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Introduction à l'instrumentation et contrôle

UNST

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L'instrumentation est une technique de mise en œuvre d'instruments de mesure, d'actionneurs, de

capteurs, de régulateurs, en vue de créer un système d'acquisition de données ou de commande.

L'instrumentation est utilisée dans divers domaines et secteurs d'activités (industrie, recherche et
développement, universités, etc.). Elle va par exemple permettre :

- d'automatiser ;

- de faire des tests sur des produits (exemple : crash test) ;

- d'observer des phénomènes (travaux pratiques dans l'éducation) ;

- de simuler des vieillissements (tests répétitifs) ;

- de faire des contrôles qualité (sur des chaînes de production) ;

- d'alerter ou de surveiller.

1. PV (Process Variable) - Variable de Processus

Elle représente la valeur ou l'état actuel d'une grandeur physique ou chimique mesurée par
un capteur,

 Exemples de PV :
o Température (°C, °F)
o Pression (bar, psi)
o Débit (m³/h, L/min)
o Niveau (m, %)
o pH ou concentration (g/L, mol/L)

2. ST (Setpoint) - Point de Consigne est la valeur cible ou la consigne que l'on souhaite
atteindre pour la variable de processus (PV)

Exemples de ST :

 Température de consigne pour un four (ex. 150°C)


 Pression de consigne pour un réacteur (ex. 5 bars)
 Niveau de consigne dans un réservoir (ex. 80 %)

3. MV (Manipulated Variable) - Variable Manipulée

C la Variable que l'on ajuste ou contrôle pour influencer la variable mesurée afin de maintenir la
consigne (Setpoint).

 Exemples de MV :
o Vitesse d'un moteur
o Ouverture d'une vanne
o Débit d'un fluide
o Tension ou puissance appliquée à un élément de chauffage
 Error or Deviation: Difference between SV and PV. SV-PV is for reverse action, and PV-SV is
for direct action.
 Control action: It can be reverse or direct. It generically defines the action applied to the MV
during PV variations.
 Reverse action: If PV increases, MV decreases. Typically used in heating controls.
 Direct action: If PV increases, MV increases. Typically used in refrigeration controls.

Un boucle de contrôle de processus (ou boucle de régulation de processus) est un système utilisé
pour gérer et contrôler des variables physiques, chimiques ou mécaniques dans un processus
industriel afin de maintenir ces variables à des niveaux désirés ou optimaux. Elle est composée de
plusieurs éléments essentiels interconnectés. Voici une explication en français des principaux
composants et de leur fonctionnement :

1. Capteur :

Le capteur c un instrument qui mesure la variable physique ou chimique du processus, comme la


température, la pression, le débit, ou le niveau. Par exemple, un thermocouple pour mesurer la
température ou un manomètre pour mesurer la pression.

Capteur Actifs : nécessite une alimentation électrique pour générer le signal (l’alimentation vient par
le Transmitteur) par exemple capteur infrarouge, capteur électromagnétique, ultrasons

Capteur Passifs : sans alimentation électrique par exemple capteur température (pt100/RTD,
thermocouple), humidité, pression (Membrane), lumière

Les capteurs actifs génèrent un signal qui représente généralement une grandeur de mesure.
Ces capteurs nécessitent une alimentation électrique pour générer le signal. Les télémètres
laser, les capteurs à ultrasons et les capteurs infrarouges sont des exemples de capteurs actifs.
Les capteurs passifs, mesurent une caractéristique de l'environnement à laquelle ils réagissent
sans générer leur propre signal. Ces capteurs ne nécessitent pas d'alimentation électrique, car
ils mesurent ou détectent le signal existant. Les capteurs de température, les capteurs
d'humidité, les capteurs de pression et les capteurs de lumière sont des exemples de capteurs
passifs

Le transducteur est responsable de la conversion directe d'une grandeur


physique (comme la température, la pression, le niveau, etc.) en un signal
mesurable, généralement électrique (par exemple une variation de résistance,
courant, tension etc.) et ce signal il est généralement brut.

Le transmetteur, qui est souvent connecté à un transducteur, Conditionne,


amplifie et standardise le signal brut produit par le transducteur pour qu'il
puisse être transmis à un système de contrôle ou d'acquisition de données
(comme un automate, un DCS, ou un affichage).
Transducteur :

le transducteur joue un rôle essentiel en convertissant une grandeur physique en un signal


mesurable (généralement électrique) qui peut être traité, analysé ou visualisé. Contrairement
au transmetteur, qui peut inclure des fonctions supplémentaires comme l'amplification ou la
conditionnement du signal, le transducteur est principalement responsable de la conversion
initiale de la grandeur mesurée.

Le rôle du transducteur :

1. Conversion d'une grandeur physique : Le transducteur capte une grandeur physique


(comme la température, la pression, le niveau, la vitesse, etc.) et la transforme en un
signal électrique (par exemple, une variation de résistance, de tension ou de courant).
2. Signal mesurable : Le signal converti peut être sous forme de variation de résistance,
de tension, de courant ou de fréquence, et il est généralement brut et nécessite parfois
un traitement supplémentaire (par exemple, un conditionnement ou une amplification)
pour être utilisé par d'autres équipements, comme un transmetteur ou un dispositif de
mesure.

Exemple de transducteurs :

 Un thermocouple est un transducteur qui convertit une différence de température en


une tension électrique.
 Un capteur de pression peut convertir une variation de pression en un signal
électrique proportionnel, comme une variation de résistance (capteur à jauge de
contrainte).

Transmitteur :

joue un rôle clé en convertissant un signal physique ou une grandeur mesurée (comme la
température, la pression, le débit, etc.) en un signal électrique standardisé, généralement analogique
(4-20 mA, 0-10 V, etc.) ou numérique. Cette conversion permet de transmettre l'information sur de
longues distances à des systèmes de contrôle, d'acquisition de données ou à des appareils de
visualisation, tout en préservant l'intégrité et la précision des données.

Les fonctions principales d'un transmetteur sont :

1. Conversion du signal : Le transmetteur reçoit un signal analogique ou numérique


provenant d'un capteur (qui mesure la grandeur physique) et le convertit en un signal
compatible avec les systèmes de traitement.
2. Conditionnement du signal : Le transmetteur peut également filtrer, amplifier ou
linéariser le signal mesuré pour garantir qu'il est adapté à l'analyse ou à l'affichage.
3. Transmission du signal : Une fois le signal converti et conditionné, le transmetteur
l'envoie vers un système de contrôle ou un dispositif d'acquisition (par exemple, un
automate, un DCS, ou un affichage).
4. Isolation et protection : Il peut offrir une isolation galvanique pour protéger les
circuits de mesure contre les surtensions ou interférences électriques, assurant ainsi
une transmission de signal fiable.
Types :

Level Transmitteur LT

Température Transmitteur TT

Pression Transmitteur PT

Débit (Flow) Transmitteur FT

Analytical Transmitteur AT

Types des Signaux :


Pneumatique : Signal produced by change in air pressure 3psi - 15psi

Analogique : soit ampère 4mA-20mA soit volt 1V-5V

Numérique (Digital) : combined values

2. Sortie (Actionneur)

L'actionneur est un dispositif qui ajuste le processus en fonction des commandes envoyées par le
contrôleur. Par exemple, une vanne de régulation qui ajuste le débit d'un fluide, ou un chauffage qui
augmente la température.

3. Contrôleur

Le contrôleur compare la valeur mesurée (retour d'information provenant du capteur) à la valeur


souhaitée ou setpoint (cible définie par l'opérateur ou le système). Il décide alors de l'action à
entreprendre pour minimiser l'écart entre les deux. Le contrôleur peut être de différents types :

PID : Une boucle de régulation PID (Proportionnelle-Intégrale-Dérivée) est un système de contrôle


automatisé utilisé pour réguler des variables d'un processus industriel (telles que la température, la
pression, le débit, etc.) afin de les maintenir proches d'une valeur de consigne définie. Elle repose sur
trois actions de contrôle fondamentales : proportionnelle (P), intégrale (I) et dérivée (D), qui sont
combinées pour ajuster l'action du régulateur en fonction de l'erreur entre la valeur mesurée et la
valeur de consigne.

• Proportionnel (P) : ajuste la sortie en fonction de l'écart proportionnel entre la valeur mesurée et la
valeur cible. Plus l'erreur est grande, plus l'action proportionnelle sera forte.

Paction=Kp×e(t)

où e(t)e(t)e(t) est l'erreur à l'instant t et Kp est le gain proportionnel.

Avantage : C'est rapide et efficace pour réduire l'erreur.

• Intégral (I) : prend en compte l'erreur cumulée au fil du temps pour éliminer un décalage
permanent.

I action=Ki ∫e(t)dt
 où e(t) est l'erreur et Ki est le gain intégral.
 Avantage : Elle élimine l'erreur à long terme, mais peut provoquer une surdémarrage et
une oscillation si le gain intégral est trop élevé.

• Dérivé (D) : réagit au taux de variation de l'erreur, anticipant ainsi les changements futurs.

Daction=Kd de(t)/dt

 où de(t)/dt est la dérivée de l'erreur par rapport au temps et Kd est le gain dérivé.

 Avantage : Elle réduit les oscillations et améliore la stabilité du système. Cependant, elle est
sensible aux bruits de mesure et peut entraîner une instabilité si mal

Formule générale d'un contrôleur PID

La sortie du contrôleur PID est donc une combinaison des trois termes :

U(t)=Kp⋅e(t)+Ki∫e(t) dt+Kd de(t)/dt

U(t) est le signal de commande, qui est envoyé à l'actionneur pour ajuster le processus.

 Les paramètres Kp, Ki , et Kd sont ajustables en fonction de la dynamique du système et des


performances désirées.

Régulation PID en action

Dans une boucle de régulation PID, un capteur mesure en temps réel la variable du processus
(comme la température ou la vitesse), et cette valeur est comparée à la valeur de consigne. La
différence entre les deux est l'erreur. La boucle PID génère un signal de correction qui est
appliqué à un actionneur (par exemple, un chauffage, un moteur, ou une vanne) pour ajuster
le processus afin de ramener l'erreur à zéro ou à une valeur acceptable.

Ajustement des gains (P, I, D)

 Gain proportionnel (Kp) : Plus il est élevé, plus la réponse est rapide, mais un trop grand gain
peut provoquer des oscillations ou des surdépasses (overshoot).
 Gain intégral (Ki) : Un gain intégral plus élevé élimine l'erreur statique, mais peut entraîner
une réponse lente et des oscillations si trop élevé.
 Gain dérivé (Kd) : Il améliore la stabilité du système et aide à réduire les oscillations, mais un
gain trop élevé peut rendre le système trop réactif.

Avantages et inconvénients de la régulation PID

Avantages :

1. Simplicité : La régulation PID est un algorithme relativement simple et efficace.


2. Contrôle précis : Permet un contrôle très précis d’un grand nombre de systèmes
dynamiques.
3. Adaptabilité : Il peut être appliqué à une large gamme de systèmes industriels sans
nécessiter de modifications majeures.
Inconvénients :

1. Tuning difficile : Trouver les bons paramètres (Kp, Ki, Kd) peut être difficile et nécessite
souvent un réglage expérimental.
2. Surcharge calculatoire : Dans les systèmes plus complexes, la mise en œuvre de PID peut
nécessiter une puissance de calcul significative, surtout avec des délais dans les systèmes
numériques.
3. Réponse lente avec l'intégral : Le terme intégral peut rendre la réponse lente et provoquer
un overshoot ou des oscillations si mal réglé.

Applications typiques d'un régulateur PID

Les régulateurs PID sont utilisés dans une vaste gamme de systèmes, notamment :

 Contrôle de la température (par exemple, dans un four ou un système de chauffage).


 Contrôle de la vitesse de moteur (par exemple, pour des moteurs à courant continu).
 Contrôle de la pression dans des systèmes industriels.
 Automatisation de processus de fabrication.

Une boucle de régulation PD est une variante simplifiée d'une boucle de régulation PID, dans
laquelle le terme intégral est supprimé. Dans un contrôleur PD, seules les composantes
Proportionnelle (P) et Dérivée (D) sont utilisées pour ajuster la variable de contrôle, ce qui peut être
suffisant dans certains systèmes où l'erreur statique (erreur persistante sur le long terme) n'est pas
problématique.

Fonctionnement d'une boucle de régulation PD

Le principe d'une boucle de régulation PD repose sur deux concepts :

1. Proportionnel (P) : La correction est proportionnelle à l'écart entre la valeur mesurée (ou
réelle) et la consigne. Cette composante réagit directement à la magnitude de l'erreur.
2. Dérivé (D) : La correction est basée sur la variation de l'erreur au fil du temps. Ce terme aide
à anticiper les changements futurs dans l'erreur en réagissant à la rapidité avec laquelle elle
évolue.

Formule d'un contrôleur PD

La sortie du contrôleur PD est la somme des termes proportionnel et dérivé, ce qui donne la
formule suivante :

U(t)=Kp⋅e(t)+Kd⋅de(t)/dt

 U(t) : Signal de commande envoyé à l'actionneur.


 e(t) : Erreur à l'instant ttt (différence entre la consigne et la valeur mesurée).
 Kp : Gain proportionnel.
 Kd : Gain dérivé.
 de(t)/dt : Taux de variation de l'erreur.

Explication des termes


1. Terme Proportionnel (P) :
o Principe : Le terme proportionnel génère une correction proportionnelle à l'erreur
actuelle. Il est calculé comme le produit de l'erreur e(t)e(t)e(t) et d'un facteur
KpK_pKp.
o Effet : Plus l'erreur est grande, plus la correction appliquée est importante.
Cependant, ce terme peut laisser une petite erreur résiduelle (offset) si utilisé seul.

2. Terme Dérivé (D) :


o Principe : Le terme dérivé génère une correction basée sur la vitesse à laquelle
l'erreur change. Il est calculé comme la dérivée de l'erreur par rapport au temps
(ddte(t)\frac{d}{dt} e(t)dtde(t)) et est multiplié par un facteur KdK_dKd.
o Effet : Ce terme aide à atténuer les oscillations et à réduire le temps de montée de
la réponse du système en réagissant aux changements rapides de l'erreur. Il permet
de prévoir et d'anticiper les variations futures de l'erreur.

Avantages et inconvénients d'une boucle PD

Avantages :

1. Simplicité : Un contrôleur PD est plus simple à mettre en œuvre qu'un contrôleur PID car il
ne comporte pas de composant intégral. Cela simplifie le réglage des paramètres et l'analyse
du système.
2. Stabilité améliorée : Le terme dérivé réduit souvent les oscillations (overshoot) et aide à
stabiliser la réponse du système.
3. Réponse rapide : Grâce au terme dérivé, la boucle PD peut réagir rapidement aux
changements d'erreur, ce qui est bénéfique dans les systèmes qui nécessitent une réactivité
élevée.

Inconvénients :

1. Erreur statique : L'absence du terme intégral signifie que la boucle PD ne peut pas éliminer
complètement l'erreur statique (l'écart constant entre la consigne et la valeur mesurée) dans
un système. Par conséquent, un offset persistera dans le processus, en particulier si l'erreur
est constante.
2. Réponse moins précise : Dans des systèmes où l'erreur résiduelle est inacceptable, le
contrôleur PD pourrait ne pas être suffisant. Un PID serait préférable dans ce cas.
3. Tuning délicat : Trouver les bons gains KpK_pKp et KdK_dKd peut être difficile. Un gain trop
élevé peut rendre le système trop réactif, tandis qu'un gain trop faible peut entraîner une
réponse lente.

Applications d'un régulateur PD

Les régulateurs PD sont particulièrement utiles dans des systèmes où :

 L'erreur statique n'est pas un problème majeur ou est tolérée.


 Il est important de réduire les oscillations et d'anticiper les variations de l'erreur.
 La réactivité et la stabilité sont plus importantes que l'élimination de l'erreur permanente.

Quelques exemples d'applications :


 Contrôle de la vitesse des moteurs : Un système où l'on souhaite réagir rapidement aux
changements de vitesse, sans forcément éliminer toute petite fluctuation de la vitesse.
 Suspension active : Utilisation d'un contrôleur PD pour ajuster en temps réel la hauteur
d'une suspension.
 Systèmes de régulation d'attitude (avion, robotique) : Dans les systèmes de contrôle où la
vitesse de réponse est cruciale, mais où une petite erreur permanente peut être tolérée.

Y’a 3 types des controlleurs :

Pneumatique

Electronique

Programmable (PLC et DCS) PLC (‫ كل جهاز عنده‬controlleur ‫ )تاعه‬DCS (tous avec un seul controlleur
contrôler avec un Remote)

4. Réglage (Setpoint)

C'est la valeur cible ou la consigne définie pour la variable du processus. Par exemple, la température
de consigne dans un four ou le niveau d'eau dans un réservoir.

Types de Contrôles

• Contrôle à boucle ouverte : Il n'y a pas de rétroaction, et l'actionneur fonctionne sans ajustement
en fonction du résultat réel. Cela est typiquement utilisé lorsque les conditions du processus sont
prévisibles. (Processe variable n’est pas comparée avec le set point)

• Contrôle à boucle fermée (régulation) : Il y a une rétroaction continue, ce qui permet de compenser
les variations et de maintenir le système stable. (Processe variable comparée avec le set point)

Un automate programmable standard est composé d’une CPU, d’une mémoire (mémoire vive
pour l'exécution du programme et mémoire non volatile pour le stockage du programme), de
modules d'entrées/sorties pour interagir avec le monde extérieur, d’un alimentation, d’une
interface de programmation, et de systèmes de communication pour l'intégration avec
d'autres équipements ou réseaux. Ces éléments ensemble permettent à l'automate de contrôler
et d'automatiser des processus industriels avec une grande fiabilité.

Unité centrale de traitement (CPU) :

 Rôle : C’est le "cerveau" de l'automate. La CPU exécute le programme de contrôle,


traite les informations provenant des entrées, prend des décisions logiques et envoie
les commandes aux sorties. Elle gère également la communication avec d'autres
dispositifs et assure la gestion du système.
 Composants : La CPU comprend un microprocesseur ou un microcontrôleur, de la
mémoire (mémoire vive pour l'exécution du programme et mémoire non volatile pour
le stockage du programme), et des interfaces de communication.

2. Mémoire :

 Mémoire vive (RAM) : Elle est utilisée pour stocker les données temporaires pendant
l'exécution du programme (par exemple, l'état des entrées/sorties).
 Mémoire non volatile (ROM/EPROM) : Elle contient le programme de contrôle que
l'automate doit exécuter. La mémoire non volatile peut aussi être utilisée pour stocker
des données de configuration ou des paramètres.
 Mémoire de travail : Elle peut inclure des zones de stockage pour les variables
internes et les programmes utilisateurs.

3. Entrées et Sorties (E/S) :

 Entrées (Input) : Ce sont des dispositifs qui permettent à l'automate de recevoir des
informations provenant du monde extérieur (par exemple, capteurs, interrupteurs,
détecteurs de température, etc.).
o Entrées numériques (binaires) : Représentent des signaux discrets
(allumé/éteint, 0/1).
o Entrées analogiques : Permettent de mesurer des grandeurs continues comme
la température, la pression, le débit, etc.
 Sorties (Output) : Ce sont des dispositifs qui permettent à l'automate de commander
des éléments extérieurs (par exemple, moteurs, électrovannes, alarmes, etc.).
o Sorties numériques : Commandent des dispositifs à état binaire
(allumer/éteindre une lampe, démarrer/arrêter un moteur).
o Sorties analogiques : Envoient des signaux continus à des actionneurs (par
exemple, la régulation d'une vanne en fonction d'une valeur de pression
mesurée).

4. Alimentation électrique :

 Rôle : Fournit l'énergie nécessaire à l'automate pour son fonctionnement. L'automate


reçoit généralement une alimentation en courant continu (par exemple, 24V DC), bien
que certaines architectures utilisent du courant alternatif.

5. Interface de programmation :

 Rôle : C’est le moyen par lequel l'utilisateur peut programmer, configurer, et


diagnostiquer l'automate. L'interface peut être un port USB, un port Ethernet ou une
connexion série. Les automates modernes sont souvent programmés via un ordinateur
à l'aide de logiciels spécifiques de programmation, comme Step 7 (Siemens), TIA
Portal, RSLogix 5000 (Allen-Bradley), ou d'autres logiciels spécifiques au fabricant.

6. Communication et réseaux :

 Rôle : Permet à l'automate de communiquer avec d'autres systèmes et dispositifs,


comme des capteurs, des actionneurs, des superviseurs, ou d'autres automates. Les
protocoles de communication peuvent inclure des réseaux industriels tels que
Ethernet/IP, Profibus, Modbus, CANopen, DeviceNet, etc.

7. Module de communication (optionnel) :

 Rôle : Permet l'intégration de l'automate avec d'autres équipements via des réseaux
spécifiques (Ethernet, Profibus, Modbus, etc.), ou la connexion avec des systèmes
supervisés ou d'autres automates. Ces modules permettent d'étendre les capacités de
l'automate et de le rendre plus flexible.

8. Module d'extension (optionnel) :

 Rôle : Permet d'ajouter des entrées/sorties supplémentaires à l'automate pour étendre


ses capacités de contrôle. Ces modules peuvent être ajoutés pour gérer des processus
plus complexes, ajouter des entrées/sorties analogiques, ou connecter des
périphériques spécialisés.

9. Affichage et boutons de contrôle (optionnel) :

 Certains automates sont équipés d'un petit écran et de boutons pour afficher des
informations essentielles sur le statut du système (par exemple, état des entrées/sorties,
erreurs, etc.) et pour permettre une gestion directe via des interfaces utilisateurs
simples.

Les paramètres d'un instrument de mesure sont des caractéristiques


essentielles qui définissent ses performances et son adéquation à un
usage particulier. Ces paramètres permettent de garantir que
l'instrument peut effectuer des mesures précises et fiables. Voici les
principaux paramètres d'un instrument de mesure :
1. Plage de mesure (ou étendue de mesure) :

 Définition : La plage de mesure représente l'intervalle des valeurs que l'instrument


peut mesurer de manière précise.
 Exemple : Un thermomètre peut avoir une plage de mesure de -50°C à 150°C. Si vous
mesurez une température en dehors de cette plage, l'instrument ne donnera pas de
lecture fiable.

2. Précision :

 Définition : La précision indique à quel point les résultats mesurés par l'instrument
sont proches de la valeur réelle ou de la valeur de référence.
 Exemple : Si un thermomètre mesure 25°C alors que la température réelle est 24,8°C,
l'erreur de mesure est de 0,2°C. Un instrument précis donnera des résultats très
proches de la valeur vraie.

3. Exactitude :

 Définition : L'exactitude fait référence à l'absence d'erreur systématique dans


l'instrument. Un instrument exact est capable de donner des mesures proches de la
vraie valeur, sans déviation constante.
 Exemple : Un multimètre qui affiche systématiquement 0,1V de trop sur une tension
de 5V souffre d'une erreur systématique et ne serait pas exact, même si ses mesures
étaient précises dans certaines conditions.

4. Résolution :

 Définition : La résolution est la plus petite variation ou différence que l'instrument


peut détecter et afficher. Elle est généralement exprimée en unités de mesure.
 Exemple : Un thermomètre numérique avec une résolution de 0,1°C peut afficher des
valeurs avec une précision de 0,1°C, tandis qu'un autre avec une résolution de 1°C ne
pourra pas détecter de changements plus petits.

5. Sensibilité :

 Définition : La sensibilité représente la capacité de l'instrument à détecter de petites


variations de la grandeur mesurée.
 Exemple : Un capteur de pression très sensible peut détecter de petites variations de
pression (par exemple, de 0,01 bar), tandis qu'un capteur moins sensible pourrait ne
pas réagir aux mêmes petites variations.

6. Erreurs (ou incertitude de mesure) :

 Définition : L'incertitude de mesure représente l'intervalle dans lequel on peut


s'attendre à ce que la vraie valeur de la grandeur mesurée se trouve, compte tenu des
limitations et des imperfections de l'instrument.
 Exemple : Un pH-mètre avec une incertitude de ±0,2 signifie que la mesure peut
fluctuer de plus ou moins 0,2 par rapport à la valeur réelle.

7. Hystérésis :

 Définition : L'hystérésis est la différence dans la mesure lorsqu'une grandeur est


augmentée par rapport à la mesure lorsqu'elle est diminuée, en raison de propriétés
non linéaires ou de la réactivité de l'instrument.
 Exemple : Un thermomètre à mercure peut ne pas revenir exactement à la même
position lorsque la température augmente et lorsqu'elle diminue, ce qui entraîne une
hystérésis.

8. Stabilité :

 Définition : La stabilité fait référence à la capacité d'un instrument à maintenir sa


performance et ses caractéristiques sur une période de temps donnée, même après des
conditions d'utilisation prolongées.
 Exemple : Un instrument de mesure doit donner des résultats cohérents au fil du
temps, sans déviation progressive due à des facteurs tels que l'usure, les conditions
environnementales ou les variations de température.

9. Temps de réponse :
 Définition : Le temps de réponse est le temps nécessaire pour que l'instrument
réagisse à un changement de la grandeur mesurée et affiche une nouvelle valeur stable.
 Exemple : Un thermomètre numérique peut afficher une nouvelle température en
quelques secondes après un changement de température, tandis qu'un manomètre
mécanique peut prendre plus de temps.

10. Taux d'erreur maximal :

 Définition : Le taux d'erreur maximal (ou tolérance) définit la quantité d'erreur


acceptée dans la mesure par rapport à la valeur vraie.
 Exemple : Un instrument peut être certifié pour une erreur maximale de 1% de la
pleine échelle, ce qui signifie que la mesure peut s'écarter de 1% à tout moment de
l'utilisation de l'instrument.

11. Température de fonctionnement :

 Définition : C'est l'intervalle de température dans lequel l'instrument peut fonctionner


correctement. Les instruments sont souvent sensibles à des variations de température
et peuvent devenir moins précis en dehors de leur plage de température optimale.
 Exemple : Un capteur de température peut être conçu pour fonctionner entre -10°C et
+50°C, et des performances de mesure fiables ne peuvent être garanties que dans cette
plage.

12. Compensations (compensation de température, compensation de pression,


etc.) :

 Définition : Certains instruments de mesure offrent des mécanismes internes qui


compensent automatiquement les effets de variations environnementales sur la mesure
(par exemple, la température ou l'humidité) pour maintenir la précision dans des
conditions variables.
 Exemple : Un manomètre peut avoir une compensation de température pour ajuster la
lecture en fonction de la température ambiante.

13. Capacité de stockage et de traitement des données :

 Définition : Certains instruments peuvent être équipés de mémoires ou de systèmes


pour stocker les résultats de mesures ou les séries temporelles. Ces instruments
peuvent aussi être équipés de logiciels intégrés pour effectuer des traitements
statistiques ou d'analyses de données.
 Exemple : Un enregistreur de données (data logger) peut stocker des milliers de
lectures avant d'être transféré à un PC pour analyse.

14. Interface de communication :

 Définition : Cela fait référence à la manière dont l'instrument peut être connecté à
d'autres équipements ou systèmes pour la transmission des données ou pour le contrôle
à distance. Cela peut inclure des ports USB, des interfaces série, des connexions
Ethernet ou sans fil (Bluetooth, Wi-Fi).
 Exemple : Un appareil de mesure de température peut être équipé d'une sortie RS-232
ou d'une connexion sans fil pour envoyer les résultats de mesure à un ordinateur ou à
un système SCADA.

15. Calibration :

 Définition : La calibration est le processus par lequel un instrument est ajusté pour
garantir que ses mesures correspondent à des valeurs de référence connues. La
calibration garantit que l'instrument fonctionne dans les spécifications de précision et
d'exactitude attendues.
 Exemple : Un multimètre peut être calibré avec un étalon de tension connu pour
vérifier et ajuster ses mesures.

Définition d'un DCS (Distributed Control System)

Un DCS (Système de Contrôle Distribué) est un système automatisé utilisé pour contrôler
des processus industriels complexes, généralement dans des environnements de production à
grande échelle, comme les usines chimiques, les centrales électriques, ou les installations de
traitement. Contrairement aux systèmes de contrôle centralisés, un DCS est conçu pour
répartir la logique de contrôle et les fonctions de traitement entre plusieurs unités de contrôle
interconnectées, ce qui offre une meilleure fiabilité, flexibilité, et scalabilité.

Caractéristiques principales d'un DCS :

1. Architecture distribuée :
o Le contrôle n'est pas centralisé dans une seule unité de contrôle, mais réparti
entre plusieurs unités (ou contrôleurs) distribuées géographiquement dans
l'installation.
o Ces contrôleurs sont connectés à des capteurs et des actionneurs pour
collecter des données et agir sur le processus en temps réel.
2. Modules de contrôle locaux :
o Les unités locales de contrôle, appelées contrôleurs de processus (ou
panneaux de contrôle distribués), sont responsables de la gestion des
données et de l'exécution de la logique de contrôle local.
o Chaque contrôleur supervise une partie du processus, réduisant ainsi la charge
sur un seul système central.
3. Communication réseau :
o Un DCS utilise des réseaux de communication industriels pour connecter les
différents contrôleurs, les interfaces opérateur et les autres équipements du
système. Les protocoles de communication typiques incluent Ethernet,
Modbus, Profibus, Fieldbus, etc.
o La communication permet une interaction entre les différents contrôleurs et
avec le système central de supervision.
4. Interface homme-machine (IHM) :
o Le DCS comprend des interfaces utilisateur (ou IHM) pour permettre aux
opérateurs de superviser le processus, de visualiser les données en temps réel,
et d'interagir avec le système (par exemple, ajuster les paramètres ou réagir aux
alarmes).
o Ces interfaces peuvent être centralisées (sur un poste de contrôle central) ou
décentralisées (sur des stations locales).
5. Fiabilité et redondance :
o Un DCS est conçu pour être hautement fiable et tolérant aux pannes. Il
intègre souvent des mécanismes de redondance, comme des contrôleurs
redondants et des chemins de communication redondants, afin de garantir la
continuité de l'opération même en cas de défaillance d'un composant.
6. Contrôle en boucle fermée :
o Un DCS gère des processus en utilisant des boucles de contrôle en boucle
fermée. Cela signifie que les informations provenant des capteurs (comme la
température, la pression, ou le débit) sont continuellement comparées aux
valeurs de consigne, et des ajustements automatiques sont effectués pour
maintenir les paramètres du processus dans les limites souhaitées.

Avantages d'un DCS :

1. Scalabilité : Un DCS peut facilement être étendu pour contrôler des processus plus
complexes ou pour ajouter des points de contrôle supplémentaires.
2. Modularité : Le système est modulaire, ce qui permet d'ajouter ou de retirer des
composants sans perturber l'ensemble du système.
3. Fiabilité : La distribution du contrôle réduit les risques de défaillance d'un seul point
et permet une meilleure gestion des pannes.
4. Contrôle précis et en temps réel : Il permet un contrôle très précis des processus
avec une gestion en temps réel de grandes quantités de données.

Exemples d'applications :

 Centrales électriques : Contrôle de la production d'énergie, gestion des turbines, des


générateurs et des systèmes auxiliaires.
 Industrie chimique : Gestion des réacteurs, des tuyauteries, des pompes et des
systèmes de dosage.
 Traitement de l'eau : Contrôle des stations de pompage, de filtration, et des niveaux
de réservoirs.

Conclusion :

Un DCS est un système de contrôle sophistiqué et distribué qui permet de gérer et d'optimiser
des processus industriels complexes. Il offre une flexibilité, une scalabilité et une fiabilité
accrues par rapport aux systèmes centralisés, et est essentiel dans des environnements où la
sécurité, la continuité de l'opération et la précision du contrôle sont primordiales.

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