ROYAUME DU MAROC
MINISTERE DE L’EQUIPEMENT ET DES TRANSPORTS
Direction de l’Aéronautique Civile
GUIDE RELATIF A LA MISE EN ŒUVRE D’UN
SYSTEME DE GESTION DE LA SECURITE PAR
LES FOURNISSEURS DE SERVICES
1ère Edition
Octobre 2011
Royaume du Maroc
Ministère de l’Equipement et des Transports
Direction Générale de L’Aviation Civile
Direction de l’Aéronautique Civile
SOMMAIRE
Liste des modifications
Approbation du document
I- Généralités .............................................................................................................. 4
1. Objectif et contenu .......................................................................................................... 4
2. Système de gestion de la sécurité (SGS) ......................................................................... 4
3. Description du système ................................................................................................... 5
4. Analyse d’écarts .............................................................................................................. 6
II- Engagement de la direction................................................................................ 6
1. Politique de sécurité ........................................................................................................ 6
2. Objectifs de sécurité ........................................................................................................ 7
III- Personnel et responsabilités de sécurité............................................................ 8
1. Dirigeant responsable ...................................................................................................... 8
2. Gestionnaire de la sécurité .............................................................................................. 8
3. Responsabilités en matière de sécurité .......................................................................... 10
IV- Coordination de la planification d'intervention en cas d'urgence ............... 12
V- Documentation SGS.......................................................................................... 14
1. Plan de mise œuvre du SGS .......................................................................................... 14
2. Manuel du Système de Gestion de la Sécurité (MSGS)................................................ 15
VI- Gestion des risques de sécurité ........................................................................ 16
1. Identification des dangers.............................................................................................. 16
2. Evaluation et atténuation du risque de sécurité ............................................................. 17
VII- Assurance de la sécurité ................................................................................ 18
1. Surveillance et mesure de la performance en matière de sécurité................................. 18
2. Gestion du changement ................................................................................................. 23
3. Amélioration continue du SGS ..................................................................................... 25
VIII- Promotion de la Sécurité............................................................................... 26
1. Formation et sensibilisation .......................................................................................... 26
2. Communication en matière de sécurité ......................................................................... 28
Annexe 1 : Description systémique d’un aérodrome ............................................... 30
Annexe 2 : Analyse d’écarts d’un SGS pour prestataire de services ..................... 33
Annexe 3 : Exemple de politique de la sécurité ........................................................ 39
Annexe 4 : Description de poste type pour un gestionnaire de la sécurité ............ 40
Annexe 5 : Modèle d’un plan de mise en œuvre de SGS ........................................ 42
Annexe 6 : Modèle de la matrice d’évaluation et d’atténuation des risques ......... 44
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Ministère de l’Equipement et des Transports
Direction Générale de L’Aviation Civile
Direction de l’Aéronautique Civile
I- Généralités
1. Objectif et contenu
Le présent guide décrit les caractéristiques essentielles des systèmes de gestion de la
sécurité (SGS) et constitue une aide à la mise en œuvre d’un SGS en :
• explicitant la nature des exigences réglementaires ;
• proposant des moyens acceptables de conformité.
Les dispositions de ce guide doivent donc être considérées comme un moyen possible
parmi d’autres d’assurer la conformité aux exigences réglementaires.
Ce guide se veut un complément de l’instruction technique n°721 DAC/DIA du 4 avril
2011 relative à la mise en place d’un système de gestion de la sécurité par les
fournisseurs de services dans le domaine de l’aviation Civile, de manière à adapter la
mise en œuvre du SGS à la taille, la complexité et à la nature des activités de l’entreprise
ou de l’organisme. On y trouvera matière à enrichir progressivement la démarche de
gestion de la sécurité en fonction de l’état d’avancement des travaux sur le SGS. La DAC
prendra en compte les commentaires qui lui seront transmis ainsi que l’expérience
acquise par les entreprises et les organismes pour mettre à jour ce guide et le faire
évoluer.
Il présente les exigences pour la mise en place d’un SGS et leur interprétation possible
de manière à aider les entreprises et les organismes à les mettre en œuvre.
Les encadrés insérés dans le texte définissent les critères qui seront utilisés pour
évaluer le système à des fins d’approbation ou de maintien du respect des exigences
réglementaires du SGS.
Les différentes annexes développent de manière approfondie des notions particulières
abordées dans ce guide.
2. Système de gestion de la sécurité (SGS)
Le SGS a d’abord pour objectif de mettre en place une approche intégrée de la sécurité
en assurant la cohérence de tous ces éléments afin de fournir au dirigeant responsable
les informations de sécurité nécessaires à la prise de décision au sein de l’entreprise ou
de l’organisme. De plus, le SGS dépasse la simple conformité réglementaire en prenant
en compte les effets de l’adaptation de l’entreprise ou de l’organisme et des acteurs à la
variabilité des situations opérationnelles rencontrées pour remplir leurs fonctions.
Enfin, le SGS intègre non seulement une gestion réactive (analyse des évènements) et
proactive (processus de traitement du retour d’expérience) de la sécurité mais aussi une
approche « prédictive » qui recherche dans l’activité opérationnelle normale, les bonnes
pratiques professionnelles et les indicateurs des évolutions non souhaitées de ces
pratiques.
Ainsi le SGS repose sur quatre piliers, tel qu’il est défini dans le cadre SGS de
l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). Ce cadre est destiné à
constituer un guide rationnel pour l’élaboration et la mise en œuvre du SGS d’un
fournisseur de services.
Il faut, en premier lieu, s’assurer que l’ensemble des outils est en place et fonctionne :
C’est le premier pilier d'un SGS « Politique et objectifs de sécurité ». Cette exigence
implique une volonté exprimée du dirigeant responsable, des moyens, une structure au
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sein de l’entreprise ou de l’organisme et l’assurance que les données récoltées seront
uniquement utilisées à des fins de sécurité.
Le pilier « Gestion du Risque » vise à empêcher les évènements ultimes (accidents,
incidents graves). Pour cela on identifie les dangers qui mènent à des évènements
indésirables que l’on veut éviter ou réduire car contributifs aux évènements ultimes.
L’entreprise recueille les informations sur l’apparition de ces évènements indésirables.
Il définit les actions qui lui permettent de les contrôler, c'est-à-dire de maintenir le
risque à un niveau acceptable, le plus faible que l’on puisse raisonnablement atteindre.
Le pilier « Assurance du maintien de la Sécurité » consiste à mesurer de manière
continue l’efficacité du SGS, au travers d’indicateurs pertinents qui rendent compte du
niveau de sécurité et du niveau de maîtrise du risque (effets des actions conduites). Une
mise à jour des évènements surveillés est menée dans ce cadre.
Enfin, le dernier pilier est la « Promotion de la sécurité ». Il comprend la diffusion des
leçons tirées des analyses du SGS, la formation et l’information de l’ensemble des
personnels ainsi que l’amélioration globale de la sécurité du transport aérien,
notamment au travers du partage des bonnes pratiques.
1. Politique et objectifs de sécurité
1.1 Engagement et responsabilité de la direction
1.2 Responsabilités en matière de sécurité
1.3 Nomination du personnel clé de sécurité
1.4 Coordination de la planification des interventions en cas
d’urgence
1.5 Documentation du SGS
2. Gestion des risques de sécurité
2.1 Identification des dangers
2.2 Évaluation et atténuation des risques de sécurité
3. Assurance de la sécurité
3.1 Surveillance et mesure de la performance de sécurité
3.2 Gestion du changement
3.3 Amélioration continue du SGS
4. Promotion de la sécurité
4.1 Formation et éducation
4.2 Communications de sécurité.
Figure1 : Cadre SGS de l’OACI
3. Description du système
Une description du système est la première condition requise pour établir un SGS dans
une organisation. Chaque système contient des vulnérabilités intrinsèques potentielles
de la sécurité, qui sont caractérisées en terme de dangers. Le processus d’identification
des dangers ne peut identifier que les dangers qui entrent dans le champ de la
description du système. Il faut donc que les limites du système, selon sa description
formelle, soient suffisamment larges pour englober tous les dangers auxquels il pourrait
être confronté ou qu’il pourrait générer. Il importe en particulier que la description
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comprenne les interfaces au sein du système, ainsi que les interfaces avec les systèmes
plus vastes dont fait partie le système évalué.
Une description détaillée du système devrait inclure :
a) le rôle du système ;
b) comment le système sera utilisé ;
c) les fonctions du système ;
d) les limites du système et les interfaces externes ;
e) le contexte dans lequel le système fonctionnera.
Les conséquences en matière de sécurité d’une perte ou d’une dégradation potentielle
du système seront déterminées, en partie, par les caractéristiques du contexte
opérationnel dans lequel le système sera intégré. La description du contexte devrait
donc inclure tous les facteurs qui pourraient avoir un effet significatif sur la sécurité. Ces
facteurs, qui varieront d’une organisation à une autre, pourraient comprendre, par
exemple, les caractéristiques du trafic aérien et terrestre, l’infrastructure des
aérodromes et les facteurs liés aux conditions météorologiques. La description du
système devrait porter aussi sur les procédures d’urgence et autres opérations non
normales, par exemple une défaillance des communications ou des aides de navigation.
Un exemple détaillé de description systémique d’un aérodrome est donné en annexe1.
4. Analyse d’écarts
La mise en œuvre d’un SGS exige qu’un prestataire de services procède à une analyse de
son système pour déterminer quelles composantes et quels éléments d’un SGS sont
actuellement en place et lesquels il faut ajouter ou modifier pour répondre aux besoins
de la mise en œuvre. Cette analyse, appelée analyse d’écarts, fait intervenir une
comparaison des besoins du SGS avec les ressources existantes du prestataire de
services.
L’analyse d’écarts fournit, sous forme de liste de vérification, des informations qui
aideront à évaluer les composantes et les éléments qui constituent le cadre SGS de
l’OACI et à identifier ceux qu’il faudra développer. Une fois que l’analyse d’écarts sera
réalisée et documentée, elle constituera une base du plan de mise en œuvre du SGS.
La liste de vérification exposée en annexe 2 peut servir de modèle pour effectuer une
analyse d’écarts.
II- Engagement de la direction
[Link] de sécurité
Le point de départ pour assurer l’efficacité et l’efficience du SGS d’une organisation est la
politique de sécurité de l’organisation, élaborée par sa haute direction et signée par le
Dirigeant responsable.
L’annexe 3 présente un exemple de politique de sécurité. En termes généraux, celle-ci
doit comprendre un engagement à :
a) appliquer les plus hautes normes de sécurité ;
b) observer toutes les prescriptions légales et les normes internationales
applicables, et les meilleures pratiques effectives ;
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c) apporter toutes les ressources appropriées ;
d) faire de l’application de la sécurité une responsabilité première de tous les
cadres ;
e) s’assurer que la politique est comprise, appliquée et maintenue à tous les
niveaux.
Une fois élaborée, la politique de sécurité doit être communiquée par la haute direction
à tout le personnel, avec une approbation visible.
La politique de sécurité du dirigeant responsable s’applique également à ses sous-
traitants pour les activités qui les concernent.
Critères d’évaluation
• Il existe une politique de sécurité, et celle-ci est adaptée à la taille et à la
complexité de l’organisme.
• La politique de sécurité est signée par le dirigeant responsable
• La politique de sécurité énonce les intentions, les principes de gestion et
l’engagement de l’organisme visant à l’amélioration continue du niveau
de sécurité.
• Le dirigeant responsable approuve la politique de sécurité.
• Le dirigeant responsable fait la promotion de la politique de sécurité.
• La politique de sécurité est examinée de façon périodique.
• Le personnel, quel que soit son niveau dans l’organisme, participe à
l’établissement et au maintien du système de gestion de la sécurité.
• La politique de sécurité est communiquée à tous les employés dans le but
que ceux-ci soient conscients de leurs obligations personnelles en matière
de sécurité.
[Link] de sécurité
C’est aussi la haute direction qui doit établir des objectifs de sécurité, ainsi que les
normes de performance de sécurité pour le SGS, et donc pour l’organisation dans son
ensemble. Les objectifs de sécurité doivent identifier ce que l’organisation veut
accomplir, en termes de gestion de la sécurité, et déterminer les étapes à suivre pour
réaliser les objectifs. Les normes de performance de sécurité permettent de mesurer le
comportement de l’organisation vis-à-vis de la performance de sécurité, et donc vis-à-vis
de la gestion de la sécurité. Aussi bien les objectifs de sécurité que les normes de
performance de sécurité doivent être liés aux indicateurs de performance de sécurité,
aux cibles de performance de sécurité et aux plans d’action du SGS.
Les objectifs de sécurité peuvent prendre la forme d’un bref énoncé décrivant en termes
généraux les attentes de l’organisation. Dans certains cas, cet énoncé peut être incorporé
à l’énoncé de politique de sécurité de la rubrique II.1, ci-dessus. Les buts propres au
rendement sont des buts précis et mesurables qui vous permettent de mesurer le niveau
de réussite du SGS.
Par ailleurs, la définition des objectifs se base sur une identification des risques sur le
terrain. Une fois les risques identifiés, les objectifs pertinents peuvent être définis pour
l’organisation. Il s’agit d’identifier les points nécessitant un suivi particulier dans un
souci d’amélioration de la sécurité. En fonction de la spécificité de chaque fournisseur,
les objectifs seront différents et plus ou moins nombreux d’un organisme à l’autre.
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Dans un premier temps, les objectifs de sécurité peuvent être qualitatifs.
A terme, des valeurs cibles devront être définies en fonction de la situation sur le terrain.
Les valeurs cibles sont des objectifs chiffrés définis pour les objectifs de sécurité. Les
valeurs cibles peuvent être exprimées en pourcentage ou en valeur absolue.
Critères d’évaluation
• Des objectifs de sécurité ont été établis.
• Les objectifs de sécurité sont exprimés sous la forme d’un énoncé de
première importance précisant que l’organisme s’engage à améliorer la
sécurité.
• Il y a un processus formel permettant de développer un ensemble cohérent
de buts propres à la sécurité nécessaires à l’atteinte des objectifs.
• Les objectifs et les buts propres à la sécurité sont publiés et diffusés.
• Des ressources ont été allouées à l’atteinte des objectifs et des buts.
• Il y a un processus formel permettant de développer et de tenir à jour un
ensemble de paramètres de rendement mesurables.
III- Personnel et Responsabilités de sécurité
1. Dirigeant responsable
L’organisation doit identifier le Dirigeant responsable, qui doit être une personne
unique, identifiable, ayant la responsabilité finale de la performance efficace et efficiente
du SGS de l’organisation.
Selon la taille de l’organisation et sa complexité, il peut être :
a) le président directeur général ;
b) le président de directoire ;
c) le directeur général ;
d) le président du conseil d’administration ;
e) un associé ; ou
f) le propriétaire.
2. Gestionnaire de la sécurité
Le fournisseur de service désigne une fonction, indépendante de l’encadrement
opérationnel, rattachée au dirigeant responsable, et chargée de la mise en œuvre du SGS
(développement, animation, évolution).
La personne qui exerce cette fonction, que l’on désignera ci-après Gestionnaire de la
sécurité, ne doit pas être un agent opérationnel et doit être indépendante de
l’encadrement opérationnel car la fonction de gestion de la sécurité ne peut pas être juge
(en tant que fonction qui analyse la sécurité) et partie (en tant qu’acteur ayant un rôle
direct dans la sécurité).
La position du responsable SGS dans l’organisation doit lui permettre d’avoir accès à
toutes les activités entrant dans le périmètre du SGS.
Dans un environnement SGS, le gestionnaire de la sécurité est la personne responsable
de la collecte et de l’analyse des données de sécurité sur les dangers, ainsi que de la
diffusion, aux cadres hiérarchiques, des renseignements sur les dangers et sur les
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risques de sécurité des conséquences de dangers. Pour cette raison, les critères de
sélection pour un gestionnaire de la sécurité acquièrent une importance particulière et
devraient comprendre notamment les qualifications suivantes :
a) expérience de la gestion opérationnelle ;
b) bagage technique pour comprendre les systèmes qui appuient les opérations ;
c) compétences humaines ;
d) compétences analytiques et de résolution de problèmes ;
e) compétences en gestion de projets ;
f) compétences en communications orales et écrites.
Dans le cas où un système qualité est déjà mis en place sur la plate-forme, le responsable
qualité peut être responsable SGS, tout en restant attentif à la charge de travail générée
par les actions portant spécifiquement sur la sécurité.
Dans le cas où un exploitant gère plusieurs organismes de fourniture de service, il est
possible que le responsable SGS soit en charge du SGS sur ces différentes sites de
fourniture de service.
Une description de poste type pour un directeur de la sécurité figure à l’Annexe 4 du
présent document.
Cas particulier des organisations de petites tailles :
Dans le cas où la taille de l’organisation ne permet pas d’assurer l’indépendance de la
fonction chargée de la mise en œuvre du SGS, des solutions différentes et dérogeant
partiellement à ce principe peuvent être définies.
Sont considérées comme étant « des organisations de petite taille » :
• Les entreprises de transport aérien public n’employant pas plus de 20 personnes
à plein temps exécutant des tâches opérationnelles.
• les organismes de gestion du maintien de navigabilité comprenant un maximum
de 5 personnels à plein temps exécutant des tâches de maintien de navigabilité.
• Les organismes d’entretien comprenant un maximum de 10 personnes à plein
temps exécutant des tâches de maintenance.
• Les aérodromes qui ont accueilli moins de 10 000 mouvements d’aéronefs de
plus de 5,7 tonnes au cours de l’une des trois dernières années civiles écoulées.
Ainsi pour les organismes concernés, il est envisageable :
• Que le dirigeant responsable soit également le responsable SGS (ou assure
certaines fonctions SGS) ; ou
• Que le responsable SGS fasse partie de l’encadrement opérationnel.
Dans ce sens, le lien fonctionnel existant entre le dirigeant responsable et le responsable
SGS apparaît explicitement dans l’organigramme. Toutefois, certaines tâches ne peuvent
être réalisées par les agents parties prenantes, notamment le pilotage de l’analyse des
évènements de sécurité de la réalisation des audits internes pour les missions qui leur
incombent. Il est par exemple possible de :
• Faire appel à des agents d’un autre fournisseur de service pour l’analyse des
évènements ou la réalisation des audits internes, sous réserve que leurs
compétences dans le domaine soient avérées ;
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• Faire appel à des agents de l’organisation pour l’analyse d’un évènement, sous
réserve qu’ils ne soient pas concernés par l’évènement et que leurs compétences
dans le domaine avérées ;
• Faire appel à des personnes ou société extérieures pour l’analyse des évènements
ou la réalisation des audits internes, sous réserve que leurs compétences dans le
domaine soient avérées ;
Toutefois, malgré l’externalisation de ces tâches, l’exploitant d’aérodrome reste
responsable de la gestion de la sécurité sur la plate-forme.
3. Responsabilités en matière de sécurité
Afin d’identifier la contribution des différents acteurs mais aussi des procédures, des
ressources disponibles et de la structure de l’organisation dans les analyses de sécurité,
les personnels d’encadrement doivent connaitre leurs responsabilités en matière de
sécurité, lesquelles doivent être formalisées.
Ceci peut être réalisé à travers l’inclusion dans la description de poste de chaque cadre
supérieur (chef de service ou responsable d’unité fonctionnelle), dans la mesure
appropriée, des responsabilités concernant le fonctionnement du SGS, en plus des
responsabilités spécifiques pour le fonctionnement du service ou de l’unité
fonctionnelle.
Dans de nombreux cas, cette description pourrait être rendue plus explicite par la
présence d’un organigramme.
Dans tous les cas, l’organisme doit disposer d’un organigramme mentionnant au
minimum le dirigeant responsable du fournisseur, le responsable du SGS et les agents de
l’organisation ayant des fonctions dans le domaine de la sécurité. Le dirigeant
responsable et le responsable SGS sont désignés nominativement. Il convient également
de faire apparaître dans l’organigramme toutes les structures impliquées dans le SGS.
Exemple : si les aspects relatifs à la formation des personnels sont traités au sein d’une
entité « Ressources Humaines » de l’organisme, il convient de le mentionner dans
l’organigramme.
Dirigeant responsable
La responsabilité finale en matière de sécurité incombe au dirigeant responsable.
Ce dernier est responsable :
• De la définition et de la mise en œuvre de la politique de sécurité de
l’organisation ;
• De la définition des responsabilités des personnels ;
• De la définition et du respect des objectifs de sécurité ;
• De la désignation d’un responsable chargé de la mise en œuvre du SGS ;
• De la présidence de la revue de sécurité et de l’animation du comité de sécurité ;
Gestionnaire de la sécurité
Le gestionnaire de la sécurité, dans la plupart des organisations, sera la personne à qui le
Dirigeant responsable a confié les fonctions de gestion quotidienne du SGS. Il est la
personne responsable et le point focal pour le développement et la maintenance d’un
SGS efficace. Il conseille aussi le Dirigeant responsable et les cadres hiérarchiques sur les
questions relatives à la gestion de la sécurité et est chargé de coordonner les questions
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de sécurité et de communiquer à leur sujet au sein de l’organisation, ainsi qu’avec les
agences, sous-traitants et parties prenantes de l’extérieur, selon le cas. Les fonctions du
gestionnaire de la sécurité consistent, sans nécessairement s’y limiter, à :
a) gérer le plan de mise en œuvre du SGS au nom du Dirigeant responsable ;
b) exécuter/faciliter l’identification des dangers et l’analyse des risques de
sécurité ;
c) surveiller les mesures correctives et évaluer leurs résultats ;
d) présenter des rapports périodiques sur la performance de sécurité de
l’organisation ;
e) tenir les dossiers et la documentation de sécurité ;
f) planifier et organiser la formation du personnel en matière de sécurité ;
g) donner des avis indépendants sur les questions de sécurité ;
h) surveiller les préoccupations de sécurité dans l’industrie de l’aviation et leur
impact perçu sur les opérations de l’organisation visant à la fourniture de
services ;
i) coordonner et communiquer (au nom du Dirigeant responsable) avec l’autorité
nationale de supervision et les autres agences de l’État, selon les besoins, au sujet
des questions relatives à la sécurité ;
j) coordonner et communiquer (au nom du Dirigeant responsable) avec les
agences internationales au sujet des questions relatives à la sécurité.
Fonctions d’encadrement :
Les responsabilités des personnes assurant des fonctions d’encadrement sont
notamment les suivantes :
• Veiller à ce que la fonction de suivi de la sécurité soit mise en œuvre dans leur
service ;
• Veiller à l’application des procédures d’évaluation et d’atténuation des risques
concernant leur service/division ;
• S’assurer que les personnels sous leur autorité ont suivi les formations
adéquates ;
• Faire remonter au responsable SGS toute information pertinente nécessaire à
l’accomplissement de ses tâches ;
• Mettre en œuvre les actions préventives et correctives relevant de leur service ;
Personnels en charge de tâches opérationnelles :
Leurs responsabilités comprennent notamment celles :
• D’exercer leurs tâches dans le respect de la réglementation ;
• De respecter la politique de sécurité de l’exploitant ;
• De notifier les évènements liés à la sécurité ;
• Faire remonter au responsable SGS toute information pertinente nécessaire à
l’accomplissement de ses tâches ;
• De prendre connaissance des enseignements de sécurité diffusée et d’en tenir
compte.
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Critères d’évaluation
• Il y a eu nomination d’un gestionnaire supérieur responsable chargé de
veiller à ce que le système de gestion de la sécurité a été mis en œuvre
correctement et fonctionne conformément aux exigences dans tous les
domaines de l’organisme.
• Les pouvoirs, les responsabilités et les obligations en matière de sécurité
visant le personnel à tous les niveaux de l’organisme sont définis et
documentés.
• Les pouvoirs, les responsabilités et les obligations en matière de sécurité
sont examinés après des modifications importantes apportées à
l’organisme.
• Les pouvoirs, les responsabilités et les obligations en matière de sécurité
sont diffusés à tout le personnel dans la documentation clé et dans les
supports de communication.
• Tout le personnel comprend ses pouvoirs, ses responsabilités et ses
obligations en ce qui concerne la totalité des processus, des décisions et
des mesures en matière de sécurité.
IV- Coordination de la planification d'intervention en cas
d'urgence
Un plan d’intervention en cas d’urgence (ERP) indique par écrit les mesures à prendre à
la suite d’un accident, en précisant qui sera responsable de chaque action. L’objet d’un
ERP est d’assurer une transition ordonnée et efficiente des opérations normales aux
opérations d’urgence, y compris la délégation de pouvoirs d’urgence et l’attribution de
responsabilités d’urgence. L’autorisation des mesures à prendre par le personnel clé
figure aussi dans le plan, ainsi que la coordination des efforts pour faire face à l’urgence.
L’objectif général est de poursuivre les opérations en sécurité ou de retourner dès que
possible à des opérations normales.
Il faut que les aéroports élaborent un plan d’urgence d’aérodrome, que les fournisseurs
de services de la circulation aérienne élaborent des plans d’urgence et que les
compagnies aériennes élaborent un plan d’intervention d’urgence. Étant donné que les
opérations des aéroports, du contrôle du trafic aérien et des compagnies aériennes se
chevauchent, il est évident que ces plans devraient être compatibles. Leur coordination
devrait être décrite dans le manuel SGS.
Un exercice de simulation de crise (scénario d’accident ou incident grave, participation
mixte de l’encadrement et des acteurs de première ligne) peut être réalisé avec la
participation du dirigeant responsable.
La gestion de crise repose plus souvent sur les qualités du dirigeant responsable et des
gestionnaires de crise que sur les processus et outils de gestion de crise (procédures,
manuels).
On retiendra en particulier que la formation des responsables décisionnels doit porter
surtout sur le travail en équipe et sur les contacts préétablis avec les entités susceptibles
d’intervenir en cas de crise (internes et externes) ainsi que sur une analyse critique des
normes traditionnelles du management qui sont souvent mises en défaut lors d’une
crise, au même titre que les procédures.
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La formation peut également aborder la mise en situation ou les études de cas,
l’implication des responsables sur le terrain, les diverses formes d’accès à l’information,
et l’évaluation collective des performances et des décisions.
Critères d’évaluation
• L’organisme a une politique de préparation aux situations d’urgence qui
précise les rôles et les responsabilités de chacun en cas d’accident.
• Il existe un processus de notification qui comprend une liste des
personnes à appeler en cas d’urgence et un processus de mobilisation
interne.
• L’organisme a conclu des ententes ou des accords avec d’autres
organismes portant sur une aide mutuelle et sur la fourniture de services
d’urgence.
• L’organisme dispose de procédures documentées à suivre en cas
d’urgence.
• Il existe une procédure de surveillance du bien-être de toutes les
personnes concernées.
• L’organisme dispose d’une procédure pour aviser les proches.
• L’organisme dispose de procédures établies pour gérer les questions de
relations avec les médias.
• Il existe des responsabilités d’enquête en cas d’accident bien définies au
nom de l’organisme.
• L’exigence visant à la préservation des preuves est clairement énoncée.
• Le personnel concerné reçoit une formation en préparation et en réaction
aux situations d’urgence.
• Les procédures de communication avec les agences gouvernementales et
de protection de la zone concernée doivent figurer dans la politique de
préparation aux situations d’urgence.
• Un plan de récupération d’un aéronef accidenté est mis au point par
l’organisme, en collaboration avec les constructeurs et les exploitants
d’aéronefs.
• Il existe une procédure de consignation des dossiers en cas d’intervention
d’urgence.
• Il existe une procédure traitant des assurances.
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V- Documentation SGS
1. Plan de mise œuvre du SGS
Le plan de mise en œuvre d’un SGS définit la démarche de gestion de la sécurité de
l’organisation.
Comme tel, il représente une stratégie réaliste pour la mise en œuvre d’un SGS qui
répondra aux objectifs de sécurité de l’organisation tout en appuyant une fourniture
efficace et efficiente des services. Il décrit comment une organisation réalisera ses
objectifs d‘entreprise en matière de sécurité et comment elle répondra à des exigences
de sécurité nouvelles ou revues, réglementaires ou autres. Les éléments significatifs de
ce plan seront normalement inclus dans le plan d’activités de l’organisation.
Le plan de mise en œuvre d’un SGS, qui peut être constitué de plus d’un document,
expose en détail les mesures à prendre, par qui et dans quels délais.
En fonction de la taille de l’organisation et de la complexité de ses opérations, le plan de
mise en œuvre du SGS pourra être mis au point par une seule personne ou par un
groupe de planification possédant une base d’expérience appropriée. Le groupe de
planification devrait se réunir régulièrement avec la haute direction pour évaluer les
progrès du plan de mise en œuvre ; des ressources correspondant à la tâche qui lui
incombe devraient lui être attribuées (y compris du temps pour les réunions).
Le contenu type du plan de mise en œuvre d’un SGS est le suivant :
a) politique et objectifs de sécurité ;
b) description du système ;
c) analyse d’écarts ;
d) composantes du SGS ;
e) rôles et responsabilités en matière de sécurité ;
f) politique de compte rendu de dangers ;
g) moyens de faire intervenir les employés ;
h) mesure de la performance de sécurité ;
i) communications relatives à la sécurité ;
j) formation relative à la sécurité ;
k) examen par la direction de la performance de sécurité.
Une fois le plan de mise en œuvre du SGS établi, il doit avoir l’approbation de la haute
direction. Un cadre temporel typique pour la mise en œuvre d’un SGS s’étend sur un à
quatre ans. Un model type d’un plan de mise en œuvre de SGS et le cadre temporel
correspondant figurent à l’Annexe5 du présent document.
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Critères d’évaluation
• Le plan de mise en œuvre du SGS est entériné par la haute direction de
l’organisation.
• Le plan de mise en œuvre du SGS est élaboré sur la base des
réglementations nationales, des normes et pratiques recommandées
(SARP) internationales, de la description du système et des résultats
d’une analyse d’écarts.
• Le plan de mise en œuvre du SGS prévoir une série gérable d’étapes à
suivre pour mettre en œuvre un SGS ;
• Une démarche par phases est proposée pour aider à gérer efficacement la
charge de travail associée à la mise en œuvre du SGS.
• Chaque phase est basée sur l’introduction de certains éléments spécifiques
du cadre SGS de l’OACI.
• Le chronogramme de mise en œuvre de chaque phase doit correspondre à
la taille de l’organisation et à la complexité des services fournis.
2. Manuel du Système de Gestion de la Sécurité (MSGS)
Le Manuel du Système de Gestion de la Sécurité (MSGS), qui est un instrument clé pour
communiquer à toute l’organisation la démarche de sécurité de l’organisation,
documente tous les aspects du SGS, y compris la politique, les objectifs et les procédures
de sécurité, et les responsabilités individuelles en matière de sécurité.
Le contenu type d’un MSGS porte sur ce qui suit :
a) portée du manuel de gestion de la sécurité ;
b) politique et objectifs de sécurité ;
c) responsabilités en matière de sécurité ;
d) personnel clé de sécurité ;
e) procédures de contrôle de la documentation ;
f) coordination de la planification des interventions en cas d’urgence ;
g) dispositifs d’identification des dangers et de gestion des risques ;
h) assurance de la sécurité ;
i) surveillance de la performance de sécurité ;
j) audits de sécurité ;
k) gestion du changement ;
l) promotion de la sécurité ;
m) activités sous-traitées.
Critères d’évaluation
• Il existe une documentation consolidée qui décrit le système de gestion de
la sécurité ainsi que les relations entre ses divers composants.
• Des manuels ou des moyens électroniques contrôlés servent à documenter
le système.
• Ce renseignement se trouve, ou est incorporé par renvoi, dans un
document approuvé et contrôlé.
• La documentation consolidée est facilement accessible au personnel.
• Il existe un processus d’examen périodique de la documentation du
système de gestion de la sécurité permettant de s’assurer que ladite
documentation est toujours adaptée, pertinente et efficace et que les
modifications apportées à la documentation de l’entreprise ont été mises
en œuvre.
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VI- Gestion des risques de sécurité
1. Identification des dangers
La gestion des risques de sécurité commence par une description des fonctions du
système, comme base pour l’identification des dangers.
Dans la description du système, ses composantes et leurs interfaces avec son
environnement opérationnel sont analysées pour déterminer la présence de dangers,
ainsi que pour identifier les contrôles des risques de sécurité déjà existants dans le
système, ou en constater l’absence.
Les dangers sont analysés dans le contexte du système décrit, leurs conséquences
potentiellement dommageables sont identifiées, et elles sont évaluées pour ce qui est
des risques de sécurité.
Lorsqu’il est évalué que les risques de sécurité des conséquences de dangers sont trop
élevés pour être acceptables, il faut incorporer dans le système des contrôles
additionnels de ces risques. Évaluer la conception du système et vérifier qu’il maîtrise
adéquatement les conséquences de dangers constitue donc un élément fondamental de
la gestion de la sécurité.
L’identification des dangers est donc la première étape dans un processus formel de
collecte, d’enregistrement, de suivi et de rétro-information concernant les dangers et les
risques de sécurité de l’exploitation.
Dans un SGS bien déployé, les sources d’identification des dangers doivent inclure les
trois méthodes : méthodes réactives, proactives et prédictives.
Une approche structurée de la détermination des dangers assure l’identification, dans
toute la mesure du possible, de la plupart des dangers dans le contexte opérationnel du
système. Les techniques appropriées pour assurer cette approche structurée pourraient
comprendre :
a) Des listes de vérification. Examiner l’expérience et les données disponibles
provenant de systèmes similaires et dresser une liste de vérification de dangers.
Les zones potentiellement dangereuses exigeront une évaluation plus poussée.
b) Examen en groupe. Des sessions de groupe pourraient être utilisées pour
examiner la liste de vérification des dangers, procéder à de plus larges remue-
méninges sur les dangers ou mener une analyse de scénarios détaillée.
Les sessions d’identification de dangers exigent une équipe de personnel opérationnel et
technique expérimenté et sont généralement menées dans le cadre d’une certaine forme
de débat de groupe dirigé. Un facilitateur familiarisé avec les techniques de remue-
méninges devrait gérer les sessions de groupe. Un gestionnaire de la sécurité, s’il est
nommé, jouerait normalement ce rôle. C’est dans le contexte de l’identification des
dangers que ces sessions de groupe sont ici évoquées, mais le même groupe s’occuperait
aussi de l’évaluation de la probabilité et de la sévérité des risques de sécurité des
conséquences de dangers identifiés.
L’évaluation des dangers devrait prendre en considération toutes les possibilités, de la
moins probable à la plus probable. Il faut tenir compte adéquatement des situations
représentant le « pire des cas », mais il importe aussi que les dangers à inclure dans
l’analyse finale soient des dangers « crédibles ». Il est souvent difficile de définir la limite
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entre le pire des cas crédible et un cas tellement dépendant de coïncidences qu’il ne
devrait pas en être tenu compte.
Les définitions suivantes peuvent servir de guide pour prendre de telles décisions :
a) Pire des cas. Les conditions les plus défavorables à prévoir, par exemple
niveaux de trafic extrêmement élevés ou perturbations météorologiques
extrêmes.
b) Cas crédible. Ceci implique qu’il ne soit pas déraisonnable de prévoir que la
combinaison supposée de conditions extrêmes se produira dans le cycle de vie
opérationnel du système.
Tous les dangers identifiés devraient se voir attribuer un numéro de danger et être
enregistrés dans une fiche de dangers. La fiche de dangers devrait contenir une
description de chaque danger, de ses conséquences, de l’évaluation de la probabilité et
de la gravité des risques de sécurité des conséquences, ainsi que des contrôles
nécessaires des risques de sécurité, qui seront le plus généralement des mesures
d’atténuation. La fiche de dangers devrait être actualisée à mesure que de nouveaux
dangers sont identifiés et que de nouveaux contrôles des risques de sécurité (c’est-à-
dire de nouvelles mesures d’atténuation) sont proposés.
2. Evaluation et atténuation du risque de sécurité
Une fois les dangers identifiés, les risques de sécurité de leurs conséquences potentielles
doivent être évalués. L’évaluation des risques de sécurité est l’analyse des risques de
sécurité des conséquences de dangers dont il a été déterminé qu’ils menacent les
capacités d’une organisation. Les analyses de risques de sécurité utilisent une
répartition classique des risques en deux composantes — la probabilité d’occurrence
d’un événement ou d’une situation dommageable, et la gravité de l’événement ou de la
situation, le cas échéant. La prise de décision et l’acceptation en ce qui concerne le risque
de sécurité sont spécifiées en utilisant une matrice d’acceptation du risque. Il faut une
matrice, mais il faut aussi du discernement. Il convient que la définition et la
construction finale de la matrice soient laissées à l’organisation du prestataire de
services, pour conception, et soient soumises à l’approbation de la DAC. Cela pour
assurer que chaque organisation utilise, en matière de sécurité, des outils décisionnels
pertinents pour ses opérations et son contexte opérationnel, eu égard à la vaste diversité
dans ce domaine.
Après l’évaluation des risques de sécurité à l’étape précédente, il faut procéder à
l’élimination et/ou à l’atténuation jusqu’au niveau « le plus faible que l’on puisse
raisonnablement atteindre » [ALARP - As low as reasonably practicable]. C’est ce qu’on
appelle atténuation des risques de sécurité. Des contrôles des risques de sécurité
doivent être conçus et mis en œuvre. Il peut s’agir de procédures additionnelles ou
modifiées, de nouveaux moyens de supervision, de modifications de la formation,
d’équipement supplémentaire ou modifié, ou de toute autre option
d’élimination/atténuation. Presque invariablement, ces alternatives comporteront le
déploiement ou le redéploiement de l’une des trois défenses traditionnelles en aviation
(technologie, formation, réglementation) ou de combinaisons de ces défenses. Après la
conception des contrôles des risques de sécurité, mais avant la « mise en service » du
système, il faut évaluer s’ils introduisent de nouveaux dangers pour le système.
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À ce stade, le système est prêt pour le déploiement/redéploiement opérationnel, en
supposant que les contrôles des risques de sécurité soient jugés acceptables. La
composante suivante du SGS, l’assurance de la sécurité, utilise des techniques d’audit,
d’analyse, d’examen et similaires, correspondant à celles qui sont utilisées par les
systèmes de gestion de la qualité. Ces techniques sont utilisées pour surveiller les
contrôles des risques de sécurité afin de s’assurer qu’ils continuent d’être mis en œuvre
selon leur conception et continuent d’être efficaces dans le contexte opérationnel
dynamique.
Le modèle de la matrice d’évaluation et d’atténuation des risques de l’OACI est donné à
titre d’exemple en annexe 6.
Critères d’évaluation
• Il existe un processus structuré qui permet d’évaluer le risque associé aux
dangers identifiés, risque exprimé en fonction de la gravité, du niveau
d’exposition et de la probabilité de l’événement.
• Il existe un critère d’évaluation des risques et du niveau tolérable de
risques que l’organisme est prêt à accepter.
• L’organisme dispose de stratégies de contrôle des risques qui
comprennent des plans de mesures correctives et préventives dans le but
d’éviter la récurrence d’événements et de lacunes déjà signalés.
• L’organisme dispose d’un processus d’évaluation de l’efficacité des
mesures correctives ou préventives qui ont été développées.
• Les mesures correctives ou préventives, y compris les échéances dans le
temps, sont documentées.
•
VII- Assurance de la sécurité
1. Surveillance et mesure de la performance en matière de sécurité
La tâche première de l’assurance de la sécurité est le contrôle. Celui-ci est réalisé au
travers de la surveillance et du suivi de la performance de sécurité, processus par lequel
la performance de sécurité de l’organisation est vérifiée par rapport à la politique de
sécurité et aux objectifs de sécurité approuvés. Le contrôle de l’assurance de la sécurité
est réalisé par la surveillance et la mesure des résultats des activités auxquels le
personnel opérationnel doit se livrer pour la fourniture de services par l’organisation.
On trouvera ci-après une liste d’aspects ou domaines génériques à considérer pour «
assurer la sécurité » par la surveillance et la mesure de la performance de sécurité :
a) Responsabilité. À qui incombe la responsabilité de gérer les activités
opérationnelles (planification, organisation, direction, contrôle) et leur
accomplissement ultime.
b) Autorité. Qui peut (et qui ne peut pas) diriger, contrôler ou modifier les
procédures, et qui peut prendre les décisions clés telles que les décisions
d’acceptation d’un risque de sécurité.
c) Procédures. Modes spécifiés d’exécution des activités opérationnelles,
traduisant le « quoi » (objectifs) en « comment » (activités pratiques).
d) Contrôles. Éléments du système, comprenant matériel,
logiciel/documentation, procédures spéciales ou étapes procédurales, et
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pratiques de supervision pour maintenir les activités opérationnelles sur la
bonne voie.
e) Interfaces. Examen d’éléments tels que les lignes d’autorité entre
départements/services, la cohérence des procédures, et une détermination claire
des responsabilités entre organisations, unités de travail et employés.
f) Éléments de mesure du processus. Moyens d’apporter aux parties responsables
un retour d’information les informant que les dispositions nécessaires sont
prises, que les outputs requis sont produits et que les résultats attendus sont
réalisés.
L’information relative à la performance de sécurité et à sa surveillance provient de
diverses sources, dont les audits et évaluations formels, les enquêtes sur des
événements liés à la sécurité, la surveillance continue des activités quotidiennes
relatives à la fourniture de services, et les apports d’employés au moyen des systèmes de
comptes rendus de dangers. Chacun de ces types de sources d’information peut exister
dans une certaine mesure dans chaque organisation. Cependant, les spécifications sur ce
que ces sources devraient être ou ce à quoi elles devraient « ressembler », devraient être
laissées à un niveau opérationnel, ceci permettant aux différentes organisations de les
adapter à la portée et à l’échelle appropriées au type d’organisation et à sa taille. Les
sources d’information pour la surveillance et la mesure de la performance de sécurité
sont notamment :
a) comptes rendus de dangers ;
b) études sur la sécurité ;
c) examens de la sécurité ;
d) audits ;
e) enquêtes sur la sécurité ;
f) investigations internes sur la sécurité.
Les comptes rendus de dangers et les systèmes de comptes rendus de dangers sont des
éléments essentiels dans l’identification des dangers. Personne ne connaît mieux la
performance réelle d’un système que le personnel opérationnel. Une organisation qui
souhaite savoir comment le système fonctionne réellement au quotidien, par opposition
à comment il devrait fonctionner selon « le livre », devrait interroger le personnel
opérationnel, d’où l’importance des systèmes de comptes rendus. Il existe trois types de
systèmes de comptes rendus :
a) systèmes de comptes rendus obligatoires ;
b) systèmes de comptes rendus volontaires ;
c) systèmes de comptes rendus confidentiels.
Dans les systèmes de comptes rendus obligatoires, on est tenu de rendre compte de
certains types d’événements ou de dangers. Cela nécessite des règlements détaillés
indiquant qui doit rendre compte et de quoi il doit être rendu compte. Étant donné que
les systèmes obligatoires traitent principalement de questions de «matériel
(hardware)», ils ont tendance à recueillir plus d’information sur des défaillances
techniques que sur d’autres aspects des activités opérationnelles. Pour aider à
surmonter ce biais, les systèmes de comptes rendus volontaires visent à acquérir plus
d’information sur ces autres aspects.
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Dans les systèmes de comptes rendus volontaires, l’auteur du compte rendu, sans
aucune obligation légale ou administrative de le faire, soumet volontairement des
informations sur des événements ou des dangers. Dans ces systèmes, les agences et/ou
organismes de réglementation peuvent offrir des incitations à rendre compte. Par
exemple, il peut être renoncé à des mesures d’application pour des événements dont il
est rendu compte en soulignant des erreurs ou des violations non intentionnelles.
L’information dont il est rendu compte ne devrait pas être utilisée contre les auteurs de
comptes rendus, ce qui signifie que ces systèmes doivent être non punitifs et doivent
offrir une protection aux sources d’information, afin d’encourager la communication de
cette information.
Les systèmes de comptes rendus confidentiels visent à protéger l’identité de l’auteur
du compte rendu. C’est la seule façon d’assurer que les systèmes de comptes rendus
volontaires soient non punitifs. La confidentialité est généralement réalisée par une
dépersonnalisation, et toute information permettant d’identifier l’auteur du compte
rendu est connue seulement de « dépositaires », pour permettre un suivi ou « remplir les
vides » dans les événements dont il est rendu compte. Les systèmes de comptes rendus
confidentiels facilitent la mise en évidence de dangers menant à l’erreur humaine, sans
crainte de « justice vengeresse » ou d’atteintes à la réputation, et ils permettent une plus
large acquisition d’information sur les dangers.
Tandis que les processus de base qui sous-tendent les systèmes de comptes rendus sont
normalisés, les exigences de comptes rendus peuvent varier entre États et entre
organisations. Il importe aussi de noter, pour assurer le succès des systèmes de comptes
rendus, qu’il y a une réticence normale, de la part du personnel opérationnel, à
présenter des comptes rendus. Il y a des raisons à cette réticence : représailles, auto-
incrimination et atteinte à la réputation, pour ne mentionner que les trois principales.
L’éducation relative à l’importance des comptes rendus de sécurité dans les systèmes
d’identification de dangers, et la protection des sources d’information de sécurité sont
des stratégies essentielles pour surmonter la réticence à rendre compte et assurer un
environnement de communication de comptes rendus de sécurité efficace. De bons
systèmes de comptes rendus de la sécurité ont typiquement les qualités suivantes :
a) les comptes rendus sont faciles à établir ;
b) les comptes rendus n’entraîneront pas de mesures disciplinaires ;
c) les comptes rendus sont confidentiels ;
d) le retour d’information est rapide, accessible et informatif.
Les études sur la sécurité sont des analyses assez vastes, englobant de larges
préoccupations relatives à la sécurité. C’est par un examen dans le contexte le plus large
possible que certains problèmes de sécurité résistants peuvent être compris le mieux
possible. Une organisation pourrait éprouver une préoccupation de sécurité de nature
globale, qui pourrait avoir été abordée à l’échelle d’une industrie ou d’un État. Une
compagnie aérienne pourrait, par exemple, enregistrer une augmentation des
événements liés à l’approche et à l’atterrissage (approches instables, atterrissages
profonds, atterrissages à vitesse excessive, etc.). Au niveau global, l’industrie s’est
préoccupée de la fréquence et de la sévérité des accidents à l’approche et à l’atterrissage
(ALA), a réalisé des études de grande ampleur, a produit de nombreuses
recommandations de sécurité et a mis des mesures en application à l’échelle mondiale
pour réduire ces événements pendant les phases critiques d’approche et d’atterrissage
des vols. La compagnie aérienne en question peut ainsi trouver dans ces
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recommandations et ces études globales des arguments convaincants pour sa propre
analyse de sécurité interne. De tels arguments sont nécessaires pour réaliser des
modifications à grande échelle, exigeant des données significatives, une analyse
appropriée et des communications efficaces. Des arguments de sécurité fondés sur des
occurrences isolées et des informations anecdotiques ne suffiraient pas. Les études de
sécurité sont, par nature, plus appropriées pour s’atteler aux carences de sécurité du
système que pour identifier des dangers individuels spécifiques.
Il est procédé à des examens de la sécurité lors de l’introduction et du déploiement de
technologies nouvelles, de la modification ou de la mise en œuvre de procédures, ou en
situations de changement structurel dans les opérations. Les examens de la sécurité sont
une composante fondamentale de la gestion du changement. Ils ont un objectif
clairement défini qui est lié au changement considéré. Par exemple, si un aéroport
envisage de mettre en œuvre un équipement de détection à la surface de l’aéroport
(ASDE), l’objectif de l’examen de la sécurité serait d’évaluer les risques de sécurité
associés à cette mise en œuvre à l’aéroport XYZ en évaluant le caractère approprié et
l’efficacité des activités de gestion de la sécurité relatives au projet. Les examens de la
sécurité sont effectués par des groupes d’action pour la sécurité (GAS), qui s’intéressent
à la performance effective des activités de gestion de la sécurité ci-après, dans le cadre
des changements proposés :
a) identification des dangers et évaluation/atténuation des risques de sécurité ;
b) mesure de la sécurité ;
c) responsabilités de la direction ;
d) compétences opérationnelles du personnel ;
e) systèmes techniques ;
f) opérations anormales.
Une fois que la performance de chaque activité de gestion de la sécurité dans le cadre
des changements proposés est examinée, le GAS produit une liste de préoccupations
relatives à des dangers pour chaque activité, la parade/l’atténuation proposée par le
cadre hiérarchique, et une évaluation du caractère approprié des atténuations et de leur
efficacité pour parer aux dangers. L’atténuation sera efficace si elle gère constamment
les risques de sécurité de façon à les rendre ALARP. Le GAS propose aussi une
hiérarchisation des parades/atténuations, en attribuant à chaque danger une
importance et un degré d’urgence. Les examens de sécurité assurent donc la
performance de sécurité en périodes de changement, en apportant une feuille de route
pour des changements sûrs et efficaces.
Les audits se focalisent sur l’intégrité du SGS de l’organisation et évaluent
périodiquement l’état des contrôles des risques de sécurité. Comme les autres exigences,
les exigences d’audit sont laissées au niveau fonctionnel, ce qui permet un large éventail
de complexité, correspondant à la complexité de l’organisation. Les audits sont «
externes » aux unités qui interviennent dans les activités directement liées à la
fourniture de services, mais « internes » à l’organisation dans son ensemble. Ils ne sont
pas destinés à être des audits approfondis des processus techniques, mais plutôt à
donner une assurance des fonctions, activités et ressources de gestion de la sécurité des
différentes unités. Il s’agit de s’assurer que la structure du SGS est satisfaisante en ce qui
concerne la dotation en personnel, la conformité aux procédures et instructions
approuvées, les niveaux de compétence et de formation pour utiliser l’équipement et les
installations et maintenir les niveaux requis de performance, etc.
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Les enquêtes sur la sécurité examinent des éléments particuliers ou des procédures
particulières d’une certaine opération, telles que des aspects problématiques ou des
goulets d’étranglement dans les opérations quotidiennes, les perceptions et opinions du
personnel opérationnel et les domaines de dissension ou de confusion. Les enquêtes de
sécurité peuvent faire intervenir l’utilisation de listes de vérification, questionnaires et
entrevues confidentielles informelles.
Les enquêtes étant subjectives, une vérification peut être nécessaire avant que des
mesures correctives puissent être prises. Les enquêtes peuvent constituer une source
peu coûteuse de renseignements significatifs concernant la sécurité.
Les investigations internes sur la sécurité incluent des occurrences ou événements
dont il n’est pas exigé qu’ils fassent l’objet d’investigations ou de comptes rendus, bien
que les organisations puissent, dans certains cas, mener des investigations internes
indépendamment du fait que l’événement en question fait l’objet d’investigations
menées par l’autorité de l’aviation civile. Des occurrences ou événements qui
relèveraient d’investigations internes sur la sécurité seraient, par exemple : turbulence
en vol (opérations aériennes); encombrement des fréquences (ATC) ; défaillance du
matériel (maintenance) ou opérations de véhicules sur l’aire de trafic (aérodrome).
En conclusion, la contribution des diverses sources d’information sur la performance et
la surveillance de la sécurité pour le SGS d’une organisation peut être résumée comme
suit :
a) les comptes rendus de dangers sont une source d’information primordiale sur les
dangers dans les opérations ;
b) les études sur la sécurité sont une source d’information sur les préoccupations
génériques en matière de sécurité et/ou les carences systémiques de la sécurité ;
c) les examens de la sécurité sont liés à la gestion du changement et assurent la
performance de sécurité dans des conditions opérationnelles changeantes ;
d) les audits s’assurent de l’intégrité des structures et processus du SGS ;
e) les enquêtes de sécurité fournissent un échantillonnage d’opinions et perceptions
d’experts sur certains domaines problématiques dans les opérations
quotidiennes ;
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f) les investigations internes sur la sécurité portent sur des événements d’ampleur
mineure dont il n’est pas exigé qu’ils fassent l’objet d’investigations.
Critères d’évaluation
• L’organisme dispose d’un processus ou d’un système qui permet la saisie
de renseignements internes englobant les incidents, les accidents, les
dangers et toute autre donnée pertinente au SGS.
• Le processus de compte rendu est simple, accessible et adapté à la taille
de l’organisme.
• Les comptes rendus sont examinés au niveau de gestion approprié.
• Il existe un processus de rétroaction qui permet de faire savoir aux
expéditeurs que leurs comptes rendus ont été reçus et de leur faire
partager les résultats de l’analyse.
• Le ou les formulaires de compte rendu sont simples, normalisés et
accessibles dans tout l’organisme.
• Il existe un processus permettant de s’assurer que des renseignements sont
reçus de tous les domaines de l’organisme englobés par le SGS.
• Il y a un processus de surveillance et d’analyse des tendances.
• L’organisme peut compter sur un processus d’enquête et d’analyse
systématiques des conditions ou des activités opérationnelles qui ont été
identifiées comme étant potentiellement dangereuses.
• Les processus de collecte des données au sein de tous les domaines
sensibles à la sécurité de l’entreprise permettent une analyse des questions
de sécurité à la grandeur de l’entreprise.
• Des mesures correctives et préventives sont générées en réponse à
l’analyse des dangers et des événements.
2. Gestion du changement
Les organismes d’aviation connaissent un changement permanent dû à l’expansion, à la
contraction, à des modifications dans les systèmes, équipements, programmes, produits
et services existants, et à l’introduction de nouveaux équipements ou procédures. Des
dangers peuvent être introduits par inadvertance dans une opération lorsqu’un
changement se produit. Les pratiques de gestion de la sécurité exigent que les dangers
qui sont un sous-produit du changement soient identifiés de façon systématique et
proactive, et que des stratégies de gestion des risques de sécurité des conséquences de
dangers soient élaborées, mises en œuvre et évaluées par la suite. Les examens de la
sécurité, discutés précédemment, sont une précieuse source de renseignements et d’aide
à la décision dans des circonstances de changement.
Le changement peut introduire de nouveaux dangers et avoir des incidences sur le
caractère approprié ou l’efficacité des stratégies existantes d’atténuation des risques de
sécurité. Les changements peuvent être externes ou internes à l’organisation. Des
exemples de changements externes seraient des changements dans les exigences
réglementaires ou les exigences de sûreté, ou la réorganisation du contrôle de la
circulation aérienne. Des exemples de changements internes seraient des changements
dans la direction, de nouveaux équipements ou de nouvelles procédures.
Un processus formel de gestion du changement devrait tenir compte des trois
considérations suivantes :
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a) Criticité des systèmes et des activités. La criticité est étroitement liée au risque de
sécurité. Elle a rapport aux conséquences potentielles de l’utilisation inappropriée d’un
équipement ou de l’exécution incorrecte d’une activité — essentiellement par la réponse
à la question, « quelle est l’importance de cet équipement/cette activité pour la sécurité
des opérations du système ? » C’est une considération qui devrait intervenir au cours du
processus de conception du système, mais elle devient pertinente pendant une situation
de changement. Il est clair que certaines activités sont plus essentielles que d’autres
pour la sécurité de la fourniture des services. Par exemple, les changements dans les
activités ou les procédures relatives au retour en service d’un aéronef après un gros
entretien, dans une organisation qui a mis en œuvre pour la première fois son propre
service de maintenance alors qu’elle sous-traitait précédemment la maintenance à un
tiers, pourraient être considérés comme plus critiques qu’un scénario semblable
concernant des changements dans des activités de fourniture de repas. L’équipement et
les activités d’une plus grande criticité en matière de sécurité devraient être examinés à
la suite d’un changement pour s’assurer que des mesures correctives pourraient être
prises pour maîtriser les risques de sécurité qui pourraient émerger.
b) Stabilité des systèmes et contextes opérationnels. Les changements peuvent être
le résultat d’un changement programmé tel que la croissance, les vols vers de nouvelles
destinations, les changements dans le parc aérien ou dans les services sous-traités, ou
d’autres changements relevant directement de l’organisation. Les changements dans le
contexte opérationnel sont également importants, par exemple changements dans la
situation économique ou financière, conflits du travail, changements dans le contexte
politique ou réglementaire, ou changements dans le milieu physique, tels les
changements cycliques dans les conditions météorologiques. Ces facteurs ne relèvent
pas directement de l’organisation, mais elle doit prendre des dispositions pour y réagir.
De fréquents changements dans les systèmes ou dans les contextes opérationnels
exigeront que les gestionnaires actualisent l’information clé plus fréquemment que dans
des situations plus stables. C’est une considération essentielle dans la gestion du
changement.
c) Performance passée. La performance passée de systèmes critiques est un indicateur
prouvé de la performance future. C’est ici qu’entre en jeu le caractère en boucle fermée
de l’assurance de la sécurité. Les analyses de tendances dans le processus d’assurance de
la sécurité devraient être utilisées pour suivre au fil du temps les paramètres de
performance de sécurité et factoriser cette information dans la planification des activités
futures en situations de changement. De plus, lorsque des carences ont été constatées et
corrigées comme résultat d’audits, d’évaluations, d’enquêtes ou de comptes rendus
passés, il est essentiel que cette information soit prise en considération pour assurer
l’efficacité des mesures correctives.
Une gestion formelle du processus de changement devrait ensuite identifier les
changements au sein de l’organisation qui pourraient affecter des processus,
procédures, produits ou services établis. Avant de mettre en œuvre des changements,
une gestion formelle du processus de changement devrait décrire les arrangements
devant assurer la performance de sécurité. Ce processus a pour résultat de ramener au
niveau ALARP les risques de sécurité résultant de changements dans la fourniture de
services par l’organisation.
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Critères d’évaluation
• L’organisation a élaboré et tient à jour un processus formel pour identifier
les changements en son sein qui pourraient affecter les processus et les
services établis
• Le processus formel pour la gestion du changement analyse les
changements dans les opérations ou dans le personnel clé pour les risques
de sécurité
• L’organisation a établi des arrangements pour s’assurer de la performance
de sécurité avant la mise en œuvre de changements
• L’organisation a établi un processus pour éliminer ou modifier les moyens
de maîtriser les risques de sécurité qui ne sont plus nécessaires du fait de
changements dans l’environnement opérationnel
3. Amélioration continue du SGS
L’assurance se fonde sur le principe du cycle d’amélioration continue. À peu près de la
même façon que l’assurance qualité facilite des améliorations continues dans la qualité,
l’assurance de la sécurité assure la maîtrise de la performance de sécurité, y compris la
conformité à la réglementation, par la vérification constante et l’amélioration du
système opérationnel. Ces objectifs sont réalisés par l’emploi d’outils semblables :
évaluations internes et audits indépendants (internes et externes), contrôles rigoureux
des documents et surveillance continue des moyens de contrôler la sécurité et des
mesures d’atténuation.
Les évaluations internes impliquent l’évaluation des activités opérationnelles de
l’organisation ainsi que des fonctions spécifiques du SGS. Les évaluations menées pour
répondre à cette exigence doivent être effectuées par des personnes ou des
organisations qui sont fonctionnellement indépendantes du processus technique à
évaluer (par exemple un service spécialisé d’assurance de la sécurité ou de la qualité ou
une autre subdivision, selon les instructions de la haute direction). La fonction
d’évaluation interne exige aussi l’audit et l’évaluation des fonctions de gestion de la
sécurité, de définition des politiques, de gestion des risques de sécurité, d’assurance de
la sécurité et de promotion de la sécurité. Ces audits rendent les gestionnaires désignés
responsables de l’inventaire par le SGS de ses propres processus.
Les audits internes sont un important outil à utiliser par les gestionnaires pour obtenir
les renseignements sur lesquels se fonder pour prendre des décisions et maintenir en
bonne voie les activités opérationnelles. La responsabilité première pour la gestion de la
sécurité réside chez les responsables d’activités techniques de l’organisation appuyant la
fourniture des services. C’est ici que les dangers sont le plus directement rencontrés, que
les carences dans les activités contribuent à des risques de sécurité, et que le contrôle
par une supervision directe et par l’affectation de ressources peuvent atténuer les
risques de sécurité en les ramenant au niveau ALARP. On pense souvent aux audits
internes comme test ou « classement » des activités d’une organisation, mais ce sont des
outils essentiels dans l’assurance de la sécurité, pour aider les managers/cadres
responsables d’activités appuyant la fourniture de services à vérifier que, une fois que
des contrôles des risques de sécurité ont été mis en œuvre, ils continuent de fonctionner
et sont efficaces pour maintenir de façon continue la sécurité opérationnelle.
Les audits externes du SGS peuvent être menés par l’instance de réglementation, des
partenaires de partage de code, des associations de clients ou d’autres tiers choisis par
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l’organisation. Ces audits n’apportent pas seulement une solide interface avec le système
de supervision, mais constituent aussi un système d’assurance secondaire.
L’amélioration continue du SGS vise donc à déterminer les causes immédiates d’une
performance inférieure à la normale et leurs incidences sur le fonctionnement du SGS, et
à redresser les situations où intervient une performance inférieure à la normale,
identifiée par des activités d’assurance de la sécurité. Réalisée sur la base d’évaluations
internes et d’audits internes et externes, elle s’applique à :
a) l’évaluation proactive d’installations, d’équipement, de documents et de
procédures, par exemple, par des évaluations internes ;
b) l’évaluation proactive de la performance d’une personne, pour vérifier qu’elle
s’acquitte de ses responsabilités en matière de sécurité, par exemple, par des
vérifications de compétence périodiques (formulaire d’évaluation/audit) ;
c) des évaluations réactives visant à vérifier l’efficacité du système pour contrôler
et atténuer les risques de sécurité, par exemple, par des audits internes et
externes.
En conclusion, une amélioration continue ne peut se produire que lorsque l’organisation
fait preuve d’une vigilance constante concernant l’efficacité de ses opérations techniques
et de ses mesures correctives. En effet, sans une surveillance constante des moyens de
contrôler la sécurité et des mesures d’atténuation, il n’y a aucune façon de dire si le
processus de gestion de la sécurité atteint ses objectifs. De même, il n’y a aucun moyen
de mesurer si un SGS remplit efficacement son rôle.
Critères d’évaluation
• L’organisation a élaboré et tient à jour un processus formel pour identifier
les causes d’une performance du SGS inférieure à la normale
• L’organisation a établi un ou des mécanismes pour déterminer les
incidences sur les opérations d’une performance du SGS inférieure à la
normale
• L’organisation a établi un ou des mécanismes pour éliminer ou atténuer
les causes d’une performance du SGS inférieure à la normale
• L’organisation a un processus pour l’évaluation proactive des
installations, de l’équipement, de la documentation et des procédures (par
le biais d’audits et d’enquêtes, etc.)
• L’organisation a un processus d’évaluation proactive de la performance d’une
personne, pour vérifier qu’elle s’acquitte de ses responsabilités en matière de
sécurité
VIII- Promotion de la Sécurité
1. Formation et sensibilisation
La formation et l’éducation relatives à la sécurité devraient être constituées de ce qui
suit :
a) un processus documenté pour identifier les besoins en matière de formation ;
b) un processus de validation qui mesure l’efficacité de la formation ;
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c) une formation initiale (sécurité générale) spécifique à l’emploi ;
d) inclusion de la familiarisation/formation initiale dans le SGS, y compris les
facteurs humains et facteurs organisationnels ;
e) formation périodique à la sécurité.
Les besoins et les activités de formation devraient être documentés pour chaque
domaine d’activité au sein de l’organisation. Un dossier formation devrait être établi
pour chaque employé, y compris les cadres, pour aider à identifier et suivre ses besoins
de formation et vérifier que le personnel a reçu la formation prévue. Les programmes de
formation devraient être adaptés pour répondre aux besoins et à la complexité de
l’organisation.
La formation à la sécurité au sein d’une organisation doit assurer que le personnel soit
formé et compétent pour accomplir ses tâches de gestion de la sécurité. Le Manuel du
SGS (MSGS) devrait spécifier des normes de formation initiale et périodique pour le
personnel opérationnel, les cadres et les superviseurs, les dirigeants et le Dirigeant
responsable. L’ampleur de la formation à la sécurité devrait correspondre à la
responsabilité de la personne et à son implication dans le SGS. Le MSGS devrait spécifier
aussi les responsabilités en matière de formation à la sécurité, notamment le contenu, la
fréquence, la validation et la gestion des dossiers de formation à la sécurité.
La formation à la sécurité devrait suivre une démarche modulaire. Pour le personnel
opérationnel, elle devrait porter sur les responsabilités en matière de sécurité,
consistant notamment à suivre toutes les procédures d’exploitation et de sécurité, à
reconnaître les dangers et à en rendre compte. Les objectifs de la formation devraient
comprendre la politique de sécurité de l’organisation, ainsi que les fondamentaux et une
vue d’ensemble du SGS. Le contenu devrait inclure la définition des dangers, des
conséquences et des risques, le processus de gestion des risques de sécurité, y compris
les rôles et les responsabilités, et le ou les systèmes de compte rendu de sécurité de
l’organisation.
La formation à la sécurité pour cadres et superviseurs devrait porter sur les
responsabilités de sécurité, y compris celle de promouvoir le SGS et d’engager le
personnel opérationnel à rendre compte des dangers. En plus des objectifs de formation
établis pour le personnel opérationnel, ceux qui concernent les cadres et les
superviseurs devraient inclure une connaissance détaillée du processus de sécurité, de
l’identification des dangers, de l’évaluation et de l’atténuation des risques de sécurité, et
de la gestion du changement. En plus du contenu spécifié pour le personnel
opérationnel, le contenu de la formation pour les superviseurs et les cadres devrait
inclure l’analyse des données de sécurité.
La formation à la sécurité pour dirigeants/cadres supérieurs devrait inclure les
responsabilités en matière de sécurité, y compris le respect des exigences nationales et
de celles de l’organisation en matière de sécurité, l’affectation de ressources, la
réalisation d’une communication entre services en matière de sécurité et la promotion
active du SGS. En plus des objectifs pour les deux précédentes catégories, la formation à
la sécurité pour les dirigeants/cadres supérieurs devrait inclure l’assurance de la
sécurité et la promotion de la sécurité, les rôles et les responsabilités en matière de
sécurité, et l’établissement de niveaux de sécurité acceptables.
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Figure 2 : Modules de formation en matière de gestion de la sécurité
En dernier lieu, la formation à la sécurité devrait inclure une formation particulière pour
le Dirigeant responsable. Elle devrait être dispensée lors d’une séance de formation
assez courte (qui ne devrait pas dépasser une demi-journée) et devrait lui apporter une
familiarisation générale ave le SGS de l’organisation, incluant les rôles et les
responsabilités relatives au SGS, la politique et les objectifs de sécurité, la gestion des
risques de sécurité et l’assurance de la sécurité.
Critères d’évaluation
• Les exigences de formation sont documentées.
• Il existe un processus de validation pour mesurer l’efficacité de la
formation.
• La formation comprend, le cas échéant, une formation initiale, périodique
et de mise à jour.
• La formation en gestion de la sécurité de l’organisme est incorporée à la
formation de familiarisation dispensée en début d’emploi.
2. Communication en matière de sécurité
L’organisation devrait communiquer à tout le personnel opérationnel les objectifs et
procédures du SGS, lequel devrait être visible dans tous les aspects des opérations de
l’organisation appuyant la fourniture des services. Le gestionnaire de la sécurité devrait
communiquer par des bulletins et des briefings la performance du programme SGS de
l’organisation. Il devrait aussi veiller à une large diffusion des enseignements tirés des
enquêtes et des études de cas ou des expériences, tant à l’interne qu’en provenance
d’autres organisations. La communication devrait circuler entre le gestionnaire de la
sécurité et le personnel opérationnel à travers toute l’organisation. La performance de
sécurité sera plus efficace si le personnel opérationnel est activement encouragé à
identifier les dangers et à en rendre compte. La communication relative à la sécurité vise
donc à :
a) s’assurer que tout le personnel ait pleinement connaissance du SGS ;
b) transmettre l’information critique pour la sécurité ;
c) expliquer pourquoi certaines mesures sont prises ;
d) expliquer pourquoi des procédures de sécurité sont introduites ou modifiées ;
e) transmettre l’information sur ce qui est « bon à savoir ».
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Les moyens de communication peuvent inclure :
a) le manuel des systèmes de gestion de la sécurité (MSGS) ;
b) des processus et procédures de sécurité ;
c) des lettres d’information, avis et bulletins sur la sécurité ;
d) des sites web ou courriel.
Critères d’évaluation
• Des processus de communication sont en place au sein de l’organisation
pour permettre un fonctionnement efficace du système de gestion de la
sécurité ?
• Les processus de communication (écrite, réunions, électronique, etc.)
correspondent à la taille du prestataire de services et à la portée de ses
activités
• L’information critique pour la sécurité est établie et tenue à jour dans un
média approprié qui apporte une orientation concernant les documents
SGS pertinents
• L’information critique pour la sécurité est diffusée à travers toute
l’organisation et l’efficacité des communications intéressant la sécurité est
surveillée
• Il existe une procédure qui explique pourquoi certaines mesures de sécurité sont
prises et pourquoi des procédures de sécurité sont introduites ou modifiées
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Annexe 1 : Description systémique d’un aérodrome
La description systémique d’un aérodrome devrait comprendre les installations,
l’équipement, le personnel, les processus et les procédures nécessaires à son
fonctionnement. Les différentes fonctions peuvent comprendre :
1. Gestion opérationnelle
1.1 Contrôle d’accès à l’aire de mouvement
a) Air
b) Sol
c) Mer
1.2 Planification d’urgence d’aérodrome
a) Manuel de procédures d’urgence
b) Pratiques de simulation d’urgence
1.3 Sauvetage et lutte contre l’incendie
a) Capacités
1) Équipement
2) Débit de mousse/eau/poudre sèche
b) Entretien des installations
c) Formation et expérience du personnel
d) Plan de mobilisation de l’équipement
e) Réduction des capacités (avis)
f) Système de prises d’eau
1.4 Inspection et entretien de l’aire de mouvement
a) Manuel d’aérodrome
b) Formulaires d’inspection
c) Entretien
1.5 Entretien des aides visuelles
a) Inspections
b) Calendrier
1.6 Gestion des constructions
a) Contrôle des travaux
b) Gestion des sites
1.7 Gestion de la sécurité sur l’aire de trafic, y compris le trafic de véhicules
a) Règles et réglementation pour opérations côté piste
b) Gestion du côté piste
1) Gestion des véhicules côté piste
2) Licences des véhicules côté piste
3) Examen des véhicules
4) Spécifications de sécurité
5) Coordination des services aux aéronefs
c) Stationnement de l’équipement d’assistance au sol
d) Discipline sur l’aire de trafic
e) Refoulement
f) Panneaux de circulation et marques
g) Attribution des postes de stationnement d’aéronef
h) Contrôle des dommages aux aéronefs
i) Contrôle des déversements de carburant
j) Contrôle des dommages aux véhicules et équipements
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k) Listes de vérification de sécurité de l’aire de trafic, y compris l’audit des
activités sur l’aire de trafic
l) Activités confiées à des sous-traitants
1.8 Gestion des dangers fauniques
a) Gestion de l’avifaune
b) Observation
c) Gestion des comptes rendus d’impacts d’oiseaux
1.9 Contrôle des obstacles
a) Périmètre aéroportuaire
b) À l’extérieur de l’aéroport
c) Bande de piste
d) Réglementation et relevés
e) Approbation de la construction de bâtiments sous la trajectoire de vol
1.10 Enlèvement d’épaves
a) Équipement compatible avec le type d’aéronef
b) Entretien pour assurer la disponibilité
c) Plan de déploiement
d) Établissement de procédures/contacts pour externalisation
1.11 Traitement des marchandises dangereuses
a) Limitation des marchandises dangereuses à bord des aéronefs
b) Entreposage et chargement
c) Établissement de programmes de formation
d) Acceptation de marchandises dangereuses par les opérateurs
e) Éléments indicatifs pour l’intervention d’urgence lors d’incidents
d’aviation dans lesquels interviennent des marchandises dangereuses
1.12 Opérations par faible visibilité et par mauvaises conditions météorologiques
a) Procédures
b) Coordination avec les services de la circulation aérienne
c) Responsabilité des organisations qui interviennent
1.13 Installations et maintenance des aides de radionavigation
a) NOTAM
2. Gestion d’aérodrome
2.1 Négociation et attribution de créneaux
2.2 Régulation des vols
2.3 Éléments d’orientation pour follow-me et guidage par placier (marshalling)
2.4 Gestion d’aire de mouvement et attribution de postes de stationnement
d’aéronef
2.5 Opérations CAT II et CAT III par faible visibilité
2.6 Contrôle des règles de la circulation et réglementation des licences
2.7 Nettoyage, enlèvement des déchets et lutte antiparasitaire
3. Gestion de terminal/d’aérogare
3.1 Gestion des passagers, flux de bagages et installations
3.2 Information des passagers et du public
3.3 Assistance aux VIP et CIP
3.4 Consignes
3.5 Porteurs
3.6 Gestion des chariots à bagages
3.7 Nettoyage et lutte antiparasitaire
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4. Services de la circulation aérienne et services d’information et de communications
aéronautiques
4.1 Contrôle de la circulation aérienne (contrôle d’aérodrome dans les opérations
par faible visibilité)
4.2 Services d’information de vol et d’alerte
4.3 Services d’information aéronautique (bureau NOTAM international et service
d’information prévol)
4.4 Services de télécommunications aéronautiques
5. Gestion de la sécurité et de la sûreté
5.1 Mise en œuvre et surveillance du SGS
a) Directeur de la sécurité
b) Identification des dangers et évaluation des conséquences
c) Évaluation, maîtrise et atténuation des risques
d) Assurance de la sécurité
e) Groupes d’action pour la sécurité
f) Manuel des systèmes de gestion de la sécurité (MSGS)
5.2 Mise en œuvre et surveillance du programme de sûreté
5.3 Mise en œuvre et surveillance du plan d’urgence d’aérodrome (AEP)
5.4 Traitement des applications pour délivrance de cartes d’accès.
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Annexe 2 : Analyse d’écarts d’un SGS pour prestataire de services
La liste de vérification ci-après peut servir de modèle pour effectuer une analyse
d’écarts. Chaque question appelle une réponse par « Oui » ou « Non ». Une réponse
affirmative indique que le prestataire de services possède déjà, incorporé dans son
système, la composante ou l’élément en question du cadre SGS de l’OACI et que cela
correspond à ce qui est exigé ou va au-delà. Une réponse négative indique qu’il existe un
écart entre la composante/l’élément du cadre SGS de l’OACI et le système du prestataire
de services.
Aspect à analyser ou question demandant réponse Réponse État de mise en œuvre
Composante 1 — POLITIQUE ET OBJECTIFS DE SÉCURITÉ
Élément 1.1 — Engagement et responsabilité de la direction
Une politique de sécurité a-t-elle été mise en place ? Oui
Non
La politique de sécurité reflète-t-elle des engagements de Oui
l’organisation à l’égard de la gestion de la sécurité ? Non
La politique de sécurité inclut-elle un énoncé clair au sujet de la Oui
fourniture des ressources nécessaires à sa mise en œuvre ? Non
La politique de sécurité inclut-elle des procédures de comptes rendus Oui
de sécurité ? Non
La politique de sécurité indique-t-elle clairement quels types de Oui
comportements opérationnels sont inacceptables ? Non
La politique de sécurité inclut-elle les conditions dans lesquelles une Oui
action disciplinaire ne s’appliquerait pas ? Non
Oui
La politique de sécurité est-elle signée par le Dirigeant responsable ?
Non
La politique de sécurité est-elle communiquée, avec une approbation Oui
visible, à travers toute l’[organisation] ? Non
La politique de sécurité est-elle périodiquement réexaminée pour Oui
s’assurer qu’elle demeure pertinente et appropriée à l’[organisation] Non
?
Y a-t-il un processus formel pour élaborer un ensemble cohérent Oui
d’objectifs de sécurité ? Non
Les objectifs de sécurité sont-ils reliés à des indicateurs de Oui
performance de sécurité, à des cibles de performance de sécurité et à Non
des plans d’action ?
Oui
Les objectifs de sécurité sont-ils rendus publics et diffusés ?
Non
Élément 1.2 — Responsabilités en matière de sécurité
L’[organisation] a-t-elle identifié un Dirigeant responsable qui,
indépendamment d’autres fonctions, aura la responsabilité (ultime, Oui
au nom de l’[organisation], pour la mise en œuvre et la tenue à jour Non
du SGS ?
Est-ce que le Dirigeant responsable a la responsabilité de veiller à ce
que le système de gestion de la sécurité soit mis en œuvre de façon Oui
appropriée et fonctionne selon les prescriptions dans tous les Non
domaines de l’[organisation] ?
Le Dirigeant responsable a-t-il pleine compétence sur les ressources
Oui
financières nécessaires pour que les opérations autorisées soient
Non
réalisées en vertu du certificat d’exploitation ?
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Le Dirigeant responsable a-t-il pleine compétence sur les ressources
Oui
humaines nécessaires pour mener les opérations autorisées au titre du
Non
certificat d’exploitation ?
Le Dirigeant responsable a-t-il la responsabilité directe de la Oui
conduite des affaires de l’organisation ? Non
Le Dirigeant responsable a-t-il l’autorité finale sur les opérations Oui
autorisées au titre du certificat d’exploitation ? Non
L’organisation a-t-elle identifié les responsabilités de tous les
membres de la direction, indépendamment d’autres fonctions, ainsi Oui
que celles des salariés, en ce qui concerne la performance de sécurité Non
du SGS ?
Les responsabilités et les pouvoirs sont-ils documentés et Oui
communiqués à travers toute l’[organisation] ? Non
L’[organisation] a-t-elle inclus une définition des niveaux
Oui
d’encadrement ayant le pouvoir de prendre des décisions en ce qui
Non
concerne la tolérance des risques de sécurité ?
Élément 1.3 — Nomination de personnel clé de sécurité
L’organisation a-t-elle nommé une personne qualifiée pour gérer et Oui
superviser le fonctionnement quotidien du SGS ? Non
Est-ce que la personne qui supervise le fonctionnement du SGS
Oui
remplit toutes les fonctions et assume toutes les responsabilités
Non
requises du poste ?
Les pouvoirs et les responsabilités en matière de sécurité du
Oui
personnel à tous les niveaux de l’organisation sont-ils définis et
Non
documentés ?
Élément 1.4 — Coordination de la planification des interventions en cas d’urgence
L’[organisation] a-t-elle un plan (d’intervention) d’urgence approprié Oui
à sa taille, sa nature et sa complexité ? Non
Est-ce que l’[organisation] coordonne ses procédures
(d’intervention) d’urgence avec celles d’autres organisations avec Oui
lesquelles elle devra entrer en interface pendant la fourniture des Non
services ?
L’[organisation] a-t-elle un processus pour diffuser et communiquer Oui
les procédures de coordination au personnel appelé à intervenir dans Non
ces interactions ?
Élément 1.5 — Documentation du SGS
Est-ce que l’[organisation] a établi et tient à jour une bibliothèque de
Oui
sécurité pour la documentation appropriée des dangers et la gestion
Non
de la documentation ?
Est-ce que l’[organisation] a établi et tient à jour la documentation du Oui
SGS sur papier ou sous forme électronique ? Non
La documentation du SGS est-elle développée d’une manière qui
Oui
décrit le SGS et les relations réciproques consolidées entre toutes ses
Non
composantes ?
Le prestataire de services a-t-il élaboré un plan de mise en œuvre du
Oui
SGS assurant que celui-ci réponde aux objectifs de sécurité de
Non
l’organisation ?
Le plan de mise en œuvre du SGS a-t-il été élaboré par une personne
Oui
ou par un groupe de planification possédant une base d’expérience
Non
appropriée ?
Est-ce que la personne ou le groupe de planification a obtenu des
Oui
ressources suffisantes (y compris du temps pour des réunions) pour
Non
l’élaboration du plan de mise en œuvre du SGS ?
Le plan de mise en œuvre du SGS est-il approuvé par la haute Oui
direction de l’[organisation] ? Non
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Le plan de mise en œuvre du SGS est-il régulièrement réexaminé par Oui
la haute direction de l’[organisation] ? Non
Le plan de mise en œuvre du SGS propose-t-il une mise en œuvre du Oui
SGS par phases ? Non
Le plan de mise en œuvre du SGS traite-t-il de façon explicite de la
coordination entre le SGS du prestataire de services et les SGS Oui
d’autres organisations avec lesquelles l’[organisation] doit entrer en Non
interface pendant la fourniture des services ?
Le prestataire de services a-t-il élaboré un manuel des systèmes de Oui
gestion de la sécurité (MSGS) comme élément clé pour Non
communiquer à travers toute l’[organisation] sa démarche en matière
de sécurité ?
Est-ce que le MSGS documente tous les aspects du SGS, y compris
Oui
la politique, les objectifs, les procédures et les responsabilités
Non
individuelles en matière de sécurité ?
Est-ce que le MSGS articule clairement le rôle de la gestion des
Oui
risques de sécurité comme activité de conception initiale et le rôle de
Non
l’assurance de la sécurité comme activité continue ?
Les parties pertinentes de la documentation relative au SGS sont-
elles incorporées dans la documentation approuvée, par exemple le Oui
manuel d’exploitation de la compagnie, le manuel de politique de Non
maintenance et le manuel d’opérations d’aérodrome, selon le cas ?
Le prestataire de services possède-t-il un système de dossiers qui
Oui
assure la création et la conservation de tous les dossiers nécessaires
Non
pour documenter et appuyer les besoins opérationnels ?
Le système de dossiers du prestataire de services répond-il aux
Oui
exigences réglementaires applicables et aux meilleures pratiques de
Non
l’industrie ?
Le système de dossiers prévoit-il les processus de contrôle
nécessaires pour assurer l’identification, la lisibilité, l’entreposage, la Oui
protection, l’archivage, la récupération, la durée de conservation et Non
l’élimination des dossiers ?
Composante 2 — GESTION DES RISQUES DE SÉCURITÉ
Élément 2.1 — Identification des dangers
L’[organisation] a-t-elle un système de collecte et de traitement de
Oui
données sur la sécurité (SDCPS) pour recueillir efficacement les
Non
renseignements concernant les dangers dans les opérations ?
Le SDCPS de l’[organisation] comprend-il une combinaison des
Oui
méthodes SDCPS réactives, proactives et prédictives de collecte de
Non
données de sécurité ?
L’[organisation] a-t-elle des processus réactifs qui assurent la capture
Oui
des renseignements pertinents relatifs à la gestion de la sécurité et
Non
des risques ?
Le prestataire de services a-t-il mis au point une formation pertinente Oui
aux méthodes réactives de collecte de données de sécurité ? Non
Le prestataire de services a-t-il établi des communications
Oui
pertinentes pour les méthodes réactives de collecte de données de
Non
sécurité ?
Les comptes rendus réactifs sont-ils simples, accessibles et Oui
correspondent-ils à la taille du prestataire de services ? Non
Les comptes rendus réactifs sont-ils examinés à l’échelon approprié Oui
de la direction ? Non
Existe-t-il un processus de retour d’information pour aviser les
Oui
auteurs de contributions de la bonne réception de leurs comptes
Non
rendus et partager les résultats de l’analyse ?
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Le prestataire de services a-t-il des processus proactifs qui cherchent Oui
activement à identifier les risques de sécurité au travers de l’analyse Non
des activités de l’organisation ?
Y a-t-il une formation pertinente aux méthodes proactives de collecte Oui
de données de sécurité ? Non
Le prestataire de services a-t-il établi des moyens de communication Oui
pertinents pour les méthodes proactives de collecte de données de Non
sécurité ?
Les comptes rendus proactifs sont-ils simples, accessibles et Oui
correspondent-ils à la taille du prestataire de services ? Non
Le prestataire de services a-t-il des processus prédictifs qui
Oui
permettent de saisir la performance du système telle qu’elle existe
Non
dans les opérations normales en temps réel ?
Y a-t-il une formation pertinente aux méthodes proactives de collecte Oui
de données de sécurité ? Non
Le prestataire de services a-t-il établi des moyens de communication
Oui
pertinents pour les méthodes prédictives de collecte de données de
Non
sécurité ?
Le processus de capture de données de sécurité prédictives Oui
correspond-il à la taille du prestataire de services ? Non
Élément 2.2 — Évaluation et atténuation des risques de sécurité
L’[organisation] a-t-elle établi et tient-elle à jour un processus formel
Oui
qui assure l’analyse, l’évaluation et la maîtrise des risques de sécurité
Non
dans ses opérations ?
Est-ce que la documentation du SGS de l’[organisation] articule
Oui
clairement les relations entre dangers, conséquences et risques de
Non
sécurité ?
Existe-t-il un processus structuré pour l’analyse des risques de
Oui
sécurité associés aux conséquences des dangers identifiés, exprimés
Non
en termes de probabilité et de sévérité des occurrences ?
Y a-t-il des critères pour évaluer les risques de sécurité et établir leur
Oui
tolérabilité (c’est-à-dire le niveau de risque de sécurité acceptable,
Non
que l’organisation est disposée à accepter) ?
Le prestataire de services a-t-il des stratégies d’atténuation des
risques de sécurité qui incluent des plans d’action corrective/ Oui
préventive pour empêcher la répétition d’occurrences et de carences Non
dont il a été rendu compte ?
Composante 3 — ASSURANCE DE LA SÉCURITÉ
Élément 3.1 — Surveillance et mesure de la performance de sécurité
L’[organisation] a-t-elle mis en œuvre un processus interne pour
Oui
vérifier sa performance de sécurité et valider l’efficacité de la
Non
maîtrise des risques de sécurité ?
Ces processus incluent-ils les outils suivants ?
Systèmes de comptes rendus de sécurité
Études de la sécurité
Oui
Examens de la sécurité
Non
Audits de sécurité
Enquêtes sur la sécurité
Investigations internes sur la sécurité
La performance de sécurité de l’[organisation] est-elle vérifiée par
Oui
rapport aux indicateurs de performance de sécurité et aux cibles de
Non
performance de sécurité du SGS ?
Les comptes rendus de sécurité sont-ils examinés à l’échelon Oui
approprié de la direction ? Non
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Y a-t-il un processus de retour d’information pour informer les
Oui
contributeurs de la réception de leurs comptes rendus et partager les
Non
résultats de l’analyse ?
Des mesures correctives et préventives sont-elles générées comme Oui
suite à l’identification de dangers ? Non
Des procédures sont-elles en place pour la conduite d’enquêtes Oui
internes ? Non
Y a-t-il un processus pour assurer que les occurrences et les carences
Oui
dont il a été rendu compte sont analysées, pour identifier tous les
Non
dangers y associés ?
Le prestataire de services a-t-il un processus pour évaluer l’efficacité Oui
des mesures correctives/préventives qui ont été mises au point ? Non
Le prestataire de services a-t-il un système pour surveiller le
Oui
processus de comptes rendus internes et les mesures correctives y
Non
associées ?
Y a-t-il une fonction d’audit ayant l’indépendance et l’autorité Oui
nécessaires pour effectuer des évaluations internes efficaces ? Non
Le système d’audit couvre-t-il toutes les fonctions, activités et Oui
organisations au sein du prestataire de services ? Non
Y a-t-il des processus de sélection/formation pour s’assurer de
Oui
l’objectivité et de la compétence des inspecteurs ainsi que de
Non
l’impartialité du processus d’audit ?
Y a-t-il une procédure pour rendre compte des résultats des audits et Oui
tenir des dossiers ? Non
Y a-t-il une procédure définissant les exigences de mesures
Oui
correctives et préventives à prendre promptement en réponse aux
Non
résultats des audits ?
Y a-t-il une procédure pour enregistrer la vérification des mesures Oui
prises et rendre compte des résultats de la vérification ? Non
Un processus de surveillance et d’analyse des tendances est-il en Oui
place ? Non
Élément 3.2 — Gestion du changement
L’[organisation] a-t-elle élaboré et tient-elle à jour un processus
Oui
formel pour identifier les changements en son sein qui pourraient
Non
affecter les processus et les services établis ?
Le processus formel pour la gestion du changement analyse-t-il les
Oui
changements dans les opérations ou dans le personnel clé pour les
Non
risques de sécurité ?
L’[organisation] a-t-elle établi des arrangements pour s’assurer de la Oui
performance de sécurité avant la mise en œuvre de changements ? Non
L’[organisation] a-t-elle établi un processus pour éliminer ou
modifier les moyens de maîtriser les risques de sécurité qui ne sont Oui
plus nécessaires du fait de changements dans l’environnement Non
opérationnel ?
Élément 3.3 — Amélioration continue du SGS
L’[organisation] a-t-elle élaboré et tient-elle à jour un processus
Oui
formel pour identifier les causes d’une performance du SGS
Non
inférieure à la normale ?
L’[organisation] a-t-elle établi un ou des mécanismes pour
Oui
déterminer les incidences sur les opérations d’une performance du
Non
SGS inférieure à la normale ?
L’organisation a-t-elle établi un ou des mécanismes pour éliminer ou
Oui
atténuer les causes d’une performance du SGS inférieure à la
Non
normale ?
L’organisation a-t-elle un processus pour l’évaluation proactive des
Oui
installations, de l’équipement, de la documentation et des procédures
Non
(par le biais d’audits et d’enquêtes, etc.) ?
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L’organisation a-t-elle un processus d’évaluation proactive de la
Oui
performance d’une personne, pour vérifier qu’elle s’acquitte de ses
Non
responsabilités en matière de sécurité ?
Composante 4 — PROMOTION DE LA SÉCURITÉ
Élément 4.1 — Formation et éducation
Un processus documenté est-il en place pour identifier les besoins de
Oui
formation, de telle sorte que le personnel soit formé et compétent
Non
pour s’acquitter de ses tâches en rapport avec le SGS ?
La formation en matière de sécurité est-elle appropriée à Oui
l’intervention de chacun dans le SGS ? Non
La formation en matière de sécurité est-elle incorporée dans la mise Oui
au courant lors de l’accès à un emploi ? Non
Y a-t-il une formation à l’intervention d’urgence pour le personnel Oui
concerné ? Non
Y a-t-il un processus de mesure d’efficacité de la formation ? Oui
Non
Élément 4.2 — Communication relative à la sécurité
Des processus de communication sont-ils en place au sein de
Oui
l’[organisation] pour permettre un fonctionnement efficace du
Non
système de gestion de la sécurité ?
Les processus de communication (écrite, réunions, électronique, etc.)
Oui
correspondent-ils à la taille du prestataire de services et à la portée de
Non
ses activités ?
L’information critique pour la sécurité est-elle établie et tenue à jour
Oui
dans un média approprié qui apporte une orientation concernant les
Non
documents SGS pertinents ?
Est-ce que l’information critique pour la sécurité est diffusée à
Oui
travers toute l’[organisation] et est-ce que l’efficacité des
Non
communications intéressant la sécurité est surveillée ?
Y a-t-il une procédure qui explique pourquoi certaines mesures de
Oui
sécurité sont prises et pourquoi des procédures de sécurité sont
Non
introduites ou modifiées ?
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Annexe 3 : Exemple de politique de la sécurité
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Annexe 4 : Description de poste type pour un gestionnaire de
la sécurité
1. FONCTION GÉNÉRALE
Le gestionnaire de la sécurité est responsable de fournir les éléments d’orientation pour
la planification, la mise en œuvre et le fonctionnement du système de gestion de la
sécurité (SGS) de l’organisation.
2. RÔLES CLÉS
Défendeur de la sécurité
• Démontre un comportement et une attitude excellents, suit les pratiques et les règles
réglementaires, reconnaît les dangers et en rend compte et promeut des comptes rendus
de sécurité efficaces.
Leader
• Par un leadership effectif, façonne et promeut une culture organisationnelle qui
encourage les pratiques de sécurité.
Communicateur
• Agit comme canal d’information pour porter les questions de sécurité à l’attention de
la direction et communiquer cette information au personnel, aux sous-traitants et aux
parties prenantes de l’organisation.
• Fournit et articule l’information concernant les questions de sécurité au sein de
l’organisation.
Développeur
• Contribue à l’amélioration continue des dispositifs d’identification des dangers et
d’évaluation des risques de sécurité et à l’amélioration du SGS de l’organisation.
Bâtisseur de relations
• Édifie et entretient d’excellentes relations de travail avec le Groupe d’action pour la
sécurité et le bureau des services de sécurité de l’organisation.
Ambassadeur
• Représente l’organisation auprès des instances gouvernementales, internationales et
de l’industrie (par exemple OACI, IATA, CAA, AIB, etc.).
Analyste
• Analyse les données techniques pour les tendances relatives aux dangers, événements
et occurrences.
Gestionnaire de processus
• Utilise efficacement les processus et procédures applicables pour remplir les rôles et
responsabilités.
• Étudie les opportunités d’accroître l’efficacité des processus.
• Mesure l’efficacité et cherche à accroître constamment la qualité des processus.
3. RESPONSABILITÉS
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Le poste exige la capacité de faire face avec peu de supervision à des circonstances et à
des situations changeantes. Le gestionnaire de la sécurité agit indépendamment des
autres cadres au sein de l’organisation.
Le gestionnaire de la sécurité est responsable de fournir à la haute direction et au
Dirigeant responsable des renseignements et des avis sur les questions relatives à la
sécurité des opérations. Du tact, de la diplomatie et un haut niveau d’intégrité sont des
conditions requises.
Le poste exige de la souplesse car il peut être nécessaire d’entreprendre des missions
sans préavis, ou sans guère de préavis, et en dehors des heures de travail normales.
4. NATURE ET PORTÉE
Le gestionnaire de la sécurité aura des interactions avec le personnel opérationnel, les
cadres supérieurs et les chefs de services dans toute l’organisation. Il devrait aussi
entretenir des relations positives avec les autorités de réglementation, agences et
prestataires de services à l’extérieur de l’organisation. D’autres contacts de travail
seront établis selon les besoins.
5. QUALIFICATIONS
Les attributs et qualifications comprennent :
a) une large connaissance opérationnelle et expérience des fonctions de
l’organisation (par exemple gestion de la formation, opérations aériennes, gestion
du trafic aérien, opérations d’aérodrome et gestion d’un organisme de
maintenance) ;
b) bonne connaissance des principes et pratiques de gestion de la sécurité ;
c) bonnes capacités de communication écrite et verbale ;
d) compétences interpersonnelles développées ;
e) connaissances en informatique ;
f) aptitude à établir des relations à tous niveaux, à l’intérieur et à l’extérieur de
l’organisation ;
g) capacités d’organisation ;
h) capacité de travailler sans supervision ;
i) bonnes capacités d’analyse ;
j) capacités de faire preuve de leadership et d’autorité ;
k) digne du respect de ses pairs et de la direction.
6. POUVOIRS
En ce qui concerne les questions de sécurité, le gestionnaire de la sécurité a directement
accès au Dirigeant responsable ainsi qu’à la haute direction et aux cadres intermédiaires
appropriés.
Le gestionnaire de la sécurité est autorisé à procéder à des audits, enquêtes et
inspections de sécurité de tout aspect des opérations.
Le gestionnaire de la sécurité a le pouvoir de procéder à des investigations sur des
événements concernant la sécurité interne en accord avec les procédures spécifiées
dans le manuel des systèmes de gestion de la sécurité (MSGS) de l’organisation.
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Annexe 5 : Modèle de plan de mise en œuvre de SGS pour fournisseur
de services
Ce guide propose, mais sans l’imposer, une mise en œuvre par phases du SGS d’un
prestataire de services, comportant quatre phases, conformément aux directives de
l’OACI en la matière.
Phase I — La planification devrait fournir un plan général de la façon dont les exigences
du SGS seront respectées et intégrées dans les activités de travail de l’organisation, et un
cadre de responsabilité pour la mise en œuvre du SGS :
• identifier le Dirigeant responsable et les responsabilités des cadres/managers en
matière de sécurité ;
• identifier la personne (ou le groupe de planification), au sein de l’organisation,
qui sera responsable pour la mise en œuvre du SGS ;
• décrire le système (ATO, exploitants aériens, AMO, organismes responsables de la
conception de type et/ou de la construction d’aéronefs, fournisseurs de services
ATC, aérodromes certifiés) ;
• effectuer une analyse d’écarts entre les ressources existantes de l’organisation et
les exigences nationales et internationales pour l’établissement d’un SGS ;
• élaborer un plan de mise en œuvre du SGS expliquant comment l’organisation
mettra en œuvre le SGS sur la base des exigences nationales et des SARP
internationales, de la description du système et des résultats de l’analyse
d’écarts;
• élaborer la documentation relative à la politique et aux objectifs de sécurité ;
• élaborer et établir des moyens pour les communications relatives à la sécurité.
Phase II — Des processus réactifs devraient mettre en pratique les éléments du plan de
mise en œuvre du SGS se rapportant à la gestion des risques de sécurité sur la base de
processus réactifs :
• identification des dangers et gestion des risques de sécurité utilisant des
processus réactifs ;
• formation sur :
o les composantes du plan de mise en œuvre du SGS ;
o la gestion des risques de sécurité (processus réactifs).
• documentation sur :
o les composantes du plan de mise en œuvre du SGS ;
o la gestion des risques de sécurité (processus réactifs).
Phase III — Des processus proactifs et prédictifs devraient mettre en pratique les
éléments du plan de mise en œuvre du SGS se rapportant à la gestion des risques de
sécurité sur la base de processus proactifs et prédictifs :
• identification des dangers et gestion des risques de sécurité utilisant des
processus proactifs et prédictifs ;
• formation sur :
o les composantes du plan de mise en œuvre du SGS ;
o la gestion des risques de sécurité (processus proactifs et prédictifs).
• documentation sur :
o les composantes du plan de mise en œuvre du SGS ;
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o la gestion des risques de sécurité (processus proactifs et prédictifs).
Phase IV — L’assurance de la sécurité opérationnelle devrait mettre en pratique une
assurance de la sécurité opérationnelle :
• mise au point d’indicateurs de performance de la sécurité et de cibles de
performance de sécurité et entente à leur sujet ;
• amélioration continue du SGS ;
• formation pertinente sur l’assurance de la sécurité opérationnelle ;
• documentation sur l’assurance de la sécurité opérationnelle ;
• mise au point et maintenance de moyens formels de communication relative à la
sécurité.
La Figure suivantes résume les différentes phases de la mise en œuvre d’un SGS et les
éléments correspondants.
Figure3 : Résumé des différentes phases de mise en œuvre d’un SGS
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Annexe 6 : Modèle de matrice d’évaluation et d’atténuation des
risques
Pour évaluer les risques, il convient de d’estimer pour chaque risque :
- la probabilité d’occurrence;
- la gravité de ses conséquences.
Pour évaluer la probabilité d’occurrence du risque, il faut identifier l’ensemble de ses
causes possibles (d’où la nécessité d’être le plus exhaustif possible dans l’identification
des dangers). En effet, travailler sur la probabilité de survenue des causes permet de
déterminer la probabilité du risque.
Les niveaux de probabilité sont estimés en prenant en considération l’efficacité des
dispositifs déjà existants permettant de réduire l’apparition des causes de chaque
événement indésirable.
Pour évaluer la gravité des conséquences du risque, il faut identifier les événements
dangereux possibles et leurs conséquences. Parmi ceux-là, il faudra considérer le « pire
cas raisonnablement possible ». C'est-à-dire ne pas systématiquement envisager la
conséquence extrême pour tous les cas mais prendre en compte la vraisemblance des
cas envisagés.
Les niveaux de gravité sont estimés en prenant en considération l’efficacité des
dispositifs déjà existants permettant de réduire les conséquences de chaque événement
indésirable.
Pour ces deux critères, il est proposé d’utiliser des matrices d’évaluation. Pour se
positionner sur chaque échelle (gravité et probabilité), il convient de se baser sur
l’expérience de l’organisme et sur des analyses statistiques si elles existent. Le
brainstorming est également un moyen d’y parvenir.
Les matrices proposées pour l’évaluation sont des matrices inspirées de celles de l’OACI
(voir ci-après). Les organismes sont libres d’utiliser des matrices différentes pour
classer les gravités et les probabilités (en proposant par exemple des valeurs chiffrées)
sous réserve que les critères y figurant soient pertinents et adaptés à l’organisme.
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Figure 4 : Tableau de gravité de risque de sécurité
Figure 5 : Tableau de gravité de risque de sécurité
Une fois la gravité et la probabilité définies, le risque peut être évalué. Pour cela, on peut
utiliser la matrice d’évaluation des risques (voir matrice OACI proposée ci-après) en
entrant les niveaux déterminés de gravité et de probabilité. Le risque est alors placé à
l’intersection des deux valeurs. Comme pour les matrices de probabilité et de gravité,
l’organisme peut définir ou utiliser une matrice d’évaluation du risque différente sous
réserve que celle-ci reste pertinente et adaptée à l’organisme. L’organisme doit utiliser
les mêmes matrices pour toutes ses analyses.
Les matrices peuvent être modifiées s’il est constaté qu’elles sont inadaptées.
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Figure 6. Matrice d’acceptabilité de risque de sécurité
Lorsque le risque se situe dans la zone rouge ou jaune, l’étape d’atténuation du risque
doit être menée.
Toutefois, cette approche statistique ne peut fonctionner que sur les grands risques
majeurs identifiés par la communauté aéronautique car elle suppose d’avoir in situ un
échantillonnage suffisant.
Pour les risques spécifiques dont il est difficile d’évaluer la probabilité d’occurrence
autrement que par appréciation subjective, plusieurs avis seront nécessaires et les
méthodes d’atténuation du risque disponibles devront être examinées. Cet exercice doit
se nourrir de l’expérience des personnels, des reports et analyses d’événements, des
échanges avec d’autres entreprises de même nature, des rapports du BEA, etc. Le
caractère itératif de l’exercice et son application à l’activité et aux caractéristiques de
l’entreprise concernée avec une réflexion critique sans tabous est la condition de
l’amélioration de la sécurité par ce moyen.
Le niveau de risque peut être diminué par des mesures visant à :
• limiter la fréquence d’occurrence d’un événement indésirable (en agissant sur
les facteurs contributifs de l’événenement) =sécurité active-, ou/et ;
• réduire la gravité des conséquences potentielles (en agissant sur les
conséquences de l’événement) =-sécurité passive-
Les mesures d’atténuation du risque sont alors définies avec les acteurs concernés. Cette
étape peut se faire en brainstorming notamment par référence à des pratiques
recommandées ou comparaison avec des mesures prises par d’autres exploitants.
Une fois les mesures définies, il convient de réévaluer le risque corrigé en tenant compte
de ces mesures.
Un nouveau positionnement dans la matrice définit le caractère acceptable ou non du
risque.
On vérifiera que les mesures d’atténuation prises son conformes aux règles de
précautions usuelles prises par l’industrie pour couvrir des cas similaires.
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Le processus d’identification exhaustive des dangers, d’évaluation et d’atténuation des
risques doit se faire dès la mise en place du SGS et tout au long de son fonctionnement. Il
conviendra périodiquement de renouveler le processus présenté ci-dessus pour tenir
compte de la situation de l’organisme qui est amenée à évoluer constamment:
- identifier les nouveaux dangers et/ou ;
- réévaluer les risques associés aux événements dangereux préalablement
identifiés et/ou ;
- s’assurer que des risques jugés acceptables n'ont pas évolué "négativement"
et/ou ;
- réévaluer l’efficacité des mesures de réduction du risque en place ;
La formalisation du résultat de ce processus peut se faire sous différentes formes. La
cartographie des risques est un moyen parmi d’autres et n’est pas une finalité. En ce
sens, elle doit vivre avec le système, ne pas rester figée et s’accompagner d’actions
correctives/préventives pour gérer les risques.
Les processus de gestion des dangers et des risques peuvent se résumer de la façon
suivante :
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: Av. Maâ Alaynine –Agdal – RABAT – B.P. 1073 R.P : (212-37)77 35 27 – FAX (212-37) 77 30 74 – TELEX : 36772 M-
AFTN : GMMRYAYA – SITA : RBAXYYF