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Intégration et Continuité Uniforme en Mathématiques

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Lycée Pierre de Fermat 2020/2021

MPSI 1 TD

Intégration

1 Continuité uniforme.
1.1 Manipulations techniques élémentaires.
3
. Exercice 1.1. Soient (a, b, c) ∈ R tels que −∞ 6 a < b < c 6 +∞.
Montrer que, si une fonction f définie sur ]a, c[ est uniformément continue sur ]a, b] et sur [b, c[, alors elle est unifor-
mément continue sur ]a, c[.
. Exercice 1.2. Structure des fonctions uniformément continues sur I.
Soit I un intervalle réel. On note Cu0 (I, R) l’ensemble des applications uniformément continues sur I.
1. Montrer que Cu0 (I, R) est un sous-espace vectoriel de (C 0 (I, R), +, ·).
2. Montrer que Cu0 ([0, +∞[, R) n’est pas un sous-anneau de (C 0 ([0, +∞[, R), +, ×). On pourra utiliser les résultats
prouvés dans l’exercice 1.7.
3. Dans cette question, on suppose que I est borné et on note |I| sa longueur.
(a) Montrer que toute fonction uniformément continue sur I est bornée sur I.
(b) Montrer que, dans ce cas, Cu0 (I, R) est un sous-anneau de (C 0 (I, R), +, ×).
n  
0 1X k k
. Exercice 1.3. Soit f ∈ C ([0, 1], R). Montrer que la suite vn = (−1) f converge et calculer sa limite.
n n
k=0

. Exercice 1.4. Encadrement d’une fonction uniformément continue par des fonctions affines
Montrer que toute application uniformément continue sur R+ est majorée par une application affine et minorée par
une autre fonction affine.

. Exercice 1.5. Soit f : [0, +∞[ une application uniformément continue telle que ∀t ∈ R∗+ , lim f (nt) = 0. Montrer
n→+∞
que lim f (x) = 0.
x→+∞

1.2 Théorème de Heine


. Exercice 1.6. Montrer qu’une application définie sur R, périodique et continue est uniformément continue.

. Exercice 1.7.
1. Soit f ∈ C 0 (R+ , R), dérivable sur ]1, +∞[ et à dérivée bornée sur ]1, +∞[. Montrer que f est uniformément
continue sur R+ .

 R+ →  R
2. En déduire que, pour α ∈]0, 1], pα xα si x > 0, est uniformément continue sur R+ .
 x 7→
0 si x = 0,
3. Qu’en est-il des fonctions pα pour α > 1 ?
. Exercice 1.8. Soit f une application continue sur R+ qui admet une limite finie en +∞. Montrer que f est
uniformément continue sur R+ .

2 Fonctions continues par morceaux


2.1 Fonctions en escalier
. Exercice 2.1.
[0, 1] →  R
0  si x = 0,
Considérons la fonction f
 
x 7→ 1
si x ∈]0, 1].
x

1. Montrer que f n’est pas en escalier sur [0, 1].


Z 1
2. Montrer que, pour tout a ∈]0, 1], f est en escalier sur [a, 1] et calculer f (u)du.
a

1
. Exercice 2.2.
Soit σ = (0, 1, 2) la subdivision uniforme de pas 1 de [0, 2].
1. Déterminer une base B et la dimension de l’espace vectoriel Eσ ([0, 2], R) des fonctions en escalier sur [0, 2] dont
σ est une subdivision adaptée.
 
 Eσ ([0, 2], R) → Z R  Eσ ([0, 2], R) → Z R
1 2
2. Posons I : ,J :
 f 7→ f (u)du  f 7→ f (u)du
 0 1
 Eσ ([0, 2], R) → Z R
2
et K :
 f 7→ f (u)du
0
Expliciter I, J et K dans la base duale de la base B.
. Exercice 2.3.
Soit σ = (0, 1, 2, 3) la subdivision uniforme de pas 1 de [0, 3].
Déterminer une base et la dimension de l’espace vectoriel Eσ ([0, 3], R) des fonctions en escalier sur [0, 3] dont σ est
une subdivision adaptée.

2.2 Fonctions continues par morceaux


. Exercice 2.4. Soit σ = (xi )06i6n (n ∈ N∗ fixé) une subdivision fixée de [a, b]. Montrer que l’ensemble Eσ ([a, b])
(resp. CMσ ([a, b]) et CAσ ([a, b])) des fonctions en escalier(resp. continues par morceaux et continues affines par
morceaux) sur [a, b] admettant σ comme subdivision adaptée est un espace vectoriel dont on précisera la dimension
et dont on donnera une base le cas échéant.
. Exercice 2.5.
Montrer qu’une fonction continue par morceaux sur [a, b] est bornée sur [a, b].
Peut-on dire qu’une fonction continue par morceaux sur [a, b] est bornée et atteint ses bornes ?
. Exercice 2.6. À propos de fonctions continues par morceaux sur un segment [a, b].
1. Démontrer qu’une fonction continue par morceaux sur [a, b] qui ne prend des valeurs strictement négatives
qu’en un nombre fini de points a une intégrale positive ou nulle.
2. Montrer qu’une fonction convexe sur le segment [a, b] est continue par morceaux sur [a, b].

3 Propriétés de l’intégrale de Riemann


3.1 Intégration des fonctions continues et continues par morceaux.
. Exercice 3.1. Cas d’égalité dans l’inégalité triangulaire continue pour les fonctions continues
Soit f ∈ C 0 ([a, b], R). Montrer que
Z b Z b
f (u)du = |f (u)|du ⇐⇒ f > 0 sur [a, b] ou f 6 0 sur [a, b].
a a

. Exercice 3.2. Cas d’égalité pour les fonctions continues par morceaux
Z b
1. Soit f ∈ CM([a, b], R) telle que f > 0 sur [a, b] et f (u)du = 0.
a
Montrer qu’il existe une partie finie S de [a, b] telle que f est identiquement nulle sur [a, b] \ S.
2. Soit f ∈ CM([a, b], R). Montrer que

Z b Z b  f > 0 sur [a, b] \ S
f (u)du = |f (u)|du ⇐⇒ il existe une partie finie S de [a, b] telle que ou
a a 
f 6 0 sur [a, b] \ S.

3. Soient (f, g) ∈ CM([a, b], R)2 . Montrer que



s s  il existe une partie finie S de [a, b] et λ ∈ R tels que
Z b Z b Z b 
f = λ.g sur [a, b] \ S

f (u)g(u)du = |f (u)|du |g(u)|du ⇐⇒
a a a 
 ou
g = λ.f sur [a, b] \ S.

. Exercice 3.3. Z 1
1
Soit f ∈ C 0 ([0, 1], R) telle que f (u)du = . Montrer qu’il existe x0 ∈ [0, 1] tel que f (x0 ) = x0 .
0 2

2
. Exercice 3.4. Z 1 Z 1
Soient (f, g) ∈ C 0 ([0, 1], R+ )2 telles que ∀x ∈ [0, 1], f (x)g(x) > 1. Montrer que f (u)du g(u)du > 1.
0 0

. Exercice 3.5. Z 1 Z 1 Z 1
Soit f ∈ C 0 ([0, 1], R) telle que f 2 (u)du = f 3 (u)du = f 4 (u)du.
0 0 0
Z 1
1. Calculer (f 2 (u) − f (u))2 du.
0
2. En déduire que f est soit identiquement nulle sur [0, 1], soit constante égale à 1.
3. Retrouver ce résultat directement (sans utiliser la question 1) en utilisant la caractérisation du cas d’égalité de
l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour les fonctions continues sur un segment.

3.2 Sommes de Riemann.


. Exercice 3.6. Démontrer les égalités suivantes :
n n k √
X n π X k  π √ π 
lim = , lim sin = 2 sin 1 − = − 2 cos + 1 = sin(1) − cos(1).
n→+∞ n2 + k 2 4 n→+∞ n2 n 4 4
k=1 k=1

1
n 
Y  n1
. Exercice 3.7. Montrer que la suite (un )n∈N∗ de terme général un = n+k converge vers 4/e.
n
k=1
  n1
(2n)!
. Exercice 3.8. Montrer que la suite (un )n∈N∗ de terme général un = converge vers 2/e.
n!(2n)n
n n
X ln n X p
. Exercice 3.9. Étudier les suites de terme général 2
et √
n p
. On précisera essentiellement leur
p=1
2n + 3pn p=1
e
comportement asymptotique.
. Exercice 3.10. Un calcul d’équivalent.
  n1
Déterminer un équivalent de la suite un = (n + 1)(n + 2) . . . (n + n − 1)(n + n) .

. Exercice 3.11.  
1 1
1. Montrer que ∀x ∈ − , , | ln(1 + x) − x| 6 2x2 .
2 2
n   Z b
Y b−a  b − a 
2. En déduire que, si f ∈ C 0 ([a, b], R) (a < b), alors lim 1+ f a+k = exp f (u)du .
n→+∞ n n a
k=1

. Exercice 3.12. Un calcul d’intégral via une factorisation de polynôme.


Considérons la fonction F : R \ {−1, 1} → R, définie, pour tout x ∈ R \ {−1, 1}, par
Z π
F (x) = ln(x2 − 2x cos θ + 1)dθ .
0

1. Justifier que F est bien définie sur R \ {−1, 1}.


2. Résoudre, pour tout n ∈ N∗ , dans C l’équation z 2n = 1.
3. En déduire l’identité
n
Y
(x2 − 2x cos(kπ/n) + 1) = (x2n − 1)(x2 − 1).
k=0

4. Calculer, en fonction des valeurs de x, la quantité


n
1h X i
lim ln(|x − 1|2 ) + ln(|x2 − 2x cos(kπ/n) + 1|) ,
n→+∞ n
k=1

lorsqu’elle existe.

0 si |x| < 1,
5. En déduire que F (x) =
2π ln(|x|) si |x| > 1

3
3.3 Intégration de fonctions complexes d’une variable réelle sur un segment.
. Exercice 3.13.
1. Démontrer que, si f est une fonction continue d’un intervalle réel I dans C et si F : I → C est une fonction
dérivable (c’est à dire que ses parties réelle et imaginaire le sont) vérifiant pour tout u ∈ I, F 0 (u) = f (u), alors,
Z b
pour tout [a, b] ⊂ I, f (u)du = F (b) − F (a).
a

4
Z π
4
2. En déduire le calcul rapide de u3 e−iu du.
0
Z A
3. (application très utile) Pour tout x ∈ R et A ∈ R+ , posons hA (x) = cos(xt)e−t dt. Exprimer hA (x)
0
explicitement en fonction de x. On identifiera hA (x) comme la partie réelle de l’intégrale d’une certaine fonction
à valeurs complexes pour ensuite calculer l’intégrale obtenue.
Z +∞
Calculer lim hA (x) que vous noterez cos(xt)e−t dt l’année prochaine.
A→+∞ 0

. Exercice 3.14. Z ϕ Z ϕ Z ϕ
1. Calculer, pour tout ϕ ∈ R, I(ϕ) = eiθ dθ et J(ϕ) = eθ−2iθ dθ puis en déduire eθ cos(2θ)dθ et
Z ϕ 0 0 0

eθ sin(2θ)dθ.
0
Z π
1
2. Calculer, pour tout m ∈ Z, Im = eimθ dθ.
2π −π
Z 1 Z π
. Exercice 3.15. Montrer que, pour tout P ∈ R[X], P (t)dt = −i eiθ P (eiθ )dθ.
−1 0
t = eiθ est-il un changement de variable ? pour démontrer la relation, on observera qu’elle est vérifiée sur les monômes
avant de conclure par linéarité de l’intégrale.
n
X
. Exercice 3.16. Soit P (X) ∈ C[X] fixé. Il existe (a0 , . . . , an ) ∈ Cn+1 tels que an 6= 0 et P (X) = ak X k .
k=0
Z 2π
1
1. Montrer que, pour tout k ∈ [[0, n]], ∀r ∈ R∗+ , ak rk = e−ikθ P (reiθ )dθ.
2π 0
2. En déduire qu’un polynôme borné sur C est nécessairement constant.
3. Retrouver le résultat précédent directement.
Z 2π n
1 X
4. Montrer que |P (reiθ )|2 dθ = |ak |2 r2k .
2π 0
k=0

3.4 Techniques de calculs d’intégrales, intégration par parties, changement de variable.


. Exercice 3.17. Additivité de l’intégrale, relation de Chasles. Calculer
Z 2 Z 1 Z 0 Z 1 Z 2
|u|u2 du, |u|u2 du, |u|u2 du, min(2, eu )udu, ubeu cdu.
0 −1 −1 −1 1

. Exercice 3.18. Intégration par parties. Calculer en intégrant par parties :


Z e Z a Z 4
ln(1 + u) ∗

(ln u)2 du , 3
du (a ∈ R + ) , u ln(u)du
1 1 (1 + u) 1

. Exercice 3.19. Changement de variable.


1. Soit f une fonction continue impaire définie sur [−a, a] (a ∈ R∗+ ). Montrer que
Z 0 Z a
f (u)du = − f (u)du.
−a 0

2. Soit f ∈ C 0 (R, R) une fonction T -périodique. Montrer que,


Z qT Z T
2
∀(p, q) ∈ Z , f (u)du = (q − p) f (u)du.
pT 0

4
3. En déduire que les primtives d’une fonction f continue, périodique et définie sur R sont périodiques sur R si
et seulement si f est d’intégrale nulle sur une période.
. Exercice 3.20. Par un changement de variable judicieux, montrer que, pour f ∈ C 0 (R, R), a ∈]1, +∞[ et p ∈ N∗ ,
l’intégrale suivante est nulle : Z a 
1  ln(u)
f up + p du.
1
a
u u
. Exercice 3.21. Calculer, en posant un changement de variable opportun,
Z 2 √ Z ln 2 Z 1 Z π4
u e2u √ du
I0 = e du , I1 = √ u du , I2 = Arctan( u)du , I3 =
0 0 e +1 0 0 2 − sin2 u

4 Étude de fonctions et de suites définies par des intégrales.


4.1 Calcul de primitives
. Exercice 4.1. Calculer les primitives de la fonction valeur absolue sur R.
. Exercice 4.2. Donner les primitives de la fonction f définie sur R par f (x) = |x + 1| si x < 0 et f (x) = ln(e + x)
si x > 0 (on justifiera soigneusement leur existence).

4.2 Étude asymptotique de fonctions définies par une intégrale


. Exercice 4.3. Soit f ∈ C 0 (R, R) telle f (x) tend vers l ∈ R lorsque x tend vers +∞. Calculer les limites
Z x+a Z a(x+√2)

∀a ∈ R+ , lim f (u)du et lim f (u)du .
x→+∞ x x→+∞ ax
0
. Exercice 4.4. Version continue du théorème de Cesaro Z Soit f ∈ C (R, R) telle f (x) tend vers l ∈ R lorsque
1 x
x tend vers +∞. Pour tout a ∈ R et x > 0, notons Ca (x) = f (u)du.
x a
1. Montrer que, pour tout A > 0 et tout x > A,
1 A 1 x
Z Z
|C0 (x) − l| 6 |f (u) − l|du + |f (u) − l|du .
x 0 x A
1 x
Z
2. En déduire que lim f (u)du = l.
x→+∞ x 0
3. Conclure que,
1 x
Z
∀a ∈ R, lim f (u)du = l
x→+∞ x a
Z cos2 (x) √ Z sin2 (x) √
. Exercice 4.5. Considérons l’expression f (x) = Arccos( t)dt + Arcsin( t)dt. Donner le domaine
0 0
de définition de cette expression, étudier la régularité de la fonction ainsi définie puis en déduire que f est la fonction
π
constante égale à .
4
. Exercice 4.6. Lemme de Gronwall
1. Soit f ∈ C 0 (R+ , R+ ) telle que Z x

∀x ∈ R+ , f (x) 6 π f (u)du.
0
Z x
(a) En posant F (x) = f (u)du, montrer que l’inégalité de l’énoncé est équivalente à l’inégalité F 0 (x) −
√ 0
πF (x) 6 0.

(b) Donner le facteur intégrant de l’équation différentielle y 0 − πy = 0 et, à l’aide de ce facteur intégrant
intégrer l’inéquation différentielle de l’exercice.
(c) En déduire que f est identiquement nulle sur R+ .
Soient c ∈ R, f ∈ C 0 (R+ , R+ ) et g ∈ C 0 (R+ , R+ ) telles que
Z x
∀x ∈ R+ , f (x) 6 c + f (u)g(u)du.
0

2. (a) En se ramenant à l’étude d’une inéquation différentielle que l’on intègrera par la méthode du facteur
intégrant, montrer que,
Z x 
∀x ∈ R+ , f (x) 6 c exp g(u)du .
0

5
(b) Repérer dans la preuve précédente où intervient la positivité de la fonction g.
(c) Retrouver le résultat de la première partie en appliquant l’inégalité plus générale ainsi obtenue.
(d) Déduire de ce qui précède que toute fonction de f ∈ C 0 (R+ , R+ ) satisfaisant
Z x
f (u)
∀x ∈ R+ , f (x) 6 3 + du.
0 1 + u2
est bornée.
. Exercice 4.7. Facteur intégrant. Soit f ∈ C 1 (R, R) telle que lim (f (x) + f 0 (x)) = 0.
x→+∞

1. Montrer que la fonction f tend vers 0 en +∞. On pourra, dans un premier temps, traiter le cas où f + f 0 = 0
sur R puis intégrer cette équation différentielle par la méthode du facteur intégrant et obtenir le résultat. Dans
le cadre général de l’exercice, on se ramènera à intégrer une/des inégalité(s) différentielle(s), avec le même
facteur intégrant.
2. Montrer que le raisonnement précédent peut être rendu valide en supposant la fonction f dans D1 (R, R), ce
qui est une hypothèse moins restrictive que C 1 (R, R) (C 1 (R, R) ⊂ D1 (R, R)).

4.3 Suite de fonctions et intégration.



. Exercice 4.8. Irrationnalité de π (et donc de π).
xn (qx − p)n
Soient (p, q) ∈ Z2 fixés quelconques. Considérons, pour tout n ∈ N, la fonction polynômiale Pn (x) = .
  n!
p
1. Montrer que pour tout k ∈ N, Pn(k) (0) ∈ Z et Pn(k) ∈ Z.
q
Z π
p
2. Montrer que, si π = , alors, pour tout n ∈ N, Pn (u) sin(u)du ∈ Z.
q 0
Z π
p
3. Montrer que, si π = , lim Pn (u) sin(u)du = 0.
q n→+∞ 0
 
p p
4. Montrer que, si π = , Pn est de signe constant sur 0, .
q q
5. Conclure, à l’aide d’un raisonnement par l’absurde, à l’irrationnalité de π (que l’on définira comme la plus
petite valeur d’annulation strictement positive de la fonction sinus).
. Exercice 4.9. Lemme de Lebesgue. Soit f une fonction continue par morceaux de [a, b] dans R. Le but de
Z b
l’exercice est de prouver que lim f (u) cos(nu)du = 0.
n→+∞ a
1. Montrer que, si f est de classe C 1 sur [a, b], alors le résultat est immédiat...(penser à une IPP...)
2. Montrer que, si f est constante sur [a, b], alors le résultat est vrai.
3. Montrer que, si f est en escalier sur [a, b], alors le résultat est vrai.
4. En déduire le résultat annoncé dans le cadre général en utilisant une “méthode de densité” reposant sur
l’existence de fonctions en escalier sur [a, b] arbitrairement proches de toute fonction continue par morceauxfixée.
Z b
5. Prouver que, pour toute fonction f continue par morceaux de [a, b] dans C, lim f (u) exp(inu)du = 0.
n→+∞ a
Z 1 p 2
. Exercice 4.10. Montrer que lim |u|eu sin(2u3 ) cos(nu)du = 0. On pourra s’inspirer d’un résultat plus
n→+∞ −1
général répondant à la question...

4.4 Étude de suites définies par des intégrales.


. Exercice 4.11.
1
et
Z
Considérons la suite u définie pour n > 0 par un = nt t
dt.
0 e (1 + e )
1. Justifier que la suite u est bien définie. Quel est son signe ?
2. La suite u est-elle monotone ? Que peut-on en déduire ?
Z 1
3. Montrer que ∀n ∈ N∗ , un 6 e−nt dt et en déduire la valeur de la limite de u.
0
4. Calculer, en fonction de n ∈ N∗ uniquement, un + un+1 .
5. Déduire, en utilisant la question précédente, un équivalent de un .

6
Z 1
. Exercice 4.12. Pour tout n ∈ N, In = un e−u du.
0
1. Calculer la limite de (In )n∈N .
1 In+1
2. Montrer que, pour tout n ∈ N, In = + .
(n + 1)e n + 1
3. En déduire un équivalent de In .
Z 1
. Exercice 4.13. Soit f une fonction lipschitzienne de [0, 1] dans R. Montrer que lim f (un )du = f (0).
n→+∞ 0

. Exercice 4.14. Techniques usuelles d’étude asymptotique d’une suite d’intégrales


Z 2 √ 
ndt
1. Calculer la limite de .
0 1 + nt n∈N
Z 2  Z 2 
(n + 2)dt (n + 2)dt
2. Calculer la limite de puis celle .
1 (1 + nt) n∈N 0 (1 + nt) n∈N
Z 2 !
(n + 2)dt 1
3. Calculer la limite de t+1 (on pourra encadrer t+1 ).
0 (1 + nt) ln( n+1 ) ln( n+1 )
n∈N
Z 1 
4. Calculer la limite de tn ln(1 + t2 )dt (on pourra proposer deux méthodes, une majoration brutale et
0 n∈N
une utilisation de Cauchy-Schwarz).
Z n 
−u2
5. Donner un équivalent de √
e du puis un DA avec deux termes.
n n∈N

. Exercice 4.15.
1. Rappeler les inégalités
  de convexité (en l’occurrence de concavité) qui donnent un pincement de la fonction
1
x 7→ sin(x) sur 0, .
2
Z 12 Z 21
n
2. En déduire un encadrement de un = (sin(u ))du puis montrer que lim (sin(un ))du = 0.
0 n→+∞ 0
3. Peut-on déduire de l’encadrement précédent un équivalent de un ? quel type de comportement (le plus précis
possible) peut-on déduire de l’encadrement précédent ?
4. À l’aide de la formule de Taylor, prouver que

x3
∀ε ∈ R∗+ , ∃η ∈ R∗+ : ∀x ∈ R, x ∈ [0, η] ⇒ | sin(x) − x + | 6 εx3 .
6
5. En déduire le développement asymptotique suivant de un
1 1  1 
un = − + o
+∞ (n + 1)2n+1 6(3n + 1)23n+1 n23n
puis
1 1  1 
un =
n+1
− 2 n+1 + o 2 n .
+∞ n2 n 2 n 2
Z 21
6. Reprendre les mêmes idées pour prouver que la suite vn = (sin(nun ))du admet le développement asympto-
0
tique suivant :
1 1  1 
vn = − + o .
+∞ 2n+1 n2n+1 n2 2n
1
un
Z
. Exercice 4.16. Considérons la suite (In )n∈N∗ définie pour tout n ∈ N∗ par In = du.
0 1+u
1. Montrer que (In )n∈N∗ converge et calculer sa limite.
1 1 1
2. Montrer que In = − 2 +o 2 .
+∞ 2n 4n n
. Exercice 4.17. Soit f ∈ C 0 ([0, 1], R). Considérons la suite (In (f ))n∈N∗ définie pour tout n ∈ N∗ par
Z 1
In (f ) = un f (u)du .
0

7
1. Montrer que (In (f ))n∈N∗ converge et calculer sa limite.
2. Montrer que si f ∈ C 2 ([0, 1], R),

f (1) f (1) + f 0 (1)


 
1
In = − +O .
+∞ n n2 n3
 
3 1
3. Bonus. Supposons f ∈ C ([0, 1], R). Donner un DA de In (f ) en O .
n4
. Exercice 4.18. Technique de la borne mobile. Intégrales de Wallis.
Z π2
Considérons la suite (In )n∈N définie pour tout n ∈ N par In = sinn udu.
0
1. Montrer que (In )n∈N est bornée.
2. Interpréter graphiquement en termes d’aires la suite (In )n∈N .
π
2 −εn
Z
3. En observant que, pour tout n ∈ N, pour toute suite (εn )n∈N qui converge vers 0, In = sinn udu +
Z π2 0

sinn udu, et en étudiant séparément les deux termes du découpage, montrer qu’en choisissant convena-
π
2 −εn
blement εn , on peut prouver que (In )n∈N converge vers 0.
4. Montrer que la suite (In )n∈N est décroissante
n+1
5. Trouver, à l’aide d’une intégration par parties, la relation de récurrence entre In et In+2 : In+2 = In .
n+2
En déduire l’expression exacte de In en fonction de n :
(p−1) p
Y Y
(2k + 1) 2k
π k=0 π (2p)! π k=1 22p (p!)2
I0 = , ∀p ∈ N∗ , I2p = p = 2p I2p+1 = p = .
2 Y 2 2 (p!)2 2 Y (2p + 1)!
2k (2k + 1)
k=1 k=0

 2
p
Y
 2k  r
1 k=1
 π
6. En déduire que lim  = π, puis que In ∼ .

 p−1
p→+∞ p  Y  n→+∞ 2n
 (2k + 1) 
k=0

n−1
1 X k
. Exercice 4.19. DA de la somme de Riemann f
n n
k=0
Soit f ∈ C 3 ([0, 1], R).
1. Montrer que
n−1 Z 1 Z 1 Z 1
1 X k 1 1 1
f = f (u)du − f 0 (u)du + 2
f 00 (u)du + O 3
n n +∞ 0 2n 0 12n 0 n
k=0

On caculera les termes du DA en plusieurs étapes successives.


2. En déduire que
2n
X 1 3 1 1
= ln 2 + + + O .
k +∞ 4n 16n2 n3
k=n

. Exercice 4.20. Délicat. Soit f ∈ C 0 ([0, 1], R) n’admettant qu’un nombre fini de zéros et telle que f (0) = f (1) = 0.
Montrer que Z 1
lim enu f (u)du = +∞.
n→+∞ 0

4.5 Fonctions définies par une intégrale


. Exercice 4.21. Z 3x
cos u
Considérons la fonction définie par l’expression f (x) = du.
x u
1. Quel est le domaine de définition Df de f ?

8
2. Étudier la parité de f .
3. Étudier la régularité de f .
4. Étudier la limite de f en 0.
5. Peut-on prolonger f par continuité en 0 en une fonction de classe C 1 sur R ?
6. Montrer que f admet un développement limité à l’ordre 5 au voisinage de 0.
7. Calculer la limite de f en +∞.
En fait, f est de classe C ∞ ce qui se prouve en développant en série entière f 0 .
. Exercice 4.22. Z 2x
chu
Considérons la fonction définie par l’expression f (x) = du.
x u2
1. Quel est le domaine de définition Df de f ?
2. Étudier la parité de f .
3. Étudier la régularité de f ainsi que ses variations (cela inclut la recherche des limites aux bornes du domaine).
4. Calculer un équivalent de f (x) au voisinage de 0+ .
5. Donner un développement asymptotique de f en O(x3 ) au voisinage de 0+ .
Z 2x u  −x 
e e
6. Montrer que f (x) − 2
du = O . En déduire un équivalent de f (x) au voisinage de +∞.
x 2u x→+∞ 2x

4.6 Introduction au calcul d’intégrales impropres.


. Exercice 4.23.
Z 1 Z a
1. Donner des conditions nécessaires et suffisantes sur α ∈ R∗ pour que les fonctions ε 7→ uα du et a 7→ uα du
ε 1
aient des limites respectivement lorsque ε tend vers 0 et lorsque a tend vers +∞.
n
X 1 
2. En déduire, par encadrement, des conditions nécessaires et suffisantes sur α ∈ R∗ pour que les suites
k α n∈N
k=1
convergent et donner un majorant explicite de leur limite.
Z a
1
3. Donner une condition nécessaire et suffisante sur α ∈ R∗+ pour que la fonction a 7→ du ait une limite
2 u lnα u
lorsque a tend vers +∞.
n
X 1 
4. En déduire, par encadrement des conditions nécessaires et suffisantes sur α ∈ R∗ pour que les suites
k lnα k n∈N
k=1
convergent et donner un majorant explicite de leur limite.
. Exercice 4.24.
 t n
1. Montrer que, pour tout t > −n, et > 1 + .
n

Z n Z n √ Z √n 
u2 n −u2 u2 −n
2. En déduire que 1− du 6 e du 6 1+ du
0 n 0 0 n
Z a
2
3. En conclure que la limite lorsque a tend vers +∞ de a 7→ e−u du existe (attention a est une variable réelle
√ 0
π
et dans la question précédente, n ∈ N) puis qu’elle vaut (on fera usage de l’équivalent connu des intégrales
2
de Wallis auxquelles on pourra se ramener).
  Z 1−ε
1 u
. Exercice 4.25. Montrer que, pour ε ∈ 0, , ε 7→ √ du admet une limite lorsque ε tend vers
2 ε (1 + u ) 1 − u4
2
1
0 et qu’elle vaut . On pourra effectuer les changements de variables v = u2 et v = sin(θ) ou v = cos θ...
2
i πh Z π−ε
. Exercice 4.26. Considérons, pour tout ε ∈ 0, , I(ε) = ln(sin(u))du
2 ε
Z π2
1. Montrer que I(ε) = 2 ln(sin(u))du
ε
2. Montrer que I(ε) est une fonction croissante et minorée.
3. En déduire l’existence de I = lim I(ε)
ε→0

9
Z π
4. Montrer que I, que l’on note aussi ln(sin(u))du, vaut −π ln 2 (on pourra se ramener, par changement de
0 Z π2 −ε
h πi
variable à intégrér sur 0, et faire apparaître ln cos(u)du.
2 0

. Exercice 4.27. L’indispensable : complétez, démontrez ou infirmez les assertions suivantes.


1. Deux fonctions continues par morceaux sur [a, b] ont même intégrale si et seulement si elles sont égales.
2. Une fonction définie sur [a, b] est continue par morceaux sur ce segment si [a, b] est une union de points et
d’intervalles sur chacun desquels la fonction est continue.
3. Une fonction n’ayant qu’un nombre fini de points de discontinuité sur un segment est continue par morceaux
sur ce segment.
4. Toute fonction en escalier est continue par morceaux.
5. Deux fonctions en escalier sur [a, b] ont même intégrale si et seulement si elles coïncident sauf éventuellement
sur un ensemble fini.
6. L’intégrale sur un segment d’une fonction continue par morceaux positive ou nulle non identiquement nulle est
strictement positive.
Z b
7. Si f1 et f2 sont deux fonctions continues par morceaux sur [a, b] telles que f1 6 f2 , alors f1 (u)du =
Z b a

f2 (u)du ⇒ f1 = f2 .
a
8. Combien de fois la continuité uniforme donnée par le théorème de Heine joue un rôle crucial dans la théorie de
l’intégrale de Riemann sur un segment présentée dans le cours ?
n  3k 2 
1X
9. Que dire de la suite un = k exp .
n n2
k=1
n−1
X k k n−1
X k  n − k
10. Soient (f, g) ∈ C 0 ([0, 1], R)2 . Que dire des suites vn = f g et wn f g ?
n n n n
k=0 k=0
11. Toute primitive d’une fonction croissante est croissante.
12. Toute fonction qui possède des primitives sur un segment est continue (resp. continue par morceaux sur ce
3 1
segment).(on pourra considérer sur [0, 1] la fonction x 7→ x 2 sin( ) ).La continuité d’une fonction sur un
x
intervallle est une condition suffisante d’existence de primitive.
13. Deux primitives d’une même fonction définie sur R∗ diffèrent d’une constante.
14. Toute fonction continue par morceaux sur un segment possède des primitives sur ce segment.
Z y

15. Soit f une fonction continue sur R et minorée par π. Pour tout x ∈ R, il existe y ∈]x, +∞[ tel que f (u)du =
x

q
17. Que devient cet énoncé si f ∈ C 0 (R, R) est remplacé par f continue par morceaux sur R ?
16. Toute fonction convexe sur R admet des primitives sur R.
Z x
17. Si f ∈ C 0 ([−1, 2], R), F : x 7→ f (u)du est bien définie sur [−1, 2] et elle est lipschitzienne sur [−1, 2].
0
18. L’énoncé précédent est-il encore vrai si f est une fonction continue par morceaux sur [−1, 2] ?

10
. Exercice 4.28. Calculer, à l’aide d’un changement de variable
π π 1 1
e
lnn u sin3 u 1 √ 3
Z Z Z Z Z Z Z
4 2 2 1 4 1 2
du, tan4 udu, √ du, u 3u + 1du, √ du, √ du, u3 eu du,
1 u 0 0 2 + cos u 0 0 1 − u2 0 1 − 4u2 0

3 π
ln 2 1 2 1 2 √
e2u u2
Z Z Z Z Z Z Z
2 4 du Arctanu u
3 du
√ du, du, √ , √ du, du, e du, .
0 eu + 1 −1 u2 − 4 0 3 − 4u2 1 u 0 2u2 + 9 1 π
6
sin2 u cos2 u

11
Correction des exercices
. Corrigé de l’exercice 1.1
Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
ε
Appliquons la définition de la continuité uniforme de f sur ]a, b] pour ε ← :
2
ε
∃η1 ∈ R∗+ : ∀(x, y) ∈]a, c] , |x − y| 6 η ⇒ |f (x) − f (y)| 6 (1)
2
ε
Appliquons la définition de la continuité uniforme de f sur [b, c] pour ε ← :
2
ε
∃η1 ∈ R∗+ : ∀(x, y) ∈ [b, c] , |x − y| 6 η ⇒ |f (x) − f (y)| 6 (2)
2
Posons η = min(η1 , η2 ).
Soient (x, y) ∈]a, c[2 fixés quelconques.
Sans perte de généralité et quitte à échanger les rôles de x et y, on peut supposer x 6 y.
? Si y 6 b, alors (x, y) ∈]a, b]2 donc la propriété (1) donne
ε
|x − y| 6 η 6 η1 ⇒ |f (x) − f (y)| 6 6 ε
2
? Si x < b < y, alors
|f (x) − f (y)| = |f (x) − f (b) + f (b) − f (y)|
6 |f (x) − f (b)| + |f (b) − f (y)|
| {z } | {z }
ε ε
6 6
2 2
car |x − b| 6 |x − y| 6 η 6 η1 car |y − b| 6 |x − y| 6 η 6 η2
ce qui permet d’appliquer (1) ce qui permet d’appliquer (2)
6 ε
(3)
2
(x, y) ∈]a, b] , alors la propriété (1) donne
ε
|f (x) − f (y)| 6 6ε
2
? Si b 6 x, alors (x, y) ∈ [b, c[2 donc la propriété (2) donne
ε
|x − y| 6 η 6 η2 ⇒ |f (x) − f (y)| 6 6ε
2

Ainsi, f est uniformément continue sur ]a, c[.

. Corrigé de l’exercice 1.2


1. ? Cu0 (I, R) ⊆ C 0 (I, R) car toute fonction uniformément continue sur I est continue sur I et (C 0 (I, R), +×) est
un R-espace vectoriel.
? Cu0 (I, R) 6= ∅ car les fonctions constantes sur I sont uniformément continues sur I.
? Soient (f, g) ∈ Cu0 (I, R)2 , λ ∈ R fixés quelconques.
Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
ε
Appliquons la définition de la continuité uniforme de f et g pour ce :
1 + |λ|
ε
f ∈ Cu0 (I, R) ⇒ ∃ηf ∈ R∗+ : ∀(x, y) ∈ I 2 , |x − y| 6 ηf ⇒ |f (x) − f (y)| 6
1 + |λ|
et
ε
g ∈ Cu0 (I, R) ⇒ ∃ηg ∈ R∗+ : ∀(x, y) ∈ I 2 , |x − y| 6 ηg ⇒ |g(x) − g(y)| 6
1 + |λ|
Posons η = min(ηf , ηg ).
Soient (x, y) ∈ I 2 fixés quelconques tels que |x − y| 6 η. Alors
|(f + λ.g)(x) − (f + λ.g)(y)| = |f (x) − f (y) + λ(g(x) − g(y))|

|x − y| 6 ηf
6 |f (x) − f (y)| + |λ| × |g(x) − g(y)| or |x − y| 6 η ⇒
|x − y| 6 ηg
ε ε
6 + |λ| ×
1 + |λ| 1 + |λ|
6 ε

1
Par conséquent f + λ.g ∈ Cu0 (I, R)

Ainsi Cu0 (I, R) est un sous-espace vectoriel de C 0 (I, R).

1 √
2. Nous savons (voir exercice 1.7 pour α = ) que la fonction · ∈ Cu0 (R+ , R).
2
√ √ √ √ R+ → R
Toutefois, ·× ·× ·× ·= / Cu0 (R+ , R) (voir exercice 1.7 pour α = 2).

x 7→ x2

Ainsi, Cu0 ([0, +∞[, R) n’est pas un sous-anneau de (C 0 ([0, +∞[, R), +, ×).

3. (a) Soit f ∈ Cu (I, R) fixée quelconque.


Soit a ∈ I fixé quelconque.
Appliquons la définition de l’uniforme continuité pour ε ← 1 :

∃η ∈ R∗+ : ∀(x, y) ∈ I 2 , |x − y| 6 η ⇒ |f (x) − f (y)| 6 1

Montrons que
∀k ∈ Z , a + kη ∈ I ⇒ |f (a + kη)| 6 |f (a)| + |k|
En effet, soit k ∈ Z fixé quelconque tel que a + kη ∈ I.
Traitons le cas k > 0 (adapter la preuve si k < 0).

|f (a + kη) − f (a)| = |f (a + kη) − f (a + (k − 1)η) + f (a + (k − 1)η) − f (a + (k − 2)η) + . . . + f (a + η) − f (a)|


k
X
= (f (a + iη) − f (a + (i − 1)η))
i=1
k
X
6 |f (a + iη) − f (a + (i − 1)η)|
| {z }
i=1
61
car |(a + iη) − (a + (i − 1)η)| 6 η
6 k

Par conséquent,
|f (a + kη)| − |f (a)| 6 |f (a + kη) − f (a)| 6 k
d’o‘u |f (a + kη)| 6 k + |f (a)|.

Observons que
|I|
∀k ∈ Z , a + kη ∈ I ⇒ |k|η = |a − (a + kη)| 6 |I| ⇒ |k| 6
η
si bien que
|I|
∀k ∈ Z , a + kη ∈ I ⇒ |f (a + kη)| 6 |f (a)| +
η
Soit x ∈ I fixé quelconque. L’ensemble (a + kη)k∈Z réalise une subdivision uniforme de pas η de R donc il
existe k ∈ Z tel que
a + kη ∈ I et |x − (a + kη)| 6 η
si bien que, par uniforme continuité,

|f (x) − f (a + kη)| 6 1
| {z }
> |f (x)| − |f (a + kη)|

si bien que
|I|
|f (x)| 6 1 + |f (a + kη)| 6 1 + |f (a)| +
η

Ainsi, f est bornée sur I.

(b) ? Cu0 (I, R) ⊆ C 0 (I, R) car toute fonction uniformément continue sur I est continue sur I et (C 0 (I, R), +×)
est un anneau.
? Cu0 (I, R) 6= ∅ car les fonctions constantes sur I sont uniformément continues sur I.
? Soient (f, g) ∈ Cu0 (I, R)2 fixées quelconques.
Alors f − g ∈ Cu0 (I, R) car Cu0 (I, R) est un R-espace vectoriel.

2
? La fonction constante de valeur 1, qui est le neutre multiplicatif de l’anneau (C 0 (I, R), +, ×) est unifor-
mément continue sur I donc appartient à Cu0 (I, R).
? Soient (f, g) ∈ Cu0 (I, R)2 fixées quelconques.
Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
D’après la question précédente, puisque I est borné, f et g sont bornées sur I, posons

kf k∞,I = sup{|f (x)| | x ∈ I} et kgk∞,I = sup{|g(x)| | x ∈ I}


ε
Appliquons la définition de la continuité uniforme de f et g pour ce :
1 + kf k∞,I + kgk∞,I
ε
f ∈ Cu0 (I, R) ⇒ ∃ηf ∈ R∗+ : ∀(x, y) ∈ I 2 , |x − y| 6 ηf ⇒ |f (x) − f (y)| 6
1 + kf k∞,I + kgk∞,I

et
ε
g ∈ Cu0 (I, R) ⇒ ∃ηg ∈ R∗+ : ∀(x, y) ∈ I 2 , |x − y| 6 ηg ⇒ |g(x) − g(y)| 6
1 + kf k∞,I + kgk∞,I

Posons η = min(ηf , ηg ).
Soient (x, y) ∈ I 2 fixés quelconques tels que |x − y| 6 η. Alors

|(f × g)(x) − (f × g)(y)| = |f (x)g(x)−f (x)g(y)+f (x)g(y) − f (y)g(y)|


= |f (x)(g(x) − g(y)) + g(y)(f (x) − f (y))|
6 |f (x)| × |g(x) − g(y)| + |g(y)| × |f (x) − f (y)|
| {z } | {z } | {z } | {z }
6 kf k∞,I 6 ε 6 kgk∞,I 6 ε
1 + kf k∞,I + kgk∞,I 1 + kf k∞,I + kgk∞,I
car |x − y| 6 η 6 ηg car |x − y| 6 η 6 ηf
ε(kf k∞,I + kgk∞,I )
6
1 + kf k∞,I + kgk∞,I )
6 ε

Par conséquent f × g ∈ Cu0 (I, R).

Ainsi Cu0 (I, R) est un sous-anneau de (C 0 (I, R), +×).

. Corrigé de l’exercice 1.3


Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
f est continue sur le segment [0, 1] donc (théorème de Heine) f est uniformément continue sur [0, 1] donc il existe
η ∈ R∗+ tel que∀(x, y) 2
 ∈ [0, 1] , |x− y| 6 η ⇒ |f (x) − f (y)| 6 ε.
1 2|f (1)|
Soit N = max 1 + , .
η ε

Soit n ∈ N fixé quelconque tel que n > N .
? Supposons n ≡ 1[2] : ∃p ∈ N : n = 2p + 1.
Regroupons deux à deux les 2p + 2 termes de la somme :
2p+1  
1 X
k k
|vn | = (−1) f
2p + 1 n
k=0
p     
1 X 2j 2j + 1
= f −f
2p + 1 j=0 n n
p    
1 X 2j2j + 1
6 f −f
2p + 1 j=0 n n
| {z }

1 2j 2j + 1
car n > N ⇒ 6 η ⇒ − 6η
n n n
p+1
6 ε
2p + 1
6 ε

? Supposons n ≡ 0[2] : ∃p ∈ N∗ : n = 2p.

3
Regroupons deux à deux les 2p premiers termes de la somme et laissons seul le dernier :
2p  
1 X k k
|vn | = (−1) f
n n
k=0
p−1     
1 X 2j 2j + 1
= f (1) + f −f
n j=0
n n
p−1    
|f (1)| 1 X 2j 2j + 1
6 + f −f
n }
| {z 2p j=0 n n
ε
| {z }
6 6ε
2 1 2j 2j + 1
2|f (1)| |f (1)| ε car n > N ⇒ 6 η ⇒ − 6η
car n > N ⇒ n > ⇒ 6 n n n
ε n 2
ε p
6 + ε
2 2p
6 ε

Par conséquent, |vn | 6 ε.

Ainsi, (vn )n∈N∗ converge vers 0.

. Corrigé de l’exercice 1.4


Soit f ∈ Cu0 (R+ , R).
Appliquons la définition de la continuité uniforme pour ε ← 1 :

∃η ∈ R∗+ : ∀(x, y) ∈ R2+ , |x − y| 6 η ⇒ |f (x) − f (y)| 6 1

Fixons un tel η.
La propriété établie pour cette valeur η se reformule en

∀y ∈ R+ , ∀x ∈ [y − η, y + η] ∩ R+ , f (x) ∈ [f (y) − 1, f (y) + 1] (4)

Posons, pour tout n ∈ N, xn = n × η.


D’après la propriété (4) ci-dessus appliquée pour y = x0 = 0,

∀x ∈ [0, x1 ] , f (x) ∈ [f (0) − 1, f (0) + 1]

D’après la propriété (4) ci-dessus appliquée pour y = x1 = η,

∀x ∈ [x1 , x2 ] , f (x) ∈ [f (x1 ) − 1, f (x1 ) + 1] ⊂ [f (0) − 2, f (0) + 2)]

On montre par récurrence que


∀n ∈ N , f (xn ) ∈ [f (0) − n, f (0) + n]
R+ → R R+ → R
Posons g x et h x
x 7 → f (0) + 1 + x 7→ f (0) − 1 −
η η
***
Dessiner pour voir et comprendre.
***
Montrons que les fonctions affines g et h définies sur R+ majorent et minorent respectivement f sur R+ .
Soit x ∈ R+ fixé quelconque.
Effectuons la division pseudo-euclidienne de x par η > 0 :

∃(n, r) ∈ N × [0, η[ : x = nη + r = xn + r

D’après la propriété (4) ci-dessus appliquée pour y = xn = nη,

∀x ∈ [xn , xn+1 ] , f (x) ∈ [f (xn ) − 1, f (xn ) + 1]

Or nous savons que f (xn ) ∈ [f (0) − n, f (0) + n)] donc

f (x) ∈ [f (0) − n − 1, f (0) + n + 1]

4
Or
x nη + r r
g(x) = f (0) + 1 + = f (0) + 1 + = f (0) + 1 + n + > f (0) + n + 1
η η η
|{z}
>0
et
x nη + r r
h(x) = f (0) − 1 − = f (0) − 1 − = f (0) − 1 − n + − 6 f (0) − n − 1
η η η
|{z}
60
si bien que h(x) 6 f (x) 6 g(x)

. Corrigé de l’exercice 1.5


Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
ε
f est uniformément continue sur R+ donc il existe η ∈ R∗+ tel que ∀(x, y) ∈ R2+ , |x − y| 6 η ⇒ |f (x) − f (y)| 6 .
2
Fixons un tel η.
ε
Appliquons la définition de lim f (nη) = 0 pour la valeur :
n→+∞ 2
ε
∃N ∈ N : ∀n ∈ N, n > N ⇒ |f (nη)| 6 .
2
 
N
Posons A = + 1.
η
Soit x ∈ R+ fixé quelconque
  tel que x > A.
x
Alors en posant nx = + 1, on obtient x 6 nx η 6 x + η si bien que |x − nx η| 6 η d’où, par continuité uniforme
η
ε ε
de f , |f (x) − f (nx η)| 6 donc |f (x)| 6 |f (nx η)| + .
2 2
ε
Par ailleurs, nx > N donc |f (nx η)| 6 donc
2
ε ε ε
|f (x)| 6 |f (nx η)| + 6 + = ε.
2 2 2

Par conséquent, lim f (x) = 0.


x→+∞

. Corrigé de l’exercice 1.6


Soit f ∈ C 0 (R, R) périodique et T > 0 une période de f .
f|[0,2T ] est continue sur le segment [0, 2T ] donc (théorème de Heine) elle est uniformément continue sur ce segment.
Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
Puisque f|[0,2T ] est uniformément continue,

∃η 0 ∈ R∗+ : ∀(x0 , y 0 ) ∈ [0, 2T ]2 , |x0 − y 0 | 6 η 0 ⇒ |f (x0 ) − f (y 0 )| 6 ε (5)

Fixons un tel η 0 .
Posons η = min(T, η 0 ).
Soient (x, y) ∈ R fixés quelconques tels que |x − y| 6 η.  0
 x = x − kT
? s’il existe k ∈ Z : (x, y) ∈ [kT, (k + 1)T ]2 , en posant et , on peut écrire
 0
y = y − kT

|f (x) − f (y)| = |f (x0 ) − f (y 0 )| 6 ε


| {z } |{z}
kT est une période de f en appliquant (5) car
|x0 − y 0 | = |x − y| 6 η 6 η 0
et (x0 , y 0 ) ∈ [0, T ]2 ⊂ [0, 2T ]2
x1
? sinon, posons x1 = min(x, y) et y1 = max(x, y) et posons k1 = b c de sorte que x1 ∈ [k1 T, k1 T + T [.
T 
 y1 > x1
Puisque x1 ∈ [k1 T, (k1 +1)T ], y1 ∈
/ [k1 T, (k1 +1)T ] (sinon nous serions dans le cas précédent), or et
|y1 − x1 | 6 η6T

donc y1 ∈ [k1 T, (k1 + 1)T + T ] = [k1 T, (k1 + 2)T ].

5
 0
 x = x1 − k1 T
En posant et , on peut écrire
 0
y = y1 − k1 T

|f (x) − f (y)| =
|{z} |f (x1 ) − f (y1 )| = |f (x0 ) − f (y 0 )| 6 ε
| {z } |{z}
par définition k1 T est une période de f en appliquant (5) car
de x1 et y1 |x0 − y 0 | = |x1 − y1 | 6 η 6 η 0
et (x0 , y 0 ) ∈ [0, 2T ]2

Ainsi, f est uniformément continue sur R.

. Corrigé de l’exercice 1.7

. Corrigé de l’exercice 1.8


Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
ε
Appliquons la définition de l’existence d’une limite l ∈ R en +∞ pour ε ← :
2
ε
∃A ∈ R+ : ∀x ∈ R+ , x > A ⇒ |f (x) − l| 6 .
2
Posons η = 1.
Soient (x, y) ∈ [A, +∞[2 fixés quelconques tels que |x − y| 6 1.
Alors
|f (x) − f (y)| = |f (x) − l + l − f (y)| 6 |f (x) − l| + |l − f (y)| 6 ε .
| {z } | {z }
ε ε
6 6
2 2
car x > A car y > A
Par conséquent, f|[A,+∞[ est uniformément continue sur [A, +∞[.
Par ailleurs f|[0,A] ∈ C 0 ([0, A], R) donc (théorème de Heine) f|[0,A] est uniformément continue sur [0, A].
Ainsi, le résultat de l’exercice 1.1 permet de conclure que f est uniformément continue sur R+ .

. Corrigé de l’exercice 2.1


1. Par l’absurde, supposons que f est continue par morceaux sur [0, 1]. Alors il existe (xi )06i6N ∈ S([0, 1]) une
subdivision de [0, 1] telle que
∀i ∈ [[0, N − 1]] , f|]xi ,xi+1 [ est constante.
En particulier, x0 = 0 < x1 et f|]0,x1 [ est constante.
 
1 1
Posons P = + 1 de sorte que 0 < < x1 .
x1 P
Par définition
  de f ,
1
? f = bP c = P
P 
1
? f = bP + 1c = P + 1
P
+1   
1 1 1 1
donc f 6= f , or 0 < 6 < x1 ce qui contredit le fait que f|]0,x1 [ est constante.
P +1 P P +1 P
2. Soit a > 0.  
1
Posons A = + 1.
a
 
1 1
A > 2 car a ∈]0, 1] ⇒ > 1 ⇒ >1
a a
1 1 1
On a donc A − 1 6 < A d’où <a6 .
a A A−1
1 1 1 1
? Si a = , considérons la subdivision (x0 = = a, x1 = , . . . , xA−2 = = 1).
A−1 A−1 A−2 A − 1 − (A − 2)
1 1 1 1
? Si a < , considérons la subdivision (x0 = a, x1 = , x2 = , . . . , xA−1 = = 1).
A−1 A−1 A−2 A − (A − 1)
Dans chacun des deux cas ci-dessus, on montre que f est constante en restrictions aux intervalles ouverts
d’extrémités deux points consécutifs de la subdivision considérée donc f|[a,1] ∈ E([0, 1], R).
Z 1
Pour le calcul de f (u)du, il est vivement conseillé de représenter le graphe de f :
a

6
*******
dessin
*******
1
? Si a = ,
A−1
Z 1 A−2  
X 1 1
f (u)du = k × −
a
|{z} k k+1
k=1
hauteur du palier | {z }
largeur du palier
A−2
X 1
=
k+1
k=1

1
? Si a < ,
A−1
Z 1 A−2    
X 1 1 1
f (u)du = k × − +(A − 1) × a −
a
|{z} k k+1 A−1
k=1
hauteur du palier | {z }
largeur du palier
A−2
X 1
= + a(A − 1) − 1
k+1
k=1

. Corrigé de l’exercice 2.2


1. Considérons les fonctions suivantes
[0, 2] →  R [0, 2] →  R [0, 2] →  R
δ0 1 si t = 0, , δ1 1 si t = 1, , δ2 1 si t = 2,
t 7→ t 7→ t 7→
0 si t ∈]0, 2], 0 si t ∈ [0, 1[∪]1, 2], 0 si t ∈ [0, 2[,

[0, 2] →  R [0, 2] →  R
p0 1 si t ∈]0, 1[, et p1 1 si t ∈]1, 2[,
t 7 → t 7→
0 si t ∈ {0} ∪ [1, 2], 0 si t ∈ [0, 1] ∪ {2}.

Montrons que (δ0 , δ1 , δ2 , p0 , p1 ) est une base de Eσ0 ([0, 2], R).
? (δ0 , δ1 , δ2 , p0 , p1 ) sont des fonctions de Eσ0 ([0, 2], R).
? Soient (a, b, c, d, e) ∈ R5 fixés quelconques tels que

a.δ0 + b.δ1 + c.δ2 + d.p0 + e.p1 = 0Eσ0 ([0,2],R)

de sorte que
∀t ∈ [0, 2] , a × δ0 (t) + b. × δ1 (t) + c × δ2 (t) + d × p0 (t) + e × p1 (t) = 0R (6)
Évaluons l’équation (6)
— en t = 0, on obtient a = 0,
— en t = 1, on obtient b = 0,
— en t = 2, on obtient c = 0,
1
— en t = , on obtient d = 0,
2
3
— en t = , on obtient e = 0.
2
Par conséquent, (δ0 , δ1 , δ2 , p0 , p1 ) est une famille libre.
? Soit f ∈ Eσ0 ([0, 2], R) fixée quelconque.    
1 3
Posons g = f (0).δ0 + f (1).δ1 + f (2).δ2 + f .p0 + f .p1 .
2 2
Soit t ∈ [0, 2] fixé quelconque.
— si t = 0, g(0) = . . . = f (0), 
1
— si t ∈]0, 1[, g(t) = . . . = f = f (t) (car σ est une subdivision adaptée à f donc f|]0,1[ est constante),
2
— si t = 1, g(1) = . . . = f (1),  
3
— en t ∈]1, 2[, on obtient g(t) = . . . = f = f (t) (car σ est une subdivision adaptée à f donc f|]1,2[ est
2
constante),
— si t = 2, g(2) = . . . = f (2).

7
On en déduit que f = g.
Par conséquent, (δ0 , δ1 , δ2 , p0 , p1 ) est une famille génératrice de Eσ0 ([0, 2], R).

Ainsi, (δ0 , δ1 , δ2 , p0 , p1 ) est une base de Eσ0 ([0, 2], R).

2. Compte tenu de l’expression d’une fonction f ∈ Eσ0 ([0, 2], R) quelconque dans la base (δ0 , δ1 , δ2 , p0 , p1 ),
   
1 3
f = f (0).δ0 + f (1).δ1 + f (2).δ2 + f .p0 + f .p1
2 2
la base duale est
Eσ0 ([0, 2], R) → R Eσ0 ([0, 2], R) → R Eσ0 ([0, 2], R) → R
δ0∗ , δ1∗ , δ2∗
f 7→ f (0) f 7→ f (1) f 7→ f (2)

Eσ0 ([0, 2], R) → R  Eσ0 ([0, 2], R) → R 


p∗0 1 et p∗1 3
f 7→ f f 7 → f
2 2
Exprimons I dans la base duale :

I = I(δ0 ) .δ0∗ + I(δ1 ) .δ1∗ + I(δ2 ) .δ2 + I(p0 ) .p∗0 + I(p1 ) .p∗1
| {z } | {z } | {z } | {z } | {z }
=0 =0 =0 =1 =0

= p0

Exprimons J dans la base duale :

J = J (δ0 ) .δ ∗ + J (δ1 ) .δ ∗ + J (δ2 ) .δ2 + J (p0 ) .p∗0 + J (p1 ) .p∗1


| {z } 0 | {z } 1 | {z } | {z } | {z }
=0 =0 =0 =0 =1
= p∗1

Exprimons K dans la base duale :

K = K(δ0 ) .δ0∗ + K(δ1 ) .δ1∗ + K(δ2 ) .δ2 + K(p0 ) .p∗0 + K(p1 ) .p∗1
| {z } | {z } | {z } | {z } | {z }
=0 =0 =0 =1 =1
= p∗0 + p∗1

Ainsi, I = p∗0 , J = p∗1 et K = p∗0 + p∗1 .

. Corrigé de l’exercice 2.3

. Corrigé de l’exercice 2.4

. Corrigé de l’exercice 2.5


• Soit f ∈ CM([a, b], R) fixée quelconque ?
Il existe N ∈ N∗ et (xi )06i6N ∈ S([a, b]) une subdivision de [a, b] telle que

 est continue sur ]xi , xi+1 [
∀i ∈ [[0, N − 1]] , f]xi ,xi+1 [ et

admet des limites finies en x+i et xi+1 .

Pour tout i ∈ [[0, N − 1]], notons fi la fonction f]xi ,xi+1 [ . D’après ce qui précède (définition d’une fonction
continue par morceaux), fi se prolonge par continuité en fei ∈ C 0 ([xi , xi+1 ], R) :
[xi , xi+1 ] → R
lim f (x) si t = xi ,

 x→x+

 i
fei
t 7→ f (t) si t ∈]xi , xi+1 [


 lim+
f (x) si t = xi+1 ,
x→xi+1

Pour tout i ∈ [[0, N − 1]], fei est continue sur le segment [xi , xi+1 ] donc elle est bornée et atteint ses bornes sur
ce segment :
mi = min fei ([xi , xi+1 ]) et Mi = max fei ([xi , xi+1 ])
Posons M = min{m0 , m1 , . . . , mN −1 , f (x0 ), . . . , f (xN )} et M = max{M0 , M1 , . . . , MN −1 , f (x0 ), . . . , f (xN )}.
Soit t ∈ [a, b] fixé quelconque.

8
? Si t ∈ {x0 , . . . , xN }, alors ∃i0 ∈ [[0, N] : f (t) = f (xi0 ) donc m 6 f (t) 6 M .
? Sinon, ∃i0 ∈ [[0, N − 1]] : t ∈]xi0 , xi0 +1 [ donc mi0 6 f (t) = ff i0 (t) 6 Mi0 d’où m 6 f (t) 6 M .
Par conséquent, f (t) ∈ [m, M ].

Ainsi, une fonction continue par morceaux sur [a, b] est bornée sur [a, b].

• Attention, il est faux de dire qu’une fonction continue par morceaux sur [a, b] est bornée et atteint ses bornes.
En effet la fonction
[−1, 1] →  R
 0 si t = −1,
f
t 7→ t si t ∈] − 1, 1[
0 si t = 1,

vérifie inf f ([−1, 1]) = −1, sup f ([−1, 1]) = 1 et pourtant −1 ∈


/ f ([−1, 1]) et 1 ∈
/ f ([−1, 1]) donc les bornes de
f ne sont pas des valeurs atteintes.
. Corrigé de l’exercice 2.6
. Corrigé de l’exercice 3.1
. Corrigé de l’exercice 3.2
1. Soit σ = (xi )06i6N une subdivision de [a, b] adaptée à f .
Posons S = {xi |i ∈ [[0, N]}.
Notons, pour tout i ∈ [[0, N − 1]], fei ∈ C 0 ([xi , xi+1 ], R) le prolongement par continuité de f|]xi ,xi+1 [ à [xi , xi ].
On a donc, pour tout i ∈ [[0, N − 1]], puisque fei et f|[xi ,xi+1 ] ne diffère que sur une partie finie de [xi , xi+1 ] (en
l’occurrence les extrémités),
Z xi+1 Z xi+1
∀i ∈ [[0, N − 1]] , f (u)du = fei (u)du
xi xi

d’où en sommant sur i ces N égalités et en utilisant la relation de Chasles,


Z b N
X −1 Z xi+1
f (u)du = fei (u)du
a i=0 xi

donc, puisque f est d’intégrale nulle sur [a, b],


N
X −1 Z xi+1
fei (u)du = 0 (7)
i=0 xi

De plus, pour tout i ∈ [[0, N − 1]], fei


? est positive ou nulle sur ]xi , xi+1 [ car elle coïncide avec f qui est positive ou nulle par hypothèse,
? est positive ou nulle en xi et en xi+1 car

∀x ∈]xi , xi + 1[ , fei (x) > 0



si bien qu’en passant à la limite pour x → x+ i (resp. x → xi+1 ), on obtient, par continuité de fi en xi et en
e
xi+1 ,
f (xi ) = x→x
lim f (x) > 0 et f (xi+1 ) = x→x lim f (x) > 0
i i+1
x>xi x<xi+1

donc Z xi+1
fei (u)du = 0
xi
La positivité de ces N intégrales et la relation (7) impliquent la nullité de chacune d’elles :
Z xi+1
∀i ∈ [[0, N − 1]] , fei (u)du = 0
xi

or fei ∈ C 0 ([xi , xi+1 ], R) et fei > 0 sur [xi , xi+1 ] donc

∀i ∈ [[0, N − 1]] , ∀x ∈ [xi , xi+1 ] , fei (x) = 0


donc
∀i ∈ [[0, N − 1]] , ∀x ∈ ]xi , xi+1 [ , f (x) = 0
−1
N[
or ]xi , xi+1 [= [a, b] \ S donc
i=0
∀x ∈ [a, b] \ S , f (x) = 0

9
2.
3.

. Corrigé de l’exercice 3.3


• Méthode 1.
1
Raisonnons par l’absurde en supposant que, ∀x ∈ [0, 1], f (x) 6= .
2
[0, 1] 7→ R
Posons g 1
x → f (x) −
2
g est continue sur le segment [0, 1] et ne s’annule pas donc (théorème des valeurs intermédiaires) elle est de
signe constant au sens strict sur [0, 1].
Supposons que g est strictement positive sur [0, 1].
g est continue sur le segment [0, 1] donc elle est bornée et elle atteint ses bornes sur [0, 1] :

∃x1 ∈ [0, 1] : g(x1 ) = inf {g(x)|x ∈ [0, 1]}

Par conséquent,
1
∀x ∈ [0, 1] , f (x) − > g(x1 )
2
donc en intégrant l’inégalité
1
∀x ∈ [0, 1] , f (x) > + g(x1 )
2
on obtient Z 1 Z 1  
1
f (u)du > + g(x1 ) du
2
| 0 {z } | 0 {z }
1 1
= = + g(x1 )
2 2
soit
0 > g(x1 )
ce qui contredit la stricte positivité de g sur [0, 1] ( g(x1 ) > 0).
On procède de la même manière dans le cas où g est strictement négative sur [0, 1] en introduisant x2 ∈ [0, 1]
tel que
g(x2 ) = sup {g(x)|x ∈ [0, 1]}
• Méthode 2.
[0, 1] → Z R
x
Considérons la fonction h .
x 7→ (f (u) − u)du
0
Alors
? h est une primitive d’une fonction continue donc h ∈ C 1 ([0, 1], R) donc h ∈ C 0 ([0, 1], R) ∩ D1 ([0, 1], R).
Z 1 Z 1 Z 1
1 1
? h(0) = 0 et h(1) = (f (u) − u)du = f (u)du − udu = − = 0
0 0 0 2 2
si bien que le théorème de Rolle s’applique :

∃x0 ∈ [0, 1] : h0 (x0 ) = 0

ce qui revient à vérifier f (x0 ) − x0 = 0.

. Corrigé de l’exercice 3.4 p


En intégrant sur [0, 1] la relation ∀u ∈ [0, 1], f (u)g(u) > 1 (remarquer que f et g sont à valeurs dans R+ ),
Z 1 p
16 f (u)g(u)du .
0
p √
Puis en appliquant l’inégalité de Cauchy-Schwarz aux fonctions f et g (qui ont un sens car f et g sont à valeurs
dans R+ ), s s s
Z 1p Z 1p Z 1p Z 1 Z 1
2 2
f (u)g(u)du 6 f (u) du g(u) du = f (u)du g(u)du
0 0 0 0 0
s
Z 1 Z 1
si bien que 1 6 f (u)du g(u)du d’où le résultat en élevant cette inégalité au carré.
0 0

. Corrigé de l’exercice 3.5

10
1. Par linéarité de l’intégrale,
Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
2 2 4 3 4 3
(f (u) − f (u)) du = (f (u) − 2f (u) + f (u))du = f (u)du − 2 f (u)du + f (u)du = 0 .
0 0 0 0 0

2. La fonction (f 2 − f )2 est continue sur [0, 1], positive ou nulle sur [0, 1] et d’intégrale nulle sur [0, 1]
donc elle est identiquement nulle sur [0, 1] :

∀x ∈ [0, 1] , (f (x)2 − f (x))2 = 0 ⇒ f (x)2 − f (x) = 0 ⇒ f (x)(f (x) − 1) = 0 ⇒ f (x) ∈ {0, 1} .

Proposons deux façons pour conclure :


• méthode 1 : f est continue sur l’intervalle [0, 1] donc f ([0, 1]) est un intervalle non vide inclus dans {0, 1},
donc soit f ([0, 1]) = {0}, soit f ([0, 1]) = {1}.
• méthode 2 : supposons que f n’est pas constante sur [0, 1], alors elle prend au moins une fois la valeur 1 et
au moins une fois la valeur 0, or elle est continue donc le théorème des valeurs intermédiaires lui impose de
1
prendre toutes les valeurs intermédiaires, comme par exemple, ce qui contredit f ([0, 1]) ⊂ {0, 1}.
2
Ainsi, f est soit identiquement nulle sur [0, 1], soit constante égale à 1.
3. Appliquons l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour f ← f et g ← f 2 :
s s
Z 1 Z 1 Z 1
2 2
f (u)f (u)du 6 f (u)du f 4 (u)du
0 0 0
| {z } | {z }
Z 1 s s
1 1
f 3 (u)du
Z Z
=
0
= f 3 (u)du f 3 (u)du
0 0
s s
Z 1 Z 1 Z 1
2
donc f (u)f (u)du = f 2 (u)du f 4 (u)du si bien que nous sommes dans un cas d’égalité de
0 0 0
l’inégalité de Cauchy-Schwarz, or f et f 2 sont continues sur [0, 1] donc (f, f 2 ) est liée.
— Si f = e 0, f est identiquement nulle sur [0, 1].
— Sinon, f 6= e 0 et (f, f 2 ) est liée donc il existe λ ∈ R : f 2 = λ.f . En multipliant par f les deux membres puis
en intégrant cette relation entre 0 et 1, on obtient
Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
f 3 (u)du = λ f 2 (u)du or f 3 (u)du = f 2 (u)du donc f 2 (u)du = λ f 2 (u)du
0 0 0 0 0 0
Z 1
0 donc f 2 6= e
or f 6= e 0 or f 2 est positive ou nulle sur [0, 1] et continue sur [0, 1] donc f 2 (u)du > 0 si bien
0
que λ = 1 : f = f 2 .
On en déduit que Imf ⊂ {0, 1}, or f 6= e0 donc 1 ∈ Imf . Si 0 ∈ Imf , alors par continuité de f , d’après le
théorème des valeurs intermédiaires, f atteint toutes les valeurs intermédiaires entre 0 et 1 ce qui est faux
puisque Imf ⊂ {0, 1}. Par conséquent 0 ∈/ Imf d’où Imf = {1} donc f = e 1.
Ainsi f ∈ {0, 1}.
e e

. Corrigé de l’exercice 3.6



n
n 1−0
n
1  a=0

b=1
X X
1. =  = Rdn (f ) où
1−0 2 1
n2 + k 2 n
k=1 1 + 0 + k n  f = t 7→

k=1
1 + t2
1
La fonction t 7→ est continue sur [0, 1] donc le théorème de convergence des sommes de Riemann
1 + t2 Z 1
dt 1 π
s’applique : la suite converge vers 2
= [Arctan(t)]0 = .
0 1+t 4
n
X n π
Ainsi, lim = .
n→+∞ n2 + k 2 4
k=1

Xn
k  k  1−0 X n 
1−0
  1−0   a=0
2. sin = 0 + k sin 0 + k = Rd n (f ) où b=1
n2 n n n n
f = t 7→ t sin t

k=1 k=1
La fonction t 7→ t sin t est continue sur [0, 1] donc le théorème de convergence des sommes de Riemann
Z 1 Z 1 Z 1
1
s’applique : la suite converge vers t sin(t)dt = [t(− cos t)]0 − (− cos t)dt = − cos 1 + cos(t)dt =
0 0 0
− cos 1 + [sin t]10 = − cos 1 + sin 1.

11
De plus, d’une part,
√  π π √  π
sin 1 − cos 1 = 2 sin(1) cos − cos(1) sin = 2 sin 1 −
4 4 4
et d’autre part,
√  π π √  π
sin 1 − cos 1 =
2 sin(1) sin − cos(1) cos = − 2 cos 1 + .
4 4 4
n k √
X k  π √ π 
Ainsi, lim 2
sin = 2 sin 1 − = − 2 cos + 1 = sin(1) − cos(1).
n→+∞ n n 4 4
k=1

. Corrigé de l’exercice 3.7


Manipulons ln un ce qui a un sens car tous les termes de la suite sont > 0 : pour tout n > 1,
n 
Y 
1 1
ln un = ln + ln n+k
n n
k=1
n
1X
= − ln n + ln(n + k)
n
k=1
n   
1X k
= − ln n + ln n 1 +
n n
k=1
n n  !
1 X X k
= − ln n + ln n + ln 1 +
n n
k=1 k=1
n  
1−0 X 1−0
= ln 1 + k
n n
k=1

 a=0
= Rdn (f ) où b=1
f = t 7→ ln(1 + t)

Z 1
Or la fonction t 7→ ln(1 + t) est continue sur le segment [0, 1] donc la suite (ln un )n∈N∗ converge vers ln(1 + t)dt :
0

1 1 Z 1 
t+1 − 1
Z Z
1 1 1
ln(1+t)dt = [t ln(1 + t)]0 − dt = ln 2+ − 1 dt = ln 2+[ln(1 + t) − t]0 = ln 2+ln 2−1−0 = 2 ln 2−1
0 0 1+t 0 1+t
4
Par continuité de la fonction exponentielle en 2 ln 2−1, (un )n∈N∗ = (exp (ln un ))n∈N∗ converge vers exp (2 ln 2 − 1) = .
e

Remarque. On aurait pu interpréter différemment la somme de Riemann à droite afin de rendre l’intégration plus
facile : 
1X
n 
k

2−1 X
n 
2−1
  a=1
ln un = ln 1 + = ln 1 + k = Rdn (f ) où b=2
n n n n
f = t 7→ ln t

k=1 k=1
Z 2
Or la fonction ln est continue sur le segment [1, 2] donc la suite (ln un )n∈N∗ converge vers ln tdt :
1
Z 2
2
ln(t)dt = [t ln t − t]1 = 2 ln 2 − 2 − (0 − 1) = 2 ln 2 − 1
1

. Corrigé de l’exercice 3.8


Manipulons ln un : pour tout n > 1,

12
1
ln(un ) = (ln((2n)!) − ln(n!) − n ln(2n))
n !
2n n
1 X X
= ln k − ln k − n ln(2n)
n
k=1 k=1
2n
!
1 X
= ln k − n ln(2n)
n
k=n+1
2n
!
1 X k
= ln
n 2n
k=n+1
n  !
1 X 1 1i
= ln + (8)
n i=1 2 2n
 
1 1
À ce stade, nous pouvons reconnaître une somme de Riemann associée à la fonction f (x) = ln + x continue
2 2
sur [0, 1] si bien que
Z 1  
1 1
lim ln un = ln + u du
n→+∞ 0 2 2
Pour calculer cette intégrale, on peut procécéder à une intégration par parties (exo) ou remarquer qu’en notant
F (x) = x ln x − x la primitive de ln,
Z 1     1  
1 1 1 1 1 2
ln + u du = 2F + u = 2F (1) − 2F = ln 2 − 1 = ln .
0 2 2 2 2 0 2 e

2 2
Ainsi, par continuité de la fonction exponentielle en ln , la suite (un )n∈N∗ converge vers .
e e
Autres méthodes :
• Il est possible
 d’interpréter
 l’égalité (8) comme deux fois une somme de Riemann associée à la fonction f (x) =
1 1
ln (x) sur , 1 (pour a = , b = 1) si bien que
2 2
Z 1
1 2
lim ln un = 2 ln (u) du = 2 [u ln u − u] 1 = ln 2 − 1 = ln
n→+∞ 1
2
2 e

• Il est possible de mener le calcul de ln un de manière un peu plus habile :


1
ln un = (ln((2n)!) − ln(n!) − n ln(2n))
n !
2n
1 X
= ln k − n ln n − ln 2
n
k=n+1
n  !
1 X i
= ln 1 + − ln 2
n i=1 n
Z 1 Z 2
d’où la convergence de ln un vers ln(1 + u)du − ln 2 (ou vers ln(u)du − ln 2 selon la façon de reconnaître
0 1
la somme de Riemann).
n n
X ln n ln n X 1 1
. Corrigé de l’exercice 3.9 un = = 3 p . La fonction f (x) = est continue
p=1
2
2n + 3pn 2
2n p=1 1 + 2 n 1 + 32 x
sur le segment [0, 1] si bien que le théorème sur les sommes de Riemann donne
n Z 1
1X 1 du 2 5
lim = = ln .
n→+∞ n
p=1
1 + 32 np 0
3
1 + 2u 3 2

ln 52 ln n
Ainsi, un ∼ .
n→+∞ 3n

13
n n
X p 2 1X p −x
vn = √
n p
=n × p . La fonction f (x) = xe est continue sur le segment [0, 1] si bien que le théorème
p=1
e n p=1 ne n
sur les sommes de Riemann donne
n Z 1
1X p 2
lim p = ue−u du = 1 − .
n→+∞ n ne n 0 e
p=1
 
2
Ainsi, vn ∼ 1− n2
n→+∞ e

. Corrigé de l’exercice 3.10


n  
1X k
Considérer ln un = ln n + ln 1 + .
n n
k=0
n  
1X k
D’après le théorème sur les sommes de Riemann, par continuité de x 7−→ ln(x) sur [1, 2], ln 1 + = 2 ln 2 −
n n
k=0
1 + o(1) donc
4n 4n
un = exp(ln n + 2 ln 2 − 1 + o(1)) = exp(o(1)) ∼ .
e e
L’erreur classique consiste à prendre un équivalent de ln un qui est ln n puis d’affirmer que l’équivalent de un est
exp(ln n) = n ce qui est faux ! ! ! ! on ne prend pas l’exponentielle ou le logarithme sur les équivalents...

. Corrigé de l’exercice 3.11


 
] − 1, +∞[ −→ R 1 1
1. La fonction est une fonction de classe C 2 sur − , si bien que l’ínégalité de
x 7−→ ln(1 + x)   2 2
1 1
Taylor Lagrange appliquée entre 0 et x pour x ∈ − , donne
2 2

|x − 0|2
  
1 1 1 1
ln(1 + x) − ln 1 − (x − 0) 6 max t ∈ − ,
1+0 2 (1 + t)2 2 2
| {z }
=4 pour t = − 12

soit  
1 1
∀x ∈ − , , | ln(1 + x) − x| 6 2x2 .
2 2
2.
n 
Y  n  
b−a  b − a 1X b−a  b − a
ln 1+ f a+k = ln 1 + f a+k
n n n n n
k=1 k=1

|f | est continue sur le segment [a, b] donc |f | est bornée sur [a, b]. Notons M ∈ R+ un majorant de f sur [a, b].
 
2M
Posons N = +1
b−a
2M (b − a)M 1
Pour tout n ∈ N, n > N ⇒ n > ⇒ 6 si bien que
b−a n 2
b−a  b − a (b − a)M 1
∀k ∈ [[1, n]] , f a+k 6 6 .
n n n 2

Cette majoration nous permet d’utiliser l’inégalité de la question précédente :

2(b − a)2 
 
b−a  b − a b−a  b − a b − a 2
∀n ∈ N∗ , n > N ⇒ ∀k ∈ [[1, n]] , ln 1 + f a+k − f a+k 6 f a + k
n n n n n2 n
2 2
2(b − a) M
6
n2

14
si bien que, pour tout n ∈ N tel que n > N ,
n   n n   
X b−a  b − a b−a X  b − a X b−a  b − a
ln 1 + f a+k − f a+k = ln 1 + f a+k
n n n n n n
k=1 k=1 k=1

b−a  b−a 
− f a+k
n n
n  
X b−a  b − a
6 ln 1 + f a+k
n n
k=1
b−a  b−a 
− f a+k
n n
n 2 2
X 2(b − a) M
6
n2
k=1
2(b − a)2 M 2
6
n
n  ! n
!
X b−a  b − a b−a X  b − a
Par conséquent les suites ln 1 + f a+k et f a+k ont
n n n n
k=1 n∈N∗ k=1 n∈N∗
un écart qui converge vers 0. De plus, d’après
! le théorème sur les sommes de Riemann appliqué à la fonction
n Z b
b−a X  b−a 
f ∈ C 0 ([a, b], R), f a+k converge vers f (u)du donc
n n a
k=1 ∗ n∈N
n   b
b−a  b − a
X Z
lim ln 1 + f a+k = f (u)du
n→+∞ n n a
k=1

b n  !
b−a  b − a
Z Y
Par continuité de la fonction exponentielle en f (u)du, la suite 1+ f a+k
a n n
k=1 n∈N∗
Z b 
converge vers exp f (u)du
a

. Corrigé de l’exercice 3.12


1. Pour tout (y, θ) ∈ R2 , y 2 − 2y cos θ + 1 = (y − eiθ )(y − e−iθ ) si bien que pour tout x ∈ R \ {−1, 1}, pour tout
θ ∈ R, le trinôme x2 − 2x cos θ + 1 ne possède aucune racine réelle et par conséquent est strictement positif (si
x = 1, le trin ôme s’annule si et seulement si θ ≡ 0[2π],i et si x = −1, il s’annule si et seulement θ ≡ π[2π]).
[0, π] −→ R
Ainsi, pour tout x ∈ R \ {−1, 1} la fonction est bien définie et continue
θ 7−→ ln(x2 − 2x cos θx + 1)
sur [0, π] donc F (x) est parfaitement définie.
2. Les racines dans C de l’équation z 2n = 1 sont les racines 2nièmes de l’unité :
2ikπ ikπ −ikπ
z 2n = 1 ⇐⇒ z ∈ {e 2n | k ∈ [[1, 2n]]} = {e n | k ∈ [[1, n]]} ∪ {1} ∪ {e n | k ∈ [[1, n − 1]]} .

3. Soit x ∈ R \ {−1, 1} fixé quelconque.


n n  
ikπ ikπ
Y Y
2
(x − 2x cos(kπ/n) + 1) = (x − e n )(x − e− n )
k=0 k=0
n n
!
ikπ
− ikπ
Y Y
= (x − e n ) (x − e n )
k=0 k=0
2n
= (x − 1)(x + 1)(x − 1) car les racines 1 et −1 apparaissent deux fois

n
Y
Ainsi, (x2 − 2x cos(kπ/n) + 1) = (x2 − 1)(x2n − 1).
k=0

4. • Si x ∈ R \ [−1, 1],
n
X ln(x2 − 1) 1
ln(|x2 − 1|) + ln(|x2 − 2x cos(kπ/n) + 1|) = + ln(x2n − 1)
n n
k=1
ln(x2 − 1) 1
2n ln |x| + ln(1 + x−2n )

= +
n n

15
n
1h 2
X i
donc lim ln(|x − 1|) + ln(|x2 − 2x cos(kπ/n) + 1|) = 2 ln |x|.
n→+∞ n
k=1
• Si x ∈] − 1, 1[,
n
X ln(1 − x2 ) 1
ln(|x2 − 1|) + ln(|x2 − 2x cos(kπ/n) + 1|) = + ln(1 − x2n )
n n
k=1

n
1h X i
donc lim ln(|x2 − 1|) + ln(|x2 − 2x cos(kπ/n) + 1|) = 0.
n→+∞ n
k=1
5. D’après le théorème des sommes de Riemann, pour tout x ∈ R \ {−1, 1}, la fonction θ 7→ ln(x2 − 2x cos θ + 1)
étant continue sur le segment [0, π],
n
πX
F (x) = lim ln(x2 − 2x cos(kπ/n) + 1)
n→+∞ n
k=0
n
!
π Y
= lim ln (x2 − 2x cos(kπ/n) + 1)
n→+∞ n
k=0
π  2
ln (x − 1)(x2n − 1) .

= lim
n→+∞ n


0 si |x| < 1,
Ainsi, F (x) =
2π ln(|x|) si |x| > 1.

. Corrigé de l’exercice 3.13


1.
Z √4
π  √4
π
3 −iu4 1 −iu4 1 1 1
2. u e du = − e = − e−iπ + =
0 4i 0 4i 4i 2i
3. Soit x ∈ R fixé.
Soit A ∈ R+ fixé.
Z A
hA (x) = cos(xt)e−t dt
0
Z A
= Re(eixt e−t )dt
0
!
Z A
(ix−1)t
= Re e dt
0
A !
e(ix−1)t

= Re
ix − 1 0

e(ix−1)A − 1
 
= Re
ix − 1
−(1 + ix)(e(ix−1)A − 1)
 
= Re
1 + x2
1 − cos(xA)e−A + sin(xA)e−A
=
1 + x2

Z +∞
1 1
lim hA (x) = donc ∀x ∈ R , cos(xt)e−t dt = .
A→+∞ 1 + x2 0 1 + x2

. Corrigé de l’exercice 3.14


1. Soit ϕ ∈ R fixé.
ϕ ϕ
eiθ
Z 
ϕ
 ϕ ϕ
 ϕ ϕ
I(ϕ) = eiθ dθ = = −i(eiϕ − 1) = −iei 2 ei 2 − e−i 2 = 2 sin ei 2
0 0 i 2
Z ϕ  θ−2iθ ϕ  ϕ−2iϕ 
e e −1
J(ϕ) = eθ−2iθ dθ = = (1 + 2i) .
0 1 − 2i 0 5

16
ϕ
eϕ cos(2ϕ) + 2eϕ sin(2ϕ) − 1
Z
eθ cos(2θ) dθ = Re(J(ϕ)) =
0 | {z } 5
= Re(eθ−2iθ )
ϕ
eϕ sin(2ϕ) − 2eϕ cos(2ϕ) + 2
Z
eθ sin(2θ) dθ = −Im(J(ϕ)) =
0 | {z } 5
= −Im(eθ−2iθ )
1 imθ
2. La seule subtilité réside dans le calcul d’une primitive de θ 7→ eimθ : en effet la « formule » θ 7→ e n’a
im
de sens que si m 6= 0 !
(a) Supposons que m ∈ Z∗ .
Z π π
eimπ − e−imπ (−1)m − (−1)m

1 1 1 imθ
Im = eimtθ dθ = e = = =0
2π −π 2π im −π 2iπm 2iπm

(b) Supposons que m = 0. Z π Z π


1 1 2π
Im = e0 dθ = dθ = = δm,0
2π −π 2π −π 2π

Ainsi, ∀m ∈ Z , Im = δm,0 .

. Corrigé de l’exercice 3.15 Montrons le résultat pour les monômes de la forme X k , pour tout k ∈ N.
D’une part,
Z 1 Z 1
P (t)dt = tk dt
−1 −1
1
tk+1

=
k+1 −1
k
1 + (−1)
=
k+1
et d’autre part,
Z π Z π
−i eiθ P (eiθ )dθ = −i ei(k+1)θ dθ
0 0

ei(k+1)θ

= −i
i(k + 1) 0
ei(k+1)π − 1
= −i
i(k + 1)
1 + (−1)k
=
k+1
si bien que Z 1 Z π
∀k ∈ N , tk dt = −i ei(k+1)θ dθ.
−1 0
Montrons que la linéarité de l’intégrale permet d’étendre le résultat à tout polynôme P ∈ R[X].
n
X
Soit P ∈ R[X] fixé quelconque. ∃n ∈ N, ∃(a0 , . . . , an ) ∈ Rn+1 tels que P (X) = ak X k .
k=0

n
!
Z 1 Z 1 X
P (t)dt = ak tk dt
−1 −1 k=0
n
X Z 1
= ak tk dt par linéarité de l’intégrale
k=0 −1

Xn Z π
= −iak ei(k+1)θ dθ d’après le résultat déjà prouvé pour les monômes
k=0 0
n
!
Z π X
= −i eiθ ak eikθ dθ par linéarité de l’intégrale
0 k=0
Z π
= −i eiθ P (eiθ )dθ.
0

17
Attention, erreur fréquente : t = eiθ n’est pas un changement de variable car c’est une application à valeurs complexes
tandis qu’un changement de variable est une fonction réelle dépendant d’une variable réelle.

. Corrigé de l’exercice 3.16 Soit P (X) ∈ C[X] fixé. Il existe (a0 , . . . , an ) ∈ Cn+1 tels que an 6= 0 et P (X) =
Xn
ak X k .
k=0
1. Soit k ∈ [[0, n]] fixé quelconque. Soit r ∈ R∗+ fixé quelconque.

 
Z 2π Z 2π n
1 1 X
e−ikθ P (reiθ )dθ = e−ikθ  aj rj eijθ  dθ
2π 0 2π 0 j=0
n Z 2π
1 X j
= aj r ei(j−k)θ dθ par linéarité de l’intégrale
2π j=0 0
n Z 2π
1 X
= aj rj 2πδj,k car pour tout m ∈ Z, eimθ dθ = 2πδ0,m
2π j=0 0
k
= ak r

2. Soit P ∈ C[X] un polynôme borné sur C : ∃M ∈ R+ tel que ∀z ∈ C, |P (z)| 6 M .


Soit k ∈ [[0, n]] fixé quelconque. Soit r ∈ R∗+ fixé quelconque.
D’après le calcul de la question précédente,
Z 2π
1
|ak | = e−ikθ P (reiθ )dθ
2πrk 0
Z 2π
1
6 |e−ikθ ||P (reiθ )|dθ par inégalité triangulaire continue
2πrk 0
Z 2π
1
6 M dθ
2πrk 0
M
=
rk
Par conséquent, pour tout k ∈ [[1, n]], on a
M
∀r ∈ R∗+ , |ak | 6
rk
donc en passant à la limite sur r tendant vers +∞, |ak | = 0.
Ainsi, P est un polynôme constant.
3. Soit P ∈ C[X] un polynôme borné sur C : ∃M ∈ R+ tel que ∀z ∈ C, |P (z)| 6 M . Considérons la fonction
polynômiale définie sur R à valeurs dans C associée à P . Si le degré de P est n > 1, en notant an le coefficient
dominant de P , |P (x)| ∼ |an |xn donc |P (x)| tend vers +∞ lorsque x tend vers +∞ ce qui contredit le
x→+∞
caractère borné de P . On en déduit que P est de degré inférieur ou égal à 0 donc constant.
4.
Z 2π Z 2π
1 iθ 1
2
|P (re )| dθ = P (reiθ )P (reiθ )dθ
2π 0 2π 0
  
Z 2π X n n
1 X
=  aj rj eijθ )  aj rj e−ijθ ) dθ
2π 0 j=0 j=0
n n Z 2π
1 XX
= aj ak rj+k ei(j−k)θ dθ
2π j=0 0
k=0
n n
1 XX
= aj ak rj+k 2πδj,k
2π j=0
k=0
n
X
= |ak |2 r2k
k=0

. Corrigé de l’exercice 3.17

18
. Corrigé de l’exercice 3.18

. Corrigé de l’exercice 3.19

. Corrigé de l’exercice 3.20

. Corrigé de l’exercice 3.21


Z 2 √
1. e u du.
0

Posons le changement de variable s = u soit u = s2 d’où du = 2sds.
 √
[0, 2] −→ [0, 2]
La fonction est de classe C 1 si bien que
s 7−→ s2

Z 2 √ Z 2
u
e du = 2ses ds
0 0

√ Z 2
2
= [2ses ]0 − 2es ds
0
√ √ √
2
= 2 2e 2 − [2es ]0
√ √2 √
= 2 2e − 2e 2 + 2
√ √
= 2 + 2( 2 − 1)e 2

√ √
Ainsi, I0 = 2 + 2( 2 − 1)e 2 .

ln 2
e2u
Z
2. √ du.
0 eu + 1 
ds [1, 2] −→ [0, ln 2]
Posons le changement de variable s = eu soit u = ln s d’où du = . La fonction est
s s 7−→ ln s
de classe C 1 si bien que
ln 2 2
e2u
Z Z
sds
√ du = √
0 eu + 1 1 s+1
Z 2 Z 2


s+1−1 1
= √ ds = s+1− √ ds
1 s+1 1 s+1
2


2 3
= (s + 1) − 2 s + 1
2
3 1

2 2
=
3


2 2
Ainsi, I1 = .
3

√ 2tdt
Autre idée : posons le changement de variable t = eu + 1 soit u = ln(t2 − 1) d’où du = 2 . La fonction
 √ √ t −1
[ 2, 3] −→ [0, ln 2]
est de classe C 1 si bien que
t 7−→ ln(t2 − 1)

3
(t2 − 1)2
Z
2tdt
I1 = √ × 2
2 t t −1
Z √ 3
= √ (2t2 − 2)dt
2
 √3
2 3
= t − 2t √
3 2

2 2
=
3

19
Z 1 √
3. Arctan( u)du.
0

Posons le changement de variable s = u soit u = s2 d’où du = 2sds.

[0, 1] −→ [0, 1]
La fonction est de classe C 1 si bien que
s 7−→ s2
Z 1
I2 = 2sArctan(s)ds
0
Z 1
 2 1 1
= s Arctans 0 − s2 × ds
0 1 + s2
1
s2 + 1 − 1
Z
= Arctan1 − ds
0 1 + s2
Z 1 Z 1
π 1
= − ds + ds
4 0 0 1 + s2
π 1
= − 1 + [Arctans]0
4
π
= −1
2

π
Ainsi, I2 = − 1.
2
Z π
4 du
4. .
0 2 − sin2 u
Posons le changement de variable s = tan u car la tranformation u 7→ π +u laisse invariant l’élément différentiel
du
« ».
2 − sin2 u
ds
On a donc ds = (1 + tan2 u)du soit = du.
1 + s2
1 1 2 + s2
De plus cos2 u = 2 = 2
donc, 2 − sin2 u = 1 + (1 − sin2 u) = 1 + cos2 u = .
1 + tan u h 1 +is 1 + s2
( π
[0, 1] −→ 0,
La fonction 4 est de classe C 1 si bien que
s 7−→ Arctans
1
1 + s2
Z
ds
I3 = ×
0 2 + s2 1 + s2
Z 1
ds
=  2 
0
2 1 + √s2
Z 1 √1 ds
1 2
= √  2
2 0 1+ √s
2
  1
1 s
= √ Arctan √
2 2
  0
1 1
= √ Arctan √
2 2

√ √ 
2 2
Ainsi, I3 = Arctan .
2 2

. Corrigé de l’exercice 4.1 Calculons la primitive de | · | qui s’annule en 0 :


 Z x
x2
 si x > 0, udu =
Z x 

∀x ∈ R , |u|du = 0Z 2
x
0 x2
 si x < 0, − udu = − .


0 2

20
Ainsi, la droite affine des primitives de | · | définies sur R est
 
 R −→  R 
2 R −→
  ( )
 x +λ

 
 R
si x > 0

2 2 λ ∈ R = x|x| λ∈R
x 7−→ x −
7 → +λ
 − x + λ si x < 0.
 


  

 2
2
. Corrigé de l’exercice 4.2

. Corrigé de l’exercice 4.3 Soit f ∈ C 0 (R, R) telle f (x) tend vers l ∈ R lorsque x tend vers +∞. Calculer les
limites √
Z x+a Z a(x+ 2)
∀a ∈ R∗+ , lim f (u)du et lim f (u)du .
x→+∞ x x→+∞ ax
Méthode : on conjecture les limites des fonctions proposées puis on montre que l’écart entre la fonction et sa limite
peut être rendu arbitrairement petit pour tout x suffisamment grand.
• Soit a ∈ R∗+ .
En passant par une réprentation intégrale de la limite conjecturée puis en utilisant l’inégalité triangulaire
continue, on obtient
Z x+a Z x+a Z x+a Z x+a Z x+a
f (u)du − al = f (u)du − ldu = (f (u) − l)du 6 |f (u) − l|du (9)
x x x x x

Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.


ε
Appliquons la définition de lim f (x) = l pour >0:
x→+∞ a
ε
∃A ∈ R : ∀x ∈ R , x > A ⇒ |f (x) − l| 6
a
Choisissons ce A.
Soit x ∈ R fixé quelconque tel que x > A.
Z x+a Z x+a
f (u)du − al 6 |f (u) − l|du en utilisant la majoration (9)
x x
Z x+a
ε ε
6 du car ∀u ∈ [x, x + a] , u > x > A donc |f (u) − l| 6
x a a
6 ε

Z x+a
Ainsi, lim f (u)du = al.
x→+∞ x

• Soit a ∈ R∗+ .
En passant par une réprentation intégrale de la limite conjecturée puis en utilisant l’inégalité triangulaire
continue, on obtient
√ √ √
Z a(x+ 2) √ Z a(x+ 2) Z a(x+ 2)
f (u)du − al 2 = f (u)du − ldu
ax ax ax

Z a(x+ 2)
= (f (u) − l)du
ax

Z a(x+ 2)
6 |f (u) − l|du (10)
ax

Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.


ε
Appliquons la définition de lim f (x) = l pour √ > 0 :
x→+∞ a 2
ε
∃A ∈ R : ∀x ∈ R , x > A ⇒ |f (x) − l| 6 √
a 2

A
Posons B = .
a

21
Soit x ∈ R fixé quelconque tel que x > B.
√ √
Z a(x+ 2) √ Z a(x+ 2)
f (u)du − al 2 6 |f (u) − l|du en utilisant la majoration (10)
ax ax

Z a(x+ 2)
ε √ ε
6 √ du car ∀u ∈ [ax, a(x + 2)] , u > ax > aB = A donc |f (u) − l| 6 √
ax a 2 a 2
6 ε


Z a(x+ 2) √
Ainsi, lim f (u)du = al 2.
x→+∞ ax

. Corrigé de l’exercice 4.4

. Corrigé de l’exercice 4.5√ √


• Les fonctions Arccos ◦ · et Arcsin ◦ · sont définies et continues sur [0, 1] et pour tout x ∈ R, les intervalles
Z cos2 (x) √ Z sin2 (x) √
[0, cos2 x] et [0, sin2 x] sont inclus dans [0, 1] donc Arccos( t)dt et Arcsin( t)dt sont bien
0 0
définis.
Ainsi, f est une fonction définie sur R.
De plus,
• f est paire,
• f est π-périodique.
• Montrons que f est de classe C 1 sur R. √ √
Introduisons Ac (resp. As ) une primitive de la fonction Arccos ◦ · (resp. Arcsin ◦ ·) définie sur [0, 1] de sorte
que
∀x ∈ R , f (x) = Ac (cos2 (x)) − Ac (0) + As (sin2 (x)) − As (0) .
Les fonctions Ac et As sont de classe C 1 sur [0, 1], les fonctions sin2 et cos2 sont de classe C 1 sur R à valeusr dans
[0, 1] si bien que f ∈ C 1 (R, R]) (par√stabilité de la régularité C 1 par composition et par combinaison linéaire).
Observons que la fonction Arccos◦ · n’est pas dérivable d’après les théorèmes usuels en 0 et en 1 donc Ac n’est
pas de classe C 2 a priori, ce qui ne permet pas de donner plus de régularité sur f . Et pourtant, a posteriori,
puisqu’elle est constante, f est de classe C ∞ ! (les défauts de régularité C 2 de Ac et de As se compensent)
• Calculons f 0 (x) :
h πi √ p
∀x ∈ 0, , f 0 (x) = −2 sin(x) cos(x)Arccos( cos2 x) + 2 sin(x) cos(x)Arcsin( sin2 x)
2
= sin(2x) [Arcsin(| sin(x)|) − Arccos(| cos(x)|)]
h πi
Puisque x ∈ 0, , | sin(x)| = sin(x) et | cos(x)| = cos x donc
2
f 0 (x) = sin(2x) [Arcsin(sin(x)) − Arccos(cos(x))]
h π πi
or ∀z ∈ [0, π], Arccos(cos(z)) = z et ∀z ∈ − , , sin(sin(z)) = z donc
2 2
h πi
∀x ∈ 0, , f 0 (x) = sin(2x) [x − x] = 0 .
2
Par parité de f , ∀x ∈ [0, π] , f 0 (x) = 0 et par π-péruodicité de f , f 0 est la fonction nulle sur R. Ainsi, f est
une fonction constante sur R.
• Afin de déterminer la valeur de πf, posons deux méthodes
• Méthode 1. Calculons f astucieusement.
4
π
Sachant que, ∀z ∈ [−1, 1], Arccos(z) + Arcsin(z) = ,
2
1 Z 12
π Z 2 √ √
f = Arccos( t)dt + Arcsin( t)dt
4 0 0
Z 12  √ √ 
= Arccos( t) + Arcsin( t) ‘dt
0
Z 1
2 π
= dt
0 2
π
=
4

22
• Méthode 2. Calculons f (0) par changement de variable.
Z 1 √
f (0) = Arccos( t)dt
0
( h πi
2 0, −→ [0, 1]
Effectuons le changement de variable t = cos (x) avec la fonction de changement de variable ϕ : 2
h πi x 7−→ cos2 (x)
qui est de classe C 1 sur 0, et dt = −2 sin(x) cos(x)dx :
2
Z 0 p
f (0) = Arccos( cos2 (x))(−2) sin(x) cos(x)dx
π
2
Z π
2
= Arccos( | cos x| ) sin(2x)dx
0 | {z }
 
π
=cos x car cos x > 0 sur 0, 2
| {z }
=x car ∀z ∈ [0, π], Arccos(cos(z)) = z
Z π
2
= x sin(2x)dx
0
 π Z π
x cos(2x) 2 2 cos(2x)
= − + dx
2 0 0 2
 π
π sin(2x) 2
= +
4 4 0
π
=
4

π
Ainsi, f est constante et égale à .
4

. Corrigé de l’exercice 4.6


Z x
1. (a) Posons, pour tout x ∈ R+ , F (x) = f (u)du, F est la primitive de f qui s’annule en 0.
0
En particulier F 0 = f .
Ainsi, l’inégalité de l’énoncé se reformule en fonction de F :
Z x
√ √
∀x ∈ R+ , f (x) 6 π f (u)du ⇐⇒ F 0 (x) 6 πF (x)
0

√ √
(b) Le facteur intégrant de l’équation différentielle y 0 − πy = 0 est e− πx car
√ √  √ 0
x 7→ (y 0 (x) − πy(x))e− πx = x 7→ y(x)e− πx


Z x √
∀x ∈ R+ , f (x) 6 π f (u)du ⇐⇒ ∀x ∈ R+ , F 0 (x) − πF (x) 6 0
0
√  √ √
⇐⇒ ∀x ∈ R+ , F 0 (x) − πF (x) e− πx 6 0 car e− πx
>0
 √ 0
⇐⇒ ∀x ∈ R+ , u 7→ F (u)e− πu (x) 6 0

⇐⇒ x 7→ F (x)e− πx
est décroissante sur R+
√ √
⇐⇒ ∀(z, t) ∈ R+ , z 6 t ⇒ F (z)e− πz
> F (t)e− πt

(c) Soit x ∈ R+ fixé quelconque.


? Si x = 0, F (0) = 0.
? Si x > 0.
D’une part, d’après la question précédente,

∀ε ∈]0, x[ , F (x)e−x 6 F (ε)e−ε

donc
∀ε ∈]0, x[ , F (x) 6 F (ε)e−ε ex

23
Or, par continuité de F et de exp en 0, lim F (ε)e−ε ex = F (0)e0 ex = 0 (car F (0) = 0) donc le théorème
ε→0
de passage à la limite dans l’inégalité ci-dessus donne
F (x) 6 0
D’autre part, par positivité de f , Z x
F (x) = f (u)du > 0
0
On en déduit que F (x) = 0
Ainsi, F est nulle sur R+ donc f = F 0 est identiquement nulle sur R+ .
Z x
2. (a) Posons, pour tout x ∈ R+ , H(x) = c + f (u)g(u)du. H est la primitive de f g qui prend la valeur c en 0.
Z x 0
Posons pour tout x ∈ R+ , G(x) = g(u)du.
0
Soit x ∈ R+ .
Z x
f (x) 6 c + f (u)g(u)du ⇐⇒ f (x) 6 H(x)
0
⇒ f (x)g(x) 6 g(x)H(x) car g(x) > 0
subtilité : perte de l’équivalence, pour la conserver il aurait fallu l’hypothèse g(x) > 0
⇒ H 0 (x) − g(x)H(x) 6 0 car H 0 = f g
⇒ H 0 (x)e−G(x) − g(x)H(x)e−G(x) 6 0 car e−G(x) > 0
0
⇒ He−G (x) 6 0
si bien que
 Z x 
∀x ∈ R+ , H(x)e−G(x) 6 H(0)e−G(0) ⇐⇒ c+ f (u)g(u)du e−G(x) 6 ce−G(0)
Z x0
⇐⇒ c+ f (u)g(u)du 6 ceG(x) car G(0) = 0
0
Z x
Or f (x) 6 c + f (u)g(u)du donc
0
Z x 
∀x ∈ R+ , f (x) 6 c exp g(u)du .
0

(b) Dans la preuve précédente, la positivité de la fonction g intervient pour préserver l’inégalité lors de la
multiplication par g(x).
Z x
0

(c) Soit f ∈ C (R+ , R+ ) satisfaisant ∀x ∈ R+ , f (x) 6 π f (u)du. On a donc
0
Z x √
∀x ∈ R+ , f (x) 6 0 + f (u) × πdu.
0

L’inégalité ci-dessus appliquée pour c ← 0, g ← u 7→ π ∈ C 0 (R+ , R+ ) :
Z x


∀x ∈ R+ , f (x) 6 0 × exp πdu = 0
0

Par ailleurs f > 0 sur R+ donc f = 0 sur R+ .


On retrouve ainsi le résultat de la première partie.
(d) Soit f ∈ C 0 (R+ , R+ ) satisfaisant
Z x
f (u)
∀x ∈ R+ , f (x) 6 3 + du.
0 1 + u2
1
L’inégalité ci-dessus appliquée pour c ← 3, g ← u 7→ ∈ C 0 (R+ , R+ ) :
1 + u2
Z x 
du π
∀x ∈ R+ , f (x) 6 3 exp 2
6 3e 2
1+u
| 0 {z }
π
= Arctanx 6
2
De plus, par hypothèse, f > 0 sur R+ donc f est bornée sur R+ .

24
. Corrigé de l’exercice 4.7
1. Posons g = f + f 0 .
f est donc solution de l’équation différentielle
∀x ∈ R , y(x) + y 0 (x) = g(x)

∀x ∈ R , f (x) + f 0 (x) = g(x) ⇐⇒ ∀x ∈ R , f (x)ex + f 0 (x)ex = g(x)ex


⇒ ∀x ∈ R , (f exp)0 (x) = g(x)ex
intégrons entre 0 et x ∈ R
Z x
⇒ ∀x ∈ R , f (x)ex − f (0)e0 = g(u)eu du
0
Z x
−x −x
⇒ ∀x ∈ R , f (x) = f (0)e + e g(u)eu du
0
Z x
−x −x
lim f (0)e = 0 donc pour conclure que f tend vers 0 en +∞, il suffit de prouver que lim e g(u)eu du =
x→+∞ x→+∞ 0
0 sachant que lim g(x) = 0.
x→+∞
Mettons en place une technique du type Cesaro.
Soient A ∈ R+ et x ∈ [A, +∞[.

Z x Z A Z x
e−x g(u)eu du = e−x g(u)eu du + e−x g(u)eu du
0 0 A
Z A Z x
−x u −x
6 e g(u)e du + e g(u)eu du
0 A
Z A Z x
6 e−x g(u)eu du + e−x kgk∞,[A,x] |eu |du inég. raffinée
0 A
Z A
−x
6 e g(u)eu du + e−x kgk∞,[A,x] (ex − eA )
0
Z A
6 e−x g(u)eu du + kgk∞,[A,x] (1 − eA−x )
0 | {z }
61
Z A
6 e−x g(u)eu du + kgk∞,[A,x] (11)
0

Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.


ε
lim g(x) = 0 donc ∃A1 ∈ R+ : ∀t ∈ [A1 , +∞[, |g(t)| 6 .
x→+∞ 2
Fixons un tel A1 .
La majoration (11) donne donc, pour A ← A1 ,
Z x Z A1
∀x ∈ [A1 , +∞[ , e−x g(u)eu du 6 e−x g(u)eu du + kgk∞,[A1 ,x]
0 0
Z A1
ε
6 e−x g(u)eu du + (12)
0 2
Z A1 Z A1
ε
lim e−x g(u)eu du = 0 donc ∃A2 ∈ R+ : ∀t ∈ [A2 , +∞[, e−x g(u)eu du 6 .
x→+∞ 0 0 2
Fixons un tel A2 .
Posons A3 = max(A1 , A2 ).
La majoration (12) donne donc,
Z x Z A1
−x u −x ε
∀x ∈ [A3 , +∞[ , e g(u)e du 6 e g(u)eu du + car x > A3 > A1
0 0 2
| {z }
ε
6 car x > A3 > A2
2
6 ε

25
Ainsi, f tend vers 0 lorsque x → +∞.

2. Montrer que le raisonnement précédent peut être rendu valide en supposant la fonction f dans D1 (R, R), ce
qui est une hypothèse moins restrictive que C 1 (R, R) (C 1 (R, R) ⊂ D1 (R, R)).

. Corrigé de l’exercice 4.8

. Corrigé de l’exercice 4.9

. Corrigé de l’exercice 4.10

. Corrigé de l’exercice 4.11


[0, 1] → R
1. Pour tout n ∈ N, la fonction fn : et est continue sur le segment [0, 1]
t 7→
ent (1 + et )

donc la suite u est bien définie.


De plus, pour tout n ∈ N,
∀t ∈ [0, 1] , fn (t) > 0
Z 1
donc, en intégrant sur [0, 1], un > 0 dt = 0.
0

Ainsi, ∀n ∈ [0, 1], un > 0.

2. Soit n ∈ N fixé quelconque.


1 1 1
et et 1 − et
Z Z Z
un+1 − un = dt − dt = dt
0 e(n+1)t (1 + et ) 0 ent (1 + et ) 0 ent (1 + et )
t
1−e
∀t ∈ [0, 1] , 60
ent (1 + et )
Z 1
donc, en intégrant sur [0, 1], un+1 − un 6 0 dt = 0.
0

Ainsi, la suite u est décroissante, or elle est positive ou nulle donc elle converge.

3. Soit n ∈ N∗ fixé quelconque.

et et
∀t ∈ [0, 1] , = e−nt 6 e−nt
ent (1 t
+e ) 1 + et
| {z }
61
1 1
−e−nt 1 − e−n
Z 
donc, en intégrant sur [0, 1], un 6 e−nt dt = = .
0 n 0 n
1
1 − e−n
Z
Ainsi, ∀n ∈ N∗ , un 6 e−nt dt = .
0 n

On en déduit que,
1 − e−n
∀n ∈ N∗ , 0 6 un 6
n
Les deux suites extrêmes de l’encadrement ci-dessus convergent vers la même limite qui vaut 0 donc le théorème
d’existence de limite par encadrement permet de conclure que la suite u converge et que sa limite est nulle.

Ainsi, u converge vers 0.

26
4. Soit n ∈ N∗ fixé quelconque.
1 1
et et
Z Z
un + un+1 = dt + dt
0 ent (1 + et ) 0 e(n+1)t (1 + et )
| {z }
1
= nt
e (1 + et )
1
et + 1
Z
= dt
0 ent (1
+ et )
Z 1
= e−nt dt
0
e−1
=
ne

1 − e−n
Ainsi, ∀n ∈ N∗ , un + un+1 = .
n
5. D’une part, la décroissance de u et l’égalité de la question précédente permettent d’écrire :
1 − e−n
∀n ∈ N∗ , 2un > un + un+1 =
n
donc
1 − e−n
∀n ∈ N∗ , un > (13)
2n
D’autre part, la décroissance de u et l’égalité de la question précédente (appliquée pour n ← n − 1) permettent
d’écrire :
1 − e−n+1
∀n ∈ N∗ \ {1} , 2un 6 un−1 + un =
(n − 1)
donc
1 − e−n+1
∀n ∈ N∗ \ {1} , un 6 (14)
2(n − 1)
Ainsi, en regroupant les inégalités (13) et (14),
1 − e−n n 1 − e−n+1
∀n ∈ N∗ \ {1} , 6 nun 6 ×
2 n−1 2
1
Les deux suites extrêmes de l’encadrement ci-dessus convergent vers la même limite qui vaut donc le théorème
2
d’existence de limite par encadrement permet de conclure que la suite (nun )n∈N converge et que sa limite est
1
.
2
1
Ainsi, un ∼ .
+∞ 2n

. Corrigé de l’exercice 4.12


1. Procédons à une majoration raffinée de In
Z 1
−s 1
|In | 6 sup{|e | | s ∈ [0, 1]} × |un |du 6
n+1
|0
| {z }
=1 Z 1
{z }
1
= un du =
0 n+1

Ainsi, (In )n∈N converge vers 0.

2. Soit n ∈ N fixé quelconque.


Intégrons par parties
Z 1
In = un e−u du
0
1 1
un+1 −u un+1
 Z
= e (−e−u )du−
n+1 0 0 n+1
Z 1
1 −1 0 −0 1
= e − e + un+1 e−u du
n+1 n+1 n+1 0

27
1 In+1
Ainsi, pour tout n ∈ N, In = + .
(n + 1)e n + 1

3. Observons, puisque In = o(1) d’après la question 1, que la relation de la question préédente s’écrit, pour
n→+∞
n>1
1 o(1)
In = +
n→+∞ (n + 1)e n + 1
 
1 1
= +o
n→+∞ (n + 1)e n
1 1
donc In ∼ ∼ .
n→+∞ (n + 1)e n→+∞ ne

1
Ainsi, In ∼ .
n→+∞ ne

Remarque : une autre façon de calculer l’équivalent ci-dessus est


1 o(1)
In = +
n→+∞ (n + 1)e n + 1
 
1 1
= +o
n→+∞ ne(1 + n1 ) n
 
1 1
= (1 + o(1)) + o
n→+∞ ne n
 
1 1
= +o
n→+∞ ne n
. Corrigé de l’exercice 4.13
Z 1 Z 1
f (un )du − f (0) = (f (un ) − f (0)|du
0 0
Z 1
6 (f (un ) − f (0)|du par inégalité triangulaire continue
0
Z 1
6 K|un − 0|du car f est K-lipschitzienne pour un K ∈ R+
0
Z 1
= Kun du
0
K
=
n+1
Z 1
K
or lim = 0 donc lim f (un )du = f (0).
n→+∞ n + 1 n→+∞ 0

. Corrigé de l’exercice 4.14


1. Calcul explicite.
Z 2 √ Z 2
ndt 1 ndt ln(1 + 2n)
=√ = √ qui converge vers 0.
0 1 + nt n 0 1 + nt n
2. Calcul explicite.
Z 2  
(n + 2)dt n+2 1 + 2n
= ln qui converge vers ln 2.
1 (1 + nt) n 1+n
Z 2
(n + 2)dt (n + 2) ln(1 + 2n)
Quant à la suite de terme général = ∼ ln n, elle diverge vers +∞.
0 (1 + nt) n n→+∞
3. Encadrement puis passage à la limite.      
1 t+1 3
Pour tout t ∈ [0, 2], par croissance de la fonction logarithme, ln 6 ln 6 ln <0
n+1 n+1 n+1
1 1 1 (n + 2)
donc  6 t+1 6
  . En multipliant par > 0 puis en intégrant entre 0 et 2,
ln 3 ln( n+1 ) ln n+11 (1 + nt)
n+1
Z 2
(n + 2) ln(1 + 2n) 1 (n + 2)dt (n + 2) ln(1 + 2n) 1
6 t+1 6
n ln 3 − ln(n + 1) 0 (1 + nt) ln( n+1 ) n − ln(n + 1)

28
Les deux membres de l’encadrement convergent vers la même limite 1 donc d’une part la suite étudiée converge
et d’autre part, sa limite vaut 1.
4. Inégalité de Cauchy-Schwarz.
qR
1
s s
Z 1 Z 1 Z 1
0
ln(1 + t2 )dt
n 2
t ln(1 + t )dt 6 t2n dt ln(1 + t2 )dt = √ d’où la convergence vers 0 puisque le
0 0 0 2n + 1
majorant converge vers 0.
Inégalité de la moyenne brutale.
Z 1
tn ln(1 + t2 )dt 6 sup{|tn ln(1 + t2 )| | t ∈ [0, 1]} 6 ln 2 ne permet pas de conclure.
0
Inégalité de la moyenne raffinée.
Z 1 Z 1
ln 2
tn ln(1 + t2 )dt 6 sup{ln(1 + t2 )| | t ∈ [0, 1]} |tn |dt = d’où la convergence vers 0.
0 0 n+1
5. Pratiquer une/des intégrations par parties.

Z n Z n
2 1 2


e−u du = √
(−2u)e−u du
n n −2u
 n Z n −u2
1 −u2 e
= e − √ 2
du
−2u √
n n 2u
Z n 2
1 2 1 (−2u)e−u
= − e−n + √ e−n − √ du
2n 2 n n −4u3
n Z n 2
3e−u

1 −n2 1 −n 1 −u2
= − e + √ e + e + √
du
2n 2 n 4u3 √
n n 4u
4

Z n 2
1 −n2 1 1 −n2 1 −n 3e−u
= − e + √ e−n + 3
e − 3 e + √ 4
du
|2n{z } 2 n |4n {z } |4n {z }
2 n 4u
 2
  2
  
= o e−n = o e−n = O
1 −n
√ e
n→+∞ n→+∞
n→+∞ n n
n 2
3e−u
  Z  
1 1 
−n2
 1 −n
= √ e−n + O √ e−n + √
du car un o e est un O √ e
n→+∞ 2 n n n n 4u4 n n

Or une majoration brutale donne


Z n 2
( 2
) Z n 2
3e−u 3e−u √ 3e−n 3e−n 3e−u
 −n 
√ √ e
√ 4
du 6 |n− n| sup u ∈ [ n, n] 6 |n− n| 6 ⇒ √
du = O
n 4u 4u4 4n2 4n n 4u
4 n→+∞ n

si bien que
n
e−n
Z  
2 1

e−u du = √ e−n + O
n n→+∞ 2 n n
d’où Z n
2 1

e−u du ∼ √ e−n
n n→+∞ 2 n

29
Pour un DA à deux termes, reprenons la technique des IPP successives :
Z n Z n
−u2 1 2


e du = √ −2u
(−2u)e−u du
n n
 n Z n −u2
1 −u2 e
= e − √ 2
du
−2u √
n n 2u
Z n 2
1 2 1 (−2u)e−u
= − e−n + √ e−n − √ du
2n 2 n n −4u3
n Z n 2
3e−u

1 2 1 1 −u2
= − e−n + √ e−n + e + √
du
2n 2 n 4u3 √
n n 4u
4

Z n 2
1 2 1 1 2 1 −n 3e−u
= − e−n + √ e−n + 3 e−n − 3 e + √ 4
du
2n 2 n 4n 4n 2 n 4u

1 −n 1 −n   Z n 3(−2u)e−u2
−n2
= √ e − 3 e +o e + √ du
n→+∞ 2 n 4n 2 n 8u5
" 2
#n Z n 2
1 −n 1 −n 
−n2
 3e−u 18e−u
= √ e − 3 e + o e + − √
du
n→+∞ 2 n 4n 2 8u5 √ n 8u6
n

1 −n 1 −n 3e−n   Z n 18e−u2
−n2
= √ e − 3 e − 5 + o e − √ du
n→+∞ 2 n 4n 2 8n 2 n 8u6

Or une majoration brutale donne


n 2 n 2
18e−u √ 18e−n 18e−u e−n
Z Z  

du 6 |n − n| ⇒ √
du = O
n 8u6 8n3 n 8u6 n→+∞ n2

donc n
e−n
Z  
−u2 1 1 −n

e du = √ e−n − 3 e +O
n n→+∞ 2 n 4n 2 n2

. Corrigé de l’exercice 4.15


 
1
1. La fonction x 7→ sin(x) sur 0, est majorée par sa tangente à l’origine et minorée par sa corde donc
2
 
1 1
∀x ∈ 0, , 2x sin 6 sin x 6 x .
2 2
 
1 n
2. En particularisant l’encadrement obtenu par propriétés de convexité pour x = u 0,
2
 
1 1
∀u ∈ 0, , 2un sin 6 sin un 6 un
2 2
d’où, par monotonie de l’intégrale,
1 1
sin 12
Z Z
1 2
n
2 1
∀n ∈ N , n = 2 sin u du 6 un 6 un du = .
2 (n + 1) 2 0 0 (n + 1)2n+1
Les deux membres extrêmes de l’encadrement convergent vers 0 donc d’après le théorème de passage à la limite
dans un encadrement, d’une part (un )n∈N converge et d’autre part sa limite est nulle.
3. À partir de l’encadrement précédent, on obtient
1 n n
∀n ∈ N , 2 sin 6 n2n un 6 .
2 (n + 1) 2(n + 1)
1 1
Le majorant converge vers tandis que le minorant converge vers 2 sin donc la suite (2n nun )n∈N est bornée
  2 2
1
donc un = O .
+∞ n2n
4. À l’aide de la formule de Taylor, prouver que

x3
∀ε ∈ R∗+ , ∃η ∈ R∗+ : ∀x ∈ R, x ∈ [0, η] ⇒ | sin(x) − x + | 6 εx3 .
6

30
5. En déduire le développement asymptotique suivant de un
1 1  1 
un = n+1
− 3n+1
+o
+∞ (n + 1)2 6(3n + 1)2 n23n
puis
1 1  1 
− un = + o .
+∞ n2n+1 n2 2n+1 n2 2 n
Z 21
6. Reprendre les mêmes idées pour prouver que la suite vn = (sin(nun ))du admet le développement asympto-
0
tique suivant :
1 1  1 
vn = − +o 2 n .
+∞ 2n+1 n2 n+1 n 2
1
un
Z
. Corrigé de l’exercice 4.16 Considérons la suite (In )n∈N∗ définie pour tout n ∈ N∗ par In = du.
0 1+u
1. Appliquons l’inégalité de la moyenne raffinée :
  Z 1
1
∀n ∈ N , |In | 6 max t ∈ [0, 1] × |u|n du
1+t 0
1
6 1×
n+1
| {z }
−→ 0
n→+∞

Ainsi, (In )n∈N∗ converge vers 0.


2. Procédons à deux intégrations par parties successives :
1 Z 1
un+1 un+1

1
In = + du
(n + 1)(1 + u) 0 n + 1 0 (1 + u)2
1 Z 1
un+2 2un+2

1 1
= + + du
2(n + 1) (n + 1)(n + 2)(1 + u)2 0 (n + 1)(n + 2) 0 (1 + u)3
Z 1
1 1 1 2un+2
= + + du (15)
2(n + 1) 4(n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2) 0 (1 + u)3

De plus,
1 1
2un+2
Z   Z
1 1 1 2
du 6 max t ∈ [0, 1] ×2 |u|n+2 du =
(n + 1)(n + 2) 0 (1 + u)3 (n + 1)(n + 2) (1 + t)3 0 (n + 1)(n + 2)(n + 3)

donc
1
2un+2
Z  
1 1
du = O
(n + 1)(n + 2) 0 (1 + u)3 n→+∞ n3
si bien que la relation (15)
 
1 1 1
In = + +O
+∞ 2(n + 1) 4(n + 1)(n + 2) n3
 −1  −1  −1  
1 1 1 1 2 1
= 1+ + 2 1+ 1+ +O
+∞ 2n n 4n n n n3
       
1 1 1 1 1 1
= 1− +O 2
+ 2 1+O +O
+∞ 2n n n 4n n n3
 
1 1 1 1
= − 2 + 2 +O
+∞ 2n 2n 4n n3
 
1 1 1
= − 2 +O
+∞ 2n 4n n3

 
1 1 1
Ainsi, In = − +o .
+∞ 2n 4n2 n3

31
. Corrigé de l’exercice 4.17 Soit f ∈ C 0 ([0, 1], R). Considérons la suite (In (f ))n∈N∗ définie pour tout n ∈ N∗
par Z 1
In (f ) = un f (u)du .
0
1. Appliquons l’inégalité de la moyenne raffinée :
Z 1
∀n ∈ N , |In (f )| 6 max {|f (t)| t ∈ [0, 1]} × |u|n du
0
1
6 max |f |([0, 1]) ×
n+1
| {z }
−→ 0
n→+∞

Ainsi, (In (f ))n∈N∗ converge vers 0.

2. Supposons f ∈ C 2 ([0, 1], R) et procédons à deux intégrations par parties :

1 Z 1
un+1

1
In (f ) = f (u) − un+1 f 0 (u)du
(n + 1) 0 n+1 0
1 Z 1
un+2 f 0 (u)

f (1) 1
= − + un+2 f 00 (u)du
(n + 1) (n + 1)(n + 2) 0 (n + 1)(n + 2) 0
Z 1
f (1) f 0 (1) 1
= − + un+2 f 00 (u)du
n + 1 (n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2) 0

De plus,
1 1
max |f 00 |([0, 1])
Z Z
1 1
un+2 f 00 (u)du 6 max {|f 00 (t)| t ∈ [0, 1]}×2 |u|n+2 du =
(n + 1)(n + 2) 0 (n + 1)(n + 2) 0 (n + 1)(n + 2)(n + 3)

donc Z 1  
1 1
un+2 f 00 (u)du = O
(n + 1)(n + 2) 0 n→+∞ n3
si bien que la relation (16) donne

f 0 (1)
 
f (1) 1
In (f ) = − +O
+∞ n + 1 (n + 1)(n + 2) n3
−1 −1  −1
f 0 (1)
   
f (1) 1 1 2 1
= 1+ − 2 1+ 1+ +O
+∞ n n n n n n3
f 0 (1)
       
f (1) 1 1 1 1
= 1− +O − 1 + O + O
+∞ n n n2 n2 n n3
f (1) f (1) f 0 (1)
 
1
= − 2 − 2 +O
+∞ n n n n3
f (1) f (1) + f 0 (1)
 
1
= − + O
+∞ n n2 n3

f (1) f (1) + f 0 (1)


 
1
Ainsi, In (f ) = − +O .
+∞ n n2 n3

3. Bonus. Supposons f ∈ C 3 ([0, 1], R) et procédons à trois intégrations par parties :


1
f 0 (1)
Z
f (1) 1
In (f ) = − + un+2 f 00 (u)du
n + 1 (n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2) 0
1 Z 1
f 0 (1)
 n+3
f (1) 1 u 00 1
= − + f (u) − un+3 f (3) (u)du
n + 1 (n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2) (n + 3) 0 (n + 1)(n + 2)(n + 3) 0
Z 1
f (1) f 0 (1) f 00 (1) 1
= − + − un+3 f (3) (u)du (16)
n + 1 (n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2)(n + 3) (n + 1)(n + 2)(n + 3) 0

32
On montre comme dans les questions précédentes que
Z 1  
1 1
un+3 f (3) (u)du = O
(n + 1)(n + 2)(n + 3) 0 n→+∞ n4

si bien que la relation (16) donne

f 0 (1) f 00 (1)
 
f (1) 1
In (f ) = − + +O
+∞ n + 1 (n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2)(n + 3) n4
−1 −1 −1 −1  −1  −1
f 0 (1) f 00 (1)
       
f (1) 1 1 2 1 2 3 1
= 1+ − 2 1+ 1+ + 1 + 1 + 1 + + O
+∞ n n n n n n3 n n n n4
f 0 (1)
        
f (1) 1 1 1 1 1 2 1
= 1− + 2 +O − 1 − + O 1 − + O
+∞ n n n n3 n2 n n2 n n2
f 00 (1)
 
1
+ 3 (1 + O (1)) + O
n n4
f 0 (1) f 00 (1)
      
f (1) f (1) f (1) 1 3 1 1
= − 2 + 3 +O − 1 − + O + + O
+∞ n n n n4 n2 n n2 n3 n4
f (1) f (1) f 0 (1) f (1) 3f 0 (1) f 00 (1)
 
1
= − 2 − 2 + 3 + + + O
+∞ n n n n n3 n3 n4
f (1) f (1) + f 0 (1) f (1) + 3f 0 (1) + f 00 (1)
 
1
= − + + O
+∞ n n2 n3 n4

f (1) f (1) + f 0 (1) f (1) + 3f 0 (1) + f 00 (1)


 
1
Ainsi, In (f ) = − + +O .
+∞ n n2 n3 n4

. Corrigé de l’exercice 4.18


1. Une majoration brutale donne
π π
∀n ∈ N , |In | 6 × k sinn k∞,[0, π2 ] =
2 2
donc la suite (In )n∈N est bornée.
2. Interpréter graphiquement en termes d’aires la suite (In )n∈N .
3. Soit une suite (εn )n∈N qui converge vers 0.
Pour tout n ∈ N
π π
2 −εn
Z Z 2
|In | = sinn udu + sinn udu
π
0 2 −εn
π π
2 −εn
Z Z 2
n
6 sin udu + sinn udu
π
0 2 −εn
π π π
6 − εn − 0 × k sinn k∞,[0, π2 −εn ] + − + εn × k sinn k∞,[ π2 −εn , π2 ]
2 | {z } 2 2 | {z }
n π = 1
= sin ( − εn )
2
π n
6 cos εn + εn (17)
2

Si l’on peut choisir la suite (εn ) de sorte que lim εn = 0 et lim cosn εn = 0 alors la suite (In )n∈N converge
n→+∞ n→+∞
vers 0.
1
On peut cherche une telle suite sous la forme εn = avec α ∈ R.

La condition lim εn = 0 est satisfaite si et seulement si α > 0.
n→+∞

33
Dans ce cas (α > 0),
 n
n 1
cos εn = cos α
n
  n
1 1
= 1 − 2α + O
n→+∞ 2n n4α
   
1 1
= exp n ln 1 − 2α + O
n→+∞ 2n n4α
   
1 1
= exp n − 2α + O
n→+∞ 2n n4α
  
1 1
= exp − 2α−1 + O
n→+∞ 2n n4α−1
1
La condition lim cosn εn = 0 est satisfaite si et seulement si 2α − 1 < 0 ⇐⇒ α < .
n→+∞ 2
1
Pour la suite εn = √ , les deux conditions ci-dessus sont satisfaites ce qui permet de déduire de la majora-
3
n
tion (17) que (In )n∈N converge vers 0.
4. Soit n ∈ N fixé.
∀u ∈ [0, 1] , sin u 6 1
or sinn u > 0 donc h πi
∀u ∈ 0, , sinn+1 u 6 sinn u
h πi 2
ce qui donne, en intégrant sur 0, par monotonie de l’intégrale,
2
In+1 6 In
Ainsi la suite (In )n∈N est décroissante.
5. Soit n ∈ N fixé quelconque.
Z π2
In+2 = sin t × (sin t)n+1 dt
0
Z π2

n+1 2
(− cos t) × (n + 1)(sin t)n (cos t)dt

= (− cos t) × (sin t) 0

0
Z π
= 0 − 0 + (n + 1) 2(cos t) (sin t)n dt
2
0
Z π
= (n + 1) 2(1 − (sin t)2 )(sin t)n dt
0
= (n + 1)In − (n + 1)In+2
n+1
si bien que In+2 = In .
n+2
n+1
Ainsi, ∀n ∈ N, In+2 = In .
n+2

À partir de cette relation, pour tout p ∈ N,



2p − 1
I2p = I2p−2
2p
2p − 1 2p − 3
= × I2p−4
2p 2p − 2
2p − 1 2p − 3 3
= × × . . . × I2
2p 2p − 2 4
2p − 1 2p − 3 3 1
= × × . . . × × I0
2p 2p − 2 4 2
(2p − 1)(2p − 3) × . . . × 3 × 1
= I0
2p(2p − 2) × . . . × 4 × 2
2p(2p − 1)(2p − 2)(2p − 3)(2p − 4) × . . . × 3 × 2 × 1
= I0
(2p(2p − 2) × 4 × 2)2
(2p)!
= I0
22p (p!)2

34

2p
I2p+1 = I2p−1
2p + 1
2p 2p − 2
= × I2p−3
2p + 1 2p − 1
2p 2p − 2 2
= × × . . . × I1
2p + 1 2p − 1 3
2p(2p − 2) × . . . × 4 × 2
= I1
(2p + 1)(2p − 1) × . . . × 5 × 3
(2p(2p − 2) × . . . × 4 × 2)2
= I1
(2p + 1)2p(2p − 1)(2p − 2)(2p − 3) × . . . × 5 × 4 × 3 × 2
22p (p!)2
= I1
(2p + 1)!
Z π Z π2
2 π π
Par ailleurs, I0 = dt = et I1 = sin tdt = [− cos t]02 = 1 si bien que
0 2 0

(2p)! π 22p (p!)2


∀p ∈ N, I2p = et I2p+1 = .
22p (p!)2
2 (2p + 1)!

Trouver, à l’aide d’une double intégration par parties, une relation de récurrence entre In et In+2 puis en
déduire l’expression exacte de In en fonction de n :
(p−1) p
Y Y
(2k + 1) 2k
π ∗ k=0 π k=1
I0 = , ∀p ∈ N , I2p = p I2p+1 = p .
2 Y 2 Y
2k (2k + 1)
k=1 k=0

6. Observons que, pour tout p ∈ N,


 2
p
Y
 2k 
I2p+1 
 k=1
 1 2
=  p−1  × ×

I2p Y  2p + 1 π
 (2k + 1) 
k=0

donc  2
p
Y
 2k 
1 k=1
 2p + 1 I2p+1
 = π

 p−1
p Y  2p I2p
 (2k + 1) 
k=0

Par ailleurs, par décroissance de (In ),

∀p ∈ N , I2p 6 I2p+1 6 I2(p+1)


2p + 1
or I2(p+1) = I2p donc
2(p + 1)
2p + 1
∀p ∈ N , I2p 6 I2p+1 6 I2p
2(p + 1)
si bien que, puisque I2p > 0 (intégrale d’une fonction > 0, continue et non identiquement nulle sur un segment
contenant au moins deux points distincts)
I2p+1 2p + 1
∀p ∈ N , 1 6 6
I2p 2(p + 1)
| {z }
−→ 1
p→+∞
 
I2p+1
Le théorème d’existence de limite par encadrement permet d’affirmer que la suite converge et que sa
I2p
limite est 1.

35
On en déduit que
 2
p
Y
 2k 
1 k=1
 2p + 1 I2p+1
lim  = lim π π

 p−1
p→+∞ p  Y  p→+∞ 2p I2p
 (2k + 1) 
k=0

Enfin, la limite ci-dessus donne


 2
p
Y
 2k 
 
 k=1
∼ pπ

 p−1 
Y  p→+∞
 (2k + 1) 
k=0

donc, en prenant la racine carrée et en observant que le produit est positif,


p
Y
2k
k=1 √
p−1
∼ pπ
Y p→+∞
(2k + 1)
k=0

d’où, en reprenant l’expression de I2p ,


π √
∼ pπ
2I2p p→+∞

si bien que r
π
I2p ∼
p→+∞ 2(2p)
I2p+1
Par ailleurs, nous avons vu que lim = 1 donc
p→+∞ I2p
r r
π π
I2p+1 ∼ I2p ∼ ∼
p→+∞ p→+∞ 4p p→+∞ 2(2p + 1)

donc r
π
I2p+1 ∼
p→+∞ 2(2p + 1)
r
π
Ainsi In ∼ .
n→+∞ 2n
. Corrigé de l’exercice 4.19
1. • Soit f ∈ C 0 ([0, 1], R).
Soit n ∈ N∗ .
D’après le théorème de convergence des sommes de Riemann,
n−1 Z 1
1 X k
lim f = f (u)du
n→+∞ n n 0
k=0

donc
n−1   Z 1
1X k
f = f (u)du + o(1)
n n n→+∞ 0
k=0
1
• Soit f ∈ C ([0, 1], R).
Soit n ∈ N∗ .
n−1   Z 1  
1X k 1
Montrons que f = f (u)du + O .
n n n→+∞ 0 n
k=0
 
k k+1
Appliquons l’inégalité des accroissements finis sur , pour tout k ∈ [[0, n − 1]] :
n n
   
k k+1 k k
∀u ∈ , , f (u) − f 6 kf 0 k∞,[0,1] u −
n n n n

36
donc
Z 1 n−1   n−1 k+1 n−1  
1X k XZ n 1X k
f (u)du − f = f (u)du − f
0 n n k n n
k=0 k=0 n k=0
k+1
n−1 Z   !
X n 1 k
6 f (u)du − f
k n n
k=0 n

X Z k+1
n−1
n 1
 
k
6 f (u)du − f
k n n
k=0 n

n−1 Z k+1   
X n k
6 f (u) − f du
k n
k=0 n

X Z k+1
n−1
n
 
k
6 f (u) − f du
k n
k=0 n
X Z k+1
n−1
n k
6 kf 0 k∞,[0,1] u − du
k n
k=0 n
n−1 Z k+1    
X n k k k+1 k
6 kf 0 k∞,[0,1] u− du car u ∈ , donc u − > 0
k n n n n
k=0 n
| {z }
k+1
" 2 # n
u − nk

1
= = 2
2 k
2n
n

n−1
X 1
6 kf 0 k∞,[0,1]
2n2
k=0
0
kf k∞,[0,1]
6
2n
donc
Z 1 n−1    
1X k 1
f (u)du − f = O
0 n n n→+∞ n
k=0

• Soit f ∈ C 2 ([0, 1], R).


Soit n ∈ N∗ .
Montrons que
n−1   Z 1 Z 1  
1X k 1 0 1
f = f (u)du − f (u)du + O
n n n→+∞ 0 2n 0 n2
k=0
 
k k+1
Appliquons l’inégalité de Taylor-Lagrange sur , pour tout k ∈ [[0, n − 1]] :
n n
         2
k k+1 k k 0 k 00 k
∀u ∈ , , f (u) − f − u− f 6 kf k∞,[0,1] u −
n n n n n n
donc
Z k+1   Z k+1     Z k+1       
n 1 k n k k n k k k
f (u)du − f − u− f0 du = f (u) − f
− u− f0 du
k
n
n n k
n
n n k
n
n n n
Z k+1      
n k k k
6 f (u) − f − u− f0 du
k
n
n n n
Z k+1  2
n
00 k
6 kf k∞,[0,1] u − du
k
n
n
" 3 # k+1
n
00 u − nk
6 kf k∞,[0,1]
3 k
n

kf 00 k∞,[0,1]
6 (18)
3n3

37
En sommant sur k ∈ [[0, n − 1]] les inégalités (18),
Z 1
1X
n−1  
k X Z k+1
n−1
n

k
  
k
n−1
XZ k+1
n 1X
n−1  
k X Z k+1
n−1
n

f (u)du − f − u− f0 du 6 f (u)du − f − u
0 n n k n n k n n k
k=0 n k=0 k=0 n k=0 k=0 n
n−1 k+1       
XZ n k k k
6 f (u) − f − u− f0 d
k n n n
k=0 n

n−1 k+1      
XZ n k k k
6 f (u) − f − u− f0 du
k n n n
k=0 n

n−1
X kf 00 k∞,[0,1]
6
3n3
k=0
| {z }
kf 00 k∞,[0,1]
=
3n2
donc
Z 1
1X
n−1  
k X Z k+1
n−1
n

k
  
k
 
1
f (u)du − f − u− f0 du = O
0 n n k n n n→+∞ n2
k=0 nk=0
donc
1X
n−1  
k
Z 1 X Z k+1
n−1
n

k
  
k
 
1
f = f (u)du − u− f0 du + O 2
(20)
n n n→+∞ 0 k n n n
k=0 n k=0
Par ailleurs,
X Z k+1
n−1
n

k
  
k
n−1
X   Z k+1 
k n k

u− f0 du = f0
u− du
k n n n k n
k=0 n k=0 n

n−1  " 2 # k+1


n
X
0 k u − nk
= f
n 2 k
k=0 n
n−1 0
f nk

X
=
2n2
k=0
n−1  
1 1X 0 k
= × f
2n n n
k=0
n−1   Z 1  
1X 0 k 1
or f 0 est de classe C 1 donc f = f 0 (u)du + O
n n n→+∞ 0 n
k=0
Z 1  
1 1
= × f 0 (u)du + O
n→+∞ 2n 0 n
Z 1  
1 0 1
= f (u)du + O
n→+∞ 2n 0 n2
En injectant le DA ci-dessus dans le DA (20),
n−1   Z 1 Z 1  
1X k 1 1
f = f (u)du − f 0 (u)du + O
n n n→+∞ 0 2n 0 n2
k=0

• Soit f ∈ C 3 ([0, 1], R).


Soit n ∈ N∗ .
Montrons que
n−1   Z 1 Z 1 Z 1  
1X k 1 0 1 00 1
f = f (u)du − f (u)du + 2
f (u)du + O
n n n→+∞ 0 2n 0 12n 0 n3
k=0

 
k k+1
Appliquons l’inégalité de Taylor-Lagrange sur, pour tout k ∈ [[0, n − 1]] :
n n
2   3
u − nk kf (3) k∞,[0,1]
       
k k+1 k k k k k
∀u ∈ , , f (u) − f − u− f0 − f 00 6 u−
n n n n n 2 n 6 n

38
donc k+1 2  
  Z k+1  Z k+1
u − nk
Z   
n 1 k n k 0 k n k
f (u)du − f − u− f du − f 00 du
k
n
n n k
n
n n k
n
2 n

k+1
k 2  !


     
u
Z n k k k k
6 f (u) − f − u− f0 − n
f 00 du
k
n
n n n 2 n
k+1 2  
u − nk
Z      
n k k 0 k k
6 f (u) − f − u− f − f 00 du
k
n
n n n 2 n
k+1 3
kf (3) k∞,[0,1]
Z n k
6 u− du
k
n
6 n
" 4 # k+1
n
kf (3) k∞,[0,1] u − nk
6
6 4 k
n

kf (3) k∞,[0,1]
6
24n4
donc en sommant les inégalités ci-dessus pour k ∈ [[0, n − 1]],
2  
Z 1
1X
n−1  
k X Z k+1
n−1
n

k
  
k X Z k+1
n−1
n u − nk k
n−1
X kf (3) k∞,[0,1]
f (u)du − f − u− f0 du − f 00 du 6
0 n n k n n k 2 n 24n4
k=0 n k=0 n k=0 k=0
(3)
kf k∞,[0,1]
6
24n3
donc
2  
Z 1
1X k X Z k+1
n−1   n−1
n

k
  
k X Z k+1
n−1
n u − nk k
 
1
0
f (u)du− f − u− f du− f 00 du = O
0 n n k n n k 2 n n→+∞ n3
k=0 n k=0 n k=0

d’où
2  
1X
n−1  
k
Z 1 X Z k+1
n−1
n

k
  
k X Z k+1
n−1
n u − nk k
 
1
0
f = f (u)du− u− f du− f 00 du+O
n n n→+∞ 0 k n n k 2 n n3
k=0 k=0 n k=0 n
(21)
Par ailleurs,
?
X Z k+1
n−1
n

k
  
k X  k  Z k+1
n−1
n

k

0 0
u− f du = f u− du
k n n n k n
k=0
n n k=0

n−1  " 2 # k+1


n
X
0 k u − nk
= f
n 2 k
k=0 n
n−1 0
f nk

X
=
2n2
k=0
n−1  
1 1X 0 k
= × f
2n n n
k=0
n−1   Z 1 Z 1  
1X 0 k 1 1
or f 0 est de classe C 2 donc f = f 0 (u)du − f 00 (u)du + O
n n n→+∞ 0 2n 0 n2
k=0
Z 1 Z 1  
1 1 1
= f 0 (u)du − 2 f 00 (u)du + O
n→+∞ 2n 0 4n 0 n3

39
?
n−1 k+1 2 n−1  "  # k+1
k 3 n
u − nk −
 
XZ n
00 k X
00 k u n
f du = f
k 2 n n 6 k
k=0 n k=0 n
n−1  
X k 1
= f 00
n 6n3
k=0
n−1  
1 1 X 00 k
= × f
6n2 n n
k=0
n−1   Z 1  
00 1 1 X 00 k 00 1
or f est de classe C donc f = f (u)du + O
n n n→+∞ 0 n
k=0
Z 1  
1 1
= f 00 (u)du + O (22)
n→+∞ 6n2 0 n3
En injectant les DA (22) et (22) dans le DA (21),
n−1   Z 1 Z 1 Z 1  
1X k 1 0 1 00 1
f = f (u)du − f (u)du + 2 f (u)du + O 3
n n n→+∞ 0 2n 0 4n 0 n
k=0
Z 1  
1 1
− 2 f 00 (u)du + O
6n 0 n3
Z 1 Z 1 Z 1  
1 1 1
= f (u)du − f 0 (u)du + 2
f 00
(u)du + O
n→+∞ 0 2n 0 12n 0 n3
2n
X 1
2. Transformons en une somme de Riemann à laquelle nous pourrions appliquer la question précd́ente :
k
k=n

2n 2n−1 n−1 n−1 n−1  


X 1 1 X 1 1 X 1 1 1X 1 1 1X j
= + = + = + j
= + f
k 2n k 2n j=0 n + j 2n n j=0 1 + n
2n n j=0 n
k=n k=n

[0, 1] R →
où f 1
u 7→
1+u
La fonction f est de classe C ∞ sur [0, 1] donc de classe C 3 donc le résultat de la question précédente s’applique :
2n−1 Z 1 Z 1 Z 1  
X 1 1 0 1 00 1
= f (u)du − f (u)du + f (u)du + O
k n→+∞ 0 2n 0 12n2 0 n3
k=n
1
f (1) − f (0) f 0 (1) − f 0 (0)
Z  
1
= f (u)du − + +O
n→+∞ 0 2n 12n2n3
1 1 −1 −1
(1+1)2 − (1+0)2 1
Z 1
1+1 − 1+0
 
du 1
= − + +O
n→+∞ 0 1+u 2n 12n2 n3
 
1 1 1
= ln 2 + + +O
n→+∞ 4n 16n2 n3
donc
2n  
X 1 3 1 1
= ln 2 + + +O
k n→+∞ 4n 16n2 n3
k=n

. Corrigé de l’exercice 4.20 Notons x0 = 0 < x1 < . . . < xp−1 < xp != 1 les (p + 1) solutions de f (x) = 0.
Z xp−1 Z 1
L’idée consiste à montrer que enu f (u)du = o enu f (u)du .
0 n→+∞ xp−1
• La fonction |f | est stritement positive sur ]xp−1 , 1[, en notant M son maximum sur [xp−1 , 1], il existe yM ∈
]xp−1 , 1[ tel que |f (yM )| = M et par contionuité de f en yM , il existe δ ∈ R∗+ tel que ∀u ∈ [yM − δ, yM + δ],
M
|f (u)| > . On en déduit alors, puisque f est de signe constant sur [xp−1 , 1], que
2
Z 1 Z yM +δ
M nu δM nyM
enu f (u)du > e du > e
xp−1 yM 2 2

40
Z xp−1 Z xp−1
• Par majoration brutale, enu f (u)du 6 sup{|f (u)| | u ∈ [0, 1]}enxp−1 = O(enxp−1 ) d’où enu f (u)du =
0 n→+∞ 0 n→+∞
Z 1 ! Z 1 Z 1
o enu f (u)du si bien que enu f (u)du ∼ enu f (u)du d’où la divergence vers +∞ de la valeur
xp−1 0 n→+∞ xp−1
absolue de cette suite puisque la valeur absolue de l’équivalent est minorée par une suite qui diverge vers +∞.

. Corrigé de l’exercice 4.21


1. Quel est le domaine de définition Df de f ?
2. Étudier la parité de f .
3. Étudier la régularité de f .
4. Étudier la limite de f en 0.

Ainsi, lim f (x) = ln 3.


x→0

5. Peut-on prolonger f par continuité en 0 en une fonction de classe C 1 sur R ?


6. Montrer que f admet un développement limité à l’ordre 5 au voisinage de 0.
5
f (x) = ln 3 − 2x2 + x4 + O(x6 )
x→0 6
7. Procédons à une intégration par parties :
 3x Z 3x
∗ sin u sin u
∀x ∈ R , f (x) = + du
u x x u2
Z 3x
sin(3x) sin x sin u
= − + du (23)
3x
| {z } x
| {z } x u2
−→ 0 −→ 0
x→+∞ x→+∞

Or, pour x > 0, en utilisant une majoration brutale,


Z 3x
sin u sin u 2
2
du 6 |3x − x| × u 7→ 2 6
x u u ∞,[x,3x] x
| {z }
1
6 2
x
si bien que l’égalité (23) permet de conclure que f tend vers 0 en +∞.

Ainsi, lim f (x) = 0.


x→+∞

. Corrigé de l’exercice 4.22


chu
1. f (x) est bien défini si et seulement si u 7→ est continue par morceaux sur le segment d’extrémités x et 2x
u2
([x, 2x] si x > 0, [2x, x] si x 6 0).
chu
Or u 7→ 2 est définie et continue sur ] − ∞, 0[∪]0, +∞[ donc
u
chu
? pour x > 0, u 7→ 2 est continue sur [x, 2x] donc R∗+ ⊂ Df ,
u
chu
? pour x < 0, u 7→ 2 est continue sur [2x, x] donc R∗− ⊂ Df ,
u
? si x = 0, [x, 2x] = {0} et f n’est pas définie en 0 donc 0 ∈
/ Df .

Ainsi Df =] − ∞, 0[∪]0, +∞[.

2. ? Df =] − ∞, 0[∪]0, +∞[ est symétrique par rapport à 0.


? Soit x ∈ Df fixé quelconque.
Effectuons le chnagement de variable s = −u, ds = −du :
Z −2x Z 2x Z 2x
chu ch(−s) ch(s)
f (−x) = 2
du = 2
(−ds) = − ds = −f (x)
−x u x (−s) x s2

Ainsi, f est impaire.

41
3. • Régularité.
chu
Soit F une primitive de u 7→ définie sur ]0, +∞[. Alors,
u2
∀x ∈]0, +∞[ , f (x) = F (2x) − F (x)

Or F ∈ C ∞ (]0, +∞[, R) (primitive d’une fonction de classe C ∞ sur ]0, +∞[) donc f ∈ C ∞ (]0, +∞[, R) par
stabilité du caractère C ∞ par composition.
Par imparité, f est de classe C ∞ sur son domaine de définition : ] − ∞, 0[∪]0, +∞[.
• Variations.
Pour tout x ∈]0, +∞[,

f 0 (x) = F 0 (2x) × 2 − F 0 (x)


ch(2x) chx
= ×2− 2
4x2 x
ch(2x) − 2chx
=
2x2
2
2ch x − 2chx − 1
=
2x2

Étudions le signe du trinôme 2X 2 − 2X − 1 : √ son discriminant√est 4 + 4 × 2 = 12 = (2 3)2 si bien qu’il
1− 3 1+ 3
admet deux racines réelles distinctes x1 = et x2 = d’où
2 2
x −∞ x1 x2 +∞
2x2 − 2x − 1 + 0 − 0 +

ch(]0, +∞[) =]1, +∞[ et ch est une bijection de ]0, +∞[ sur ]1, +∞[. De plus, x1 < 0 < 1 < x2 donc il
existe un unique x0 ∈]0, +∞[ tel que √
1+ 3
chx0 =
2
si bien que
x 0 x0 +∞
f 0 (x) − 0 +

f & %
f (x0 )
Précisons la valeur de x0 :

1+ 3 √
chx0 = ⇐⇒ ex0 + e−x0 = 1 + 3
2 √
⇐⇒ (ex0 )2 + 1 = (1 + 3)ex0

⇐⇒ ex0 est une racine de X 2 − (1 + 3)X + 1
√ √ √
Or le discriminant du trinôme X 2 − (1 + 3)X + 1 est (1 + 3)2 − 4 = 2 3 donc il admet deux racines
réelles distinctes √ p √ √ p √
1+ 3− 2 3 1+ 3+ 2 3
y1 = < y2 =
2 2
x0
Or d’une part x0 > 0 donc e > 1 et d’autre part y2 > 0, y1 y2 = 1 et y1 < y2 (de même signe strictement
positif et inverses l’une de l’autre) donc y1 < 1 < y2 . Par conséquent,
√ √ p √ √ p √ !
1+ 3 x0 1+ 3+ 2 3 1+ 3+ 2 3
chx0 = ⇐⇒ e = ⇐⇒ x0 = ln
2 2 2

• Limite en +∞.
chu
lim = +∞ donc, en appliquant la définition de cette limite,
u→+∞ u2

chu
∃A ∈ R∗+ : ∀u ∈ [A, +∞[ , >1
u2
Fixons un tel A > 0.
Soit x ∈ [A, +∞[ fixé quelconque.

42
On a [x, 2x] ⊂ [A, +∞[ donc
chu
∀u ∈ [x, 2x] , >1
u2
si bien qu’en intégrant cette inégalité,
Z 2x Z 2x
chu
f (x) = du > du = x
x u2 x

Ainsi,
∀x ∈ [A, +∞[ , f (x) > x
or lim x = +∞ donc lim f (x) = +∞.
x→+∞ x→+∞
• Limite en 0.
Observons que,
chu 1
∀u ∈ R∗+ ,
> 2
u2 u
donc, pour tout x > 0, en intégrant cette inégalité sur [x, 2x],
Z 2x Z 2x  2x
chu du 1 1 1 1
f (x) = du > = − =− + =
x u2 x u 2 x x 2x x 2x
1
Or lim+ = +∞ donc lim+ f (x) = +∞.
x→0 2x x→0
4. Soit ε∈ R∗+ fixé queconque.
Par continuité de ch en 0,
∃η ∈ R∗+ : ∀u ∈ [−η, η] : 1 − ε 6 chu 6 1 + ε
Fixons uni telη iη.
Soit x ∈ 0, fixé quelconque.
2
Alors [x, 2x] ⊂]0, η] donc
1−ε chu 1+ε
∀u ∈ [x, 2x] , 6 2 6
u2 u u2
si bien qu’en intégrant ces deux inégalités sur [x, 2x],
Z 2x Z 2x Z 2x
(1 − ε) chu (1 + ε)
2
du 6 2
du 6 du
x u x u x u2
d’où    
1 1 1 1
(1 − ε) − + 6 f (x) 6 (1 + ε) − +
2x x 2x x
soit
1−ε 1+ε
6 f (x) 6
2x 2x
donc
1 − ε 6 2xf (x) 6 1 + ε
Nous venons de prouver que lim+ 2xf (x) = 1.
x→0

1
Ainsi, f (x) ∼ + .
x→0 2x

5. Le DL4 (0) de ch est


u2 u4
ch(u) =+ 1 + + + o(u4 )
u→0 2 24
ce qui signifie que
u2 u4
 
ch(u) − 1 + + = o(u4 )
2 24 u→0+
Soit ε ∈ R∗+ fixé queconque. Par définition de la notation o(·),

u2 u4
 
∃η ∈ R∗+ : ∀u ∈ [−η, η] : −εu4 6 chu − 1 + + 6 εu4
2 24

Fixons un tel η.

43
i ηi
Soit x ∈ 0, fixé quelconque.
2
Alors [x, 2x] ⊂]0, η] donc  
2
u4
−εu4 chu − 1 + u2 + 24 εu4
∀u ∈ [x, 2x] , 6 6
u2 u2 u2
soit
1 u2
 
chu 2 1
∀u ∈ [x, 2x] , −εu 6 2 − + + 6 εu2
u u2 2 24
si bien qu’en intégrant ces deux inégalités sur [x, 2x],
2x 2x 2x Z 2x
1 u2
Z Z Z  
chu 1
−ε u2 du 6 du − + + du 6 ε u2 du
x x u2 x u2 2 24 x
| {z } | {z } | {z }
8x3 − x3 1 1 2x − x 8x − x 3 3 8x3 − x3
= =− + + + =
3 2x x 2 72 3
donc
x 7x3
 
3 1
−7εx 6 f (x) − + + 6 7εx3
2x 2 72

1 x 7x3
ce qui prouve que f (x) = + + + + o(x3 ).
x→0 2x 2 72

6.
2x 2x
eu eu + e−u − eu
Z Z
f (x) − du = du
x 2u2 x 2u2
2x
e−u
Z
= du
x 2u2
Z 2x
1
6 u 7→ e−u ∞,[x,2x] × du
| {z } x 2u2
| {z }
= e−x 1 1 1
=− + =
2x x 2x
e−x
6
2x
2x
eu e−x
Z  
Ainsi, f (x) = du + O .
x→+∞ x 2u2 2x
2x
eu
Z
Cherchons un équivalent de du en intégrant par parties :
x 2u2
2x 2x 2x
eu eu 2eu
Z  Z
du = − − du
x 2u2 u2 x x u3
x 2x
2x
eu
Z
e e
= − 2 +2 du
4x2 x x u3

Procédons à une majoration raffinée de la « nouvelle » intégrale


Z 2x u Z 2x
e 1 e2x
3
du 6 u →
7 3
× eu du 6 3
x u u ∞,[x,2x] x
| {z } | x {z }
1 = e2x − ex 6 e2x
= 3
x
donc
2x
eu e2x ex
Z  2x 
e
du = − 2 +O
x 2u2 x→+∞ 4x2 x x3
2x
 2x 
e e
= +O
x→+∞ 4x2 x3

44
si bien qu’en injectant dans le DA(+∞) de f ,
2x  −x 
eu
Z
e
f (x) = 2
du + O
x→+∞ x 2u 2x
 −x 
e2x
 2x 
e e
= 2
+ O 3
+ O
x→+∞ 4x x 2x
 −x 
e2x
 2x 
e e
= +O +O
x→+∞ 4x2 x3 2x

e2x
Ainsi, f (x) ∼ .
x→+∞ 4x2

Z 2x
ch(t)
f:x t2
dt
x
Graphe de f
10

f(x0 )
0 x0 1
3 2 1 0 2 3

10

Z 2x
cht
Figure 1 – Graphe de la fonction f : x 7→ dt.
x t2

. Corrigé de l’exercice 4.23

. Corrigé de l’exercice 4.24

. Corrigé de l’exercice
Z 1 4.25 Remarque. En lisant l’énoncé, on se dit que l’objectif est d’essayer de donner une
u u
valeur limite à √ du. En effet, la fonction u 7→ √ est définie et continue sur [0, 1[
2 4 2 1 − u4
0 (1 + u ) 1 − u   (1 + u )
1
ce qui permet de l’intégrer sur [0, 1 − ε] pour tout ε ∈ 0, , mais pas sur [0, 1]. Ceci explique que l’on ne calcule
2
l’intégrale que jusqu’à 1 − ε, mais on ne voit pas a priori pourquoi ne commencer à intégrer qu’à partir de ε alors que

45
l’intégrale est parfaitement définie de 0 à 1 − ε. En fait c’est uniquement pour obtenir le caractère C 1 de la fonction
changement de  variable du premier changement de variable.
1
Soit ε ∈ 0, fixé quelconque.
2 √
• Effectuons
 √ √ le changement
 de variable v = u2 soit u = v. La fonction de changement de variable, qui vaut
ε, 1 − ε −→ [ε, √ 1 − ε]
est de classe C 1 (ce n’aurait pas été la cas si l’intervalle d’intégration avait
v 7−→ v

été [0, 1 − ε] à cause de la non dérivabilitéde · en 0) ce qui rend possible le changement après avoir observé
dv
que du = √ :
2 v
Z 1−ε Z √1−ε
u 1 dv
√ du = √
√ .
ε
2
(1 + u ) 1 − u 4 2 ε (1 + v) 1 − v 2
• Effectuons
  le changement
√ √  v = cos θ√
de variable soit√θ = Arccos(v).
 La fonction de changement de variable, qui
Arccos( 1 − ε), Arccos( ε) −→ ε, 1 − ε
vaut est de classe C 1 ce qui rend possible le changement
θ 7−→ cos θ
après avoir observé que dv = − sin θdθ :
√ √ √
1−ε
1 Arccos 1−ε − sin θdθ 1 Arccos 1−ε
Z Z Z
1 dv dθ

√ = √
√ =− √
2 ε (1 + v) 1 − v 2 2 Arccos ε 2
(1 + cos θ) 1 − cos θ 2 Arccos ε 1 + cos θ
√ √ p
car, pour tout θ ∈ [Arccos ε, Arccos 1 − ε] ⊂ [0, π], 1 − cos2 θ = | sin θ| = sin θ.
• Pour terminer le calcul, présentons deux méthodes différentes :
— Première méthode : effectuer le changement de variable correspondant au passage par l’angle   moitié. √
Arccos ε Arc
θ 
tan , tan
Posons le changement de variable t = tan . La fonction de changement de variable, qui vaut 2
2
t

2
1 + t
est de classe C 1 ce qui rend possible le changement de variable. De plus, on a dt = dθ et cos θ =
2
2
1−t
d’où
1 + t2

√ Arccos 1−ε
Z Arccos 1−ε Z tan
1 dθ 1 2 2dt
− √
= − √
 
2 Arccos ε 1 + cos θ 2 tan Arccos ε
2 (1 + t2 ) 1+ 1−t2
1+t2

Arccos 1−ε
Z tan
1 2
= √ dt
2 tan Arccos ε
2
√  √ 
Arccos 1 − ε
1 Arccos ε
= − tan
tan
2 2 2
√ √
Arccos 1 − ε Arccos ε
En passant à la limite lorsque ε tend vers 0, lim tan = 0 et lim tan = 1 donc
Z 1−ε ε→0 2 ε→0 2
u 1
lim √ du = .
ε→0 ε (1 + u2 ) 1 − u4 2
1 1
— Seconde méthode : faire apparaître une fonction du type ou dont les primitives sont
sin2 (ωu) cos2 (ωu)
1 1
connues et valent − cotan(ωu) et tan(ωu)
ω ω
√ √
1 Arccos 1−ε 1 Arccos 1−ε
Z Z
dθ dθ
− √
= − √
2 cos2 θ2

2 Arccos ε 1 + cos θ 2 Arccos ε

1 Arccos 1−ε 12 dθ
Z
= −
2 Arccos√ε cos2 θ2

 Arccos√1−ε
1 θ
= − tan
2 2 Arccos√ε
 √ √ 
1 Arccos 1 − ε Arccos ε
= − tan − tan
2 2 2

La conclusion est alors la même que celle de la première méthode.

46

1 Arcsin 1−ε
Z

Remarque : Si on choisit le changement de variable v = sin θ au lieu de v = cos θ, on trouve .
2 Arcsin√ε 1 + sin θ
Si l’onsouhaite calculer cette intégrale comme le suggère la seconde méthode ci-dessus, il faut écrire :
√ √
Z Arcsin 1−ε Z Arcsin 1−ε
1 dθ 1 dθ
=
√ √ 1 + cos π2 − θ

2 Arcsin ε 1 + sin θ 2 Arcsin ε
Z Arcsin√1−ε 1
1 2 dθ
= √
cos π4 − θ2

2 Arcsin ε
2

  Arcsin√1−ε
1 π θ
= − tan −
2 4 2 Arcsin√ε
  √   √ 
1 π Arcsin 1 − ε π Arcsin ε
= − tan − + tan −
2 4 2 4 2

d’où le résultat attendu par passage à la limite lorsque ε tend vers 0.


— Troisième méthode : multiplier numérateur et dénominateur par 1−cos θ pour faire apparaître des primitives
faciles à trouver :
√ √
1 Arccos 1−ε 1 Arccos 1−ε (1 − cos θ)dθ
Z Z

− = −
2 Arccos√ε 1 + cos θ 2 Arccos√ε 1 − cos2 θ
Z Arccos√1−ε
1 (1 − cos θ)dθ
= −
2 Arccos√ε sin2 θ
Z Arccos√1−ε  
1 1 cos θ
= − − dθ
2 Arccos√ε sin2 θ sin2 θ
 √
Arccos 1−ε
1 1
= − −cotanθ +
2 sin θ Arccos√ε
 Arccos√1−ε
1 1 − cos θ
= − √
2 sin θ Arccos ε
" #Arccos√1−ε
2 θ
1 2 sin 2
= −
2 2 sin θ2 cos θ2 √
Arccos ε
 √
Arccos 1−ε
1 θ
= − tan
2 2 Arccos√ε
 √ √ 
1 Arccos 1 − ε Arccos ε
= − tan − tan
2 2 2

d’où le résultat attendu par passage à la limite lorsque ε tend vers 0 comme précédemment.
Remarque : dans cette méthode, il est préférable d’utiliser des formules trigonométriques pour simplifier la
1
primitive −cotanθ + car si on l’évalue directement en les bornes de l’intégrale, on obtient une somme de
sin θ
termes dont plusieurs “explosent” lorsque ε → 0 et il faudrait rechercher des DA assez précis de ces termes
pour voir qu’ils se compensent et pour obtenir l’existence (et la valeur) de la limite finie.

. Corrigé de l’exercice 4.26


1.
Z π−ε
I(ε) = ln(sin u)du
ε
π
Z 2
Z π−ε
= ln(sin u)du + ln(sin u)duavec la relation de Chasles
π
ε 2
π
Z 2
Z ε
= ln(sin u)du − ln(sin(π − s))dsen posant s = π − u
π
ε 2
Z π Z π
2 2
= ln(sin u)du + ln(sin s)dsen posant s = π − u
ε ε
Z π
2
= 2 ln(sin u)du
ε

47
2. Notons F une primitive de la fonction u 7−→ ln(sin u) définie sur ]0, π[ (c’est possible car la fonction u 7−→
π
ln(sin u) est continue sur ]0, π[). Alors, pour tout ε ∈]0, π[, I(ε) = F −F (ε). Or F ∈ C 1 (]0, π[, R) (primitive
i π i  2
d’une fonction continue) donc I ∈ C 1 0, , R et I 0 (ε) = − ln(sin(ε)) > 0 donc I est une fonction croissante
i πi 2
sur 0, .
2 h πi 2u
De plus, pour tout u ∈ 0, , sin u > donc
2 π
h πi  
2u
∀u ∈ ε, , ln(sin u) > ln
2 π

d’où, en intégrant,
π
Z   Z 1  
2 2u π π 1 π 2ε 2ε 2ε π
I(ε) > ln du = ln(s)ds = [s ln s − s] 2ε = −1 − ln + >−
ε π 2 2ε
π
2 π 2 π π π 2
i πi
3. Ainsi, la fonction I(ε) est croissante sur 0, et minorée donc elle admet une limite finie lorsque ε tend vers
2
0, ceci permet de prolonger I par continuité en 0 et on notera I(0) la valeur de cette limite.
4.
Z π−ε
I(ε) = ln(sin u)du
ε
π
Z 2
Z π−ε
= ln(sin u)du + ln(sin u)duavec la relation de Chasles
π
ε 2
π π
2 −ε
Z Z
2 π
= ln(sin u)du + ln(cos s)dsen posant s = +u
ε 0 2
π π
2 −ε
Z Z 2
Z ε
= (ln(sin u) + ln(cos u)) du + ln(sin u)du + ln(cos s)ds
π
ε 2 −ε 0
π π
2 −ε ε
Z   Z Z
sin 2u 2
= ln du + ln(sin u)du + ln(cos s)ds
ε 2 π
2 −ε 0
π
Z π−2ε π Z Z ε
1  2
= ln(sin t)dt − − ε ln 2 + ln(sin u)du + ln(cos s)ds en posant t = 2u
2 2ε 2 π
2 −ε 0
π Z π2 Z ε
1 
= I(2ε) − − ε ln 2 + ln(sin u)du + ln(cos s)ds (24)
2 2 π
2 −ε 0

i πi
Fixons ε ∈ 0, et appliquons l’inégalité de la moyenne brutale pour obtenir
Z π2 4 Z π2
n hπ πi o √ 
— ln(sin u)du 6 ε sup | ln(sin(u))| | u ∈ , = ε ln 2 d’où lim ln(sin u)du = 0.
π 4 2 ε→0 π −ε
Z 2ε−ε n h πi o √  Z ε
2

— ln(cos u)du 6 ε sup |ln(cos(u))| | u ∈ 0, = ε ln 2 d’où lim ln(cos u)du = 0.


0 4 ε→0 0
1 π
Ainsi, en passant à la limite dans l’égalité (24), on obtient I(0) = I(0) − ln 2 donc I(0) = −π ln 2.
2 2
Z π2 Z π2
π
Remarque : on en déduit aussi que ln(sin u)du a un sens donné par lim ln(sin u)du = − ln 2. De
0 ε→0 ε 2
Z π2 Z π2 −ε
π
même, ln(cos u)du a un sens donné par lim ln(cos u)du = − ln 2.
0 ε→0 0 2

. Corrigé de l’exercice 4.27 1. Deux fonctions continues par morceaux sur [a, b] ont même intégrale si et
seulement si elles sont égales.
Faux.
D’une part sin et cos ont même intégrale sur [0, 2π] et ne sont pas égales, et d’autre part, même si on considère
deux fonctions continues par morceaux sur [a, b] positives ou nulles et ayant même intégrale, alors elle ne
sont pas nécessairement égales : la fonction partie entière sur [0, 2] a même intégrale que la fonction constante
1
de valeur .
2
2. Une fonction définie sur [a, b] est continue par morceaux sur ce segment si ]a, b[ est une union d’intervalles sur
chacun desquels la fonction est continue.

48
FAUX. 
 R+ −→  R
Il faut une union finie d’intervalles ! En effet, 3 si x = 0 n’est pas continue par mor-
 x 7−→
bln xc si x > 0
ceaux sur [0, 1].
3. Une fonction n’ayant qu’un nombre fini de points de discontinuité sur un segment est continue par morceaux
sur ce segment.
FAUX.
Il faut en plus que sa restriction aux intervalles ouverts de continuité ait une limite à droite en l’extrémité
gauche et une limite à gauche en l’extrémité droite.

 R −→  R
 x

  e si x < 0
Par exmple, n’est pas continue par morceaux sur [−1, 1] car une subdivision

x 7−→ 3 si x = 0
1


 sin si x > 0

 
x
adaptée est {−1, 0, 1}, cette fonction est continue sur ] − 1, 0[ et sur ]0, 1[ mais elle n’a pas de limite à droite
en 0.
4. Toute fonction en escalier est continue par morceaux.
VRAI.
5. Deux fonctions en escalier sur [a, b] ont même intégrale si et seulement si elles coïncident sauf éventuellement
sur un ensemble fini.
FAUX.
1
La fonction partie entière sur [0, 2] a même intégrale que la fonction constante de valeur .
2
6. L’intégrale sur un segment d’une fonction continue par morceaux positive ou nulle non identiquement nulle est
strictement positive.
FAUX.
La fonction partie entière sur [0, 1] est continue par morceaux positive ou nulle non identiquement nulle et son
intégrale est nulle.
Z b
7. Si f1 et f2 sont deux fonctions continues par morceaux sur [a, b] telles que f1 6 f2 , alors f1 (u)du =
Z b a

f2 (u)du ⇒ f1 = f2 .
a
FAUX. Z b Z b
Si f1 6 f2 et f1 (u)du = f2 (u)du, alors f1 et f2 sont égales sur le complémentaire d’une partie finie de
a a
[a, b].
8. Combien de fois la continuité uniforme donnée par le théorème de Heine joue un rôle crucial dans la théorie de
l’intégrale de Riemann sur un segment présentée dans le cours ?
Elle intervient
• pour approcher uniformément des fonction scontinues par morceaux sur un segement par des fonctions en
escalier sur ce segment,
• pour prouver le théorème de convergence des sommes de Riemann.
n  3k 2 
1X
9. Que dire de la suite un = k exp .
n n2
k=1
2
La fonction x 7→ xe3x est continue sur [0, 1] donc la convergence des sommes de Riemann à droite permet
d’affirmer que
n  3k 2  Z 1
1Xk 2 e3 − 1
lim exp 2
= ue3u du = .
n→+∞ n n n 0 6
k=1
3
n(e − 1)
On en déduit que un ∼ .
n→+∞ 6
n−1
X k k n−1
X k  n − k
10. Soient (f, g) ∈ C 0 ([0, 1], R)2 . Que dire des suites vn = f g et wn = f g ?
n n n n
k=0 k=0
Nous reconnaisons presque des sommes de Riemann, la continuité de la fonction f × g sur [0, 1] donne, avec la
convergence des sommes de Riemann à gauche,
n−1 Z 1
1 X k k
lim f g = f (u)g(u)du
n→+∞ n n n 0
k=0

49
Z 1 Z 1
donc vn = n f (u)g(u)du + o(n). Une subtilité, on ne peut écrire vn ∼ n f (u)g(u)du que sous
n→+∞ 0 n→+∞ 0
Z 1
la condition f (u)g(u)du 6= 0 (en effet, une suite équivalente à la suite nulle est nulle à partir d’un certain
0
rang).
De même par continuité sur [0, 1] de f : x 7→ f (x) et g̃ : x 7→ g(1 − x), f × g̃ est continue sur [0, 1] et la
convergence des sommes de Riemann à gauche,
n−1 Z 1 Z 1
1 X k k
lim f g̃ = f (u)g̃(u)du = f (u)g(1 − u)du
n→+∞ n n n 0 0
k=0

Z 1
d’où, wn = n f (u)g(1 − u)du + o(n).
n→+∞ 0
11. Toute primitive d’une fonction croissante est croissante.
FAUX.
La monotonie des primitives dépend du signe de la fonction : f(x)=−e−x est croissante sur R et négative donc
ses primitives sont décroissantes sur R.
12. Toute fonction qui possède des primitives sur un segment est continue (resp. continue par morceaux sur ce
segment).
FAUX.
3 1
La fonction x 7→ x 2 sin( ) prolongée par continuité par 0 en 0 et une primitive, sur [0, 1] de sa dérivée qui
x
elle, n’est pas continue. La continuité d’une fonction sur un intervalle est une condition suffisante
d’existence de primitive, mais il existe des fonctions non continues sur un segment qui admettent des
primitives sur ce segment.
13. Deux primitives d’une même fonction définie sur R∗ diffèrent d’une constante.
FAUX.
Elles diffèrent a priori d’une constante sur ]0, +∞[ et d’une autre constante sur ] − ∞, 0[.
Deux primitives d’une même fonction définie sur un intervalle diffèrent d’une constante. Ici, R∗
n’est pas un intervalle !
14. Toute fonction continue par morceaux sur un segment possède des primitives sur ce segment.
FAUX.
La fonction partie entière est continue par morceaux sur [0, 2] et n’admet pas de primitive sur [0, 2] (exercice
à rédiger, s’il en existait une, elle serait constante sur [0, 1] et affine de pente 1 sur [1, 2], le recollement en 1
n’est pas dérivable ce qui contredit l’existence).
Z y

15. Soit f une fonction continue sur R et minorée par π. Pour tout x ∈ R, il existe y ∈]x, +∞[ tel que f (u)du =
x

q
17. Que devient cet énoncé si f ∈ C 0 (R, R) est remplacé par f continue par morceaux sur R ?

 [x, +∞[ −→ Z R
t
Considérons la fonction h : .
 t 7−→ f (u)du
√ √x
f étant minorée par π, ∀t ∈ [x, +∞[, h(t) > π(t − x).
√ √
q
Ainsi, h(x) = 0 < 17 < π × 17 6 h(x + 17) et h est continue sur [x, x + 17] donc le théorème des valeurs

q
intermédiaires permet d’affirmer qu’il existe y ∈]x, x + 17[ tel que h(y) = 17.
0

De plus, h = f est strictement positive (minorée par π > 0) donc h est strictement croissante si bien que

q
∃!y ∈]x, x + 17[ : h(y) = 17 .

Si l’hypothèse f ∈ C 0 (R, R) est remplacée par f ∈ E 0 (R, R), la fonction h reste continue (adapter la preuve du
cours dans le cas f ∈ C 0 (R, R)) et strictement croissante (à prouver directement à la main) donc la conclusion
reste inchangée.
16. Toute fonction convexe sur R admet des primitives sur R.
VRAI.
En effet, une fonction convexe est continue en tout point intérieur à son domaine de définition donc une fonction
convexe sur R est continue sur R (tout point de R est un point intérieur de R) donc elle admet des primitives
sur R.

50
Z x
17. Si f ∈ C 0 ([−1, 2], R), F : x 7→ f (u)du est bien définie sur [−1, 2] et elle est lipschitzienne sur [−1, 2].
0
OUI.
En effet il s’agit de la primitive de f qui s’annule en 0 donc c’est une fonction de classe C 1 sur [−1, 2] dont
la dérivée est f qui est continue sur le segment [−1, 2] donc bornée. Or toute fonction de classe Ccal1 dont la
dérivée est bornée est lipschitzienne (corollaire de l’inégalité des accroissements finis) donc F est lipschitzienne
sur [−1, 2].
18. L’énoncé précédent est-il encore vrai si f est une fonction continue par morceaux sur [−1, 2] ?
OUI.
Le fait que F est bien définie est inchangé. En revanche, on perd le caractère C 1 de F . Toutefois, pour tout
(x, y) ∈ [−1, 2]2 , Z x
F (y) − F (x) = f (u)du
y

or une fonction continue par morceaux sur un segment est bornée sur ce segment donc l’inégalité de la moyenne
donne
|F (y) − F (x)| 6 |y − x| sup{|f (t)| | t ∈ [−1, 2]}
si bien que F est lipschitzienne sur [−1, 2].

. Corrigé de l’exercice 4.28


1. Méthode avec changement de variable.
Z e n
ln u
du
1 u
Posons s = ln u soit s = eu . 
[0, 1] −→ [1, e]
La fonction de changement de variable est qui est de classe C 1 .
s 7−→ es
En différentiant la relation u = es , du = es ds.
Ainsi,
Z e n Z 1 n s Z 1  n+1 1
ln u s e n s 1
du = s
ds = s ds = = .
1 u 0 e 0 n+1 0 n+1
Méthode directe en reconnaissant la dérivée d’une composée.
Z e n Z e e
(ln u)n+1

ln u 1
du = (lnn u) × (ln)0 (u)du = = .
1 u 1 n + 1 1 n + 1
Z π4
2. tan4 udu,
0
Méthode avec changement de variable.
Posons s = tan u soit u = Arctans. ( h πi
[0, 1] −→ 0,
La fonction de changement de variable est 4 qui est de classe C 1 .
7−→ s Arctans
1
En différentiant la relation u = Arctan(s), du = ds.
1 + s2
Ainsi,
π
1
s4
Z 4
Z
4
tan udu = ds
0 0 1 + s2
1
(1 + s2 )(s2 − 1) + 1
Z
= ds en effectuant la division euclidienne de s4 par (1 + s2 )
0 1 + s2
Z 1
1
= s2 − 1 + ds
0 1 + s2
 3 1
s
= − s + Arctans
3 0
2 π
= − +
3 4
Méthode astucieuse.

51
Z π Z π Z π
4 4 4
tan4 udu = tan2 u(1 + tan2 u)du − tan2 udu
0 0 0
Z π Z π Z π
4 4 4
2 0
= tan u × tan (u)du − (tan2 u + 1)du + du
0 0 0

tan3 u 4

π π
= − [tan u]04 +
3 0 4
2 π
= − +
3 4
π
sin3 u
Z 2
3. √ du.
0 2 + cos u ( h πi
ds [0, 1] −→ 0,
Poser le changement de variable s = cos u soit u = Arccoss d’où du = − √ . La fonction 2
1−s 2
s 7−→ Arccoss
n’est pas de classe C 1 ... en fait il n’y a qu’un seul problème, il est en 1 car Arccos n’est pas dérivable en 1 !
admettons pour l’instant que le changement de variable soit licite quand même :
Z π2 Z 0
sin3 u −(1 − s2 )ds
√ du = √
0 2 + cos u 1 2+s
Z 1
(−s2 − 4s − 4 + 4 + 4s + 1)ds
= √
0 2+s
Z 1 2
(−(2 + s) + 8 + 4s − 4 + 1)ds
= √
0 2+s
Z 1 2
(−(2 + s) + 4(2 + s) − 3)ds
= √
0 2+s
Z 1


3 3
= −(2 + s) + 4 2 + s − √
2 ds
0 2+s
1


2 5 8 3
= − (2 + s) 2 + (2 + s) 2 − 6 2 + s
5 3 0
8√ 34 √
= − 3+ 2
5 15
Pour rendre ce calcul rigoureux, il suffit de remarquer que
Z π2 Z π2 −ε
sin3 u sin3 u
√ du = lim √ du
0 2 + cos u ε→0 0 2 + cos u
Z π2 −ε
sin3 u sin3 u π
car la fonction ε 7−→ √ du (qui la primitive de √ qui s’annule en 0 évaluée en − ε)
0 2 + cos u 2 + cos u 2
π
est continue en .
2
Maintenant, il suffit de reprendre l’idée du calcul précédent pour( effectuer lechangement de variable sur
Z π2 −ε h π i h π i
sin3 u 0, Arccos −ε −→ 0, − ε
√ du, la fonction de changement de variable étant 2 2
0 2 + cos u s 7−→ Arccoss
qui est de classe C 1 si bien que
Z π2 −ε Z 0
sin3 u −(1 − s2 )ds
√ du = √
0 2 + cos u Arccos( π2 −ε)
2+s

puis on effectue le calcul et on passe à la limite lorsque ε tend vers 0 et on trouve le même résultat que ci-dessus.
Z 1

4. u 3u + 1du.
0 
√ s2 − 1 2sds  [1, 2] −→ [0, 1]
Poser le changement de variable s = 3u + 1 soit u = d’où du = . La fonction s2 − 1
3 3  s 7−→
3
est pas de classe C 1 si bien que
Z 1 2
√ 2 2 2 2 2 s5 s3
Z 
116
u 3u + 1du = s (s − 1)ds = − = .
0 9 1 9 5 3 1 135

52
Z 1
2 1 1 π
5. √ du = [Arcsinu]02 = .
0 1−u 2 6
Sinon poser le changement de variable u = cos s ou u = sin t.
Z 41 Z 14
1 1 s
6. √ du = p du. Poser le changement de variable s = 2u soit u = d’où ds = 2du si
0 1 − 4u2 0 1 − (2u)2 2
bien que
Z 41 Z 1
1 1 2 ds 1 1 π
√ du = √ = [Arcsinu]02 = .
0 1 − 4u 2 2 0 1−s 2 2 12
Z 3
2 1
7. u3 eu du. Poser s = u2 puis procéder par IPP, on trouve 4e9 + .
0 2
Z 3
√ 2
Ce changement de variable (s = u) n’est pas C 1 , en fait il faut calculer u3 eu du pour ε > 0 puis passer à
ε
la limite lorsque ε tend vers 0.
2
On peut aussi tenter le changement de variable s = eu qui possède aussi une singularité en une extrémité.
Z ln 2
e2u

u ds [1, 2] −→ [0, ln 2]
8. √ u du, Poser le changement de variable s = e soit u = ln s d’où du = . La fonction
0 e +1 s s 7−→ ln s
est de classe C 1 si bien que
ln 2 2 2 2 2
e2u √ √
  
s+1−1
Z Z Z Z
sds 1 2 3
√ u du = √ = √ ds = s+1− √ ds = (s + 1) 2 − 2 s + 1
0 e +1 1 s+1 1 s+1 1 s+1 3 1

2 2
=
3
Z 1 Z 1  
2 1 1 1 1 1
9. 2
du = − du = [ln |u − 2| − ln |u + 2|]−1 = − ln 3,
−1 u −4 2 −1 u−2 u+2 2
Z 3 Z 3
4 du 1 4 du
10. √ =√ r  2 ,
3 − 4u2 3
0 0 2u
1− √ 3
  √   
√ √ 3 3
−→

2u s 3 3  0,
 0,
Poser le changement de variable s = √ soit u = d’où du = ds. La fonction 2 √4
3 2 2  s 3
s 7−→


2
1
est de classe C si bien que
3

3

3 √
ds
Z Z
4 du 1 2 1 3 π
√ =√ √2 = [Arcsins]02 =
0 3 − 4u2 3 0 1−s 2 2 6
Z 2
Arctanu
11. √ du.
1 u



2 [1, 2] −→ [1, 2]
Poser le changement de variable s = u soit u = s d’où du = 2sds. La fonction est
s 7−→ s2
de classe C 1 si bien que
√ √ √
2 2 √2 2
2s2 √ 2
2s2
Z Z Z Z
Arctanu π
Arctan(s )ds = 2sArctan(s2 ) 1 −2
2

√ du = 2 ds = 2 2Arctan(2)−2 −2 ds.
1 u 1 1 1 + s4 4 1 1 + s4

X2
Décomposons en éléments simples :
√ √ 1 + X4
1 + X 4 = (X 2 + 2X + 1)(X 2 − 2X + 1) (chercher les racines dans C puis regroupe deux à deux les racines
complexes conjuguées) donc
X2 aX + b a0 X + b0
= √ + √
1 + X4 X 2 + 2X + 1 X 2 − 2X + 1
1 1
En mettant au même dénominateur et en identifiant, a = − √ , b = 0, a0 = √ , b0 = 0. Ainsi,
2 2 2 2

2
√ Z √2 
2s2
Z 
2 s s
ds = − √ + √ ds
1 1 + s4 2 1 s2 + 2s + 1 s2 − 2s + 1

53

2

2
√ √
2s + 2 − 2
Z Z
s 1
√ ds = √ ds
1
2
s + 2s + 1 2 1 s2 + 2s + 1
Z √
2
√ √ Z √2
1 2s + 2 2 1
= √ ds − √ 2 ds
2 2 2

1 s + 2s + 1 + s + 22
1 1
2
i√2 Z 2 d(s√2 + 1)

1h 2

= ln(s + 2s + 1) − √ 2
2 1 1 1+ s 2+1
1 √ h √ i√2
= (ln 5 − ln(2 + 2) − Arctan(s 2 + 1)
2 1
1 √ √
= (ln 5 − ln(2 + 2) − Arctan3 + Arctan( 2 + 1)
2
Un calcul analogue donne

Z 2
s 1 √ √
√ ds = − ln(2 − 2) + Arctan( 2 − 1)
1 s2 − 2s + 1 2

d’où
√ √ √ √ √
Z 2
2s2 2 √ √ 2 2 √ 2 √
ds = (− ln 5 + ln(2 + 2 − ln(2 − 2)) + Arctan3 − Arctan( 2 + 1) + Arctan( 2 − 1)
1 1 + s4 4 2 2 2

ce qui permet de conclure



Z 2
Arctanu √ π 2 √ √ √
√ du = 2 2Arctan(2) − 2 − (− ln 5 + ln(2 + 2 − ln(2 − 2)) − 2Arctan3
1 u 4 2
√ √ √ √
+ 2Arctan( 2 + 1) − 2Arctan( 2 − 1) .
√ √ π √ 3π
Remarque : on peut montrer que −Arctan( 2 + 1) + Arctan( 2 − 1) = − car Arctan( 2 + 1) = et
√ 4 8
π
Arctan( 2 − 1) = .
8
Z 1
u2 1 1 2u2 + 9 − 9 1 1 1
Z Z
du
12. 2
du = 2
du = −  √ 2 .
0 2u + 9 2 0 2u + 9 2 2 0
1 + u3 2
√ √
u 2 2
Poser le changement de variable s = d’où ds = du si bien que
3 3
Z 1 Z √32 √ 
u2 1 3 ds 1 3 2
2+9
du = − √ 2
= − √ Arctan .
0 2u 2 2 2 0 1 + s 2 2 2 3
2 √ √

Z 
u 2 [1, 2] −→ [1, 2]
13. e du. Poser le changement de variable s = u soit u = s d’où du = 2sds. La fonction
1 s 7−→ s2
est de classe C 1 si bien que
√ √
Z 2 √
u
Z 2
s s

2
Z 2 √ √ √
2
√ √
e du = 2se ds = [2se ]1 − 2es ds = 2 2e 2 − 2e − [2es ]1 = 2( 2 − 1)e 2 .
1 1 1

π π √
2 cos 2π 2 cos π3
Z Z
3 du 3 4du π
3 4 3
14. = = [−2cotan(2u)] π = −
3
+ = .
π
6
sin2 u cos2 u π
6
sin2 (2u) 6 sin 2π
3
sin π3 3

54

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