Cours et exercices de cristallographie
Cours et exercices de cristallographie
Polycopié de Cristallographie
Cours
et
exercices corrigés
θ θ
H H d hkl
o 2θ
Réalisé par :
Dr. Khaled MAHI
2023/2024
Avant-propos
La première partie est consacré à des rappels sur les états de la matière et des
Notions de cristallographie de base comme les nœuds d’un réseau, la maille cristalline,
le réseau cristallin etc……. La fin de cette partie est réservé à des propriétés
principales du réseau réciproque et à l’étude des opérations de symétrie qui ont conduit
aux quatorze réseaux de Bravais.
Chaque partie a été consolidée par des exercices résolus pour approfondir la
compréhension et tester le degré de maîtrise de chaque notion présentée auparavant.
En fin, nous souhaitons que cet ouvrage soit utile et servira de bonne référence,
à toute personne, intéressée par l’étude de la cristallographie.
Avant-propos
PARTIE I
[Link]. Motif 03
1.2.1. Rangée 07
Exercices résolus 11
2.4. La compacité 23
Exercices résolus 25
3. Le réseau réciproque 30
Exercices résolus 35
5.1. Rayonnements 56
Exercices résolus 64
proton)
Exercices résolus 75
7. Diffraction par un cristal 81
applications
Exercices résolus 96
a. Dans l'état liquide, les particules sont moins fortement liées entre elles. Elles
possèdent suffisamment d'énergie pour se déplacer librement, mais elles sont
toujours soumises à des forces intermoléculaires qui les maintiennent relativement
proches les unes des autres
b. Dans l'état gazeux, les particules (molécules ou atomes) sont beaucoup plus
éloignées les unes des autres par rapport au état liquide. Elles se déplacent
rapidement et indépendamment, occupant tout l'espace disponible. Cet état est
caractérisé par un désordre complet où les particules n'ont pas de positions.
1
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
c. Dans l'état solide, les particules de la matière (atomes, ions ou molécules) sont
fortement liées les unes aux autres et organisées de manière à former une structure
compacte et ordonnée. Ce type d'arrangement donne aux solides leurs
caractéristiques distinctives :
L'état amorphe est caractérisé par l'arrangement désordonné des espèces qui le
constituent. Les solides amorphes ne possèdent pas de structure répétitive et régulière à
longue portée.
L'état cristallisé des particules sont disposées de façon ordonnée dans les trois
directions de l'espace.
2
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
nœuds
[Link]. Motif
Le motif cristallin est l’ensemble des entités contenues dans la maille (atomes, ions ou
molécules).
motif
3
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
Réseaux unidimensionnels
On appelle réseau unidimensionnel un ensemble de points équidistants de même nature
situés sur une même droite.
Ce réseau peut également se définir par un ensemble de translations représentées par les
vecteurs :
n ua
Réseaux bidimensionnels
Construisons deux familles de droites parallèles et équidistantes. Ils sont aux extrémités
des vecteurs de même origine satisfaisant la relation :
n ua vb
u et v prenant toutes les valeurs entières, positives, négatives ou nulles. a et b
d’origine o sont appelés vecteurs de base.
4
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
Réseaux tridimensionnels
Le réseau tridimensionnel est constitué par un arrangement triplement périodique de
particules dans les trois directions de l’espace.
X
Figure 1.9 : Réseaux tridimensionnels.
5
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
c
a
D’une façon plus simple, une structure cristalline est formée d’un réseau de nœuds
plus un motif. Généralement, cet arrangement (ou structure) est décrit par :
6
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
+ =
Motif
élémentaire
1.2.1. Rangée
On appelle rangée réticulaire toute droite passant par deux nœuds d’un réseau ponctuel.
A toute rangée correspond une rangée particulière qui passe par l’origine et par un nœud
extrémité du vecteur R ua vb avec u et v premiers entre eux qui est l’un des deux premiers
nœuds de la rangée à partir de l’origine.
7
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
[-1 2] [1 2]
[1 1]
a
Figure 1.12 : Rangée réticulaire.
o
a
8
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
● Dans la base a , b et c l’équation du plan le plus proche de l’origine est :
hx + ky + ℓz = 1
hx + ky + ℓz = n
c
o
b v
a
u
Pour déterminer les indices de Miller d’un plan on procède de la manière suivante :
9
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
m
h
u
m
k
v
m
l
w
- Quand le point d’intersection est à l’infini, l’indice de Miller correspondant est zéro.
- Quand le point d’intersection est du côté négatif de l’axe, on écrit l’indice de Miller
correspondant avec une barre au-dessus. Par exemple si l’intersection avec l’axe vertical
10
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
Exercices résolus
Exercice 01 :
On considère un réseau cubique centre de vecteurs de bases ( a , b , c ).
R2
z
R3
R1
Solution :
11
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
Exercice 02 :
1- Rangée : [3 0 2]
2- Rangée : [ 4 4 3]
Solution :
1- [3 0 2]
c
b
O
12
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
2- [ 4 4 3]
c
b
O
Exercice 03 :
Solution :
Le plan réticulaires d’indices de Miller (1 0 0 ).
13
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
a
Le plan réticulaires d’indices de Miller (1 1 0 ).
14
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
Exercice 04 :
Solution :
15
PARTIE I : LE RESEAU TRIPERIODIQUE D’UN CRISTAL
3a 3b
Le plan réticulaire (1 3 2) d’ordre 3 coupe : l’axe (ox) en , l’axe (oy) en , l’axe
1 3
3c
(oz) en .
2
16
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
Les réseaux primitifs (P) où les atomes sont positionnés aux angles de la maille.
Les réseaux centrés (I) où les atomes sont positionnés aux angles et au centre de la
maille.
Les réseaux faces centrées (F) où les atomes sont positionnés aux angles et sur le centre
de chacune des faces de la maille.
Les réseaux à bases centrées (A, B ou C) où les atomes sont positionnés aux angles et
au centre de deux faces opposées.
Le système cubique
Où a = b = c et α = β = γ = 90°.
Réseaux possibles : Trois réseaux (simple (P) ; centré (I) et à faces centrées (F)).
17
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
(a)
(b)
(c)
Le système hexagonal
Où a = b ≠ c et α = β = 90°, γ = 120°.
Réseaux possibles : Un seul réseau (simple P).
18
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
Le système quadratique
Où a = b ≠ c et α = β = γ = 90°.
Réseaux possibles : Deux réseaux (simple (P) et centré (I)).
(a) (b)
19
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
Le système rhomboédrique
Où a = b = c et α = β = γ ≠ 90°.
Réseaux possibles : Un seul réseau (Primitif P).
Le système orthorhombique
Où a ≠ b ≠ c ; α = β = γ = 90°.
Réseaux possibles : Quatre réseaux (simple (P); centré (I) ; à faces centrées (F) et à bases
centrées (C)).
20
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
(a) (b)
(c) (d)
21
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
Le système monoclinique
Où a ≠ b ≠ c et α = γ = 90°≠ β.
Réseaux possibles : Deux réseaux (simple (P) et à bases centrées (C)).
(a) (b)
Le système triclinique
Où a ≠ b ≠ c et α ≠ β ≠ γ ≠ 90° (quelconque).
Réseaux possibles : Un seul réseau (Primitif P).
22
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
2.3. La multiplicité
La multiplicité m, n ou z d’une maille cristalline représente le nombre de motifs (ou
groupements formulaires) appartenant à cette maille.
2.4. La compacité
La compacité représente le rapport du volume occupé par les n particules appartenant
à la maille au volume total de la maille. Si on assimile les particules à des sphères de même
rayon r la compacité C peut être calculée par la relation :
4
z r3
C 3
Vmaille
Avec :
C : La compacité
Vmaille a (b c )
z : La multiplicité.
r : rayon de la sphères.
La masse volumique, aussi appelée densité volumique de masse, est une grandeur
physique qui caractérise la masse d’un matériau par unité de volume.
masse
(en g/cm3)
volume
mmaille
Vmaille
23
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
La densité d’un matériau est, pour les solides et les liquides, le rapport de la masse
volumique de ce matériau à celle de l’eau. Pour les gaz, la densité est calculée en rapport avec
la masse volumique de l’air.
24
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
Exercices résolus
Exercice 01 :
Solution :
Exercice 02 :
Solution :
1- Le nombre d’atome contenu dans une maille cubique à face centrée est :
25
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
a 2 r 2r r 4r
Donc :
a 2r 2
r+2r+r
3- Compacité de la structure :
4
z r3
C 3
Vmaille
16
0.74
3 8 2 2
26
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
Exercice 03 :
Solution :
1- Compacité du polonium :
Vmaille a 3 Vmotif
4
Vmaille r 3
3
1 4 3
C r ( pour le polonome m 1)
8r 3 3
1
C 0.52 r
6
27
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
2- Masse volumique :
M p0
mmotif m p 0 avec N A 6.02 10 23
NA
M p0
p0
N Aa3
p 0 9.22 103 kg / m
Exercice 04 :
Solution :
masse m
volume V
Ou : V=a3
m
a3
28
PARTIE I : SYSTEMES CRISTALLINS ET RESEAUX DE BRAVAIS
Nous avons :
m N NM
n m
M NA NA
NM N A a 3
N le nombre de molécules par maille
N Aa3 M
AN :
N 7.91 8 molécules
29
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
3. Le réseau réciproque
* * *
Ce réseau est généré par des vecteurs de bases a , b , c et les angles * entre
(b * , c * ) , * entre (a * , c * ) , et * entre ( a * , b * ) .
Avec : * * *
* * *
On définit les vecteurs de base du réseau réciproque a , b et c par :
* b c
a
V
* a c
b
V
* ab
c
V
V : est le volume de la maille construite sur a * , b * et c *
30
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
c a
/2 /2
b*
a*
c*
du réseau réciproque.
a * normal au plan (b * , c * )
b * normal au plan (a * , c * )
c * normal au plan (a * , b * )
a.a * 1 , b .a * 0 , c .a * 0
a.b * 0 , b .b * 1 , c .b * 0
a.c * 0 , b .c * 0 , c .c * 1
31
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
* * *
nhkl h a k b l c *
*
nhkl est perpendiculaire à tous les plans de la famille (hkl).
La distance interéticulaire (dhkl) d’une famille de plans ( h k l ) est égale à l’inverse de la norme
du vecteur du réseau réciproque correspondant :
1
d hkl *
nhkl
c/l
(hkl)
n*
dhkl
b/k
O Y
a/h X
32
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
Système monoclinique :
1
d hkl
h 2 l 2 2hk 1 k2
2 2 cos 2
sin b
2
a c ac
Système orthorhombique :
1
d hkl
h2 k 2 l 2
a2 b2 c2
1
d hkl
h2 k 2 l 2
2
a2 c
Système hexagonal :
a 3 1
d hkl
2 3a 2 2
h k hk 2 l
2 2
4c
Système cubique :
a
d hkl
h2 k 2 l 2
33
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
1- Toute rangée [hkl]* du réseau réciproque est perpendiculaire à une famille de plans
réticulaires (hkl) du réseau direct dont les indices sont égaux aux indices de la rangée
réciproque.
3- Le réseau réciproque conserve les symétries du réseau direct. Ainsi, les opérations
de symétrie (rotations, inversions, etc.) qui s'appliquent au réseau direct s'appliquent
également au réseau réciproque.
34
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
Exercices résolus
Exercice 01 :
Solution :
1
a*
a
1
b*
b
1
c*
c
* * * 90 o
2
1
a*
a sin
1
b*
b
1
c*
c sin
* * 90 o
2
* 180 o
35
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
Exercice 02 :
1- Quelle est la base réciproque d'un réseau orthorhombique ? Un tel réseau est
caractérisé par : a b c et .
2
Solution :
Nous avons :
1
a* (b c )
V
Donc, a * est perpendiculaire à b et c , il est donc de même direction et de même sens que le
vecteur a , puisque
. Même raisonnement pour b * et c * .
2
a.a* 1 a.a * cos( a.a*)
Comme
cos( a.a*) 1
1
alors : a*
a
36
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
1 1
de même pour b* et c*
b c
c
c*
b
b*
a*
a
2- Calcul de la distance réticulaire d(h,k,l).
1
d hkl *
nhkl
*
Avec : nhkl ha * kb * lc *
Donc
2
nhkl n.n h 2 a *2 k 2b *2 l 2 c *2
37
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
1
d hkl *
nhkl
1
( h a * k b * l c * )
2 2 2 2 2 2 2
1
h2 k 2 l 2 2
d hkl ( 2 2 2)
a b c
1 1 1
Puisque a* , b* et c*
a b c
Exercice 03 :
Solution :
1
d hkl
h2 k 2 l 2
a 2 b2 c2
1
d hkl d123 0.21 nm
2 2 2
1 2 3
2
2
0.82 0.94 0.752
38
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
1
d hkl
h2 k 2 l 2
a 2 b2 c2
1
d hkl d 246 0.11 nm
2 2 2
2 4 6
2
2
0.82 0.94 0.752
Exercice 04 :
Solution :
a 3i a* 1i
b 3j b* 1 j
c 4k c * 1k
39
PARTIE I : LE RESEAU RECIPROQUE
a* = b* ≠ c* ; a* = b* = g* = 90°
2-
a. V = 52,3 Å𝟑
V* = 4,73 Å−𝟑
b. V × V* = 247
40
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
Les opérations de symétrie d’une maille par exemple sont des opérations qui laissent
invariant cette maille. D’une façon générale, on dit qu’une figure F possède de la symétrie s’il
existe une ou plusieurs opérations (de symétrie) qui, appliquées aux éléments de la figure, la
transforment en une figure F’ indiscernable de F.
C’est la symétrie par rapport à un point, appelé centre d’inversion, si par exemple le
centre d’inversion est l’origine d’un repère orthonormé (O x y z), tout point de coordonnées
(x,y,z) aura comme image le point de coordonnées (-x,-y,-z)
Image ‘A’
Objet ‘A’
41
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
Une figure possède un plan de symétrie ou miroir, si tout point A situé d’un côté du
miroir admet comme image un point B situé de l’autre côté du miroir et à la même distance du
miroir que le point A.
Plan de
symétrie m
X
Objet ‘A’ Image ‘A’
Objet ‘A’
Plan de symétrie m
X Image ‘A’
42
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
C’est une opération de symétrie s’effectuant par rotation de 2/n autour d’un axe de
symétrie.
Avec :
n est un nombre entier.
Axe 2
Objet ‘A’
Image ‘A’
43
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
C’est une opération qui consiste en une rotation de 2/n suivie d’une inversion dans un
centre situé sur l’axe de rotation.
axe 2
Objet ‘A’ X
miroir m
Point
Image ‘A’ X d’inversion
Objet ‘A’
Point
X d’inversion
Plan de symétrie m
axe 2 miroir m
X
Image ‘A’
44
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
Un axe de rotation-réflexion fait coïncider le cristal avec lui-même après une rotation
d’angle 2/n autour de l’axe n, suivie d’une symétrie par rapport à un plan perpendiculaire à
cet axe.
X
Image ‘A’
Objet ‘A’
Image ‘A’
2/n
45
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
d- A toute opération correspond une opération inverse, tel que leur produit soit 1 ; n.n1 =1
; n1 est une rotation d’un angle ( 22/ n) ) ou encore, ce qui est identique à une
rotation semblable à n mais dans le sens inverse.
Lorsqu’une figure finie (la maille par exemple) possède plusieurs éléments de symétrie,
ces éléments doivent se couper au moins en un point, d’où le nom de groupe ponctuel. Le
symbole du groupe ponctuel s’écrit en désignant les éléments de symétrie qui le composent.
Il est commode de diviser les groupes ponctuels à trois dimensions en deux catégories :
1- Catégorie des groupes n’ayant au plus qu’un seul axe d’ordre supérieur à 2.
46
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
Les symboles utilisés pour la dénomination des classes cristallines sont les suivants :
1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 6 ; 1 ; m ; 3 ; 4 ; 6 ; 2 / m ; 4 / m et 6 / m
La répartition des 32 classes cristallines dans le tableau ci-dessous est basée sur la
notation internationale d’Hermann-Mauguin et les axes de symétrie sont orientés selon les
directions des axes du système de coordonnées.
Pour les miroirs, c’est la direction de la normale au plan qui est prise en compte. Pour les
systèmes possédant un axe de symétrie d’ordre supérieur à 2, la direction de l’axe Oz est celle
de l’axe de symétrie d’ordre le plus élevé du groupe. Les classes du système trigonal font
exception à cette règle.
47
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
Les divers groupes d’espace à 1, 2 ou 3 dimensions sont répertoriés dans les tables
internationales de cristallographie et sont désignés par des symboles (Symboles de Hermann
Mauguin). Les symboles d’Hermann-Mauguin ont le mérite de représenter sous forme très
condensée les opérations de symétrie essentielles aux groupes. Le caractère utilisé pour la lettre
du mode de réseau indique s’il s’agit d’un groupe à 1, 2 ou 3 dimensions.
Exemple :
- Les opérations de symétrie sont ceux de la classe cristalline 2/m, mais l’axe binaire 2
s’est transformé en un axe hélicoïdal 21,
48
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
49
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
Exercices résolus
Exercice 01 :
Solution :
50
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
2- Appartient au système cubique parce qu’il possède plus de deux axes d’ordre 4 et le seule
système cristallin qui possède plus de 2 axes d’ordre 4 est le cubique.
3-
1 axe d’ordre 4 unique.
1 axe d’ordre 3 unique.
1 axe d’ordre 2 unique.
La Notation H-M : 432
Exercice 02 :
Solution :
1- Montrer que : 2 m
2
2 : Rotation de : ( ) suivant d’une inversion par apport a O.
2
M2 Objet M1
X X
Miroir Y
X
X A2
Image M3
51
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
M 1
2
M3
M 1
2
M3
M2
i
M3
M 1
m
M3
m3
2- Montrer que : 6 3 m
+
Z
M3
X
M1
X
M5
m
i Y
A3
X
M6
M4
M2
52
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
2
M1
M 3
3
M 1 M 3 M 5
6
M 2M 4M 6
M 1 M 3 M 5
m
M 2M 4M 6
M1
3
M3
3
M5
6 3m
Exercice 03 :
Déterminer la symétrie globale résultante pour = 90°, 60°, 45° et 30° et tracer les
16 projections stéréographiques correspondantes.
Solution :
En utilisant les lois de composition des éléments de symétrie, on trouve les groupes
ponctuels suivants :
53
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
60° 32 3m 3m 3m
On peut aussi tracer sur une projection stéréographique les éléments de symétrie
initiaux, les appliquer pour déduire les images d’un pôle et déterminer toutes les symétries qui
en découlent.
Exercice 04 :
Solution :
54
PARTIE I : SYMETRIE DANS LES CRISTAUX
55
PARTIE II
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
Pour les deux types de rayonnements, il apparaît donc une dualité onde-corpuscule qui
explique les similitudes observées dans l'interaction de ces rayonnements avec la matière.
56
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
le nombre de rayons émergeant N n'ayant subit aucune interaction dans la traversée d'un écran
d'épaisseur x(cm) est lié au nombre de rayons incidents N0 par la relation :
N ( x) N 0 e x
Avec :
μ est le coefficient d'atténuation linéique, son unité est le cm-1
N0 est le nombre initial de photons
x l’épaisseur de la matière traversée.
Une relation analogue relie l'énergie incidente (I0) et son énergie après avoir traversé une
épaisseur x :
I x I 0e x
Toutes les distances entre l’électron incident et le noyau étant possibles, toutes les
valeurs de h sont possibles :
57
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
12400
min
E (eV )
En radiocristallographie comprise entre 0,5 et 2,5 Å.
Cathode Anode
Filament
Eau de
refroidissement
Chauffage
du filament H
W Cu
e
Rayons X
Vide
Verre
58
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
Le filament de tungstène émet alors des électrons qui sont accélérés par une tension
(quelque dizaines de keV), et qui se précipitent vers une cible métallique. Sous l’action du
champ électrique V, ils acquièrent une énergie cinétique :
1 2
Ec mv
2
Le spectre des rayons X sortant d'un tube est formé par la superposition de deux types
d'émissions :
1 - un fond continu de rayonnement polychromatique.
2 - un spectre de raies caractéristiques.
P = k.I.Z.V2
Avec :
59
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
R = k.Z.V
Rayonnement X de freinage
L'électron (négatif) incident arrive sur la cible.
L'électron est donc ralenti. L'énergie de freinage est dégagée sous forme d'un photon X.
60
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
L'électron continue sa course sur une autre trajectoire ayant été dévié par le freinage,
jusqu'à l'atome suivant où il produira un autre photon X.
Electro
M R
L X
k
Electro
R
X R
X
R
X
61
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
Rayonnement de fluorescence
L L
K
K
RX
RX
62
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
Le spectre d’émission d’un tube à rayons X est donc formé d’un fond continu
(Bremsstrahlung) sur lequel se superposent des raies.
63
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
Exercices résolus
Exercice 01 :
Un tube à rayons X est une source celée sous vide (voir schéma ci-dessus figure 5.1 ).
Le rayonnement X émis par l’anode suite au bombardement par un faisceau d’électrons de haute
énergie (typiquement 20 keV à 100 keV) est extrait du tube par une fenêtre en béryllium
d’épaisseur 0,5 mm.
1- Le tube est équipé d’une anode de cuivre. Donner les longueurs d’onde et les
énergies des raies émises par l’anode.
Solution :
1- Les électrons arrivent sur l’anode avec une énergie de 40 keV. Ils ont donc
suffisamment d’énergie pour exciter (ioniser) tous les niveaux électroniques du
cuivre car leur énergie est supérieure à toutes les énergies de liaison.
Les raies émises sont donc les suivantes : K1, K2, K, L, L
Les énergies de photon correspondant à ces raies sont données dans le X-ray data.
Les longueurs d’onde correspondantes se calcul avec la formule :
lambda [nm] = 1239,84 / E [eV]
2- Nous avons :
I d
exp( )
I0 l abs
64
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
Avec :
1
l abs
Les raies émises sont donc les suivantes : L1, L2, L1, L2, L, M
Les énergies de photon correspondant à ces raies sont données dans le X-ray data.
Exercice 02 :
Dans un tube émetteur de R-X, les électrons sont accélérés par une différence de
potentiel de 60 kilovolts ?
On donne la masse de l’électron : m (e-) = 9.1.10-31Kg.
1- Quelle est l’énergie cinétique acquise par ces électrons (en J et KeV)? Calculer leur
vitesse ?
2- Quelle est la valeur maximale que peut prendre la fréquence du photon ? à quelle
longueur d’onde correspond-elle ?
65
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
Solution :
1
E c max mv 2 eV
2
- Calcule de la vitesse :
2eV 2 E c max
v
m m
2 96 10 16
AN : v
9.1 10 31
v 1.45 10 8 m.s 1
66
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
E c max
hv max E c max v max
h
96 10 16
AN : v max
6.62 10 34
c
mix
v max
3 10 8
AN : mix
1.45 1019
mix 20.7 pm
R
R kZV k
V
0.02
AN : k
74 60 10 3
k 4.50 10 9
67
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
P kIZV 2
P 4.50 10 9 20 10 3 74 ( 60 10 3 ) 2
P 24W
Exercice 03 :
L’émission d’un photo X par un métal est due a certaines transitions électroniques entre deux
niveaux d’énergie. Le diagramme des niveaux d’énergie du molybdène est donné sur la figure
ci-dessous :
E(eV)
E2=-400 eV
E1=-2570 eV
E0=-20000 eV
1- Transition électronique.
68
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
b- Quelle est parmi les transitions envisagées, celle qui produit le photon X
associe au rayonnement ayans la plus petite longueur d’onde ?
Solution :
1-
a- le schéma
E(eV)
E2=-400 eV
b
E1=-2570 eV
c
a
E0=-20000 eV
69
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
E pha E1 E 0 17430eV
E phb E 2 E1 2170eV
E phc E 2 E 0 19600eV
2-
a- La relation permettant de déterminer la longueur d’onde du rayonnement associe :
hc hc
E
E
b- La plus petite longueur d’onde correspond à l’énergie la plus élevée puisque est
inversement proportionnelle à E.
Ephoton=E2-E0=19600 eV
6.3 10 11 m
70
PARTIE II : PRODUCTION DES RAYONS X
Exercice 04 :
1- Quels sont les deux phénomènes physiques qui ont lieu lors de la propagation des rayons
X dans l’air.
2- Rappeler la loi donnant la valeur de l’intensité du rayonnement I en fonction de la
distance parcourue d et de l’intensité initiale I0.
Solution :
I d
exp( )
I0 l abs
1
Avec : labs
71
PARTIE II : INTERACTION DES RAYONS X AVEC LA MATIERE
dI .I .dm
. .I .dx
.I .dx
Avec :
est la masse volumique de l'écran ([Link]-3)
est le coefficient d'absorption massique de l'écran (cm2.g-1)
= ρ.est le coefficient d'absorption linéaire de l'écran (cm-1)
I
e x
I0
μ dépend de l’énergie des photon incidents (plus de l’énergie E élevée plus de coefficient μ
élevée ) et la nature du matériaux.
6.1. Diffusion des rayons X par une particule chargée (électron, proton)
72
PARTIE II : INTERACTION DES RAYONS X AVEC LA MATIERE
pourra suivre les oscillations de très grandes fréquences du champ électromagnétique d’un
rayonnement optique ou X. C’est le cas des électrons dont la masse est extrêmement faible.
Une charge accélérée émet à son tour un rayonnement électromagnétique. Les électrons,
que le champ électromagnétique X très rapidement variable fait osciller, émettent donc un
rayonnement X.
k
r k
2
ki
1 cos 2 (2 )
I I 0 .r
2
p
2
On pose :
1 cos 2 (2 )
P(2 )
2
73
PARTIE II : INTERACTION DES RAYONS X AVEC LA MATIERE
I
T (2 ) rp P(2 )
I0
La diffusion des rayons X par un atome dépend de plusieurs facteurs tels que la nature
de l'atome, la direction du rayon X incident par rapport à l'axe de symétrie de l'atome, et la
longueur d'onde du rayon X. Ces facteurs peuvent être exploités pour étudier la structure et les
propriétés des matériaux à l'échelle atomique.
Lorsqu'un rayon X rencontre un atome, il peut interagir avec lui de plusieurs manières,
notamment par diffusion élastique et diffusion inélastique.
Dans la diffusion élastique, le rayon X est dévié par l'atome sans perdre d'énergie. La
direction de propagation et la longueur d'onde du rayon X incident sont conservées dans le
rayon X diffusé. Ce processus est analogue à la réflexion de la lumière sur un miroir. La
diffusion élastique est utilisée dans de nombreuses techniques de caractérisation des matériaux,
telles que la diffraction des rayons X et la réflectométrie des rayons X.
Dans la diffusion inélastique, le rayon X perd de l'énergie lorsqu'il interagit avec l'atome.
Cela entraîne une modification de la longueur d'onde et de la direction de propagation du rayon
X diffusé. Les électrons de l'atome peuvent absorber une partie de l'énergie du rayon X et entrer
dans des états d'énergie plus élevée, ou éjecter des électrons de l'atome. La diffusion inélastique
est utilisée pour étudier les propriétés physiques et électroniques des matériaux.
74
PARTIE II : INTERACTION DES RAYONS X AVEC LA MATIERE
Les rayons X sont des ondes électromagnétiques de haute énergie qui sont capables de
traverser la matière. Lorsque les rayons X frappent un matériau, ils peuvent être diffusés de
deux manières différentes : la diffusion élastique et la diffusion inélastique.
Diffusion élastique se produit lorsque les rayons X sont déviés par les atomes du
matériau, mais sans perdre d'énergie. Cela signifie que la longueur d'onde des rayons X diffusés
est identique à celle des rayons X incident. La diffusion élastique est utilisée dans de
nombreuses techniques d'analyse, telles que la diffraction des rayons X, la réflectométrie des
rayons X et la spectroscopie de diffusion des rayons X.
Diffusion inélastique se produit lorsque les rayons X perdent de l'énergie lors de leur
interaction avec les atomes du matériau. Cela signifie que la longueur d'onde des rayons X
diffusés est différente de celle des rayons X incident. La diffusion inélastique peut être utilisée
pour étudier la structure et la dynamique des atomes et des molécules dans un matériau.
75
PARTIE II : INTERACTION DES RAYONS X AVEC LA MATIERE
Exercices résolus
Exercice 01 :
Solution :
Pour le béryllium (Be) : =2,16 [Link]-3 et = 1,5cm2.g-1 pour la raie Cu-Kα1.
Exercice 02 :
Ba S O
(cm2.g-1) pour ...................................... 330 89,1 11,5
76
PARTIE II : INTERACTION DES RAYONS X AVEC LA MATIERE
1- Calculer le coefficient d’absorption massique de la lame pour cette longueur d’onde.
2- Sachant que la masse volumique de BaSO4 est =4,5 [Link]-3, en déduire le coefficient
d’absorption linéaire de BaSO4, la distance moyenne de pénétration <x> des rayons
X dans la lame, le coefficient d’atténuation de l’intensité du faisceau de rayons X pour
une lame d’épaisseur 50 m .
Solution :
= 209,6 cm2.g-1
3-
<x> = 1/=10,6 μm
pour une lame d’épaisseur 50m :
Exercice 03 :
Pour caractérisée des matériaux par diffraction des RX, on a le choix entre les raies Kα1
de 4 anticathodes : Cr, Co, Cu et Mo.
77
PARTIE II : INTERACTION DES RAYONS X AVEC LA MATIERE
1- pour l'étude d'un matériau contenant du fer, quelle(s) anticathode(s) peut-on utiliser si
on veut éviter d'exciter la fluorescence du fer. Sachant que WK(Fe)=7,11keV ?
2- même question pour l'étude d'un matériau contenant du manganèse, si on veut éviter
d'exciter la fluorescence du manganèse. Sachant que WK(Mn)=6,54 keV ?
Solution :
((Kα1)=1,79Å).
78
PARTIE II : INTERACTION DES RAYONS X AVEC LA MATIERE
Exercice 04 :
Un écran de ce même métal de dimension 5x10 cm2 pèse 13,5g un détecteur, dont la
fenêtre est précédée de cet écran, mesure un flux de 2200 photons/seconde/cm2 , photons
d’énergie 20 keV.
Solution :
1.
La valeur du coefficient d’atténuation massique µm est :
µm = µ/ρ
Avec : ρ = d x ρeau
ρ = 2.7 x 1g/cm3
=2.7 g/cm3
2.
surface = 5x10cm2 = 50 cm2
masse = 13.5 g
donc la masse par unité de surface du matériau considéré est :
79
PARTIE II : INTERACTION DES RAYONS X AVEC LA MATIERE
m m
N N 0e
3 0.27
N 2200e , ou N = 2200 photons/seconde/cm2
80
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
hc
E Cette énergie comprise entre 0.1 et 100 keV.
Avec :
Ainsi, l’interaction des rayons X avec la matière se décline dans une grande variété de
processus permettant de déterminer la composition chimique, les états électroniques et la
structure atomique de l’échantillon.
Les photons peuvent être absorbés par les atomes (effet photoélectrique). Cet effet
donne lieu à la fluorescence et à l’effet Auger (Figure 7.1 et 7.2), dont l’analyse en énergie
permet d’identifier les éléments chimiques constituant le matériau.
81
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
Electron
Auger
M M
L L
K K
Fluorescenc Effet Auger
e
82
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
Les photons peuvent subir une diffusion inélastique. Il existe deux types de diffusion
inélastique :
83
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
Enfin, les photons peuvent être diffusés élastiquement, c’est-à-dire déviés de leur
trajectoire initiale sans perte d’énergie (Figure 4).
2
Les ondes diffusées élastiquement ont toutes la même longueur d’onde, et peuvent donc
interférer entre elles. La figure d’interférences dépend directement de la distribution des
électrons dans l’échantillon, et donc de la structure atomique.
Les conditions géométriques de diffraction des RX par un cristal peuvent s’exprimer par
les conditions de Laue et Conditions de Bragg :
84
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
On considère des nœuds du réseau alignés suivant une direction [100] : il y a diffraction
si la différence de marche est multiple de la longueur d’onde :
θ
N A1
θ K
θ
T θ
ΔK
K
α
A2 M
K
On pose :
K0 K
n0 et n
K0 K
1
K K0
La différence de marche δ, entre les rayons diffusés par deux nœuds successifs est :
85
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
OH OM
a.n a.n0
.a ( K K 0 ) .a.R
Avec : K K K0 R (vecteur de diffraction)
pour la rangée [1 0 0] : n .a.R a.R n
pour la rangée [0 1 0] : b .R p ou n, p et q sont des entiers.
pour la rangée [0 0 1] : c .R q
rn R n.
[Link] v.b R w.c R
u.n v. p w.q
rn R m
g hkl h.a * k.b * l.c *
86
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
et rn un vecteur de l’espace direct définit par :
rn u.a v.b w.c
Le calcul du produit scalaire ghkl .rn permet d’obtenu équation suivante :
g hkl .rn u.h v.k w.l
g hkl .rn m'
Nous avons : rn R m
Donc : g hkl R
Finalement : R K K0 ghkl
La loi de Bragg relie la distance entre les plans réticulaires d’une même famille à la
direction dans laquelle le faisceau diffracté est observé et sa longueur d’onde.
La figure suivante permet de retrouver la condition diffraction de Bragg de la façon suivante :
87
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
θ θ
H H d hkl
o 2θ
Figure 7.6 : Diffraction des rayons X par une famille de plans réticulaires
La différence de chemin optique entre les deux rayons frappant deux plans réticulaires
consécutifs vaut :
H ' O OH
2d hkl sin
dhkl est la distance entre deux plans consécutifs de la famille d'indices de Miller h, k et l.
n (entier) étant l’ordre de la diffraction.
88
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
La technique de Debye-Scherrer est une méthode de diffraction des rayons X qui permet
d'analyser la structure cristalline des matériaux. Elle a été développée par Peter Debye et Paul
Scherrer en 1915.
Cette technique utilisée pour déterminer la structure cristalline de poudres. Les
échantillons sont généralement placés dans une petite capsule en verre ou en métal (chambre
Debye-Scherrer) et exposés aux rayons X. Les rayons X sont générés par un tube à rayons X et
dirigés sur l'échantillon. L'échantillon doit être précisément sur l'axe du cylindre et doit être
tourné à l'aide d'un moteur autour de son axe afin que le caractère aléatoire des orientations des
cristallites de poudre soit aussi grand que possible.
La figure ci-dessous montre une coupe suivant l'axe qui met en évidence les différents
éléments constitutifs :
89
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
(a)
(b)
L’ensemble des faisceaux diffractés forme un cône d’ouverture 4θ et dont l’axe est le
faisceau incident. Lorsque la loi de Bragg est vérifiée pour d’autres valeurs d'angle θ il s'en suit
la formation d’autres cônes de diffraction tous concentriques. Les cônes de diffraction coupent
le film et laisse leurs traces comme des anneaux (ou arcs) symétriques concentriques dont
chacun représente une distance réticulaire dhkl.
90
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
L’exploitation consiste à mesurer la distance L (en mm) entre deux raies (ou arcs)
symétriques mesurée dans le plan équatorial du film, provenant du même cône de diffraction.
Connaissant le périmètre (circonférence) de la chambre, on peut remonter à l’angle de
diffraction de Bragg θ (en °). On peut alors déterminer les distances réticulaires dhkl
correspondantes. La figure 7 résume les données exploitées du film.
Afin d'obtenir des informations utiles, il est nécessaire d'indexer les raies de diffraction,
c'est-à-dire d’attribuer pour chaque cône de diffraction la famille de plans (hkl) provoquant la
diffraction. Puis on peut déterminer le mode de réseau de bravais et enfin le paramètre de la
maille.
L 2
2R 630
Où
L: est la distance qui sépare deux arcs symétriques sur le film.
R: est le rayon de la chambre.
𝟐𝛑𝐑 : est la circonférence de la chambre.
4θ : est l’ouverture du cône de diffraction pour une famille de plans (hkl).
91
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
C'est la première technique expérimentale qui a été utilisée par le physicien allemand
Von Laue et ses collaborateurs sur un monocristal de sulfure de cuivre puis sur la blende en
1912.
Elle consiste à envoyer un faisceau de rayons X polychromatique sur un monocristal
fixe préalablement orienté. Tout se passe comme si, chaque famille de plan va "choisir" la
longueur d'onde λ qui vérifie la relation de Bragg [Link]θ = λ.
Tache de diffraction
Rayon
Echantillon
Filme
En présence d'un monocristal épais ou opaque aux rayons X, le film est interposé entre
la source et le monocristal. On récolte, dans ces conditions, les tâches des faisceaux réfléchis :
c'est la méthode dite en retour.
92
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
Si l'échantillon n'est pas monocristallin, on utilise une autre technique qui est la
diffraction sur poudre. On observe des cercles concentriques au lieu des taches de diffractions.
Cette technique permet une analyse rapide et non destructive d'un mélange de phases
cristallines. Elle est donc très largement utilisée dans de nombreux domaines tels que la
minéralogie, la biologie, l'archéologie, la pharmacologie, …
Une poudre est constituée de microcristaux présentant idéalement toutes les orientations
cristallines possibles. Il en résulte que l'espace réciproque observé pour un monocristal est
projeté selon une seule dimension. L'image de diffraction d'une poudre formée d'une phase
cristalline est constituée de cercles spécifiques de la phase.
Dans ce cas, l'échantillon reste fixe et le balayage en angle θ est effectué grâce aux
mouvements de la source et du détecteur autour de l'échantillon.
C'est l'application la plus courante de la diffraction des rayons X sur poudre. Une fois le
diagramme obtenu, on compare les positions et les intensités des pics observés avec ceux de la
base de données PDF (Powder Diffraction File) de l'ICDD (International Centre for Diffraction
Data) qui contient plus de 600.000 diagrammes de référence. On peut ainsi rapidement vérifier
un résultat de synthèse (bonne phase cristalline, présence d'impuretés,…) ou confirmer que l'on
a obtenu un nouveau composé.
93
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
94
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
En noir la mesure et en rouge l'indexation par le composé de référence LaB6 qui permet
d'identifier tous les pics
La position des pics observés est uniquement reliée aux paramètres de maille de la phase
cristalline. Il est alors possible de suivre l'évolution de la phase en fonction de divers paramètres
tels que la pression ou la température ou encore de caractériser une transition de phase.
95
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
Exercices résolus
Exercice 01 :
Dans une expérience de diffraction de rayons X, à quels angles observera-t-on les diffractions
du premier et du second ordre pour les plans séparés de 0,315 nm ?
La longueur d'onde des rayons X utilisés est de 0,1537 nm.
Solution :
ou encore
n.
sin
2d hkl
n.
sin
2d hkl
0.1537
0.244
2 0.315
96
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
2.
sin
2d hkl
0.488
Exercice 02 :
Calculer la longueur d’onde des électrons qui ont été accélérés partant du repos par une
différence de potentiel de 4.0kV.
Solution :
P2
En égalant les expressions et eV
2me
P2
eV
2 me
P 2me eV
97
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
h h
P 2me eV
AN : 1.9 10 11 m 19 pm
Exercice 03 :
Un cristal métallique est étudié à l’aide des rayons X de longueur d’onde =1.45A0.
On trouve une réflexion de premier ordre sur le plan (200) pour un angle d’incidence θ =22.2
degrés.
1- Quelle est la valeur de paramètre a sachant que cet élément cristallise dans le système
cubique.
2- Combien d’atome y’a-t-il dans la maille, sachant que la masse molaire de cet élément
M=197 et sa masse volumique est =19.32 g/cm3.
On donne NA=6.02x1023
Solution :
1- La valeur de paramètre a :
Rx
Rx diffractés
incident
θ θ
d hkl H H
o 2θ
98
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
La différence de marche :
H ' O OH
2d hkl sin
n.
Donc :
Nous avons :
(200) , n=1 , =1.45A0 et θ =22.2 degrés.
a a a
d hkl
h2 k 2 l 2 4 2
Donc :
a
2d hkl sin 2 sin
2
a
sin
1.54
AN : a
sin 22.2
a 4.075 A0
99
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
n.M
N A .V
.N A .V
n
M
AN :
19.32 6.02 10 23 (4.057 10 8 ) 3
n
197
n4
a 2
R 1.44 A0
4
Exercice 04 :
Le Tungstène (W) cristallise dans le système cubique. Son diagramme (cliché) de Debye-
Scherrer est réalisé dans une chambre de circonférence 180 mm en utilisant un faisceau de
rayons X monochromatique de longueur d’onde λ = 1,5418 Å.
100
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
Raie 1 2 3 4 5 6 7 8
Solution :
- Commencez avec des valeurs (2θ ou θ) et générez une série de valeurs sin2θ.
sin 2 hikili
sin 2 h1k1l1
N hkl
- Calculer pour chaque θ la valeur de sur la base des valeurs hkl
2 sin hkl
supposées.
Si chaque entrée de la dernière colonne est identique, l'ensemble du processus est
validé.
101
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
D’après ces résultats, les indices h, k et l obtenus sont tels que la somme h+k+l est paire.
On peut déduire que le mode de réseau de Bravais est centré I.
2- Calcul du paramètre de la maille cubique :
a i
3.1648 3.1653 ..... 3.1634
a moyen i 1
8 8
a moyen 3.1654 Ao
102
PARTIE II : DIFFRACTION PAR UN CRISTAL
a 3
4 RW a 3 RW
4
3.1654 3
RW
4
RW 1.371A o
Vmaille a 3 (3.1654) 3
Z MW
N Vmaille
2 183.84
6.023 10 23 31.71654 10 24
19.247 g / cm 3
103
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Références bibliographiques
1. ROUSSEAU J.-J.,
Cristallographie géométrique et Radiocristallographie,
Dunod, Paris, 2000.
2. MEYER C.,
Structure et liaisons chimiques,
Ellipses, Paris, 1986.
3. ABBAS BELFAR,
Polycopie Cours et Exercices de cristallographie,
Université des Sciences et de la Technologie d’Oran, 2014-2015.
4. Michel GUYMONT.,
Structure de la matière Atomes, liaisons chimiques et cristallographie,
Éditions Belin, 2003 ISSN 1158-3762 ISBN 978-2-7011-3631-8
5. SCHWARZENBACH D,
Cristallographie,
Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne, 1996.
104