De 1940 à 1944, la résistance contre les nazis et l’État Français prend deux formes :
- La résistance intérieure, sur le sol français, grâce à l’action de mouvements clandestins
qui ont peu d’hommes et de moyens (ex : Libération-Sud, Combat, Franc Tireur…) mais
multiplient les actions contre l’occupant allemand et le régime de Vichy. Beaucoup de ces
combattants rejoignent en 1943 et 1944 les maquis (le plus connu est celui du Vercors 3 000
combattants) où ils planifient les attaques des objectifs importants. Jean Moulin est chargé par
De Gaulle de coordonner l’action des mouvements des deux zones en créant une armée
secrète. Il constitue le Conseil National de la Résistance (C.N.R.) qui se réunit pour la 1 ere fois le
27 mai 1943. Le CNR est composé des chefs des 8 principaux mouvements de Résistance, des
représentants de 6 partis politiques de gauche et de droite, des représentants des 2 syndicats
(CGT, CFTC).
- La France Libre, depuis Londres, sous la conduite du général De Gaulle regroupe au
maximum 50 000 combattants et agit conjointement avec les Alliés notamment en Afrique.
De juin à décembre 1944, FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) et FFL (Forces Françaises
Libres) participent aux côtés des Alliés à la libération de la France. De retour en France, De
Gaulle devient le chef du Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF),
composé d’anciens résistants de toutes opinions politiques. Il met en œuvre le programme du
CNR s’articulant autour de trois principes :
- La restauration de la démocratie : 1944 droit de vote accordé aux femmes qui votent
pour la première fois en 1945.
- La réforme de la société : création de la Sécurité Sociale et généralisation des
retraites.
- La réorganisation de l’économie : nationalisation des secteurs clés comme l’énergie
(création d’EDF, de GDF et des Charbonnages de France), le transport (création d’Air France) ou
la banque (Crédit Lyonnais, Société Générale…)
Ces principes sont repris dans le préambule de la Constitution de la IV e République en 1946.