Qualité des eaux et sols à Saâda
Qualité des eaux et sols à Saâda
Berrouch Hamza
Encadré par :
En témoignage de profond amour, de grande reconnaissance et pour tous les sacrifices que vous
avez consentis pour mon éducation et mon bonheur.
A m es enseignants.
A toute personne qui m’aime, et qui contribuera à ma joie familiale et mon bonheur professionnel.
1
Rem erciem ents
Je n’oublie pas aussi mes amis (es) pour leur soutien et leurs différents conseils qui m’ont
encouragé parfaitement pour atteindre mes objectifs.
A tous Merci
2
Sommaire
INTRODUCTION GENERALE ........................................................................................................... 5
Partie I: Présentation du périmètre de Saada
I - Introduction ........................................................................................................................... 21
II - Méthodologie........................................................................................................................ 21
II -1 Technique d’échantillonnage des eaux...................................................................................... 21
II -2 Mode opératoire ........................................................................................................................ 23
III - Résultats et interprétations .................................................................................................. 25
III - 1 Le pH......................................................................................................................................... 25
III - 2 La conductivité électrique ........................................................................................................ 26
III - 3 Les éléments majeurs............................................................................................................... 28
III - 3 -1 Eaux souterraines :........................................................................................................... 28
III - 3 -2 Eaux de surface ................................................................................................................ 30
VI- Classification des eaux........................................................................................................... 30
VI- 1 Composition chimique .............................................................................................................. 30
VI- 2 Faciès chimique......................................................................................................................... 31
VI- 3 Dureté des eaux de la nappe .................................................................................................... 32
VI- 4 Taux d’absorption du Sodium (SAR) ......................................................................................... 34
3
Partie III: Caractérisation des sols de Saada
I - Introduction ........................................................................................................................... 37
II - Méthodologie........................................................................................................................ 37
II- 1-Technique d’échantillonnage..................................................................................................... 37
II- 2- Mode opératoire....................................................................................................................... 38
III- Résultats et interprétations ................................................................................................... 39
III- 1 Mesure du pH du sol ................................................................................................................. 39
III- 2 la conductivité électrique.......................................................................................................... 40
III- 3 Répartition des éléments majeurs du sol.................................................................................. 43
III-3 -1 Anions................................................................................................................................. 43
III-3 -2 Cations................................................................................................................................ 44
VI- Taux de sodium échangeable (Ex changeable Sodium Pourcentage) ESP : ............................... 45
V- Eaux d’irrigation-sol .............................................................................................................. 46
CONCLUSION GENERALE............................................................................................................. 48
Recommandations ..................................................................................................................... 49
Liste des Figures ......................................................................................................................... 50
Liste des Tableaux ...................................................................................................................... 51
Liste des Photos ......................................................................................................................... 51
BIBILLOGRAPHIE......................................................................................................................... 52
ANNEXE ..................................................................................................................................... 53
4
INTRODUCTION GENERALE
• La première s’est basée sur une bibliographie exhaustive de la plaine Haouz Central.
Les informations ont été rassemblées d’après plusieurs ouvrages, articles et
organismes ;
L’ensemble des données nous a conduit à mieux évaluer la qualité de l’eau et du sol de la
zone étudiée.
5
6
I - Contexte géographique et géologique de la région du
Haouz
La zone d’étude fait partie du périmètre du Haouz Central, elle est constituée d’un
vaste couloir de plaines qui s’allonge d’Est en Ouest en parallèle avec le couloir synclinal au
Nord des Jbiletes.
Le secteur d’étude (Fig1) se situe dans la zone de Saâda et plus précisément au niveau
du périmètre N2 à 14 km au nord-ouest de Marrakech.
Le Haouz Central est une plaine délimitée au Nord par des chaînons des Jbiletes et au
Sud par les chaines montagneuses du Haut Atlas, par l’oued R’Dat à l’Est et par l’oued N’Fis
à l’Ouest (Fig 2).
7
Figure.2 : Carte géologique simplifié du Haouz (D’après la carte géologique 1/500000 de
Marrakech)
1- Paléozoïque :
Les terrains paléozoïques constituent le massif de jebilet, limite nord du Haouz central et
une grande partie du haut Atlas. Ces terrains sont essentiellement formés de schistes, pélites,
grès, quartzites et des argiles avec des carbonates au dévonien.
2- Mésozoïque :
• Permo-Trias :
Les dépôts Permotriasiques sont constitués par une série argilo-salifère épaisse (dépassant
les 100 m), surmontée par des coulées de basaltes dolérétiques qui atteignent 200 m
d’épaisseur (Sinan, 2000).
• Jurassique :
Le Jurassique inférieur est formé par les silto argileux, et le calcaire dolomitique, calcaire
marneux et parfois gypsifère.
8
Le Jurassique moyen est essentiellement détritique composé de conglomérats, grès et
argiles.
Figure 3 : Coupe géologique à travers le Haouz central et la bordure Nord du Haut Atlas
• Crétacé :
Le Crétacé inférieur est représenté, dans le Haouz central, par de calcaires gréseux à
altération jaunâtre (Albien) et le Crétacé moyen par un faciès argileux (Cénomanien) et des
calcaires (cénomano-turonien).
Le Crétacé supérieur est représenté par des faciès argileux et des intercalations
calcaires(Sénonien).
3-Cénozoïque :
• Eocène :
Il constitue le fond des synclinaux, ce sont des calcaires coquillés parfois à silex et de
calcaires dolomitiques avec des passages marneux ou gréseux.
• Mio-Pliocène :
Il affleure au sud sous forme de pointements avec un faciès essentiellement
conglomératiques et argileux gréseux.
4- Quaternaire :
Ses sédiments résultent des produits de démantèlement de la chaîne atlasique. Les dépôts
sont constitués essentiellement par des limons crouteux, calcaires avec des marnes gréseuses,
argiles et des conglomérats qui affleurent sur des grandes étendues dans le Haouz central.
9
Figure 4 : Coupe lithologique du forage minier 1331/44 (Sinan, 2000)
Le passage de la plaine vers les hauts sommets se fait graduellement. La pente ; très
faible et régulière ; de l’ordre de 1% dans la plaine, s’infléchit brusquement pour atteindre
progressivement des valeurs très élevées. La plaine de Haouz Central est une plaine de fossé
de remplissage formé par des mouvements tectoniques tertiaires lors de la formation de
l’Atlas, puis comblé au miocène-Pliocène par les produits de démantèlement de cette chaine.
10
Les Oueds atlasiques ont remanié les formations du pliocènes avec des nouveaux
apports. A l’amont s’étalent des cailloutis qui forment des cônes de déjection, tandis qu’à
l’aval ils déposent des sédiments limoneux.
Les formations de la plaine, constituant les roches mères des sols du Haouz central,
sont essentiellement composées de sables fins, de limons roses et des argiles rouges.
• des pluies faibles et variables avec une moyenne annuelle de l’ordre de 240 mm,
pour environ 40 jours de pluie ;
• une température moyenne élevée, avec des écarts journaliers et mensuels importants.
La moyenne des maxima (Juillet) est de 37 °C. La moyenne des minima (Janvier) est
de 4°C ;
• une hygrométrie faible, la moyenne mensuelle varie de 40 % (Août) à 70 %
(Janvier);
• une très forte évaporation, l’évaporation moyenne annuelle est d’environ 2300 mm.
Les eaux des oueds Lakhder et Tessaout sont collectées par l’oued Oun Er Rbia, qui
assure leur débouche vers l’océan.
L’oued Tensift, orienté vers l’Ouest et dont le drainage débouche sur l’Atlantique,
joue le rôle de colature des eaux de surface.
11
L’oued N’Fis, ayant un cours d’eau orienté Sud-Nord, comme les autres oueds, accusé des
crues pendant la saison pluvieuse.
• Une 2ème nappe à une profondeur moyenne de 300m et avec un débit plus faible ;
La première nappe n’est autre que la nappe phréatique du Haouz qui fournit l’essentiel des
débits souterrains du Haouz.
Cette nappe alimentée principalement à partir de l’amont par celle des calcaires et dolomie
jurassique. Les eaux de réinfiltration des oueds contribuent pour une part non négligeable à
son alimentation. Dans la plaine, les pertes des seguias (un système d’irrigation traditionnel
par canaux en terre) contribuent pour une part très importante à l’alimentation de la nappe.
Les eaux de la nappe phréatique sont aussi utilisées pour l’irrigation dans le périmètre.
La zone d’étude N2 correspond à un périmètre d’environ 3150ha qui est irrigué par des eaux
de surface provenant du barrage Hassan 1er et par des puits.
12
Figure 5 : carte d’occupation du sol (Abourida, 2007)
Les cultures maraichère occupe environs 1887 ha soit 3,4 % de la superficie totale du
Haouz Central. Celle-ci, bien diversifiées, sont dominées par la fève maraichère et la pomme
de terre, puis le melon, le petit pois ver, la courgette, la tomate et quelques autres cultures
maraichères.
L’indice xérothermique de Gaussen définit les mois secs comme ceux où : P < 2T
Avec P : La précipitation moyenne mensuelle en mm
Et T : La température moyenne du mois correspondant en °C
13
Les précipitations et les températures mensuelles interannuelles correspondantes sont
présentées sur le tableau 1 :
14
Figure 6 : Le diagramme ombrothermique de la zone Saâda.
L’indice d’aridité annuel permet de définir le type de climat d’une station, il s’écrit :
I = P/(T+10) avec : P : la moyenne interannuelle des précipitations (en mm)
Et T : la température moyenne interannuelle (en °C).
L’aridité est d’autant plus grande que la valeur de I sera plus faible.
15
Les résultats obtenus sont représentés dans le tableau d’indice de Martonne (Tab. 2).
Mois P (mm) T (°C) i
Janvier 28,4 11,6 15,7
Février 28,0 13,1 14,5
Mars 28,1 14,9 13,5
Avril 26,7 17,1 11,8
Mai 12,2 20,1 4,9
Juin 2,4 26,9 0,8
Juillet 1,3 28,3 0,4
Aout 2,9 28,1 0,9
Septembre 6,7 26,2 2,2
Octobre 17,7 19,7 7,2
Novembre 28,3 14,1 14,1
Décembre 24,0 11,8 13,2
16
Q = 20,7
Dans le cas de Saada, la valeur de ce quotient est 20,7, donc connaissant la moyenne
des températures minimales du mois le plus froid (m = 3,8°C), on peut donc placer la zone de
Saada dans l’étage aride sur le diagramme d’Emberger (Fig. 7).
Les différents indices d’aridité placent donc tous la station de Saâda dans un climat
aride caractérisé surtout par une faiblesse des hauteurs annuelles des précipitations.
VI-2 Températures
Les données de températures montrent que ce paramètre climatique est caractérisé par une
variabilité interannuelle et surtout intra-annuelle. Il y a un contraste thermique entre l’été et
l’hiver qui montre le caractère continental du climat de la zone d’étude.
17
Figure. 8 : Variations journalières des températures maximales et minimales pendant l’année
2003-2004.
Les variations journalières des températures (Fig. 8) montre aussi une assez grande
différence entre la température du jour et la température de la nuit ce qui confirme ce
caractère continental du climat.
L’analyse des variations des températures mensuelles (Fig. 9), permet de constater
l’existence de deux saisons, une chaude et l’autre froide assez bien constastées.
La température maximale enregistrée au cours du mois de Juillet est de l’ordre de 44°C
alors que la température minimale enregistrée en Janvier est de l’ordre de -2°C. L’écart
thermique important entre les températures maximales et minimales indique le climat
continental qui règne sur la zone de Saada.
18
VI-3 Précipitations
Pendant les années d’observations, les pluies sont très variables d’une année à l’autre,
avec une moyenne de l’ordre de 206 mm.
Figure 11: Variation des précipitations moyennes à la station de Saâda de l’année 1968 à 2010.
19
20
I - Introduction
Les ressources hydriques sont soumises à plusieurs contraintes, la rareté, l’irrégularité
temporelle, la mauvaise répartition spatiale et la grande vulnérabilité à la sécheresse et à la
pollution. La zone d’étude, ne fait pas exception avec ces ressources en eau, autant
souterraines que superficielles.
L’altération naturelle de la qualité des eaux souterraines est la conséquence des
facteurs de salinité. Tous ce qui défavorise et ralentit le drainage naturel en surface ou dans le
sous sol est un facteur de concentration des eaux. On cite les faibles pentes, les basses
altitudes, les faibles perméabilités, l’évaporation, la nature lithologique du réservoir….etc.
(Boukhari, 2008).
Ce chapitre fait l’objet d’une approche hydrochimique des ressources en eau afin de
définir la qualité, les faciès, la composition chimique et les possibilités d’utilisation de l’eau
de la zone d’étude pour l’irrigation.
II - Méthodologie
Dans le but d’une caractérisation des eaux d’irrigation et du sol dans la zone d’étude,
nous avons réalisé une compagne d’échantillonnage durant le mois de juillet 2010, nous
étions dans l’obligation de répartir nos points de prélèvement dans le périmètre choisi.
Au total, 13 échantillons des eaux souterraines et 3 échantillons des eaux superficielles
ont été prélevé, en parallèle de l’échantillonnage des eaux, nous avons effectué des
prélèvements du sol des parcelles irriguées par ces eaux (Fig.12).
Les échantillons des eaux souterraines ont été prélevés à partir des puits traditionnels
et les eaux superficielles à partir des bornes. Ces eaux prélevées étaient échantillonnées dans
des bouteilles en plastique bien fermées, nommées par des codes et conservées dans une
glacière jusqu’au moment d’analyse.
21
Figure 12 : Position des points d’eaux et du sol échantillonnés dans la plaine de Saâda.
22
Le but de notre étude est la caractérisation des eaux d’irrigation. Pour cela, des
analyses physico-chimiques de l’eau d’irrigation ont été effectuées au laboratoire de
pédologie de l’OROMVA du Haouz.
Les paramètres mesurés sont porté sur la conductivité, le pH et sur les éléments majeurs à
savoir : HCO3-, CO32- , Cl-, Ca2+, Mg2+, K+, Na+ et SO42-.
II -2 Mode opératoire
Le pH : Il permet de déterminer l’acidité d’une eau : il se mesure à l’aide d’un pH-
mètre.
Le bilan ionique de l’eau : L’analyse chimique des eaux se fait par le dosage
volumétrique pour les chlorures, les bicarbonates, les carbonates, le calcium et le
magnésium) et par Spectrophotométrie à flamme pour le sodium, le potassium et les
sulfates. Les méthodes de dosage ci-après décrites a été tirées de Jackson (1965) et
Rodier (1984).
A- Les chlorures : les ions Cl- sont dosés par une solution titrée de nitrate d’argent (AgNO3,
0.02N) en présence de chromate de potassium (KCrO4). Les chlorures vont se
précipiter sous forme de chlorure d’Argent (AgCl) (photo1).
• Calcul
mg /L= V(AgNO3)*5*35 ,5
B - Les bicarbonates : les eaux naturelles ont un pH neutre, ce qui correspond à la zone de
stabilité des ions HCO3-, les ions CO32- sont absents. Le dosage des HCO3- se fait par
acidimétrie à l’aide d’une solution d’acide sulfurique H2SO4 à 0.02N. L’indicateur coloré
utilisé est le vert de Bromocrésol qui donne une couleur bleue.
• Calcul
Soient, n (mL) volume d'acide sulfurique versé dans le dosage de carbonates, et N (mL)
volume d'acide sulfurique versé dans le dosage de bicarbonates.
23
méq (HCO3-)/L = N (mL) *0,02*1000*0,1 = N (mL)*2*61 (mg/L)
• Calcul
mg (Ca2+/L) = 2n *20
• Calcul
• Calcul
F - Les sulfates : ils sont analysés à l’aide de chlorure de Barium stabilisé (Cl Ba), on agite 2
à 3 fois, après 15 secondes, on agite encore une fois et on fait la lecture au spectrophotomètre
à 650 nm. Pour 39ml la courbe donne directement la teneur en SO4 2- en mg/l.
24
• Calcul
Soient :
N ml de complexon III N/50 utilisés pour complexer (Ca + Mg).
V ml utilisés pour complexer Ca + Mg + Ba en excès + Mg ajouté.
T ml ytilisés pour complexer Ba et Mg.
meq SO4 par litre = ((t + N)- v) *2
mg SO4 par litre = 2 * (t + N) – v) * 48
Photo n°1 : Dosage des chlorures (Labo ORMVA du Haouz) ) Photo n°2 : Mesure de la conductivité de l’eau (Labo
ORMVAH)
25
Photo n°3 : pH-mètre (Labo ORMVA du Haouz)
26
Total dissous
Risque mmhos/cm
(mg/L)
Nul <500 <0.75
Legers 500-1000 0.75-1.5
Modéré 1000-2000 1.5-3.00
Sévère >2000 >3.0
Tableau 4 : Risque de salinité des eaux d’irrigation en fonctions de la conductivité électrique
Source : [Link]
Eau de la nappe : Selon le tableau de risque de salinité (Tab. 4) nous avons pu distinguer 3
types d’eaux :
- Des eaux de conductivité électrique inférieure à 0,75 mmhos/cm soit un total de sels
solubles inférieur à 0,5 g/l, ce sont des eaux non salines de bonne qualité pour
l’irrigation. Ces eaux sont représentées par les échantillons N° 11, 12 et 13. (Tab. 3)
- Des eaux de conductivité électrique comprise entre 0,75 mmhos/cm et 1,5 mmhos/cm
soit un total de sels solubles compris entre 0,5 g/l et 1 g/l, présentent une eau de
qualité légèrement saline.
- Des eaux de conductivité électrique comprise entre 1,5 mmhos/cm et 3 mmhos/cm,
soit un total de sels solubles compris entre 1 g/l et 2 g/l, ce sont des eaux de salinité
modéré. Ces eaux sont représentées par les échantillons suivants : 8, 10 et 16. (Tab. 3)
27
Figure 13a: Carte du résidu sec en g/l des eaux Figure 13b: Carte de la conductivité électrique
de la nappe de Saâda. en mmhos/cm des Eaux de la nappe de Saâda.
Les eaux de surface : Les eaux superficielles de la zone Saâda trouvent leur source du
barrage du Hassan 1er représentées par les échantillons N° 2, 3 et 7 prélevés des bornes, ils se
caractérisent par une conductivité électrique de 0,62 mmhos/cm soit un total de sels solubles
ne dépassent pas 0,5 g/l. Ce sont des eaux de conductivité électrique faible par rapport aux
eaux de la nappe et qui ont une qualité très bonne pour l’irrigation aussi que pour la potabilité.
A- Les anions :
Le résulats des analyses (Annexe,Tab. 1) montre une concentration élevée des
chlorures qui varie de 2,5 meq/l à 8 meq/l avec une moyenne de 5,61 meq/l(Tab. 5). Le
diagramme de concentrations des anions confirme cette augmentation par rapport aux autres
28
anions, les bicarbonates et les sulfates ont des teneurs assez proches et légèrement élevés
(Fig. 14).
Faible Moyenne Forte
Chlorures 2,5 5,61 8
Bicarbonates 2,4 4,6 6,6
sulfates 3 4,51 6,1
Les cations :
Les concentrations des cations est illustrées par la figure 15 qui montre que le cation le
plus abondant par rapport aux autres est le calcium qui présente des concentrations qui varient
entre 0,6 meq/l et 2,6 meq/l avec une moyenne de 1,51 meq/l(Tab.6), cet enrichissement en
calcium est dû à l’existance des formations d’encroûtements de calcaires appartenant au mio-
pliocène.
Le Magnésium présent par des concentrations moyenne par rapport à la concentration
totale des cations, suivi par le sodium, ce dernier se trouve dans les eaux de la nappe en faible
teneur. Alors que le potassium est très faible avec des teneurs qui ne dépasse pas 0,3 meq/l
(Tab. 6).
29
Figure.15 : Concentrations des cations des eaux de la nappe de Saâda en meq/l.
Concernant les concentrations des ions majeurs dans les eaux superficielles, elles
présentent des teneurs très faibles pour tous les éléments analysés(Annexe. Tab 1).
30
Figure 16 Composition chimique des eaux de la nappe de Saada.
31
Figure 18: Diagramme de Schöeller Berkaloff des eaux échantillonnées de la nappe de
Saâda.
32
Caractérisation Dureté en °F
Douce 3 à 15
Dure 15 à 30
Très dure >30
Tableau.7 : Classification de la dureté utilisée au Maroc (Ouysse, 2005).
• Interprétation :
Les eaux de la nappe Saâda se classent dans la catégorie des eaux douce à dure,
faiblement chargées en ions bivalent (Mg2+, Ca2+) (Tab 8). Ce résultat n’est pas étonnant, si
on sait qu’il y a des formations géologiques de nature calcaire dans la zone d’étude.
Comme le pH, la dureté des eaux est due à la dissolution des carbonates et de calcium
contenus dans les roches calcaires (Ouysse, 2005).
N° Caractérisatio
TH en °F
Echantillon n
1 16,5 Dure
2 10 Douce
3 9 Douce
4 7,5 Douce
5 10 Douce
6 9 Douce
7 11 Douce
8 10 Douce
9 11 Douce
10 13 Douce
11 17,5 Dure
12 8 Douce
13 8,5 Douce
14 13,5 Douce
15 13 Douce
16 15 Dure
33
VI- 4 Taux d’absorption du Sodium (SAR)
Pour maintenir les conditions d’infiltration adéquates dans les sols irrigués, il faut
veiller à empêcher les complexes d’échange du sol de se charger en Na+. On exprime le
danger de sodicité d’une eau d’irrigation par le SAR (Sodium Absorption Ratio),
SAR = Na/ [(Ca+Mg)/2]1/2
Où Na+, Ca2+ et Mg2+ sont exprimés en meq/l.
Le sodium échangeable a une incidence marquée sur les propriétés physiques et
chimiques des sols. A mesure que la teneur en eau échangeable augmente, le sol à tendance à
se disperser, il devient moins perméable à l’eau et ne prête guerre aux pratiques culturales
(Ouysse, 2005). L’eau d’irrigation stagne alors à La surface du sol et ne parvient plus
jusqu’aux racines. Le calcul de ce paramètre va nous permettre d’apprécier la dégradation
éventuelle de la structure du sol et l’altération de ses qualités physiques.
• Interprétation :
D’après les résultats concernant le SAR (Annexe, Tab 1), on constate que la proportion du
sodium adsorbée est comprise entre 0,15 et 0, 32, ce qui affirme un très faible apport du
sodium à la solution du sol selon la classification du SAR (Tab. 9).
SAR Risque
<10 faible
10<SAR<18 moyen
10<SAR<18 élevé
>26 Très élevé
Les points d’eaux échantillonnés dans le secteur de Saâda sont très peu alcalinisantes.
D’après le diagramme de Riverside, on remarque que les eaux exploitées dans le secteur
de Saâda se placent dans la classe C3-S1, cette dernière est caractérisée par une qualité
moyenne à médiocre selon (Mermoud.A, 2006), ces eaux présentent des faibles teneurs en
Sodium et une faible conductivité. A utiliser avec précaution et nécessité de drainage avec
dose de lessivage et/ou apport de gypse.
34
Figure 19 : Qualité de l’eau de Saâda (D’après le Diagramme du laboratoire de
Riverside, 1954).
35
36
I - Introduction
L’analyse du sol consiste en un ensemble d’opérations successives physique et
chimique. Avant de développer ces types d’analyses, il faut tout d’abord commencer par
l’opération critique dans l’analyse du sol : c’est l’échantillonnage et le prélèvement
d’échantillon de sol ont l’importance n’est pas toujours bien perçue par l’opérateur. Si
l’analyse au laboratoire revêt une grande importance, l’échantillonnage et les prélèvements
d’échantillons reste la première des conditions pour gérer correctement les apports en
fertilisants. Le résultat est une quantité du sol représentative de conditions hétérogènes.
II - Méthodologie
Des échantillons de sols ont été effectués en parallèle de l’échantillonnage des eaux, nous
avons effectué des prélèvements du sol des parcelles irriguées par ces eaux (Fig.12).
Plusieurs prélèvements élémentaires doivent être effectues dans un champ pour obtenir un
résultat fiable, on a procédé à des prélèvements selon la diagonale.
37
Figure 20 : Méthode de prélèvement en diagonale
Prélèvement en diagonale (Fig 20): marcher en suivant les diagonales du champ. Prendre un
échantillon tous les 10 m environ (distance à adapter en fonction de la dimension du champ).
Stocker dans le seau 1 ou 2 poignées de chaque prélèvement préalablement émietté et
mélangé.
Les prélèvements sont faits dans une tranche de sol ou horizon déterminée en fonction
de l’épaisseur de l’horizon organique travaille et de l’enracinement dense de la culture (0-20,
0-40 cm). Il est impératif de ne pas mélanger le sol de deux niveaux différents. Constituer
l’échantillon composite qui sera porté au laboratoire : Les poignées prises dans chacun des 6
(ou plus) prélèvements sont soigneusement mélangés dans le seau. Ensuite, prendre 10
poignées (total : 1 kg) pour remplir un sac en plastique. Remplir la fiche d’identification qui
accompagnera le sac de l’échantillon composite.
Les techniques d’analyses ont été tirées de Jackson (1965), nous avons mesuré la
conductivité électrique et le pH de la pâte saturé ainsi dosé les éléments majeurs de l’extrait
de cette pâte par les même techniques de dosage que celles décrites dans les analyses d’eau.
38
Extrait de pate saturée
Préparation de la pâte saturée :
- Dans un bécher polyéthylène de 250mL, mettre 100g de terre fine.
- A l’aide d’une burette de 50mL, faire couler goutte à goutte sur la terre l’eau distillée.
- Tout en versant l’eau distillée, bien mélanger la terre et l’eau à l’aide d’une spatule ; il
faut faire disparaitre tous les grumeaux.
- Ajouter de l’eau jusqu’à ce que la terre commence à couler; il ne doit pas y avoir d’eau
surnageant mais la surface dit être brillante.
- Noter la quantité d’eau distillée versée.
- Couvrir un verre de montre ou par du parafilm.
- Laisser reposer 4 heures.
- Rajouter de l’eau distillée si nécessaire, noter la quantité ajoutée, faire la somme.
- Centrifuger (à 5.000 t/mn pendant environ 15mn ou plus) le maximum de terre
possible.
- Recueillir l’extrait de saturation dans un bécher.
Pour les calculs, ils sont les même qui ont été calculé pour l’eau, sauf que les
concentrations obtenues sont multipliées par le RD qui est le rapport de dilution :
RD = Q/q
Q : Volume d’eau (ml) ajouté pour obtenir la pâte saturée.
Q : Volume d’eau extrait de la pâte saturée après la centrifugation.
39
Figure. 21: Variation du pH en fonction de profondeur
40
Classe Conductivité de l’extrait de sol Effet sur la croissance des plantes
saturé (dS/m)
Très fortement >16 Seul un très petit nombre de plantes tolérantes au sel
salins produisent de façon satisfaisante.
La carte de la répartition spatiale de conductivité électrique (fig 23a) montre une zone de sols
non salins tout au long du périmètre, et une zone de conductivité moyenne de ce périmètre.
On trouve les mêmes zones dans la répartition verticale (fig 23b). A noter que les deux cartes
de la répartition de la conductivité électrique s’épousent parfaitement.
41
Variation de laconductivité éléctrique de la pate saturée du sol de saada en fonction de la
profendeur
1,2
Conductivité éléctrique en
1
0,8
0-20cm
ds/m 0,6
20-40cm
0,4
0,2
0
N1 N2 N3 N4 N5 N6 N7 N8 N9 N10 N11 N12 N13
Echantillons
Figure 23a : Carte de la répartition spatiale de la Figure 23b : Carte de la répartition spatiale de la
conductivité électrique en ds/m de la profondeur 0-20 c m. de la conductivité électrique en ds/m Profondeur 20 -40 cm.
42
III- 3 Répartition des éléments majeurs du sol
III-3 -1 Anions
Les sols de Saâda se caractérisent par des concentrations très fortes en sulfates par apport aux
concentrations de chlorures et de bicarbonates, cette concentration varie horizontalement de
3.6 meq/l jusqu’au un maximum de 6meq/l, à noté que nous n’avons pas une grande variation
de ces teneurs en sulfates vers l’horizon 20-40 cm. Concernant les chlorures sont représenté
par des teneurs moyennes par apport aux anions compris entre 1,5meq/l et 3,75 meq/l (Tab
11) à la surface du sol. Et on trouve les bicarbonates en faibles concentrations. Généralement
il n’y a pas de grande différence de la répartition des anions entre les horizons échantillonnés
0-20 cm et 20-40 cm. La figure 24° montre la variation des moyennes des concentrations des
anions dans la couche de 0- 40 cm en meq/l pour touts les échantillons du sol prélevés.
6
Concentration moyenne en
5
4 Chlorures
meq/l
3 Bicarbonates
2 Sulfates
1
0
N1 N2 N3 N4 N5 N6 N7 N8 N9 N10 N11 N12 N13
Echantillons
Figure 24 : Variation des concentrations moyennes des anions du sol dans la couche 0-40 cm.
43
III-3 -2 Cations
D’après les résultats (Annexe Tab 2), le cation Na+ est l’élément le plus abondant dans tous
les niveaux des profils prospectés 0-20cm et 20-40cm par rapport aux autres cations.
Horizontalement, il varie de 3 meq/l à 6,22 meq/l. En deuxième lieu on trouve le Ca2+ et le
Mg2+ (Tab 12) avec des concentrations assez proches mais moyennement élevés par rapport
au Na+ à l’échelle verticale aussi qu’horizontale. Les sols de Saâda sont des sols très pauvres
en K+ malgré sont importance dans la fertilité des sols agricoles.
La variation des concentrations moyennes (Fig.25) des cations dans les sols du périmètre de
Saâda est illustrée par la figure N°25 qui montre l’abondance du Na+ dans ces sols par
rapport aux cations.
Variation des concentrations moyennes des cations du sol dans l'horizon 0-40 cm
6,00
5,00
Concentrations des cations en
4,00 Calcium
Magnesium
3,00
Sodium
méq/l
2,00 Potassium
1,00
0,00
N1 N2 N3 N4 N5 N6 N7 N8 N9 N10 N11 N12 N13
Echantillons
Figure 25 : Variation des concentrations moyennes des cations du sol dans la couche 0-40 cm
44
VI- Taux de sodium échangeable (Ex changeable Sodium
Pourcentage) ESP :
Vu l’abondance de Na+ dans les sols de Saâda, nous avons jugé utile de calculer l’ESP :
A l’exception de certaines cultures, ce paramètre n’a pas d’effet direct sur la culture. Un taux de
sodium échangeable supérieur à 15% ( Tab 13°) indique que le sol contient trop de sodium qui se
manifeste par la réduction de la porosité du sol, ceci limite la circulation de l’eau et de l’air dans le sol.
Ceci va entraîner un stress hydrique même si on irrigue puisque l’eau n’arrive pas aux racines. De tels
sols sont appelés sols sodiques. Une amélioration de ces sols (labour profond) est nécessaire avant leur
exploitation (Iqizou, 2005).
<15
Sols salins >4
Sols alcalino-salins
>4 >15
Tableau 13. Classification des sols en fonction de l’ESP et la conductivité électrique (in
Mermoud, 2006)
Les valeurs calculés de l’ESP sont représentés dans l’annexe, tableau 2, d’après ces résultats nous
avons presque 100% des échantillons du sol ont un ESP supérieure à 15 % ce qui montre que le Na+
prédomine dans le sol de la zone de Saâda. Ces sols ont une CE faible et un ESP très élevé ce qui les
classe dans la catégorie des sols alcalins ou sodiques.
45
V- Eaux d’irrigation-sol
Afin d’étudier la relation entre la qualité des eaux d’irrigation et les sols irrigués par ces eaux,
nous avons établie des courbes de conductivité d’eau et la conductivité moyenne du sol, la
figure 26 montre que la courbe de la conductivité du sol suit la même allure que celle des
eaux. Ceci traduit qu’il y a vraiment une influence de la qualité des eaux sur celle des sols
lors d’irrigation.
46
47
CONCLUSION GENERALE
Recommandations
A fin d’éviter la détérioration de la qualité des eaux et des sols on cite les recommandations
suivantes :
• Une irrigation appropriée avec le mélange des eaux de surface avec les eaux de la
nappe pour éviter l’accumulation des sels à long terme.
49
Liste des Figures
Figure 11: Variation des précipitations moyennes à la station de Saâda de l’année 1968 à
2010.
Figure 12 : Position des points d’eaux et du sol échantillonnés dans la plaine de Saâda.
Figure 13a: Carte du résidu sec en g/l des eaux de la nappe de Saâda
Figure 13b: Carte de la conductivité électrique en mmhs/cm des Eaux de la nappe de Saâda.
Figure 18: Diagramme de Schöeller Berkaloff des eaux échantillonnées de la nappe de Saâda.
Figure 24 : Variation des concentrations moyennes des anions du sol dans la couche 0-40 cm
Figure 25 : Variation des concentrations moyennes des cations du sol dans la couche 0-40 cm
51
BIBILLOGRAPHIE
• ABOURIDA A., 2007 : Approche hydrogéologique de la nappe du Haouz (Maroc)
par Télédétection. Isotopie. SIG et Modélisation. Thèse Univ Cadi Ayyad- Faculté des
sciences Semlalia.
• Ambroggi R. et Thuile G., 1952 : Les plaines et les plateaux du domaine marginal
de l'Atlas : Haouz de Marrakech. Hydrogéologie du Maroc. Notes mém. N° serv. Géol.
Maroc.
• Boukhari khalid, 2008 : Contribution à l’étude Géologique & Hydrogéologique de la
nappe des Oulad Bou Sbaâ (Province de Chichaoua) Mémoire t de Master.
• EL ALAOUI A., HAJHOUJI Y, 2010 : L’hydrochimie et qualité des eaux de
surfaces et souterraines du Haouz. Projet fin d’étude de Licence sciences et techniques à la
Faculté des Sciences et Techniques Marrakech.
• Jackson (1965) : Soil chemical d’analysis.
• Samira OUYSSE, 2005 : contribution à l’étude des ressources en eau dans la Vallée
de Drâa Moyen (Province de Zagora). Mémoire de DESA à la Faculté des Sciences et
Techniques Marrakech.
• [Link]
[Link]
52
ANNEXES
53
Tableau 1 : Résultats des analyses des échantillons des eaux prélevés de la zone de Saâda
Bicarbonat
Conductivité Chlorures Calcium Magnesium Sodium Potasium Sulfates
N° es
Nature
Echantill X Y mm PH m
d'eau dS/ meq me mg/ meq/ mg/ mg/ meq/ mg/ meq/ meq
on hos/ g/L mg/L eq mg/L mg/L
m /L q/L L L L L L L L /L
cm /L
Eau
1 242990,63 86868,4 1,53 1,69 1,08 7,34 6,5 230,8 6,6 402,6 1,3 26 2 48 8 0,35 6 0,15 3 144
souterraine
Eau de
2 243146,11 82571,38 0,54 0,60 0,38 8,14 1,5 53,25 3,6 219,6 1 20 1 24 4 0,17 10 0,26 4 192
surface
Eau de
3 242710,26 82660,31 0,56 0,62 0,40 8,19 2 71 3 183 1 20 0,8 19,2 4 0,17 10 0,26 4,2 201,6
surface
Eau
4 243001,91 94655,24 0,72 0,80 0,51 7,86 5 177,5 3,2 195,2 0,6 12 0,9 21,6 6 0,26 9 0,23 4,1 196,8
souterraine
Eau
5 242229,12 79167,33 1,02 1,13 0,72 7,36 5,5 195,3 5,2 317,2 0,8 16 1,2 28,8 4 0,17 7 0,18 3,8 182,4
souterraine
Eau
6 244847,41 82427,7 1 1,11 0,71 7,34 5,5 195,3 4,6 280,6 1,5 30 0,3 7,2 7 0,30 5 0,13 4,7 225,6
souterraine
Eau de
7 242310,45 83036,75 0,56 0,62 0,40 8,1 2 71 3,4 207,4 1,8 36 0,4 9,6 6 0,26 10 0,26 4,6 220,8
surface
Eau
8 244101,05 77709,36 1,45 1,60 1,03 7,66 7,5 266,3 5,2 317,2 1,8 36 0,2 4,8 4 0,17 8 0,21 4,8 230,4
souterraine
Eau
9 244101,84 77887,57 1,06 1,17 0,75 7,9 5,5 195,3 4,8 292,8 1,2 24 1 24 9 0,39 6 0,15 4 192
souterraine
Eau
10 242350,12 89702,6 1,6 1,77 1,13 7,33 7,5 266,3 6 366 2,2 44 0,4 9,6 7 0,30 5 0,13 4,6 220,8
souterraine
Eau 100355,4
11 242626,62 0,59 0,65 0,42 8,06 5 177,5 3,2 195,2 2,6 52 0,9 21,6 8 0,35 9 0,23 6,1 292,8
souterraine 3
Eau
12 243994,53 98833,64 0,57 0,63 0,40 8,14 3,5 124,3 2,8 170,8 1,2 24 0,4 9,6 5 0,22 10 0,26 4,6 220,8
souterraine
Eau
13 244648,62 98384,17 0,57 0,63 0,40 8,13 2,5 88,75 2,4 146,4 1,2 24 0,5 12 4 0,17 9 0,23 4,5 216
souterraine
Eau
14 244745,37 98448,24 1,14 1,26 0,81 7,63 7 248,5 5,2 317,2 1,8 36 0,9 21,6 4 0,17 6 0,15 4,1 196,8
souterraine
Eau
15 241936,34 97944,12 0,9 0,99 0,64 7,65 4 142 4,4 268,4 2 40 0,6 14,4 5 0,22 7 0,18 5,2 249,6
souterraine
Eau 102994,4
16 241811,09 1,6 1,77 1,13 7,44 8 284 6,2 378,2 2,2 44 0,8 19,2 6 0,26 5 0,13 5,2 249,6
souterraine 4
54
Tableau 2 : Résultats des analyses des échantillons des sols prélevés de la zone de Saâda
3 0-20 0,12 0,13 0,88 23 7,3 43,75 1,5 53,25 2,2 134,2 2,4 48 1 24 2,80 64,50 0,21 8 6 288
242710,26 82660,31
20-40 0,08 0,09 0,61 15 7,36 51,57 1,5 53,25 2,2 134,2 0,4 8 2,1 50,4 2,83 65,00 0,15 6 4,9 235,2
0-20 0,32 0,35 2,44 14,5 8,2 55,17 2 71 0,8 48,8 1,2 24 1,6 38,4 3,76 86,50 0,26 10 5,4 259,2
4 243001,91 94655,24
20-40 0,14 0,15 1,03 14,5 8,14 57,61 2 71 0,8 48,8 0,8 16 1,9 45,6 3,91 90,00 0,18 7 5,1 244,8
0-20 0,46 0,51 3,51 15 7,8 54,98 2 71 1,2 73,2 0,8 16 2,4 57,6 4,07 93,50 0,13 5 4,6 220,8
5 242229,12 79167,33
20-40 0,55 0,61 3,38 14,5 7,33 47,24 1,5 53,25 0,8 48,8 2,6 52 0,4 9,6 2,87 66,00 0,21 8 6,6 316,8
0-20 0,09 0,10 0,57 18 7,2 45,27 1,5 53,25 0,6 36,6 1,2 24 2,3 55,2 3,04 70,00 0,18 7 4,7 225,6
6 244847,41 82427,7
20-40 0,1 0,11 0,88 17,5 7,9 49,01 1,5 53,25 0,4 24,4 2,4 48 0,6 14,4 3,13 72,00 0,26 10 6,4 307,2
0-20 0,26 0,29 2,30 12,5 8,1 53,31 2 71 0,6 36,6 1,2 24 2 48 3,86 88,75 0,18 7 5 240
7 242310,45 83036,75
20-40 0,08 0,09 0,68 12,5 8,15 44,96 1,5 53,25 0,8 48,8 0,8 16 2,4 57,6 2,76 63,50 0,18 7 4,6 220,8
0-20 0,27 0,30 2,13 13 8,19 52,26 2 71 0,8 48,8 1,4 28 2,1 50,4 4,00 92,00 0,15 6 4,9 235,2
8 244101,05 77709,36
20-40 0,38 0,42 3,50 14 7,44 48,71 1,5 53,25 0,8 48,8 0,8 16 2,2 52,8 3,04 70,00 0,21 8 4,8 230,4
0-20 0,46 0,51 4,07 12 8,24 60,60 2 71 0,8 48,8 1,4 28 0,8 19,2 3,74 86,00 0,23 9 4,2 201,6
9 244101,84 77887,57
20-40 0,12 0,13 0,88 12,5 8,06 74,07 4,5 159,75 0,4 24,4 1 20 1,5 36 7,65 176,00 0,18 7 5,5 264
133,12
0-20 0,56 0,62 2,81 15 7,5 73,37 3,75 0,8 48,8 0,6 12 1,4 33,6 6,22 143,00 0,26 10 3,6 172,8
10 242350,12 89702,6 5
20-40 0,98 1,08 6,37 22 7,4 57,62 2,5 88,75 0,6 36,6 1 20 1,2 28,8 3,30 76,00 0,23 9 3,8 182,4
0-20 100355,4 0,17 0,19 1,11 17 7,65 52,71 2 71 0,6 36,6 0,8 16 2,2 52,8 3,54 81,50 0,18 7 4,8 230,4
11 244745,37
20-40 3 0,17 0,19 1,50 17 7,63 58,96 2 71 0,8 48,8 1,2 24 1,4 33,6 3,96 91,00 0,15 6 5,6 268,8
0-20 0,32 0,35 2,08 12,5 8,1 52,54 2,5 88,75 0,6 36,6 1,2 24 2 48 3,83 88,00 0,26 10 5 240
12 241936,34 97944,12
20-40 0,32 0,35 2,44 17 8,2 68,77 2 71 0,8 48,8 1 20 0,5 12 3,64 83,75 0,15 6 5 240
0-20 102994,4 0,13 0,14 0,93 14,5 7,66 59,79 2 71 0,8 48,8 1,2 24 1,3 31,2 4,02 92,50 0,21 8 5,7 273,6
13 241811,09
20-40 4 0,19 0,21 1,35 15,5 7,99 68,77 1,5 53,25 1 61 0,6 12 0,8 19,2 3,48 80,00 0,18 7 4,2 201,6
55