Emile Durkheim: le crime est un fait social
l’anomie
la délinquance (Mucchielli): ensemble des transgressions définies par le droit pénale, détectées et poursuivies par les
acteurs du contrôle social
évolution de la délinquance en France depuis 2008: enquête cadre de vie et sécurité édition 2019
- baisse de la délinquance d’appropriation
-> les vols ont diminué (vol avec armes diminution de moitié entre 2008 et 2019)
-> escroqueries ont connues une hausse + 50% 2012 2020 (souvent sur internet)
- deux comportements violents sont en augmentation “les violence sexuelles” et “les coups et blessures”
-> VS multipliée par deux entre 2012 et 2019 (libération de la parole + mvt me too 2006)
→ les faits dénoncées sont commis bien avant la plainte
-> “coups et blessures volontaires” est de + 35% entre 2012 et 2019
→ augmentation des violences intrafamiliales (+ de femme)
=> mais reste un sujet tabou donc prudence avec les chiffres
la délinquance des mineurs?
émeutes urbaines début du mois de juillet 2023 délinquance des mineurs, jeunes
affaire du jeune Yuriy en 2021
- chiffres du ministère de la Justice
-> la délinquance générale des mineurs est resté stable depuis 10 ans (2012)
-> phénomène de bande à relativiser (grand rôle des médias)
Reprise de Enjary:
Au mois de juin 2023, la France a connu des émeutes urbaines violentes pendant plusieurs
semaines. Celles-ci ont ravivé à nos mémoires un passé pas si lointain : les émeutes de 2005,
celles de Vaulx-en-Velin au début des années 1990, celles des Minguettes au début des années
1980 (et cette « liste » est loin d’être complète...). Les médias et la classe politique focalisent
alors leur attention sur la question des quartiers sensibles (les banlieues). Certes, cette attitude
semble être justifiée au regard des faits mais reste réductrice au niveau de l’analyse
sociologique car elle tend à essentiellement se concentrer sur la banalisation de la violence
des jeunes émeutiers vivant dans ces quartiers de relégation. Or, la question est plus complexe
qu’il n’y paraît (même s’il ne faut pas balayer d’un revers de main la question de la violence
souvent endémique à ces territoires fragilisés économiquement et socialement). En effet, ces
quartiers sensibles sont « au carrefour de thématiques plurielles » pour reprendre l’expression
du sociologue Cyprien Avenel (Sociologie des quartiers sensibles, 2010). Autrement dit, les
difficultés sociales et économiques sont nombreuses (taux de chômage élevé, échec scolaire,
taux de pauvreté élevé, etc.). Il y a donc une correspondance étroite entre « le social » et « le
territoire » qui ne peut être niée et ignorée aujourd’hui. Cette spatialisation du « social » n’est
pas circonscrite aux seules banlieues mais se vérifie aussi pour de nombreux territoires ruraux
comme le révèlent de nombreux travaux sociologiques à ce sujet (Nicolas Renahy, Les gars
du coin, 2005 et plus récemment ceux de Yaëlle Amsellem-Mainguy, Les filles du coin,
2021). Ainsi, le sujet invite à réfléchir aux liens entre l’espace (villes, campagnes, etc.) et le
social (revenus, niveau de vie, etc.). Plus précisément, la répartition spatiale est très souvent le
reflet de la distance sociale entre les groupes sociaux (banlieues rouges, quartiers sensibles
mais aussi l’entre-soi bourgeois dans les beaux quartiers, sans oublier certains territoires
ruraux exposés fortement au chômage et à la pauvreté). Mais, elle participe activement à
renforcer la distance sociale (quartiers bourgeois, « ghettos »). Cependant, la proximité
sociale tend aussi à maintenir ou entretenir de la distance sociale comme nous avons pu le
montrer avec l’analyse de Norbert Elias et John Scotson (l’exemple de Winston Parva).
Les explications de la délinquance:
La désorganisation sociale:
W. Thomas et [Link], Le paysan et le polonais en Europe et en Amérique, 1918:
-> la désorganisation sociale repose sur les tensions entre la culture d’origine de la communauté et la culture d’accueil
[Link] The gang, 1927:
“zones interstitielles” leurs frontières sont éco morales et culturelles
-> la ségrégation urbaine n’est pas seulement sociale et ethnique elle est aussi spatiale
-> pas de cohésion avec de le reste de la société donc le gang offre une identité et exerce une socialisation
-> adéquation entre structure urbaine structure sociale
-> le territoire plutôt que la couleur de peau qui explique le passage à l’acte délinquant
prolongement travaux de [Link] et [Link]:
-> le quartier fait que c’est criminologie et non pas les populations qui y réside
-> la précarité économique et socioculturelle des habitants
-> lorsque nv groupes arrivent nv de délinquance augmente et tend à diminuer quand ils quittent le quartier
-> sous culture propre à une zone urbaine particulière et ses habitants
Le conflit des cultures:
[Link] Delinquent Boys. The culture of the gang, 1955
-> délinquance de la jeunesse défavorisée car inadéquation entre la culture héritée du milieu d’origine lors de la
socialisation et la culture scolaire
-> enfant milieu défavorisé subi un “déni des cultures” → culture délinquante = moyen collectif de dvpt une culture
oppositionnelle
-> acte interdit mauvais pour culture dominante mais valorisé par la sous-culture adolescente
-> pas de mobilité sociale difficulté à l’école (sanctionner)
-> prestige dans le gang car sont dominés dans la société
l’éducation déviante:
[Link], Principles of Criminology, 1947
-> déviance = apprentissage qui se déroule au sein d’un groupe restreint
-> cultures délinquantes favorables aux conduites de transgression de la loi
-> le comportement serait “choisi” quand la loi est mal considérée par l’individu
-> la théorie de l’association différentielle:
- comportement criminel s’apprend au contact d’autres individus
- un choix s’effectue qui est influencé par des facteurs: la fréquence, la durée, l’antériorité et l’intensité
l’approche inégalitariste (plus adaptée pour la déviance juvénile): inverse de Lagrange
-> inadéquation entre les buts et les moyens peut alimenter les faits de délinquance
Robert Merton:
-> décalage entre les aspirations valorisées par la société (valeurs, modèles…) et “les moyens légitimes” dont dispose un
individu pour les atteindre comme le travail le mérite le diplôme l’emploi…
-> sociétés actuelles: désirs exacerbés
-> sociétés modernes valorisent la réussite individuelle sans offrir les moyens appropriés pour atteindre cet objectif
(manques de ressources, moyens….) ex classes défavorisées
- conformisme: individu accepte les buts valorisés par la S et les moyens offert
- innovation: individu accepte les buts valorisés par la société mais recourt à des moyens nouveaux innovants (vol,
crime…) pour les atteindre car la société lui donne pas les moyens pour atteindre dans les règles
- évasion: rejet de tout (hippy, toxicomane)
-> déviance et la délinquance actions provoquées par les dysfonctionnements de la société
-> échec du contrôle social
-> société véhicule des valeurs mais la réalité sociale est vécu différemment par les individus (pas les moyens)
La frustration, source de la délinquance:
[Link] et [Link] Delinquency and drift, 1960
-> la frustration peut alimenter les faits de délinquance
-> jeunes issus de milieux défavorisés frustration car contradiction buts et normes légitimes féfinis par la société et les
moyens mis à leur disposition pour atteindre ces objectifs (discrimination racilae, financière…)
-> 2 types d'adaptations: par le crime ou le retrait (alcool, drogue)
-> comportement passif / prisonnier des normes
pas égal à → les approches rationnelles ou stratégiques:
Denis Wrong A sociological Review
-> on suppose que intériorisation des normes mais individus obéissent pas forcément car normes c’est des poids mais ça
les contraints jamais complètement
Gary Becker Crime and Punishment an economic approach
-> calcul avantage coût qui explique la délinquance
-> l’acte délinquant est fait car il sert à qqchose il est rentable pour l'individu si la délinquance n’est pas acte rentable
alors l’individu ne la fait pas
-> dépend de la position social: qq qui galère à se réinsérer va trouver plus de bénéfices à faire des actes délinquants
-> contrairement à l’autre approche l’individu anticipe et n’est pas totalement contraint aux normes
-> critique: affectivité (crime par passion)
-> exemple carrefour et du feu de Laurent Mucchielli (pas forcément rationnel)
déviance quand transgresse les normes d’une société
-> la critère majeur de la déviance est donc la réaction qu’elle provoque
Howard Becker Outsiders
-> la déviance serait le résultat d’une action collective (les entrepreneurs de moral pour Becker) de désignation et de
labellisation des comportements (l’étiquetage)
première étape: transgression d’une norme
deuxième étape: désignation publique des déviants
troisième étape: étiquetage qui fait entrer individu dans un processus de déviance “secondaire” se traduisant par
l’adhésion à un groupe déviant qui est organisé et régi par des règles spécifiques
→ si tu continue: carrière déviante (spirale déviance)
-> indiv à + de chance d’être étiqueté comme déviant si appartient à un groupe dont la sous culture s’oppose à la culture
globale
les “entrepreneurs de morale”: acteurs qui se mobilisent pour qu’une activité soit catégorisée comme déviante
-> crée les normes sociales ou qui les font appliquer
ex: marijuana devenue illégale aux US suite à une campagne faite par des entrepreneurs de morale
ex: pareil dans les années 1920 avec la prohibition
ex: même chose avec l’interdiction de légaliser l’avortement en France
Erving Goffman, stigmate. Les usages sociaux des handicaps
-> comme becker = catégorisat° sociale déviance naît ds interaction sociale
->stigmate = possession d’un attribut→ discrédit MAIS se déf ds l’interact° avec autrui
-> identité sociale virtuelle /réelle
->stigmatisation qd écart entre les 2
->déviance = phéno omniprésent et permanent de la vie sociale => individu chr à se dissimuler