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Devoir de Mathématiques Tle - DS1 2024

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Nom :

Prénom : MATHEMATIQUES /14 3 Octobre 2024


Classe : Tle Devoir Surveillé 1 1 heure 40 minutes
Les questions et/ou exercices précédées du symbole  ne sont pas à traiter par les élèves disposant d’un tiers-temps.
Le sujet est composé de quatre exercices indépendants.
Le candidat est invité à faire figurer sur la copie toute trace de recherche, même incomplète ou non fructueuse, qu’il aura développée.
Il est rappelé que la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
La présentation de la copie ainsi que l’utilisation d’une copie double comptera pour 0,5 points.

Exercice 1 — Démonstration par récurrence (2,5 points)



n
1 1
Pour tout entier n ⩾ 1, on pose Sn = . Montrer que, pour tout n ⩾ 1, Sn = 1 − .
k(k + 1) n+1
k=1

Exercice 2 — Calculs de limites (4 points)


Déterminer les limites des suites ci-dessous dont on donne le terme général.
(−1)n √ ( )n
 1. un = −5n2 + 2n − 7  3. sn = + n 115 3
n+7 5. rn = +
120 n
2n2 + 3 cos(n) 4 − 2n2
2. tn = 4. vn = 3
n2 + 8 2n − 6n

Exercice 3 — Vrai ou Faux (2 points)


Pour chaque proposition, indiquer si elle est vraie ou fausse et proposer une démonstration pour la réponse indiquée.
Dans le cas d’une proposition fausse, la démonstration constituera à fournir un contre-exemple.
1
1. Si une suite (un ) converge vers 0, alors la suite (vn ) définie par vn = tend vers +∞.
un
1
2. Si une suite (un ) tend vers +∞, alors la suite (vn ) définie par vn = converge vers 0.
un
 3. Si une suite (un ) converge vers 0, alors la suite (vn ) définie par vn = nun converge vers 0.

4. Si une suite (un ) tend vers +∞ et une suite (vn ) est convergente,
alors la suite (wn ) définie par wn = un vn tend vers +∞.

Exercice 4 — Suites mêlées (5 points)


{ 
u0 = 16  un+1 = 3un + 2vn
On considère les suites (un ) et (vn ) définies par : et pour tout entier n : 5
 v un + vn
v0 = 5 n+1 =
2
 1. Calculer u1 et v1 .

2. On considère la suite (wn ) définie pour tout entier n par : wn = un − vn .


a. Démontrer que la suite (wn ) est géométrique de raison 0,1.
En déduire, pour tout entier naturel n, l’expression de wn en fonction de n.
b. Préciser le signe de la suite (wn ) et la limite de cette suite.
3. a. Démontrer que, pour tout entier naturel n, on a : un+1 − un = −0, 4wn .
b. En déduire que la suite (un ) est décroissante.
On peut démontrer de la même manière que la suite (vn ) est croissante.
On admet ce résultat, et on remarque qu’on a alors : pour tout entier naturel n, vn ⩾ v0 = 5.
c. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a : un ⩾ 5.
En déduire que la suite (un ) est convergente. On appelle ℓ la limite de (un ).
On peut démontrer de la même manière que la suite (vn ) est convergente.
On admet ce résultat, et on appelle ℓ′ la limite de (vn ).
4. a. Démontrer que ℓ = ℓ′ .
 b. On considère la suite (cn ) définie pour tout entier naturel n par : cn = 5un + 4vn .
Démontrer que la suite (cn ) est constante : c’est-à-dire que pour tout n ∈ N, on a : cn+1 = cn .
En déduire que, pour tout entier naturel n, cn = 100.
 c. Déterminer la valeur commune des limites ℓ et ℓ′ .
Mathématiques
Tle – Correction Devoir Surveillé 1

Correction exercice 1
1
Pour tout n ⩾ 1, on note Pn : « Sn = 1 − ».
n+1
1 1 1 1
Initialisation (n = 1) : On a S1 = = et 1 − = donc P1 est vraie.
1(1 + 1) 2 1+1 2
Hérédité : Supposons Pn vraie pour un certain n ⩾ 1. Montrons que Pn+1 est vraie.

n+1
1
Sn+1 = par définition de Sn
k(k + 1)
k=1


n
1 1
= + en sortant le dernier terme de la somme
k(k + 1) (n + 1)(n + 1 + 1)
k=1

1 1
= 1− + par hypothèse de récurrence
n + 1 (n + 1)(n + 2)
n+2 1
= 1− + mise au même dénominateur
(n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2)
1−n−2
= 1+
(n + 1)(n + 2)

n+1
= 1−  on factorise le numérateur par −1 et on simplifie par (n + 1)
 
(n + 1)(n + 2)
1
= 1− Donc Pn+1 est vraie.
n+2
1
Pn est initialisée et héréditaire, on a montré par récurrence que pour tout n ⩾ 1, Sn = 1 − .
n+1

Correction exercice 2
(−1)n √
1. un = −5n2 + 2n − 7 ( ) 3. sn = + n
2 7 n+7
un = −5n2 + 2n − 7 = n2 −5 + −
n n2 Pour tout n ∈ N : −1 ⩽ (−1)n
2 7 1 (−1)n
lim n2 = +∞ et lim −5 + − = −5 − ⩽ car n + 7 > 0
n→+∞ n→+∞ n n2 n+7 n+7
1 √
Par produit, lim un = −∞ . − + n ⩽ sn
n→+∞ n+7
1 √
2n2 + 3 cos(n) On a : lim − = 0 et lim n = +∞.
2. tn = n→+∞ n+7 n→+∞
n2 + 8 1 √
Par somme on a : lim − + n = +∞.
n→+∞ n+7
Pour tout n ∈ N :
Par comparaison, lim sn = +∞ .
n→+∞
−1 ⩽ cos(n) ⩽1
4 − 2n2
4. vn =
2n2 − 3 ⩽ 2n2 + 3 cos(n) ⩽ 2n2 + 3 2n(3 − 6n )
2n2 − 3 2n2 + 3 n2
4
−2 4
⩽ t n ⩽ car n2 + 9 > 0
n2 −2
n2 + 8 n2 + 8 vn = ( )= n
2
6 6
2n2 − 3 2n2 n2 2n − 2n −
On a : lim = lim = lim 2 = 2. n n
n→+∞ n2 + 8 n→+∞ n2 n→+∞
2 4 6
2n + 3
De même lim = 2. lim − 2 = −2 et lim 2n − = +∞
n→+∞ n2 + 8 n→+∞ n2 n→+∞ n
D’après le théorème des gendarmes, lim tn = 2 .
n→+∞ Par quotient, lim vn = 0 .
n→+∞
( )n
115 3
5. rn = +
( 120 )n n
115 115 3
lim = 0 car −1 < < 1 et lim = 0.
n→+∞ 120 120 n→+∞ n

Par somme, lim rn = 0 .


n→+∞
Correction exercice 3
1
1. Si une suite (un ) converge vers 0, alors la suite (vn ) définie par vn = tend vers +∞.
un
1 1
Faux . Par exemple un = − tend vers 0 mais vn = 1 = −n tend vers −∞.
n −n
1
2. Si une suite (un ) tend vers +∞, alors la suite (vn ) définie par vn = converge vers 0.
un
Vrai . D’après le cours : ”Opérations sur les limites”.
3. Si une suite (un ) converge vers 0, alors la suite (vn ) définie par vn = nun converge vers 0.
1 1 n √
Faux . Par exemple un = √ : on a bien lim un = 0 mais lim n × √ = lim √ = lim n = +∞ ̸= 0.
n n→+∞ n→+∞ n n→+∞ n n→+∞
4. Si une suite (un ) tend vers +∞ et une suite (vn ) est convergente,
alors la suite (wn ) définie par wn = un vn tend vers +∞.
1
Faux . Par exemple un = n et vn = 2 : on a lim un = +∞ et lim vn = 0 (donc (vn ) convergente) et pourtant
n n→+∞ n→+∞
n 1
lim un vn = lim = lim = 0 ̸= +∞.
n→+∞ n→+∞ n2 n→+∞ n

Correction exercice 4
1. Calculer u1 et v1 .
3u0 + 2v0 3 × 16 + 2 × 5 58
u1 = = =
5 5 5
u0 + v0 16 + 5 21
v1 = = =
2 2 2
2. On considère la suite (wn ) définie pour tout entier n par : wn = un − vn .
a. Démontrer que la suite (wn ) est géométrique de raison 0,1.
En déduire, pour tout entier naturel n, l’expression de wn en fonction de n.

wn+1 = un+1 − vn+1


3un + 2vn un + vn
= −
5 2
2(3un + 2vn ) − 5(un + vn )
=
10
un − vn
=
10
= 0, 1wn
Donc (wn ) est géométrique de raison q = 0, 1.
On a w0 = u0 − v0 = 16 − 5 = 11 et wn = w0 × q n donc wn = 11 × 0, 1n .
b. Préciser le signe de la suite (wn ) et la limite de cette suite.
Pour tout n ∈ N, 11 × 0, 1n > 0 donc wn > 0 .
On a : lim 0, 1n = 0 car −1 < 0, 1 < 1 donc lim wn = 0 .
n→+∞ n→+∞

3. a. Démontrer que, pour tout entier naturel n, on a : un+1 − un = −0, 4wn .


3un + 2vn
un+1 − un = − un
5
3un + 2vn − 5un
=
5
−2un + 2vn
=
5
2
= − (un − vn )
5
= −0, 4wn
On a donc bien un+1 − un = −0, 4wn .
b. En déduire que la suite (un ) est décroissante.
On a un+1 − un = −0, 4wn et wn > 0 (question 2.b.) donc un+1 − un < 0 soit (un ) décroissante .
On peut démontrer de la même manière que la suite (vn ) est croissante.
On admet ce résultat, et on remarque qu’on a alors : pour tout entier naturel n, vn ⩾ v0 = 5.
c. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a : un ⩾ 5.
En déduire que la suite (un ) est convergente. On appelle ℓ la limite de (un ).
Pour tout n ∈ N, notons Pn la proposition « un ⩾ 5 ».
• initialisation : u0 = 16 ⩾ 5 donc P0 est vraie.
• hérédité : Supposons Pn vraie pour un certain n ∈ N. Montrons que Pn+1 est vraie.
3un + 2vn 3×5+2×5
un+1 = ⩾ par hypothèse de récurrence (un ⩾ 5) et car vn ⩾ 5
5 5
5×5
un+1 ⩾
5
un+1 ⩾ 5
Donc Pn+1 est vraie.
On a montré par récurrence que pour tout n ∈ N, un ⩾ 5.
(un ) est donc décroissante (question 3.b.) et minorée (par 5), elle est donc convergente .
On peut démontrer de la même manière que la suite (vn ) est convergente.
On admet ce résultat, et on appelle ℓ′ la limite de (vn ).

4. a. Démontrer que ℓ = ℓ′ .
lim un = ℓ et lim vn = ℓ′ .
n→+∞ n→+∞
On a : lim wn = 0 et lim wn = lim (un − vn ) = ℓ − ℓ′ (par somme).
n→+∞ n→+∞ n→+∞
Par unicité de la limite, on a donc : ℓ − ℓ′ = 0 soit ℓ = ℓ′ .
b. On considère la suite (cn ) définie pour tout entier naturel n par : cn = 5un + 4vn .
Démontrer que la suite (cn ) est constante : c’est-à-dire que pour tout n ∈ N, on a : cn+1 = cn .
En déduire que, pour tout entier naturel n, cn = 100.
cn+1 = 5un+1 + 4vn+1
3un + 2vn un + vn
= 5× +4×
5 2
= 3un + 2vn + 2un + 2vn
= 5un + 4vn
= cn
Donc, (cn ) est constante .
De plus, c0 = 5u0 + 4v0 = 5 × 16 + 4 × 5 = 100 donc cn = c0 = 100 .
c. Déterminer la valeur commune des limites ℓ et ℓ′ .
On a lim cn = 100 (limite d’une suite constante) et lim cn = lim (5un + 4n ) = 5ℓ + 4ℓ′ et comme ℓ = ℓ′
n→+∞ n→+∞ n→+∞
(question 4.a.), on a donc lim cn = 9ℓ.
n→+∞
100
Par unicité de la limite, 9ℓ = 100 et donc ℓ = = ℓ′ .
9

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