Nuisances sonores à l'aéroport d'Alger
Nuisances sonores à l'aéroport d'Alger
Département d’aéronautique
Option : Exploitation
Année 2010-2011
Résumé
Ce projet de fin d’études, qui porte sur l’étude de la problématique des nuisances sonores
autour de l’aéroport d’Alger, nous a permis de faire une approche plus globale sur ce sujet.
Aussi, des questions qui traitent le bruit des aéronefs, ses origines, conséquences, et les
moyens pour l’atténuer sont étudiées dans ce travail. Ainsi, nous constatons qu’en plus de la
réduction du bruit à la source, plusieurs procédés opérationnels restent envisageables et leurs
réalisations permettraient de gagner quelques décibels en terme de bruit.
Summary
At the moment when the environmental questions become more and more a stake real and
major for our company, that of the noise must naturally be studied. This project of end of
studies which carries on the study of the problems of noise pollutions around the airport of
Algiers has us thus made it possible to make a more global solution on this subject. Also, of
the questions which treat the noise of the aircraft, their origins, consequences, and the means
to attenuate them are studied in this work. The airport of Algiers in its environment, the
examples of average the techniques used in other airports and which could be applied for the
airport of Algiers are also treated in this memory.
Remerciements
Je remercie très sincèrement ma promotrice madame Bencheikh auprès de qui j’ai
beaucoup appris et avec qui j’ai eu plaisir à mener mes travaux de thèse. De plus, je
souhaite lui exprimer toute ma reconnaissance et ma gratitude pour la rigueur et le
sérieux dont elle a fait preuve tout au long de ces six derniers mois de travail.
Ce travail est le fruit d’un long cursus universitaire entamé il y’a six ans à l’université
des sciences et de la technologie Houari Boumediene que je souhaite également
remercier.
Je continuerai par remercier l’université Saad Dahleb de Blida qui m’a accepté en son
sein et offert cette riche et inestimable formation que j’ai acquise au département
d’aéronautique dont je ne remercierai jamais assez l’ensemble de son corps professoral
et administratif.
Je finirai par remercier ma chère maman qui a toujours su m’apporter son aide
inestimable et son soutien, et ce, dans toutes les étapes de ma vie.
Dédicaces
A la mémoire de mon petit frère feu Ahmat Ali Seid qui nous a quittés prématurément
il y a un an au moment où j’écris cette phrase.
A ma chère maman qui a toujours été un repère de stabilité et de bon choix dans ma vie.
Plan de travail
Introduction générale………………………………………………………………………...1
I.1 Introduction…………………………………………………………………………….3
i
Plan de travail
I.4.3.1 Au décollage……………………………………………………………….....17
ii
Plan de travail
iii
Plan de travail
l’aéroport ......................................................................................................45
a- Description…………………………………………………………………….49
b- Différents principes de fonctionnement…………………………………………..50
III.1 Introduction…………………………………………………………………………52
III.2.2 Historique………………………………………………………………………53
iv
Plan de travail
III.6 Conclusion…………………………………………………………………………….69
De l’aéroport d’Alger……………………………………………….……………………70
IV.1 Introduction…………………………………………………………………………....70
v
Plan de travail
IV.4 Conclusion………………………………………………………………………………86
Conclusion générale....................................................................................87
Bibliographie………………………………………………………………………………...88
Annexes 90
vi
Plan de travail
Fig. I.3 : Moteur d’un avion moderne (gauche) et directivité des différentes sources de bruit………10
Fig. I.4 Niveau sonore de chacune des sources de bruit d’un avion…………………………12
Fig. II.5 : Exemples de moteurs posés sur les ailes et au-dessus du fuselage………………..32
Fig. II.7 Représente une onde sonore lors de l’utilisation de l’antibruit actif……….……...37
vii
Plan de travail
viii
Plan de travail
Fig. IV.14 Les zones les plus exposées au bruit de l’aéroport d’Alger………………………80
Fig.15 Les communes qui seront concernées par une augmentation d’altitude d’interception
du glide………………………………………………………………………………83
ix
Plan de travail
Tableau I.3 Prise de médicaments à effet somnifère dans une population exposée et une
population témoin………………………………………………………………25
Chapitre 3 :
Tableau III.3 Les distances déclarées des différentes pistes de l’aéroport d’Alger………….56
Tableau III.4 Les communes entourant l’aéroport d’Alger ainsi que leur nombre d’habitants61
x
Abréviations
A/D: aérodrome
HF : hight Frequency
INTRODUCTION GENERALE :
Le bruit n'est pas un phénomène nouveau, pourtant il est devenu depuis les vingt dernières
années, l'une des principales sources de pollution, avec notamment le développement des
transports cité par des enquêtes.
Le problème des nuisances autour des aéroports est apparu dans les années 60 avec
l'avènement des avions propulsés par des turboréacteurs. Le succès de ce moyen de transport a été
continu et après 30 ans de démocratisation, plus de 8000 avions parcourent actuellement le monde
(transportant plusieurs millions de passagers). De ce fait nombreux sont actuellement les grands
aéroports qui enregistrent des décollages et des atterrissages toutes les 1/2 minutes. Dans les 15
prochaines années, il est prévu un doublement du trafic passagers et dès maintenant les autorités
aéroportuaires se trouvent confrontées d'une part à une sensibilité croissante de l'opinion face aux
problèmes d'environnement et d'autre part à la nécessité d'accroître les capacités de ces aéroports.
La lutte contre le bruit s'annonce donc dès aujourd'hui comme une priorité majeure.
L’aéroport d’Alger, en plus d’être le plus grand aéroport en Algérie, est aujourd’hui parmi
les plus grands aéroports en Afrique en termes de trafic et de passagers. Ce trafic se traduit par un
énorme impact de bruit pour les riverains. Le bruit est donc, pour les riverains, la gêne la plus
importante. C’est la nuisance la plus perceptible à l’approche de cet aéroport. Elle est
principalement engendrée par les avions ainsi que par les nombreux véhicules qui circulent dans
cette zone. Les avions sont néanmoins les principaux responsables du bruit, étant donné la forte
intensité des sons qu’ils produisent. On constate un impact sur la santé et le bien-être des
personnes soumises à un tel environnement, certains sujets présentant des troubles physiologiques
ou psychiques. La lutte contre le bruit s'annonce donc dès aujourd'hui comme une priorité
majeure.
Des solutions à ce problème doivent être impérativement trouvées. Une étude préalable de
la source de pollution peut déboucher sur des dispositifs capables de minimiser le bruit ou même
de l’éliminer.
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Introduction générale
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Chapitre I Bruit des aéronefs
I.1 INTRODUCTION
Ce chapitre consiste à donner une idée globale sur les nuisances sonores et leurs effets
sur les riverains, ainsi à présenter les différents aspects réglementaires qui doivent être
respectés pour lutter contre ces nuisances. Ce chapitre présente également les mesures à
prendre pour maîtriser les riverains.
Le bruit désigne un son qui nous dérange, nous déplait ou nous agresse. La
distinction qui est faite entre un bruit et un son s’explique par un phénomène physique. Le son
est provoqué par une variation rapide de la pression atmosphérique due à un mouvement des
molécules du milieu qui nous entoure, c’est-à-dire l’air.
La notion de bruit est souvent associée à une perception d’un son. D’un point de vue
physique, il n’y a pas de différences fondamentales entre un son et un bruit. Le bruit est constitué
d’un «mélange complexe de sons d’intensités et de fréquences différentes». On qualifie en
définitive de bruit, des sons qui apparaissent comme indésirables ou provoquent une sensation
désagréable.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Lorsqu’une onde sonore percute le tympan, cela provoque une vibration de celui-ci et un
son est transmis. De même lorsqu’une onde percute un solide, le son transmis est d’autant
plus intense que la paroi est légère.
Pour éviter toute confusion dans le contexte de ce travail, un bruit aérien désigne
en acoustique, non pas le bruit des avions mais le bruit se propageant dans l’air, par
opposition aux bruits solidiens qui se propagent dans les milieux solides. Le son, produit par
un phénomène vibratoire, se propage dans l’air et exerce une pression sur notre oreille.
Un son résulte de l’émission d’une onde acoustique par une source se propageant jusqu’à
l’oreille humaine. L’homme perçoit ce signal pour les fréquences comprises entre 20 et 20 000
Hz et a la capacité de distinguer différentes caractéristiques acoustiques telles que l’intensité, les
raies spectrales, la hauteur tonale, le timbre…
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Chapitre I Bruit des aéronefs
la source de bruit elle même (répétitivité, durée, période d’émission, niveau maximum émis
etc.), d’autres à l’environnement (émergence par rapport au bruit ambiant, conditions
climatiques, relief, etc.), et d’autres aux individus exposés au bruit (état physiologique, type
d’activité pratiqué, situation sociale, etc.). La perception de la gêne est donc très variable dans
le temps et selon les individus.
Des solutions à ce problème doivent être impérativement trouvées. Une étude préalable
de la source de bruit peut déboucher sur des dispositifs capables de minimiser le bruit ou
même de l’éliminer.
Le décibel A (dB(A)) est l’unité retenue pour représenter les sensibilités de l’oreille
humaine. Elle permet de traduire une sensibilité plus forte aux sons aigus qu’aux sons graves.
Le PNdB (Perceived Noise déciBel) est une pondération du niveau d’intensité sonore
qui traduit plus fidèlement la gêne sonore. Il sert à caractériser le bruit des avions à réaction et
des avions à hélices de fortes masses supérieures à 8618 kg. Sur le plan fréquentiel, il donne
un poids élevé aux fréquences élevées (4000 Hz) les plus gênantes. Sa valeur numérique est
supérieure à celle mesurée en dBA.
Le EPNdB (Effective Perceived Noise deciBel) est utilisé pour la certification des
avions à réaction. Il représente le niveau d’un bruit équivalent stable sur une durée normalisée
de 10 secondes qui aurait la même énergie sonore que celle observée pendant la partie la plus
bruyante du passage de l’avion.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Le S.E.L (Sound Equivalent Level), exprimé en dBA, représente le niveau d’un bruit
équivalent stable sur une durée normalisée de 1 seconde qui aurait la même énergie sonore
que celle observée pendant la partie la plus bruyante du survol. Le niveau de pression
acoustique caractérisé par cette unité est noté L et vérifie l’équation :
L = 20 10 log
avec
P0 : pression acoustique de référence correspondant au seuil audible.
P : pression environnante.
Un indice caractéristique de bruit peut être défini. C’est l’indice Lden qui est le niveau
d’exposition total au bruit des avions, exprimé en dB(A). Il est donné par la relation suivante :
Lden = 10 log
où
Ld est le niveau moyen sur la période 6h - 18h
Le est le niveau moyen sur la période 18h - 22h
Ln est le niveau moyen sur la période 22h – 6h
3. Durée d’exposition : 24 heures découpées en une période de jour (6h / 22h) et une
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Chapitre I Bruit des aéronefs
En l’absence de vent et dans le cas des sons sinusoïdaux arrivant sous l’incidence
rasante, la perte due à l’installation d’un écran pare-vent d’un type spécifié autour de
microphone n’excédera pas ± 1.5dB.
c) le système microphonique :
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Chapitre I Bruit des aéronefs
e) Appareillage d’analyse :
1- Les microphones sont orientés dans une direction connue de façon que le bruit
max arrive d’une direction aussi proche que possible de la direction pour
laquelle les microphones ont été étalonnés.
2- Immédiatement avant et après chaque essai, on effectue un enregistrement de
l’étalonnage acoustique de l’équipage pour vérifier la sensibilité de
l’équipement et pour fournir un niveau de référence acoustique pour l’analyse
de données.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Le bruit d’un avion peut se décomposer en 2 types de sources de nature bien distinctes.
La première source est d’origine mécanique, c’est le bruit du moteur, et la seconde source est
aérodynamique qui est créée par les mouvements de fluide interagissant entre l’air et
l’appareil. L’origine des différentes sources de bruit sont indiquées dans la figure I.2.
Le fonctionnement du moteur d’un avion peut se résumer de la façon suivante : l’air est
d’abord aspiré par les entrées d’air, puis comprimé par des compresseurs de manière à en
augmenter progressivement la pression. L’air se mélange ensuite à du kérosène pour brûler
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Chapitre I Bruit des aéronefs
dans la chambre de combustion. Cette combustion produit une grande quantité de gaz chaud
expulsée par la tuyère. L’énergie nécessaire au fonctionnement du compresseur est fournie par
une turbine placée entre la chambre de combustion et la tuyère et reliée au compresseur par un
axe central.
La puissance des réacteurs peut être plus efficace grâce à l’utilisation d’une dérivation
de la masse d’air entrant dans la turbine (figure I.3) : l’air entre dans deux conduites
différentes, dont une seule va jusqu’à la chambre de combustion. Le taux de dilution, appelé
By Pass Ratio (BPR), exprime le rapport entre la masse d’air éjectée par les conduites de
dérivation (air froid) et la masse d’air chaud passant par la chambre de combustion.
L’air froid est utilisé pour refroidir les parties les plus chaudes du moteur. Ce système
requiert 50% d’air en plus par unité de poussée mais réduit la quantité de gaz chaud expulsé.
L’air froid est ensuite mélangé aux gaz chauds en sortie de tuyère, de manière à réduire la
température et en conséquence le bruit d’échappement.
Fig. I.3 : Moteur d’un avion moderne (gauche) et directivité des différentes sources de bruit
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Chapitre I Bruit des aéronefs
La soufflante génère à la fois un bruit large bande et un son tonal. Le bruit large bande
est dû aux fluctuations de pression générées par des zones de turbulence sur la surface de la
pâle. Il est principalement généré par la rotation des extrémités des aubes dans la couche
limite turbulente située sur les parois du conduit d’entrée d’air, là où le niveau de turbulence
est grand et la vitesse en extrémités des aubes est maximum. Formation de sillages aux bords
de fuite des aubes, en particulier sur les soufflantes à large corde des nouveaux moteurs, et
fluctuations d’incidence de l’écoulement amont sont également générateurs de ce bruit large
bande. Le son tonal est un bruit de sifflement caractéristique vers 3500 Hz. Il est dû à
l’interaction entre le rotor et le stator de la soufflante. Les sons purs sont liés au caractère
périodique du phénomène de passage des aubes mobiles.
Il existe un deuxième phénomène générateur de bruit : c’est l’effet buzz saw. Lorsque la
soufflante tourne à haut régime, au décollage, la vitesse à l’extrémité des pâles devient
supersonique. Il se crée alors des zones de turbulences et des ondes de choc sont générées.
Ces ondes se propagent vers l’avant de l’appareil et sont caractérisées par des sons purs dont
les fréquences les unes des autres d’écart variant de quelques dizaines de Hz à 100 Hz.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
• Bruit du jet
Ce bruit résulte du mélange des gaz chauds à haute pression expulsés par la tuyère et de
l’air ambiant. L’interaction entre les deux flux de vitesse et de température différentes est une
source de bruit. Ce mélange provoque des fortes turbulences génératrices d’un bruit riche en
basses fréquences (50 à 500 Hz).
Ces 2 sources de bruit sont généralement difficiles à les distinguer du bruit de jet du fait
de leur directivité arrière et des fréquences concernées. Le bruit de turbine, qui en approche à
faible régime moteur, peut devenir une source de bruit non négligeable en particulier dans la
gamme de fréquence sensible à l'oreille entre 3000 et 4000 Hz. Il possède par rapport au bruit
de soufflante un certain nombre de caractéristiques propres qui sont dues au caractère même
des processus aérodynamiques (détente au lieu de compression, température d'écoulement,
turbulence de l'écoulement). Par contre, comme pour l'émission aval de la soufflante, le bruit
de la turbine est fortement réfracté dans les gradients de vitesse du jet.
Fig. I.4 : Niveau sonore de chacune des sources de bruit d’un avion
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Chapitre I Bruit des aéronefs
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Chapitre I Bruit des aéronefs
La certification acoustique est validée par l’Etat d’immatriculation d’un aéronef sur la
base de production de preuves selon lesquelles l’aéronef répond à des spécifications au moins
égales aux normes applicables.
Ces normes seront applicables à tous les avions à réaction subsoniques pour lesquels la
demande de certificat de navigabilité pour le prototype a été acceptée ou au sujet desquels une
autre procédure réglementaire équivalente a été appliquée par le service de certification avant
le 6 octobre 1977, à l’exception des avions:
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Chapitre I Bruit des aéronefs
a) qui exigent une longueur de piste inférieure ou égale à 610m à la masse maximale
portée au certificat de navigabilité;
b) qui sont équipés de moteurs dont le taux de dilution est égal ou supérieur à 2 et pour
lesquels un certificat de navigabilité individuel a été émis pour la première fois avant
le 1er mars 1972; ou
c) qui sont équipés de moteurs dont le taux de dilution est inférieur à 2 et pour lesquels la
demande de certificat de navigabilité pour le prototype a été acceptée ou au sujet
desquels une autre procédure réglementaire équivalente a été appliquée par le service
de certification avant le 1e janvier 1969 et enfin pour lesquels un certificat de
navigabilité individuel a été émis pour la première fois avant le 1er janvier 1976.
En ce qui concerne la mesure d’évaluation de bruit, elle sera le niveau effectif du bruit
perçu exprimé en EPNdB. Les niveaux de bruit engendrés par un avion n’excéderont pas les
niveaux spécifiés. Un certain nombre de points de mesure sont à prendre en considération tel
que :
a) Point de mesure latéral: point situé sur une parallèle à l’axe de piste à 650 m de cet
axe ou de son prolongement, où le niveau de bruit au décollage est maximal;
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Chapitre I Bruit des aéronefs
a) Au point de mesure latéral et au point de mesure à l’approche: 108 EPNdB pour les
avions dont la masse maximale au décollage certifiée est supérieure ou égale à
272.000 kg. Cette valeur décroit linéairement avec le logarithme de la masse de
l’avion à raison de 2 EPNdB chaque fois que la masse diminue de moitié, pour
atteindre la limite inférieure de 102 EPNdB à 34000 kg. Cette limite demeurant
ensuite constante;
b) Au point de mesure survolé au décollage: 108 EPNdB pour les avions dont la masse
maximale au décollage certifiée est supérieure ou égale à 272.000 kg. Cette valeur
décroit linéairement avec le logarithme de la masse de l’avion à raison de 5 EPNdB
chaque fois que la masse diminue de moitié pour atteindre la limite inférieure de 93
EPNdB à 34.000 kg. Cette limite demeurant ensuite constante.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Une vitesse égale à au moins V2 + 19 km/h (V2 + 10 kt) sera atteinte dès que possible
après l’envol et maintenue pendant toute la durée de l’essai de certification acoustique au
décollage.
I.4.3.2 A l’approche
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Chapitre I Bruit des aéronefs
En mettant l’accent sur l’environnement ainsi que les mesures de la trajectoire de vol, la
hauteur de l’aéronef et son écart latéral par rapport à la route de vol seront déterminés par une
méthode indépendante des instruments de bord ordinaires telle que la poursuite radar et des
techniques photographiques. Cette méthode devant être agréée par le service de certification.
La position de l’aéronef sur sa trajectoire sera rapportée au bruit enregistré aux points de
mesure, au moyen de signaux de synchronisation, sur une distance suffisante pour fournir les
données nécessaires pendant le laps de temps où le bruit correspond, à 10 dB près, à la valeur
maximale du PNLT.
Afin d'accélérer le processus d'élimination des avions les plus bruyants, les arrêtés du 12
novembre 1980 et du 23 décembre 1980 appliquent la directive de la CEE qui recommande
que les pays membres interdisent l'inscription à leur registre d'immatriculation les avions ne
respectant pas les limites du chapitre 2 de l'annexe 16 à partir de 1980, et que les avions
immatriculés dans les pays membres ne soient autorisés d'exploitation que s'ils respectent ces
mêmes limites à partir de 1987.
La loi du 31 décembre 1992 institue, à compter du 1er janvier 1993, une taxe pour la
mise en œuvre de dispositions nécessaires à l'atténuation des nuisances sonores au voisinage
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Chapitre I Bruit des aéronefs
des aéroports. Affectée à l'Agence de l'Environnement, l'intégralité de la dite taxe est destinée
à couvrir les dépenses d'aides aux riverains.
Cette taxe est due par les exploitants d'aéronefs. Elle concerne les aérodromes dont le
nombre annuel de mouvements d'aéronefs, de masse maximales au décollage >20 tonnes, est
supérieur à 40.000 (Exemple :Paris, Nice, Marseille, Toulouse avec 75.000 mouvements,
Lyon).
Elle est fondée sur les éléments suivants :
• La masse avion
• Le groupe acoustique de l'avion tel que défini dans le tableau I.1 ci-dessous
• L'heure de décollage
Le calcul de la taxe en fonction des paramètres ci-dessus est établi dans le tableau I.2.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Depuis le 24 octobre 93, une nouvelle réglementation de bruit est entrée en application
sur ces 3 aéroports. Elle classe les avions au départ et à l'arrivée en fonction de leurs niveaux
de bruit de certification de la façon suivante :
EPNdB départ =
Six classes sont définies avec un système de quotas associé. Entre 23h30 et 6h du matin,
une compagnie aérienne pourra utiliser ces aéroports avec un nombre de mouvements qui sera
fonction de la classification des avions qu'elle utilise.
Il existe sur cet aéroport une limitation de bruit qui est imposée aux appareils voulant
atténuer ou décoller entre 22h et 7h00 du matin. La limite est fixée à 85 dBA pour les
approches et à 72 dBA pour les décollages. C'est la FAA (Fédéral Aviation Administration)
qui exprime les niveaux de bruit en dBA à partir des niveaux de bruit de certification
exprimés en EPNB.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
On constate un impact sur la santé et le bien être des personnes soumises à un tel
environnement. Certains sujets présentant des troubles physiologiques ou psychiques.
Un site aéroportuaire, comme déjà dit, est source de multiples pollutions. Dans un
dossier d’étude d’impact, chacune d’entre elles doit être traitée précisément selon les impacts
générés. Le bruit est l’une de ces pollutions, et, de loin actuellement, la plus sujette à
polémique : l’ambiance sonore revêt en effet de plus en plus, une très grande importance en
termes de confort dans l’habitat. C’est la raison pour laquelle, dans ce document, la
focalisation est faite sur le bruit produit par les aéronefs en mouvement à proximité des
aéroports.
Le problème traité ici se restreint aux avions et à leur production d’énergie sonore sur
l’aire considérée autour du site aéroportuaire. Ce dernier, la plupart du temps, est l’émergence
des décollages et atterrissages qui est la plus gênante en termes d’énergie sonore reçue par les
populations riveraines. Il s’agit de bruit d’intensités élevées et quasiment continu sur certains
aéroports, tels que l’aéroport Houari Boumediene.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Il est très difficile de faire la distinction entre le bruit de trafic routier et le bruit de
trafic ferroviaire imputables à l’aéroport, sauf si des études précises ont été réalisées avant
l’implantation de la structure de transport aérien. Néanmoins, les composantes des effets du
bruit demeurent complexes. Il convient donc de tenter d’éclaircir certains points, notamment
l’analyse des effets sur la santé, incontournable étape de l’évaluation des risques sanitaires de
l’étude d’impact, avant de proposer des mesures compensatoires visant à limiter les impacts
de l’installation sur l’homme et l’environnement.
• Une enquête publique doit être réalisée en cas de création d’un nouvel aérodrome ou
d’une nouvelle piste. Le dossier soumis à enquête publique comprend :
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Les effets sur la santé liés au bruit sont multiples. En ce qui concerne les riverains
d’aéroport, les conséquences sanitaires touchent essentiellement l’organisme dans son
ensemble à travers diverses réponses comportementales, physiologiques et pathologiques.
Globalement, il existe très peu d’études sur le sujet des bruits aéronautiques et de leurs
effets sur l’audition des riverains car les niveaux sonores sont relativement faibles pour altérer
les fonctions auditives. Néanmoins, une exposition prolongée peut fatiguer l’oreille, et celle-
ci, sans période de repos peut, à certaines fréquences, ne pas jouer son rôle pleinement.
Les conséquences du bruit d’avion sur l’être humain, riverain d’aéroport, concernent
majoritairement les effets non-auditifs, correspondant aussi à des effets non spécifiques du
bruit.
Les effets non-auditifs du bruit sur les riverains sont les suivants :
Le sommeil : Il ne se présente pas sous la forme d’un état unique, mais plutôt sous celle
d’une succession d’états : les stades du sommeil qui sont plus ou moins profonds et au
cours desquels nous sommes plus ou moins sensibles aux perturbations sonores. Le
sommeil est nécessaire pour la survie de l’individu et son altération entraîne des troubles
qui seront décrits par la suite.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Répercussions décrites par les populations : Ce sont les effets ressentis au lendemain
des nuits perturbées. Ils sont souvent difficiles à cerner du fait de la grande variabilité de
leur latence d’apparition. Ces répercussions sont :
- La réactivité généralisée sur laquelle le somnifère agit pleinement pour éviter les
périodes d’éveil,
- La réactivité localisée qui demeure inchangée après la prise de somnifères (les
réponses cardiovasculaires restent les mêmes).
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Chapitre I Bruit des aéronefs
*Groupe des substances psychotropes à effet sédatif utilisées pour réduire les états de stress
Ces paramètres reflètent bien la vulnérabilité des populations vivant dans les zones de
bruit élevé à proximité des couloirs aériens. En outre, il existe un certain nombre de facteurs
de situation tels que l’ambiance familiale, les sollicitations de la vie socioprofessionnelle, les
tracas et les peines du moment, l’existence de troubles de la santé, pouvant influencer la prise
de médicaments.
Le tableau ci-dessous ne présente pas les recommandations de l’OMS, mais bien les
valeurs minimales pour lesquelles l’effet est observé.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Afin d’aider les riverains des plateformes aéroportuaires dans l’insonorisation de leurs
logements, une taxe est imposée aux avions les plus bruyants. Ainsi dans le cadre du plan
français d’actions contre le bruit lancé le 6 octobre 2003, le dispositif a fait l’objet d’une
réorganisation de la taxe antibruit. A compter du 1er janvier 2005, le volet « bruit aérien » de
la TGAP (Taxe Générale sur les activités polluantes) a ainsi été remplacé par la Taxe sur les
nuisances sonores aériennes (TNSA), dont le montant est directement et intégralement affecté
à l’isolation acoustique. La TNSA est perçue par la DGAC. Chaque décollage de plus de 20
tonnes est donc taxé en fonction de la masse maximale au décollage de l’avion, de la catégorie
acoustique de l’appareil et de l’heure de décollage.
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Chapitre I Bruit des aéronefs
Pour atténuer le bruit aux riverains la construction d’un mur antibruit autour de la
plateforme parait comme le moyen le plus efficace.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
II.1 INTRODUCTION
Les avions sont les principaux responsables du bruit, étant donné la forte intensité des
sons qu’ils produisent. On constate un impact sur la santé et le bien-être des personnes
soumises à un tel environnement, certains sujets présentant des troubles physiologiques ou
psychiques. Des solutions à ce problème doivent être impérativement trouvées.
Dans ce chapitre, nous allons voir comment faire pour lutter contre le bruit des aéronefs
en citant les techniques mises en œuvre pour la réduction du bruit à la source, ainsi que les
procédures de navigation aérienne à moindre bruit et les procédures opérationnelles
appropriées.
Depuis plus de 30 ans, l’OACI consacre la plupart de ses efforts dans le domaine du
bruit des aéronefs et sa réduction à la source. Les avions et les hélicoptères, construits de nos
jours, doivent satisfaire les normes de certification acoustique adoptées par le Conseil de
l’OACI et reproduites dans le Volume I — Bruit des aéronefs de l’Annexe 16 à la Convention
relative à l’aviation civile internationale. Les trente dernières années de recherches ont permis
des avancées technologiques considérables, en réduisant le bruit global d’une vingtaine de
décibels. Le niveau de pression acoustique d’un avion moderne est dix fois moins fort que
celui de ses ancêtres.
La réduction du bruit des avions aux environs des zones aéroportuaires est devenue un
enjeu socio-économique majeur. En effet, du fait de l’augmentation continue du nombre de
vols mais aussi de la capacité (et donc de la taille) des avions, le trafic aérien est en constante
croissance. De par les forts niveaux sonores émis par les aéronefs en phase de décollage et
d’approche, cette croissance compromet l’intégration harmonieuse de l’activité aéronautique
commerciale au sein de l’environnement.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
Si la réduction du bruit des avions est une notion claire pour tous, elle s’avère être un
problème des plus difficiles. En effet, les diverses émissions sonores que produit un aéronef au
décollage ou en approche font intervenir des mécanismes physiques nombreux, complexes et
encore mal connus à ce jour. C’est ce qui fait de ce problème un défi à la fois scientifique et
technique, prédiction et réduction des émissions acoustiques présupposant une compréhension
fine des phénomènes impliqués.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
CEPRA19 est constituée d’une partie principale appelée chambre anéchoïque dans
laquelle toute réverbération acoustique est supprimée. Une couverture de “dièdres” en
mousse, tapissant la chambre d'essai, permet d'absorber toutes les fréquences sonores qui
pourraient parasiter les instruments de mesure (évite les réflexions sur le mur, les
interférences). Elle permet de réaliser dans les meilleures conditions l'étude acoustique de
moteurs à l'échelle 1/10 montés sur des maquettes d'avions.
Un circuit spécifique, à l'intérieur du cepra 19, simule l’air s’engouffrant dans le moteur.
S'associent à cela des appareils acoustiques de grande qualité pour mesurer les phénomènes
acoustiques. La mesure acoustique du bruit est assurée par deux rangées de micros: l'une en
“sous-trace” (comme si l'avion les survolait) et l'autre en “visée latérale” (comme si un
observateur voyait passer l'avion devant lui, dans le ciel). Enfin, la soufflerie, à l’aide d’un
ventilateur entraîné par un moteur électrique plus un circuit aérodynamique, recrée les
caractéristiques de l'écoulement dans lequel le moteur se trouve, jusqu'à 130 m/s (450 km/h).
1- Un énorme "aspirateur" fait rentrer l’air extérieur qui s’écoule de façon laminaire. On
aspire beaucoup d’air à faible vitesse, ce qui ne génère pas de bruit.
2- L’air est transformé en un écoulement convergent, un jet qui rentre dans une sphère.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
3- Dans cette sphère, le moteur d’avion est soumis, comme en altitude, au flux intense de
l’air, ce qui permet d’étudier les phénomènes aéroacoustiques. À la sortie de la sphère le
flux d’air est ralenti dans un conduit.
4- Un système "silencieux" coupe le bruit généré par le flux d’air et évite la réflexion du
bruit.
5- Un moteur centrifuge permet de faire sortir l’air à l’extérieur.
La course au silence est un matériau d’avenir pour limiter le bruit des moteurs. Ce bloc
de mousse métallique anti-acoustique est constitué d'un empilement de sphères soudées entre
elles (3 mm de diamètre), une structure où aucun son ne peut sortir. Des chercheurs ont donc
conçu une mousse métallique dont la structure très particulière atténue le bruit.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
Autre axe de recherche est d’étudier le positionnement des moteurs par rapport aux
ailes ou au fuselage de façon à ce qu'ils soient moins bruyants”. Désormais peut-être, les
réacteurs des avions de ligne seront situés sur les ailes ou au-dessus du fuselage. Mais si les
travaux de CEPRA19 associés aux autres projets européens profiteront aux riverains, ils
représentent aussi un enjeu économique considérable pour les compagnies aériennes car le
durcissement croissant des réglementations au niveau du bruit ces dernières années impose
aux compagnies dont les avions sont trop bruyants de payer des taxes importantes et leur
interdit d'exploiter ces avions sur certains créneaux horaires. Des avions silencieux
possèderaient donc un avantage commercial évident.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
• Le bruit d’épaisseur : C’est le volume d’air chassé par les pales au cours de leur
mouvement. Ce bruit est fonction du nombre de pales, de la vitesse d’avancement, de
la vitesse périphérique et de l’épaisseur. Il augmente si le nombre de pales augmente et
diminue si :
• Le bruit de charge : C’est l’accélération communiquée au fluide par les pales. Il est
d’autant plus élevé que la traction est importante. Ce bruit est fonction du nombre de
pales, de la vitesse d’avancement, de la vitesse périphérique, de la traction et du
couple. Il augmente si la vitesse d’avancement diminue et diminue si :
Les progrès réalisés dans le domaine du bruit durant ces 30 dernières années se
distinguent par 3 phases d'évolution successives du système propulsif :
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
Il est important de remarquer que durant ces 3 phases d'évolution des turboréacteurs, la
réduction du bruit de jet qui est due à une diminution des vitesses d'éjection compensée par
des augmentations de débit n'est que le sous produit des progrès technologiques ayant permis
la réduction des consommations spécifiques des moteurs.
Prenons le cas d’un moteur avec échappement libre, les explosions se succèdent les unes
après les autres sans se chevaucher. Nous supprimons l’échappement libre et nous raccordons,
par des conduits, les sorties des culasses au pot d’échappement. Ces conduits, vu la géométrie
du moteur, ne vont pas avoir tous la même longueur. Du fait de cette différence de longueur,
les temps mis par les ondes de pression pour parcourir leur conduit sont plus ou moins longs
d’où le risque de voir se chevaucher deux explosions dans le pot d’échappement. Ceci va
correspondre à une augmentation de la contre pression, en conséquence un mauvais
remplissage du cylindre concerné et une diminution de la puissance du moteur.
Depuis deux ou trois ans, les constructeurs français Chabord et SCAI-TECH, vantent les
mérites de leurs silencieux à pots accordés et font état non seulement d’une diminution des
nuisances sonores mais aussi d’amélioration de performances. Dans le pot accordé, tous les
conduits ont la même longueur donc suppression des chevauchements et des contre pressions
parasites ce qui entraîne corrélativement une augmentation de la puissance moteur. Il paraît
souhaitable que les constructeurs suppriment cette augmentation de puissance en la ramenant
à la valeur d’origine par augmentation de l’absorption. Ceci aurait pour effet d’améliorer
l’atténuation des nuisances sonores puisque tel est le but recherché.
Dans les silencieux double flux, on mélange de l’air froid aux gaz d’échappement ce qui
n’a aucun effet sur le niveau sonore mesuré en dB mais, par contre, diminue la fréquence
sonore perçue. Les sons perçus sont donc plus graves et moins désagréables pour l’oreille ce
qui se traduit par une diminution du niveau de bruit en dBA.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
- Le choix optimal du couple vitesse de rotation - charges aérodynamiques sur les aubes,
à iso performances.
- L'optimisation du nombre d'aubes fixes et mobiles de telle sorte que les nombres de
Mach de rotation des modes circulaires soient inférieurs au nombre de Mach critique
(Cut off frequency).
- L'augmentation de l'espacement rotor stator qui permet de réduire les bruits
d'interaction.
- La suppression des aubes fixes qui sont sources de perturbation amont.
- La sélection de matériaux insonorisants pour revêtir les parois de la manche d'entrée
d'air et du conduit secondaire d'éjection.
L'implantation de toutes ces solutions, associée à l'augmentation des taux de dilution, ont
conduit, sur les moteurs actuels, à un équilibre entre les différentes sources de bruit, bien que
les efforts actuels mis en œuvre pour réduire encore plus le bruit de l'une de ces sources ont
des effets faibles sur le bruit total pour un coût souvent important de la modification
envisagée.
Le principe de l’antibruit actif est d’annuler un bruit indésirable. Le bruit étant véhiculé
par la propagation d’une onde de pression dans l’air, il est en effet possible d’éliminer ce bruit
en lui superposant une onde de pression en opposition de phase (inversée) de telle sorte que
l’onde résultante soit quasiment nulle. La création de ce bruit opposé au bruit à traiter
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
nécessite l’usage d’une ou plusieurs sources (par exemple des haut-parleurs). Des capteurs,
comme des microphones, sont également nécessaires pour obtenir des informations sur le
champ acoustique à traiter. Enfin, le cœur de l’antibruit actif électronique est constitué d’un
calculateur, analogique ou numérique, qui se charge à créer le contre-bruit de telle sorte qu’il
soit effectivement en opposition de phase avec le bruit à éliminer.
La théorie de l’antibruit actif a été découverte en 1930. Les priorités de l’époque n’ont
pas permis son exploitation. De ce fait, c’est seulement à partir des années 90 que plusieurs
équipes de scientifiques rentent cette théorie à l’ordre du jour.
Les nouveaux processeurs de traitement numérique des signaux (DSP) sont de plus en
plus puissants et performants. Ils permettent ainsi l’utilisation des algorithmes de traitement
de signaux sophistiqués. Ces algorithmes permettent l’analyse et le contrôle en temps réel des
structures mécaniques complexes.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
Les contrôleurs feedforward sont placés autour de l’aéroport et dans les zones habitées
environnantes. Ils analysent la fréquence, le type de bruit et la distance de la source sonore.
Puis, après le traitement du signal obtenu, le contre-bruit est émis en direction de celle-ci. Il
est désormais possible d’enregistrer le bruit 3 mètres avant les diffuseurs de contre bruit.
Les résultats obtenus sont plus qu’encourageants. Un avion moderne émet environ 85
décibels au moment du décollage. Le dispositif réduit le bruit entendu par les riverains de 20
décibels, ce qui le rapproche de la norme européenne du confort fixée à 60 décibels.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
Ces procédures d’exploitation, pour la montée après le décollage, ont été établies de
manière à garantir la sécurité ainsi que l’atténuation du bruit. Pour cela, il existe deux
procédures recommandées : La procédure A et la procédure B (voir ci-dessous). Le choix de
telle procédure dépendra de la répartition du bruit souhaitée ainsi que le type d’avion. Il existe
une troisième procédure dite spéciale qui est mise au point respectant les limites dans le cas
où les deux premières procédures ne conviennent pas.
II.3.1.1 Procédure A
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
- Régime de décollage
- Volets au braquage de décollage
- Montée à V2 + 20 à 40 Km/h (V2+10 à 20 kt) ou à la limite imposée par l’angle
d’inclinaison du fuselage
II.3.1.2 Procédure B
- Régime de décollage
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
a) Pour les moteurs à taux de dilution élevé, réduire au régime normal de montée,
b) pour les moteurs à faible taux de dilution, ramener le régime au-dessous de sa valeur
normale de montée, sans qu’il soit inférieur à la valeur nécessaire pour maintenir la
pente de montée finale au décollage avec un moteur en panne, et
c) pour les avions dont les volets rentrent lentement, réduire le régime à une position
intermédiaire des volets.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
a) exiger que l’avion soit dans une configuration autre que la configuration finale
d’atterrissage en un point quelconque après avoir franchi le plus en amont des points
suivants : Radioborne extérieure ou point situé à 5NM du seuil de la piste sur
laquelle il est prévu d’atterrir ;
b) exiger des vitesses verticales de descente excessives.
La pratique qui consiste à utiliser un seuil décalé à titre de mesure antibruit ne devra pas
être employée à moins qu’elle ne permette une réduction sensible du bruit des aéronefs et que
la longueur de piste restante offre la sécurité nécessaire et soit suffisante pour répondre à tous
les besoins de l’exploitation.
La réduction des niveaux de bruit sur les côtés et à l’extrémité d’une piste peut être
obtenue en décalant le commencement du décollage, mais souvent au prix d’un accroissement
de l’exposition au bruit sous la trajectoire de décollage. Si le seuil d’atterrissage est décalé, il
faudra pour des raisons de sécurité, baliser clairement le seuil pour bien indiquer le décalage
et la nouvelle implantation des aides d’approche.
Les mesures à court terme peuvent être appliquées en conservant l’état des avions, les
équipements et les infrastructures ATC du contrôle aérien. Cela implique que de telles
améliorations se limitent à des affinements sur les procédures et les trajectoires existant
actuellement, et peuvent être mises en œuvre sans outil ATC ou avionique supplémentaire.
Ces mesures sont :
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
Les nouvelles procédures pourront s'appuyer sur de nouvelles aides à la navigation (tels
que GNSS, MLS) et sur l'existence de systèmes avioniques évolués dans les cockpits
(évolution du FMS par exemple). La nécessité de moderniser les systèmes aéroportés ou au
sol sera prise en compte, ainsi que le fait que l'introduction de certains nouveaux systèmes est
de toute façon prévue.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
L'application d'un angle plus important sur le glide pour un type d'avion donné en
conservant une vitesse air constante dans la configuration d'atterrissage définie implique une
réduction de la poussée moteur. De plus, l'avion survolera le sol à une altitude plus élevée, ce
qui augmente la distance verticale. Comme la réduction de la poussée moteur entraine une
réduction de l’émission sonore (à la source), une telle mesure pourrait résulter en une
empreinte de bruit plus petite sous l’avion en approche (jusqu’à 11 Km par exemple pour une
interception à 2000 pieds).
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
Dans la situation actuelle, où la navigation s'appuie sur des moyens situés au sol
autour de l'aéroport, la structure de routes dite conventionnelle offre peu de flexibilité pour
éviter les zones sensibles au bruit quand celles-ci se situent dans l'alignement de certaines
trajectoires. La navigation de surface de précision (RNAV) permet de tracer des routes "sur
mesure", si bien que certaines zones sensibles peuvent être mieux contournées, comme illustré
dans la figure IV.6.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
La mise en œuvre de ces procédures RNAV est une mesure qui repose sur la
disponibilité d'un certain niveau d'équipement à bord des avions, et les progrès sur les
nuisances sonores ne deviendront évidents qu'en considérant le contour global de bruit généré
par l'ensemble du trafic sur une route de départ ou d'arrivée. Par conséquent, l'effet d'un
réseau de routes spécialement adapté demande en général une étude spécifique pour
l'aéroport.
Une méthode relativement facile pour réduire le bruit de l’avion durant l’approche finale
est la sortie réduite des volets, c’est-à-dire inférieure à l’extension maximale, et la sortie
retardée du train d’atterrissage. Une moindre sortie des volets réduit la trainée et le bruit et
réduit aussi le bruit des moteurs en raison d’une poussée légèrement plus faible en finale.
Bien que ces effets positifs soient partiellement annulés par une augmentation du bruit
aérodynamique du à une vitesse plus élevée, l’effet global se traduit par une réduction de
l’émission totale de bruit. Si en complément, l’avion peut retarder le moment de sortie du
train d’atterrissage, générateur d’un bruit aérodynamique considérable, alors un gain
supplémentaire peut être obtenu.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
Dans une approche aux instruments standard, l'approche finale (pente à 3 degrés) est
normalement précédée par un segment de vol horizontal où l'avion va décélérer puis
éventuellement voler avec une poussée moteur relativement élevée avant d'intercepter la pente
du glide. Cela s'accompagne bien sûr d'une augmentation de l'émission sonore.
Une mesure immédiate pour réduire le bruit au sol sous cette portion de vol peut être
prise à court terme en augmentant l'altitude d'interception du glide. Le gain en terme de bruit
se situe dans la zone où le profil vertical de la trajectoire modifiée est plus haut que le profil
d'origine, c'est-à-dire au-delà du point initial d'interception.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
La façon optimale de faire une approche et d'atterrir pour un avion en termes de bruit
et de consommation de carburant est d'exploiter au maximum le FMS embarqué (Système de
gestion du vol) en programmant une descente interrompue avec décélération, moteur au
ralenti, jusqu'à l'interception de l'axe d'approche finale pour atterrir. Plusieurs versions de
cette technique sont déjà en place sur certains aéroports, en fonction de l’heure et des
possibilités du système ATC.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
C'est pour ces raisons qu'on va adopter des procédures court et moyen terme pour
remédier à ce problème.
Le mur antibruit est, comme son nom l’indique, une structure censée éliminer le son.
Pour ce faire, il doit établir une séparation entre les sources de bruit (les avions et les
nombreuses voies d’accès routières) et les riverains des aéroports. La séparation doit
empêcher le bruit de se propager, c’est à dire que le son ne doit pas pouvoir la traverser. Il
existe divers procédés permettant d’éviter que le bruit soit transmis. De plus une implantation
rigoureuse de ce dispositif est nécessaire afin d’isoler correctement l’émission sonore.
a- Description :
Le mur antibruit est une clôture faite de panneaux isolants. Ces panneaux ont la propriété
de ne pas transmettre les ondes sonores d’un coté à l’autre. Pour obtenir de tels panneaux on
doit effectuer un choix de matériaux en fonction de leur utilisation.
En effet, certains matériaux ont la faculté d’amortir plus ou moins le son en fonction de sa
fréquence.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
Dans les aéroports, la principale pollution sonore est due au fonctionnement des
avions. Il s’agit d’une pollution sonore située majoritairement dans les plages de basses
fréquences. On privilégiera donc les matériaux denses tels que le béton manche, le bois, les
agglomérés…
Pour être efficace, un mur anti-bruit peut neutraliser les vibrations aux quelles il est
soumis par :
- Réflexion : l’emploi de cette méthode permet sans détruire l’onde sonore, de la renvoyer
dans une autre direction. De nombreux murs anti-bruits arborent une partie haute inclinée vers
la source sonore dans le but de rabattre les ondes vers le sol. Ainsi la zone située derrière une
protection de ce type est à l’abri d’une éventuelle gêne. En revanche, le bruit n’étant pas
éliminé, il est important de voir où le renvoyer afin qu’il ne dérange personne. Il est donc
essentiel d’étudier le système géométrique que forment la source et le mur réflecteur pour
obtenir une réverbération convenable.
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Chapitre II Réduction du bruit des aéronefs
- Absorption : ce procédé consiste à utiliser des matériaux absorbants que l’on choisit en
fonction de la nature du son incident. Le matériau utilisé doit être poreux afin de laisser
pénétrer l’onde sonore sans la rejeter. Il doit aussi être dense pour l’empêcher de s’échapper.
Ainsi, l’onde pénètre dans le mur sans être restituée.
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
III.1 INTRODUCTION
Dans ce chapitre, nous présenterons de façon générale l’aéroport d’Alger, les procédures
de la circulation aérienne qui y sont employées et nous montrerons les zones les plus exposées
au bruit. Ensuite nous analyserons son trafic, détaillerons l’élaboration du PEB (Plan
d’Exposition au bruit) et du PGS (Plan de Gêne sonore) d’Alger, et en dernier lieu nous
analyserons les aspects environnementaux.
Il s’agit du plus important de tous les aéroports algériens. Sa capacité actuelle est
d’environ 12 millions de passagers par an pour un flux réel de plus ou moins 4,5 millions en
2009.
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Le tableau suivant nous donne des informations générales sur les données
géographiques et administratives relatives à l’aéroport d’Alger.
III.2.2 Historique
Créé en 1924, l’aéroport d’Alger n’a été déclaré d’utilité publique que le 15 février
1951. A cette époque, l’aéroport s’était étendu sur une superficie de 415 hectares affectée à
des besoins commerciaux, sportifs et militaires. Il a comporté deux aires de stationnement de
52.000 m2, une aérogare, des hangars d’une superficie totale de 22.600 m2, un goniomètre
d’atterrissage MF, un radiophare d’alignement, une tour de contrôle HF et VHF et un
goniomètre de navigation HF.
Depuis l’année 1975, des projets d’aménagement ont été érigés dans le cadre du
développement des infrastructures aéroportuaires. Une nouvelle aérogare passagers de
82.000m2 est construite et est en exploitation depuis le troisième trimestre de l’an 2006.
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
L’aéroport est géré, depuis novembre 2006, par la Société de gestion des services et
infrastructures aéroportuaires (SGSIA), filiale de l'EGSA Alger.
L’aérodrome
Les aérogares : une aérogare pour les vols internationaux, inaugurée le 5 juillet 2006 ;
une aérogare pour les vols intérieurs qui a été réaménagée en 2007 pour augmenter la
capacité aéroportuaire de l’aéroport ; et une aérogare pour les vols charters
L’infrastructure de sécurité.
Le tableau III.2 regroupe toutes les aides radio utilisées pour l’approche et atterrissage.
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Les distances déclarées pour les deux pistes de l’aéroport se présentent comme suit :
Tableau III.3 : Les distances déclarées des différentes pistes de l’aéroport d’Alger
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
L’exploitation de l’espace aérien est confiée à l’Algérie par l’OACI dont l’Algérie est
membre depuis 1963. L’importance de l’espace aérien algérien, au croisement de nombreux
flux de trafic, a été reconnue par cette organisation qui a fait d’Alger un centre principal des
télécommunications aéronautiques et l’un des points de transit entre l’Afrique et l’Europe.
• CTR : portion de l’espace aérien gérée par la tour de contrôle TWR de l’aéroport
pour les décollages et les atterrissages,
• TMA (ou APP) : portion de l’espace aérien gérée par la tour de contrôle pour les
départs et les arrivées,
• Airways : voies aériennes pour le contrôle en route depuis l’entrée (ou sortie) des
espaces TMA.
Le CTR d’Alger est limité par un cercle de 6 NM de rayon centré sur (36°41’28" N –
003°12’55" E).
- Une couverture Radar de la partie Nord de l’espace aérien algérien : 5 radars de route
et un radar d’approche pour la zone terminale d’Alger.
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Les procédures de la circulation aérienne appliquées sur Alger sont celles recommandées
par l’OACI qui tiennent compte en premier lieu des critères de sécurité.
III.3.2.1 Décollage/atterrissage
Les deux pistes sont utilisées sur l’aéroport d’Alger pour le décollage et l’atterrissage en
fonction des directions du vent.
Comme déjà dit, la piste préférentielle pour le décollage est celle du QFU27, tandis que
la piste préférentielle pour l’atterrissage est celle du QFU23.
Atterrissage
Décollage
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Atterrissage
Décollage
III.3.2.2 Arrivée/Départ
Deux types de trafic sont autorisés : IFR et VFR. Pour le cas IFR, les procédures de la
circulation aérienne reposent sur les moyens radioélectriques destinés aux phases d’approche
et de départ, tels que le VOR-DME et NDB pour l’approche et le départ et ILS pour
l’atterrissage.
a- Procédures d’arrivée :
Il existe quatre procédures d’approche aux instruments publiées associées aux moyens
radioélectriques (voir annexe4):
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
NDB SMR, ensuite le radial 318° où il tourne à gauche pour intercepter l’ILS et la
descente s’effectue avec une pente de 3° (5%) vers la piste. Pour les avions en
provenance de l’ouest, la procédure d’approche débute à l’altitude 1200 m à partir du
NDB MAR (circuit d’attente) où le pilote intercepte le radial 093° et commence à
descendre progressivement vers la piste en passant par le vertical NDB SMR.
En cas d’une approche interrompue, les avions doivent virer dès que possible pour
monter et suivre le radial 346°.
Les deux circuits d’attente sont à l’altitude de 1320 m pour ZEM et de 1200 m pour
MAR. Mais le problème des nuisances sonores à ces endroits ne se pose plus parce que les
deux circuits sont au-dessus de la mer.
Pour l’approche à vue (voir annexe4), le pilote choisit librement son cheminement. A
partir du moment où il est en vue du sol (300 m), il doit suivre les instructions des services du
contrôle jusqu’il soit aligné sur l’axe de piste.
b- Procédures de départ :
Tous les départs sont définis pour les aéronefs dont les performances de montée
permettent d’adopter une pente minimale de 5,5%. Dans le cas contraire, les commandants de
bord sont tenus de le signaler dès que la demande de mise en route est établie.
Pour les départs vers le nord ou le nord ouest, le pilote tourne à gauche (pour QFU05 et
QFU09) ou à droite (pour QFU23 et QFU27) juste après le décollage pour rejoindre les points
de divergence d’itinéraires de départ au FL40 minimum.
Les procédures de départ vers l’est ou le sud-est exigent le passage par des moyens
radioélectriques. Le passage vertical NDB SMR se fait au FL40 minimum ([Link].5).
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Tableau III.4 : Les communes entourant l’aéroport d’Alger ainsi que leur nombre d’habitants
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Approches
Départs
FL40
Une évolution appréciable du trafic est connue en 2001 grâce à la venue de la compagnie
Khalifa et d’autres nouvelles compagnies, telles que Air Liberté et Air Littoral, qui a stimulé
une concurrence certaine sur les destinations françaises qui représentent le gros des vols
internationaux à partir de l’Algérie.
Le tableau suivant indique l’évolution du trafic en mouvement d’avions entre l’an 2000
et l’an 2004. La figure ci-dessous montre seulement l’évolution des mouvements
commerciaux entre 2000 et 2004.
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
mouvements
commerciaux total 46,195 61,796 64,510 43,733 44,202
70 64,51
61,796
60
50 46,195 44,202
43,733
40
30
20
10
0
2000 2001 2002 2003 2004
D’après le tableau III.6 et la figure III.7, nous constatons une croissance du trafic en
2001 avec un taux de 31% environ par rapport à 2000. Le trafic a continué d’accroître jusqu’à
2003 où il a chuté avec un taux de décroissance de 30% environ par rapport à 2002 à cause
de la disparition de la compagnie Khalifa et la fragilité de quelques compagnies exploitant la
ligne Alger-France telles que Air Littoral et Air Liberté. Le trafic en 2004 a repris sa
croissance avec un taux de 3%.
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Depuis 2004 jusqu’à présent, l’aéroport d’Alger a enregistré un trafic très important
grâce à la bonne situation sécuritaire. Le tableau récapitulatif ci-dessous montre le nombre de
mouvements enregistrés en 2010. Le tableau d'après indique la répartition mensuelle de ces
mouvements.
Mouvements non
Mouvements commerciaux Total Mouvements
Total mouvements
commerciaux
International
International
Internationa
National
National
National
Total
Total
l
Janvier
4 975
Février
4 493
Mars
5 182
Avril
4 848
Mai
5 173
Juin
5 184
Juillet
5 636
Août
5 562
Septembre
5 388
Octobre
5 210
Novembre
5 034
Décembre
5 320
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Des prévisions du trafic étudiées par l’EGSA/Alger montrent que le trafic de l’aéroport
d’Alger continue d’accroître jusqu’à l’horizon de 2015 avec un taux de croissance de 1,5%.
En 2015, le trafic pourra atteindre un total annuel d’environ 75.000 mouvements grâce à la
situation géographique d’Alger qui représente un carrefour entre l’Afrique et l’Europe et aussi
grâce à la situation sécuritaire et économique.
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
- Politique environnementale ;
- Planification : aspects environnementaux, exigences légales et autres exigences,
objectifs et cibles, programmes de management environnemental ;
- Mise en œuvre et fonctionnement : structure et responsabilité, formation,
sensibilisation et compétence, communication, documentation du SME, maîtrise de la
documentation, maîtrise opérationnelle, prévention des situations d’urgence et
capacité à réagir.
L’EGSA/Alger a classé les aspects environnementaux par ordre de priorité suivant une
échelle pondérale :
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Le plan d’exposition au bruit (PEB) est un document d’urbanisme définissant des zones
de bruit autour d’un aéroport dans lesquelles la construction et la rénovation de logements
sont contraintes.
L’élaboration d’un PEB doit tenir compte de l’ensemble des perspectives à court, moyen
et long termes de développement et d’utilisation de l’aéroport concerné. Ces hypothèses
concernent principalement :
• le nombre de mouvements ;
Le PEB est un document graphique à l’échelle du 1/25000ème qui délimite quatre zones
de gêne quantifiée par l’indice « Lden ». Ces zones sont :
• une zone B de gêne forte (Lden supérieur à une valeur choisie entre 65 et 62) ;
• une zone C de gêne modérée (Lden supérieur à une valeur choisie entre 57 et 55) ;
• une zone D de gêne faible, obligatoire sur les dix plus grands terrains (Lden supérieur
à 50).
Pour le cas de l’aéroport d’Alger, l’étude du PEB a été effectuée en 2000 sur les bases
du trafic prévu à long terme. Deux simulations ont été faites pour montrer comment
l’empreinte du bruit au sol diminuera à long terme :
correspondant au PGS ;
- une simulation d’impact sonore basée sur les hypothèses du trafic à l’horizon de 10 à
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Seules les courbes d’indice psophique (IP) 96, 89 et 78 qui sont représentées et les
calculs effectués sont basés sur les données suivantes :
Les résultats de la simulation sont montrés par les graphes ci-dessous. Les bases de
calcul ainsi que les cartes du PEB et du PGS sont données dans l’annexe.
19km
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Chapitre III L’aéroport d’Alger dans son environnement
Les surfaces concernées par les zones de bruit sont les suivantes :
96 750 520
89 1780 1180
78 7400 4450
D’après ce tableau, nous constatons que l’empreinte au sol qui traduit la gêne sonore
ressentie va en diminuant alors que le volume de trafic prévisible à l’horizon 2015 est
supérieur au trafic actuel, tant en nombre de mouvements qu’en pourcentage de trafic de nuit
(voir annexe III). Ceci s’explique par le remplacement prévisible sur la période des avions les
plus bruyants par des avions de dernière génération qui induisent des nuisances sonores
moindre. Ainsi, l’impact sonore de l’activité de l’aéroport devrait globalement aller en
décroissant dans les années à venir.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
IV.1 INTRODUCTION
Le bruit est un domaine en relation directe avec les acteurs aéronautiques, à savoir les
pilotes, les contrôleurs aériens et les gestionnaires des aéroports. La réduction du bruit autour
des aéroports passe par une optimisation des trajectoires des aéronefs, mais aussi par une
diminution de leurs déviations qui sont souvent une source de mécontentement des riverains.
A partir des procédures que nous avons citées dans le chapitre II, nous allons voir
l’application de ces procédures aux environs des aéroports qui présentent un grand nombre de
mouvements dans l’année.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Pour mieux réduire les nuisances sonores, des virages en montée doivent se réaliser de
manière à éviter le survol au-dessus des zones urbanisées comme l’indique la figure IV.2.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Un virage est prescrit au moment où l’avion atteint une altitude ou hauteur spécifiée pour
tenir compte d’une situation qui comprend :
• Un obstacle située dans la direction du départ en ligne droite et qu’il faut éviter ; ou
• Un obstacle situé par le travers de la trajectoire de départ en ligne droite et qu’il faut
survoler après le virage avec une marge appropriée.
En pareil cas, la procédure exigera une montée jusqu’à une altitude ou hauteur spécifiée
avant d’amorcer le virage selon les spécifications (cap ou guidage sur trajectoire).
Le cas de Nice : Sauf situation particulière, toutes les trajectoires de montée initiale sont
situées sur la mer de façon à ce que le passage au-dessus des zones urbanisées s’effectue à une
altitude minimale de 2 000 m.
La montée initiale s’effectue également avec l’adoption d’une configuration et d’un
régime correspondant au moindre bruit. Pour les arrivées face au nord-est (QFU 04) et lorsque
les conditions météorologiques sont favorables, l’approche s’effectue depuis la mer selon une
procédure dénommée « VOR A », appelée auparavant « RIVIERA ». Cette procédure permet
d’éviter le survol de l’est de Cannes, de Vallauris et d’Antibes-Ville. En cas de conditions
météorologiques défavorables, la procédure d’approche doit être effectuée dans l’alignement
de la piste de manière à suivre le guidage procuré par les aides radioélectriques à l’atterrissage
(procédure « ILS »).
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Comme nous l’avons dit dans le paragraphe II.3.5.7, la façon optimale de faire une
approche et d'atterrir pour un avion en terme de bruit et de consommation de carburant est
d'exploiter au maximum le FMS embarqué (Système de gestion du vol). La descente continue
est une technique qui permet aux équipages de conduire le vol à l’arrivée d’un aérodrome en
évitant les paliers et en réduisant la sollicitation des moteurs et donc de faire des économies
de carburant et de limiter les nuisances sonores. Les bénéfices sont d’ordre environnemental
(bruit, pollution de l’air) et économique (consommation de carburant).
Le résultat d’application de cette procédure donne les trajectoires présentées dans la figure
IV.8.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
- Vitesse limitée,
- Point d’entrée (niveau/distance),
- Trajectoire imposée,
- Survol à éviter.
L’exemple de telle procédure pour l’aéroport de BIARRITZ est indiqué dans la figure
IV.12.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Sur les grands aéroports comme celui de Paris-Charles de Gaulle, le guidage radar est la
méthode nominale pour amener les avions vers leur point d'approche finale (FAP). Ce
guidage est assuré par le contrôleur aérien et consiste à modifier les trajectoires et les vitesses
des avions en approche, de sorte que ceux-ci se retrouvent régulièrement espacés au point de
début descente en approche finale (FAP).
L'emploi de cette technique opérationnelle est indispensable dans les zones terminales des
grands aéroports car elle permet :
• d'assurer la séparation entre aéronefs dans les flux départ ou arrivée, et entre les deux
flux d’arrivée (5 km horizontalement, ou 300 mètres verticalement),
• d’ordonner les avions vers l'axe d'approche finale en exploitant au mieux la capacité
des pistes.
Cette exploitation de l'espace aérien se situe dans les segments initiaux et intermédiaires.
Elle se traduit par une dispersion significative des trajectoires d'avions à l’arrivée dans une
zone comprise entre 15 et 30 km des seuils de piste (en fonction du FAP).
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Un autre procédé réalisé à Marseille pour réduire le bruit des aéronefs correspond au
mur environnemental dont les aéronefs ne doivent pas le franchir.
Le mur environnemental qui est en réalité un mur virtuel est un procédé de navigation
aérienne mis en place par le service du contrôle aérien pour protéger les régions habitées des
nuisances sonores des avions les survolant. En fait, il sera strictement interdit aux aéronefs de
franchir ce mur aussi bien pendant les phases de décollage que d’atterrissage au risque d’être
sanctionnés à payer une amende financière et ce dans le but de préserver les populations se
trouvant à travers ce mur. Les avions pourront ainsi effectuer des virages pour contourner ce
mur et par la même les zones habitées. Bien sûr ce procédé est très difficile à réaliser mais il
pourrait apporter un gain significatif en terme de réduction de bruit s’il était réalisé.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Face à un vent dominant d’ouest, pour les départs initiaux, les communes : Dar el Beida,
Ouled Darek, Bab Ezzouar, Beaulieu et El Harrach sont survolées à basses altitudes et donc le
survol a un impact sensible au sol. De même pour les communes : Ouled Darek, Ouled Ben
Choubane, Haouch Rouiba1 et Ouled Brahim qui sont situées en dessous des trajectoires
d’approche.
Au départ, si les avions montent plus vite et plus haut que possible en réduisant la poussée des
moteurs, nous pouvons atteindre un gain en terme de bruit de quelques décibels pour ces
communes.
Fig. IV.14 : Les zones les plus exposées au bruit de l’aéroport d’Alger
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Pour les procédures de départ vers le nord ou le nord-ouest (pour QFU23 et QFU27), le pilote
pourrait, après avoir tourné à droite juste après le décollage, poursuivre une trajectoire
s’éloignant beaucoup plus vers le nord pour rejoindre les points de divergence d’itinéraires de
départ au FL65 minimum au lieu de FL40, comme le cas actuellement. Cette prise d’altitude,
nécessaire, permet, d’une part, à s’affranchir des obstacles, et d’autre part, à réduire l’impact
sonore des aéronefs.
Des virages en montée à des points bien spécifiques s’imposent si on veut réaliser un gain en
terme de bruit au cours du décollage. On admet que l’avion vole en ligne droite jusqu’à une
altitude d’au moins 120m (394ft), au-dessus de l’altitude de l’extrémité départ de la piste.
L’objectif étant d’utiliser le mieux possible la piste QFU27, QFU préférentiel pour le
décollage, qui permette aux avions d’éviter les aires sensibles au bruit au cours des phases de
départ initial.
Ceci permettrait de survoler les communes de : Le Lido, Verte Rive, Bordj el Kiffan et El
Harrach à une haute altitude et réduire ainsi l’impact du bruit au sol. Le point de divergence
d’itinéraires se ferait ainsi au niveau de Le Bateau Casse. Certes, ces mesures sont difficiles à
réaliser mais s’apparentent comme étant les plus efficaces.
Pour les QFU05 et QFU09, une fois que le pilote ait tourné à gauche, le problème ne
se pose plus car cette surface est en grande partie inhabitée.
Parmi les procédures d’approche présentées tout au long de ce mémoire, nous allons
essayer, dans cette partie, de présenter celles pouvant être appliquées et qui peuvent aussi
réduire significativement le bruit autour de l’aéroport d’Alger.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Comme c’est dit dans le paragraphe II.3.5.5, une moindre sortie des volets réduit la
trainée et le bruit et réduit aussi le bruit des moteurs en raison d’une poussée légèrement plus
faible en finale. Comme la mesure est relativement facile à appliquer, da façon immédiate,
sans faire obstacle à la sécurité et en respectant les limites de certification de l’avion,
l’aéroport d’Alger pourra imposer cette mesure pour les avions qui y atterrissent.
Il faut noter que ces mesures apportent un progrès sur le bruit dans une zone proche de
la piste et de l’aéroport (moins de 9 Km environ) et, par conséquent, les vingt communes les
plus touchées par le bruit et qui sont les plus proches de l’aéroport d’Alger (toutes situées
dans un rayon de 4.6 NM de la plateforme) seront toutes couvertes par cette mesure.
La descente continue est une technique qui permet aux équipages de conduire le vol à
l’arrivée d’un aérodrome en évitant les paliers et en réduisant la sollicitation des moteurs et
donc de faire des économies de carburant et de limiter les nuisances sonores. Les bénéfices
sont d’ordre environnemental (bruit, pollution de l’air) et économique (consommation de
carburant).
Conformément à ce qui a été dit dans le paragraphe II.3.5.7, l’aéroport d’Alger pourra,
par exemple, ainsi préconiser l’approche à descente continue (CDA) pendant la nuit, période
moins sollicitée par le trafic et où le pilote a une grande latitude pour optimiser son approche,
pour les approches en piste 09 car l’attente se fait au dessus de la mer (voir annexe).
Parmi les procédures que nous avons présentées dans ce mémoire, celle qui consiste à
augmenter l’angle de descente en approche présente la particularité d’être déjà en utilisation
au niveau de l’aéroport d’Alger, bien que de manière facultative. Pour la procédure
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
QFU23 qui débute du DVOR-DME ZEM (circuit d’attente) au FL50, par exemple, une fois
que le pilote intercepte l’axe de descente ILS, il continue sa descente vers la piste avec une
pente de descente de 3° (5%).
Pour la procédure QFU09 également la descente s’effectue avec une pente de 3° (5%)
vers la piste.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Pour le décollage, le QFU27 est souvent préféré car peux de communes sont directement
survolées à basse altitude et reste actuellement la piste préférentielle pour le décollage.
En principe, une piste ne devrait être choisie pour une utilisation préférentielle à l’atterrissage
que si elle est équipée d’un dispositif de guidage approprié sur la pente de descente, par exemple
un ILS ou, pour l’exploitation dans les conditions météorologiques de vol à vue, un indicateur
visuel de pente d’approche. Le QFU23 de l’aéroport d’Alger, étant desservi pour un ILS [Link]
couplé avec DVOR/DME et un DVOR/DME « ZEM » sert d’IAF, il est logiquement la piste
préférentielle pour l’atterrissage (voir III.2.3).
L’atténuation du bruit ne devrait pas être le facteur déterminant pour la désignation des pistes
dans les circonstances suivantes :
a) si la piste n’est pas dégagée et sèche, c’est-à-dire si ses caractéristiques sont compromises
par la présence de neige, de neige fondante, de glace ou d’eau, ou encore de boue de
caoutchouc, d’huile ou d’autres substances ;
b) pour l’atterrissage, si la hauteur du plafond est inférieure à 150 m (500ft) ou, pour le
décollage et l’atterrissage, si la visibilité horizontale est inférieure à 1.9 km ;
c) si la composante vent de travers, y compris des rafales, dépasse 28 km/h (15kt) ;
d) si la composante vent arrière, y compris des rafales, dépasse 9 km/h (5kt) ;
e) si un cisaillement du vent a été signalé ou prévu ou lorsqu’on prévoit que des
f) orages influeront sur l’approche ou le départ.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Les arrivées et départs conventionnels utilisent des alignements sur des aides à la
navigation implantés au sol, ce qui impose des contraintes sur les trajectoires nominales. La
navigation de surface de précision, en s'affranchissant en partie de ces moyens, réduit ces
contraintes. Dans les limites de manœuvrabilité qu'impose la sécurité, cela permet aux routes
d'être ajustées pour mieux éviter les zones sensibles au bruit. De plus, la navigation étant plus
précise, la dispersion des trajectoires est réduite, ce qui se traduit par une empreinte de bruit
moins large le long des routes nominales de départ et d'arrivée.
Cependant, suivre des routes d'arrivée prédéterminées plutôt qu'un guidage radar
jusqu'à l'ILS demandera des outils de prévision plus précis pour les contrôleurs aériens, qui ne
peuvent être réalisés à court terme.
Pour éviter les déviations des trajectoires aériennes, nous pouvons définir ce que nous
appelons le volume de protection environnemental tel qu’il est indiqué dans la figure ci-
dessous.
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Chapitre IV Etude et réalisation des procédures de NA à moindre bruit autour de
l’aéroport d’Alger
Les volumes de protection pour les décollages d’Alger seront situés dans le prolongement
des pistes et s’arrêtent avant la zone de virage des avions partant vers leurs destinations. Afin
de mieux protéger les habitants proches de la zone de virage, il est prévu de prolonger
les VPE associés.
IV.4 CONCLUSION :
Dans le but de minimisation des nuisances sonores, la diminution des déviations des
trajectoires aériennes est la responsabilité des pilotes et des contrôleurs aériens.
On comprend alors l’intérêt de se concentrer sur la formation et la sensibilisation des
pilotes et des contrôleurs. Les mesures et procédures présentées tout au long de ce chapitre
nécessitent une connaissance particulière et approfondie de la part aussi bien des contrôleurs
que des pilotes pour leurs applications. Car elles sont à la fois complexes et nouvelles.
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Conclusion générale
Conclusion générale
Résumer six mois de travaux n’est pas une tache aisée. La progression dans un projet de
recherche tel que celui-ci n’est pas linéaire tant de nombreuses voies peuvent être envisagées,
développées, abandonnées, ... puis reprises sous un jour nouveau.
Aussi, l’objectif a été, en grande partie, atteint car ce travail nous a permis d’abord de
comprendre le bruit des avions sous tous ses angles tant sur ses origines aérodynamiques et
mécaniques que sur ses conséquences sur la santé des riverains, ce qui a constitué l’essentiel du
premier chapitre. Nous avons aussi compris, dans le deuxième chapitre, le processus de réduction
du bruit à la source et les procédures opérationnelles à appliquer pour le réaliser. La présentation
de l’aéroport d’Alger sous tous ses aspects était l’objet du troisième chapitre. Quant au
quatrième et dernier chapitre, avec les exemples des aéroports internationaux que nous y avons
vus, il nous a conduits à faire l’étude et la réalisation des procédures de navigation aérienne à
moindre bruit autour de l’aéroport d’Alger.
Il n’y a pour l’instant pas d’autres études comparables à celle-ci. Il est donc, certes, difficile de
comparer ce travail à d’autres et de jauger sa véritable importance mais les solutions apportées
sont tout de même intéressantes autant du point de vue de leur valeur scientifique que de leur
efficacité dans la mise en œuvre. N’ayant connu pour l’instant aucun travail dans ce sens mis à
part l’étude et la réalisation du PEB qui date de 2004, ce modeste travail ne pourra qu’être
apprécié par l’aéroport d’Alger Houari Boumediene.
De manière globale, on peut conclure que la réduction du bruit autour de l’aéroport d’Alger ne
sera pas spectaculaire, et liée à un grand nombre de limitations et de restrictions. Cela s’explique
par le fait qu’elle n’est pas la principale priorité de l’Etablissement National de la Navigation
Aérienne (ENNA) chargé de son suivi et de son contrôle. Des améliorations peuvent toujours être
apportées, mais des travaux seront nécessaires dans le futur pour les obtenir. Finalement, bien que
non spectaculaires en général, des améliorations localisées pourraient tout à fait s'avérer
appréciables.
Bibliographie
B. Philippe, G. Benjamin, VENCE Eric. “ Nuisances sonores générées par les aéroports”
2000/2001.
Benoit Barbot. Thèse. “Caractérisation perceptive des bruits d’avions : Influence de leur
qualité sonore confrontée à la répétition des événements sur l’expression de la gêne
fonctionnelle”. Ecole doctorale sciences et ingénierie, université de Cergy –
Pontoise.22/04/2008.
J.L. PARANT. “ Les nuisances acoustiques autour des aéroports”. Colloque C5, supplément
au Journal de Physique III, Volume JOURNAL DE PHYSIQUE IV. 4 mai 1994.
Marion ALAYRAC. “Indicateurs de gêne sonore pour l’étude d’impact du bruit d’un site
industriel : caractérisation physique et perceptive”. Ecole Centrale de Lyon – Université
Claude Bernard-Lyon 1 – INSA Lyon Spécialité : Acoustique. Année 2009.
J.A.J. van Engelen, J. Middel and R.J. de Muynck. “Evaluation de procédures de moindre
bruit pour la TMA et les aéroports de Paris”. NLR-CR-2001-XXX .24 septembre 2000.
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Annexe 1
Annexe 1
Présentation de l’ENNA
Sauf sur certains aérodromes de contrôle militaire pouvant recevoir sous conditions des aéronefs
civils, les services de contrôle d’aérodrome, de contrôle d’approche, d’alerte et d’information de
vol sont assurés par l’ENNA.
Les services de contrôle d’aérodrome et d’approche sont généralement assurés dans les limites
des espaces aériens contrôlés associés aux aérodromes.
En général, la réglementation et les procédures de la circulation aérienne en vigueur sont
conformes aux normes, pratiques recommandées et procédures de l’OACI.
1) Ses missions :
L’ENNA est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la
tutelle du ministère des Transports algériens. Ses missions principales sont :
Dans l’espace aérien correspondant à sa zone de responsabilité, l’ENNA assure en outre les
services suivants :
• Le service de contrôle régional dans les espaces aériens désignés.
• Le service d’information de vol ou le service consultatif en dehors de l’espace aérien
contrôlé.
• Le service d’alerte au bénéfice des aéronefs ayant déposé un plan de vol.
• Le service automatique d’information de région terminale (ATIS) à l’aérodrome
d’Alger/Houari-Boumediene : Les émissions des messages ATIS sont destinées à la fois
aux aéronefs à l’arrivée et au départ.
• Le service de contrôle radar dans les secteurs : TMA Centre Alger, TMA Nord Est, et
TMA Oran ainsi que la région de contrôle (CTA) d’Alger.
• Le service de contrôle des mouvements à la surface (SMGCS) au niveau de l’aérodrome
d’Alger/Houari Boumediene.
2) Son organisation :
Annexe 2
Présentation de l’établissement de gestion et de service
aéroportuaire (EGSA)
• Alger, H boumediene
• Bejaia, Soummam Abane ramdane
• Hassi-Messaoud, Krim belkacem
• Ghardaïa,noumerate Moufdi zakaria
• Tamanrasset, Aguenar-Hadj bey akhamokh
• Ouargla, Ain beida
• In-Amenas, Zarzaitine
• In Guezzam,
• In Salah, Tafsaout
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Annexe 2
• Djanet, Tiska
• Touggourt, Sidi mahdi
• El Goléa, El menia
• Bou saâda, Ain eddis
• Chlef, Abou bakr Belkaid
• Illizi, Takhamalt
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Annexe 2
Au plan commercial :
En matière de prestation :
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Annexe 2
La prise en charge des aéroports est assurée grâce à une organisation centrale composée de
structures fonctionnelles et de structures opérationnelles au niveau local. Sur instructions des
pouvoirs publics, l’aéroport d’Alger a été érigé en filiale de l’EGSA avec un statut
d’Entreprise publique économique autonome (EPE/SPA) dotée d’un organigramme propre.
Au plan opérationnel :
Au plan fonctionnel :
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Annexe 3
Annexe 3
L’étude du PEB de l’aéroport d’Alger a été effectuée en 2000 sur les bases du trafic
prévu à long terme.
Deux simulations ont été faites pour montrer comment l’empreinte du bruit au sol diminuera
à long terme :
Seules les courbes d’indice psophique (IP) 96, 89 et 78 qui sont représentées et les
calculs effectués sont basés sur les données suivantes :
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Annexe 3
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Annexe 3
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Annexe 3
Le PEB d’Alger
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Annexe 3
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Annexe 3
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Annexe 4
Annexe 4
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Annexe 4
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