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Théorème de Heine et continuité uniforme

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Sommaire Chapitre

4.1 Définitions
4.2 Opérations sur les fonctions continues

4
4.3 Fonctions continues sur un intervalle fermé
4.4 Théorème des valeurs intermédiaires :
4.5 Prolongement par continuité
4.6 Fonctions Uniformément Continues
4.7 Théorèmes sur des fonctions réciproques
4.8 Exercices
4.9 Solutions

Fonctions continues
Les recherches de Heine concernent l’analyse.
Ainsi, il reste célèbre pour avoir étudié en profondeur les notions de continuité et de
continuité uniforme, et pour avoir prouvé en 1872 le fait que toute fonction continue
dans un segment est uniformément continue sur ce segment.
..

Heinrich Eduard Heine 1

ans ce chapitre, nous étudierons la continuité des fonctions. Nous présenterons


D les concepts et les termes qui sont fondamentaux pour la compréhension du
sujet. Ensuite, nous énoncerons quelques théorèmes fondamentaux.
Enfin, la continuité des fonctions est présentée comme la première application gra-
phique des limites.
Intuitivement, une fonction est continue si vous pouvez dessiner son graphe dans le
plan cartésien, sans lever le crayon du papier.

1. Heinrich Eduard Heine est un mathématicien allemand du XIXe siècle. Le 8ème d’une famille
de 9 enfants.

43
44 Fonctions continues

4.1 Définitions
4.1.1 Continuité en un point
Soit I un intervalle de R et une fonction f : I −→ R. Soit x0 ∈ I.

Définition 4.1

On dit que f est continue au point x0 ∈ I si lim f ( x) = f ( x0 ) c’est à dire si et


x→ x0
seulement si
∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x ∈ I : 0 < | x − x0 | < η ⇒ | f ( x) − f ( x0 )| < ε
4
Exemple 4.1

Étudier la continuité au point x0 = 4 de la fonction f définie par

f : R→R
x 7→ f ( x) = 2 x − 1

Démonstration
Soit ε > 0, on cherche η > 0 tel que

∀ x ∈ R si | x − 4| < η ⇒ | f ( x) − f (4)| < ε

On a | f ( x) − f (4)| = |2 x − 1 − 7| = |2 x − 8| = 2 | x − 4|.
ε
Il suffit de prendre η = , alors :
2
ε
∀ε > 0, ∃η = > 0, ∀ x ∈ R : 0 < | x − 4| < η ⇒ | f ( x) − f (4)| < ε
2

4.1.2 Continuité à droite et continuité à gauche


Soit une fonction f : I −→ R.

Définition 4.2

1. On dit que f est continue à droite de x0 ∈ I si lim f ( x) = f d ( x0 ), i.e :


>
x→ x0

∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x : x0 < x < x0 + η ⇒ | f ( x) − f d ( x0 )| < ε

2. On dit que f est continue à gauche de x0 ∈ I si lim f ( x) = f g ( x0 ), i.e :


<
x→ x0

∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x : x0 − η < x < x0 ⇒ | f ( x) − f g ( x0 )| < ε

SM
4.2 Opérations sur les fonctions continues 45

4.1.3 Continuité sur un intervalle


Soit une fonction f : I −→ R.

Définition 4.3

On dit que la fonction f est continue sur l’intervalle I si elle est continue en tout
point de I.

Remarque 4.1
– Intuitivement, une fonction est continue sur un intervalle, si on peut tracer 4
son graphe sur cet intervalle sans lever la main, c’est-à-dire si elle n’a pas
de saut.
– L’ensemble des fonctions continues sur I se note : C (I).

4.2 Opérations sur les fonctions continues


Théorème 4.1

Si f , g : I −→ R sont continues en x0 ∈ I, alors


1. f + g est continue en x0 ;
2. f .g est continue en x0 ;
f
3. Si g( x0 ) 6= 0, est continue en x0 ;
g
4. | f | est continue en x0 ;
5. Si f (I) ⊆ J et h : J −→ R continue en f ( x0 ) alors ho f est continue en x0

Démonstration
Les quatre premiers énoncés découlent directement du théorème opérations sur
les limites. On démontre la continuité de la composée.
h est continue en y0 = f ( x0 ) ∈ J alors

∀ε > 0, ∃δ > 0, ∀ y ∈ J : 0 < | y − y0 | < δ ⇒ | h( y) − h( y0 )| < ε (4.2.1)

f est continue en x0 ∈ I, alors pour chaque δ > 0, on peut lui associer un η > 0,
telle que
∀ x ∈ I : 0 < | x − x0 | < η ⇒ | f ( x) − f ( x0 )| < δ (4.2.2)
Comme x ∈ I ⇒ f ( x) ∈ f (I) ⊆ J ⇒ f ( x) ∈ J, d’après les deux équations (4.2.1) et
(4.2.2), on a : ∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x ∈ I

0 < | x − x0 | < η ⇒ | f ( x) − f ( x0 )| < δ ⇒ | h( f ( x)) − h( f ( x0 ))| = | ho f ( x) − ho f ( x0 )| < ε

D’où, la continuité de ho f en x0 .

SM
46 Fonctions continues

4.3 Fonctions continues sur un intervalle fermé


Théorème 4.2

Soit [a, b] un intervalle fermé, si f est une fonction continue sur [a, b], alors :
1. f est bornée sur [a, b].
2. f atteint sa borne supérieure et sa borne inférieure. C’est à dire, il existe
x1 ∈ [a, b] et x2 ∈ [a, b] tels que :

f ( x1 ) = inf f ( x) et f ( x2 ) = sup f ( x)
x∈[a,b] x∈[a,b]
4
Démonstration: Raisonnement par absurde
1. Supposons que f est continue et non bornée sur [a, b]. c’est à dire

∀ n ∈ N , ∃ { xn } ∈ [a, b] : f ( xn ) > n

la suite { xn } ∈ [a, b] est bornée, d’après


© ª le théorème de Bolzano-Weistrass,
on peut extraire une sous suite xn k convergente, donc il existe x ∈ [a, b]
tel que :
lim xn k = x
k→+∞

On a xn k ∈ [a, b] : f ( xn k ) > n k ⇒ lim | f ( xn k ) |= +∞.


k→+∞
D’autre part : la fonction | f | est continue sur [a, b], donc si

lim ( xn k ) = x =⇒ lim | f ( xn k ) |=| f ( x) |< +∞


k→+∞ k→+∞

Contradiction, donc f est bornée.


2. Soit M = sup f ( x), supposons que ∀ x ∈ [a, b] : f ( x) < M
Soit la fonction g : x 7→ g( x) = M −1f (x) qui est continue sur [a, b], donc
d’après la première proposition, f est bornée sur [a, b].
1 1
∀ x ∈ [a, b] , ∃C : | g( x)| 6 C ⇒ 6 C ⇒ f ( x) 6 M −
M − f ( x) C

Contradiction car M = sup f .


De même, pour la borne inférieure.

Théorème 4.3

Soit f une fonction continue sur un intervalle fermé et borné [a, b].
Si f (a). f (b) < 0 alors il existe au moins un point c ∈]a, b[ tel que f ( c) = 0

SM
4.4 Théorème des valeurs intermédiaires : 47

Démonstration
Prenons par exemple f (a) > 0 et f (b) < 0. Posons c = sup E , où :

E = { x ∈ [a, b] : f ( x) > 0}

donc a < c < b et si f ( c) 6= 0, alors il ∃V ( c) =] c − δ, c + δ[ ou f conserve le signe


de f ( c) d’après la continuité de f ; or il y’a une contradiction avec l’hypothèse
c = sup E . en effet :
si f ( x) > 0 dans V ( c) =] c − δ, c + δ[; alors c = sup E > c + δ/2 contradiction.
si f ( x) < 0 dans V ( c) =] c − δ, c + δ[; alors c = Su pE 6 c − δ contradiction.
Donc : f ( c) = 0.
4
4.4 Théorème des valeurs intermédiaires :
Théorème 4.4

Soit I un intervalle quelconque et f : I −→ R une fonction continue sur I.


Soient x1 , x2 ∈ I, on suppose x1 < x2 alors f prend toute valeur comprise entre
f ( x1 ) et f ( x2 )

Démonstration
Supposons que f ( x1 ) < f ( x2 ) et C un réel tel que f ( x1 ) < C < f ( x2 ).
On considère la fonction
g : [ x1 , x2 ] → R
x 7→ g( x) = f ( x) − C

La fonction g est continue sur [ x1 , x2 ].


De plus g( x1 ) = f ( x1 ) − C < 0 et g( x2 ) = f ( x2 ) − C > 0 ie : g( x1 ).g( x2 ) < 0.
D’après le théorème précédent :

∃ x0 ∈] x1 , x2 [ : g( x0 ) = f ( x0 ) − C = 0 ⇒ f ( x0 ) = C

Remarque 4.2
Si f n’est pas continue sur [a, b], le théorème est faux.
Par exemple, soit
f : [1, 2] → R
½
1 si x ∈ [0, 1]
x 7→ f ( x) =
2 si x ∈]1, 2]
3
La valeur de f ( x) = n’est pas atteinte.
2

SM
48 Fonctions continues

4.5 Prolongement par continuité


Définition 4.4

Soit f une fonction définie et continue sur I/{ x0 }.


Supposons que f admet une limite l en x0 , alors la fonction g définie par :

g: I→R
si x ∈ I/{ x0 }
½
f ( x)
x 7→ g( x) =
l si x = x0

4 est dite prolongement par continuité de f au point x0 . Elle coı̈ncide avec f


sur I/{ x0 } et est continue en x0 , donc elle est définie et continue sur I.

Exemple 4.2
On considère la fonction
f : R∗ → R
x 7→ f ( x) = sinx x
sin x
On a : lim = 1, donc la fonction g définie par
x→0 x

g: R→R 
 sin x
si x ∈ R∗
x 7→ g( x) =
 1x si x = 0

est continue sur R.


La fonction g est le prolongement par continuité de la fonction f en 0.

4.6 Fonctions Uniformément Continues


I un intervalle quelconque de R.

Définition 4.5

On dit que f est uniformément continue sur I, si

∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x0 x00 ∈ I : 0 < | x0 − x00 | < η ⇒ | f ( x0 ) − f ( x00 )| < ε

Propriété 4.1
1. La continuité uniforme est une propriété globale sur un intervalle alors
que la continuité simple est une propriété locale en un point x0 .
2. Le η associé à ε ne dépend que de ε dans le cas de la continuité uniforme,
alors que dans le cas de la continuité, il dépend de ε et de x0 .
3. Si f est uniformément continue sur I alors f est continue sur I.

SM
4.6 Fonctions Uniformément Continues 49
4. Sur I, si f est continue, en général, f n’est pas uniformément continue.

Exemple 4.3
La fonction f définie par
f : [0, +∞[→ R
x 7→ f ( x) = x2
est continue sur [0, +∞[ mais f n’est pas uniformément continue sur [0, +∞[.

Démonstration: Raisonnement par absurde


Supposons que f est uniformément continue sur [0, +∞[, i.e : 4
∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x0 x00 > 0 : 0 < | x0 − x00 | < η ⇒ | f ( x0 ) − f ( x00 )| < ε
Pour ε = 1, ∃η1 > 0, ∀ x0 x00 > 0 : 0 < | x0 − x00 | < η1 ⇒ | f ( x0 ) − f ( x00 )| < 1
∀ x0 > 0 : x00 < x0 + η 1 ⇒ | f ( x0 ) − f ( x0 + η 1 )| = | x02 − ( x0 + η 1 )2 | < 1 ⇒ |2 x0 η 1 | < 1

D’où 0 < η1 < 2x1 0 , contradiction η1 ne doit pas dépendre de x0 .


Donc, f : x 7→ x2 n’est pas uniformément continue sur [0, +∞[.

4.6.1 Théorème de Heine


Théorème 4.5

Soient [a, b] un intervalle fermé et une fonction f : [a, b] 7→ R.

Si f est continue sur [a, b] alors f est uniformément continue sur [a, b]

Démonstration: Raisonnement par absurde


Supposons que f est continue sur [a, b] mais f n’est pas uniformément continue
sur [a, b], c’est à dire :
1 1
∃ε > 0, ∀η n = > 0, ∃{ x0n }, { x00n } ∈ [a, b], ∀ n : 0 < | x0n − x00n | < et| f ( x0n ) − f ( x00n )| > ε
n n
On a { x0n } , { x00n } ∈ [a, b] deux suites bornées, donc d’après le théorème de Bolzano,
on peut extraire deux sous-suites convergentes { x0n k } , { x00n k } ∈ [a, b] telles que

lim x0n k = lim x00n k = x̄ car lim x0n k − x00n k = 0 avec x̄ ∈ [a, b]
¡ ¢
k→+∞ k→+∞ k→+∞

De plus, f est continue sur [a, b]; donc si

lim x0n k = lim x00n k = x̄ ⇒ lim f ( x0n k ) = lim f ( x00n k ) = f ( x̄) ⇒ | f ( x0n k − f ( x00n k | = 0
k→+∞ k→+∞ k→+∞ k→+∞

Contradiction, car ∃ε > 0, ∀k : | f ( x0n k − f ( x00n k )| > ε > 0

SM
50 Fonctions continues

4.7 Théorèmes sur des fonctions réciproques


Théorème 4.6

I un intervalle de R et f : I −→ R
Pour que f monotone soit continue sur I il faut et il suffit que f (I) soit un
intervalle

Théorème 4.7

4 Soit une fonction f : I −→ R avec I un intervalle de R.


Si f est continue strictement monotone sur I,
alors la fonction réciproque f −1 : f (I) −→ I existe et elle est continue.

Démonstration

f est continue strictement monotone sur I alors la fonction réciproque f −1 existe.


Démontrons la continuité de f −1 :
D’après le théorème précédent, f est continue sur I alors f (I) est un intervalle.
f est strictement monotone sur I, alors f −1 est aussi strictement monotone sur
f (I) car f −1 est de même nature que f .
En résumé, on a : f −1 ( f (I)) = I est un intervalle et f −1 est monotone sur f (I).
D’où, d’après le théorème précédent, f −1 est continue sur f (I).

Théorème 4.8

Soit une fonction f : I −→ R avec I un intervalle de R.


f continue sur I est injective, si et seulement si, elle est strictement monotone.

Démonstration
– Toute fonction strictement monotone est injective.
– Soit f continue et injective, on montre qu’elle est strictement monotone, on
suppose le contraire, qu’elle n’est pas strictement monotone. C’est à dire, pour
trois points x, y, z ∈ I tels que x < y < z on a deux cas :

f ( y) < f ( x) et f ( y) < f ( z)

Ou bien
f ( y) > f ( x) et f ( y) > f ( z )
Dans le premier cas, si on suppose que f ( x) < f ( z), alors f ( y) < f ( x) < f ( z),
d’après le théorème des valeurs intermédiaires la valeur de f ( x) sera atteinte
dans l’intervalle ] y, z[ qui ne contient pas x, contradiction avec l’injectivité de
f . De même, si f ( x) > f ( z), on prend le 2° cas pour créer la contradiction.

SM
4.8 Exercices 51

4.8 Exercices
Exercice 4.1

Montrer en utilisant la définition que :


f : R→R
1. est continue en 1.
x 7→ x2 − 3 x + 2
f : ] − π2 , + π2 [→ R
2. est continue sur l’intervalle ] − π2 , + π2 [.
x 7→ sin x

4
Exercice 4.2

1. Montrer que la fonction f définie sur R par f ( x) = x2 est uniformément


continue sur ]0, 1[
2. Montrer que la fonction f : x 7→ 1x est uniformément continue sur tout
intervalle [a, +∞[ avec a > 0.
Cette fonction est-elle uniformément continue sur ]0, +∞[ ?

Exercice 4.3

Soit f : R → R une fonction continue sur R telle que

∀ x 6= 0 : | f ( x)| < | x|

1. Calculer f (0).
2. Soient deux réels a et b tels que 0 < a < b. Montrer qu’il existe une
constante k ∈]0, 1[ telle que ∀ x ∈ [a, b] : | f ( x)| 6 kx.

Exercice 4.4

Étudier le prolongement par continuité de f sur R

1. x 7→ f ( x) = sin x sin( 1x ) . 3. x 7→ f ( x) = | sinx x| .


2. x 7→ f ( x) = cos x cos( 1x ) . 4. x 7→ f ( x) = sin(1 + x) ln(1 + x) .

SM
52 Fonctions continues

4.9 Solutions
Correction de l’exercice 4.1

1. Utilisons la définition pour montrer que la fonction f : x 7→ x2 −3x +2 est continue


en 1, c’est à dire

∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x ∈ R : 0 < | x − 1| < η ⇒ | x2 − 3x + 2 − f (1)| < ε

Soit ε > 0, on cherche η > 0 ?


On a | x2 − 3x + 2 − f (1)| = | x2 − 3x + 2| = | x − 1|| x − 2|.
Prenons le voisinage V (1) =]0, 2[, alors | x − 2| 6 2.
ε
4 Il suffit de prendre η = pour avoir
2
ε
∀ε > 0, ∃η = > 0, ∀ x ∈ V (1) =]0, 2[ : 0 < | x − 1| < η ⇒ | f (x) − f (1)| < ε
2

C’est à dire lim f (x) = f (1) = 0, d’où la continuité de f au point 1.


x →1
2. La fonction f : x 7→ sin x est continue en x0 ∈] − π2 , + π2 [ si :
π π
∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x ∈] − , + [ : 0 < | x − x0 | < η ⇒ | sin x − sin x0 | < ε
2 2
Soit ε > 0, on cherche η > 0 ?
On a
¯ ³x−x ´ ³ x + x ´¯ ¯ ³ x − x ´¯ ¯ ³ x + x ´¯
0 0 ¯ 0 ¯¯ 0 ¯
| sin x − sin x0 | = ¯2 sin cos ¯ = 2 ¯sin ¯ ¯cos
¯ ¯
¯
2 2 2 2
De plus, ∀ x ∈ R : |sin x| 6 | x| et |cos x| 6 1, donc
¯ ³ x − x ´¯ ¯ ³ x + x ´¯ ¯x−x ¯
0 ¯¯ 0 ¯ 0¯
| sin x − sin x0 | = 2 ¯sin ¯ ¯cos ¯ 6 2¯ ¯ = | x − x0 |
¯ ¯
2 2 2
Il suffit de prendre η = ε, alors
∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x ∈] − π2 , + π2 [ : 0 < | x − x0 | < η ⇒ | sin x − sin x0 | < ε

C’est à dire, la fonction sin x est continue en tout point x0 ∈] − π2 , + π2 [.

Correction de l’exercice 4.2


1. On a :

∀ x1 , x2 ∈]0, 1[⇒ | x1 | < 1 et | x2 | < 1 ⇒ | x1 + x2 | 6 | x1 | + | x2 | < 2

Il en résulte

∀ x1 , x2 ∈]0, 1[ , | f (x1 ) − f (x2 )| = ¯ x12 − x22 ¯ = | x1 − x2 | | x1 + x2 | 6 2 | x1 − x2 |


¯ ¯

ε
Il suffit de prendre η = , alors
2
∀ε > 0, ∃η ε > 0, ∀ x1 , x2 ∈]0, 1[ : 0 < | x1 − x2 | < η ε ⇒ | f (x1 ) − f (x2 )| < ε

Donc, la fonction f (x) = x2 est uniformément continue sur ]0, 1[.

SM
4.9 Solutions 53
2. On a :
1 1
∀ x1 , x2 ∈ [a, +∞[, avec a > 0 ⇒ x1 > a et x2 > a ⇒ 6 2
x1 x2 a

Il en résulte
¯ ¯
¯1 1 ¯ | x1 − x2 | | x1 − x2 |
∀ x1 , x2 ∈ [a, +∞[ : | f (x1 ) − f (x2 )| = ¯¯ − ¯¯ = 6
x1 x2 x1 x2 a2

Il suffit de prendre η = εa2 , alors


∀ε > 0, ∃η > 0, ∀ x1 , x2 ∈ [a, +∞[ , a > 0 : 0 < | x1 − x2 | < η ⇒ | f (x1 ) − f (x2 )| < ε

La fonction f (x) =
1
x
est donc uniformément continue sur [a, +∞[ , a > 0. 4
1
Étude de la continuité uniforme de f (x) = Sur ]0, +∞[.
x
∀α > 0, on a
¯ ¯ ¯ ¯
¯1 1 ¯¯ ¯¯ x2 − x1 ¯¯ | x1 − x2 |
∀ x1 , x2 ∈]0, α], avec α > 0 , ¯ − ¯ = ¯
¯ >
x1 x2 x1 x2 ¯ α2

En particulier,
¯ ³ α ´¯ 1
∀α ∈]0, 1] : ¯ f (α) − f ¯= >1
¯ ¯
2 α
Il en résulte,
∃ε = 1 > 0, ∀α ∈]0, 1], ∃ x1 , x2 ∈]0, 1] , | x1 − x2 | < α et | f (x1 ) − f (x2 )| > 1

1
La fonction f (x) = n’est pas uniformément continue sur ]0, +1] donc elle ne
x
l’est pas sur ]0, +∞[.

Correction de l’exercice 4.3


1. Calcul de f (0), on a :

∀ x 6= 0 , 0 6 | f (x)| < | x| ⇒ lim | f (x)| = 0 ⇒ lim f (x) = 0


x−→0 x−→0

De plus, comme f est continue sur R donc en 0, on déduit que :


lim f (x) = f (0) = 0
x−→0

2. Soit la fonction :
g : [a, b] → R
| f (x)|
x 7→ g(x) =
x
On a 0 < a < b ⇒ 0 ∉ [a, b], g est donc définie et continue sur l’intervalle fermé
[a, b], g est alors bornée et atteint ses bornes ”théorème vu au cours”. En par-
ticulier, g atteint sa borne supérieure, c’est à dire :

∃ c ∈ [a, b] : ∀ x ∈ [a, b] : g(x) 6 g(c)

| f (c)|
D’autre part, | f (c)| < c ⇒ | g(c)| = < 1.
c
g(c) + 1 g(c) + 1
Si on pose k = , on a bien 0 < k < 1 et g(c) < = k.
2 2

SM
54 Fonctions continues

| f (x)|
∀ x ∈ [a, b], g(x) = 6 g(c) < k ⇒ ∀ x ∈ [a, b], | f (x)| < kx
Alors, x .

Correction de l’exercice 4.4


1
1. f : x 7→ sin x sin( ), la fonction f est définie sur R∗ .
x ¯ µ ¶¯ ¯
1 ¯¯ 1 ¯¯
µ ¶¯
De plus, ∀ x ∈ R : ¯sin
∗ ¯
¯ ¯
6 1 ⇒ 0 6 ¯sin x sin
¯ 6 | sin x|, il en résulte que
¡1¢ x ¯ x ¯
lim sin x sin x = 0, donc f est prolongeable par continuité en 0.
x−→0
Son prolongement est une fonction g continue sur R, définie par :
4 g: R→R
sin x sin( 1x )
½
si x 6= 0
x 7→ g(x) =
0 si x=0

1
µ ¶
2. x 7→ f (x) = cos x cos n’admet pas de prolongement par continuité en 0 car
¡1¢ x
lim cos x cos x n’existe pas, en effet, la fonction cos x est bornée, elle tend vers
x−→0
1
µ ¶
1 en 0, alors que cos n’admet pas de limite en 0, il suffit de prendre deux
x
1 1
suites xn = et yn = telles que lim xn = lim yn = 0 et
2π n 2π n + π2 x→0 x→0

1 1 π´
µ ¶ µ ¶ ³
lim cos = lim cos (2π n) = 1 6= lim cos = lim cos 2π n + =0
x−→0 xn x →0 x →0 yn x−→0 2
.
| sin x|
3. x 7→ f (x) = x pas de prolongement en 0, car lim+ | sinx x| = lim+ sinx x = 1 et
x−→0 x−→0
lim− | sinx x| = lim− − sin
x
x
= −1, donc lim | sin x|
n’existe pas.
x−→0 x−→0 x−→0 x
4. x 7→ f (x) = sin(1 + x) ln |1 + x|, on a D f = R\{−1}, f est prolongeable en −1 car

sin t
µ ¶
lim sin(1 + x) ln |1 + x| = lim sin t ln | t| = lim (t ln | t|) = 0
x−→−1 t−→0 t−→0 t

Donc, le prolongement de f est la fonction g définie par

g: R→R
½
sin(1 + x) ln |1 + x| si x 6= −1
x 7→ g(x) =
0 si x = −1

SM

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