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Enquête sur un train mystérieux à Aurore-ville

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Et puis après on est tous un peu rentrés chez nous. Enfin on s’est séparés.

Moi et
Régis, nous sommes allés voir Will, déjà pour manger une glace qu’il nous a à
moitié offerte et pour voir s’il avait un peu 2-3 infos sur le train, le lac et le
serval. Bah avant c’était un train de marchandises surtout, on dirait qu’il n’aime
pas trop ou se méfie du maire et il dit que des servals il y en avait avant mais
qu’ils ont disparu, à cause des chasseurs (ou du Loop).
Maryline va au vidéo-club (elle me racontera plus tard tout ce qui suit) pour voir
s’il n’y a pas de films avec des trains, des déserts oranges et des trucs bizarres,
ça devrait être dans ses cordes. Elle trouve un film qui s’appelle Les Rails de
l’oubli que même Joslin le vendeur ne savait pas qu’il avait. Joslin n’aime pas
trop trop le maire non plus, apparemment il dit qu’il travaillait à Farmacop avant.
Il confirme pour les servals. Les parents de Maryline ont une petite ardoise au
vidéo-club. Elle prend le film avec le train et passe à la bibliothèque pour faire
des photocopies de ses carnets pour nous (voilà, on est un club).
Michael, lui, va à la médiathèque (comme le directeur c’est le mari de Mme Caupert,
on peut dire qu’il fait son frotte-balle). Il demande l’aide d’une vieille
bibliothécaire avec de grosses lunettes avec une chaînette et un gilet moutarde
qu’elle a tricoté. Il ne trouve rien sur les trains (mais bon c’est certainement sa
première visite en médiathèque), mais quand Maryline arrive pour faire ses
photocopies, elle l’aide et il trouve que : la réf du train correspond à un vieux
modèle des années 70, c’est de la récup, et c’est plutôt un truc pour le tourisme
pyrénéen, qu’est-ce que cela fait à Aurore-ville ?
Thomas retourne fouiner à la gare. Il y a quelques mécanos/techniciens et il se
fait repérer, mais il pose quelques questions du coup car les gars de la SNCF
adorent leur métier et en parler : la loco lévite sur les rails. Les wagons ont
encore des essieux. Effectivement la loco est ancienne mais « elle fonctionne bien
» d’après le bonhomme. La provenance ? Une magouille du maire. Encore un gars qui
n’aime pas trop le maire et s’en méfie décidément. Thomas repère aussi un boîtier
d’alimentation, de recharge comme il y en a un peu partout en ville. Puis avant de
demander à Thomas de partir le mécanos dit qu’il ne faut pas traîner ici les
enfants, il y a déjà une gamine rousse qui vient souvent, il faut jouer ailleurs...
Bon et puis après bah on se croise tous en ville et on décide tous d’aller voir le
film de Maryline chez elle.
Elle met un peu sa sœur Kathie jouer dehors (avec le frère de Michael). Régis se
cache un peu, je ne sais pas pourquoi. On boit du Tang, j’aime trop quand l’acidité
vient grignoter mon cerveau. Le film est trop lynchien (ou Tarkovskien) comme dit
Maryline, on ne comprend RIIIIEEEN. L’image est toute pourrie, le son aussi. Pas de
casting (mais ça je ne sais pas ce que ça veut dire en vrai). Désert jaune orange,
ombres, série B. Docteur Dubosphère veut réunir un groupe de personnes pour
rejoindre le reste de la civilisation en train dans un lieu appelé Etheria, mais
avant il doit trouver une carte/partition de l’univers. La fin est bâclée, ils
arrivent dans une gare toute nulle comme à Aurore-ville, le train arrive et là, à
l’intérieur c’est le même train où on était quand on était dans le tunnel. FIN,
crédits illisibles, sauf la « réalisatrice » : Carmilla.
Thomas a pris des photos du film, au polaroid d’une cassette VHS, on dirait de
l’art abstrait ses photos. Mais la Partition de l’univers bah ça ressemble quand
même beaucoup aux notes qu’a prises Maryline on se dit.
Puis la mère de Maryline arrive, est toute étonnée de nous trouver là, mais en même
temps elle est contente, elle nous propose à goûter et sort un paquet de Bamboula.
En partant on croise son père qui arrive en voiture, puis on voit repasser sa mère
qui va payer le vidéo-club et nous on rentre chacun chez nous.
Michael rentre chez lui mais quand il parle un peu de la réalisatrice Carmilla ça
part un peu en cacahuètes chez lui il ne comprend pas pourquoi. Son père raconte
qu’au Loop il y avait des robots-Lynx.
Thomas chez lui parle de la fille qui traîne à la gare et de la photo du serval et
là son père prend la photo pour la montrer au journal mais j’espère surtout qu’il
n’est pas en train de l’entourlouper et lui confisquer.

Le lendemain matin, on se retrouve devant le collège. J’aime pas parce que mon
casque il grésille trop, c’est affreux. Celui de Maryline aussi mais on remarque
que c’est en « rythme » (et si c’était un code ? On verra ça demain au cours de
techno). Régis est passé voir Rebecca et lui apporter à manger mais je ne sais pas
trop pourquoi, mais apparemment son teckel Salami a disparu (« Sparu! »). Il dit
que Rebecca est étrange et confuse. On se rappelle aussi qu’on a dans la gourde de
Régis l’huile ou le liquide caca de lynx.

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