainsi que celles de
l’intrados prothétique vont permettre une liaison du ciment
par microclavetage mais si la préparation n'est pas rétentive,
elle ne sera pas majorée par ce ciment qui ne possède aucune
propriété adhésive et qui se dégrade dans le temps et ce,
d'autant plus que la qualité de l'assemblage est médiocre.

Les ciments verres ionomères (CVI et CVIH) :

Leur capacité d’adhérence peut être mise à profit pour des préparations
peu rétentives. Leur potentiel d’adhésion peut être amélioré par un
prétraitement à l’acide polyacrylique des surfaces dentaires et de l’intrados
prothétique, et dépend de l’état de surface plus ou moins rugueux de la dentine.

L’adhésion des CVI reste toutefois moins forte que celle des colles.

CVI H

Pour les ciments verres ionomères modifiés par de la résine, la présence dans
leur liquide d’HEMA leur permet de créer des liaisons avec les adhésifs
dentinaires. Cette possibilité de liaison nécessite la réalisation de traitements
dentinaires similaires à ceux réalisés lors du collage et, par voie de
conséquence, le respect des conditions d’isolation identiques, vis-à-vis de
l’humidité. On traite la surface par l’acide citrique à 10% pour améliorer
l’adhésion. Les ciments verres ionomères modifiés (CVIH )résistent mieux à la
dégradation dans le temps.

les ciments résines:

l’adhésion de ces ciments aux tissus dentaires implique la mise en place des
traitements de surface habituels à tout collage (mordançage à l’acide
orthophosphorique, primaire et agent de couplage, et obtention après
polymérisation d'une couche hybride avec la dentine assurant la meilleure
adhésion et augmentent fortement la rétention).

Seul le ciment résine contenant le copolymère MDP (Panavia°, Kuraray) et le


ciment résine 4-META (Super Bond°, Sun Medical) possèdent un pouvoir adhésif
intrinsèque.

Les caractéristiques d’un ciment adhésif

Les ciments peuvent également être divisés en deux groupes : adhésifs


et non adhésifs . Les ciments non adhésifs assurent une rétention
mécanique et sont généralement à base d'eau et de charges réactives,
tandis que les ciments adhésifs forment une liaison adhésive avec les
tissus durs de la dent et la restauration, ils sont constitués de charges
non réactives anhydres-silanisées.

Tableau 1
Caractéristiques générales des ciments non adhésifs et adhésifs.

Ciments non adhésifs Ciments adhésifs




La rétention est mécanique.
La rétention est micromécanique et chimique ;

liaison adhésive entre la restauration et la dent.
Nécessite des parois axiales longues de la

préparation avec une légère conicité (environ
La force de liaison dépend de l'interface
6°).
adhésive stable et des matériaux collables

(surface de la dent, restauration et ciment).
Ajustement précis de la restauration (environ

30–100 μm).
La fixation adhésive est également

conditionnée par le contrôle environnemental
La force de liaison doit être supérieure à la
(absence d’humidité).
contrainte exercée pendant la mastication.


La force de liaison doit être supérieure à la
La dent est nettoyée (il est recommandé
contrainte exercée pendant la mastication.
d'utiliser une pierre ponce et/ou de la

chlorhexidine), soigneusement séchée et
La surface du substrat est nettoyée et traitée
recouverte d'un vernis pour cavité ou d'une
selon le protocole du système de ciment.
résine de liaison dentinaire.
LES PROPRIETES CHIMOCO-MECANIQUE

Les performances des ciments varient d'un fabricant à l'autre et même


d'un fabricant à l'autre qui prétend produire le même produit.

Données exactes :

Voici le tableau des propriétés de base de divers agents de scellement


dentaire :

Résistance à la Modules
Agent de
compression/traction élastiques
scellement
(MPa) (GPa)

Phosphate de zinc 48–133/0,65–4,5 19,8

Polycarboxylate
57–99/1,4–6,3 16,1–19,5
de zinc

CPG
93–226/2,36–5,3 11,2
conventionnel F

RMGIC F 85–126/2,53–24 6,8

Ciment résineux 52–224/5,07–41 11,8–16,5

Résistance à la compression/traction (MPa) :

 Phosphate de zinc (48–133 MPa/0,65–4,5 MPa) : Ce ciment


présente une résistance modérée à la compression et

 Polycarboxylate de zinc (57–99 MPa/1,4–6,3 MPa) : Offrant


relativement faible à la traction.

 CPG conventionnel F (93–226 MPa/2,36–5,3 MPa) : Très bonne


une meilleure résistance en traction que le phosphate de zinc.

 RMGIC F (85–126 MPa/2,53–24 MPa) : Résistance élevée,


résistance à la compression, mais moins en traction.

particulièrement en traction, ce qui le rend très performant.


 Ciment résineux (52–224 MPa/5,07–41 MPa) : Excellente
résistance en compression et traction, idéal pour des conditions
de stress élevé.

4. Modules élastiques (GPa) :

 Phosphate de zinc (19,8 GPa) : Ce ciment est relativement

 Polycarboxylate de zinc (16,1–19,5 GPa) : Un peu plus flexible


rigide, ce qui peut être avantageux pour certaines applications.

 CPG conventionnel F (11,2 GPa) : Plus souple, ce qui peut être


que le phosphate de zinc.

 RMGIC F (6,8 GPa) : Très souple, ce qui peut être un avantage


favorable pour absorber les forces de mastication.

 Ciment résineux (11,8–16,5 GPa) : Souplesse modérée, offrant


dans des situations où une certaine flexibilité est nécessaire.

un bon compromis entre rigidité et flexibilité.


Légende : F = libération de fluorure, GIC = ciment verre ionomère,
RMGIC = ciment verre ionomère modifié par résine.

Épaisseur Temps de Stabilité des


Agent de Irritation
du film travail/prise Solubilité Microfuite couleurs et
scellement pulpaire
(µm) (min) esthétique
Phosphate de
≤25 1,5–5/5–14 Modéré Haut Haut Faible
zinc
Polycarboxylat 1,75–2,5/5– Élevé à très
<25 Faible Haut Faible
e de zinc 9 élevé
CPG
conventionnel <25 2,3–5/6–9 Modéré Faible Faible Faible
F
Modéré à
RMGIC F >25 2–4/2–4 Très faible Très faible Modéré
élevé
Ciment Modéré à
>25 1–5/1–7 Très faible Très faible Haut
résineux élevé
Légende : F = libération de fluorure, GIC = ciment verre ionomère,
RMGIC = ciment verre ionomère modifié par résine.
1. Épaisseur du film :

 Phosphate de zinc (≤25 µm) et Polycarboxylate de zinc (<25


µm) : Ces deux agents ont une faible épaisseur de film, ce qui est

 CPG conventionnel F (<25 µm) : Ce ciment offre également une


idéal pour minimiser l'espace entre la prothèse et la dent.

 RMGIC F (>25 µm) et Ciment résineux (>25 µm) : Ces deux


faible épaisseur de film, semblable aux deux précédents.

agents ont une épaisseur de film légèrement plus élevée, ce qui


pourrait être moins favorable si un ajustement très serré est
nécessaire.

2. Temps de travail/prise (min) :

 Phosphate de zinc (1,5–5 min/5–14 min) : Ce ciment a un


temps de travail relativement court, ce qui peut être un avantage

 Polycarboxylate de zinc (1,75–2,5 min/5–9 min) : Ce ciment


ou un inconvénient selon le contexte clinique.

offre un temps de travail légèrement plus long, ce qui peut

 CPG conventionnel F (2,3–5 min/6–9 min) : Offre un bon


permettre une meilleure manipulation.

 RMGIC F (2–4 min/2–4 min) : Ce ciment a un temps de travail et


compromis entre temps de travail et temps de prise.

de prise relativement court, ce qui nécessite une application

 Ciment résineux (1–5 min/1–7 min) : La plage de temps est


rapide.

large, offrant une flexibilité en fonction du type de ciment


résineux utilisé

Irritation pulpaire :

 Phosphate de zinc et CPG conventionnel F : Présentent une

 Polycarboxylate de zinc : Faible irritation pulpaire, ce qui est


irritation pulpaire modérée.

favorable pour le confort du patient.


 RMGIC F et Ciment résineux : L'irritation pulpaire peut varier
de modérée à élevée, nécessitant une prudence lors de
l'application proche de la pulpe.

6. Solubilité :

 Phosphate de zinc et Polycarboxylate de zinc : Haute


solubilité, ce qui peut entraîner une dégradation plus rapide

 CPG conventionnel F : Faible solubilité, donc plus durable.


dans un environnement humide.

 RMGIC F et Ciment résineux : Très faible solubilité, ce qui les


rend très stables dans le temps.

7. Microfuite :

 Phosphate de zinc et Polycarboxylate de zinc : Haute


microfuite, ce qui peut augmenter le risque de caries

 CPG conventionnel F : Faible microfuite, limitant les risques de


secondaires.

 RMGIC F et Ciment résineux : Très faible microfuite, assurant


complications.

une excellente étanchéité.

8. Stabilité des couleurs et esthétique :

 Phosphate de zinc et Polycarboxylate de zinc : Faible stabilité

 CPG conventionnel F : Faible, mais acceptable dans certains cas.


des couleurs, ce qui peut être un désavantage esthétique.

 RMGIC F : Stabilité modérée des couleurs, offrant un bon

 Ciment résineux : Très bonne stabilité des couleurs, idéal pour


compromis esthétique.

des restaurations esthétiques.

Conclusion Générale :

Chaque agent de scellement a ses propres avantages et inconvénients.


Le choix du ciment dépendra de la situation clinique spécifique, des
besoins esthétiques et fonctionnels, ainsi que des préférences
personnelles du praticien. Les ciments résineux et les ciments verre
ionomère modifiés par résine (RMGIC) offrent généralement une
meilleure performance globale, particulièrement en termes de
résistance, de faible solubilité, et de microfuite minimale, mais
peuvent être plus irritants pour la pulpe dans certaines situations.

Collage
Des pionniers comme Buonocore en 1950 ont peu à peu ouvert la voie du collage en
dentisterie, révolutionnant la pratique fondée jusqu’alors a une macro rétention purement
mécanique des restauration. Ce n’est que depuis 20 ans la dentisterie adhésive s’est largement
rependue.
Le collage est l’action de faire adhérer une chose a une autre au moyen d’une colle.
Si pour le dictionnaire l’adhésion est se caractérise comme le phénomène physique et
chimique créant l’adhérence, ce terme nécessite une définition plus précise
L’adhésion est l’ensemble des interactions physico-chimiques spécifique qui contribuent à
lier intimement deux corps. Elle peut être directe ou véhiculé par un matériau intercalaire
L’adhérence est au contraire la force ou l’énergie nécessaire à la séparation de deux corps
lié. Les tests d’adhérence permettent de quantifier l’adhésion.
L’adhésion physique :
Est une théorie récente de la fin des années 1960 fondé sur la mouillabilité lors du collage.
La mouillabilité d’un matériau est déterminée par l’étalement d’un liquide à sa surface.
Mesuré par l’angle de contact qui doit être le plus faible possible pour que le liquide mouille
la surface correctement.
En dentisterie le traitement de surface tel que le mordançage et l’application de primaire
d’adhésion visent à augmenter l’énergie de surface des substrats optimisant ainsi leur
mouillabilité.
Adhésion micromécanique
L’adhésion micromécanique est la plus ancienne des théories de l’adhésion proposée par MC
BAIN ET HOPKINS des 1925.
L’ancrage mécanique d’un revêtement sûr une surface se fait au sein de ses aspérités.
Adhésion chimique
La théorie chimique, proposé par BUCHAN et RAE en1946 est fondé sur la formation de
liaison fortes s’établissant à courtes distances entre les atomes
Les liaisons ioniques c’est un transfert d’électrons entre deux molécules possédant une
grande différence d’électronégativité
Les liaison covalentes : mise en commun d’électrons
Le collage de l’interface
En dentisterie le collage établit ainsi une double interface idéalement étanche, entre trois
matériaux : le substrat dentaire la colle et les matériaux de reconstitution.

Matériaux
1 Systèmes adhésifs
Selon Degrange, les adhésifs amélo-dentinaires sont des biomatériaux d’interface. Ils
contribuent à former un lien idéalement adhérent et étanche entre les tissus dentaires calcifiés
et les résines de restauration ou d’assemblage.
Lors du protocole de collage différents agents chimiques sont susceptible d’être appliqués
successivement ou simultanément sur les tissus dentaire, d’où la notion de système adhésive.
UN AGENT DE MORDANCAGE
Acide ortho phosphorique en moyenne 37 %, ph inf a 1. Elle a la consistance d’un gel
épais grâce à des polymères
la profondeur de gravure (profondeur moyenne de 1,9 μm avec une gravure de
15 secondes), 1 créant un motif de gravure que les adhésifs peuvent pénétrer
pour une force de liaison accrue.

Types de systèmes adhésifs


Les systèmes adhésifs peuvent être classés selon leur méthode d'application :

 Systèmes en trois étapes : Impliquent le mordançage total suivi de l'application d'un apprêt et enfin de la
résine adhésive.
 Systèmes en deux étapes : Combinaison du mordançage et de l'apprêt dans un même produit.
 Systèmes tout-en-un : Simplifient le processus en combinant tous les composants nécessaires dans un seul
flacon

Agents de Mordançage pour le Substrat Dentaire

1. Acides phosphoriques :

 Composition : Généralement de l'acide phosphorique à 30-40%.


 Utilisation : Utilisé pour mordancer l'émail et la dentine.
 Méthode d'application : Technique de mordançage total ou sélectif.
 Avantages : Crée une surface microrugueuse qui améliore l'adhésion.
2. Acides polyacryliques :

 Composition : Acide polyacrylique.


 Utilisation : Utilisé principalement pour mordancer la dentine.
 Méthode d'application : Appliqué sur la dentine pendant une courte période.
 Avantages : Moins agressif, ce qui minimise la déminéralisation excessive.

3. Acides organiques

 Composition : Inclut des acides comme l'acide citrique.


 Utilisation : Utilisé moins fréquemment en raison de leur efficacité variable.
 Avantages : Parfois utilisé pour des applications spécifiques nécessitant une
mordançage plus doux.

4. Systèmes automordançants :

 Composition : Adhésifs contenant un agent de mordançage intégré.


 Utilisation : Mordance à la fois l'émail et la dentine sans nécessiter de rinçage.
 Avantages : Simplifie le processus, réduit les étapes.

Un agent promoteur d’adhésion, primaire d’adhésion, pour lier la surface dentaire


hydrophile et l’adhésif hydrophobe. Elles sont composé de monomères hydrophiles, du type
HEMA, de solvants volatils (éthanol, acétone, ter-butanol, et de l’eau, en pourcentages
variables pouvant influencer la qualité de l’hybridation. Elle a la particularité d’être
constituée d’un groupement réactif hydrophile (groupement hydroxyle –OH) susceptible de
se lier au aux fibrille de collagène exposée et d’une extrémité pouvant Co polymérisée avec
l’adhésif hydrophobe grâce à la rupture de sa double liaison du groupement CH2.
Le rôle du solvant est d’augmenter la mouillabilité de la surface dentinaire. En déplaçant
l’eau résiduelle, il permet au monomère hydrophile de pénétrer au sein des tubuli et de réseau
de collagènique empêchant son effondrement. Les solvants contenus dans les primaires sont
évaporés après application en séchant doucement à la seringue à aire. Toutes les traces de
solvant non éliminés avant la polymérisation est susceptible de fragiliser la couche hybride.
La vitesse d’évaporation du solvant est à prendre en compte dans le choix du type de solvant,
et donc tu type de primaire.

avantages inconvénients
solvant

Eau Bonne réhumidification du Corps peu volatil (temps


réseau collagénique. d’évaporation long).
Acétone Evacue aisément les Forte volatilité ne convient
excédents d’eau, notamment pas à la dentine desséchée.
en cas de surmoulage.
Ethanol Moins volatil que l’acétone, Reste sensible au degré
convient plus à la dentine d’humidité.
desséchée.
T-Butanol Parfaite sulubilité dans l’eau Bonne diffusion au sein du
et les polymères. réseau de fibrilles de
Possibilité d’augmenter le collagène.
contenu en résine de
l’adhésif, evaporation par
séchage similaire à l’alcool.

NB les primaires à base d’éthanol ou de ter butanol sont à priviléger. Il est impératif de
fermer les flacons immédiatement après usage pour conserver l’efficacité des solvants.

L’évolution des adhésifs dentaire a suivi, depuis leur apparition, les progrès de la chimie et
des polymères. L’objectif initial d’amélioration de l’adhésion dentinaire, ayant guidé les
innovations successives s’est vu surpplanté récemment par le bur de la simplinfication des
procésuires de mise en oeuvre.
CLASSIFICATION DES ADHESIFS
1 CLASSIFICATION HISTORIQUE
Les techniques adhésives ont évolué parallèlement à la compréhension des phénomènes
adhésion aux tissus dentaires. La classification historique suit l’évolution chronologique des
adhésifs par génération, de 1952 La première génération a nos jours 7 eme génération.
Les adhesifs de 4 génération par exemple marquent un changement de pradigme dans la
dentisterie. La quasi-totalité de ces systhèmes de 4 eme génération se trouve toujours sur le
marcher. Le principal reproche fait à cette classification historique est son absence de prise
en compte des principes actifs des adhésif et de leur performances. Les 4 dernière génération
CLASSIFICATION MODERNE INTERNATIONALE
La classification international des adhésive contemporaine est fonction de la stratégie de
collage et du nombre d’étape cliniques correspondant au nombre d’application.
Deux grands systèmes sont ainsi distingués
 Les produits qui requièrent un mordançage suivi de rinçage préalable à leur emploi ce sont les
systèmes MR ou total etch ils sont appliqués en deux ou trois étapes.
1 AGENT DE MORDANCAGE
Les système MR son t fondé sur une première étape de mordançage. Les solution d’acide
orthophosphorique a 37 pourcent, pH infé à 1. le gel doit être suffisamment visqueux pour être
appliqué sélectivement sur l’émail.

 Les produits qui sont appliqués directement sur les tissus dentinaires sans aucun traitement
préliminaire ce sont les systèmes automordançants SAM ou self etch ils sont appliqués en une
ou deux étapes.
Lorsque le SAM 1 ne sont contenus que dans un seul flacon prêt à l’emploi plutôt que dans
deux flacons à mélanger le terme all-in-one est utilisé
Les colles auto-auto ne requérant pas l’emploi de systèmes adhésifs préalables ils sont auto
mordançant et auto adhésives. Elles sont parfois classées dans les systèmes auto adhésifs.
La dernière génération d’adhésifs apparus sur le marché peut quant à elle être utilisée selon
les deux stratégies, MR ou SAM ce sont les adhésifs universels. Les monomères actifs qu’il
contienne sont également susceptibles de se lier à des substrats non dentaires tels que les
métaux d’où leur dénomination.

L’application séparée du primaire hydrophile et de l’adhésif hydrophobe dans une étape


ultérieur hisse les systèmes MR 3 au rang de gold standard, une interface idéale doit en effet
être hydrophile avant polymérisation afin de pouvoir infiltrer de façon optimale les tissus
dentinaire, puis hydrophobe après polymérisation afin de prévenir de l’absorption d’eau et
l’hydrolyse dans le temps. Les systèmes mélangeant les monomères hydrophile et et les
monomères hydrophobe reste plus soluble donc plus fragiles à la dégradation.
MR2
Les système MR2 se caractérisent par l’application sumultané de primaire et de l’adhésif
hydrophobe. Une quantité plus importante de solvant permet de maintenir l’homogénéité du
mélange.
SAM2
Les SAM 2 se caractérisent par l’application d’un primaire acide puis par l’application
séparée de l’adhésif hydrophobe.
LES SAM1 ainsi que les UNIVERSELS utilisé en mode auto mordançant voient quant à eux
toutes les étapes regroupées en une seule application.

Un adhésif capable d’imprégner la micro géographie de surface et de créer avec elle des
liaisons physico-chimiques.
Ces systèmes adhésifs sont ensuite associés à un dernier matériau qui peut être :
Soit le composite de restauration directe :
Soit le composite de collage lorsque la restauration est indirecte.
Quelques soit le types d’adhésif MR SAM et le nombre de flacon, tous les adhésifs
contiennent les mêmes molécules mais en proportion différentes.
1. COMPOSANT RESINEUX
Les composant résineux de l’adhésif constitue l’élément clé sa composition. Ils sont
identiques au monomères du composite de collage, assurant ainsi après polymérisation une
continuité des matériaux ainsi qu’une résistance mécanique fortes. Le squelette des
composants résineux est composé d’une chaine carbonée, ou chaine alkyle.
Selon les extrémités présentes en bout de chaine les monomères sont dits fonctionnels ou
cross-linkers
Monomère fonctionnels
Les monomères fonctionnels ont une extrémités polymérisable le plus souvent méthacrylate.
Le mono méthacrylate HEMA entre souvent dans la composition des adhésifs pour assurer
une bonne mouillabilité.
Les SAM qui déminéralisent et infiltrent simultanément les tissus dentaire doivent être
composé de monomères acides. En concentration suffisant des groupément seront capable de
déminéralisé la surface dentaire grâce à la dissociation et au relargage de proton H+.
Les MR2 et les SAM1 comportent par ailleurs des monomères hydrophiles capable afin de
faciliter l’interaction avec la dentine humide.
Les adhésifs universels sont, pour leur part, composés non seulement de monomère acides
mais également de monomères fonctionnels comme le 10MDP

HEMA : c’est un monomère hydrophile qui présente une bonne flexibilité et une solubilité
dans les solvants l’eau éthanol, acétone. Il stabilise le mélange lorsque les monomères
hydrophiles et hydrophobes sont dans le même mélange. Cependant il absorbe l’eau même
lorsqu’il est polymérisé.
Le 10 MDP : monomère pouvant libérer deux protons acides (déminéralisation dentaire). Il a
une affinité pour les métaux non précieux et la zircone. Liaison forte avec l’hydroxyde de
calcium.
Solvant : acétone et éthanol. C’est le plus hydrophobe des monomères fonctionnels.
4META/4MET : Le 4MET est formé par addition d’eau au 4MTA (forme anhydride )
groupe carboxylique : mouillabilité et acidité (pouvoir déminéralisant.
Solvant : acétone, éthanol, eau. Améliore la mouillabilité des métaux. Liaison ionique avec
l’hydrolyse de calcium mais peu stable.
Cross-linkers monomères

La résine de Bowen bis-GMA


Haut poids moléculaire : retrais à la polymérisation plus lente, durcissement rapide et donc
une bonne propriété mécanique.
Peu soluble dans l’eau.
UDMA
Leur poids moléculaire est semblable au bis-gma, mais moins visqueux et plus flexible. Il est
utilisé seul ou combiné avec le BIS-GMA ou le TEGDMA
TEGDMA
Plus flexible que le bis-gma mais combiné à ce dernier il augmente le taux de conversion.
EGDMA :
Encore plus flexible.
METHACRYLAMIDES
PH acide contenant de l’eau constitue l’intérêt majeur pour les SAM.
2. INITIATEUR ET INHIBITEUR DE LA POLYMERISATION
Les systèmes adhésifs doivent être polymérisés avant l’application du composite de collage
afin de garantir la qualité de la couche hybride qui serais écrasé si l’adhésif n’est pas ou
suffisamment polymérisé. La polymérisation est une réaction en chaine dite radiculaire par
adjonction de monomère l’un à la suite de l’autre.
La réaction de polymérisation est déclenché grâce à des initiateur ou catalyseurs, présent en
faible quantité dans les systèmes adhésifs de 0,1 à 1 % en poids. Consommés durant la prise
il libèrent des radicaux libres sous l’action de l’énergie lumineuse photo initiateurs ou grâce à
une réaction se produisant lors du mélange base-catalyseurs (chémopolymérisation) les photo
initiateurs sont caractérisé par leur spectre d’absorption, notamment leur pic d’absorption qui
doit correspondre aux longueurs d’onde émises par les lampes à polymérisé. Leur photo
réactivité varie également c’est-à-dire a concentration égale, leur absorption diffère.
Quelques soit le types de réaction photopolymérisation ou chémopolymérisation de très
faibles quantités d’inhibiteurs de polymérisation sont présents pour éviter la formation
spontanée de radicaux libres, notamment dans des conditions de haute température stockage,
transport, leur concentration suffissament faible pour ne pas interférer avec la polymérisation
lorsqu’elle est souhaité et déclencher, lors de l’irradiation lumineuse ou lors du mélange des
composant. 14

2 RESINE DE COLLAGE
Les résine de collage, tout comme les composite de restauration directe, sont des matériaux
composites hétérogène.

RESINE DE COLLAGE

Tout comme les adhésifs les résines de collages sont composées de monomères résineux, de solvant et
d’initiateur correspondant au mode de polymérisation.
Les composites de collage sont des résines composites microchargées 0,04 micromètre ou
microhybride mélange de microcharges inférrieure à 1 micromètre et de macrochargées entre 0,4 à 0,
7 micromètre.
Comparativement aux composites de restauration, les résines de collages sont plus fluides et ce en
raison de leur charges.
Les résines de collages sont caractérisées par leurs hautes propriétés mécaniques. Intolérantes a une
contamination aqueuse, elles doivent être manipulées à l’abri de humidité ambiante et des fluide
buccaux.
Classification selon le potentiel adhésif
Elle a été proposé par DEGRANGE. Elle distingue les matériaux d’assemblage collés selon leur
potentiel adhésif.
a- Colle sans potentiel adhésif propre
Lorsque ces composites de collage sont utilisés, l’adhésion aux restaurations indirecte et au
tissus dentaire se fais par le biais de l’intermédiaires de promoteurs d’adhésion et de résines
adhésives.
Colles avec a potentiel adhésif propre
Les colles avec potentiel adhésif propre contiennent des monomères fonctionnels capables
d’interagir chimiquement avec des tissus dentaires ou la céramique. Malgré leur potentiel
adhésif intrinsèque, elles nécessitent un condionnement préalable des substrats dentaires et
des intrados prothétique afin d’optimiser l’adhésion. En ce sens, elles ne diffèrent pas des
colles sans potentiel adhésif.
Il en existe deux types
Celles à base de 10-MDP dont les groupements fonctionnels sont efficaces pour les liaison
avec les intrados prothétiques en alumine et en zircone
Celles à base de resine 4 META particulièrement efficaces pour le collage aux intrados
métalliques
Collage auto adhésives
Ce sont les composites de collage de dernière génération qui ne nécessite aucune préparation
de surface dentaire avant le collage toutes les étapes sont réunies en une seule
Classification selon le mode de polymerisation
Selon le mode de polymérisation nous avons :
Les colles photopolymérisables : contenant un catalyseur photonique ou photo initiateur
Les colles chémopolymérisable : leur polymérisation est strictement chimique ne nécessitant
pas d’irradiation lumineuse.
Les colles duales :composé de photo initiateurs et de promoteur chimique.
DEGRADATION
MECANISME
Selon Heintze, la transition entre le matériau de restauration et les tissus durs dentaires doit
êtres continue afin d’augmenter la pérennité de la restauration. Les hypersensibilité
postopératoires les coloration marginales et les caries récidivantes sont le signe in vivo d’une
défaillance apparaissant toujours à l’interface dent composite de collage. Améliorer la qualité
de cette interface est donc nécessaire à l’augmentation de la longévité des restaurations.
Contrairement a l’émail pour lequel l’adhésion est considérée fiable, la dentine, plus
hétorogène par nature, constitue l’interface de collage la plus fragile. La longévité de cette
interface reste toujours un défi.
Un certain nombre de facteurs physiques et chimiques, d’origines exogènes ou endogènes
vont en effet entrer en jeu dans la dégradation de la couche hybride.
DEGRADATION EXOGENE
1. FACTEUR PHYSIQUE
Les forces d’occlusion engendre, à chaque cycle de la mastication, des contraintes de compression de
tension et cisaillement qui peuvent être à l’origine de fissure jusqu’à la perte d’intégrité de la
restauration dans les cas extrêmes.
2. FACTEUR CHIIMIQUES
INFILTRATION D EAU AU NIVEAU DE L INTERFACE
L’infiltration d’eau au niveau de l’interface est corrolée à l’hydrophilie et à la polarité des résines
adhésives . bien que les résines hydrophiles telles que l’HEMA soient d’excellent primaires
d’adhésion, leur forte susceptibilité à absorber l’eau contribue à lhydrolyse de l’interface dans le
temps. Cette affirmation est vraie pour les adhésifs simplifiés en une étape qui voient entrer dans leur
composition une forte concentration de résines hydrophiles, ce qui les assimile, une fois polymérisés à
des membranes perméables et poreuse. Cette porosité est susceptible d’entrainer l’élution de
monomères libres. L’infiltration d’eau, le gonflement du polymères et l’hydrolyse de la résine.
L’eau est un solvant entrant dans la composition de nombreux systèmes adhésifs. Tout solvant
incomplètement évaporé après application et persistant au sein de l’interface est susceptible d’entraver
la réaction de polymérisation, d’augmenter le nanoleakage et de diminuer en conséquence les forces
d’adhérence.
DEGRADATION ENDOGENE ;
Malgré toutes les précautions portées à la gestion du degré de l’humidité, il peut existé avec les
systèmes MR, une divergence entre la profondeur de déminéralisation et la profondeur d’infiltration
de pénétration des résines. A l’origine du phénomène de nanoleakage.
Les zones de dentines déminéralisé mais incomplètement infiltré par la résine se situant en la base
couche hybride constituent le site le plus sensible à la dégradation dans le temps. Cette susceptibilité
accrue est due à la dégradation des fibres de collagène, non englobées de résine par des enzymes
protéolytique activée en conditions d’acidité notamment les MMP. Celle-ci est relarguer par les
bactéries en cas d’atteinte carieuse voire par la matrice dentaire elle-même.
Selon des études récentes la Chlorhexidine est capable de stabilisé l’interface adhésive en inhibant les
enzymes endogènes responsable de cette auto dégradation.
En solution aqueuse de 0,2 pourcent, la Chlorhexidine doit être appliquée pendant au moins 30
seconde, après le gel de mordançage et avant l’application du primaire et de l’adhésif. Non rincé elle
est rincé selon le principe du wetbonding. La solution antiseptique de Chlorhexidine peut être
conditionnée en unidose ou en flacon. Forme à usage spécifiquement dentaire.
LES PREREQUIS AU COLLAGE.
 La propriété des surfaces, à savoir l’élimination des facteurs contaminants tels que la salive,
les fluides sulculaire, l’humidité de la cavité buccal, le sang, l’eau et l’huile provenant des
systèmes rotatifs.
 La mouillabilité des surfaces qui doit permettre aux matériaux de s’étaler à la surface de la
dent.
 La rugosité des surfaces, la microgéographie des surfaces doit être suffisant pour crée le
microclavetage .
 La viscosité du matériaux d’assemblage plus les matériaux d’assemblage est visqueux, moins
il pourra pénétrer dans les anfractuosités du support, laissant persisté des bulles d’air
emprisonnées susceptible de fragiliser l’interface de collage.
 Pour le substrat dentaire et amélaire le sablage préalable à l’oxyde d’alumine 27-50 micron
améliore les valeurs d’adhérence. La projection à sec de particules abrasive ôte toute impureté
de surface, augmente le mouillage et crée des microrugosités favorables à l’adhésion.
2 Le champ opératoire.
Le champs opératoire ou digue est intimement lié au protocole de collage, il permet :
D’éviter la contamination bactérienne des tissus dentaires lors de l’assemblage ;
Isolés la dent des fluide biologique sang salive fluide sulculaire incompatible avec le collage.
La digue limite également l’humidité environnante, liée à l’aire expiré, et pré justiciable pour
l’adhérence. Dans le secteur postérieurs 83 à 33 pourcent sous digue.
En plus elle garantie au praticien une excellente visibilité et un véritable confort opératoire.
La zone de travail est iisolée de la langue et ses mouvements de déglutions, des lèvres des
joues parfois volumineuses concentré pleinement sr son acte le praticien peu réalisé son actes
en toute sérénité
DE plus il protège le patient des particules d’alumine lors du sablage des surfaces dentaires
Des agents acide utilisé.
3 SCELLEMENT DENTINAIRE IMMEDIAT
L’hybridation dentaire immédiate consiste en la réalisation d’une couche hybride à l’aide de
systèmes adhésifs immédiatement après avoir terminé la préparation de la restauration. La
réalisation des scellements des tubuli dentinaire permet de prévenir :
 La contamination des tubuli durant la temporisation
 Le collapsus des couches hybride non polymérisées
 Limité l’hypersensibilité post opératoire associée à la préparation des dents pulpées
IDS (scellement dentinaire immédiate) a été introduit par MAGNE ET al en 1999 il s’agit d’une
proceduire universel applicable dans le cadre de restauration coronaire indirecte collée aussi bien ant
que post. A la base il ne s’agissait que d’une protection de la dentine par la création d’une couche
hybride grâce au système adhésif installé immédiatement après la préparation. Ce concepte a évolué
notamment par l’adjonction de composite associé a cette couche hybride.
ASSOCIATION DU SCELLEMENT DENTINAIRE IMMEDIAT ET DU COMPOSITE.
Elle a été proposé en 1997 par DIETSCHI et SPREAFICO, dans leur concept d’optimisation de
design de la cavité CDO (cavity design optimization). Ils proposent de recouvrir la dentine, exposée
lors des préparations d’inlay, onlay et des couronnes partielles, par l’application d’un adhésif suivie
d’une résine composite de basse viscosité. C’est la technique de recouvrement par résine.
L’application de cette fine couche de composite permet de compenser la contraction lors de la
polymérisation de la colle au moment de l’assemblage de la restauration indirecte.
LES AVANTAGES :
Le Scellement Dentinaire Immédiat (IDS, Immediate Dentin Sealing) est une technique utilisée en
dentisterie restauratrice qui consiste à appliquer un adhésif sur la dentine exposée immédiatement
après la préparation, avant la prise d’empreinte pour les restaurations indirectes. Cette technique
présente plusieurs avantages, mais elle comporte aussi certains inconvénients.

Avantages de l'IDS
Amélioration de l'adhésion :
L'IDS permet une meilleure adhésion entre la dentine et le matériau de restauration. En scellant la
dentine immédiatement après la préparation, on obtient une surface plus fraîche et plus réactive, ce
qui améliore la liaison avec l'adhésif.
Réduction de la sensibilité post-opératoire :
Le scellement de la dentine protège les tubules dentinaires, réduisant ainsi la sensibilité post-
opératoire qui peut survenir après la préparation d'une dent pour une restauration indirecte.
Protection de la dentine :
La dentine scellée est protégée contre la contamination par des agents externes (comme la salive ou le
sang) et contre la déshydratation, ce qui est particulièrement bénéfique si l'insertion de la restauration
est retardée.
Amélioration de la durabilité des restaurations :
En protégeant la dentine et en améliorant l'adhésion, l'IDS contribue à la longévité des restaurations
indirectes, comme les inlays, onlays, et couronnes.
Prévention de la contamination :
L'IDS minimise les risques de contamination de la dentine pendant le processus de prise d'empreinte
et la fabrication de la restauration, ce qui peut autrement compromettre l'adhésion finale.
Inconvénients de l'IDS
Complexité technique :
L'IDS nécessite une étape supplémentaire dans le protocole de restauration, ce qui peut allonger le
temps de traitement et augmenter la complexité du processus.
Risque de désadaptation marginale :
Si l’adhésif appliqué lors de l'IDS forme une couche trop épaisse, cela peut potentiellement
compromettre la précision de l'adaptation marginale de la restauration finale, nécessitant des
ajustements supplémentaires.
Nécessité de manipulations supplémentaires :
L'IDS requiert des manipulations supplémentaires, comme l'application de glycérine et une deuxième
polymérisation, ce qui peut introduire des sources d'erreur si ces étapes ne sont pas correctement
exécutées.
Coût :
En raison du temps et des matériaux supplémentaires impliqués, l'IDS peut augmenter le coût du
traitement pour le patient.
Formation de couches multiples :
L’application de l’adhésif lors de l’IDS crée une couche intermédiaire entre la dentine et la
restauration, ce qui peut parfois poser des défis si la restauration est mal adaptée ou si des retouches
sont nécessaires.
NB : le scellement dentinaire immédiat impose d’utiliser systématiquement un système adhésif photo
polymérisable. Les adhésif présentant une polymérisation dual ne doivent pas être prémier choix.
Parmi les adhésifs photpolymérisables ceux incorporant les charges (optibond FL kerr) en raison de
leur meilleure résistance mécanique sont recommandés car ils permettent l’utilisation d’une micro
abrasion par sablage préalable lors du collage.
La problématique liée à la polymérisation
le collage constitue l’ultime étape de l’assemblage de la restauration. La qualité de la polymérisation
se doit être la plus uniforme et la plus totale possible. Une polymérisation optimale confère à la
restauration les propriétés mécanique, la résistance, la durabilité réquises pour assurer une adhésion de
qualité forte et durable.
Une polymérisation incomplète de la colle conduit au contraire :
Une dureté et une résistance mécanique plus faibles
Une plus grande perméailité, aménant la diffusion d’eau au sein de l’interface
Une plus grande solubilité libérant des monomères non polymérisés et diminuant ainsi la
biocompatibilité
Un joint de collage de mauvaise qualité, au nanoleakage et microleakage augmenté.
Ces élément combinés peuvent être à l’origine de sensibilité post opératoires, de caries récidivantes
voir de la perte prématuré de la restauration.
Une polymérisation est optimale lorsque le degré de conversion, bien que n’atteignant pas les 100
pourcent est le plus important possible. Il représente le pourcentage de double liaison monométrique
en liaison simple polymétriques grâce à la réaction en chaine.
Malheureusement, l’opérateur ne dispose pas suffisamment d’indice clinique immédiat pour juger de
la qualité de la polymérisation . les colles durcissant d’abord à proximité de la source, la dureté en
surface ne reflète en rien la polymérisation en profondeur. Si la qualité de la polymérisation ne peut
être contrôlée plusieurs facteurs cliniques sont à prendre en compte : le type de restauration esthétique
en céramique, le type de lampe.
1. LA TRANSLUCIDITE
Pour que l’énergie apportée puisse traversée puisse activer la réaction en chaine de la polymérisation,
la lumière doit pouvoir traverser la céramique jusqu’aux matériaux de restaurations. Une céramique
translucide transmet la lumière alors qu’une céramique opaque la bloque par réflexion ou absorption.
Cette translucidité est déterminée par plusieurs facteurs tels que la structure cristallographique,
l’épaisseur, la couleur et la porosité ;

La translucidité des matériaux de restauration en dentisterie dépend de quatre facteurs


principaux :

1. Structure cristallographique : L'arrangement des cristaux dans le matériau influence


la manière dont la lumière le traverse. Une structure plus ordonnée augmente la
translucidité.
2. Porosité : Moins un matériau est poreux, plus il est translucide. La porosité diffuse et
absorbe la lumière, réduisant ainsi la translucidité.
3. Couleur : Les pigments utilisés pour ajuster la couleur du matériau peuvent diminuer
la translucidité, car ils absorbent davantage de lumière.
4. Épaisseur : Plus le matériau est épais, moins il est translucide. Les couches plus
minces permettent une meilleure transmission de la lumière.

Pour une même translucidité de base, plus les restaurations en céramique sont épaisse, moins elles
sont translucides. L’augmentation de l’épaisseur de la céramique entraîne une diminution
exponentielle de l’énergie lumineuse transmise. A titre d’exemple une énergie initiale de 800
Mw/cm2 après son passage au travers d’une céramique de base de leucite de 1,2, 3 mm n’est plus que
de 310, 160 et 80 mw/cm2 respectivement.
Au déla de 2mm d’épaisseur les céramique translucides de type empress (vitro céramique renforce a
la leucite) atténuent l’énergie apporter rendant la polymérisation du composite de collage
photopolymérisable insuffisante en profondeur. UNE POLYMERISATION DUAL EST ALLORS
CONSEILLER.
Pour les céramique de type EMAX (vitrocermique renforcer au disilicate de lithum), plus dense cette
atténuation s’observe à partir de 1mm seulement. La zircone, quant à elle, est encore moins
translucide que les vitrocéramiques. Elle ne permet plus une photopolymérisation suffisante dès
05mm d’épaisseurs. UNE ZIRCONE NON TEINTE EST COMPARABLE A UNE
VITROCERAMIQUE DE 2,5 à 3 mm d’épaisseur.
NB : l’atténuation de l’énergie lumineuse de la lampe à photopolymériser rend les colles duales
primordiales dans l’assemblage des restaurations indirectes épaisses. La chémopolymérisation,
uniforme même en profondeur, permet de compléter la réaction là où l’énergie lumineuse est trop
faible pour assurer une photopolymérisation optimale. La chémopolymérisation seule est moins
efficace, les composite de collage à mode de polymérisation dual restent fortement dépendants de
l’irradiation lumineuse initiale qui doit leur être fournie.
LE CHOIX DE LA LAMPE ;
Le choix de la lampe ainsi que la façon d’opérer du praticien peuvent permettre de contourner certains
obstacles liés à l’atténuation de l’énergie par la restauration.
Plusieurs critères sont en prendre en compte pour le choix de la lampe à polymériser.
 LA PUISSANCE
 LE SPECTRE D’EMISSION
 LA COLLIMATION DU FAISCEAU
 L’ANGULATION ET L’ENCOMBREMENT DU GUIDE LUMINEUX
En technique indirecte la densité de puissance ou irradiance est la puissance de la lampe/ surface du
guide, requise pour polymériser le matériau de collage à travers la céramique est de 700Mw/cm2.
La puissance de la lampe, généralement exprimée en milliwatts par centimètre carré (mW/cm²),
détermine la quantité d'énergie lumineuse délivrée à la résine composite.
LE SPECTRE D’EMISSION
Il doit quant à lui être large, pour être efficace sur la plupart des photo-initiateurs susceptible d’entrer
dans la composition des matériaux.

Le spectre d'émission se réfère à la gamme de longueurs d'onde émises par la lampe. Les
photoinitiateurs dans les résines composites réagissent à des longueurs d'onde spécifiques
pour déclencher la polymérisation. Il est crucial que la lampe couvre le spectre nécessaire
pour activer ces photoinitiateurs.

Les photoinitiateurs les plus courants, comme la camphoroquinone, réagissent à une longueur
d'onde d'environ 470 nm (bleu). Cependant, certaines résines contiennent des photoinitiateurs
qui nécessitent des longueurs d'onde comprises entre 400 et 500 nm. Une lampe à large
spectre, couvrant cette gamme, est donc préférable pour garantir une polymérisation complète
de tous les types de résines.

La collimation fait référence à la capacité de la lampe à concentrer le faisceau lumineux en un


rayon parallèle et uniforme. Une bonne collimation assure que l'énergie lumineuse est
délivrée de manière homogène sur toute la surface de la restauration, sans dispersion
excessive.

Exemple : Lors de la polymérisation d'une restauration à grande surface, comme une facette
ou une couronne, une lampe avec une bonne collimation garantit que chaque partie de la
résine reçoit une quantité égale d'énergie lumineuse. Cela évite une polymérisation inégale,
où certaines zones seraient insuffisamment durcies.

L'angulation et l'encombrement du guide lumineux sont essentiels pour atteindre


efficacement les zones difficiles d'accès dans la cavité buccale. Un guide lumineux bien
conçu permet au praticien de diriger la lumière directement sur la zone à polymériser, même
dans les régions postérieures ou interproximales.

Exemple : Dans le cas de restaurations postérieures, où l'accès est souvent limité par les
structures anatomiques, un guide lumineux angulé et de petite taille permet au praticien de
positionner la lampe de manière optimale. Cela garantit que l'énergie lumineuse atteint
directement la résine composite sans interférence, assurant ainsi une polymérisation
complète.

Le choix de la lampe de photopolymérisation ne doit pas être pris à la légère, car il influence
directement la qualité et la durabilité des restaurations. La puissance, le spectre d'émission, la
collimation du faisceau, ainsi que l'angulation et l'encombrement du guide lumineux sont des
critères essentiels pour garantir une polymérisation efficace, même face aux défis posés par
l'atténuation de l'énergie lumineuse à travers différents matériaux restaurateurs. En choisissant
judicieusement ces paramètres, le praticien peut optimiser la qualité des soins et prolonger la durée
de vie des restaurations.

Trois types de lampes existent sur le marché :

Les lampes Xenon-plasma

Les lampes à halogène

Et les lampes diode électroluminescentes.

Quel que soit le systèmes lumineux adopté, un contrôle régulier de sa puissance doit être
réalisé à l’aide d’un radiomètre. Ce contrôle de la puissance passe également par le contrôle
visuel de l’embout applicateur qui doit être propre dénué de composite .

Les lampes Xenon-plasma

 Fonctionnement : Ces lampes utilisent un gaz xénon à haute pression qui, sous l'effet
d'une décharge électrique, produit un faisceau lumineux intense et large, couvrant un
large spectre de longueurs d'onde.
 Avantages :
o Très rapide : ces lampes peuvent polymériser la résine en quelques secondes
grâce à leur puissance élevée.
o Large spectre : elles couvrent une grande gamme de longueurs d'onde, ce qui
les rend efficaces pour presque tous les types de photoinitiateurs dans les
résines composites.
 Inconvénients :
o Coût élevé : elles sont souvent plus chères que les autres types de lampes.
o Chaleur excessive : elles peuvent produire beaucoup de chaleur, ce qui
nécessite un refroidissement pour éviter d'endommager les tissus dentaires.
o Elle entraine par ailleurs d’importantes contractions de prise.

Exemple d'utilisation : Elles sont utiles dans les situations où une polymérisation très rapide
est nécessaire, par exemple dans des restaurations multiples ou complexes.

Les lampes à halogène

Elles sont également appelé lampes halogène-quartz-tungstène : les lampes halogène ont été
les premières à être utilisées.
 Fonctionnement : Ces lampes utilisent un filament de tungstène dans une atmosphère de
gaz halogène. Lorsqu'elles sont allumées, elles émettent une lumière blanche qui est filtrée
pour ne laisser passer que les longueurs d'onde nécessaires à la polymérisation. Les propriétés
optiques de la lampe a halogène sont directement dépendant de la qualité du filtre et du
filament dont la durée est limitée. Leur puissance de sortie varie de 500 à 600 Mw/cm2
 Avantages :

 Coût modéré : elles sont généralement moins chères que les lampes xénon-plasma.
 Spectre large : elles émettent un spectre relativement large, utile pour activer divers
types de photoinitiateurs.

 Inconvénients :

 Durée de vie limitée : les lampes halogènes ont une durée de vie plus courte et
nécessitent un remplacement plus fréquent.
 Chaleur : comme les lampes xénon-plasma, elles produisent également une chaleur
significative, nécessitant un refroidissement.
 Temps de polymérisation plus long : elles nécessitent généralement un temps plus
long pour polymériser la résine.

LED

 Fonctionnement : Ces lampes utilisent des diodes électroluminescentes pour


produire une lumière bleue dans une gamme spécifique de longueurs d'onde, adaptée
aux photoinitiateurs les plus courants comme la camphoroquinone. Contrairement aux
autres lampes les lampes LED ne nécessitent pas de filtres. L’évolution en termes
d’éfficacité et d’ergonomie a conduit à l’apparition progressive de plusieurs
générations de lampe à LED .
 Avantages :
o Efficacité énergétique : elles consomment moins d'énergie et génèrent moins
de chaleur que les autres types de lampes.
o Longue durée de vie : les LED ont une durée de vie beaucoup plus longue,
réduisant les besoins de remplacement.
o Portabilité : leur petite taille et leur faible consommation d'énergie les rendent
faciles à manipuler et à transporter.
 Inconvénients :
o Spectre limité : les LED classiques n'émettent pas dans toute la gamme des
longueurs d'onde, ce qui peut être un inconvénient pour certaines résines
spécifiques nécessitant des longueurs d'onde en dehors de la plage d'émission
de la LED.
o Prix : bien que leur coût ait diminué, les LED de haute qualité peuvent encore

être coûteuses

LE COLLAGE AUX TISSUS NATURELS


Deux tissus naturels sont susceptibles de subir les protocoles d’adhésion : l’émail et la
dentine.
Si l’email garantit d’excellente valeurs d’adhérence jusqu’à 30 MPa, le collage dentaire reste
aujourd’hui encore un défi.
LE COLLAGE DE L EMAIL
PRINCIPE
Le défi de coller sur la substance amélaire a été résolu au milieu des années 1950 grâce au
concept de mordançage proposé par BUONOCORE resté inchangé depuis. Et ce principe
reprend plus largement la théorie de l’encrage mécanique de MCBAIN qui reste la plus
ancienne des théories de l’adhésion. Le mordançage amélaire nécessite l’acide
orthophosphorique de 32 à 40 pourcent. Appliquer pendant 15 à 30 seconde elle touche une
profondeur de 10 micron et traduit cliniquement par un aspect blanc crayeux. L’augmentation
du temps de mordançage accrois la rugosité de surface mais n’entraine pas une hausse des
valeur d’adhérence.
LES SYSTEME ADHESIF : MR VERSUS SAM
Le mordançage à l’acide phosphorique est la clé d’une adhésion amélaire forte et durable.
Cliniquement le mordançage amélaire sélectif à l’acide phosphorique combiné à une approche
automordançant plus douce au niveau dentinaire aboutit à de meileur résultats à long terme
qu’une approche automordançante simple.
CAS PARTICULIER
Email carié :
L’adhérence de l’émail déminéralisé est plus faible que celle a l’email sain.
Email fluorotique
Un mordançage de 15 à 30 secondes peut être recommandé pour les formes légères à modérés
avec des micro abrasion par fraisage au préalable. A l’inverse il est important de préserver
l’émail de surface à un sévère, donc les systèmes adhésifs automordançants à base de
monomère hydrophile seraient alors a privilégier.
Amélogenèse imparfaite
L’amélogénèse dans sa forme hypoplasique est une anomalie quantitative, les formes
hypomatures et hypocalcifié sont qualitative. Ces deux formes compromettent la qualité de
l’adhésion. Deux approches sont à privilégier pour limiter les échecs.
L’approche automordançante douce, pour le les restaurations esthétique en ceramique collés
L’approche a mordançage- rinçage avec application d’hypochlorite de sodium a 5 pourcent
durant 1minute après mordonçage et avant application de l’adhésif pour les restaurations
esthétique en céramique.
Collage de la dentine

La microstructure anatomique de la dentine montre des tubules


dentinaires, des canaux cylindriques de 1 à 2 μ de diamètre, allant de
la pulpe à la jonction dentino-émail (DEJ) dans la couronne et à la
jonction cémento-dentinale (CEJ) dans la racine. Une couche de
dentine intertubulaire entoure individuellement ces tubules. Les
fibrilles de collagène calcifiées mesurent 50 à 100 μ de diamètre
moyen et constituent la structure de base de la dentine ; ils sont
orthogonaux aux tubules et forment un réseau matriciel intertubulaire
dentine.
l'AP déminéralise la dentine péritubulaire et intertubulaire, exposant
une matrice riche en fibrilles de collagène de type I. 2 , 9 L'acidité élevée
du PA peut induire des changements structurels dans le collagène
dentinaire 6 et activer les formes inactives des protéases dentinaires
endogènes associées à la dégradation résine-dentine. 10 Il a été
démontré que la profondeur de déminéralisation de la dentine n'est
pas corrélée à l'efficacité de la liaison, 10 ce qui conduit à des stratégies
telles que des temps d'application courts, 6 des concentrations d'acide
plus faibles, 11 et l'utilisation de conditionneurs de surfaces dentaires
alternatifs. D
LE COLLAGE DE LA DENTINE
LE DEFI
Buonocore qui en 1955 propose le principe du mordancage de l’email tente 1
an plus tard le mordancage de la dentine a l’acide chlohydrique sans succès
adhésion 3MPa.
PRINCIPE
Les tenant de l’adhesion dentinaire résident dans la capacité de l’adhésif à :
 Pénétrer les tubuli dentinaire, créant ainsi les brides de resine ou tags qui
qui en ancrent mécaniquement la résine à la dentine.
 Infiltrer les fibres de collagène exposées à la surface de la dentine
intertubulaire déminéralisée creant ainsi une couche hybrid
 Les infiltration intratubulaire et intertubulaire et ancrage micromécanique
sont éssentielles pour une adhésion de qualité. Ce sont les éléments clés
de l’adhésion.
MORDANCAGE DE LA DENTINE
Comme au niveau amélaire, un mordancage est nécessaire. La dentine étant
moins minéralisé que l’émail, le mordancage sera réduit de 30 a 15 seconde.
Il aura pour but d’augmenter la mouillabilité et la rugosité dentinaires. Il
permet en effet :
 d’éliminer la boue dentinaire
 de déminéraliser la dentine péritubulaire, augmantant ainsi le
diamètre des tubuli
 de déminéraliser la dentine intertubulaire, exposant ainsi les fibrilles
de collagène.
INFILTRATION DES TUBULI : création des brides de résine
Les tubuli dentinaires étant remplis de fluide, l’adhésion dentinaire est en
relation directe avec la permeabilité dentinaire.
La densité et le diamètre des tubuli étant plus élévés en s’approchant de la
pulpe, on pourrait supposer que les brides de résine sont plus importantes pour
les cavités profondes. Mais l’augmentation de la perméabilité dentinaire conduit
à une perfusion continue du fluide dentinaire vers la surface sous l’éffet d’une
pression intrapulpaire. L’eau résiduelle qu’il est impossible d’éliminer lorsque
les cavités sont profondes affaiblit nécessairement le joint de colle.
INFILTRATION DES FIBRILLES DE COLLAGENE : création de la cou
Couche hybride élément clé de l’adhésion.
LA COUCHE HYBRIDE se forme lorsque les monomères adhésifs infiltrent les
fibrilles de collagènes de la dentine déminéralisée. Sur un plan historique
KRAMER ET MCLEAN obervent en 1952 sur une couche intermédiaire entre
la dentine et la résine de restauration de l’époque SERVITON.
L’épaisseur de la couche hybride dépend du type de dentine saine sclérotique ou
cariée.
MR VERSUS SAM
Selon le système adhésif choisi deux options se présentent au praticien.
1 l’élimination de la boue dentinaire par un mordancage acide ce sont les
systhème MR
2 LE recours à des agents de mordoncage moins forts capable de pénétrer à
travers la boue dentinaire et d’agir jusqu’à la matrice dentinaire sous jacente. Ce
sont les SAM
Quelques soit le systhème utilisé, le caractère hydrophile du réseau collagénique
nécessite l’utilisation d’un agent de couplage ou primer entre la dent hydrophile
et l’adhésif hydrophobe. Il peut être appliquer séparement MR3 ou en meme
temps que l’adhesif.
La couche hybride varie de 0,5 a 4 micrometre d epaisseur selon le systhème
adhésifs utilisé.
L’acidité des SAM influent la profondeur d’interaction avec la dentine
autrement dis l’épaisseur de la couche hybride.
PH 1 Acide fort 3 à 4 micron
PH entre 1 ET 2 moyen 1 A 2 micrometre d interaction
PH sensiblement egale 2 1 Micrometre d interaction
PH supérieur a 2,5 quelques nanomètre dinteraction.

SYSTHEME MR ET NOTION WET BONDING


Le système MR déminéralisent la surface la surface derntinaire avant
l’infiltration résineuse visant à créer la couche hybride. Les MR 3 et 2 sont
reconnus pour être opérateur dépendants et très sensible a la technique de mise
en œuvre. Plusieurs éléments sont susceptible d’influencer la qualité de
l’interface obtenue :
Un temps de mordancage
L’intensité du séchage après mordancage.
Un temps de mordancage excessif est préjudiciable. Il entraine une
déminéralisation trop profonde pour le systhème adhésif qui sera incapable
d’infiltré toute la hauteur de la dentine déminéralisée. Ce phénomène appelé
nanoleakage crèe des vides sous la couche de collage à l’origine d’éventuelles
sensibiltés postpopératoire.
Par ailleurs le mordancage est suivi par un rincage et un séchage dont le
contrôle au niveau de la dentine est délicats. La gestion du degré d’humidité
dans la formation et la qualité de la couche hybride est essentielle : il faut sécher
la dentine mais sans la dessécher.
En effet l’infiltration résineuse au sein de la toille collagénique exposée après
déminéralisation dentinaire dépend de sa microporosité autrement dit de son
taux d’humidité. C’est le principe du collage humide ou wet bonding ; si le taux
d’humidité s’avère insuffisant, les fibrilles s’éffondrent et se collapsent, devant
un support alors inapte a subir un e infiltration résineuse durable. Si au contraire
il est excessif, un phenomene de surmouillage empêche la résine de pénétrer au
sein du réseau de collagénique et des tubuli. Il se forme alors des cloques à la
surfaces de la couche hybride ou les phases hydrophili et hydrophobe sont
séparées ; le degré précis d’humidité qui doit être gardé après le conditonnement
de la surface dentinaire est difficile à déterminer. TAY et al definissent ainsi
une fénêtre d’opportunité pour laquelle l’humidité est théoriquement idéale.
Cliniquement plusieurs techniques peuvent être recommandées :
L’application d’un bref jet d’air en aucun cas prolongé ou exessif
Le tamponnement qui reste la méthode la plus sûre pour obtenir le degré
optimal d’humidité.
Le tamponnement consiste en un séchage modéré de la préparation a l’air
comprimé puis au passage d’un applicateur humide pour absorber l’eau en
excès et l’humidifier les zones trop seches. L’applicateur peut être un boule e
coton ou une microbrosse préalablement imprégnée d’eau voire, mieux de
chlorhexidine, puis essorée sur un papier absorbant sec.
SAM
Les SAM ont été développé justement pour palier au difficulté de gestion du
taux d’humidité. Des monomère acides déminéralise et infiltrent simultanement
la dentine. Cette déminéralisation est moins aggrésive limite les risques de
sensibilité post opératoires. La boue dentinaire dite hybridée subsiste en effet
elle ne mettant jamais a nue les tubuli. Cette approche est indiqué en cas de
proximité pulpaire.
Lorsque l’approche automordancante est privilégiée il convient de mordancer
sélectivement l’émail à l’acide orthophosphorique afin de garantir l’étanchéité à
long terme. Et cette application doit être uniquement au niveau de l’email.

Cas particulier :
La dentine cariée affectée
La cavité preparée pour une restauration quelle soit direct ou indirect, résulte de
la dépose d’anciennes obturations et ou l’excavation carieuse, laissant persister
un fond de dentinaire différent d’une dentine normal. Il s’agit en effet de
dentine affectée exposée après élimination de dentine affecteé ramollie pour
laquelle la force de collage est moindre, quel que soit le type de système
adhésif.
La diminution des valeurs d’adhérence au sein de la dentine affectées peuvent
s’expliquer par:
Une diminution de la force de cohésion au sein de la dentine affecté par rapport
a l’interface dentine colle.
La porosité de la couche hybride et propension à la dégradation à long terme
 SAM fort PH inférieur 1 dissolvent la dentine intertubulaire de façon plus
importante que les SAM doux. Ce qui a pour conséquence une
augmentation préjudiciable de l’humidité et des porosité au sein des
fibrilles de collagène.
 Quant aux SAM doux pour maximiser leur action certains auteurs ont
proposés l’utilisation de l’hypochlorite de sodium à 6 pour-cent, ainsi que
l’acide hypochloreux. Respectivement pendant 15 seconde et 5 seconde.
Elle permettrait d augmenter les force d’adhésion.
 Certains adhésifs automordancants présentent des monomères
fonctionnels acide capable interagir avec les cristaux d’hydroxyappatite
et le collagène, elle sont à base de 10 MDP plus doux que le 4 META.
Elle maintiendrais les cristaux d’hydroxyde apatite autour du réseau
collagénique. Il est également démontrer que certains SAM2 a basse de
10 MDP sont capable de inhibé la formation de la carie dentaire.
RESUMER
Que ce soit pour les systèmes MR ou SAM, les problématique du collage à
la dentine affectée sont liées à son humidité à sa déminéralisation et à sa
boue dentinaire resistante. Les systèmes MR et les automordançant fort sont
trop aggressif pour la dentine intratubulaire. A l’heure actuelle, les SAM2
doux a base de 10 MDP qui déminéralise et ilnfiltre la dentine a même temps
sont plus apte a établir un collage avec la dentine affectée.
DENTINE SCLEROTIQUE
Dimunition des valeurs d’adhérence jusqu’a 25% selon certains auteurs, par
rapport à la dentine saine et ceci quelque soit le type de système adhésif
utilisés.
La dentine sclérotique est hyperminéralisée avec des tubuli en partie ou
totalement obsturés par des dépôt minéraux qui inhibe la formation du bride
de résine. Même avec une eaugmentation du temps d application des gel de
mordancage des gel de mordancage des système MR il est imposible de
degager les entrer canalaires au contraire cela provoquerais une inégalité
d’épaisseur de la couche hybride.
RESUME
Les SAM 2 doux à monomère foctionnel à base de 10 MDP sont à
privilégier
NB Contrairement aux SAM ET MR les ciment verre ionomère ne voient
pas leur valeur d’adhérence diminuer en présence de la dentine sclérotique.
Certain auteurs recommande l’utilisation du CVIMAR en présence de lésion
d’origine non carieuse ?
DENTINE DYSCHROMIE PAR DES OXYDES METALLIQUES
Lors de la dépose d’anciennes restauration en amalgame la dentine sous-
jacente est souvent dyschromie en raison soit d’une carie arrêtées soit de
produit de corrosion ayant infiltrés les tissus.
Bien que la structure des tubulaire soit normal, l’adhésion sur la dentine noir,
envahie par des d’ions métalliques issus de l’amalgame, n’est pas aussi forte
que celle obtenue sur une dentine saine. Les auteurs énoncent plusieurs
raisons :
La réduction de la perméabilité dentinaire, ce qui interfèrerait avec
l’infiltration de la résine.
Les éléments métalliques pourraient être liés à la surface des fibrilles de
collagènes.
Les ions issus de la corrosion affecteraient la polymérisation des monomères
Les métaux lourds réduisent la solubilité en milieu acide de la boue
dentinaire la rendant moins mordançable qu’une boue dentinaire normale.
Nb la dentine dyschromiée molle doit être éliminée avant collage .
DENTINIGENESE IMPARFAITE
En cas de dentinogenèse imparfaite, le collage est fortement compromis. En
particulier, la JAD déficiente entraine le délitement de l’émail. Les
thérapeutique s’oriente plutôt vers des options conventionnelles
périphériques, plus invasives mais plus durables.
COLLAGE DU CEMENT
Quel que soit le type d’adhésifs MR SAM les forces d’adhérences sont
moindres lorsque le collage est effectué sur le cément ; les fibre de collage
qui sy trouvent entravent l’infiltration résineuse ;
RECONSTITUTION CORONO-RADICULAIRE
1 reconstitution corono-radiculaire collées et fibrées
L’interface des reconstitutions corono-radiculaire collées et fibré se situe
dans la partie coronaire où le composite de reconstitution fait face au
composite de collage. Les deux matériaux étant de même nature chimique,
leur liaison ne pose pas de problème particulier, le gardient d’adhérence est
lié aux tissus dentaires restants. Rechercher
2 reconstitutions corono radiculaire céramisées
La couche de vitrocéramique qui recouvre les reconstitutions
coronoraduculaire céramisé constitue une interface identique à celle qui peut
être rétrouvée sur l’interface colle/restauration céramique esthétique. Elle
doit être traitée de façon similaire neamoins l’utilisation de l’acide
fluorhydrique est dangereux en bouche et interdit en bouche, donc le
mordançage doit être entrepris avant le scellement de la reconstitution
coronoradiculaire céramisée. Si celle-ci nécessite des retouches après sa mise
en place elle sera simplement nettoyée à l’acide ortho phosphorique avant
d’être conditionné au silane.
3 reconstitutions corono radiculaire métalliques coulées :
Le traitement de surface du métal influence grandement la qualité et la force
du lien avec le matériau d’assemblage.
Quatre catégories d’alliage peuvent être utilisées pour les reconstitution
corono radiculaire coulées .
 Les alliages précieux hight noble. Les métaux nobles à savoir l’or et
les %R du groupes platine( platine palladium rhodium iridium osmium
ruthénium) les métausx nobles sont présent a plus de 60% pour les
alliage du platine et 40 % pour l’or .
 les alliage du titane sont présente une proportion de métaux noble à
plus de 85%
 les alliages semi précieux noble: les métaux noble y sont présent a
plus de 25%
 Les alliages non précieux : les métaux nobles du groupe de l’or et du
platine y sont présent en proportion inférieur à 25 % .
Les reconstitution corono radiculaire métalliques coulées nécessite un
traitement de surface.
Deux procédés des préparation de surface métallique
1. Sablage à l’oxyde d’alumine Alo3 avec application d’un primer
métallique.
2. Sablage à l’oxyde d’alumine modifié à la silice avec application de
silane.
Sablage à l’oxyde d’alumine avec application de primaire métallique.
Selon certain auteurs les métaux non précieux ne réquièrent pas une taille
précise des particules.
Les métaux précieux nécessites, d’après certains auteurs, un sablage plus fin à
50 Micromètre. Les primaires, appliqués après sablage, sont porteurs d’une
fonction spécifique capable d’interagir avec le métal.
 La fonction phosphate : pour les métaux non précieux et le titane, ceux-ci
ayant une grande affinité pour l’acide phosphorique. Le 10 MDP, présent
dans les primaires destinés à ce type d’alliages, est également contenu
dans certaines résines de collage.
 La fonction contenant du soufre pour les métaux précieux et semi
précieux ces derniers réagissant aisément avec les composés sulfurés.
Sablage à l’oxyde d’alumine modifié à la silice avec application de
silane.
Ce type de sablage repose sur le principe de la tri biochimie : l’utilisation
d’énergie mécanique (cinétique) permet la création d’un lien chimique. Les
systèmes cojet version praticien ou Rocatec version laboratoire de la société
3M ESPE utilisent cette approche. Des particules d’alumine de 30
micromètre pour le cojet et 110 micromètre pour le rocatec enrobées de
silice sont projetées à grande vitesse sur le métal ; permettant aux particules
de silice de s’incorporées à la surface sur une profondeur de 15 micromètre.
Il se crée ainsi un revêtement de silice à la surface du métal capable de
produire des liaisons chimiques fortes avec le silane.
NB l’association sablage a l’alumine modifié à la silice et silane donne de
bon résultats en termes d’adhérence.

Pour les métaux non précieux, les particules modifiées de 110 micromètre du
système ROCATEC en raison d’une plus grande rugosité de surface induite
donne de meilleurs résultats que celle de 30 micromètre Cojet
Autres chose, les primaires métalliques, à fonction phosphate et soufrée sont
incompatible avec les particules d’alumine modifiées à la silice.
Les métaux non précieux ne doivent pas être nettoyés à l’acide
orthophosphérique qui empêcherait les primaire métalliques d’interagir avec
la surface du métal,.
traitement du substrat prothétique
Céramiques mordançables
Ce sont des céramiques qui contiennent en quantité plus ou moins
importante des silicates. Cette phase vitreuse peut être mordancée par
un acide fort, l’acide fluorhydrique, qui permet de créer un relief
propice au collage.

Le collage des dents pulpés


Le choix du système adhésif est principalement lié aux aspect biologiques.
Les SAM auto mordançant sont utilisé lorsque la préparation expose la dentine
ou encore à proximité pulpaire.
MR lorsque la préparation est amélaire facette ou lorsque vous avez une
rétraction de la pulpe comme le cas des personnes âgés.

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