Initiation à la pétrologie et minéralogie
Initiation à la pétrologie et minéralogie
Département de Géologie
Section BCG
Semestre 2
1
Introduction
La lithosphère (de la grecque. Lithos, roche) est la couche superficielle rocheuse de la Terre solide
caractérisée par sa rigidité dans les processus tectoniques ; elle comprend la croûte terrestre et une partie du
manteau supérieur. On y trouve différents types de roches dont la pétrographie qui a pour objet leur
description et la classification de leurs différents types existant dans la nature.
Donc, on appelle roche tous matériaux appartenant à l’écorce terrestre, le plus souvent
solide, mais qui peut être liquide ou gazeux. Il existe quatre grandes catégories de roches (trois le
plus souvent retenues techniquement) :
Ces roches peuvent être cohérentes (exemple : granite) ; meuble (exemple : les sables) ;
plastiques (exemple : les argiles imbibées d’eau) et liquides (exemple : pétrole).
Quand on examine une roche à l’œil nu ou à l’aide d’une loupe, on s’aperçoit qu’elle est constituée
par un assemblage de différents éléments en grains appelés minéraux.
Ces types de roches sont liés entre eux par les grands processus géologiques : on appelle cycle des
roches (= cycle pétrogénétique) un diagramme représentant les voies de formation des divers types
de roches montrant les interrelations entre grandes catégories de roche dues aux grands processus
géologiques.
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Objectifs
Le but des séances de travaux pratiques de pétrographie est d’apprendre comment
reconnaître à partir d’une démarche scientifique objective les principaux minéraux et classes de
roches. La démarche scientifique préconisée consiste à observer attentivement au moyen de l’œil
nu, et si besoin au biais d’une loupe, un ensemble d’échantillons dans le but de déterminer les
noms des minéraux observés et le cas échéant les classes auxquelles ils appartiennent.
Les séances de travaux pratiques sont réparties en :
Une sixième séance est consacrée à l’évaluation des cinq séances de TP sus mentionnées.
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TP1
Minéralogie descriptive
I : Définitions
Les minéraux, composants naturels de toutes les roches, sont des solides cristallisés, c’est à dire à
structure atomique ordonnée et régulière (cristal) et à composition chimique définie.
La matière cristalline s’organise en réseaux périodiques qui obéissent à certaines lois et possèdent
des propriétés symétriques particulières. Ces lois sont :
• La loi de constance des angles (Romé de l’Isle, 1722) : Dans une même espèce minérale, l’angle
des faces correspondantes est constant.
• La loi d’Hauy: Un cristal d’une certaine espèce est formé, quelle que soit sa morphologie, par la
juxtaposition de petits parallélépipèdes élémentaires (“les briques” élémentaires) tous égaux entre
eux et caractéristiques de l’espèce appelés maille simple du réseau.
• La loi de symétrie : Toute forme géométrique se rapporte à l’un des sept systèmes cristallins
possibles. Trois éléments, ou opérateurs, de symétrie sont pris en compte pour définir les formes
fondamentales.
- Le centre de symétrie : point défini tel que les sommets d’un polyèdre se correspondent deux
à deux sur des lignes menées par ce centre ;
- L’axe de symétrie : ligne de rotation permettant de retrouver plusieurs fois de suite l’aspect du
polyèdre au cours d’un tour complet. Axe binaire (A2), le cristal apparaît identique à lui-même
2 fois au cours d’une rotation de 360°. A3, il apparaît 3 fois. A4, quatre fois etc…
- Le plan de symétrie : plan qui partage le cristal en deux moitiés symétriques.
• La loi de respect des symétries pour les formes dérivées : Les familles de clivages et de troncatures
respectent dans tous les cas les éléments de symétrie de la forme primitive.
On répartit les 32 classes de symétrie en 7 systèmes cristallins d’après la symétrie de leur réseau
dont il existe 14 possibilités (les réseaux de Bravais). Ces systèmes cristallins sont :
_ Le réseau ne possède aucun axe de symétrie : système triclinique ;
_ Le réseau possède un axe binaire (A2) : système monoclinique ;
_ Le réseau possède trois axes binaires (A2) rectangulaires deux à deux : système orthorhombique ;
_ Le réseau possède un axe ternaire (A3) : système rhomboédrique ;
_ Le réseau possède un axe quaternaire (A4) : système quadratique ;
_ Le réseau possède un axe sénaire (A6): système hexagonal ;
_ Le réseau possède quatre axes ternaires (A3) : système cubique ;
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Géométrie du réseau cristallin
Pour chaque système cristallin (et morphologie des cristaux) il existe une combinaison d’éléments
de symétrie spécifique
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Exemple de symétrie pour le système cubique
A2
Applications
Sur le tableau suivant, en observant les modules en bois des réseaux cristallins :
Commencer par retrouvez les éléments de symétrie de la maille cubique (cube)
Retrouvez les éléments de symétrie des autres mailles présentes
Donnez les éléments de symétrie des différents systèmes cristallins identifiés
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TP2
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Propriétés organoleptiques des minéraux
Les minéraux constitutifs des roches et des minerais sont déterminés à l’aide de tout l’arsenal des
méthodes analytiques disponibles. Sur le terrain, où les moyens sont évidemment limités,
l’approche “naturaliste” a fait ses preuves et permet au géologue de sélectionner les échantillons
qu’il juge représentatifs et qu’il destinera au laboratoire. Ces méthodes de terrain sont basées sur
les caractères organoleptiques des minéraux aisément appréciables sur le terrain avec peu de
moyens :
HABITUS :
La structure interne du minéral détermine sont aspect extérieur. En effet, chaque minéral est
construit suivant un schéma d’agencement des atomes bien précis. Cependant il est rare de trouver
dans la nature un cristal parfaitement cristallisé. En règle générale il y a soit des faces planes
(cristaux xénomorphes, idiomorphes ou automorphes), soit des agrégats. On peut donc définir un
cristal par sa forme propre : cubique, prismatique, aciculaire, fibreuse, en tablettes… ou par
l’agencement d’un agrégat : granuleux, filamenteux, oolithique, dendritique, botryoïdal (=
concrétionné) …
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Cubique (Pyrite) Prismatique (Quartz)
Tablette (Biotite)
COULEUR :
Elle fait partie des caractères de détermination les plus importants mais n’est pas toujours
absolument fiable. En effet, la fluorite par exemple peut être incolore, blanche, bleue, verte, jaune,
violette, etc.
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Chez certains minéraux, ces différences de coloration déterminent des variétés différentes ; par
exemple le quartz, le cristal de roche, l’améthyste, la citrine, le quartz enfumé sont tous la même
espèce minérale ; de même le corindon lorsqu’il est bleu est appelé saphir et lorsqu’il est rouge il
est appelé rubis. Chez beaucoup de minéraux, la couleur est typique et décide de leur nom comme
la chlorite (Kloros = vert, en grec), l’azurite (Lazaward = bleu, en persan), l’albite (Albus = blanc,
en latin) ou encore l’olivine (Olive = petit fruit de couleur verte accompagnant agréablement le
martini blanc). Certains minéraux ont même donné leur nom à des nuances de couleur comme le
vert émeraude ou le bleu turquoise.
Attention, la couleur doit être observée sur des cassures fraîches car l’altération d’un minéral
peut modifier cette caractéristique.
TRANSPARENCE :
C’est la propriété des minéraux à laisser passer la lumière. Un petit test simple permet de
déterminer le
degré de transparence des minéraux, ainsi on distingue les minéraux:
• Transparents : On peut lire une écriture même au travers d’une épaisse couche de minéral.
C’est le cas notamment du spath d’Islande (calcite pure), du cristal de roche ou du diamant.
• Semi-transparents : L’écriture lue à travers le minéral n’est pas nette. C’est le cas par exemple
du quartz rose et de la plupart des émeraudes (béryl chromé).
• Translucides : la lumière traverse le minéral, même très épais. (Halite, orthose)
• Non-transparents : A l’état massif le minéral ne laisse pas traverser la lumière, en couche mince
il est translucide (amphibole, augite).
• Opaques : Quelle que soit son épaisseur, le minéral ne laisse pas passer la lumière (pyrite,
magnétite).
ATTENTION : Ces classes de transparence s’appliquent sur des minéraux bien cristallisés,
idéaux. Dans la réalité, un même type de minéral peut être translucide ou opaque selon sa
composition chimique, la qualité de son réseau cristallin ou les tensions externes et internes qu’il
a pu subir. De ce fait, les exemples donnés ici sont valables dans la majorité des cas mais ils ne
constituent pas une vérité générale.
Degré de transparence de lame de même épaisseur d’un cristal transparent (a), d’un cristal semi-
transparent (b), d’un cristal translucide (c) et d’un cristal opaque (d).
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ECLAT / REFLET :
TRACE :
L’étude de la couleur de la poudre est un caractère important dans la caractérisation des minéraux.
En effet, elle permet notamment de déterminer les minéraux à couleur empruntée (effet de la
présence en trace d’atomes à potentiel colorateur) qui ont généralement une poudre blanche ou à
peine colorée. Certains minéraux ont une poudre très caractéristique comme l’hématite (noire) qui
à une poudre rouge sang ou la pyrite (jaune d’or) qui laisse une poudre noire verdâtre, de même le
graphite (noir) laisse une trace gris métal (crayon à papier) et la molybdénite laisse une trace
verdâtre.
La trace d’un minéral s’obtient, soit en le rayant à l’aide d’une pointe, soit (c’est plus précis) en le
frottant sur une plaque de porcelaine. Cependant, ceci dépend beaucoup de la dureté du minéral.
CLIVAGE :
C’est l’aptitude d’un minéral à se fendre facilement suivant une famille de plans parallèles biens
définis. Ils sont liés à l’orientation des plans atomiques. Le plan de clivage s’observe facilement en
tapant sur le minéral, dans le cas de certains minéraux tendres les clivages sont facilement mis en
évidence avec la lame d’un couteau (c’est le cas des micas par exemple).
Une seule direction de clivage : Deux directions de clivage à Deux directions de clivage à 60°:
cas des micas 90°: cas des pyroxènes cas des amphiboles
MACLE :
Certains minéraux sont aisément caractérisables lorsqu’ils présentent des macles. Il s’agit en fait
de l’association de cristaux de même composition qui mettent en commun un élément de symétrie,
soit par accolement selon une face définie, soit par interpénétration de cristaux. Dans la nature un
cristal ne présentera jamais d’angles rentrants, de ce fait, la présence de tels types d’angles indique
que le minéral est maclé. Il peut y avoir des macles simples (association de deux cristaux) ou
multiples (plusieurs cristaux). Quelques macles sont très caractéristiques : la macle en fer de lance
du gypse, la macle en genou du rutile, la macle en croix de Saint-André de la staurotide, les macles
polysynthétiques des plagioclases, la macle de Carlsbad de l’orthose…
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DURETE :
La dureté est certainement l’un des caractères organoleptiques le plus important lorsque l’on
souhaite caractériser un minéral. En effet, chaque minéral a une dureté propre, caractérisant une
anisotropie. Elle correspond à sa résistance à se laisser rayer. Ainsi, une échelle arbitraire de dureté
a pu être établie. C’est l’échelle de Mohs qui contient 10 degrés, chacun représenté par un minéral
(cf. Tableau sessous). Dans l’absolu elle a été établie de proche en proche un rayant chaque minéral
par un autre minéral. Cependant, sur le terrain, certains objets faisant partie de la panoplie du parfait
géologue permettent de déterminer la dureté des minéraux rencontrés ce qui permet par exemple
de discriminer la calcite du feldspath.
DENSITE :
La densité est une constante physique qui caractérise un minéral donné. Beaucoup de minéraux ont
une densité de 2,7 g/cm3 (soit 2,7 fois plus lourd qu’un volume d’eau équivalent). Cependant les
densités peuvent s’échelonner de d = 1 à 2 (sassolite: 1,48 ; carnallite : 1,6 ; ylvinite: 1,98 ; soufre:
2,05 ; gypse : 2,2) à d = 21,4 (platine). Sur le terrain, il est possible de déterminer
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approximativement la densité d’un minéral en le soupesant. On distingue ainsi les minéraux légers
(densité de 2), les minéraux moyennement lourds (densité de 2 à 4) comme le gypse (d = 2,3), le
quartz (d = 2,65 à 2,7), la calcite (d = 2,7), les amphiboles (d = 2,9 à 3,45), les pyroxènes (d = 3,1
à 3,6), les minéraux lourds (d = 4 à 6) tels que la blende (d = 4,2), la barytine (d = 4,48) ou la pyrite
(d = 5 à 5,2), les minéraux très lourds (d > 6) comme la galène (d = 7,4 à 7,6), la cassitérite (d =
6,8 à 7) ou l’uraninite (d = 8) et les métaux natifs (or, platine …).
SOLUBILITE :
Certains minéraux peuvent être solubles dans l’eau et d’autres dans l’acide. Cette caractéristique
peut être intéressante pour identifier certains minéraux.
Par exemple : sylvite et halite se dissolvent dans l’eau froide, le gypse dans l’eau chaude. La calcite,
elle, se dissout très bien, provoquant une effervescence forte dans l’acide chlorhydrique à froid (ce
qui permet de la différencier de la dolomite).
GOUT ET ODEUR :
Il peut être également intéressant de “goûter“ et de “sentir” certains minéraux. Ainsi, sylvite et
halite ont un goût salé et certains sulfures légèrement chauffés, ou écrasés par un coup de marteau,
(pyrite, marcassite) dégagent une odeur de soufre (œuf pourri).
Manipulation
Identification d’un minéral et description méthodique.
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Critère :
1 - Rayé par l’ongle
2 - Rayé par l’ongle
3 - Rayé par le cuivre
4 - Rayé par l’acier
5 - Rayé par l’acier
6 - Rayé par l’acier et il raye le verre
7 - Rayé par l’acier et il raye le verre
8 - Raye le verre
9 - Raye le verre
10 - Raye le verre
Chaque minérale raye celui qui le précède et est rayé par celui qui le suit.
Manipulation
Sur le tableau suivant, utiliser les différents critères de reconnaissance de chaque minérale dont
vous disposez dans le bac sur la paillasse :
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TP3
Etude de roches magmatiques
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Classification des magmas
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Quartz Feldspatoïdes
Couleur de la roche
Roche riche en minéraux cardinaux (minéraux blancs) : Quartz, feldspath plagioclase et feldspath
alcalins. Plus la roche est claire on dit elle est Leucocrate.
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Les roches volcaniques
Hyaline (ou vitreuse) (A) : La roche à l’apparence du verre, elle est majoritairement composée de
verre (à plus de 95 %), c'est-à-dire non cristallisée.
Microlitique (C): Les cristaux ne sont pas visible à l’œil nu mais distinguables sous un microscope
optique classique au sein d’une pâte amorphe. Lorsqu’une orientation des cristaux est visible on
parle de texture microlitique fluidale (D). Lorsqu’une (ou plus) phase minérale est visible à l’œil
nu on parle de texture microlitique porphyrique (C) car les minéraux en question sont des
porphyres.
Trachytique (E): Roche contenant moins de 10% de verre contenant des microlites ou/et des
porphyres de feldspaths orientés en contact les uns avec les autres. Cette dénomination est parfois
considérée comme synonymique de microlitique fluidale.
Felsitique (F): Vieux terme désignant une roche initialement microlitique pour laquelle la pâte
vitreuse a recristallisée très finement en microlites.
Sphérolitique (G): La roche à une texture de base microlitique à laquelle s’ajoute des sphérolites,
c'est-à-dire une cristallisation de minéraux fibro-radiés. Ces sphérolites peuvent soit être issus de
la recristallisation du verre soit la résultante d’une cristallisation tardive rapide de minéraux
aciculaire.
Spinifex (H): Il s’agit d’un cas très particulier des komatiites où des olivines très allongées
cristallisent au sein d’une pâte vitreuse.
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Les roches intrusives (ou hypo-volcaniques)
Grenue (11) : Les grains sont tous visibles à l’œil nu. Lorsque certains minéraux sont pluri
centimétriques on parle de texture grenue porphyrique.
Microgrenue : Equivalent à une texture microlitique avec absence totale de verre. Le plus
souvent il y a présence de phénocristaux, il s’agit alors d’une texture microgrenue porphyrique
(10).
Poecilitique : Une phase minérale a cristallisée tardivement englobant les cristaux ayant
précédemment cristallisés dans la roche.
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Intergranulaire : Texture typique des dolérites caractérisé par des baguettes de plagioclase
automorphes jointives cimentées par des cristaux xénomorphes ferromagnésiens de type
pyroxène. Cette texture est parfois appelée doléritique
Pegmatitique: Les minéraux sont de taille centimétrique à pluri-métrique et essentiellement
proche de la composition granitique (avec ou sans mica).
Aplitique : Texture d’une roche contenant des cristaux de feldspath et quartz millimétriques.
10 11 Poecilitique
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Manipulation
Etudier les différents échantillons de roches magmatiques dont vous disposez dans le bac sur la
paillasse.
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TP4
Etude de roches métamorphiques
Le métamorphisme constitue en une modification minéralogique et structurale des roches à
l’état solide. Du coté des basses températures, le domaine du métamorphisme il est limité de celui
de celui de la diagenèse. Vers les hautes températures, il est limité par le domaine de l’anatexie. Le
métamorphisme n’est pas un phénomène continu. Il se produit pendant un certain laps de temps.
Variétés de métamorphisme
Le métamorphisme de contact est provoqué par un corps intrusif. Les terrains transformés
s’organisent en auréoles concentriques autour des intrusions magmatiques, ces derniers sont
désignées sous le noms d’auréoles de contact. Le métamorphisme de contact est caractérisé par une
variation rapide de température depuis la roche magmatique qui se met en place jusqu’aux roches
non touchées par le métamorphisme.
Le métamorphisme hydrothermal
Le métamorphisme hydrothermal est provoqué par la circulation des solutions chaudes le long
des plans de discontinuité (failles et fractures) aboutissant à des transformations minéralogiques
des roches voisines.
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Métamorphisme d’extension régionale ou thermo-dynamo-métamorphisme
Facteurs de métamorphisme
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Donc, les minéraux hérités se recristallisent dans les nouvelles conditions de la T et la P. Les
minéraux néoformés à partir de la composition chimique des minéraux n’ayant pas stable dans les
novelles condition de la T et la P.
Grades de métamorphisme
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Intensité du métamorphisme
Composition
minérale
Grena
Grena
Type de
roches
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Texture nématoblastique lorsque les minéraux néoformés se présentent sous forme de
prismes aciculaires ou aiguilles comme les amphiboles (exemple : amphibolite).
Texture porphyroblastique montrant des phénocristaux (gros cristaux visibles à l'œil nu)
au sein de cristaux plus fins. C'est la structure du gneiss oeillé, par exemple.
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- siliceuse (arénacée) ;
- silico-alumineuse ;
- calcique ;
- et calcaro-ferro-magnésienne (roches basiques voire ultra-basiques).
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Manipulation
Etudier les différents échantillons de roches métamorphiques dont vous disposez dans le bac sur
la paillasse.
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TP5
Etude de roches sédimentaires
Roche sédimentaire ≠ sédiment : l’essentiel de ces roches sont formées par diagenèse de sédiments
à quelques kilomètres de profondeur.
• Les sédiments se déposent dans les bassins sédimentaires (et donc dans l'eau de mer), sauf
quelques sédiments lacustres (de lacs non salés) ou franchement terrestres (éboulis, sédiments
glaciaires comme le loess...). Un sédiment est une accumulation d'éléments d'origine biologique,
minérale et chimique. Le sédiment est un milieu de vie, il comporte encore une grande quantité
d'eau. Au cours de la diagénèse (augmentation de la pression et de la température par
enfouissement), l'eau est expulsée et la vie se raréfie. Les éléments d'origine biologique (squelettes,
coquilles, tests, fragments de végétaux…) et de lprécipitation par les organismes vivants d'éléments
chimiques (calcaire et silice essentiellement) semblent être présents dans toutes les roches
sédimentaires.
• les éléments minéraux issus de la dégradation d'autres roches (éléments détritiques) par l'érosion
essentiellement et accumulés dans les bassins à la suite de leur transport par les fleuves peuvent
être en plus ou moins grande quantité. Des éléments minéraux d'origine volcanique (pyroclastique
ou volcanosédimentaire) comme des cendres peuvent aussi former des couches sédimentaires très
épaisses ou se mélanger à des particules d'autres origines.
• les éléments de précipitation chimique pure forment parfois de grandes accumulations exploitées
par l'homme (mines de roches nommées évaporites car issues de l'évaporation de l'eau de mer
comme par exemple le sel de mer : chlorure de sodium (NaCl ou halite) ou le gypse...).
Une roche sédimentaire est souvent un mélange d'éléments de différentes tailles et de différentes
origines, ce qui fait que les classifications sont variées.
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LES ROCHES DETRITIQUES
Le classement se fait en fonction de la taille des grains
Une roche détritique est une roche sédimentaire composée d’au moins 50% de débris. On deux
cas :
- Si les débris sont issus de l’érosion d’autres roches : détritique terrigène
- Si les débris sont issus de L’accumulation de squelettes d’organismes vivants : biodétritique
Les roches meubles ou plastiques Les grains détritiques sont complètement indépendants
les uns des autres (l’espace entre les grains est important) exemple les sables ;
Les roches cohérentes ou dures les grains sont soudés par un liant (l’espace entre les
grains est faible) exemple le grès.
Classification granulométrique
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Conglomérats : la proportion du liant
Classification :
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La classification des R.S détritiques se base sur la granulométrie (la taille) des éléments
détritiques qui les constituent et sur leur degré de consolidation.
b) Degré de consolidation :
On peut distinguer :
- Les roches meubles, ou les fragments sont indépendants c'est-à-dire non liés (ex. : galets,
sables…). Des précisions peuvent être apportées sur ces roches en tenant compte de leur nature
pétrographique : galet de calcaire, galet de granite, sable siliceux, sable bioclastique (sable
constitué essentiellement de débris de coquilles).
- Les roches consolidées, ou les fragments sont liés. Selon la granulométrie, la nature
pétrographique des éléments et la nature du liant (ou ciment), nous distinguons diverses
variétés :
- Les pélites : Ce sont d’anciennes boues (boue= sédiment gorgé d’eau) constituées de
matériel détritique fin de la classe des lutites qui ont été consolidées par compaction
pendant la diagenèse.
- Les grès : Ce sont des R.S détritiques formées par des grains de sables (arénites) liés
entre eux par un ciment. La diversité des grès est due à la nature du ciment.
Exemples :
- grès à ciment siliceux
- grès à ciment carbonaté
- Les conglomérats : sont des roches constituées par des galets dispersés dans un
ciment. Les conglomérats peuvent être :
- des poudingues constitués d’éléments usés de forme arrondie ou ovoïde,
- des brèches constituées d’éléments de forme anguleuse
Là aussi, la nature pétrographique des éléments constitutifs et du ciment ainsi que la
taille des éléments permettent de distinguer :
- des conglomérats polygéniques ou les éléments sont de nature pétrographiques
différentes.
- des conglomérats monogéniques ou les éléments sont de même nature
pétrographiques.
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- conglomérats hétérométriques ou les éléments sont de taille différentes.
- conglomérats monométriques ou les éléments sont de même taille.
Le ciment peut être calcaire ou carbonaté, argileux, siliceux, etc….
Classification :
La classification des R.S physico-chimiques et biochimiques est basée essentiellement sur la
nature des éléments chimiques et sur le mécanisme de leur précipitation.
On distingue plusieurs types de roches :
Les roches carbonatées, à l’exception des dolomites, sont généralement reconnues par le fait
qu’elles font effervescence avec HCl dilué.
- Les roches carbonatées physico-chimiques. Elles se forment par précipitation physico-chimique
d’une solution riche en bicarbonate de calcium, selon la réaction suivante :
Toute baisse de CO2 entraîne un déplacement de la réaction dans le sens (2) et par conséquent, une
précipitation de carbonate de calcium. Les principaux facteurs qui causent la baisse de CO2 du
milieu sont :
- l’augmentation de la température (Ex : le tartre d’une bouilloire),
- l’augmentation du pH,
- l’agitation de l’eau,
- l’assimilation chlorophyllienne (les végétaux aquatiques absorbent le CO2 dissous dans
l’eau et activent la précipitation des carbonates de calcium.
Exemples de roches carbonatées physico-chimiques :
- les calcaires fins,
- les stalactites et stalagmites
- l’onyx calcaire,
- les travertins
- les calcaires à concrétions (calcaires à oolithes, à pisolithes).
Les concrétions sont des structures arrondis ou ovoïdes constituées par un nucleus (grain de roche,
minéral ou débris de coquille) autour duquel se forment des couches ou lamines de calcaires plus
ou moins concentriques. Les oolithes sont des concrétions dont la taille est inférieure à 2 mm, alors
que les pisolithes ont une taille supérieure à 2 mm.
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- les roches carbonatées biochimiques. Certains organismes animaux ou végétaux, peuvent utiliser
le carbonate de calcium dissous dans l’eau pour construire leur coquille ou leur squelette. Après la
mort de ces organismes, l’accumulation de leurs coquilles ou squelettes calcaires peuvent
contribuer à la formation de roches carbonatées biochimiques.
Exemples de roches carbonatées biochimiques :
- les calcaires à coquiller : ce sont des calcaires qui résultent de l’accumulation de coquilles
ou de squelettes d’organismes (calcaires à lamellibranches, calcaires à gastéropodes,
calcaires à brachiopodes, calcaires à lumachelles, la craie, etc……).
- Les calcaires à oncolithes
- Les calcaires construits (calcaires à polypiers).
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la mort de ces organismes, le phosphore libéré par décomposition bactérienne précipite en présence
de sels de calcium en donnant les phosphates de chaux.
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