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Datamining contre la fraude fiscale en Afrique

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DATAMANING

FACE À LA FRAUDE FISCALE EN AFRIQUE, LA


DATAMINING PEUT-ELLE ÊTRE UNE SOLUTION ?
L'une des applications de la datamining en fiscalité consiste à recourir au croisement des bases de
données pour mieux repérer certaines pratiques frauduleuses.

En évoquant cette technique, me vient à l'esprit un cas rocambolesque de fraude fiscale découvert en
Côte d'Ivoire.

Monsieur X est installé sur un marché de banlieue d'Abidjan comme vendeur de ciment. Officiellement,
il relève du régime de l'impôt synthétique, applicable aux contribuables du secteur informel (50 millions
de FCFA-76.225 Euros- maximum de chiffre d'affaires).

Comme local professionnel, Monsieur X dispose d'un magasin exiguë de 16m² où viennent
s'approvisionner quelques ouvriers du quartier.

L'activité telle que décrite ci-dessus est en cohérence avec le régime d'imposition de Monsieur X.

En pratique cependant, Monsieur X réalise un chiffre d'affaires de quelques Milliards de FCFA (1


Milliard FCFA = 1.524.490 Euros). Comment cela peut-il être possible ?

En réalité, Monsieur X dispose d'un compte client auprès de la quasi-totalité des usines de ciments
d'Abidjan. Lorsqu'il reçoit des commandes importantes, il acquiert la marchandise directement à l'usine
et la fait livrer sur les chantiers de ses clients ; sans transiter par son magasin du marché.

Le juteux business de Monsieur X aurait pu prospérer pendant longtemps s'il n'avait été dénoncé par
une source anonyme. Mais combien de Monsieur X continuent d'opérer en toute impunité ?

Cette pratique aurait pu être rapidement découverte par le croisement des données déclarées par
Monsieur X avec les états de ventes des entreprises de ciment.

Les administrations fiscales africaines disposent elles de moyens suffisants de recoupement ?

La question reste posée.

@Jean Enokou, Expert Fiscal, +225 77 74 82 04

Altior Partners | Conseil Juridique & Fiscal


Abidjan Bietry Bd Marseille, +225 21 22 27 20
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Abidjan, février 2020.

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