Procédés de raffinage en pétrochimie
Procédés de raffinage en pétrochimie
pétrochimique.
Connaissances préalables recommandées:
Caractérisation du pétrole et des fractions pétrolières, thermodynamique, cinétique et catalyse,
transfert de matière et de chaleur, calcul de réacteurs et pétrochimie.
Contenu de la matière
Chapitre1. Interaction raffinage-Pétrochimie
Chapitre2. Présentation générale des procédés de raffinage (2 semaines)
Chapitre3. Implantation des différents procédés de raffinage
dans une unité de pétrochimie
Mode d’évaluation:
Contrôle continu: 40 % ; Examen: 60 %.
Références bibliographiques:
[1] P. Wuithier. Le pétrole raffinage et génie chimique ( tome 1).
[2] P. Leprince, Procédés de transformation.
[3] J. P. Wauquier, Procédés de séparation.
[4] Robert Meyers, Handbook of Petroleum Refining Processes.
[5] Serge Raseev, Thermal and Catalytic Processes in Petroleum Refining.
Chapitre 1 :
interaction raffinage – pétrochimie
Et ceci selon la température et la pression. Cela explique la consistance variable du pétrole, plus ou
moins visqueuse ou liquide.
2- Origine de pétrole :
De nombreux savants se penchés sur l’origine du pétrole. Deux théories sont nées : celle de
l’origine minérale et celle de l’origine organique, c’est cette dernière théorie qui Est considérée
aujourd’hui comme la plus vraisemblable. Le pétrole et le gaz seraient formés à partir de matières
organiques animales ou végétales, La transformation de matière organique en pétrole s’échelonne
sur des dizaines de millions d’années, en passant par une substance intermédiaire appelée kérogène.
La matière organique se serait ainsi accumulée au fond des mers, des océans, des lacs et des deltas,
mélangée à des matières minérales (particules d’argiles ou sables fins), créant ainsi des boues de
sédimentation et formant le «sapropel». La pression développée au fur et à mesure par
l’accumulation des sédiments au cours des temps géologiques, la température,l’action des bactéries
en milieu réducteur c'est – à – dire en absence d’oxygène, auraient petit à petit transformé ce
«sapropel» en pétrole.
La partie du sous-sol dans laquelle s’estformé le pétrole est appelé roche mère. Une fois
formé, il est soumis à plusieurs forces: le poids des sédiments, les forces géologiques, les
différences de densités avec l’eau salée qui l’accompagne, etc… dans le but de réduire l’effet de ces
forces, le pétrole atendance à se déplacer vers d’autres endroits en empruntant un chemin à travers
les roches les plus perméables ou les fissures existant à l’intérieur de ces roches. Cette migration
s’effectue de la roche mère vers la surface de la terre, en traversant les sédiments; cela est dû à ce
que la densité du pétrole est plus faible que celle de l’eau. L’endroit où s’arrête la migration du
pétrole est appelé ‘’piège’’.
Un piège comporte :
Une roche poreuse dans laquelle s’accumule le pétrole, c’est ce que l’on appelle «roche magasin»
ou «roche réservoir».-au-dessus de cette «roche magasin», une couche suffisamment imperméable
pour empêcher le pétrole de migrer vers la surface; c’est ce que l’on appelle «roche couverture» ou
également «roche imperméable», comme une couche de sel par exemple.L’ensemble des roches
mères et des roches réservoirs constitue ce que l’on appelle un gisement pé[Link] ce réservoir
poreux, le gaz s’accumule au-dessus du pétrole brut, lequel se retrouve au-dessus de l’eau en raison
des densités respectives de ces produits (le gaz naturel est plus léger que le pétrole, lui-même plus
léger que l’eau).
Schéma simplifié d’un gisement de pétrole
On distingue deux types de paraffines, les alcanes (normale) et les alcanes (isomère)
- Les paraffines normales : la chaine des carbones est une chaine droite unique.
le Decane
- Les iso-paraffines :
La chaine des carbones est une chaine ramifiée ou branchée (ce sont des isomères
des paraffines normaux, on les différenciés par l’utilisation du préfixe iso).
- Le premier dans la série des iso-paraffines est l’iso-butane :
- Pour la nomenclature on considère la chaine droite la plus longue et on repère les
positions des chaines ramifiées en numérotant les carbones de la chaine principale de
gauche à droite.
b- Les
Ce sont des hydrocarbures cycliques saturés, leurs appellations est celles des
paraffines précédée du préfixe cyclo, on trouve ainsi :
On trouve aussi
des naphtènes formés par
Ce sont des structures insaturées cycliques avec trois doubles liaisons dans chaque
cycle.
NB : Les hydrocarbures insaturés (double liaison & triple liaison), ne sont pas
présents dans le pétrole brut.
Les composés soufrés sont présents dans le pétrole brut sous forme de composés
organiques soufrés, le sulfure d’hydrogène H2S est le seul composé non organique
présent dans le brut. La présence des composés soufrés dans le brut est nuisible à
cause de leurs caractères corrosifs.
Les composés organiques soufrés sont généralement classés en deux groupes les
composés acides et les composés non acides.
- Les composés acides R-SH : sont les thiols (mercaptans) :
Les thiols sont des composés corrosifs de forte odeur.
- Les composés non acides : Ce sont les thiophènes, les sulfides et les disulfides.
de la substance sur la masse volumique d’un fluide de référence (l’eau pour les
liquides et les solides) refdans des conditions déterminés de T et de P.
Le degré API (du nom de "American Petroleum Institute") est un autre moyen
pour exprimer la densité d’un brut. Plus le pétrole est lourd son degré API est faible.
°API=(141.5/d)-131.5
Avec d la densité du pétrole brut par rapport à l’eau mesuré à 15,5°C.
La teneur en sel est exprimée en milligrammes de chlorure de sodium NaCl par litre
de pétrole brut ou en (pounds/baril) de brut, cette teneur représente la quantité de sel
dissoute dans l’eau présente dans le brut. Une teneur élevée de sel dans le brut
provoque de graves problèmes de corrosion. Généralement une teneur de NaCl
supérieur à 10lb/1000 baril nécessite un dessalage.
La détermination de la teneur en soufre du pétrole brut est importante car cette teneur
est utilisée pour la détermination du prix du brut.
Le point d’écoulement pour un brut est la température la plus basse à la quelle le brut
s’écoule (reste fluide) dans les conditions de test. Le but de ce test est d’indiqué la
quantité des longues chaines paraffiniques (la cire de pétrole ou petroleum Wax)
contenues dans le brut.
Le test indique la quantité des composés métalliques présents dans le pétrole brut. Le
taux de cendres est déterminé par la combustion complète (calcination) d’un
échantillon de pétrole brut.
11- la valeur KOUP
Les pétroles les plus légers sont les plus demandés par les raffineurs, car ils donnent
directement beaucoup de coupes légères de grande valeur (diesel, essence, naphta). À
l'inverse, les pétroles lourds donnent plus de produits, tels que des bitumes et du fioul
résiduel, qu'il faut soit vendre tels quels à bas prix, soit convertir en coupes plus légères,
notamment par hydrocraquage (ajout d'hydrogène).
Les pétroles avec une faible teneur en soufre (inférieure à 0,5% en poids) sont qualifiés de «
sweet » ou « doux » ; au-delà, les pétroles sont qualifiés de «sour» ou « soufrés ». Ceci est
important car le soufre est un « polluant-corrosif et poison » que les raffineurs doivent retirer. Ceci
a un coût et il diminue donc la valeur du brut.
Plus de 130 types de pétroles bruts sont commercialisés à travers le monde, sur un total de
400 types de bruts connus. Leur prix est établi par différentiel à partir de bruts de référence dont la
qualité standard est connue. Ces bruts de référence sont :
Ce type de brut est utilisé comme référence en Amérique du Nord. C'est un brut léger, non sulfuré.
C'est le prix du WTI qui est habituellement cité dans les articles de journaux.
Le Brent est un type de pétrole brut (léger et non soufré) issu de champs de la Mer du Nord.
D’après l’International Petroleum Exchange où le prix du Brent est côté, ce prix est utilisé pour
fixer le prix des deux tiers des pétroles bruts vendus mondialement.
NB : le brut algérien est appelé « sahara blend », c’est un mélange de bruts issus de plusieurs
champs de la région de Hassi Messaoud.
3- Echelle ferhenheit
4- Echelle temkin
1- Introduction :
le raffinage constitue le point de départ de la valorisation du pétrole brut et le chaînon amont de
la pétrochimie avec la production de gaz naturel ou associé.Le naphte sous-produit du raffinage a
été historiquement la matière première essentielle de la pétrochimie dans les pays industrialisés.
Pour ceux-ci, le naphte était un sous-produit de raffineries conçues et orientées vers la satisfaction
de la demande finale. L’activité du raffinage est hautement capitalistique et caractérisée par des
coûts élevés. le profit est étroitement lié au taux d’utilisation variables, selon les raffineries, qui
doivent se situer aux alentours de 73-74 % de la capacité théorique (stren-day) . Ce point constitue
la capacité calendar day de la raffinerie, seul concept significatif d’appréciation de la capacité.
L’importance des économies d’échelle est telle que seules les grandes raffineries peuvent offrir les
gammes les plus larges de distillats, car les coûts en capital par unité de brut croissent en raison de
la plus grande diversité de produits. ces coûts sont au moins partiellement compensés par la
flexibilité accrue au niveau des types de brut pouvant être raffinés, la plus forte valeur ajoutée de la
structure plus diversifiée de la production et par les taille de la raffinerie.
2- pétrochimie et raffinage
En aval de l’industrie du raffinage et des opérations de traitement du gaz, La pétrochimie est
concernée par l’ensemble des produits du pétrole et du gaz. Si ces produits se comptent aujourd’hui
par milliers, ils peuvent cependant être regroupés en trois grandes catégories selon leur position
dans la chaîne allant des matières premières pétrochimiques au produit final : les produits primaires,
les produits intermédiaires et les produits finaux. Les produits pétrochimiques sont des inputs
essentiels de l’agriculture, de l’industrie textile, de I industrie manufacturière et de l’industrie
pharmaceutique notamment. Les dernières années ont vu en outre l’apparition d’une demande
spécifique des produits hautement élaborés de la part de secteur de pointe tels que ceux de la
biogénétique, des télécommunications, de la médecine et de l’énergie. C’est le cas par exemple des
« microchips »et des circuits imprimés dans I’électronique, des fibres de polyester à forte épaisseur
pour la micrographie, des vitrages spéciaux, des enzymes dont la seule limite à une
croissance .explosive de la consommation est le retard des techniques d’ingénierie génétique ( près
de zoo enzymes font l’objet d’études de marketing approfondies, des résines expérimentales de type
Rynite SST destinées à remplacer les métaux grâce à leur meilleure résistance aux températures et
aux chocs et qui préfigurent la révolution des plastiques d‘ingénierie, Clément majeur entre autres
des nouvelles techniques de télécommunications. La caractéristique majeure de ces nouveaux
produits est le rythme rapide d’accroissement de leur consommation.
Donc l’industrie pétrochimique est directement liée aux hydrocarbures provenant, soit du pétrole
brut, soit du gaz naturel. Elle est à l’interface entre l’industrie du raffinage du pétrole, l’industrie du
gaz naturel et la chimie organique. Son objectif est double :
– proposer des produits de synthèse substituables aux produits naturels de grande consommation
dits « produits de commodité » ;
– proposer également des produits de synthèse dotés de propriétés originales complétant les
produits naturels dits « produits de spécialité ».
Les produits de la pétrochimie sont regroupés en différentes catégories utilisées dans la vie
courante : les plastiques, les fibres, les élastomères, les détergents, les solvants et les engrais.
Ces produits peuvent être scindés en deux groupes :
– les produits que l’on utilise pour leurs propriétés chimiques tels que les engrais, les détergents, les
solvants ;
– les produits que l’on utilise pour leurs propriétés mécaniques tels que les plastiques, les
élastomères et les fibres.
Tous ces produits sont obtenus en faisant réagir des molécules dites « de base » obtenues
à partir du pétrole, du gaz ou du charbon et en mettant en œuvre les réactions de la chimie
organique.
Les molécules de base doivent être :
1- Réactives, c’est-à-dire permettre des réactions rapides et sélectives, conduisant à des
productivités élevées tout en limitant la formation de sous-produits.
2- Abondantes car elles doivent conduire à des produits de forts tonnages et bon marché pour
que les produits soient économiquement compétitifs.
Il existe trois grandes familles de molécules de base, ces molécules constituent les trois
filières de l’industrie pétrochimique :
1- les oléfines (double liaisons chimiques)
2- les aromatiques (benzène, toluène, xylènes)
3- les acétyléniques (triple liaisons chimiques)
Ces molécules doivent être obtenues avec une grande pureté, ce qui nécessite d’installer de
nombreuses unités de purification.
NB : Les molécules de base sont produites par la principale unité du complexe pétrochimique : le
vapocraqueur, mais proviennent également de la raffinerie. On trouve les oléfines dans les coupes
légères du craquage catalytique et les aromatiques dans l’effluent du reformage catalytique.
Chapitre 2 :
Le raffinage du pétrole est un procédé industriel comme on l’a déjà noté, qui permet la
transformation du pétrole brut en produits pétroliers finis à valeur commerciale tels que les
carburants, les combustibles comme le fioul domestique qui sont des produits énergétique et les
lubrifiants, les bitumes, la naphta qui sont eux des produits non énergé[Link] pétrole brut n'est
pas très utile tel quel mais grâce au raffinage il est extrait du pétrole brut des produits nécessaires
aux activités de la vie courante comme les produits énergétiques nécessaire au chauffage, au
transport, à la cuisine ainsi que des produits dérivés qui sont utilisés dans des processus industriels
dans la pétrochimie et la confection de revêtements routiers.
La distillation atmosphérique
La distillation sous vide
L'hydrotraitement du kérosène
L'hydrotraitement du naphta
L’hydrocraquage
Le craquage
Le craquage catalytique
Le craquage thermique
Le craquage à la vapeur
Le traitement mérox
Le reformage catalytique
L'isomérisation
La polymérisation
Le visbreaking
L'hydrodésulfuration du gasoil
Les pétroles bruts sont stockés dans de grands réservoirs puis séparés selon leur teneur en soufre.
Celle-ci détermine les procédés de raffinage à utiliser. Chaque unité de raffinage abrite un procédé
industriel physico-chimique différent.
Pour faire face à la demande croissante du marché sur les carburants sur le moyen et le long
terme, le secteur a lancé en 2011 un programme pour la réhabilitation des installations existantes
des raffineries du Nord (Arzew, Skikda et Alger) et la mise aux normes des produits qui y sont
issus.
Avec la réception des raffineries d’Arzew en 2013 et Skikda en 2014, ce programme est totalement
achevé avec la réception de la dernière raffinerie d’Alger en octobre 2018.
La capacité globale de traitement de pétrole brut sera portée de 24,62 à 25,565 Millions Tonnes/an.
En Algérie, Total investit 1,2 milliard d’euros avec Sonatrach dans la pétrochimie
Le projet comprend une usine de déshydrogénation de propane et une unité de production de
polypropylène d’une capacité de 550 000 tonnes par an
Chapitre 3, 4 :
Distillation Primaire (Topping) ;
Et la Distillation sous vide
Notion sur la distillation
Distillation simple
Une distillation [Link] Lorsqu'on chauffe un mélange liquide, le premier liquide à
s'évaporer est celui qui a la température d'ébullition la plus [Link] vapeur est plus riche en
constituant le plus volatil. Par condensation de ces premières vapeurs, on obtient un
liquide plus riche que le premier en constituant le plus volatil, appelé distillat. Simultanément, le
liquide qui reste s'enrichit en constituant le moins volatil. On peut purifier le distillat en lui faisant
subir plusieurs distillations. En répétant cette opération plusieurs fois, on obtient un produit
pratiquement pur.
Distiilation fractionnée
une distillation fractionnée est une succession de distillations simples peut-être réalisée dans
une colonne à plateaux, dans les tours de distillation des raffineries. le pétrole chauffé dans un four
est injecté en continu, à la base de la colonne. Les constituants vaporisés s'élèvent et refroidissent au
cours de leur ascension. La température décroît de bas en haut de la colonne. Lorsque les vapeurs
atteignent un plateau, elles barbotent dans le liquide qu'il contient. les moins volatiles s'y
condensent, les autres poursuivent leur ascension vers les plateaux supérieurs de température plus
basse, où elles subiront un processus analogue. un système de trop-pleins permet aux liquides de
redescendre. Chaque plateau a une température constante et la composition du liquide qu'il contient
ne varie pas.
Distillation T.B.P
C’est une distillation fractionnée qui a pour but de déterminer la teneur en essence , Kérozène, gazoil
et en fraction lubrifiantes (huile, graisse) dans le pétrole brut. La courbe issue de cette distillation
T= f(% volume de distillat) est dite T.B.P ( true boiling point), cette courbe est utilisée dans les calculs
des colonnes de traitement et de distillation et leur planification.
La distillation (TBP) est utilisée au laboratoire dans un appareil (LPRN-1) ; cette colonne est
équivalente à une colonne de garnissage de 10 plateaux théoriques et d’un taux de reflux égal à 5.
Au début de la distillation , on recuillie les gaz dissous qui ne se
Distillation ASTM
1- La distillation atmosphérique
Le pétrole brut est acheminé de l'échangeur de chaleur primaire vers l'unité de distillation
atmosphérique, où il est séparé en différentes « fractions » ou « coupes », notamment les gaz
combustibles, le GPL, le naphta, le kérosène, le diesel et fioul. Une chaudière chauffe et vaporise le
pétrole brut en bas de la colonne de distillation. La vapeur refroidit au fur et à mesure qu'elle
remonte, ce qui entraîne la condensation sous forme liquide des composés plus lourds présents dans
la vapeur. Cependant, les « fractions » plus légères de pétrole brut, qui continuent à être vaporisées,
poursuivent leur ascension le long de la colonne où elles refroidissent et se condensent, une fraction
à la fois.
Il convient d'effectuer des mesures de température pour contrôler et surveiller la
température du pétrole brut dans la colonne de distillation. Du fait des températures élevées dans le
cadre de ce processus, les mesures sont effectuées par des capteurs TC-K.
L'alkylation est un procédé chimique par lequel on attache un groupe d'alkyles à une molécule de
substrat organique, par addition ou substitution. Un groupe d'alkyles est une molécule d'alcane à
laquelle il manque un atome d'hydrogène. Par exemple, les groupes de méthyle sont les alkyles les
plus simples, qui résultent de la suppression d'un atome d'hydrogène d'une molécule de méthane.
Les groupes d'alkyles se substituent ou s'ajoutent à des molécules, telles que les carbocations, les
carboanions, les radicaux ou les carbènes. Les groupes d'alkyles peuvent se lier à un certain nombre
d'atomes, y compris le carbone, l'azote et l'oxygène dans les molécules de substrat. Les agents
alkylants sont généralement l'oléfine, les alcools, les sulfates, les halogénures et divers composés
azotés qui favorisent l'alkylation en permettant aux groupes d'alkyles de se lier sélectivement aux
molécules. L'alkylation nécessite souvent un catalyseur. Les catalyseurs alkylants courants sont des
acides, tels que le HF ou le H 2SO4. Dans certains procédés, des zéolites ou des acides de Lewis sont
utilisés comme catalyseurs d'alkylation. Elle est donc une réaction chimique qui constitue le
transfert d'un groupement alkyle d'une molécule organique à une autre. Elle conduit alors à
l'augmentation du nombre d'atomes de carbone .
Au cours d'un procédé classique de raffinage du pétrole, les réactions d'alkylation combinent des
oléfines de faible masse moléculaire (mélange de propylène et de butylène) avec de l'isobutane en
présence d'un catalyseur, généralement l'acide sulfurique ou l'acide fluorhydrique. Le produit de la
réaction, nommé alkylat, est composé d'un mélange d'hydrocarbures à chaînes ramifiées d'indice
d'octane élevé. L'alkylat est l'un des principaux constituants des carburants car il possède des
propriétés antidétonantes exceptionnelles, et car sa combustion est propre. L'indice d'octane de
l'alkylat dépend principalement de la nature des oléfines utilisées et des conditions opératoires.
L'isooctane, issu de la réaction de l'isobutane et du butylène, possède un indice d'octane de 100 par
définition.
L’alkylation joue un rôle important dans diverses applications :
En chimie organique, les réactions d'alkylation sont courantes. L'une des réactions
d'alkylation fréquemment utilisées est l'alkylation de Friedel-Crafts. Dans cette réaction, un
acide de Lewis utilisé comme catalyseur, tel que l'AlCl 3, un halogénure d'alkyle et un
composé aryle forment une structure d'anneau aromatique substituée.
Dans la fabrication d'essence, l'alkylation permet d'obtenir des produits à indice d'octane
élevé en convertissant des isoparaffines et des alcènes à faible masse moléculaire en alkylat.
Dans les applications médicales, un type de traitement anti-cancéreux consiste à alkyler des
agents antinéoplasiques, dans lesquels l'ADN est méthylé, afin d'endommager les cellules
cancéreuses et d'inhiber leur croissance.
Dans l'industrie pétrolière, les unités d'alkylation désignent de grandes cuves pour réaction
chimique et la technologie associée. Le procédé d'alkylation produit un alkylat à partir de
propylène, de butylène et d'isobutane (c.-à-d. en alkylant des oléfines pour former des
hydrocarbures à chaîne plus longue). L'alkylat est un mélange d'hydrocarbures à indice d'octane
élevé, mélangé à l'essence pour améliorer ses performances et la facilité de conduite. Les matières
premières gazeuses pour la réaction proviennent du procédé de raffinement du pétrole (c.-à-d. que
les gaz sont recyclés). Dans une unité d'alkylation, les gaz réactants sont mis sous pression,
liquéfiés et mélangés avec le catalyseur. Ce catalyseur a pour but de réaliser l'alkylation à une
température et à une pression plus basse, et le ration de réactants est ajusté selon le catalyseur
utilisé. Les produits de la réaction sont envoyés vers une cuve de séparation, où le catalyseur acide
liquide se fixe au fond, est prélevé et recyclé dans le réacteur d'alkylation. Après traitement avec un
produit caustique pour neutraliser l'acide restant, la couche supérieure d'hydrocarbure est transférée
vers une tour de fractionnement afin de séparer les différents composants du produit, y compris le
propane, le butane et l'alkylat.
- Le désasphaltage :
Le résidu de distillation sous vide des pétroles bruts, c’est à dire la partie la
plus lourd, la plus
réfractaire à la distillation, est justement celle qui contient les fractions
lubrifiantes les plus
visqueuses et par conséquent de la plus grande valeur. Pendant quelques
décades, les pétroles bruts que l’on utilisait à peu près exclusivement pour la
fabrication des huiles lubrifiantes, et notamment des huiles à cylindres et
Bright stocks, étaient ceux de Pennsylvanie. Ces bruts ne contenaient presque
pas d’asphalte et leur résidu sous vide pouvait être soumis sans difficulté aux
opérations de raffinage à l’acide sulfurique qui était les seuls que l’on
connaissait à cette époque.
Il n’y a plus beaucoup de bruts de Pennsylvanie et les pétroles bruts d’autres
origines qui
conviennent à la fabrication des lubrifiants ont le plus souvent des résidus forts
chargés en asphalte.
Or, les huiles lubrifiantes ne doivent pas contenir d‘asphalte, même à l’état de
trace.
A- Ancienne méthode de désasphaltage :
Le meilleur procédé que l’on connaissait avant 1935 pour éliminer l’asphalte
était la distillation
fractionnée sous vide qui séparait comme distillats tous les lubrifiants et
laissait comme résidu de
l’opération un produit asphaltique très lourd. On opérait sous un vide aussi
élevé que possible tout
en aidant la distillation avec une injection massive de vapeur surchauffée.
Malgré le haut vide et la vapeur d’injection, il était généralement nécessaire de
porter la température au-delà de 400°C pour distiller les fractions les plus
visqueuses et obtenir finalement un résidu asphaltique sec (R et B 80°C). Cette
température, relativement élevée, n’était pas sans provoquer un léger
craquage du distillat visqueux dont l’épuration s’avérait par la suite assez
difficile.
B- Méthode au Propane :
On a donc cherché à remplacer la distillation par un procédé moins destructeur
des lourdes
molécules de lubrifiants et une méthode satisfaisante a été mise au point aux
environs de 1935.
C’est le désasphaltage au propane. On voit d’abord la nature des asphaltes.
Les asphaltes contenus dans les résidus de pétrole contiennent, d’après :
Marcusson, surtout des asphaltènes et des résines neutres. Les asphaltènes
sont insolubles dans
l’éther de pétrole .Ils sont dispersés à l’état colloïdal dans l’huile. Les résines
neutres sont solubles
dans l’éther de pétrole, mais insolubles dans les alcalis et acides. Elles sont en
vraie solution dans
l’huile. Les gaz liquéfiés d’hydrocarbures légers et même les premiers
hydrocarbures saturés de la
série, liquides aux températures et pressions ambiantes, précipitent tous plus
ou moins l’asphalte
des résidus de distillation. Mais ils le font de manières très diverses. Comme le
montre le graphique de la figure qui représente la relation entre le poids
moléculaire de l’hydrocarbure solvant employé et le pourcentage d’asphalte
précipité à partir du résidu de Poso creek (10 volumes de solvant à 27°C).
L’éthane précipite non seulement l’asphalte. Mais aussi une bonne partie des
huiles qui
l’accompagnent. L’hexane, le pentane et le butane n’en précipitent au
contraire pas assez et ils
retiennent en dissolution une plus ou moins grande partie des résines neutres
qui n’ont pas leur
place dans les huiles lubrifiantes.
Les essais effectués sur des résidus de bruts du Proche-Orient font ressortir des
résultats tout-à-fait
semblables et l’on trouve aussi que le propane précipite bien sélectivement les
matières asphaltiques
et résineuses telles qu’on peut les trouver dans le résidu sec dont nous parlions
précédemment.
On constate même que la présence de bonnes proportions de propylène dans
le propane ne modifie
pas sensiblement la précipitation d’asphalte. Par contre, les hydrocarbures plus
lourds (butane,
pentane) sont déjà un peu solvants des matières résineuses et laissent
précipiter un asphalte dur que
l’on a des difficultés à extraire de la tour. En outre, les huiles désasphaltées
sont instables par suite
de leur trop grande teneur en résines. Le propane a également une propriété
intéressante pour le désasphaltage. Il dissout mieux, en effet, aux
températures moyennes (40°C-60°C) les hydrocarbures paraffiniques que ceux
des autre séries, de sorte que l’on constate que le point de coupe entre les
huiles dissoutes et la matière asphaltique précipitée est d’autant plus proche
de la fin du résidu que le degré de paraffinicité de l’huile est plus grand.
Les types de désasphaltage :
Les résidus provenant de la distillation sous vide des pétroles bruts, c'est-à-dire
la partie la plus
lourde, la plus résistante (réfractaire) à la distillation, renferment en plus des
corps asphalto résineux, des hydrocarbures à haut poids moléculaire servant
comme constituants des huiles
lubrifiantes les plus visqueuses et par conséquent de la plus grande valeur.
La séparation de ces corps résineux constituait pour les raffineurs un problème
spécial.
On distingue 3 types de désasphaltage :
1-Désasphaltage par distillation :
Dès le début de l’industrie du raffinage, la séparation des corps asphalto-
résineux a été conduite
par distillation. Malgré le haut vide et l’injection massive de la vapeur d’eau
surchauffée, ce
procédé n’était pas efficace. Il permet de laisser une masse essentielle de
corps asphalto-résineux de
pair avec les hydrocarbures à haut point d’ébullition dans l’huile désasphaltée.
C’est pourquoi il était nécessaire de porter la température de distillation au-
delà de 400°C pour distiller les fractions
les plus visqueuses et obtenir finalement un résidu asphaltique. Mais cette
température relativement
élevée provoquait un léger cracking du distillat visqueux dont l’épuration
s’avérait par la suite assez
difficile.
2-Désasphaltage par traitement à l’acide sulfurique :
Cette méthode est de préférence appliquée de pair avec un raffinage de
purification à la terre à
foulons pour des pétroles à faible teneur en corps résineux. Toutefois, les
grandes quantités d’acide
sulfurique indispensables utilisées, et par conséquent les grandes quantités de
déchets (sous forme
de goudron acide difficile à utiliser) mènent à l’augmentation des frais
d’exploitation et aux pertes,
ce qui rend ce procédé peu efficace.
3-Désasphaltage aux hydrocarbures légers :
Ce procédé est largement appliqué dans le raffinage des huiles résiduelles. On
pratique, on
utilise le propane liquéfie et les butanes.
La solubilité des fractions d’huile diminue aux températures voisines de la
température critique
du solvant. Cela se produit lorsque la température de la solution s’approche du
domaine de l’état
critique du solvant en question, sa densité (solvant) est brusquement diminuée
et par conséquent son
volume molaire augmente. En même temps la densité et le volume molaire des
hydrocarbures à haut
poids moléculaire renfermés dans l’huile se modifient mais d’une façon
insignifiante. Il en résulte
une diminution des forces d’attraction entre les molécules du solvant et les
hydrocarbures, ce qui
diminue la solubilité.
La relation entre l’isolement des constituants à haut poids moléculaire à partir
de la solution dans le
propane et la densité de ce dernier est une fonction droite dans des conditions
généralement
adaptées dans le procédé du désasphaltage.
Procédé de désasphaltage au propane
Le but d’une unité de Désasphaltage est de séparer les asphaltènes et résines contenus dans la
charge de ses fractions huileuses. L’unité de dèsasphaltage au propane est destinée à traiter le résidu
sous vide provenant de l’unité de distillation sous vide pour la production d’une huile dèsasphaltée
(DAO) et de l’asphalte. L’huile est ensuite envoyée vers l’unité d’extraction des aromatiques par le
furfural pour l’amélioration de son indice de viscosité puis vers l’unité de déparaffinage au MEC-
Toluène afin d’améliorer le point d’écoulement. Enfin, elle subit un traitement de finition pour la
débarrasser des impuretés et l’amélioration de ses caractéristiques. L’unité est prévue pour traiter
une charge de 160 tonnes/jour de Résidu sous vide issu du brut de hassi-Messaoud traité à la
raffinerie d’Arzew.
2 : équipements principaux :
a. Colonne d’extraction (RDC) :
La colonne d’extraction est l’appareil le plus important dans l’unité de dèsasphaltage au
propane. Parmi les colonnes destinées pour ce procédé, le contacteur à disques rotatifs (RDC) est
le type le plus utilisé à l’échelle Industrielle, comme c’est le cas de la raffinerie d’Arzew.
Technologie :
La colonne d’extraction (RDC) est caractérisée par une efficacité de traitement élevée et
une bonne souplesse d’utilisation qui est assurée par la variation de la vitesse de rotation des
disques. Elle est garnie de plaques circulaires appelées rotors, montées sur un arbre central, et des
anneaux périphériques appelés stators fixés sur la virole, qui sont interposés entre les rotors. Le
diamètre de ces derniers est inférieur au diamètre des stators (voir figure ci-dessus).
Les dimensions et le nombre de ces éléments sont obtenus à partir des essais pilotes avec une
colonne de taille laboratoire. La surface couverte par ces éléments constitue la section de contactage
qui assure la séparation des phases. En haut et en bas de la tour, on trouve les zones de décantation
des deux solutions d’huile désasphaltée et d’asphalte.
Figure -1 : Schéma technologique de la tour d’extraction (RDC)
Dans la partie supérieure de la colonne, un serpentin alimenté en vapeur d’eau
est installé pour
contrôler le gradient de température. Aux limites supérieure et inférieure de la
zone de contactage, deux grilles de tranquillisation sont installées pour
stabiliser les solutions dans les zones de décantation afin de facilité leur
séparation. L’entrée de la charge se trouve au milieu de la colonne et celle du
solvant juste au-dessus de la grille inférieure. Les deux solutions qui résultent
de l’opération sont extraites à partir du sommet et du font de la tour. L’arbre
central est entrainé par un moteur électrique situé au sommet de la colonne.
Pour un débit de charge donné, ce mécanisme permet de varier la vitesse des
rotors, nécessaire pour maintenir une efficacité maximale de l’opération
d’extraction. La zone la plus sensible de cet équipement est la partie
supérieure, ou l’huile désasphaltée est débarrassée de l’asphalte. Les
turbulences sont à éviter dans cette zone pour avoir une huile répandant aux
spécifications demandées. Comme dans le cas d’une colonne de distillation, le
problème d’engorgement existe aussi dans le RDC. Ce phénomène est observé
lorsque l’accumulation de la phase dispersée (asphalte) devient importante,
engendrant ainsi une altération de l’huile par le passage d’une partie de cette
phase dans la solution de tête.
B-Echangeurs de préchauffe :
L’unité comprend deux échangeurs de type «KETTLE» qui assure la séparation
du propane
sec à partir de la DAO. La majeur partie du propane est récupérée dans le
premier qui fonctionne
avec de la vapeur surchauffée à basse pression (3Kg /cm2). Le reste du solvant
est séparé de l’huile
dans le deuxième échangeur à l’aide de la vapeur surchauffée à haute pression
(25Kg/cm²).
d. Aéroréfrigérants :
Tout le propane vapeur récupéré à partir des différents équipements est
condensé dans cette batterie
d’aéroréfrigérants équipée de quatre ventilateurs.
3 : Description du procès :
Le résidu de la distillation sous vide aspiré à partir des bacs de stockage T706
et T707,
par la pompe G1 est mélangé avec le solvant de pré dilution dont le débit est
réglé par [Link]
le mélange est admis dans l’échangeur E1 à une température de 82°C et une
pression de 33 bars où
il est refroidi jusqu’à 60°C pour alimenter l’extracteur (RDC). Cette
température est maintenue par
la [Link] schéma du procès est représenter sur la figure.
A partir du ballon D1, le propane est aspiré par la pompe G2, puis refoulé à une
pression
de 35.9 bars et refroidi dans un échangeur à eau E3 à une température de
56°C. Cette dernière est
contrôlée par la TRC3. Une petite partie est admise dans la charge comme
solvant de pré dilution
et l’autre est injectée au fond de l’extracteur. Son débit est réglé par FRC3.
Au sommet, on obtient le raffinat qui constitue le mélange de DAO et de
propane. Ce
raffinat sortant à une pression de 29.2 bars et une température de 70°C dont la
régulation se fait
par la TRC2 est chauffé dans l’échangeur E6 par la DAO jusqu’à 74°C, puis
alimente l’échangeur
E4 (type kettle) où la plus grande partie du propane est évaporée à 94°C. La
température du raffinat
à la sortie d’E4 est contrôlée par la TIC7. Ensuit il passe dans l’échangeur E5
(type kettle) où on
récupère le reste du propane à une température de 185°C.
La DAO qui sorte de E5 avec les traces de propane dont la température de
sortie est
maintenue grâce à la TRC4 est admise dans le stripper à basse pression [Link]
fond, l’huile
désasphaltée est reprise par la pompe G3 à une température de 240°C et
refoulée à une pression de
4.2 bars vers l’échangeur E6 où la température baisse jusqu’à 85°C avant
d’être envoyée au
stockage.
La solution d’asphalte quitte le fond de l’extracteur pour alimenter le four F1 à
une pression de 28
bars où sa température passe de 56°C à 260°C. Cette dernière est réglée
Par la TRC5. Le chauffage permet de vaporiser le propane et de séparer de
l'asphalte dans la
colonne de flash à haute pression C3. Le fond de ce dernier est envoyé dans la
colonne de flash
basse pression C4 ou le reste du propane est éliminé par stripping à la vapeur
d'eau. L'asphalte
quittant le fond C4 est refoulé par la pompe G4 à 2.5 bars et 260 0Cvers les
bacs de stockage T715
et T716 [1]. Les vapeurs de propane et de l'eau quittant les strippers C2 et C4
sont acheminées vers
la colonne C5 ou elles sont lavées par l'eau.
Le propane quittant le sommet de la colonne C5 à basse pression est comprimé
dans le compresseur
G7 jusqu'à une pression de 21.8 bars. Le propane récupéré dans les différents
équipements : E4,
E5 et C5 mélange avec celui refoulé par le compresseur G7 est refroidi dans
l'aéroréfrigérant E2
de 94°C jusqu'à 57°C pour être recyclé dans le ballon de propane D1.