Faculté de Sciences et Techniques Centre d’ Etudes et Recherches
Saint Jérôme des Phosphates Minéraux
<CERPHOS>
Encadré par : Mr Abdelali Kossir
Mlle Emilie Carretier
Mr Hicham NADIR 04/04/2005 au 24/06/2005
1ère année master génie industriel Laboratoire de Recherches Chimiques
CERPHOS
FST de Saint Jérôme
Technologies Propres et Procédés de Séparation
A l’issue de ce stage je présente mes sincères remerciements à Monsieur D. MSATEF, le
directeur du CERPHOS, de m’avoir accordé l’occasion d’effectuer mon stage au sein de son
honorable établissement.
J’adresse aussi ma gratitude et mon profond respect envers M r A. Kossir, mon
responsable de stage et responsable du Laboratoire de Recherches Chimiques et Procédés de
Séparation, au sein du CERPHOS, pour sa bienveillance, ses précieux conseils, ses
compétences incontestables et ses qualités humaines.
Ce travail n’aurait pas pu avoir lieu sans la collaboration précieuse de l’équipe
coopérative du Laboratoire en particulier M r M. Zouggari et Mr M. Quebbou, qui m’ont
beaucoup aidé à me familiariser avec les diverses méthodes de recherches et d’analyses.
De même, je suis profondément reconnaissant à M lle E. Carretier mon encadrante au sein
de la FST de Saint Jérôme, pour son soutien, son encouragement et ses fructueuses
orientations qui m’ont permis, grâce au sujet que j’ai développé, d’enrichir mes
connaissances théoriques et pratiques.
Enfin à tous les cadres et techniciens du CERPHOS et à toutes les personnes ayant
participé de près ou de loin à la réalisation de ce travail, je leur adresse l’expression de mes
sentiments les plus distingués.
ère
1 année master génie 1 2004-2005
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Introduction………………………………………………………..P.3
Généralités……………………………………………...………….P.4
I. Qu’est ce que le phosphate ?.............................................................. P.4
II. D’où vient le phosphate ?...................................................................P.4
1. Un peu d’historique géologique………………………….………...P.4
2. Principe de la phosphatogénèse………………………….………...P.4
III. A quoi servent les phosphates….………………………….………... P.5
Présentation du Groupe OCP………………………….………….P.6
I. Le Groupe OCP…………………………..…………….………...P.6
II. Le Cerphos…………………………………………….………...P.6
Rappels bibliographique…….………………………….…………P.7
I. Introduction générale………………..………………….…………
P.7
II. Le phosphogypse……………………………………….…………
P.8
III. Les métaux lourds……………………………………….………..P.10
Partie expérimentale………………………………………………P.12
Résultats et discussion……………………………………..…..….P.14
I. Analyse physique et chimique………………………………………P.14
ère
1 année master génie 2 2004-2005
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II. Dissolution par l’acide sulfurique……………………………….......P.14
III. Dissolution par une solution de Na2CO3/eau………………….……....P.15
IV. Dissolution par l’EDTA…………………………………………...P.15
Conclusion et perspectives………………………………………..P.17
Résumé/Abstract……………………………………………….....P.18
Références bibliographiques………...………………………...…P.19
L’évacuation du phosphogypse des milieux réactionnels de la fabrication de l’acide
phosphorique, constitue un problème primordial lors du lavage de ces milieux dans les
minerais phosphatés. Les exploiteurs de ces minerais se sont énormément intéressés à sa
dissolution qui a d’ailleurs longtemps représenté un défi du fait de sa composition.
Nous allons dans une première partie bibliographique parler du phosphogypse, sa
fabrication et son utilité. Comme nous allons faire aussi une recherche autour des métaux
lourds qui sont considérés comme les principaux polluants dans le phosphogypse et dans
l’industrie phosphorique.
Nous effectuerons ensuite une étude sur la dissolution du phosphogypse par une solution
aqueuse de H2SO4. Cette étude permettrait de décrire un système efficace pour cette
dissolution.
Dans la troisième partie, nous détaillerons d’autres voies de la dissolution du
phosphogypse en essayant avec d’autres solutions telles que l’EDTA et une solution aqueuse
de carbonate sodium.
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1 année master génie 3 2004-2005
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I. Qu’est ce que le phosphate ?
Ce que l’on nomme phosphate brut est l’Apatite phosphate fluorine calcium
[Ca10 (PO4)6F2] principalement. Pour déterminer la teneur en élément amenant à la part
d‘acide phosphorique qu’il sera possible de se former, le contenu du phosphate brut est
exprimé en BPL (Bone Phosphate of lime) et correspond au taux de Ca 3(PO4)2 présent. Enfin
pour passer au taux de P2O5 (Pentoxyde phosphorique ou anhydride phosphorique), ce qui
nous intéresse dans l’exploitation du phosphate, il faut diviser le taux de Ca3(PO4)2 par 2.183.
Synthèse :
Phosphate brut
↓
Taux de Ca3 (PO4)2 en présence exprimé en BPL
↓ Divisé par 2.183
Taux de P2O5
II. D’où vient le phosphate ?
II.1 Un peu d’historique géologique :
Le Maroc, il y a 180 millions d’années se rattachait au continent sud-américain au niveau
du Brésil actuel. Le fractionnement qui s’ensuivit provoqua un envahissement des parties
basses terrestres par la mer, et elle y demeura environ 100 millions d’années. En se retirant,
elle laissa de remarquables dépôts dont les gisements de phosphate (la sédimentation de ces
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derniers a duré environ 25 à 30 millions d’années) ; l’activité volcanique et tectonique
subséquente finira par modeler le paysage actuel pendant 15 millions d’années.
En conséquence, le Maroc possède 75 % des réserves mondiales des phosphates.
II.2 Principe de la phosphatogénèse :
La formation des phosphates ou phosphatogénèse d’origine marine nécessite :
→ Une source en phosphore due à :
une remontée des eaux océaniques froides et riches en phosphore
une décomposition des organismes marins
un volcanisme dans les océans
→ Des conditions favorables pour la formation des éléments phosphatés :
Par précipitation
Par transformation subite surfacique ou interne des grains
→ Une phase d’accumulation des minerais phosphatés :
Dépendant de la durée de sédimentation
Incluant une situation géographique convenable
En conséquence :
Les éléments phosphatés ne peuvent être que de compositions chimiques et
minéralogiques très variées, on en a dénombré plus de 200 espèces, constitués principalement
par la famille de l’apatite dont le squelette de base est la fluoroapatite.
III. A quoi servent les phosphates ?
Il est tout d’abord utile de spécifier que l’industrie des phosphates, produit principalement
de l’acide phosphorique (H3PO4), produit intermédiaire pour l’élaboration de la plupart des
produits phosphorés. 85% de la production est destinée à l’industrie des engrais, le reste se
partage entre l’industrie des détergents, la métallurgie, les traitements de surface, ainsi que
industries pharmaceutiques et alimentaires.
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I. Le Groupe OCP :
Le groupe OCP possède l’exclusivité de l’exploitation des phosphates marocains, outre
l’extraction, il traite les phosphates marocains dans ses différentes unités de valorisation.
Une fois le minerai est traité, il est alors :
→ Exporté tel quel
→ Transformé en produits dérivés :
Acide phosphorique de base
Acide phosphorique purifié
Engrais solides
Le Groupe OCP en quelques chiffres :
1er exportateur mondial de phosphate et d’acide phosphorique
2ème exportateur mondial de phosphate sous toutes formes
Les exportations du Groupe représentent 30% du commerce international de
phosphate et ses dérivés
En 1998, la production a atteint 23 millions de tonnes
II. Le Cerphos :
Le Cerphos ou Centre d’Etudes et de Recherches des Phosphates Minéraux, est une filiale
du Groupe OCP. Il regroupe un ensemble de laboratoires chargés d’analyses chimiques,
physiques et thermochimiques. Il possède aussi des laboratoires chargés des recherches
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chimiques ainsi qu’un autre en génie des matériaux. Nous citerons aussi les stations pilotes
acides et engrais. L’activité du centre concerne principalement les phosphates et leurs dérivés,
elle touche aussi à l’optimisation et aux modifications apportées aux différents processus afin
d’améliorer le rendement.
On peut diviser le fonctionnement du Cerphos en trois parties :
Recherche minéralogique et traitement des minerais
Valorisation chimique des phosphates
Caractérisations et analyses
L’étude qui suit cette présentation sommaire s’effectuera au sein du Laboratoire des
Recherches Chimiques et Procédés de Séparation. Il se spécifie notamment dans les études et
recherches liées au phosphate et ses dérivées.
I. Introduction générale :
Les procédés de fabrication de l’acide phosphorique sont classés en deux grandes
catégories : les procédés de voie sèche et les procédés de voie humide.
I.1 les procédés de voie sèche :
Dans ces procédés, le phosphate est réduit à l’état de phosphore par chauffage à haute
température en présence de carbone sous forme de coke. La réaction chimique qui se produit
est une réaction d’oxydo-réduction dont l’équation est la suivante :
Ca3 (PO4) 2+3SiO2+5C+chaleur → 3(CaO.SiO2) +5CO+P2
Cette transformation est réalisée dans un four électrique porté à 1500°C. A cette
température, le silicate de calcium, les sels et les oxydes du minerai sont à l’état fondu et
forme un « laitier » tandis que l’oxyde de carbone et le phosphore sont volatilisés. Il est ainsi
facile de séparer ces deux substances.
Pour la production d’acide phosphorique, les gaz sont d’abord dépoussiérés puis soumis à
un refroidissement dans une haute colonne arrosée à la partie supérieure par de l’eau froide.
La température qui avoisine 45°C permet la condensation du phosphore gazeux seulement qui
se condense sous forme de gouttelettes pendant que le CO reste à l’état gazeux. Le phosphore
liquide ainsi obtenu alimente le brûleur d’un four de combustion où en présence d’oxygène
atmosphérique provenant d’air injecté dans le four, il se transforme en P2O5 selon la réaction :
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P2 + 5/2 O2 → P2O5
Les gaz de cette combustion sont alors introduits dans une autre colonne, également
arrosée avec de l’eau et fonctionnant en contre courant. Durant le contact entre les gaz et les
gouttelettes d’eau dans la colonne, le P2O5 se dissout dans l’eau pour former l’acide
phosphorique :
P2O5 + 3H2O → 2 H3PO4
Ce procédé, également appelé procédé par voie thermique, permet de fabriquer de l’acide
phosphorique de grande pureté mais consomme une quantité considérable d’énergie électrique
et produit donc l’acide à un prix élevé.
II.2 les procédés de voie humide :
Ces procédés utilisent l’attaque du minerai de phosphate par un acide se trouvant en
solution aqueuse. Se sont les trois grands acides minéraux qui sont utilisés : les acides
chlorhydriques, nitriques et sulfuriques.
L’attaque chlorhydrique est représenté par :
Ca3 (PO4)2 + 6 HCl 3CaCl2 + 2H3PO4
Il y a donc production simultanée de chlorure de calcium, produit presque sans valeur,
qui est soluble dans la solution d’acide phosphorique produite. Comme il est difficile de l’en
extraire, ce procédé est très peu utilisé :
L’attaque nitrique se représente par :
Ca3 (PO4) 2 + 6 HNO3 3Ca (NO3) 2 + 2H3PO4
Il y a production du nitrate de calcium qui est très soluble dans la solution d’acide
phosphorique. Pour l’en extraire sous forme de cristaux, il faut refroidir vigoureusement la
solution, ce qui rend le procédé onéreux et explique que son utilisation est également très
limitée.
L’utilisation de l’acide sulfurique entraîne, quant à elle, l’apparition de sulfate de calcium
dans l’acide phosphorique fabriqué. Suivant la température à laquelle l’attaque est effectuée,
ce sulfate de calcium est plus ou moins hydraté et prend naissance soit sous la forme de
dihydrate ou de gypse CaSO4.2H2O, soit sous la forme d’hémihydrate ou plâtre
CaSO4.1/2H2O, soit encore sous la forme d’anhydrite ou sulfate de calcium anhydre CaSO4.
Ca3 (PO4) 2 + 3H2SO4+ 2H2O 3CaSO4.2H2O +2H3PO4
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(T<90°C)
Ca3 (PO4) 2 + 3H2SO4 +1/2 H2O 3CaSO4.0.5 H2O +2H3PO4
(90°C<T>150°C)
Ca3 (PO4) 2 + 3H2SO4 3CaSO4 + 2 H3PO4
(T>150°C)
L’attaque sulfurique présente le grand avantage que le sulfate de calcium produit, quelle
que soit la forme hydratée que l’on considère, est quasiment insoluble dans la solution d’acide
phosphorique fabriqué et par conséquent s’en sépare très aisément, par exemple par filtration.
De plus, le sulfate de calcium trouve des utilisations intéressantes dans la fabrication des
matériaux de construction (ciment blanc, plâtre …). Ainsi, la très grande majorité des
installations de fabrication d’acide phosphorique utilisent l’acide sulfurique comme milieu
d’attaque.
II. Le phosphogypse :
La réaction de base de la fabrication de l'acide phosphorique par voie humide peut s'écrire
de façon simplifiée comme suit :
Réaction Ca3 (PO4)2 + 3 H2SO4 + 6 H2O ---> 3 CaSO4.2 H2O + 2 H3PO4
Poids moléculaires 310 + 294 + 108 ---> 516 + 196
Etat solide + liquide ---> solide + liquide
Il s'agit donc d'une réaction en milieu hétérogène entre un solide et un liquide et dont les
produits sont un liquide et un sous-produit solide; ce dernier est d'ailleurs plus abondant que
le minerai solide dont on est parti.
Si l'on tient compte des impuretés présentes dans les minerais, qu'il s'agisse d'éléments
associés au phosphate de chaux dans la molécule d'apatite ou présents dans l'exogangue, on
retient les chiffres arrondis suivants :
Poids de gypse / poids de minerai : environ 1,5
Poids de gypse / poids de P2O5 : environ 5
Depuis le début de l'industrie de l'acide phosphorique, on avait pris l'habitude de
considérer le phosphogypse comme un déchet dont l'élimination devait se faire au moindre
coût :
- soit en mer ou en estuaire,
- soit en terril proche de l'usine.
Mais l'intérêt croissant porté aux problèmes d'environnement a amené la prise en
considération de nuisances - réelles ou fictives - induites par ces pratiques.
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En effet, le phosphogypse contient généralement des composants nuisibles provenant :
- soit du phosphate d'origine
* composés fluorés
* métaux lourds tels plomb et cadmium
* radioactivité associée principalement aux émanations de radon
- soit du processus de fabrication
* acidité résiduelle
Etant donné les importantes quantités de phosphogypse produites - à savoir de l'ordre de
130 millions de tonnes par an - les autorités se sont préoccupées des problèmes qu'ils posent
là où ils sont particulièrement aigus c'est-à-dire :
- soit dans les régions à forte densité de population où sont installés les usines de
production d’acide phosphorique.
- soit où la concentration de la production d'acide phosphorique est particulièrement forte.
Le phosphogypse peut être valorisé lorsque sa qualité est améliorée entre autres par le
recours à des procédés qui font passer le sulfate de chaux par diverses phases cristallines afin
de l'épurer. Alors, ce n'est plus un déchet, mais un co-produit de la fabrication d'acide
phosphorique susceptible de remplacer le gypse naturel dans la plupart de ses applications
telles que celles qui concernent les industries plâtrières, cimentières, sucrières, papetières et
l'agriculture.
III. Les métaux lourds :
Les métaux lourds sont des polluants engendrés par l'activité humaine qui ont un fort
impact toxicologique. Les métaux toxiques sont nombreux, mais on peut citer surtout
l'arsenic, le cadmium, le plomb et le mercure. Ils ont des impacts sur les végétaux, les
produits de consommation courante et sur l'homme.
En effet, Les définitions des métaux lourds sont multiples et dépendent du contexte dans
lequel on se situe ainsi que de l’objectif de l’étude à réaliser.
D’un point de vue purement scientifique et technique, les métaux lourds peuvent être
également définis comme :
tout métal ayant une densité supérieure à 5.
tout métal ayant un numéro atomique élevé, en général supérieur à celui du
Sodium (Z=11).
tout métal pouvant être toxique pour les systèmes biologiques.
Certains chercheurs utilisent des définitions plus spécifiques encore. Le géologue, par
exemple, considérera comme métal lourd tout métal réagissant avec la pyrimidine (C 4H4N2).
Dans le traitement des déchets liquides, les métaux lourds indésirables auxquels on
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s’intéresse principalement sont : l’arsenic (As), le cadmium (Cd), le chrome (Cr), le mercure
(Hg), le nickel (Ni), le plomb (Pb), le sélénium (Se), le zinc (Zn).
Dans les sciences environnementales, les métaux lourds associés aux notions de
pollution et de toxicité sont généralement : l’arsenic (As), le cadmium (Cd), le chrome
(Cr), le cuivre (Cu), le mercure (Hg), le manganèse (Mn), le nickel (Ni), le plomb (Pb),
l’étain (Sn), le zinc (Zn).
Enfin, dans l’industrie en général, on considère comme métal lourd tout métal de densité
supérieure à 5, de numéro atomique élevé et présentant un danger pour l’environnement et/ou
pour l’homme.
Une quantité importante de métaux lourds est introduite dans l’environnement par
l’intermédiaire de sources naturelles et humaines. Cette contamination a plusieurs origines
telles que la combustion de fossiles, les gaz d’échappement des véhicules, l’incinération,
l’activité minière, l’agriculture et les déchets liquides et solides. Mais elle peut également
être d’origine naturelle via les volcans, l’activité des sources thermales, l’érosion,
l’infiltration, etc. D’autre part, le cadmium, l’arsenic, et surtout le mercure et le plomb sont
introduits dans l’environnement, de façon quasi exclusive par l’homme.
On vient alors de révéler le caractère omniprésent des métaux lourds dans notre
environnement habituel. Toutefois, les conséquences de cette omniprésence seraient moindres
si elle n’était pas associée à un risque direct de contamination pour l’homme. De manière très
intuitive, on comprend qu’à terme, l’homme qui peut se trouver à tous les échelons du cycle
de répartition des métaux lourds dans l’environnement, va en absorber par différentes voies et
devenir lui-même réservoir des métaux lourds avec des conséquences probables sur la santé.
Le tableau suivant donne quelques impacts des métaux lourds sur la santé humaine :
Particules Toxicité
Plomb Troubles du système nerveux, affection du foie et des reins
Cadmium Affections respiratoires, troubles rénaux
Mercure Troubles du système nerveux (mémoire, fonctions sensorielles de
coordination)
Nickel Maladies respiratoires, asthme, malformations congénitales, cancers
Chrome Cancers, troubles dermatologiques, anémie
Tableau 1 : quelques impacts des métaux lourds sur la santé humaine
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Dissolution du phosphogypse par l’acide sulfurique :
Dans un réacteur discontinu de 2L, nous introduisons une masse déterminée de
phosphogypse sur laquelle on ajoute de l’acide sulfurique à différentes concentrations (2, 4, 6,
8, 10 %) de telle sorte que cette masse présente 5, 10, 15 % par rapport à la masse finale.
Nous portons à une température de 20, 60, 80°C et sous agitation mécanique, la réaction est
maintenue durant une heure. La solution est filtrée et lavée avec 100 ml d’une solution
d’acétone à 25 %. Le solide récupéré est mis dans l’étuve de 100 °c pour une heure. Nous
comparons ensuite le solide qui reste par rapport à celui du départ.
Par exemple, Pour une masse globale de 500 g, un taux de solide de 5% correspond à 25
g. Ces 25 g sont obtenus à partir d’une quantité de phosphogypse pour lequel nous avons
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déterminé le taux de solide puisqu’il est humide. Ensuite, on complète avec une solution
d’acide sulfurique à une concentration déterminée jusqu’à 500 g.
Dissolution par le carbonate de sodium :
Dans un réacteur discontinu de 2L, nous introduisons une quantité du phosphogypse dont
la masse du solide est 50 g. Nous ajoutons ensuite sous agitation mécanique à température
ambiante, une solution aqueuse de carbonate de sodium (20 % massique) de telle sorte que
NaCO3 présente 60, 80, 100, 120, 150 % par rapport à la stœchiométrie de la réaction.
L’agitation est maintenue durant une heure. La solution est filtrée et lavée avec 100 ml d’une
solution d’acétone à 25 %.
Réaction stoechiométrique:
CaSO4 + Na2CO3 → CaCO3 + Na2SO4
n(CaSO4) = n(Na2CO3)
m(Na2CO3) = m(CaSO4)*M(Na2CO3)/M(CaSO4)
m(Na2CO3) = 50*106/136
m(Na2CO3)= 39 g
Par exemple, pour 60% par rapport à la stœchiométrie, on prendra 60*39/100 de Na2CO3.
Dissolution par l’EDTA :
L’EDTA : acide éthylènediaminetétracétate C 10H14N2Na2O8 « symbolisé dans tout le
rapport par YH2Na2 »
Dans un réacteur discontinu de 2L, nous introduisons une quantité du phosphogypse dont
la masse du solide est 50 g. Nous ajoutons ensuite sous agitation mécanique à température
ambiante, une solution aqueuse de YH 2Na2 (20 % massique) de telle sorte qu’elle présente 60,
80, 100, 120, 150 % par rapport à la stœchiométrie de la réaction.
L’agitation est maintenue durant une heure. La solution est filtrée et lavée avec 100 ml d’une
solution d’acétone à 25 %.
Réaction stoechiométrique :
CaSO4 + YH2Na2, 2H2O → Ca YH2, 2H2O + Na2SO4
n(CaSO4) = n(YH2Na2, 2H2O)
m(YH2Na2, 2H2O) = m(CaSO4)*M(YH2Na2, 2H2O)/M(CaSO4)
m(YH2Na2, 2H2O) = 50*372/136
m(YH2Na2, 2H2O) = 136 g
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Par exemple, pour 60% par rapport à la stœchiométrie, on prendra 60*136/100 de L’EDTA.
I. Analyses physique et chimique :
D’après les résultats de la Diffraction aux Rayons X <DRX>, nous avons constaté que
notre dépôt se constitue essentiellement de CaSO 4 (phosphogypse anhydre), avec l’existence
d’un autre composé minoritaire Na2SiF6 (fluosilicate de sodium).
Les résultats d’analyse chimique montrent que les ions Ca 2+ représentent 32 % en masse
du dépôt, alors que les ions SO42- représentent 53 %.
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II. Dissolution par l’acide sulfurique :
Nous avons réalisé une étude de dissolution du phosphogypse par l’acide sulfurique.
Ci-dessous, le suivi de la solubilisation du phosphogypse en fonction de la concentration
d’acide sulfurique à différents taux de solide et température.
Concentration Taux de Masse de SO42- dans le Masse de SO42-
Entrées d'acide (%) Solide (%) Température (°C) phosphogypse introduit (g) Solubilisé (g)
1 2 5 20 13,25 0,14
2 2 15 20 39,75 0,18
3 2 5 60 13,25 0,78
4 2 10 60 26,50 1,03
5 2 15 60 39,75 2,39
6 2 5 80 13,25 2,09
7 2 10 80 26,50 4,02
8 4 10 20 26,50 0,23
9 4 5 60 13,25 0,03
10 4 10 60 26,50 3,21
11 4 15 60 39,75 1,05
12 4 15 80 39,75 2,68
13 6 10 20 26,50 0,27
14 6 5 60 13,25 1,35
15 6 10 60 26,50 3,82
16 6 15 60 39,75 2,50
17 6 10 80 26,50 3,07
18 6 15 80 39,75 2,76
19 8 15 60 39,75 3,89
20 10 5 20 13,25 0,70
21 10 10 20 26,50 4,31
22 10 5 60 13,25 2,42
23 10 10 60 26,50 4,42
24 10 5 80 13,25 2,82
25 10 10 80 26,50 4,16
Tableau 2 : Résultats de la solubilisation par H2SO4
Comme le montre le tableau de résultats, la solubilisation du phosphogypse avec l’acide
sulfurique reste tout de même médiocre dans les différents essais réalisés.
III. Dissolution par une solution aqueuse de Na2CO3 :
Vu que l’acide sulfurique n’a pas donné satisfaction, nous avons entrepris d’étudier la
solubilisation du phosphogypse en fonction de la quantité ajouté de la solution de carbonate
de sodium.
Cette opération consiste à remplacer les ions SO 42- du phosphogypse par les ions CO 32- du
carbonate de sodium. Il en résulte la production d’un solide CaCO3 et un liquide Na2SO4.
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Na2CO3 par rapport Masse de SO42- dans le Masse de SO42-
Entrées* à la stœchiométrie (%) phosphogypse introduit (g) solubilisé (g)
1 60 26,50 10,06
2 80 26,50 21,68
3 100 26,50 25,76
Tableau 3 : Résultats de la solubilisation par Na2CO3
*Essais réalisés avec 50 g du phosphogypse sec sous une température de 20 °C.
D’après les résultats ci dessus, nous constatons qu’il y a une forte solubilisation du
phosphogypse. Comme nous pouvons dire qu’elle est proportionnelle au pourcentage
stœchiométrique de Na2CO3.
IV. Dissolution par l’EDTA
Sur la base des résultats précédents, nous avons essayé de solubiliser le phosphogypse par
l’EDTA, et comparé les résultats avec ceux obtenus par l’ajout de carbonate de sodium.
Cette réaction a le même principe que précédemment, l’EDTA permettra de complexer
les ions Ca2+.
La réaction de complexation :
YH2Na2 + CaSO4 YH2Ca + Na2SO4
L’EDTA par rapport Masse de SO42- dans le Masse de SO42-
Entrées* à la stœchiométrie (%) phosphogypse introduit (g) solubilisé (g)
1 60 26,50 13,17
2 80 26,50 19,35
3 100 26,50 24,90
Tableau 4 : Résultats de la solubilisation par l’EDTA
*Essais réalisés avec 50 g du phosphogypse sec sous une température de 20 °C.
D’après les résultats ci dessus, nous notons que l’EDTA agit sur le phosphogypse de la
même manière que le carbonate de sodium. La solubilisation des sulfates augmente avec la
quantité de l’EDTA ajouté.
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Le carbonate de sodium et l’EDTA ont respectivement donné de meilleurs résultats de
solubilisation que l’acide sulfurique. L’optimisation des pourcentages stoechiométriques
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de carbonate de sodium et de l’EDTA, ont montré que la quantité des sulfates solubilisés est
presque proportionnelle à la stoechiométrie de la réaction.
Les résultats obtenus sont encourageants, et une étude plus approfondie serait intéressante
en vu d’une application industrielle.
Il serait aussi intéressant de tester d’autres réactifs afin de dresser un tableau comparatif
de la solubilisation en fonction de ces différents ajouts ainsi qu’en fonction de la faisabilité et
du coût qu’engendreraient ces ajouts.
ère
1 année master génie 18 2004-2005
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Le phosphogypse est un sous-produit de l’industrie de fabrication de l’acide
phosphorique par voie humide. Il est issu de l’attaque du minerai de phosphate par l’acide
sulfurique.
Au Maroc, on s’intéresse énormément à la solubilisation du phosphogypse afin de
pouvoir l’évacuer des milieux réactionnels de la fabrication d’acide phosphorique, en
minimum de temps avec les moindres efforts et les moindres coûts.
Par conséquent, l’objet de ce travail consiste en l’étude de la solubilisation du
phosphogypse en fonction de l’ajout d’acide sulfurique, carbonate de sodium et l’EDTA, sous
l’effet de différents paramètres.
A la fin, nous avons trouvé que le phosphogypse a pu être solubilisé efficacement avec le
carbonate de sodium et l’EDTA qu’avec l’acide sulfurique.
The phosphogypsum is a by-product of the industy of manufacture of the phosphoric acid
by humid way. It is descended of the attack of the phosphate ore by the sulphuric acid.
To Moroccco, we are interested enormously to make soluble the phosphogypsum in
order to be able to evacuate it from the reactional middles of phosphoric acid manufactue, in a
time minimum with least efforts and least costs.
Therefore, the object of this work consists in the survey of the solubilisation of the
phosphogypsum according to the sulphuric acid, sodium carbonate and the EDTA addition,
under the effect of different parameters.
As results, we found that the phosphogypsum could be efficiently rended soluble with the
sodium carbonate and the EDTA than with the sulphuric acid.
ère
1 année master génie 19 2004-2005
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[Link]
[Link]
M. Di Benedetto « Méthodes spectrométriques d’analyse et de caractérisation ». LES
METAUX LOURDS, Dossier SAM 1997. Ecole National Supérieur des Mines de Saint –
Etienne.
A. Davister. Le phosphogypse « déchet (plus ou moins nuisible) ou ressource », Avril 1998
Belgique.
Les rapports de CERPHOS ; service de documentation.
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1 année master génie 20 2004-2005
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