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Notions sur l'opérateur divergence

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Notions sur les champs.

Partie 2

1 Divergence. Flux d’un champ de vecteurs

1.1 Flux


À un élément d’aire dS d’une surface totale S, est associé un vecteur surface dS, dont la norme est l’aire dS et dont
la direction est donnée par la normale à la surface.


Le sens de dS est donné par l’orientation de la surface :


Cas 1. La surface est fermée (elle possède un intérieur et un extérieur) : dS est orienté de l’intérieur vers
l’extérieur de la surface.
Cas 2. La surface S est ouverte et s’appuie sur un contour fermé (C) orienté : l’orientation relative de S et (C)
est donnée par la règle de la main droite (ou du tire-bouchon).

Le sens du contour (C) étant celui du poignet vers les doigts et la paume de la main droite étant dirigée vers
l’intérieur du contour, le pouce donne le sens de la normale.

Remarque : il existe des surfaces non orientables (ruban de Möbius par exemple) ! Nous n’étudierons pas ces cas...


Définition 1. Le flux à travers l’élément de surface orienté dS est le produit scalaire


dΦ = →−
a .dS

Le flux à travers une surface orientée S est : ¨



− −

Φ= a .dS
‚ →
− −

Si S est fermée, on note Φ = a .dS.

1.2 Opérateur divergence

L’opérateur divergence s’applique à un champ vectoriel pour donner un champ scalaire.

Définition 2. Son expression en coordonnées cartésiennes est


− − ∂ax ∂ay ∂az
div(→

a ) = ∇.→
a = + +
∂x ∂y ∂z

1
1.3 Relation de Green-Ostrogradsky

1.3.1 La relation (admise)

Soit S une surface fermée et V le volume délimité par S.


‹ ˚

− −

a .dS = div→

a .dτ
S V

De façon imagée et par analogie avec la mécanique des fluides, à un flux à travers S de →

a non nul, peut être associé


un terme de « source », qui est div a , présent dans le volume V .

 Application :−−Déterminer
−→
l’expression de divergence, en coordonnées sphériques, d’un champ radial qui ne
dépend que de r, a(M ) = a(r)−
→.
ur

1.3.2 Propriété

Un champ de vecteurs à divergence nulle est à « flux conservaif ». Cela signifie que son flux à travers une section
quelconque d’un tube de courant est constant.

— 

1.3.3 Exemples

—  En électromagnétisme, l’équation de Maxwell-Thomson est div→



B = 0.



- Montrer que le flux de B à travers une surface fermée est nul.



- Montrer que le flux de B à travers les deux surfaces fermant un tube de champ sont identiques.

2
—  Théorème de Gauss. En électromagnétisme, l’équation de Maxwell-Gauss




est div E = ρ/ε0 , où ρ est la
densité volumique de charge. Exprimer le flux du champ électrique E à travers une surface fermée, en
fonction notamment de la masse intérieure à cette surface.

Lignes de champ électrique créé par une charge ponctuelle. Les lignes de champs
divergent à partir de la source (la charge)

2 Circulation d’un champ vectoriel. Rotationnel

2.1 Circulation. Rappel


La circulation d’un champ vectoriel →

a (M, t) entre deux points A et B en suivant la courbe (Γ) est :
´B→− →

CAB = A a (M, t). dl . La circulation dépend en général de la courbe suivie.

2.2 Opérateur rotationnel

L’opérateur rotationnel s’applique à un champ vectoriel pour donner un champ vectoriel.

Définition 2. Son expression en coordonnées cartésiennes est

∂ay
 
∂az

−→ →− →
− − ∂y ∂z
rot( a) = ∇ ∧ →
a = ∂ax
− ∂az
 
∂z ∂x 
∂ay ∂ax
∂x − ∂y

2.3 Relation de Stockes-Ostrogradsky

2.3.1 La relation (admise)

Soit C un contour fermé et S une surface s’appuyant sur C.


˛ ¨

− →
− −→ → −

a . dl = rot(−
a ).dS
C S
−→ −
Remarque : il existe une infinité de surfaces s’appuyant sur un contour donné. Le flux de rot(→
a ) à travers toutes
ces surfaces est identique.

3
2.3.2 Propriétés

1. Le flux d’un rotationnel à travers une surface fermée est nul : s’il existe un champ de vecteurs →

a (M, t) tel

− −→ →
− ‚ →
− −

que b = rot( a ) , alors S b .dS = 0 pour toute surface fermée S.

 Démonstration en utilisant les expressions des opérateurs en coordonnées cartésiennes

La réciproque est vraie (admis) :




− −→ →
− −→ −
b .dS = 0 ∀S fermée ⇔ ∃ →

a/ b = rot(→
a)
S

1. Si le champ de vecteurs →

a (M, t) dérive d’un potentiel ϕ(M, t), son rotationnel est nul.

 Démonstration en utilisant les expressions des opérateurs en coordonnées cartésiennes

La réciproque est vraie (admis) :


−→ → →
− →

rot(−
a ) = 0 ⇔ ∃ ϕ/ →

a = ∇ϕ

Rappel : La circulation d’un champ, dérivant d’un potentiel, sur un contour fermé est nulle. La circulation sur un
contour quelconque ne dépend que du point de départ et du point d’arrivée ;

2.3.3 Exemples

− −→ →− →

— En électrostatique, E dérive du potentiel électrostatique V . En déduire que rot( E ) = 0 . En déduire que les


lignes de champ de E ne sont pas fermées.

4
−→ →− →
− ¸ →− →−
— En magnétostatique rot( B )=µ0 j permet d’obtenir le théorème d’Ampère : C B . d` = µ0 Ienlacé

Lignes du champ magnétique créé par un fil « infini » parcouru par un courant (le fil est perpendiculaire au plan


de la figure). Les lignes de champ de B sont en rotation par rapport à leur source (le courant).

3 Laplacien

3.1 Définitions

L’opérateur laplacien, noté ∆, s’applique à un scalaire pour donner un scalaire. Il s’applique à un vecteur pour
donner un vecteur.

3.1.1 Opérateur laplacien scalaire

Appliqué à un champ scalaire f (M, t) , l’opérateur laplacien est défini par


−−→ 
∆f = div gradf

soit, en coordonnées cartésiennes


∂2f ∂2f ∂2f
∆f = + +
∂x2 ∂y 2 ∂z 2

5
3.1.2 Opérateur laplacien vectoriel

Appliqué à un champ vectoriel →



a (M, t) , l’opérateur laplacien est défini par
−−→ −→ −→− 
∆→ −a = grad (div→
−a ) − rot rot→a

soit, en coordonnées cartésiennes


∂ 2 ax ∂ 2 ax ∂ 2 ax
 
∂x2 + ∂y 2 + ∂z 2
∆→

a = ∂ 2 ay
+
∂ 2 ay
+
∂ 2 ay
 
∂x2 ∂y 2 ∂z 2 
∂ 2 az ∂ 2 az ∂ 2 az
∂x2 + ∂y 2 + ∂z 2

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