Généralités sur les suites numériques
1ère BAC SE
Pr : Elmokhi Hicham
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Table des matières
1 Généralités sur les Suites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1 Premières définitions 5
1.1.1 Suite de nombres réels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2 Modes de présentation d’une suite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.3 Suites majorées - minorées - bornées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.4 Suites monotones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2 Suites arithmétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.0.1 Relation entre deux termes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.1 Somme des termes consécutifs 7
3 Suites géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.0.1 Relation entre deux termes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.0.2 Somme des termes consécutifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
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1. Généralités sur les Suites
1.1 Premières définitions
1.1.1 Suite de nombres réels
Définition 1.1.1 Une suite de nombres réels est une fonction d’une partie I de l’ensemble N à valeurs dans
R.
U : I −→ R
n 7−→ U(n) = Un
• La suite U est notée (Un )n∈I ou (Un ).
• L’image U(n) est notée Un et appelée le terme général de la suite (Un ).
■ Exemple 1.1 Soit (Un ) la suite définie pour tout entier naturel n(n ∈ N) par : Un = 2n
- Le premier terme de (Un ) est U0 = 2 × 0 = 0.
- Le deuxième terme de (Un ) est U1 = 2 × 1 = 2.
- Le cinquième terme de (Un ) est U4 = 2 × 4 = 8.
- Déterminer, en fonction de n, l’expression de Un+1 et U2n .
■
1.1.2 Modes de présentation d’une suite
Une suite peut être définie par :
• Son terme général ; c’est à dire en fonction de n (l’exemple précédent).
• Une relation permettant de calculer un terme à l’aide du terme précédent. Cette relation est appelée
relation de récurrence.
■ Exemple 1.2 Soit (Un ) et (Vn ) deux suites définies par :
U0 = −3 V1 = 2,V2 = 0
et
Un+1 = 4Un + 7; n ≥ 0 Vn+2 = 2Vn +Vn+1 ; n ≥ 3
6 Chapitre 1. Généralités sur les Suites
1. Calculer U1 ,U2 ,U4 ,V3 et V4
■
1.1.3 Suites majorées - minorées - bornées
Définition
1. Une suite (Un )n∈I est dite majorée si : (∃M ∈ R)(∀n ∈ I) Un ≤ M.
2. Une suite (Un )n∈I est dite minorée si : (∃m ∈ R)(∀n ∈ I) m ≤ Un .
3. Une suite (Un )n∈I est dite bornée si elle est majorée et minorée.
1
■ Exemple 1.3 1. 1. Soit (Un )n≥2 la suite définie par : Un = √
n−1
a. Déterminer le premier terme de la suite (Un ). √
b. Montrer que (Un ) est minorée par 0 et majorée par 2.
(
V0 = 1
2. Soit (Vn ) la suite définie par : 1
Vn+1 = Vn − 1; n ≥ 1
2
Montrer, par récurrence, que (Un ) est minorée par -2 .
■
Corollaire
Une suite (Un )n∈I est bornée s’il existe un réel k tel que :
∀n ∈ I, |Un | ≤ k
1.1.4 Suites monotones
Définition 1.1.2 1. Une suite (Un )n∈I est dite croissante si : (∀n ∈ I) Un ≤ Un+1 .
2. Une suite (Un )n∈I est dite décroissante si : (∀n ∈ I) Un ≤ Un+1 .
3. Une suite (Un )n∈I est dite constante si : (∀n ∈ I), Un = Un+1 .
■ Exemple 1.4 Étudier la monotonie de chacune des suites (Un )n≥0 , (Vn )n≥1 et (Wn )n≥0 définies par :
n
2n − 1 1 W0 = 2
Un = ; Vn = 4 ;
n+4 3 Wn+1 = Wn − 3n; n ≥ 1
■
2. Suites arithmétiques
Définition 2.0.1 Une suite (Un )n∈I est dite arithmétique s’il existe un réel r tel que pour tout entier n de I :
Un+1 = Un + r
Le réel r est appelé le raison de la suite (Un )n∈I .
■ Exemple 2.1 Indiquer parmi les suites définies ci-dessous celles qui sont des suites arithmétiques :
1. ∀n ∈ N,Un = 3n + 5.
2. ∀n 2
∈ N,Vn = n .
W0 = −1
3.
Wn −Wn+1 + 3 = 0; n ≥ 1
■
2.0.1 Relation entre deux termes
Propriété 2.0.1 Soit (Un )n∈I une suite arithmétique de raison r.
∀(n, p) ∈ I 2 ,Un = Up + (n − p)r
1
■ Exemple 2.2 1. Soit (Un )n>1 une suite arithmétique de raison r = et de premier terme U2 = −3.
2
Déterminer Un le terme général de la suite (Un ).
2. Soit (Vn )n∈N une suite arithmétique. Déterminer son raison r, sachant que U0 = 5 et
U8 = −16
2.1 Somme des termes consécutifs
8 Chapitre 2. Suites arithmétiques
Propriété 2.1.1 Soit (Un )n∈I une suite arithmétique de premier terme Un0 .
1. La somme des termes consécutifs de la suite (Un )n∈I compris entre le rang n0 et le rang n est égale
à:
n − n0 + 1
Un0 +Un0 +1 + · · · + +Un = (Un0 +Un )
2
i=n n+1
2. En particulier, si n0 = 0 : ∑ Ui = U0 +U1 + · · · +Un = (U0 +Un )
i=0 2
U0 = 2
■ Exemple 2.3 On considère la suite (Un ) définie par :
Un+1 = Un + 5; n ≥ 1
1. Montrer que pour tout entier n de N : Un − 2 = 5n.
i=n−1
2. Calculer la somme Sn = ∑ Ui = U1 + · · · +Un−1 .
i=1
■
3. Suites géométriques
Définition 3.0.1 Une suite (Un )n∈I est dite géométrique s’il existe un réel q tel que pour tout entier n de I :
Un+1 = q ×Un
Le réel q est appelé le raison de la suite (Un )n∈I .
■ Exemple 3.1 Indiquer parmi les suites définies ci-dessous celles qui sont des suites géométriques :
3
1. ∀n ∈ N,Un = n .
2
2. ∀n
∈ N,Vn = −3n.
W0 = −1
3.
2Wn − 3Wn+1 = 0; n ≥ 1
■
3.0.1 Relation entre deux termes
Propriété 3.0.1 Soit (Un )n∈I une suite géométrique de raison r.
∀(n, p) ∈ I 2 ,Un = Up × q(n−p)
√
■ Exemple 3.2 1. Soit (Un )n≥0 une suite géométrique de raison q = 3 et de premier terme U0 = 1.
Déterminer Un le terme général de la suite (Un ).
1
2. Soit (Vn )n∈N une suite géométriques. Déterminer son raison q, sachant que U4 = et U1 = 1.
27
■
3.0.2 Somme des termes consécutifs
Propriété 3.0.2 Soit (Un )n∈I une suite géométrique de raison q et de premier terme Un0 .
1. Si q ̸= 1, alors sa somme des termes consécutifs de la suite (Un )n∈I compris entre le rang n0 et le
10 Chapitre 3. Suites géométriques
rang n est égale à :
1 − q(n−n0 +1)
Un0 +Un0 +1 + · · · +Un = Un0
1−q
2. Si q = 1, alors on obtient : Un0 +Un0 +1 + · · · + +Un = (n − n0 + 1)Un0 .
i=n 1 − q(n+1)
R En particulier, si n0 = 0 : ∑ Ui = U0 +U1 + · · · +Un = U0 .
i=0 1−q
(
U0 = 1
■ Exemple 3.3 On considère la suite (Un ) définie par : 1 2
Un+1 = Un − ; n ≥ 1
2 3
4
On pose pour tout n de N : Vn = Un +
3
1. Montrer que (Vn ) est suite géométrique et préciser son raison et son premier terme.
2. Déduire, en fonction de n, l’expression de Vn , puis celle de Un .
3. Calculer les deux sommes suivantes :
i=n i=n
S1 = ∑ Vi = V0 + · · · +Vn−1 et S2 = ∑ Ui = U0 + · · · +Un
i=0 i=0
■
Méthodologie :
Pratiquement. Pour montrer qu’une proposition P(n) dépendant d’entier naturel, est vraie pour tout entier
supérieur ou égale à un entier fixé, on peut utiliser « un raisonnement par récurrence» dont la démonstration
se déroule en trois étapes :
✓ Initialisation : Montrer que la proposition P (n0 ) est vraie
✓ Hérédité : Soit n ≥ n0 fixé. Montrer que l’implication P(n) ⇒ P(n + 1) est vraie (Pratiquement, on
suppose P(n) est vraie et on montre que P(n + 1) est vraie)
✓ Conclusion : l’assertion P(n) est vraie pour tout entier n ≥ n0
■ Exemple 3.4 Montrer que (∀n ∈ N) ; 4n − 1 est une multiple de 3 ■