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Digitalisation des contrats commerciaux

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Karignan Jacques
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L’internet, qui s’est répandu dans tous les pays du monde, a considérablement

révolutionné les échanges. En fait, en ouvrant la voie à une digitalisation plus


poussée des rapports entre individus, Internet commande une relecture, voire
une réécriture de certains concepts juridiques1.
Internet a également bouleversé les dynamiques de communication et
d’information, imposant une digitalisation accrue des relations humaines. Les
interactions, qui se faisaient autrefois de manière physique ou via des moyens
traditionnels, sont désormais largement médiées par des technologies
numériques. Cette transition appelle une révision des concepts juridiques pour
tenir compte des nouvelles réalités, telles que la protection des droits
numériques, la responsabilité en ligne et les questions éthiques liées à
l’utilisation des données. Internet s’affirme ainsi comme un moteur de
transformation non seulement économique, mais aussi sociale et juridique.
Au-delà de ces éléments, L’Internet a transformé en profondeur le commerce en
permettant des échanges dématérialisés à une échelle mondiale. Les
consommateurs peuvent désormais acheter des biens et services sans quitter leur
domicile, grâce à des plateformes en ligne qui leur offrent un accès rapide et
pratique à une multitude de produits. Ces transactions, réalisées à travers des
contrats numériques, ont conduit les législateurs à adapter les lois commerciales
afin de garantir la sécurité des paiements, la protection des données personnelles
et les droits des consommateurs.
Ainsi, de plus en plus, ces dernières années, un nouveau système numérique, qui
a d’abord investi le secteur financier, est en train de s’étendre à tous les
domaines, et donc, à celui du commerce électronique. Dans ce contexte, les
consommateurs doivent s'adapter à un environnement en constante évolution, où
les processus autrefois réalisés manuellement sont désormais digitalisés.

1
CERUZZI (P.E.), « Aux origines américaines de l'Internet : projets militaires, intérêts commerciaux, désirs de
communauté », Le Temps des médias, vol. 18, no. 1, 2012, p. 15
37.
Cette digitalisation de plus en plus accrue soulève plusieurs relativement aux
contrats commerciaux, qui sont de plus en plus présent dans l’espace numérique,
d’où le sujet, objet de notre étude : « La digitalisation des contrats
commerciaux » .
Avant de continuer, il convient de se livrer à une opération de sémantique. A ce
titre, les termes contrats commerciaux et digitalisation des contrats commerciaux
seront définis.
Si la définition du concept du contrat est a priori assez claire, ce n’est pas le cas
de l’adjectif qui le suit dans l'expression « contrat commercial » 2. De toute
évidence, d'un point de vue linguistique, le sens de ce groupe nominal est simple
: il s'agit d'un contrat qui a un caractère commercial.
Il est nécessaire avant tout d’étudier l’apparition de l’expression « contrat
commercial ». Si le droit commercial s’est formé lentement depuis le Moyen
Âge, ce n’est pas le cas de l'expression « contrat commercial ».
Le mot « commerce » a gardé la substance de son sens au fil du temps mais ce
n'est pas le cas de son domaine d'application qui a connu des évolutions. Il vient
du latin "commercium", échange de marchandises pour de l'argent3.
L’idée de commerce s'est appliquée, par extension, aux relations sociales, dans
lesquelles les avantages mutuels sont comme des marchandises que chacun vend
et achète4. L’échange est donc l’essence du mot « commerce ». Dans certaines
périodes, il relève du domaine matériel et par conséquent, du commerce dans
son sens propre5.
Il s'agit, selon le schéma classique de l'économie politique, d'un échange de
biens contre une valeur comptable ou quantifiable en argent qui comprend un
profit, soit la compensation pécuniaire du travail du marchand6.
2
SERLOOTEN (P.), DEBAT (O.), Droit fiscal des affaires, Dalloz, 20e éd., Paris, 2021, p. 146-150
3
MAZURE (A.), Dictionnaire Etymologique de la langue Française, Librairie Eugène Belin, Paris, 1863, p. 51.
4
REZAIE YAZDI (K.), La distinction entre le contrat commercial et le contrat civil : la nécessité du contrat
commercial autonome, thèse de doctorat en droit privé, Université de Nantes, 2021, p.30.
5
Ibid.
6
SELIC (J-P.), « Ce que commerce veut dire »
, in Communication et langages, n° 138, 4e trimestre 2003, Dossier : Sciences, médias et société, p. 95.
« Le commerce » est alors utilisé dans le sens de communication. Il évoque
également l’idée d’un échange de biens sans chercher un profit. Nous pouvons
trouver le mot de commerce dans ce sens, à plusieurs reprises, dans l’œuvre de
Domat7.
Dans son introduction au concept de la convention, il écrit : « la matière des
conventions est la diversité infinie des manières volontaires dont les hommes
règlent entre eux les communications et les commerces de de leur industrie, de
leur travail et de toutes choses selon leur besoin » 8. Au fil du temps les deux sens
du mot ont continué à évoluer mais la notion d'échange présente dès l'origine a
perduré.
Les expressions « contrat commercial » ou « contrat d’affaire » 58 sont
aujourd’hui les formes le plus courantes pour désigner une catégorie spécifique
de contrats. Il n’y a pas de définition ou de consécration légale de cette
expression mais on peut constater que les auteurs utilisent de plus en plus «
contrat d’affaires » au lieu de « contrat commercial »9.
Au vu du silence du législateur concernant la définition du contrat commercial,
les auteurs du droit des affaires se sont intéressés à la définition de cette notion.
La situation doctrinale est complexe10. Certains auteurs suivent simplement la
structure du code de commerce et n'estiment pas nécessaire de définir le contrat
commercial.
Au contraire, d'autres affirment l'existence d'une telle nécessité. Il est possible de
catégoriser la position doctrinale en deux courants : d’un côté les auteurs prenant
position au regard du contrat commercial, et de l’autre côté ceux qui ne
s'expriment pas sur sa définition, quelle qu'en soit la raison.
Certains manuels de droit commercial, n'abordent pas la question des contrats
commerciaux11. Il semble que les auteurs se contentent de définir la notion

7
REZAIE YAZDI (K.), op cit, p.31.
8
Ibid.
9
Ibidem.
10
SALOMON Renaud, Précis de droit commercial, PUF, Paris, 2005 ; p.20.
11
REZAIE YAZDI (K.), op cit, p.58.
d’acte de commerce. Ils en déduisent l’application du régime de droit
commercial aux contrats conclus par des commerçants en tant qu'actes de
commerce.
La deuxième catégorie des auteurs du droit commercial sont ceux qui l'étudient
et donc, tentent de le définir pour le distinguer du contrat civil. Il est aussi
possible de subdiviser cette catégorie en deux groupes : les auteurs définissant le
contrat commercial en fonction de la qualité des cocontractants et ceux retenant
comme critère le régime juridique applicable 12. Pour le premier groupe, le seul
critère absolument certain doit être recherché dans la profession des parties.
Ainsi, tout contrat fait par un commerçant pour les besoins de sa profession est
commercial13 . Cette définition trouve son origine dans une approche subjective
du droit commercial. Pour ses partisans, un contrat est commercial s’il émane
d’un commerçant14.
La position des auteurs du droit des contrats par rapport au contrat commercial
n'est pas, elle non plus, unique15. Quant à la définition du contrat commercial,
tous les auteurs sont muets, ce qui ne nous aide pas à déterminer quel est le
critère permettant de distinguer un contrat commercial d'un contrat civil 16 .
Ce qui différencie les auteurs du droit des contrats, de ceux du droit commercial,
c'est l'étude du régime juridique applicable aux contrats commerciaux 17 . Ces
derniers s'intéressent exclusivement au régime juridique des contrats
commerciaux.
Ainsi, les contrats considérés comme commerciaux sont nombreux. Parfois c’est
le législateur qui attribue directement et manifestement à certains contrats la
nature commerciale comme par exemple le bail commercial, dans d'autres cas

12
Ibid.
13
HEMARD (J.), Traité théorique et pratique de droit commercial ; les contrats commerciaux, Recueil SIREY,
1953, p. 7
14
Ibid.
15
REZAIE YAZDI (K.), op cit, p.62.
16
Ibid.
17
Ibidem.
c’est la doctrine ou la jurisprudence qui reconnait la nature commerciale d’un
contrat sans que ce dernier porte l’adjectif commercial.
Le contrat commercial est donc un contrat qui lie un particulier à un
commerçant, ou encore deux commerçants. Il se matérialise par un acte, qui crée
des droits et des obligations juridiques pour les signataires, et qui doit être
qualifié afin de préciser le régime qui s’y applique.
La digitalisation des contrats commerciaux désigne le processus par lequel les
entreprises utilisent des outils numériques pour créer, gérer et exécuter des
contrats18. Cela inclut la rédaction des accords, leur négociation, la collecte des
signatures électroniques et leur archivage dans des formats numériques. La
transformation digitale, qui touche tous les secteurs de l'économie, n'a pas
épargné le domaine juridique19.
Le recours croissant aux technologies numériques dans la gestion des contrats
répond à un besoin d'efficacité, de rapidité et de réduction des coûts, tout en
offrant une meilleure traçabilité et sécurité des échanges.
L’étude de ce sujet présente un double intérêt. Sur le plan théorique, il s’agira de
montrer les avantages d’une digitalisation des contrats commerciaux. En effet,
dans un monde de plus numérisé, la plupart des interactions se déroulent en
ligne donnant naissance à des contrats se concluant sur l’espace numérique. Il
est nécessaire pour les législateurs nationaux et de l’OHADA de prévoir. Il
s’agira donc de voir si la règlementation est adaptée au domaine du e-commerce,
donnant lieu aux différents contrats commerciaux.
Sur le plan pratique, il s’agira de relever l’impact des contrats commerciaux sur
le développement des rapports commerciaux ainsi que la facilitation des
échanges. Ce sujet permettra aussi de voir les modalités pratiques d’exécution
des contrats digitalisés.

18
DE CEZAC (C.), Enjeux de la digitalisation des contrats commerciaux, [Link]/digitalisation-
[Link], consulté le 26 Novembre 2024 à 23H39.
19
Ibid.
Le problème ressortant de l’analyse de ce sujet pourrait se formuler comme
suit : Quel est l’apport de la digitalisation dans le fonctionnement des contrats
commerciaux ?
Par l’approche de différentes méthodes de recherche notamment analytique et
critique essentiellement basée sur la recherche documentaire, nous avons essayé
de répondre à la problématique soulevée.
Ainsi, notre réflexion scindée en deux parties consistera à montrer d’une part le
cadre juridique de la digitalisation des contrats commerciaux (¨Première partie)
ainsi que l’impact de cette digitalisation sur la conclusion des contrats
commerciaux (Deuxième partie).

Première Partie : Le cadre juridique de la digitalisation des contrats


commerciaux
Chapitre 1 : La matérialisation de la digitalisation des contrats
commerciaux

Section 1 : Les particularités des contrats commerciaux digitalisés

Paragraphe 1 : Les caractéristiques des contrats numériques

A- Les spécificités du contrat numérique


B- Les acteurs du contrat numérique

Paragraphe 2 : Une distinction entre le contrat traditionnel et le


contrat digitalisé

A- Le cadre légal ivoirien applicable aux contrats


numériques
B- L’impact des contrats numériques sur les pratiques
commerciales

Section 2 : Les avantages de la digitalisation des contrats


commerciaux

Paragraphe 1 : La réduction des coûts et des délais


A- Les avantages économiques de la digitalisation
B- Les gains de temps dans les opérations commerciales

Paragraphe 2 : Le développement du commerce


A- L’importance sur le développement du commerce
B- L’élargissement des marchés commerciaux en ligne

Chapitre 2: L’intégration du commerce électronique dans


l‘espace communautaire

Section 1 : La réglementation communautaire des contrats


commerciaux digitalisés

Paragraphe 1 : Le cadre institutionnel


A- L’erection d’organes régionaux
B- La présence d’organes nationaux

Paragraphe 2: Le cadre juridique

A- Les normes régionales de réglementation du commerce


digitalisés
B- Les normes nationales
Section 2 : La compatibilité du commerce électronique avec le cadre
juridique OHADA

Paragraphe 1 : Les vecteurs de développement du commerce


électronique

A- Le vecteur principal de développement du mobile


A- Les autres vecteurs

Paragraphe 2 : L’impact de la digitalisation du commerce en droit


OHADA

A - Le potentiel du e-commerce dans la stimulation des échanges


régionaux
B - Le développement des investissements internationaux

Deuxième partie : L’impact de la digitalisation sur la conclusion des


contrat commerciaux

Chapitre 1 : L’impact de la digitalisation sur la formation des contrats


commerciaux

Section 1: Le consentement dans le contrat électronique

Paragraphe 1 : La digitalisation dans la phase precontractuelle

A- Le contenu de l’obligation precontractuelle


B- L’exécution de l’obligation precontractuelle d’information

Paragraphe 2 : La digitalisation dans la phase contractuelle


A- L’offre électronique
B- L’acception électronique

Section 2: Le formalisme du contrat commercial digitalisé

Paragraphe 1 : Les règles de preuve de l’engagement dans le contrat


électronique

A- L’exigence de l’écrit électronique


B- Une assimilation de l’écrit électronique à l’écrit traditionnel

Paragraphe 2 : Les moyens de preuve électronique admissibles

A- L’es conditions de recevabilité de la preuve électronique


B-L’acte authentique électronique

Chapitre 2 : Les règles relatives à au régime juridique des contrats


de commerce digitalisés

Section 1 : L’exécution des contrats commerciaux digitalisés

Paragraphe 1: Le paiement du cocontractant

A- La nature du paiement
B- Les modalités du paiement

Paragraphe 2: La livraison du bien ou du service, objet du contrat

A- Une obligation pesant sur le cyber marchand


B-Les modalités de livraison

Section 2: Le traitement du contentieux résultant de la digitalisation


des contrats commerciaux

Paragraphe 1: La responsabilité du commerçant dans l’espace


digitalisé

A- Une responsabilité de plein droit du e-commerçant


B- Les limites de la responsabilité de plein droit

Paragraphe 2 : La résolution des litiges

A- Les organes compétents


B- La spécificité de la résolution du litige
BIBLIOGRAPHIE

I- OUVRAGES GÉNÉRAUX

SERLOOTEN (P.), DEBAT (O.), Droit fiscal des affaires, Dalloz, 20e éd., Paris,
2021, 340 p.
SALOMON Renaud, Précis de droit commercial, PUF, Paris, 2005 ; 573 p.
HEMARD (J.), Traité théorique et pratique de droit commercial ; les contrats
commerciaux, Recueil SIREY, 1953, 344 p.
GUEVAL (D.), Droit commercial et des affaires, LGDJ, 4e éd., Paris, 2016, 272
p.
DIDIER Paul, DIDIER Philippe, Droit commercial, T. I, Economica, Paris,
2005, 729 p.

II- OUVRAGES SPECIALISES

KODJO (N.A.), "Cyberdroit-telecoms, internet, contrats de e-commerce",


P.U.C., Kinshasa, 2009, 235 p.
RODIERE (R.), Droit commercial : contrats commerciaux, faillites, SIREY,
1972, p. 1.
LE TOURNEAU (P.), FICHER (J.), TRICOIRE (E.), principaux contrats civils
et commerciaux, Ellipses, Paris, 2005,332 p.
LE TOURNEAU (P.), Contrats du numérique, Paris, Dalloz, 2022-2023, 808 p.

III- ARTICLES
SELIC (J-P.), « Ce que commerce veut dire », in Communication et langages, n°
138, 4e trimestre 2003, Dossier : Sciences, médias et société, pp. 90-95.
MONTERO (E.), "L’avant-projet d’Acte uniforme OHADA sur le droit des
contrats : l’adéquation aux contrats electroniques", [Link].,2008, pp.293-317.
MARIE-LAURE (R.), VIVANT (M.), Les contrats du commerce électronique ,
In: Réseaux, volume 18, n°99, 2000, pp.270-277.

IV- THÈSES ET MÉMOIRES

1- Thèses

REZAIE YAZDI (K.), La distinction entre le contrat commercial et le contrat


civil : la nécessité du contrat commercial autonome, thèse de doctorat en droit
privé, Université de Nantes, 2021, 544 p.
YAYA (S.M), Le droit de l’OHADA face au commerce électronique, thèse de
doctorat en droit privé, Université de Montreal, 2011, 365 p.
GULHAN (Z.), Le contrat de vente électronique entre consommateurs et
professionnels, thèse de doctorat en droit privé, Université de Grenobles Alpes,
2017, 400 p.

VI- Dictionnaire et Autres

CORNU (G.), Vocabulaire juridique, Paris, association Henri CAPITANT,


1060 p.
MAZURE (A.), Dictionnaire Etymologique de la langue Française, Librairie
Eugène Belin, Paris, 1863, 630 p.
VII- Textes de lois
Règlement n°15/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 relatif aux systèmes
de paiement dans les Etats membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest
Africaine (UEMOA)
Loi n° 2013-546 du 30 Juillet 2013 relative aux transactions électroniques,
JORCI n° du 12 septembre 2013, page 583.
Code civil, éd. Dalloz, 2014 Code la consommation, consulté sur :
[Link]
Décret n° 2008-718 du 30 juin 2008 relatif au commerce électronique pris pour
l’application de la loi n° 2008 -08 du 25 janvier 2008 sur les transactions
électroniques.

VII- Jurisprudences
Cass. civ. 6 mai 1930, D.H., 1930, p. 363.
Cass. civ. 22 juin 1943, DC 1944. J. 83 ; Paris, 15 oct. 1962, RTD com. 1963.
551,
obs. M. Boitard ; Paris, 5 oct. 1964, D. 1965. Somm. 30.
Cass. com. 20 juill. 1965, D. 1965. 581 ; Paris, 24 nov. 1988, Juris-Data n°
026392.
Cass. com. 16 mars 1954, D. 1954, p. 474.
Cass. 1re civ. 19 oct. 1959, Bull. civ. I, n° 15, D. 1960. 37, 1re esp., note G.
Holleaux, Rev. crit. DIP 1960. 215, 1re esp., note Y. L.
VIII- Webographie

DE CEZAC (C.), Enjeux de la digitalisation des contrats commerciaux,


[Link]/[Link], consulté le 26
Novembre 2024 à 23H39.
CHALWE MWAPE (J.), L’intégration du e-commerce dans le droit ohada,
[Link]/articles/integration-commerce-dans-droit-
ohada,[Link], consulté le 27 Novembre 2024 à 13H03.
LEGALPROD (T.), Digitalisation Du Droit Des Contrats,
[Link]/digitalisation-du-droit-des-contrats/, consulté le 27
Novembre 2024 à 14H04.

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