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Grues auxiliaires de chargement de véhicules

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Chargement de véhicules

Grues auxiliaires
par Hubert GIBOUIN
Ingénieur de l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers
Directeur Général et Technique de Gibouin SA

1. Technologie des grues auxiliaires ....................................................... A 9 460 - 2


1.1 Principe et fonctionnement......................................................................... — 2
1.2 Caractéristiques principales........................................................................ — 2
1.2.1 Couple.................................................................................................. — 3
1.2.2 Caractéristiques des vérins. Puissance demandée.......................... — 3
1.2.3 Caractéristiques géométriques.......................................................... — 3
1.2.4 Zone balayée....................................................................................... — 4
1.2.5 Stabilisation ........................................................................................ — 4
1.3 Différents types de montage ...................................................................... — 5
1.4 Choix d’un appareil. Compatibilité avec le porteur .................................. — 6
1.4.1 Critères de choix et de montage ....................................................... — 6
1.4.2 Problèmes d’adaptation ..................................................................... — 6
2. Réglementation, épreuves et contrôles............................................. — 6
2.1 Réglementation en position route.............................................................. — 6
2.1.1 Répartition des charges sur les essieux ........................................... — 6
2.1.2 Freinage............................................................................................... — 6
2.1.3 Autres vérifications............................................................................. — 7
2.2 Contrôle de l’appareil de levage................................................................. — 7
2.2.1 Vérification de conformité ................................................................. — 7
2.2.2 Épreuves en charge ............................................................................ — 7
2.2.3 Contrôle de la stabilité ....................................................................... — 8
2.2.4 Visites périodiques ............................................................................. — 8
3. Utilisation des grues auxiliaires .......................................................... — 8
3.1 Domaines et conditions d’utilisation ......................................................... — 8
3.1.1 Domaines principaux ......................................................................... — 8
3.1.2 Vitesse ................................................................................................. — 8
3.1.3 Sécurité................................................................................................ — 8
3.1.4 Entretien .............................................................................................. — 8
3.2 Coût d’utilisation.......................................................................................... — 9
3.3 Accessoires .................................................................................................. — 9
3.3.1 Allonges manuelles ............................................................................ — 9
3.3.2 Allonge articulée ou bras charpentier............................................... — 9
3.3.3 Treuil .................................................................................................... — 9
3.3.4 Servomoteurs et rotation hydraulique de grappin .......................... — 10
3.3.5 Grappins .............................................................................................. — 10
3.3.6 Nacelles ............................................................................................... — 10
5 - 1994

3.3.7 Commandes à distance...................................................................... — 10


3.4 Grues forestières ......................................................................................... — 10
Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. A 9 4 61
A 9 460

es grues auxiliaires de chargement de véhicules sont des grues moyennes,


L puisqu’elles chargent ou déchargent leur véhicule porteur ou sa remorque ;
elles doivent donc avoir un poids limité, de manière à laisser une charge utile
importante au convoi dont elles font partie, et une puissance permettant les opé-

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rations de chargement (ou de déchargement) des masses (divisibles ou non) que


le véhicule transporte. Cela les différencie nettement des grandes grues auto-
motrices dites grues mobiles, qui ne sont pas essentiellement conçues et
montées en fonction d’un type de transport déterminé mais plutôt pour avoir
des performances de manutention importantes (pouvant lever 20 t à 3 m, et
même beaucoup plus).
De plus, les grandes grues mobiles sont en général montées sur un porteur
spécial et forment dans tous les cas un ensemble. Les grues auxiliaires de char-
gement, au contraire, usent souvent deux véhicules porteurs dans leur vie et
ont une valeur propre indépendante du porteur. Par ailleurs, si les grues mobiles
sont en général à flèches télescopiques, les grues auxiliaires sont pour la plupart
articulées.
Enfin, les grues auxiliaires sont en général plus puissantes que les petites
potences mues à la main ou avec l’aide d’une pompe électrique branchée sur
les batteries (la durée d’utilisation est alors fortement limitée par la nécessité
de recharger les batteries : sur un camion, elles se rechargent en roulant). On
ne considère pas vraiment comme grues auxiliaires celles dont la force de levage
n’atteint pas 1 t à 2 m ou dont la flèche a une longueur inférieure à 3 m.

1. Technologie des grues La construction de l’ossature est réalisée en mécanosoudé à par-


tir d’éléments plats ou préalablement emboutis ou forgés, plus
auxiliaires rarement coulés.
Les vérins hydrauliques, alimentés en huile à travers un bloc de
distributeurs, permettent des mouvements télescopiques ou des
1.1 Principe et fonctionnement mouvements d’articulation (avec ou sans renvoi par biellette) ainsi
que la rotation (par utilisation de différents systèmes : crémaillère,
Les grues auxiliaires comportent d’une part la flèche, généra- chaîne, palette, couronne dentée avec moteur hydraulique, etc.).
lement à bras articulés (deux, trois ou quatre) mais qui peut aussi La commande est généralement manuelle, avec des distributeurs
être télescopique, d’autre part un pied (ou embase) surmonté d’une hydrauliques plus ou moins progressifs suivant la construction ; il
colonne, celle-ci faisant pivot sur l’embase pour permettre la rota- y a aussi possibilité de commandes à distance (notamment électro-
tion de la grue (figure 1). Ces grues sont toutes étudiées pour être niques et pour lesquelles le câble peut être remplacé par un système
montées sur camion, c’est-à-dire sur porteur de série ; elles se radio). Le bloc comporte, en général, la soupape principale de sur-
montent également sur semi-remorque, beaucoup plus rarement pression, une partie des freins et les autres soupapes, ainsi que la
sur remorque (§ 1.3). plupart des éléments du limiteur de moment.
Les commandes sont prévues de part et d’autre du véhicule, mais
en fait plusieurs options restent possibles : siège accroché à la
colonne et tournant avec elle, pupitres avec ou sans passerelle, etc.
En outre, elles nécessitent une source d’énergie pour les alimenter
en huile sous pression : une sortie de boîte de vitesses ou alors un
moteur auxiliaire Diesel ou électrique.
Le mode de préhension le plus courant est le crochet souvent muni
d’un lève-palette, mais on peut aussi utiliser un grappin (§ 3.3.5) ou
une pince (à briques, à parpaings ou autre).

1.2 Caractéristiques principales


Les limites correspondent normalement aux portées nécessaires
pour balayer la surface du véhicule (de l’ordre d’une dizaine de
mètres pour la flèche) et aux puissances tolérables avec la bonne
tenue de la stabilité. L’évolution actuelle des porteurs (véhicules
4 essieux), les besoins des utilisateurs ainsi qu’une interprétation
plus souple de la réglementation à cause des modifications inter-
venues suite aux directives européennes (§ 2.2) ont relevé derniè-
rement ces limites : 15 m de flèche ou un couple de 50 t · m soit
500 kN · m n’est plus irréaliste. Au plus près, des charges unitaires
Figure 1 – Charge d’une grue auxiliaire
de 15 t environ peuvent être manœuvrées.

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1.2.1 Couple En principe les puissances demandées sont de l’ordre de 15


à 40 kW et ne nécessitent qu’une pompe à simple débit ; mais, ces
La première grandeur caractéristique est le couple moteur déve- grues étant presque toutes alimentées par une pompe donnant un
loppé par le vérin de levée. L’unité légale de couple est le newton- débit fixe (associé avec des distributeurs à centre ouvert) et non un
mètre, mais l’usage l’exprime en tonne-mètre. Il est habituellement débit variable (distributeurs à centre fermé), il est souvent proposé,
calculé en faisant le produit de la force de levage à la portée standard lorsqu’il est nécessaire d’augmenter les vitesses de mouvement
par cette portée, qui correspond à la portée maximale hydraulique (grue effectuant des chargements de wagons avec un grappin, par
pour la plupart des machines (figure 1). exemple), de monter une pompe à double débit avec deux blocs de
commandes (en général, un pour la rotation et l’autre pour le
Exemple : une grue de 6 t · m (60 kN · m) est une grue qui peut levage). Chaque bloc peut travailler à pleine pression et plein débit,
lever 1 t à 6 m, ce qui est beacoup plus réaliste que de parler de 6 t c’est-à-dire avec la vitesse maximale (avec un seul bloc le débit serait
à 1 m (compte tenu du gabarit du véhicule et des dimensions de la partagé, donc les vitesses diminuées). En charge maximale on a
charge, le point d’accrochage de cette dernière se trouve pratique- donc besoin d’un débit double à la même pression, c’est-à-dire d’une
ment toujours à plus de 1 m de l’axe de la colonne). puissance double (30 à 80 kW).
Les grues articulées sont calculées pour avoir une cinématique L’installation la plus fréquente étant l’entraînement de la pompe
permettant un effort maximal lorsque la flèche est au voisinage de par la prise de mouvement prévue et montée sur demande par le
l’horizontale. Néanmoins, suivant les marques et les modèles, constructeur du camion, les puissances habituellement disponibles
l’effort maximal est souvent donné pour un angle de 20 à 30 degrés sont suffisantes pour les grues standards. Toutefois, pour les doubles
au-dessus de l’horizontale, cela afin d’augmenter artificiellement le débits ou dans le cas de vitesses de rotation faibles, il vaut mieux
couple nominal de la grue. Cet angle de flèche devient alors une s’assurer que la sortie de boîte de vitesses peut supporter le couple
caractéristique essentielle pour pouvoir comparer véritablement que l’on exigera. En cas d’utilisation d’un groupe auxiliaire (Diesel
deux grues différentes. ou électrique), il suffira de le choisir avec une marge de sécurité
Lorsque l’on replie la flèche pour prendre au plus près, il peut suffisante (15 à 20 % de plus) pour éviter tout ennui.
arriver que les performances nominales ne soient pas atteintes par
suite d’un mauvais angle d’attaque des vérins sur les éléments de
flèche ou sur leurs biellettes de renvoi. Il ne faut donc pas compter 1.2.3 Caractéristiques géométriques
utiliser trop couramment la grue à des portées réduites, d’une part,
parce que le crochet ne balaie pas toujours cette zone à une hauteur Pour les grues montées sur véhicules, et qui ont en général un
suffisante, d’autre part, même avec des grues munies de biellettes gabarit à respecter, la position de l’axe de la colonne n’est pas sans
de renvoi sur les vérins de levée et d’articulation, la puissance de importance lors de la construction. Il existe :
levage et la facilité de mouvement sont trop réduites. En pratique, — des grues dont l’axe de colonne, ou pivot, est centré sur l’axe
la charge maximale est celle correspondant à la portée minimale longitudinal du véhicule ;
toutes allonges rentrées, elle est éventuellement majorée jusqu’à — d’autres avec un léger excentrement (jusqu’à 250 mm environ)
40 % pour les machines à biellettes. (Ces dernières conservent leur permettant le repli de la flèche du côté opposé à celui-ci (figure 2) ;
couple à 85 % environ au lieu de 65 % pour les machines classiques — d’autres enfin ou l’excentrement est nettement plus important.
lorsque l’on décrit complètement l’angle de levage.)
Cette dernière catégorie est intéressante, si l’on considère, non
Enfin, il faut noter que certains constructeurs proposent des sys- plus la distance à la grue, mais la distance au véhicule, car on dis-
tèmes permettant de lever plus lourd si la vitesse des mouvements pose alors d’une force beaucoup plus importante d’un côté que de
diminue. Une étude trop rapide pourrait entraîner des erreurs l’autre, permettant de lever davantage avec un modèle de petite
d’appréciation de la force réelle de la machine considérée comme taille ; encore faut-il s’assurer que l’on pourra toujours se placer de
des défauts de stabilité de l’ensemble véhicule-grue, si cette sur- manière à avoir la charge du bon côté. En contrepartie, il faudra
puissance n’a pas été correctement évaluée au départ. Pour les prévoir une stabilité meilleure que si la colonne était centrée.
levages moins courants, une deuxième position de crochet judicieu-
Dans certains cas, la hauteur de la colonne peut varier. Il est sou-
sement choisie par le constructeur permet cependant de retrouver
vent nécessaire d’avoir une colonne rallongée (c’est-à-dire dont
la puissance de la machine.
l’axe colonne-flèche est surélevé), surtout dans le cas de charge-
À l’inverse, pour les grandes portées, l’effort nécessaire pour ments hauts. On peut aussi, bien sûr, utiliser une colonne normale
mouvoir le poids propre de la flèche n’est plus négligeable et en surélevant le pied, mais cela a pour effet d’élever la hauteur du
diminue également la force disponible. Il est cependant évident que, centre de gravité, ce qui est toujours préjudiciable à la stabilité, à
dès que deux vérins sont en charge, ils ne peuvent rester chargés la tenue de route et au freinage (§ 2.1.2).
également l’un et l’autre lors des mouvements ; on a donc souvent
Parfois, la colonne peut être légèrement raccourcie pour dimi-
l’un des vérins qui possède une petite réserve de puissance (environ
nuer la hauteur hors tout (cas de montage sur semi-remorque), car
10 % tolérés) avant que le système de sécurité n’agisse.
il y a encore souvent des accidents ou des incidents dus à des
En pratique, dans les zones habituellement balayées (§ 1.2.4), on ponts ou à des porches trop bas.
considère le couple comme constant en première approximation.

1.2.2 Caractéristiques des vérins.


Puissance demandée
En levage, quelques grues sont équipées avec des vérins princi-
paux à simple effet mais, dans beaucoup d’utilisations autres
qu’au crochet, il est souhaitable de disposer d’une légère force
d’appui (cas des bennes à rondins, à sable, à terre et des tarières)
de manière à pouvoir fournir un effort de pénétration suffisant
pour permettre la préhension ; on utilise alors des vérins à double
effet. Pour se contenter de vérins à simple effet (la force ne s’exer-
çant que dans le sens du levage, la flèche redescendant sous l’effet
de son propre poids), il faudrait être sûr de ne jamais avoir besoin
des accessoires demandant une force d’appui.
Nota : pour plus de détails, le lecteur se reportera à l’article Vérins hydrauliques [B 6 040] Figure 2 – Position de repli d’une grue légèrement excentrée
dans le traité Génie mécanique.

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En ce qui concerne la position de repos, dans le cas le plus cou-


rant de grues équipant des véhicules routiers de série, il est néces-
saire de respecter le gabarit du code de la route. Il en résulte deux
solutions principales :
— ou bien la grue repose pendant le trajet sur le plateau, ce qui
a l’inconvénient de ne pas le laisser complètement libre ;
— ou bien elle se replie transversalement sur son embase de
manière à rester dans le gabarit des 2,50 m autorisés ; en général,
pour des flèches longues, cela nécessite des vérins supplémentaires
pour plier l’un des bras ou pour basculer la colonne, ce qui risque
d’être plus onéreux ; pour cette raison, on trouve des flèches dépor-
tées sur la plupart des grues. Le calcul de la mécanosoudure des
déports, fait par ordinateur, a amélioré dans de très grandes pro-
portions la fiabilité de ceux-ci. Il existe également pour les mêmes
raisons des colonnes déportées sur certains modèles.
Dans quelques cas particuliers mais, la réglementation aidant,
qui se raréfient, on peut concevoir la flèche en position route
au-dessus de la cabine du porteur.

1.2.4 Zone balayée


La plupart de ces grues n’ont pas de rotation continue mais
Figure 3 – Zone balayée par une grue à deux bras articulés
couvrent un secteur supérieur au tour complet de telle façon que,
et une allonge télescopique
dans les cas autres que les montages derrière cabine, il ne soit pas
nécessaire de faire de reprise pour le chargement (ou le décharge-
ment). Les grues auxiliaires sont habituellement livrées avec deux pieds
Pour les montages derrière cabine (§ 1.3), l’étude de stabilité de stabilisation, mais cela ne suffit pas toujours. Tout d’abord, si le
peut conduire à la limitation de la rotation à 270o, voire 180o. La véhicule est léger, il faut que ces pieds soient extensibles latéra-
totalité des équipements commercialisés permettent cette limita- lement (ils sont déjà normalement réglables manuellement et/ou
tion moyennant une option plus ou moins coûteuse mais très abor- hydrauliquement dans le sens vertical). Des extensions standards
dable. Certaines utilisations nécessitent la rotation sur l’avant. Elle plus importantes existent chez la plupart des constructeurs, mais
ne doit alors se faire que sans charge ou avec une charge réduite seule une étude de stabilité peut déterminer ce qui est réellement
que le conducteur doit savoir contrôler. À défaut, des systèmes nécessaire. Cette étude montre souvent que, pour ne pas dépasser
complexes et coûteux peuvent être montés pour obtenir une totale les charges admissibles sur les essieux, deux autres pieds sont à
sécurité. monter.
L’aire balayée est limitée, dans le plan horizontal situé à la hauteur Nous verrons toutefois au paragraphe 2.2.3 que même une
de l’axe colonne-flèche, par des cercles, ou des arcs de cercle, corres- bonne étude de stabilité ne suffit pas à assurer la réception par les
pondant à la longueur de la flèche et à la plage de rotation choisies. services de contrôle.
Pour une utilisation normale, il faut prévoir une marge de sécurité La méthode classique pour faire une étude de stabilité consiste
(0,50 m permet déjà de ne pas être trop juste) pour compenser le à vérifier que la verticale du centre de gravité de l’ensemble des
rétrécissement des cercles au-dessus et au-dessous de ce plan. Sur charges reste dans la figure de sustentation. En règle générale, le
demande, des allonges ou des fléchettes peuvent être proposées porteur est à vide (cas le plus défavorable) et la grue est en charge
pour augmenter la portée, mais la charge levable en est réduite maximale. Le centre de gravité O du porteur est fixe et connu
d’autant. Ces accessoires peuvent être utilisés notamment pour (sensiblement dans l’axe du véhicule et déterminé par les charges
travailler en hauteur ou pour descendre au-dessous du niveau du statiques sur essieux avant et arrière). Par ailleurs, la grue elle-même
sol ; dans ce dernier cas, cependant, on préfère l’utilisation d’un treuil tourne autour de son centre de rotation O’ avec sa charge.
ou d’un grappin avec prolonge. Les charges tournantes se composent de la grue (de poids PG et
Remarque : dans le langage de la profession on appelle généralement :
de centre de gravité situé à une distance r ’ de l’axe de rotation) et
— allonge un élément prolongateur dans l’axe de la flèche ;
— prolonge un élément suspendu pour prolongation verticale. de la charge, le cas défavorable étant la flèche allongée au maxi-
mum avec la charge maximale C pour cette distance r (figure 4). Le
Dans le plan vertical, l’aire située à proximité de la grue n’est pas
centre de gravité de l’ensemble grue-charge appartient alors à la
toujours balayée de façon satisfaisante (figure 3). Les grues téles-
surface d’un cercle de centre O’ et de rayon R tel que :
copiques, lorsqu’elles n’ont pas de treuils, ont notamment une zone
morte importante (1 à 2 m) autour de la colonne. Les autres modèles r ′P G + r C
ont parfois une zone morte aux environs de l’axe colonne-flèche, R = ------------------------
-
ce qui peut être préjudiciable avec certains chargements (palettes), PG + C
le crochet ne pouvant plus lever à cet endroit. Cet inconvénient
Avec 25 % de surcharge pour correspondre au coefficient de
n’existe pas lorsque le premier bras est plus long que le second,
l’épreuve statique (§ 2.2), on obtient la formule suivante (bien sûr,
mais il faut alors vérifier que ce dernier possède une extension
un coefficient plus fort doit être pris pour avoir une marge de sécu-
hydraulique suffisante pour qu’en extension sortie il soit aussi long
rité et pour faire face aux éléments négligés et tout particulière-
que le premier, sinon une autre zone morte apparaîtrait au-dessous
ment à la flexion du porteur entraînant un déplacement aggravant
de l’axe colonne-flèche, interdisant de prendre les charges basses.
de l’axe colonne-flèche de la grue) :
r ′ P G + 1,25rC
1.2.5 Stabilisation R 25 = --------------------------------------
-
P G + 1,25C
Après avoir étudié les différentes caractéristiques d’un matériel, Pour obtenir le centre de gravité de l’ensemble (charges
il faut savoir dans quelles conditions il peut être compatible avec tournantes + charges fixes), il suffit de composer le poids mort Pv
un porteur. du véhicule appliqué au point O et la résultante des charges tour-

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nantes, c’est-à-dire PG + C appliquée en l’un des points du cercle de


centre O’ et de rayon R, ou respectivement P G + 1,25 C sur le
rayon R 25.
L’image d’un cercle de centre O’ et de rayon R par une homothétie
de centre O et de rapport k étant un cercle de centre O1 tel que
OO1 = k OO’ et de rayon R1 = kR, il en résulte que le centre de gravité
de l’ensemble est toujours situé dans la surface d’un cercle de
centre O1 et de rayon R1 tel que O1 soit sur le segment OO’ et que :
OO 1 PG + C
------------ = -----------------------------
-
OO′ PG + C + Pv
PG + C r′P G + rC
et R 1 = R ------------------------------ = -----------------------------
-
PG + C + Pv PG + C + Pv

Nous connaissons donc le lieu du centre de gravité de l’ensemble


lorsque la grue en charge tourne autour de son axe. Le calcul avec
une surcharge de 25 % (en remplaçant C par 1,25 C dans les formules
précédentes) donne une marge de sécurité dans toutes les directions.
Un ensemble quelconque étant stable si son centre de gravité se
projette à l’intérieur de la figure de sustentation, il suffit de vérifier
qu’il en est bien ainsi.
Par vérification graphique (figure 4b), il suffit donc de vérifier
que le cercle avec 25 % de surcharge est contenu entièrement dans
la figure obtenue en joignant les points d’appui, à savoir les points
de contact des stabilisateurs avec le sol et les points de contact des
pneumatiques (ou, si l’on veut, les points d’articulation des sus-
pensions d’essieu sur le châssis).
Une vérification expérimentale est difficilement réalisable si le
constructeur de la grue n’autorise pas le mouvement de rotation
avec la charge 1,25 C. Sinon il suffit de partir d’un point où le véhi-
cule est stable, de faire décrire au bout de flèche tout l’arc de rota-
tion autorisé en charge et de vérifier que trois points d’appui non
Figure 4 – Étude de stabilité
alignés sont toujours au sol et forment une surface de sustentation
convenable. Par précaution, on ne soulèvera pas la charge à plus
de quelques centimètres au-dessus du sol pendant cet essai. y a une remorque à charger ou dans le cas de manutentions
Pour être complet il faudrait vérifier que les points d’appui pro- encombrantes parce que la colonne peut se trouver très près de la
venant du véhicule seul (suspension, essieu, pneumatiques) sont charge, mais il est alors nécessaire d’avoir des canalisations d’huile
capables de supporter l’effort engendré par le couple résiduel (non plus importantes (car la pompe reste à l’avant) et un renfort de
absorbé par les stabilisateurs), ce que le constructeur du véhicule châssis nettement plus conséquent.
peut seul facilement déterminer. Les montages sur remorque sont à éviter, le poids mort de
celle-ci n’assurant pas une bonne stabilité.
Enfin, les autres montages courants sont les montages sur semi-
remorque. On y retrouve les positions avant (nécessaire pour les
1.3 Différents types de montage bennes basculantes et pour des charges d’une longueur irrégulière),
milieu et arrière comme un porteur. Mais la position avant nécessite
A priori on peut presque tout imaginer. Ce matériel a aussi été une stabilisation spéciale car la grue se trouve alors au-dessus de
monté ailleurs que sur des camions ou des véhicules routiers : mon- l’essieu arrière du tracteur. Bien sûr la pompe reste sur le tracteur
tages à poste fixe, sur bateau, sur matériel ferroviaire, cages d’ascen- (et le réservoir d’huile aussi), à moins d’utiliser un moteur auxiliaire.
seurs, tracteurs agricoles, pour ne citer que les principaux. On peut aussi faire un montage mobile, la grue pouvant se dépla-
Sur les véhicules routiers, la première nécessité est de prévoir cer de l’avant à l’arrière de la semi-remorque à l’aide d’un chariot
un montage transversal et, si possible, avec bâti centré (tableau 1). et d’un moteur hydraulique de translation. La grue se déplace à vide :
Très exceptionnellement, des petites machines ont été montées en cela permet de choisir un modèle nettement moins puissant puisque
côté de camion afin de gagner en volume de chargement : des l’on peut disposer la grue à une distance optimale de la charge. Un
machines moyennes peuvent également être montées en côté de moteur auxiliaire est alors nécessaire, car bien préférable à une ali-
semi-remorque : mais ces montages, à part quelques cas très par- mentation par des enrouleurs de flexibles ; d’autre part, la stabili-
ticuliers, sont à déconseiller. sation doit être spécialement étudiée ainsi que la résistance du
châssis. Deux types de chemins de roulement sont proposés :
Pour les porteurs, le montage derrière cabine est le plus répandu au-dessus du châssis proprement dit (roll sur longerons) ou
(il est obligatoire pour les tracteurs routiers). Mais des montages au-dessus des rives du plateau (roll sur rives). Le chariot roule sur
arrière ou en milieu de châssis sont également possibles. l’aile supérieure du longeron dans le premier cas ; le plateau possède
Les montages en milieu de châssis sont à éviter, sauf dans le cas alors au moins deux rainures permettant le passage des griffes. Dans
particulier où l’on doit transporter de grosses charges (que l’on dis- le deuxième cas, des roulettes sont prises dans un U tourné vers
pose alors en avant et en arrière de la grue) tout en restant dans l’extérieur du plateau. Cela nécessite des traverses plus importantes,
une gamme de petites grues. des rives spécialement conçues et le cas échéant des ridelles par-
Les montages arrière, soit amovibles (la grue pouvant être enlevée ticulières. Ces montages peuvent également, avec plus de difficultés,
pour faire retrouver une charge utile plus importante au porteur ou être réalisés sur porteur.
pour permettre de benner), soit fixes, sont les plus pratiques lorsqu’il (0)

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Tableau 1 – Critères de choix et de montage d’un appareil

Type préférentiel
Porteur Conditions d’exploitation Type de montage
de grue
Camion avec remorque utilisation non fréquente de la grue ........................... arrière amovible
(nécessité d’une grue benne basculante ......................................................... arrière amovible — sans utilisation
à rotation > 360o) arrière fixe de grappin : repliable
autres cas......................................................................
Camion porteur seul utilisation non fréquente de la grue ........................... arrière amovible — avec utilisation
nécessité de prendre au plus près.............................. arrière fixe ou amovible de grappin
derrière cabine (sauf cas du grumier
longueur de chargement mal définie ......................... avec triqueballe) :
benne basculante ......................................................... derrière cabine non repliable
autre cas ....................................................................... derrière cabine
Tracteur et semi-remorque semi-remorque devant rester libre avec possibilité
de déchargement en cas de nécessité ....................... derrière cabine repliable
longueur de chargement mal définie ......................... tête de semi-remorque non repliable
benne basculante ......................................................... tête de semi-remorque non repliable
autres cas...................................................................... mobile sur repliable, éventuellement
semi-remorque déposable
Longueur de la flèche :
— montages arrière : longueur maximale soit vers le camion, soit vers la remorque ;
— autres montages : longueur de la surface de chargement ou, si elle est mal définie, distance du centre de gravité des pièces à charger.
Couple souhaitable : produit du poids maximal des charges à manutentionner par la longueur, majoré d’une marge de 10 % pour les cas imprévus.

1.4 Choix d’un appareil. 2. Réglementation, épreuves


Compatibilité avec le porteur
et contrôles
1.4.1 Critères de choix et de montage
2.1 Réglementation en position route
En résumé, on pourra se reporter pour les cas courants au
tableau 1 pour évaluer les principaux critères de choix et de
Il ne suffit pas de définir un modèle de grue et un modèle de por-
montage ; cela n’exclut pas d’être attentif aux différents détails de
teur pour avoir un véhicule équipé : le code de la route doit être
constitution étudiés dans les paragraphes 1.1, 1.2 et 1.3 ; la
observé, des vérifications s’imposent et des contrôles sont effectués
compatibilité de la grue et du porteur choisis (§ 2.1) devra également
par l’ingénieur des Mines de la circonscription.
être vérifiée.
Dans ce domaine des grues auxiliaires, les cas particuliers sont
trop nombreux (du marchand de pianos au marbrier et du démon- 2.1.1 Répartition des charges sur les essieux
tage d’usine au négoce de matériaux de construction) pour pouvoir
donner des conseils absolus. Le plus souvent un vendeur d’une des Chaque porteur est réceptionné avec des limites bien précises.
principales marques aura l’expérience ou l’assistance technique L’ensemble une fois réalisé devra être pesé et l’ingénieur des Mines
nécessaire pour donner un conseil complémentaire. vérifiera que, avec une charge uniformément répartie sur la surface
de chargement, les charges admissibles sur chaque essieu ne sont
pas dépassées (figure 5). Trop souvent, le véhicule roule en limite
1.4.2 Problèmes d’adaptation de surcharge à l’avant avec une grue avant, à l’arrière avec une grue
arrière, parce que la proportion entre les poids de la grue et du por-
Il en a été déjà question à plusieurs reprises, mais certains points teur (§ 2.1.2) n’a pas été respectée.
doivent encore être précisés. Si le problème de l’installation pro-
Avec un montage arrière, le délestage de l’essieu avant peut
prement dite peut toujours être bien résolu par un monteur qualifié,
entraîner une perte d’adhérence, aussi un minimum de charge,
il y a souvent des difficultés :
indiqué par les constructeurs de véhicules sur leur documentation,
— à prévoir une disposition optimale des stabilisateurs (§ 1.2.5) est à respecter.
à cause des déformations imprévues du châssis ;
— à trouver une pompe correspondant bien aux caractéristiques Pour une grue montée en mobile, ce calcul ne peut pas être fait,
de la grue et de la boîte de vitesses du porteur. mais il est de la responsabilité du chauffeur d’éviter une surcharge
pouvant entraîner aussi bien accidents que procès-verbaux.
Pour le premier point, il y aura lieu, dans certains cas douteux,
de faire une étude assez poussée. Pour le second, il faudra vérifier
d’une part que la prise de mouvement choisie (les constructeurs de 2.1.2 Freinage
châssis en proposent en général plusieurs en option) tourne assez
vite (800 à 1 000 tr/min) pour éviter le montage d’une trop grosse
Les camions récents étant munis de correcteurs de freinage, la
pompe à la fois encombrante et lourde, d’autre part que la puissance
présence de la grue modifie nettement les valeurs de correction. À
disponible est suffisante (en simple débit il faut de 15 à 40 kW, en
l’exception des porteurs ou tracteurs à trois essieux qui échappent
double débit de 30 à 80 kW suivant les modèles, § 1.2.2).
à la directive 71/320 CEE ([Doc. A 9 461]) sur la correction de frei-

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nage (à cause de la présence du tandem), pour les grues montées Quoi qu’il en soit, les épreuves avant mise en service demeurent,
derrière cabine (théoriquement aussi pour celles montées entre les à savoir : vérification de conformité et épreuves en charge.
essieux mais, dans ce cas, on est pratiquement toujours dans
l’enveloppe de sécurité), une dérogation de la direction des Routes
permet de ne pas refaire les calculs de correction et de laisser le 2.2.1 Vérification de conformité
correcteur à son réglage d’origine. Cette directive impose toutefois
que le centre de gravité de la grue ne soit pas plus en avant que Avant la mise en service d’un appareil de levage, celui-ci doit
si une grue repliable était montée et, surtout, que le poids de la être éprouvé par une personne compétente appartenant à l’entre-
grue avec ses accessoires (pompe, huile, autres commandes) ne prise utilisatrice ou à une entreprise spécialisée dans ces contrôles.
dépasse pas 20 % du poids total en charge du véhicule. Cela exclut
les grues dont la position de repos est au-dessus de la cabine et
qui ne sont pas suffisamment reculées par rapport à celle-ci
(figure 6) et celles trop lourdes pour le porteur choisi.
Exemple : un porteur de 19 t ne peut recevoir de grue derrière
cabine de plus de 3,8 t.
Il serait néanmoins possible de faire tester par un ordinateur la
possibilité d’un montage se situant hors de cette dérogation, mais
il existe un délai d’étude (de l’ordre de six mois), et celle-ci est à
faire de très près avec le constructeur du véhicule.

2.1.3 Autres vérifications

On trouvera au paragraphe 2.2 la réglementation en tant qu’appa-


reil de levage mais, déjà au niveau du code de la route, il faut s’assu-
rer que le véhicule est stable lorsque la grue est en mouvement et
que les charges statiques ou dynamiques pendant le travail de la
grue sont admissibles par les essieux et les longerons de châssis.
L’installateur de la grue devra donc demander au constructeur du
véhicule la nature des renforts de châssis nécessaires et, le cas
échéant, les autorisations de déplacement de certains organes
(batteries, réservoirs, bouteilles d’air, etc.). Pour ces différentes rai-
sons il est souhaitable de s’en remettre à un installateur compétent
et éventuellement de demander une autorisation du constructeur
s’il y a le moindre doute.

2.2 Contrôle de l’appareil de levage


La réglementation concernant la prévention des accidents du tra-
vail a été récemment modifiée et a institué depuis le 1er janvier 1993
deux régimes différents :
— l’un est l’application de la réglementation antérieure et sur-
tout son interprétation ; elle permet donc par un régime transitoire
applicable jusqu’au 31 décembre 1994 de maintenir les anciennes
procédures ; Figure 5 – Exemples de montages de grues auxiliaires
— l’autre est la conséquence des dernières directives euro- et répartition des charges
péennes et crée un régime d’autocertification qui est appelé mar-
quage « CE ». Ce dernier régime sera normalement le seul à
demeurer au-delà du 31 décembre 1994, tout au moins dans la Le contrôleur doit commencer par un premier examen visuel de
mesure où les différentes normes européennes correspondantes la grue, des accessoires et vérifier les fixations sur le porteur. Pour
auront pu être publiées à cette date (certaines ne sont prévues que les machines de plus de 3 mètres de portée, il doit vérifier égale-
pour 1998). ment le bon fonctionnement des soupapes de sécurité et la pré-
Il faut surtout noter : sence de clapets pilotés (en fait des valves d’équilibrage sur les
— que les coefficients des épreuves statiques et ceux des treuils, vérins assurant une fonction de levage) permettant un arrêt de la
câbles et poulies ont été modifiés afin que les coefficients français charge lorsqu’un défaut d’énergie motrice apparaît (seules les
soient les mêmes que dans la majorité des autres pays européens grues forestières sont dispensées de ces éléments de sécurité). Ces
(1,25 au lieu de 1,33 pour l’épreuve statique ; 5 au lieu de 6 pour clapets doivent être accompagnés d’un limiteur de couple empê-
les câbles) ; chant, une fois la charge soulevée, toute extension en surcharge de
— que les normes françaises NF E 52-084, NF E 52-086, NF E 52- la flèche si le couple nominal de la grue est atteint (cf. principale-
087, NF E 52-088 et leurs dérogations, rendues obligatoires depuis ment la norme NF E 52-088).
le 1er octobre 1986 et maintenues en vigueur, n’ont pas fait l’objet
d’une harmonisation avec les normes des autres pays européens.
Par contre, elles ne peuvent être modifiées sans être remplacées par 2.2.2 Épreuves en charge
une norme européenne actuellement en cours d’élaboration.
Ensuite l’appareil doit subir ces épreuves avec :
Ces modifications parues fin 1992 et applicables au 1er janvier
1993 sont trop récentes pour pouvoir faire l’objet d’interprétation — une surcharge de 25 % pour l’épreuve statique ;
reconnue ou d’une quelconque jurisprudence. — une surcharge de 10 % pour l’épreuve dynamique.

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3. Utilisation des grues


auxiliaires
3.1 Domaines et conditions d’utilisation
3.1.1 Domaines principaux
Ces grues sont utilisées par de nombreuses catégories profes-
sionnelles. On peut citer pour l’utilisation au crochet les secteurs
suivants :
— bâtiment : possibilités très variées ;
— matériaux de construction (sur palettes, buses, etc.) : montages
derrière cabine (avec plateau), arrière amovible (avec remorque) ou
mobile (roll ) sur semi-remorque ; flèches de 6 à 8 m voire 9 m ;
— pose de lignes électriques et téléphoniques (manutention des
poteaux et accessoires) : montage arrière fixe (pour questions
d’assise et d’approche) ; flèches de 7 à 10 m ;
— charpentiers : flèches longues de 10 à 14 m ;
Figure 6 – Grues sur tracteur de semi-remorque à position de repos — transporteurs (conteneurs et blocs de chantier) : flèches dont
au-dessus de la cabine les deux bras sont télescopiques pour permettre un positionne-
ment précis ;
— marbriers : machines éventuellement équipées d’un grappin
À l’issue de ces épreuves, on vérifie qu’aucune déformation per- pour creuser les tombes ;
manente ne subsiste ; un carnet d’entretien en faisant mention, — marchands réparateurs de gros matériel (matériel agricole, de
daté et signé, doit être tenu. travaux publics, poids lourds) ;
— services entretien de grandes usines ;
Si un doute quelconque existe, l’inspection du Travail reste libre
— travaux publics ;
de demander, par mise en demeure, une épreuve réalisée par un
— forestiers (§ 3.4), etc.
contrôleur agréé (voir liste des principaux organismes en
[Doc. A 9 461]). L’utilisateur, responsable de son appareil de levage, Pour des charges au-dessous de 10 t, les grues auxiliaires per-
a le choix de son organisme de contrôle (nous noterons que ces mettent pratiquement de tout faire.
derniers ont entre eux des rapports qui sont parfois de concurrence). Avec un grappin, il faut penser à la manutention d’ordures, de fer-
Ces organismes procèdent aux essais et sont toujours libres d’exiger raille, de bois (rondins ou grumes), de reprise de terre et de gravats.
un ou plusieurs dispositifs de sécurité supplémentaires, et il est dif-
ficile de prévoir ce que le contrôleur demandera. Néanmoins, les
constructeurs sont obligés de livrer un matériel conforme à la norme 3.1.2 Vitesse
et de délivrer une attestation de conformité à celle-ci.
Il faut savoir que la vitesse des mouvements ne dépend pas en
premier lieu de la charge, mais du choix judicieux de la pompe.
2.2.3 Contrôle de la stabilité Pour des travaux au crochet, il est peut-être souhaitable de pouvoir
travailler moins vite ; pour une utilisation au grappin, au contraire,
La méthode de calcul est donnée au paragraphe 1.2.5. le nombre de mouvements (plus d’un aller-retour par minute) rend
Là encore les avis des contrôleurs peuvent différer, certains souhaitable une vitesse le plus élevée possible compatible avec la
n’acceptant pas que des stabilisateurs puissent décoller du sol. solidité de la grue, et qu’il est possible d’augmenter encore avec le
système des doubles débits (20 à 40 % de gain).
Sur les châssis de camions modernes qui sont assez souples, les
réactions de suspension sont inévitables et des décollements
peuvent donc se produire, mais ces derniers ne peuvent être signi- 3.1.3 Sécurité
ficatifs, la seule logique technique étant que la verticale du centre
de gravité reste dans la figure de sustentation et que les appuis Il est surtout souhaitable d’avoir un bon conducteur et, malheu-
(essieux ou stabilisateurs) soient suffisamment résistants. reusement, tous les titulaires d’un permis poids lourds ne se révèlent
On doit bien sûr prendre une marge de sécurité suffisante. En pas de bons grutiers. On doit bien sûr respecter les consignes
théorie, lors d’une épreuve avec 25 % de surcharge dans toutes les usuelles : ne pas passer sous la charge, porter un casque, ne pas
directions critiques, si le véhicule ne bascule pas, on ne voit pas essayer par un moyen ou un autre de mettre les appareils en sur-
pourquoi il basculerait en charge nominale, même si l’un des appuis charge, veiller à l’entretien, etc.
(roue ou stabilisateur) décolle du sol. Néanmoins, en se basant sur En aucun cas le conducteur ne doit être amené à se mettre dans
la méthode théorique et pour éviter tous risques, certains construc- une position dangereuse et doit surveiller le risque d’accrochage
teurs ou gros utilisateurs préconisent, pour le calcul, des coeffi- de la charge par des obstacles fixes, toits ou lignes électriques par
cients de 1,33 comme par le passé ou 1,5 ou bien encore 1,7 ou 1,8 exemple.
(la norme DIN demandait un minimum de 1,8).
Il faut veiller aux risques d’accidents mais ceux-ci sont rares avec
des grues bien entretenues.
2.2.4 Visites périodiques

Comme tous les appareils de levage, une visite périodique 3.1.4 Entretien
s’impose pour s’assurer que l’appareil reste entretenu et en parfait
état de fonctionnement. Celle-ci a généralement lieu tous les 12 mois, L’erreur la plus courante est de laisser l’entretien du véhicule et
l’imprécision des textes peut permettre à certains contrôleurs de de la grue à la même personne : celle qui est qualifiée pour l’un n’est
l’exiger tous les 6 mois. pas toujours qualifiée pour l’autre. Le graissage de la transmission,

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des axes des bras et des allonges hydrauliques est à effectuer régu-
lièrement, une fois par semaine au minimum ; le pivot de rotation
de la grue doit être graissé plus souvent. De temps à autre, il faut
aussi vérifier le plein d’huile, sa propreté et sa filtration ainsi que
l’état des pièces d’usure. Les ennuis de pompe proviennent toujours
soit d’un manque d’huile, soit d’une huile trop sale.

3.2 Coût d’utilisation

En version standard (flèche de 5 à 6 m), le prix d’achat, au début


des années quatre-vingt-dix, pour une machine au crochet de
moyenne puissance (couple de l’ordre de 60 kN · m) est de l’ordre
de 30 000 à 60 000 F ; les prix ne diminuent pas beaucoup pour les
petites machines, l’équipement hydraulique restant bien souvent le
même. Par contre les options et les grosses machines sont en général
d’un coût nettement plus élevé (100 000 à 300 000 F pour des couples
de 120 à 200 kN · m). Il faut prévoir en plus : la pompe, son entraî-
nement et le montage, qui atteignent à peu près 15 à 20 % du prix
de la grue. Il est à noter que cette valeur est souvent perdue lorsque
la grue doit changer de porteur.
Le coût d’entretien est faible mais dépend énormément du travail
demandé. Il est difficile de calculer un amortissement ou un coût à
l’heure, car les petites grues auxiliaires sont souvent des bonnes à
tout faire et on n’en prévoit pas toujours toutes les utilisations ; elles
ne servent à rien et elles coûtent lorsque le camion roule mais, si
elles permettent de décharger un chantier avec un seul homme au
lieu d’attendre un hypothétique engin de déchargement ou un ren-
fort en hommes, le temps passé et la non-immobilisation du matériel
peuvent assurer la rentabilité d’une grue auxiliaire.

3.3 Accessoires
3.3.1 Allonges manuelles
C’est l’accessoire le plus courant (figure 7a) car le prix d’achat des
grues repliables avec des flèches longues est toujours élevé. Lorsque
le besoin est irrégulier, des allonges manuelles (en général télesco-
piques, déposables dans les autres cas) permettent d’accroître la por-
tée pour un coût très faible. Ces allonges ont le défaut d’entraîner
un dernier bras très grand et peu maniable. Pour une utilisation fré-
quente, un allongement hydraulique plus important est préférable.

3.3.2 Allonge articulée ou bras charpentier

Pour diminuer l’inconvénient des allonges manuelles fixes, peu


maniables, il existe des bras rigides déposables (figure 7b), soit arti-
culés sur le dernier élément de la flèche (par une biellette prise sur
l’allonge hydraulique), soit possédant une articulation propre entre
deux éléments rigides. Dans les deux cas, on obtient une portée
plus grande. L’articulation supplémentaire permet une plus grande
maniabilité et le dégagement nécessaire, auprès d’un plancher ou
d’un toit en saillie, pour une dépose au premier étage d’un bâtiment.

3.3.3 Treuil

Le treuil (figure 7c) s’avère nécessaire dès qu’il faut aller loin ou
profond, et surtout lorsque l’on veut lever suivant une verticale. Avec
les grues télescopiques, il permet de supprimer l’aire non balayée
au pied de la grue. Il faut toutefois distinguer les treuils de halage,
dont l’utilisation sur une grue auxiliaire est dangereuse (en fait cela
ne présente pas de risques si l’on hale dans l’axe de la flèche), et
les treuils de levage, mais ces derniers ainsi que leurs câbles doivent Figure 7 – Exemples d’accessoires
être conformes.

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Aujourd’hui l’harmonisation des normes et le marquage « CE » va toujours imprécise. Il est même possible de se dispenser du câble
permettre une diffusion plus facile des treuils sur les grues de commande et de le remplacer par une commande par radio ou
auxiliaires. Mais l’usage n’en reste pas moins limité à quelques par infrarouges. À noter que la commande radio, qui doit être agréée
corporations : charpentiers, puisatiers, véhicules de dépannage par les télécommunications, est coûteuse en regard de la gêne appor-
automobile... tée par le câble sauf dans des cas très particuliers où elle peut être
rentable ; les câbles de télécommande sont devenus très souples et
faciles d’emploi. Quand aux commandes infrarouges, l’environ-
3.3.4 Servomoteurs et rotation hydraulique nement irrégulier ne leur permet pas une utilisation pratique dans
de grappin la majorité des cas.

Même s’il s’agit de lève-palette ou de palonnier, il est souvent utile


de pouvoir les faire tourner par un moteur hydraulique pour qu’ils
se présentent devant la charge à lever dans la position désirée. C’est 3.4 Grues forestières
un accessoire indispensable pour la préhension des rondins ou des
grumes ou par l’utilisation d’une pince ou d’un crochet à linguet
Si, dans presque tous les cas d’utilisation, la grue employée dérive
hydraulique et, en général, des pièces longues chargées avec un sys-
d’un modèle de base au crochet, l’application aux travaux forestiers
tème de préhension hydraulique ou non. Il existe surtout des ser-
a engendré des appareils spécialisés. Il en est du reste de même
vomoteurs trois quarts de tour à palette et des servomoteurs à
pour quelques cas particuliers comme les modèles pour les
rotation continue avec un système de pistons et de cames. On trouve
marbriers, mais seules les grues forestières sont devenues une
aussi des moteurs hydrauliques avec une couronne et un pignon
spécialité.
réducteur : ce système est plus fiable mais beaucoup plus onéreux.
Ces machines sont déjà diversifiées pour le débardage de ron-
dins, le transport de ceux-ci et le transport de grumes.
3.3.5 Grappins En débardage de rondins, il existe de nombreux petits bras
hydrauliques qui ne sont pas vraiment des grues auxiliaires.
La variété est telle qu’il est difficile de décrire tout ce qui se fait. Quant aux grues de chargement de rondins, elles n’ont pas de
Sans compter les systèmes de préhension, hydrauliques ou non, caractéristiques propres (ce sont des grues normales équipées
pour des emplois bien définis (par exemple les pinces à parpaings d’un grappin à rondins) : il faut néanmoins que l’aire balayée per-
ou à briques n’utilisant pas de palettes), il existe des grappins mette de charger au pied de la grue, et surtout assez haut, compte
hydrauliques pour les principaux usages : les grappins à terre ou à tenu de la hauteur du grappin.
cailloux, qui sont des bennes à deux coquilles à vérin vertical ou
horizontal, les grappins à rondins ou à grumes suivant le même Pour les équipements grumiers en revanche, il existe une véritable
principe ; d’autres modèles utilisant le même vérin sont prévus gamme de grues qui, en dehors d’une cinématique parfois étudiée
pour des emplois plus particuliers (fumier, betteraves, coke, etc.) ; spécialement pour la forêt, consiste en machines où tous les acces-
enfin les grappins à pales, soit à un seul vérin, soit à pales indé- soires nécessaires ou conseillés pour ce travail sont incorporés, à
pendantes avec un vérin par pale, sont surtout destinés à la fer- savoir :
raille et aux ordures. Tout cela n’exclut pas des utilisations non — un vérin d’articulation positionné au-dessus de la flèche pour
prévues par le constructeur : griffe à fumier pour de la choucroute, être à l’abri des chocs ;
benne à betteraves pour des pommes à cidre, benne à coke pour — une position de repli en position route permettant de
les bouteilles cassées. conserver le grappin ou la pince accrochés ;
— une barrette transversale sous la flèche, appelée couramment
peigne à grumes, pour pouvoir bloquer les grumes longues ;
3.3.6 Nacelles sans compter l’équipement normal pour ce travail : siège derrière
la colonne (parfois remplacé par un pupitre), alimentation hydrau-
Des nacelles sont proposées en option sur les grues auxiliaires, lique pour le grappin et son servomoteur de rotation.
mais la plupart de celles-ci sont des simples paniers qui ne peuvent
Souvent, sur ces modèles, un deuxième vérin de rotation est
être réceptionnés. En effet, la norme NF E 52-610 n’admet pas ces
monté pour gagner en force (le levage de grumes n’étant pas souvent
adaptations. Il n’y a que quelques constructeurs (dont Atlas) qui
franc, le bois traînant fréquemment au sol avant son chargement)
offrent du matériel répondant à la fois à la norme NF E 52-088 (grues)
ou une pompe avec double débit (§ 1.2.2) pour gagner en vitesse,
et à la norme NF E 52-610 (nacelles). Le surcoût est important mais
mais ce dernier accessoire est nettement moins justifié pour de la
la double utilisation est réalisée en toute sécurité et lorsqu’il s’agit
grume que pour du rondin.
de levage de personnes on peut admettre que la sécurité n’a pas
de prix. Avec l’équipement nacelle, la grue doit fonctionner en vitesse Pour des raisons de commodité comme de rentabilité, le montage
réduite, le panier doit rester vertical en toutes positions. Ces deux sur tête de semi-remorque avec stabilisateurs pantographiques a de
exigences impliquent un circuit hydraulique approprié. plus en plus la faveur des utilisateurs.
Quant aux montages, il y a surtout des montages sur semi-
remorque (tête de semi-remorque ou côté de semi-remorque) et sur
3.3.7 Commandes à distance tracteur routier ou sur camion tracteur équipé avec un triqueballe.
Sur ces tracteurs, les positions de repli sur l’avant ou dans le gabarit
Elles permettent au conducteur de la grue de s’éloigner et du socle de grue laissent de plus en plus la place à un repli sur
constituent un avantage certain pour mieux surveiller la préhension l’avant, modifié en reculant la grue de manière à laisser le grappin
ou les positions de chargement et de déchargement. Afin d’avoir une pendu entre celle-ci et la cabine du camion (figure 6b).
commande précise, progressive et proportionnelle, il est intéressant, Une autre possibilité se développe rapidement avec l’utilisation
malgré un léger surcoût, d’être équipé d’une commande intégrée de distributeurs hydrauliques à grand débit mais la puissance
et même avec deux circuits séparés (circuit de commande et circuit demandée croît également en conséquence.
de puissance) au lieu d’une commande avec des renvois mécaniques

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P
O
U
Chargement de véhicules R
Grues auxiliaires E
par Hubert GIBOUIN N
Ingénieur de l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers
Directeur Général et Technique de Gibouin SA

S
Normalisation
Association Française de Normalisation AFNOR NF E 52-087 12.83 Grues mobiles. Règles générales de sécurité.
A
NF E 52-084 12.80
NF E 52-086 07.78
Grues mobiles. Généralités. Classification.
Grues mobiles. Dispositifs de sécurité s’opposant à la
NF E 52-088 05.81 Grues hydrauliques auxiliaires. Règles générales de
sécurité. V
surcharge. NF E 52-610 05.81 Élévateurs de personnel sur véhicule porteur. Règles
générales de sécurité. O
I
Réglementation
Freinage particulières de sécurité relatives aux appareils de levage autres que
R
Directive 71/320 de la Communauté Économique Européenne : Freinage de les ascenseurs et monte-charges. Fascicule 23 : Appareils de levage
certaines catégories de véhicules à moteur et de leurs remorques. mis à jour en juin 1977 OPPBTP.
JO Communautés Européennes 6 septembre 1971. Adaptations au Arrêté du 16 août 1951 (complété par arrêté du 30 mars 1952) conditions de
progrès technique 74/132 JOCE 19 mars 1974 ; 75/524 JOCE
8 septembre 1975 ; 79/489 JOCE 26 mai 1979.
vérification des appareils de levage autres que les ascenseurs et
monte-charges JO des 26 août 1951 et 4 avril 1952. P
Réglementation 1947 et suivantes
Décret no 65-48 du 8 janvier 1965 portant règlement d’administration publique
pour l’exécution des dispositions du livre II du Code du Travail (titre
Arrêté du 14 janvier 1985 portant mise en application obligatoire de normes
(JO du 25 janvier 1985).
Réglementation 1992 suite directive européenne machines
L
II : Hygiène et sécurité des travailleurs) en ce qui concerne les mesures
particulières de protection et de salubrité applicables aux établis-
sements dont le personnel exécute des travaux du bâtiment, des tra-
Décret no 92-765 du 29 juillet 1992 déterminant les équipements de travail
et moyens de protection soumis aux obligations définies au § 1 de
U
l’article L 233-5 du Code du Travail (JO du 7 août 1992).
vaux publics et tous autres travaux concernant les immeubles.
Extraits : titres I, II, III JO du 20 janvier 1965. Circulaire d’application
du 29 mars 1965.
Décret no 92-766 du 29 juillet 1992 définissant les procédures de certifica-
tion de conformité et diverses modalités du contrôle de conformité
S
des équipements de travail et moyens de protection et modifiant le
Arrêté du 2 mars 1965 Charges maximales auxquelles peuvent être soumis Code du Travail (JO du 7 août 1992).
les câbles, les chaînes de charge et les cordages en fibres naturelles
et en fibres synthétiques utilisés pour exécuter des travaux du Décret no 92-767 du 29 juillet 1992 relatif aux règles techniques et aux pro-
bâtiment, des travaux publics et tous autres travaux concernant les cédures de certification de conformité applicables aux épuipements
immeubles. JO du 14 mars 1965. de travail visés aux § 1, 3, 4 et 5 de l’article R 233-83 du Code du Travail
et aux moyens de protection visés aux § 1 et 2 de l’article R 233-82-2
Circulaire ministérielle no 25-71 du 30 juin 1971 aux directeurs régionaux du du Code du Travail et modifiant le Code du Travail (JO du 7 août 1992).
travail et de la main-d’œuvre sur les échafaudages volants motorisés.
Non parue au JO OPPBTP. Arrêté du 18 décembre 1992 relatif aux coefficients d’épreuves et aux coef-
ficients d’utilisation applicables aux machines, accessoires de levage
Décret du 23 août 1947 portant règlement d’administration publique en ce et autres équipements de travail soumis à l’article R 233-5 du Code
qui concerne les mesures particulières de sécurité relatives aux du Travail pour la prévention des risques liés aux opérations du levage
5 - 1994

appareils de levage autres que les ascenseurs et monte-charges. JO (JO du 31 décembre 1992).
du 26 août 1947, modifié par décrets : 9 septembre 1950 JO du 14
septembre 1950 ; 18 août 1962 JO du 30 août 1962. Circulaire du 14 Arrêté du 9 juin 1993 fixant les conditions de vérification des équipements
décembre 1951 JO du 3 février 1952, modifiée par la circulaire TMO de travail utilisés pour le levage des charges, l’élévation de postes
(13-63) (VI) du 25 avril 1963. de travail ou le transport en élévation de personnes (JO du 30 juin
1993).
Note technique no 15 SEC/AL du 1er mars 1974 commentant les dispositions
des articles 21 et 22 du décret du 23 août 1947 concernant les mesures
Doc. A 9 461

Constructeurs. Fournisseurs
Atlas. Hiab-Foco SA
COPMA. Hyva France (grues Ferrari).
Diebolt (grues forestières). Manufroid (grues Palfinger).
Effer. Marrel SA (grues HMF).
Fassi. Miltra (grues Fassi et grues roulantes Kennis).
Gibouin SA (grues Atlas). PM.

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P CHARGEMENT DE VÉHICULES ____________________________________________________________________________________________________________
O
U Organismes
R CARCOSERCO Chambre Syndicale de la Carrosserie. CEBTP Centre Expérimental de Recherches et d’Études du Bâtiment et des
Travaux Publics.
Organismes de contrôle
CEP Contrôle et Prévention.
APPAVE Association Parisienne de Propriétaires d’Appareils à Vapeur et
Électriques. Bureau Veritas.

E AIF Services.
AINF Association Interprofessionnelle de France.
SOCOTEC Société de Contrôle Technique.

S
A
V
O
I
R

P
L
U
S

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