Conception des Assemblages Métalliques
Conception des Assemblages Métalliques
Semestre : 1
Contenu de la matière :
I.1. Introduction
Un assemblage est la zone d’interconnexion de deux barres ou plus. Pour les besoins de
calcul, ensemble des composants de base qui permettent d’attacher des éléments de telle
sorte que les sollicitations appropriées puissent être transmises entre eux. Un assemblage
Poutre-poteau est composé d’un panneau d’âme et soit d’une seule attache soit de deux
attaches, fig. I.1.
• Attache
Emplacement où deux ou plusieurs éléments se rencontrent. Pour les besoins du calcul,
assemblage des composants de base nécessaires pour représenter le comportement lors du
transfert des sollicitations par l'assemblage.
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3- Assemblage de continuité de poutre ;
4- Assemblage de continuité de poteau ;
5- Pied de poteau.
a- Zone I rigide
On considère un assemblage rigide dans l’analyse globale de la structure en acier, si sa
conception et son dimensionnement donne des déformations ayant une influence
négligeable sur la distribution des efforts et sur les déformations de la structure en acier.
Les assemblages rigides sont usuellement utilisés dans les structures en acier non
contreventées. L’assemblage est considéré rigide si :
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𝐼
𝑆𝑗.𝑖𝑛𝑖 > 8 𝐸 𝐿𝑏 structure contreventé
𝑏
𝐼
𝑆𝑗.𝑖𝑛𝑖 > 25 𝐸 𝐿𝑏 structure non contreventé
𝑏
𝐼
𝑆𝑗.𝑖𝑛𝑖 < 25 𝐸 𝐿𝑏 structure non contreventé
𝑏
4
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I.4.1. Fonctionnement par obstacle
C’est le cas des boulons ordinaires, non précontraintes, dont les tiges reprennent les
efforts et fonctionnent en cisaillement.
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a b
c
Figure I. 5 : a) Assemblage par recouvrement simple, b) assemblage symétrique par double couvre-joint
(recommandé) ; c) déformation possible causée par l’assemblage par recouvrement simple.
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Pour l’assemblage par soudures d’angle, les cordons peuvent être plats et/ou bombés.
Figure I. 8 : Configuration d’assemblage soudés d’angle plats et/ou bombés (en gauche) ; assemblage T
(en droite).
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I.6.3. Précautions constructives
Le soudage de l’acier exige des températures élevées qui vont provoquer une dilatation
locale des pièces. Lors du refroidissement de la zone du cordon de soudure, le retrait va :
• Soit provoquer des déformations dans les pièces, si ces dernières sont librement
dilatables.
• Soit générer des contraintes internes dans les pièces, si ces dernières sont
bridées
Figure I. 9 : exemple de déformation de pièces soudés au refroidissement, pièces non bridées et pièces
bridées.
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Epaisseur utile (ou gorge) d’une soudure a est donner comme suit :
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Le coefficient partiel de sécurité pour les résistances 𝛾𝑀 sera prise égale aux valeurs
suivantes :
• Résistance des boulons sollicités à la traction : 𝛾𝑀𝑏 = 1,5
• Résistance des boulons sollicités autre que la traction : 𝛾𝑀𝑏 = 1,25
• Résistance des soudures pour l’acier 𝐹𝑒360 (𝑆235) : 𝛾𝑀𝑏 = 1,25 et 𝛽𝑤 = 0,8
• Résistance des soudures pour l’acier 𝐹𝑒430 (𝑆275) : 𝛾𝑀𝑏 = 1,30 et 𝛽𝑤 = 0,85
• Résistance des soudures pour l’acier 𝐹𝑒510 (𝑆355) : 𝛾𝑀𝑏 = 1,25 et 𝛽𝑤 = 0,9
• Résistance au glissement des boulons Haute résistance HR
- Pour les trous à tolérances normales, ainsi que pour les trous oblongs dont le grand axe est
perpendiculaire à l’axe de l’effort ELU 𝛾𝑀𝑠,𝑢𝑙𝑡 = 1,25, ELS 𝛾𝑀𝑠,𝑠𝑒𝑟 = 1,1.
- Pour les trous surdimensionnés, ainsi que pour les trous oblongs dont le grand axe est
parallèle à l’axe de l’effort ELU 𝛾𝑀𝑠,𝑢𝑙𝑡 = 1,40
𝑙0 ≥ 0,75 𝑏 𝑒𝑡 0,75 𝑏1
𝑙1 ≥ 16 𝑡 , 16 𝑡1 𝑒𝑡 200𝑚𝑚
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𝑙2 ≥ 12 𝑡 , 12 𝑡1 , 0,25 𝑏 𝑒𝑡 200𝑚𝑚
a) Méthode directionnelle
Il faut vérifier les deux conditions suivantes :
𝑓𝑢
√𝜎 2 + 3(𝜏⊥2 + 𝜏∥2 ) ≤
(𝛽𝑤 𝛾𝑀2 )
𝑓𝑢
𝑒𝑡 𝜎 ≤ 0,9
𝛾𝑀2
𝑓𝑢 : la limite de résistance à la rupture
𝛽𝑤 : facteur de corrélation approprié
b) Méthode simplifiée
𝑎 𝑓𝑢
𝐹𝑤,𝐸𝑑 ≤
√3 𝛽𝑤 𝛾𝑀2
𝐹𝑤,𝐸𝑑 : valeur de calcul de l’effort exercé dans la soudure par unité de longueur
(exemple [N/mm])
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I.7. LES ASSEMBLAGES BOULONNÉS
On distingue deux types d’assemblages boulonnés : les assemblages avec boulons
ordinaires OR et les assemblages avec boulons HR (haute résistance) ou précontraint.
Généralement les boulons sont composés de :
Une vis ; un écrou hexagonal et éventuellement 1 ou 2 rondelles. Fig. I.13.
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Les propriétés mécaniques des boulons sont illustrées dans le tableau I.3, la valeur de
calcul de la limite d’élasticité 𝑓𝑦𝑏 peut être déduite de la nuance en multipliant le premier
nombre par le second, fois 10. La contrainte ultime 𝑓𝑢𝑏 s’obtient en multipliant le premier
nombre par 100 (en MPa). Les boulons de nuance 8.8 sont les plus couramment utilisés.
Désignations M12 M14 M16 M18 M20 M22 M24 M27 M30
𝑑 12 14 16 18 20 22 24 27 30
𝑑0 trou normal 13 15 18 20 22 24 26 30 33
𝐴 113 154 201 254 314 380 452 573 707
𝐴𝑠 84.3 115 157 192 245 303 353 459 561
Φ rondelle 24 27 30 34 37 40 44 50 52
𝑑𝑚 19.39 22.62 25.86 29.09 32.32 36.63 38.78 44.17 49.56
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𝑒3 𝑒𝑡 𝑒4 ≥ 1.5 𝑑0
Pinces longitudinale et transversale pour les trous oblongs
Figure I. 14 Positionnement des trous de boulons
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II.1.1. Les assemblages par boulons ordinaires
Dans cette partie, seuls les assemblages sont considérés (ne vérifie pas ni le poteau ni la
poutre).
Les boulons sont généralement sollicités au cisaillement ou à la traction, donc on
distingue les vérifications suivantes :
a- Résistance au cisaillement (par plan de cisaillement)
𝛼𝑣 𝑓𝑢𝑏 𝐴
𝐹𝑉,𝐸𝑑 ≤ 𝐹𝑉,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀2
𝛼𝑣 = 0.6 si le plan de cisaillement passe par la partie non filetée du boulon (section 𝐴)
si le plan de cisaillement passe par la partie filetée du boulon (section 𝐴𝑠 )
𝛼𝑣 = 0.6 Pour les classes : 4.6 ; 5.6 et 8.8
𝛼𝑣 = 0.5 Pour les classes : 4.8 ; 5.8 ; 6.8 et 10.9
b- Résistance à la traction 𝛾𝑀2 = 1.5
𝑘2 𝑓𝑢𝑏 𝐴𝑠
𝐹𝑡,𝐸𝑑 ≤ 𝐹𝑡,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀2
𝑘2 = 0.63 Pour un boulon à tête fraisée
𝑘2 = 0.9 Sinon (comme le cas des boulons à tête hexagonale)
c- Résistance au cisaillement et traction combinés
𝐹𝑉,𝐸𝑑 𝐹𝑡,𝐸𝑑 𝐹𝑡,𝐸𝑑 𝐹𝑉,𝐸𝑑
+ ≤1 𝑒𝑡 ≤1 et ≤1
𝐹𝑉,𝑅𝑑 1.4 𝐹𝑡,𝑅𝑑 𝐹𝑡,𝑅𝑑 𝐹𝑉,𝑅𝑑
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a- Résistance en pression diamétrale
𝑘1 𝛼𝑏 𝑓𝑢 𝑑 𝑡
𝐹𝑉,𝐸𝑑 ≤ 𝐹𝑏,𝑅𝑑 =
𝛾𝑀2
𝑓 𝑒1 𝑃 1
𝛼𝑏 = min ( 𝑓𝑢𝑏 ; ; 3 𝑑1 − 4 ; 1) Dans la direction des efforts.
𝑢 3 𝑑0 0
𝑒2 𝑃2
𝑘1 = min (2.8 − 1.7 ; 1.4 − 1.7 𝑒𝑡 2.5) Perpendiculaire à la direction des efforts.
𝑑0 𝑑0
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𝐴𝑛𝑡 𝑓𝑢 𝐴𝑛𝑣 𝑓𝑦
𝑁𝐸𝑑 - ≤ 𝑉𝑒𝑓𝑓,2,𝑅𝑑 = +
2 𝛾𝑀2 √3 𝛾𝑀0
𝐴𝑛𝑡 ∶ aire nette soumise à la traction
avec {
𝐴𝑛𝑣 ∶ aire nette soumise au cisaillement
1- effort de traction faible; 2- effort tranchant fort ; 3- effort tranchant faible ; 4- effort traction fort.
Figure I. 18 Cisaillement de bloc.
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a- Vérification au glissement
𝑘𝑠 𝑚 𝜇
𝐹𝑉,𝐸𝑑 ≤ 𝐹𝑠,𝑅𝑑 = 𝑓
𝛾𝑀3 𝑝,𝐶𝑑
Où la précontrainte de calcul vont 𝐹𝑝,𝐶𝑑 = 0.7 𝑓𝑢𝑏 𝐴𝑠
𝑚 : Nombre de surface de frottement.
Tableau I.5 valeurs de 𝑘𝑠
Description 𝒌𝒔
Boulons utilisés soit dans des trous surdimensionnés soit dans des trous oblongs courts
0.85
dont l’axe longitudinal est perpendiculaire à la direction des efforts.
Boulons utilisés dans des trous oblongs longs dont l’axe longitudinal est perpendiculaire à
0.7
la direction des efforts.
Boulons utilisés dans des trous oblongs courts dont l’axe longitudinal est parallèle à la
0.76
direction des efforts.
Boulons utilisés dans des trous oblongs longitudinal est parallèle à la direction des efforts. 0.63
𝑘𝑠 𝑚 𝜇
𝐹𝑉,𝐸𝑑 ≤ 𝐹𝑠,𝑅𝑑𝑠𝑒𝑟 = (𝑓 − 0.8 𝑓𝑡,𝐸𝑑𝑠𝑒𝑟 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑡𝑡𝑎𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑡é𝑔𝑜𝑟𝑖𝑒 𝐵 𝑠𝑒𝑟𝑣𝑖𝑐𝑒
𝛾𝑀3𝑠𝑒𝑟 𝑝,𝐶𝑑
𝑘𝑠 𝑚 𝜇
𝐹𝑉,𝐸𝑑 ≤ 𝐹𝑠,𝑅𝑑 = (𝑓𝑝,𝐶𝑑 − 0.8 𝑓𝑡,𝐸𝑑 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑡𝑡𝑎𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑡é𝑔𝑜𝑟𝑖𝑒 𝐶 𝑢𝑙𝑡𝑖𝑚𝑒
𝛾𝑀3
0.6 𝜋 𝑑𝑚 𝑡𝑝 𝑓𝑢
𝐹𝑡,𝐸𝑑 ≤ 𝐵𝑝𝑅𝑑 = avec 𝛾𝑀𝑏 = 1.25
𝛾𝑀𝑏
𝑑𝑚 : Diamètre moyen de la tête du boulon ou de l’écrou.
Chapitre I : Conception et calcul des assemblages poutre-poteau
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II.1. INTRODUCTION
La base du poteau a le rôle de transmettre au massif de fondation, les efforts développés
dans le poteau. Elle est constituée d’une platine soudée à la base du poteau par un cordon
sur le pourtour du profilé. Elle peut être renforcée par de raidisseurs, figure II.1.
Un poteau est considéré comme articulé s’il procède à une rotation de 1° sous l’effet des
charges ou autre actions agissant sur la structure.
Poteau en profilé en I
Platine d’extrémité
Joint de scellement en mortier
Fondation en béton
Tige d’encrage
Bèche
Fig. II.1 Emplacement des boulons d’ancrage pour un pied de poteaux articulés.
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• Avoir une rigidité suffisante pour ne pas se déformer, subir de rotation, sous l’effet
du moment de flexion en pied de poteau
Pour satisfaire ces deux critères, on sera amené à donner une forte épaisseur à la platine
soudée.
Dans la plupart des cas, il est conçu comme une articulation pour avoir des faibles
dimensions de la fondation et assurer la résistance aux efforts horizontaux.
Il est possible d’utiliser des pieds de poteau encastrés, figure II.2.
Fig. TYPES
II.2. DE PLAQUE
II.2 Emplacement D’ASSISE
des boulons d’ancrage pour un pied de poteaux encastrés.
L’approche du calcul consiste à veiller à ce que les contraintes de pression exercées sous
la plaque d’assise ne dépassent pas la résistance de calcul à l’écrasement du matériau de
scellement. Le modèle de calcul suppose que le pied de poteau est divisé en trois tronçons
en T équivalents, figure II.3.
On distingue deux types de plaques d’assise, plaque d’assise à projection étendue et
plaque d’assise à projection courte, figure II.3.
Il est à noter que les deux tronçons équivalents des deux semelles avec la largeur
additionnelle 𝒄 recouvrent dans la partie centrale.
La superficie d’appui efficace serait réduite à une simple aire rectangulaire, figure II.3,
comme suit :
Plaque d’assise à projection étendue 𝐴𝑒𝑓𝑓 = 𝐴𝑐𝑜 = 𝑙𝑒𝑓𝑓 𝑏𝑒𝑓𝑓 = ℎ𝑝 𝑏𝑝
Plaque d’assise à projection courte 𝐴𝑒𝑓𝑓 = 𝐴𝑐𝑜 = 𝑙𝑒𝑓𝑓 𝑏𝑒𝑓𝑓 = (ℎ𝑐 + 𝑐)(𝑏𝑓𝑐 + 𝑐) ≤ ℎ𝑝 𝑏𝑝
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Sans recouvrement
Avec recouvrement
Projection courte Projection étendue
Fig. II.3 plaque d’assise à projection étendue, courte et recouvrant ou non.
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II.3. Dimensionnement de la plaque d’assise
La section du poteau et l’effort de compression axiale sont donnés, la procédure suivante
peut être employée pour dimensionner la plaque d’assise.
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Remarque : de préférence, une plaque d’assise à projection étendue peut être adoptée
dans tous les cas.
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𝑏𝑝 ≥ (𝑏𝑓𝑐 + 2 𝑐) ; ℎ𝑝 ≥ (ℎ𝑐 + 2 𝑐)
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III.1. INTRODUCTION
La manutention d’objets lourds dans une halle industrielle nécessite souvent l’emploi
d’engins spéciaux dits engins de manutention ou de levage. Parmi les plus courants, figure
III.1, mentionnons :
➢ Les ponts roulants, mono poutre et bipoutre.
➢ Le palan monorail.
➢ La grue console roulante.
➢ La grue console pivotante.
➢ La grue portique.
Dans ce chapitre, nous nous limiterons à l’étude des voies de roulement destinées aux
engins qui en nécessitent (les ponts roulants)
Les poutres roulantes, pont de roulement, portique et semi portiques sont des appareils
de levage destinés à soulever et à déplacer des charges. Ils se déplacent sur des chemins de
roulement parallèles, leur organe de préhension (crochet ou autres accessoires de levage)
est suspendu par l'intermédiaire d'un câble et de poulies à un mécanisme de levage (treuil
ou palan) susceptible de se déplacer perpendiculairement aux chemins de roulement de
l'appareil.
Chapitre III : Conception et calcul des chemins de roulement
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✓ Un pont roulant
Est un engin de levage mobile circulant sur une voie de roulement. Il est constitué d’une
ou plusieurs poutres sur lesquelles se déplace, transversalement à la voie principale.
✓ Voie de roulement
Est la structure porteuse de l’engin de levage, constituée d’une ou deux poutres de
roulement et ses supports. Habituellement, la voie est constituée de deux poutres
parallèles surmontées d’un rail spécial et sur lesquelles circule le pont roulant.
✓ Poutre de roulement
Est l’élément porteur longitudinal de la voie. Le pont roulant standard circule sur la
poutre de roulement, munie alors d’un rail spécial.
Les éléments mobiles (crochet, chariot, pont) d’un engin de manutention permettent
d’effectuer simultanément trois genres de mouvements :
✓ Levage : mouvement vertical de la charge levée,
✓ Direction : mouvement du chariot transversal à la halle.
✓ Translation : mouvement du pont roulant longitudinal à la halle.
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Pour les données nécessaires au constructeur du pont roulant, il y a :
✓ La charge levée maximale 𝑄𝑛𝑜𝑚 ,
✓ La portée (𝑠) du pont roulant,
✓ Les vitesses de levage, de direction et de translation.
Sur la base de ces indications, le constructeur fournit à l’ingénieur responsable du projet
de la halle les données suivantes :
✓ Type et dimensions du chariot,
✓ Position extrêmes du chariot (𝑒) et du crochet (𝑔)
✓ Empattement ou écartement des galets (𝑎).
Etat de Fréquence
Description du pont roulant
chargement d’utilisation
Pont roulant de centrale 𝑄1 à 𝑄2 𝑈0 à 𝑈2
Pont roulant de montage et de démontage pour salle de machines 𝑄2 à 𝑄3 𝑈0 à 𝑈2
Pont roulant d’entrepôt 𝑄2 à 𝑄3 𝑈3 à 𝑈6
Pont roulant d’atelier (par exemple de construction métallique) 𝑄2 à 𝑄3 𝑈3 à 𝑈4
Pont roulant à grappin. 𝑄4 𝑈3 à 𝑈9
Pont roulant pour dépôt de ferraille ou pont roulant à électro-
𝑄4 𝑈3 à 𝑈6
aimant.
Pont roulant de coulée et pont vireur de forge. 𝑄4 𝑈3 à 𝑈9
Portique à crochet. 𝑄3 à 𝑄4 𝑈3 à 𝑈6
Portique à grappin. 𝑄4 𝑈3 à 𝑈9
Pont roulant pour conteneurs. 𝑄3 𝑈3 à 𝑈6
A titre d’exemple, nous résumons dans le tableau III.2 les caractéristiques moyennes des
ponts roulants usuels de type bipoutre pour différentes portées et charges nominales levées
𝑄𝑛𝑜𝑚 .
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Master I Structures Module Structures Métalliques
Tableau III.2 Caractéristique moyennes des ponts roulants usuels de type bipoutre.
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Master I Structures Module Structures Métalliques
III.3. Action sur la poutre de roulement
En générale, les calculs nécessaires au dimensionnement du pont roulant, du chariot de
transfert et du système de levage, ainsi que les détails de construction y relatifs, sont établis par
le constructeur du pont roulant. Parmi d’autres problèmes, ce dernier doit vouer un soin
particulier à la sécurité à la fatigue et aux déformations. L’étude de la voie de roulement est
l’activité de l’ingénieur responsable du projet de la halle. En plus du poids propre de la voie de
roulement, les actions suivantes doivent être prises en considération lors du dimensionnement de
la voie :
▪ Action dues au pont roulant :
- Charges verticales 𝑄 transmise par les galets,
- Effets dynamiques (coefficient 𝛷),
- Force horizontale agissant transversalement à la voie de roulement 𝑄𝑇,
- Forces horizontales agissant dans le sens de la voie de roulement𝑄𝐿.
▪ Autres actions, en cas de voie extérieure :
- Effet du vent,
- Variation de température.
Dons cette section on va traiter seulement la première série d’actions.
L’Eurocode 1 ; partie 5, définit les actions induites par les ponts roulants sur les chemins de
roulement, étant donné que l’approche est sensiblement différente de celle de la norme SIA 160
(norme suisse d’action sur les structures porteuses)
Des indications au sujet de dimensionnement sont donner à la figure III.3
31
Master I Structures Module Structures Métalliques
III.3.1. Charge verticale
Les charges qui sollicitent les poutres de roulement ont des valeurs qui varient selon la charge
levée 𝑄𝑛𝑜𝑚 et selon la position du chariot sur le pont roulant. Les valeurs extrêmes des charges
verticales 𝑄𝑟,𝑚𝑎𝑥 et 𝑄𝑟,𝑚𝑖𝑛 sont fournies par le constructeur du pont roulant. A défaut de ces
renseignements, on peut utiliser le tableau III.2 ou les calculer en utilisant comme conditions de
charge extrêmes celles données à la figure III.4.
Fig. III.4 Charges verticales des galets exercées sur la poutre de roulement de gauche.
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Master I Structures Module Structures Métalliques
fonction de la vitesse de levage 𝑣𝑣 pour un levage à l’aide d’un palan électrique, pour les ponts
roulants standard, recommande une valeur ξ = 0.15. Le coefficient 𝛷 s’applique aux charges
verticales utilisées pour le calcul des poutres de roulement, des corbeaux et de poteaux.
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Master I Structures Module Structures Métalliques
transversalement au droit d’un nombre suffisant de supports et aux positions adéquates. La
résistance de ces supports vis-à-vis de ces actions doit être garantie, leurs déplacements doivent
être inférieurs aux valeurs limites.
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La classification selon la fréquence d’utilisation reflète de façon caractéristique le nombre de
cycles de levage prévisible pendant la durée de service de l’installation, tableau III.4.
Fig. III.9. facteur de correction pour la vérification à la fatigue des ponts roulants (SIA 161)
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Master I Structures Module Structures Métalliques
𝐺 : poids propre du pont roulant (compris le chariot).
Le choix des dimensions d’une poutre de roulement est souvent déterminée par les conditions
de déformation de la voie non pas par la résistance ultime des éléments porteurs. Donc les
flèches limites ne sont pas dépassées. On peut distinguer trois types de déplacements à vérifier à
l’état de service, figure III.10 :
La flèche verticale est calculée par les forces verticales des galets 𝑄, la flèche horizontale est
calculée par les forces horizontale transversales, on prend les charges de service avec majoration
pour effets dynamiques 𝛷.
𝑙
Flèche verticale : 𝑤(𝑄𝑠𝑒𝑟 ) ≤ 700
𝑙
Flèche horizontale : 𝑣(𝑄𝑇𝑠𝑒𝑟 ) ≤ 800
ℎ
Déplacement horizontal : Δ1 (𝑄𝑇𝑠𝑒𝑟 ) ≤ 300 et |Δ1 − Δ2 | ≤ 20 𝑚𝑚.
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Master I Structures Module Structures Métalliques
III.5. Sécurité structurale de la poutre de roulement
𝑁𝑑 𝑀𝑑𝑦 𝑀𝑑𝑧 𝑓𝑦
𝜎𝑑 = + 𝑧− 𝑦≤
𝐴 𝐼𝑦 𝐼𝑧 𝛾𝑅
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IV.1. Introduction
La construction mixte acier-béton est connue depuis longtemps pour la réalisation de poutres
mixtes classiques utilisées pour les bâtiments et pour les ponts. D’une manière générale, un
élément structural en construction est définie comme mixte, s’il associe deux matériaux de
nature et propriétés différentes, avec l’objectif d’obtenir, sur le plan mécanique, les meilleurs
parties possibles de cette association. Le ca le plus fréquent des planchers mixtes est le plancher
constitue de poutres et solives métallique et une dalle en béton armé.
• Le béton pour résister à la compression, assurer une bonne isolation thermique et phonique.
• L’acier pour résister à la traction et porte les efforts tranchants, et obtenir une grande surface
horizontale avec un minimum d’appuis (parking …), porté de 10 à 20𝑚 et même plus.
𝑏ℎ3 𝑏ℎ3
𝐼=2 = 𝑏 3
𝑏ℎ3
12 6 𝐼= (2ℎ) =4
12 6
𝑏ℎ2 𝑏ℎ2
𝑤=2 = 𝑏(2ℎ)2 𝑏ℎ2
6 3 𝑤= =2
6 3
Fig. IV.1 Effet d’une interaction complète entre deux poutres identiques à section rectangulaire
sur le module de flexion 𝑊 et sur le moment d’inertie 𝐼.
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Master I Structures Module Structures Métalliques
Les solives généralement espacée de 0.8 à 2𝑚, on utilise des 𝑰𝑷𝑬, 𝑰𝑷𝑵…80 à 120.
✓ Dalle en béton armé
On utilise des dalles pleins, comme en béton armé, généralement porte dans un seul sens, son
𝒍 𝒍
épaisseur est de (𝟏𝟐 ≤ 𝒉𝒄 𝒐𝒖 𝒆 ≤ 𝟏𝟓), ferraillée par des treillis soudés ou des Φ 8 à 12 HA ou T.
𝒍 𝒍
Pour une dalle porte dans deux sens, son épaisseur est de (𝟑𝟓 ≤ 𝒉𝒄 𝒐𝒖 𝒆 ≤ 𝟒𝟓)
Poutre Poutre
Poutre
Poutre
Fig. IV.2 les différentes positions solive - poutre
✓ Réduction du poids d’une structure métallique à chargement égal, d’autant plus forte que
l’on tire parti de la continuité en flexion générale (redistribution des moments).
✓ Augmentation de la rigidité en flexion des planchers, d’où la réduction des flèches et la
possibilité de grandes portées.
✓ Réduction de la hauteur des planchers (encore augmentée avec l’utilisation de poutres
métalliques à âmes ajourées), d’où réduction de la hauteur des bâtiments.
✓ Amélioration de la résistance à l’incendie des poutres, solives et poteaux métalliques,
importante si les éléments sont enrobés de béton.
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Master I Structures Module Structures Métalliques
✓ Mode de construction rapide sans pratiquement d’échafaudages (ce rôle étant rempli par
l’ossature métallique) et pratiquement sans pratiquement de coffrages en bois (dalles réalisées
avec bacs acier, prédalles, éléments préfabriqués).
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Master I Structures Module Structures Métalliques
▪ Acier d’armature
Les armatures de construction sont celles utilisés en béton armé, soit des barres T, HA ou des
treillis soudéstype Fe400 et Fe500.
𝑓
La résistance limite d’acier (d’armature) 𝜎𝑠 = 𝛾𝑠 .
𝑠
▪ Coefficients de sécurité
Tableau IV. 3 coefficients partiels de sécurité selon DTR .BC 2-4.10
Acier de Tôles d’acier
Combinaison Béton 𝛾𝑐 Armature 𝛾𝑠
construction 𝛾𝑎 profilées 𝛾𝑎𝑝
Fondamentale 1.10 1.50 1.15 1.10
Accidentelle (à
1.00 1.15 1.00 1.00
l’exception des séismes)
𝑙0
𝑏𝑒𝑓𝑓 = 𝑏𝑒1 + 𝑏𝑒2 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑏𝑒𝑖 = min ( , 𝑏𝑖 )
8
Où : 𝑏𝑖 la demi porté entre deux solives (poutres) successives.
En appui
En travée
42
Master I Structures Module Structures Métalliques
IV.5.2. Classification des sections transversales
Dans l’analyse globale des poutres mixtes, il est important de tenir compte de la limitation des
capacités de rotation des sections. De manière pratique, cette prise en compte consiste à définir
quatre (4) classes de section comme en construction métallique.
Les définitions des quatre classes sont les suivantes :
a. Classe1 : Lorsqu’elle est capable de développer le moment de résistance plastique sous
+ −
flexion positive (𝑀𝑝𝑙.𝑅𝑑 ) ou négative (𝑀𝑝𝑙.𝑅𝑑 ) avec une capacité de rotation suffisante pour
permettre la formation d'un mécanisme par rotules plastiques.
b. Classe 2 : Lorsqu’elle est également capables de développer le moment de résistance
plastique, mais avec une capacité de rotation limitée,
c. Classe 3 ou 4 : Lorsque, en raison du phénomène de voilement local intervenant dans une
zone comprimée de la poutre métallique (âme ou semelle), les fibres en acier les plus sollicitées
ne peuvent dépasser la limite d’élasticité de calcul 𝑓𝑦 /𝛾𝑎 pour la classe 3, ou une valeur
inférieure à cette limite pour la classe 4.
La classification donnée ci-dessus concerne les sections fléchies sous moment négatif (𝑀𝑠𝑑 <
0), c.a.d les zones supérieures des appuis de poutres continues.
Concernant les sections sollicitées sous moment positif (𝑀𝑠𝑑 > 0) en travée par exemple, la
présence de la dalle joue sur la classificationde la manière suivante :
❖ Lorsque la semelle en acier est attachée à la dalle en béton par des connecteurs présentant
un espacement approprié dans la direction longitudinale de la poutre (c’est-à-dire inferieur à
(22 𝑡 𝜀) pour une dalle pleine et (5 𝑡 𝜀) pour une dalle mixte de nervures perpendiculaire à la
poutre), peut être considérée d’emblée relevant de la classe1.
❖ Lorsque l’axe neutre plastique (ANP) se situe dans la dalle ou dans la semelle supposée
de classe 1, attachée à cette dalle, alors l’âme est totalement tendue et la section mixte peut être
considéré comme étant de classe 1.
❖ Lorsque l’axe neutre coupe l’âme, la section mixte doit être considérée de classe 2en
raison du risque accru d’écrasement du béton de la dalle en compression venant limiter la
capacité de rotation de la section.
N.B : Une section mixte peut changer de classe quand le moment fléchissant change de signe:
par exemple, pour une poutre continue de bâtiment, une section de classe 1 en travée (𝑀𝑠𝑑 >
0)peut être couramment de classe 2 ou 3 en appuis (𝑀𝑠𝑑 < 0).
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Master I Structures Module Structures Métalliques
IV.5.3. Calcul de la position de l’axe neutre
La position de l’axe neutre située soit dans la dalle en béton armé BA soit dans le profilé en
acier A, pour la détermination de la position de l’axe neutre on distingue les cas suivants :
𝜎𝑎 𝜎𝑏 𝜎𝑎 𝜎𝑎
𝜀= = ⇒ 𝜎𝑏 = 𝐸 =
𝐸𝑎 𝐸𝑏 (𝐸𝑎 ) 𝑛
𝑏
𝐼𝑚 1 𝐼𝑚
𝜎𝑎 = 𝑀𝑠 𝑒𝑡 𝜎𝑏 = 𝑀𝑠
𝑣𝑎 𝑛 𝑣𝑎
+
▪ Calcul élastique de la section mixte sous moment positif 𝑀𝑒𝑙,𝑅𝑑
+
a. Axe neutre élastique dans la dalle en béton𝑀𝑒𝑙,𝑅𝑑
Fig. IV.5 résistance élastique des sections ; ANE dans la dalle en béton.
𝑏𝑥
Section : Béton : 𝐴𝑐 = 𝑏 𝑥 Acier : 𝐴𝑎 mixte 𝐴𝑚 = + 𝐴𝑎
𝑛
𝑛 2𝑏
Position de l’axe neutre élastique : 𝑥 = 𝐴𝑎 𝑏 [√(1 + 𝐴 ℎ𝑎 ) − 1]
𝑎𝑛
𝑏𝑥 3 𝑏𝑥 3 𝑏𝑥 𝑥 2
Inertie : Béton : 𝐼𝑐 = Acier : 𝐼𝑎 mixte : 𝐼𝑚 = 𝐼𝑎 + 12 𝑛 + (2) + 𝐴𝑎 (ℎ𝑎 − 𝑥)2
12 𝑛
44
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+
b. Axe neutre élastique dans le profilé en acier𝑀𝑒𝑙,𝑅𝑑
𝑏 ℎ𝑐
Section : Béton : 𝐴𝑐 = 𝑏 ℎ𝑐 Acier : 𝐴𝑎 mixte 𝐴𝑚 = + 𝐴𝑎
𝑛
𝑏ℎ𝑐 ℎ𝑐
𝐴𝑎 ℎ𝑎 + ( )
Position de l’axe neutre élastique : 𝑥 = 𝑛
𝑏ℎ𝑐
2
𝐴𝑎 +
𝑛
Fig. IV.6 résistance élastique des sections ; ANE dans le profil en acier.
−
▪ Calcul élastique de la section mixte sous moment négatif𝑀𝑒𝑙,𝑅𝑑
Sous moment négatif le béton ou partie du béton est en traction, on néglige la partie du béton
tendu, l’effort de traction est repris par les barres armature.
−
a. Axe neutre élastique dans la dalle en béton𝑀𝑒𝑙,𝑅𝑑
−
Fig. IV.7 résistance élastique des sections sous 𝑀𝑒𝑙,𝑅𝑑 ANE dans la dalle en B
𝑏 (ℎ𝑐 −𝑥)
Section : Béton : 𝐴𝑐 = 𝑏 (ℎ𝑐 − 𝑥) Acier : 𝐴𝑎 Armature : 𝐴𝑠 Mixte 𝐴𝑚 = + 𝐴𝑎 + 𝐴𝑠
𝑛
𝑏(ℎ𝑐 −𝑥)(ℎ𝑐 +𝑥)
+𝐴𝑎 ℎ𝑎 +𝐴𝑠 ℎ𝑠
Position de l’axe neutre élastique : 𝑥 = 𝑛 2
𝐴𝑚
𝑏(ℎ𝑐 −𝑥)3
Inertie : Béton :𝐼𝑐 = Acier :𝐼𝑎 Armature :𝐼𝑠
12
45
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𝐴𝑎 ℎ𝑎 +𝐴𝑠 ℎ𝑠
Position de l’axe neutre élastique : 𝑥 = 𝐴𝑎 +𝐴𝑠
−
Fig. IV.8 résistance élastique des sections sous 𝑀𝑒𝑙,𝑅𝑑 ANE dans le profil acier.
a) Axe neutre plastique dans la dalle en béton b) Axe neutre plastique dans le profil en acier
Fig. IV.9 résistance en section sous moment positif
46
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+
a. Axe neutre plastique dans la dalle en béton𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 figure IV.9 a
La résultante des contraintes de traction dans la poutre en acier, ruine par l’acier, au centre de
gravité du profil.
𝑓𝑦
𝐹𝑎 = 𝐴𝑎
𝛾𝑎
La résultante des contraintes de compression dans la dalle en béton à mi-hauteur de
l’épaisseur 𝑥.
0.85 𝑓𝑐𝑘
𝐹𝑐 = 𝑏 𝑥
𝛾𝑏
Par équilibre horizontal on a :
𝑓𝑦
𝑓𝑦 0.85 𝑓𝑐𝑘 𝐴𝑎
𝛾
𝐹𝑎 = 𝐹𝑐 ⇒ 𝐴𝑎 = 𝑏 𝑥 ⇒ 𝑥 = 0.85 𝑎𝑓
𝛾𝑎 𝛾𝑏 𝑏 𝛾 𝑐𝑘
𝑏
+ 𝑓𝑦 𝑥 0.85 𝑓𝑐𝑘 𝑥
Le moment résultant ultime est : 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 = 𝐴𝑎 (ℎ𝑎 − ) = 𝑏 𝑥 (ℎ𝑎 − )
𝛾𝑎 2 𝛾𝑏 2
+
b. Axe neutre plastique dans le profil en acier𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 figure IV.9 b
La résultante des contraintes de compression dans la dalle en béton, ruine par le béton.
0.85 𝑓𝑐𝑘
𝐹𝑐 = 𝑏 ℎ𝑐
𝛾𝑏
La résultante des contraintes dans la section en acier.
𝑓𝑦 𝑓𝑦
𝐹𝑎 = 𝐴𝑎 − 2 𝐴𝑎𝑐
𝛾𝑎 𝛾𝑎
𝐴𝑎𝑐 la partie comprimé du profil en acier.
Par équilibre horizontal on a :
𝑓𝑦 0.85 𝑓𝑐𝑘
𝑓𝑦 𝑓𝑦 0.85 𝑓𝑐𝑘 𝐴𝑎 𝛾 − 𝑏 ℎ𝑐
𝑎 𝛾𝑏
𝐹𝑎 = 𝐹𝑐 ⇒ 𝐴𝑎 − 2 𝐴𝑎𝑐 = 𝑏 ℎ𝑐 ⇒ 𝐴𝑎𝑐 = 𝑓𝑦
𝛾𝑎 𝛾𝑎 𝛾𝑏 2 𝛾𝑎
A partir de la valeur de 𝐴𝑎𝑐 il est possible de déterminer la position de l’axe neutre plastique.
+ 𝑓𝑦 ℎ𝑐 𝑓𝑦 ℎ𝑐
Le moment résultant ultime est : 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 = 𝐴𝑎 𝛾 (ℎ𝑎 − ) − 2 𝐴𝑎𝑐 𝛾 (ℎ𝑎′ − )
𝑎 2 𝑎 2
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Master I Structures Module Structures Métalliques
𝑓𝑠
𝐹𝑠 = 𝐴𝑠
𝛾𝑠
Calcul de la résultante des efforts dans le profil en acier
𝑓𝑦 𝑓𝑦
𝐹𝑎 = 𝐴𝑎 − 2 𝐴𝑎𝑡
𝛾𝑎 𝛾𝑎
Par équilibre horizontal on a :
𝑓𝑦 𝑓
𝑓𝑠 𝑓𝑦 𝑓𝑦 𝐴𝑎 𝛾 − 𝐴𝑠 𝛾𝑠
𝑎 𝑠
𝐹𝑠 = 𝐹𝑎 ⇒ 𝐴𝑠 = 𝐴𝑎 − 2 𝐴𝑎𝑡 ⇒ 𝐴𝑎𝑡 = 𝑓
𝛾𝑠 𝛾𝑎 𝛾𝑎 2
𝑦
𝛾𝑎
A partir de la valeur de 𝐴𝑎𝑡 il est possible de déterminer la position de l’axe neutre plastique.
− 𝑦 𝑓 𝑦 𝑓
Le moment résultant ultime est : 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 = 𝐴𝑎 𝛾 (ℎ𝑎 − ℎ𝑠 ) − 2 𝐴𝑎𝑡 𝛾 (ℎ𝑎′ − ℎ𝑠 )
𝑎 𝑎
48
Master I Structures Module Structures Métalliques
Cette formule n’est valable que s’il ne se produit pas de phénomène d’instabilité de l’âme
avant d’atteindre la résistance plastique de la section.
Cette condition est remplie si :
𝑑
< 69 𝜀pour les âmes non raidies et non enrobées,
𝑡𝑤
𝑑
< 124 𝜀pour les âmes non raidies enrobées,
𝑡𝑤
𝑑
< 30 𝜀√𝑘𝜏 pour les âmes raidies et non enrobées,
𝑡𝑤
𝑘𝜏 est le coefficient de voilement par cisaillement indiqué dans le paragraphe 5.6.3 de l’EC3.
𝜀 = √(235/𝑓𝑦 )
49
Master I Structures Module Structures Métalliques
La tête des goujons soudés doit avoir un diamètre d’au moins 1.5𝑑 et une hauteur d’au moins
0.4 𝑑.
L’Eurocode 4 donne la valeur de résistance ultime au cisaillement 𝑃𝑅𝑑 d’un goujon à tête
noyé dans une dalle pleine en béton (sans présence de la tôle profilée). Le diamètre du goujon ne
doit pas être supérieur à 22 mm.
𝑓𝑢 𝜋𝑑 2
0.8 ( )
𝛾𝑣 4
𝑃𝑅𝑑 = min
𝛼 𝑑2
0.29 √𝑓𝑐𝑘 𝐸𝑐𝑚
{ 𝛾𝑣
ℎ
1 𝑝𝑜𝑢𝑟 >4
𝛼={ 𝑑
ℎ ℎ
0.2 (1 + ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 3 ≤ ≤4
𝑑 𝑑
50
Master I Structures Module Structures Métalliques
Fig. IV.13 Modes de ruine possibles d’une éprouvette soumise à un essai de poussée
Cette vérification s’effectue aux états limites ultimes, situation qui correspond aux moments
ultimes en section. Le calcul plastique de la connexion s’effectue entre sections critiques. On
appelle longueur critique intervalle situé entre deux sections critiques successives.
𝑓𝑦 𝑓𝑐𝑘
𝑉𝐿 = min (𝐴𝑎 ; 0.85 𝑏 𝑥 )
𝛾𝑎 𝛾𝑐
Pour une poutre continue. Il faut en plus effectuer la différence des efforts entre sections
successives où se produit le moment négatif maximal et la section où se produit le moment
positif maximal.
𝐴𝑠 𝑓𝑠𝑘 𝑓𝑦 𝑓𝑐𝑘
𝑉𝐿 = 𝐹𝑐𝑓 + 𝑎𝑣𝑒𝑐 ∶ 𝐹𝑐𝑓 = min (𝐴𝑎 ; 0.85 𝑏 𝑥 )
𝛾𝑠 𝛾𝑎 𝛾𝑐
𝑉𝐿
𝑁𝑓 =
𝑃𝑅𝑑
𝑁
≥ 0.4 𝑠𝑖 𝐿 ≤ 5𝑚
𝑁𝑓
𝑁
≥ 0.25 + 0.03𝐿 ≤ 1 𝑠𝑖 𝐿 ≥ 5𝑚
{𝑁 𝑓
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