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Propriétés et types d'argiles

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L'argile en géologie, minéralogie et pédologie
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Utilisation
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Risques de contamination


Histoire des argiles, savoirs, croyances et religions
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Notes et références
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Argile
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Pour l’article ayant un titre homophone, voir Arjil.

« Argile (matériau) » et « Argile (roche) » redirigent ici. Pour les autres


significations, voir Argile (homonymie).

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2021).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web
de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant
les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

Argile

Argile du Quaternaire, en Estonie.

Catégorie roche sédimentaire

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Figurines néolithiques en argile du Musée national


archéologique d’[Link]ée du Vieux Toulouse - Homme nu au rocher, terre
cuite, 1861 - Charles Ponsin-Andarahy.
L’argile est une matière rocheuse naturelle à base de silicates ou
d'aluminosilicates hydratés de structure lamellaire, provenant en général de
l'altération de silicates à charpente tridimensionnelle, tels que les feldspaths. Elle
peut être une matière localement abondante, très diverse, traitée ou raffinée avant
emploi, à la fois meuble ou plastique (souvent après addition d'eau) ou à pouvoir
desséchant, absorbant ou dégraissant, voire à propriétés collantes ou
encore réfractaires, pour servir par exemple autrefois selon des usages spécifiques,
souvent anciens, au potier et au briquetier, au maçon et au peintre, au teinturier et
au drapier, au verrier et à l'ouvrier céramiste.

En réalité, le terme issu du latin argilla peut s'appliquer au choix à un minéral argileux
et à un ensemble de minéraux argileux, ainsi qu'à diverses roches essentiellement
composées de ces minérauxn 1. Les roches de la classe des lutites comptent l'argilite,
l'argilolite ou argilotithe, et les shales, à l'exclusion des schistes métamorphisés. Les
argiles sont des roches sédimentaires clastiques. Lorsqu'elles renferment
du calcaire, trois sous-classes sont définies entre le pôle argile et le pôle calcaire, en
fonction de leur teneur en calcaire : argile calcaire, puis marne, et enfin calcaire
argileux. Les argiles riches en silice gélatineuse, soluble dans les alcalis, se
nomment gaizes. Le limon ou le lehm sont des argiles qui renferment des particules
siliceuses, et accessoirement des pigments minéraux comme la limonite ou
la goethite. Le lœss est un dépôt de couleur jaunâtre, d'origine paléoglaciaire et
composé essentiellement d'argiles et de fines particules calcaires et siliceuses.

Au sens large, l'argile est aussi un sédiment, composé de particules fines issues de
l'altération des roches (processus appelé argilisation), parfois des roches
sédimentaires argileuses métamorphisées en schistes1. C'est pourquoi le monde
agricole, conscient du rôle déterminant des argiles dans la rétention d'eau des sols,
et donc dans le développement des plantes, qualifiait d'argile au sens générique les
sols limoneux ou terres « grasses » ou « dégraissantes ». Molles ou malléables
suivant leur degré d'humidité, elles sont susceptibles de se dessécher en plaques
compactes qui se rétractent et se fendillent au soleil, libérant de fines poussières de
cette matière devenue friable et cassable. Elle s'amollit à l'eau et génère en milieu
humide, après tassements répétés, des boues colorées plus ou moins liquides, plus
ou moins salissantes, plus ou moins collantesn 2. Le cultivateur sait que l'adjonction
d'argile rend la terre imperméable, au contraire du sable fin. La terre argileuse est
lourde et compacte, résistante et difficile à labourer, se durcissant en croûtes
épaisses parfois craquelées lors des sécheresses.

Les potiers et les maçons reconnaissent traditionnellement l'argile verte ou la terre


glaise des argilières, avec laquelle ils préparent leur matière première : le premier
pour une poterie spécifique, le second en fabricant un ciment ou une chaux
hydrauliquen 3. Les hommes des métiers du feu distinguaient les argiles fusibles,
comme les argiles figulines appréciées pour les faïences communes, les briques et
les tuiles, et les argiles smectiques, en usage pour dégraisser les draps comme terre
à foulon, des argiles infusibles, telles que le kaolin ou diverses argiles plastiques. Les
peintres antiques connaissaient déjà les argiles ocreuses, tout comme les modestes
constructeurs en terres argileuses utilisaient sans le savoir les propriétés de l'argile
colloïdale.
Actuellement, la deuxième grande utilisation de l'argile à l'échelle industrielle réside
dans la fabrication du ciment (à base de clinker : 70 à 80% de calcaire et 20 à 30%
d'argile )

Les ciments bas carbone en font une utilisation plus importante encore, sous forme
d'ajout au clinker. Elle est alors souvent simplement calcinée, ce qui nécessite une
température moindre, de l'ordre de celles utilisées pour la cuisson de briques
(chamotte). Ce sont alors parfois des argiles différentes non disponibles sur les sites
historiques, demandant de ce fait un transport supplémentaire.

L'argile en géologie, minéralogie et


pédologie
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Historiquement, en géologie et science du sol, le terme d'argile correspond à
l’ensemble des minéraux qui présentent une taille inférieure à 2 µm dans une roche.
Cette coupure granulométrique invisible à l'œil est héritée des
études pétrographiques effectuées par microscopie optique à la fin du XIXe siècle.
Les cristaux présentant alors une taille inférieure à 2 µm n'étaient pas
reconnaissables et classés sous l’appellation d'argile2. Aujourd'hui, l’appellation
d'argile diffère en fonction des domaines d'étude. Ainsi, en géotechnique, où l’on
s’intéresse avant tout au comportement mécanique des sols, on désigne par argile
les matériaux de granulométrie inférieure à 4 µm (entre 4 et 50 µm, on parle
de limon). En science des argiles, l'argile ne correspond pas à une coupure
granulométrique, mais à des minéraux. Le terme est alors utilisé pour décrire
les phyllosilicates et plus particulièrement les minéraux argileux.

Minéraux argileux
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Article détaillé : Minéral argileux.
Ces minéraux sont classés en trois grandes familles selon l'épaisseur des feuillets
(0,7 ; 1,0 ou 1,4 nm), qui correspondent à un nombre de couches d'oxydes
tétraédriques (Si) et octaédriques (Al, Ni, Mg, Fe2+, Fe3+, Mn, Na, K, etc.). L'espace
entre feuillets peut contenir de l'eau ainsi que des ions. Il en résulte des variations de
la distance entre feuillets, et donc des variations dimensionnelles macroscopiques de
l'argile quand elle s'hydrate (dilatation) ou s'assèche (contraction) pouvant provoquer
des fissures. Un matériau sec qui contient beaucoup de minéraux argileux « happe à
la langue » (absorbe de l'eau en formant une pâte plastique)3.

Les phyllosilicates se présentent sous forme de petits cristaux micrométriques, en


plaquettes hexagonales ou en (micro)fibres. Ce sont les minéraux
phylliteux halloysite, kaolinite, montmorillonite, illite et bravaisite, la glauconite,
les smectites, les interstratifiés comme les vermiculites, les minéraux fibreux tels que
les attapulgites ou les sépiolites, enfin les chlorites et les micas, ces dernières en
très petits morceaux souvent altérés pouvant être assimilés à des argilesn 4.

Leur origine est variée : altération de roches ou résidus de roches suivant des
conditions locales suivant les zones d'altération des roches endogènes4, sols
à apport sédimentaire, diagenèse, éruption volcanique, météorites spécifiques.
L'essor des études par rayons X (radiocristallographie, diffraction X, etc.) a permis
l'étude et la caractérisation des argiles.

Roches argileuses
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Les roches argileuses sont des roches sédimentaires ou résiduelles à grains très fins
(classe des lutites), qui contiennent au moins 50 % de minéraux argileux. Ces roches
sont tendres, rayables à l'ongle, fragiles à sec et durcissantes à la chaleur ou à la
cuisson, imperméables et faisant pâte à l'eau. Elles sont abondantes dans les
formations sédimentaires, tant continentales que marines. Elles se divisent en argiles
calcaires, argiles sableuses, micacées, etc. Elles peuvent être déposées en horizon
ou couches de faible puissance, alternant avec d'autres couches rocheuses telles
que calcaires, grès, évaporites, etc., en structures litées (shale), rubanées
ou varvées. Elles peuvent aussi constituer des masses par empilement quasi-
continus de couches épaisses, parfois même sans stratification apparente (argilite).
En présence de minéraux détritiques, les argiles contiennent souvent des débris,
morceaux ou clastes de roches divers. Dans tous les cas, les formations argileuses
jouent un rôle majeur dans l'exploitation des ressources en eau et en hydrocarbures,
car elles entravent ou stoppent l'écoulement parfois lent de ces derniers minéraux
liquides.

L'argilite, par exemple, est une roche argileuse composée en grande partie
de silicates d'aluminium plus ou moins hydratés et présentant une structure feuilletée
(phyllosilicates) expliquant leur plasticité, ou fibreuse (sépiolite et palygorskite),
expliquant leurs qualités d'absorption.

Structure des minéraux argileux


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Les minéraux argileux sont tous constitués d'un empilement de
feuillets tétraédriques et octaédriques, entrecoupés par un espace appelé espace
interfoliaire :

 les feuillets tétraédriques sont agencés en mailles hexagonales et sont constitués


de tétraèdres d'oxygène entourant un atome de silicium ou d'aluminium ([SiO 4]4−,
[AlO4]5−) ;
 les feuillets octaédriques sont composés d'octaèdres formés par deux plans
d'oxygènes-hydroxyles encadrant des atomes plus larges tels
que : Al, Fe, Mg, Li, etc. Les cations constituants du feuillet octaédrique induisent,
selon leur valence, une modification du taux de remplissage de la couche. Ainsi,
pour une couche octaédrique purement magnésienne par exemple, constituée
donc d'ions Mg2+, un taux de remplissage de 100 % est constitué. Tous les
octaèdres sont occupés : on parle d'argile trioctaédrique. À l'inverse, pour une
couche octaédrique purement alumineuse par exemple, constituée donc d'ions
Al3+, le taux de remplissage sera aux 2⁄3. Deux octaèdres sont remplis et un est
laissé vide : on parle de vacance ;
 des substitutions isomorphiques peuvent intervenir entre les différents atomes
constituants de la couche tétraédrique ou octaédrique (notamment Si4+ par
Al3+ dans la couche tétraédrique, Al3+ partiellement substitués par des ions
Mg2+ et/ou Fe3+ ou Fe2+ dans la couche octaédrique). Ces substitutions induisent
un déficit de charge permanent, faisant de beaucoup d'argiles des espèces
stablement chargées négativement. Ces charges sont compensées par
l'incorporation de cations (anhydres, hydroxylés ou hydratés) soit dans l’espace
interfoliaire des minéraux (c'est le cas pour les minéraux argileux de
type smectite ou vermiculite) et/ou à la surface externe des particules (cas de
la kaolinite)5. Ces cations (K+, Na+, Ca2+, etc.) dans l'interfeuillet, appelés
« compensateurs de charges » ou « cations échangeables », rétablissent la
neutralité électrique de l'édifice6 ;
 les groupements OH− présents en bordure des argiles induisent également une
capacité d'échange et d'adsorption d'espèces chargées. Ces groupements
hydroxyles sont cependant dépendants du pH ainsi : À bas pH, les hydroxyles de
surfaces sont entièrement protonés (OH) l'argile montre une charge de bordure
globalement positive. À haut pH, les hydroxyles se déprotonent, la surface est
globalement négative (O2−). On parle alors ici de charges variables. Ces
dernières sont nettement moins importantes que les charges permanentes, mais
jouent tout de même un rôle dans la capacité d'échange de l'argile ;
 exemple de calcul de la charge permanente : Si on considère une Kaolinite, de
formule Si4Al4O10(OH)8, le bilan de charge est le suivant : 4 atomes Si4+ +
4 atomes Al3+ + 18 atomes O2− + 8 atomes H+ = . Cette argile n'a pas de charge
permanente et donc aucun cation interfoliaire pour neutraliser la charge. La
totalité de la capacité d'échange de cette argile est liée à ses charges variables
de bordure. À l'inverse, une Montmorillonite de formule
(Na)0,6(Al3.4, Mg0.6)Si8O20(OH)4•nH2O montre le bilan suivant : 8 atomes Si4+ +
3,4 atomes Al3+ + 0,6 atomes Mg2+ + 24 atomes O2− + 4 atomes H+ = ce déficit
est comblé par l'incorporation de 0,6 cations monovalent, ou 0,3 cations divalent
(dans l'exemple on considère Na0.6). La totalité de la capacité d'échange de cette
argile est liée à ses charges permanentes ainsi qu'à ses charges de bordure.
Propriétés de gonflement et d'échange
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Certaines argiles présentent la capacité d'augmenter leurs espaces interfoliaires.
Cette propriété provient de l'incorporation de cations hydratés (Na, Ca, etc.)
permettant de compenser les déficits de charges permanents. Ce phénomène ne se
produit plus si la charge de l'argile est trop forte (ex. : micas : charge totale de l'argile
de -1, parfaitement contrebalancé par les cations déshydratés (K)), ou nulle
(ex. : pyrophyllite, talc : charge totale de l'argile de 0, aucun cation interfoliaire). Les
espèces expansibles sont celles dont la charge varie de 0,3 à 0,8, ce qui comprend
la sous-classe des smectites et les vermiculites. C'est l'eau incorporée via les cations
hydratés qui permet le gonflement de l'édifice cristallin. Le gonflement est d'autant
plus important que l'humidité est élevée. À un état parfaitement sec, une smectite
n'aura aucune molécule d'eau, la distance feuillet + interfolaire = 10 Å, comme une
pyrophyllite. La distance feuillet + interfolaire d'une smectite peut ainsi aller de 10 à
18 Å.

Les cations qui compensent les charges permanentes et variables de l'argile restent,
pour la plupart, échangeables dans l'environnement. Chaque argile a ainsi
une CEC propre témoignant de leur appartenance à une des grandes familles de
minéraux argileux. À titre indicatif, les smectites ont une capacité d'échange bien
plus grande que les kaolinites, car pour ces dernières, leur capacité d'échange est
uniquement dictée par les charges variables.

Différence de structure entre un feuillet octaédrique dioctaédrique et trioctaédrique.

Structure atomique d'une argile TOT trioctaédrique.

Structure des feuillets d'une argile TOT trioctaédrique.

Vue du feuillet tétraédrique arrangé en mailles pseudo-hexagonales.

Vue d'un empilement de 10 feuillets.


Floculation
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La plupart des minéraux argileux ont la particularité de posséder une charge de
surface négative. Par conséquent, les feuillets se repoussent entre eux, et l'apport de
cations réduit cette répulsion électrique, ce qui entraîne l'agglomération des
particules argileuses, phénomène appelé floculation.

 Dans la nature
Dans les estuaires, le taux de salinité de la mer (dû en partie au cation Na+) favorise
la floculation bien en amont de l'embouchure. Les particules argileuses floculent et
forment un amas de vase, le bouchon vaseux. « Pendant les périodes de mortes-
eaux, on constate une phase d'accumulation pendant laquelle la vase se consolide
partiellement pour former la crème de vase7 ».

 Dans les activités humaines


Un des buts du chaulage des sols est la floculation stable du complexe argilo-
humique8.

La floculation peut aussi être utilisée pour le traitement ou la purification d'eaux


sales.

Classification des minéraux argileux


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On différencie les argiles par leur type de combinaison d'empilement des feuillets
tétraédriques et octaédriques, le cation de la couche octaédrique, la charge de
l'argile et le type de matériel interfoliaire9,10.

Les minéraux argileux se répartissent en plusieurs grandes familles :

 les minéraux argileux dits 1:1 ou TO : Ces derniers sont constitués d'un feuillet
tétraédrique surplombant une couche octaédrique. Ils présentent typiquement
une taille de 7 Å (TO+interfoliaire). En fonction de la nature du feuillet
octaédrique, on distingue les argiles TO à feuillet trioctaédrique (feuillet de
type brucite, Mg(OH)2) et les argiles TO à feuillet dioctaédrique (feuillet de
type gibbsite, Al(OH)3) ;
 les minéraux argileux dits 2:1 ou TOT : Ces derniers sont constitués de deux
feuillets tétraédriques encadrant une couche octaédrique. Ils présentent en
fonction de l'espèce une taille allant de 10 Å à 18 Å (TOT+interfoliaire). Comme
pour les argiles TO, on distingue les argiles TOT à feuillet dioctaédrique et les
argiles TOT à feuillet trioctaédrique ;
 les minéraux argileux dits 2:1:1 ou TOT:O : Ces derniers sont constitués de deux
feuillets tétraédriques encadrant une couche octaédrique, l'espace interfoliaire est
rempli par un feuillet octaédrique. Ce feuillet interfoliaire octaédrique possède la
même structure que la brucite, on parle dans ce cas de feuillet brucitique. Les
argiles 2:1:1 présentent typiquement une taille de 14 Å (TOT+O). Ce groupe est
constitué par le grand groupe des chlorites. On les classe également selon
l'aspect dioctaédrique ou trioctaédrique du feuillet octaédrique et du feuillet
brucitique.
Tableau récapitulatif des argiles
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Nomenclature utilisée : Te/Si = rapport entre le nombre de cations Si tétraédriques
par maille qu'il y aurait en l'absence de substitution dans le feuillet tétraédrique et le
nombre de cations Si tétraédriques par maille existant réellement, Oc = rapport entre
la charge totale des cations par maille dans le feuillet octaédrique, et la charge totale
des cations par maille qu'il y aurait dans le feuillet octaédrique en l'absence de
substitution. Les parenthèses indiquent le(s) cation(s) octaédrique(s). Les crochets
indiquent le(s) cation(s) de compensation dans l'espace interfoliaire

Explication du classement : exemple d'une montmorillonite de charge 0,6 (avec


sodium interfoliaire) : (Na)0,6(Al3.4, Mg0.6)Si8O20(OH)4• nH2O : La couche tétraédrique
est entièrement Si ; on a donc Te/Si=8, à l'inverse l'octaèdre montre (par définition)
une substitution Al↔Mg on a donc le bilan des charges positives (dans cet exemple)
= 3,4 × 3+0,6 × 2 = 11,4 ; or la charge parfaite de l'octaèdre d'une argile TOT est de
12. On se retrouve alors dans le cas Oc<12/12. Attention, il n'est pas rare de trouver
les formules par demi-maille des argiles, la montmorillonite de l'exemple devient
alors (Na)0,3(Al1.7, Mg0.3)Si4O10(OH)2• nH2O

Argiles 1:1 TO

dioctaédri
dioctaédrique trioctaédrique trioctaédrique
que

Te/Si = 4 Te/Si = 4
Te/Si = 4 Te/Si < 4
Oc =
Oc = 12/12 Oc = 12/12 Oc > 12/12
12/12

Espaceme
Espacement
Espacement stable nt Espacement stable
stable
variable
Cronstedtite (F
e2+,
3+
Kaolinite (Al), Nacrite (Al) Halloysit Antigorite (Mg), Chrysotile (Mg Fe ), Berthiéri
, Dickite (Al) e (Al) ), Lizardite (Mg, Al) ne (Al,
Fe2+), Amésite
(Al, Mg)

Argiles 2:1 TOT dioctaédriques

Te/Si = 8 Te/Si = 8 Te/Si < 8 Te/Si < 8 Te/Si < 8

Oc = 12/12 Oc < 12/12 Oc = 12/12 Oc < 12/12 Oc = 12/12

Espacement Espacement Espacement Espacement


Espacement variable
stable variable variable stable

Pyrophyllite Smectites : Montmoril Smectites : Beïdelli Vermiculite Muscovite (Al),


(Al) lonite* (Al) te (Al, *** (Al) [K], Illite**
Fe), Nontronite (Fe (Al),
3+
) [K], Séricite (Al
),
[K], Damouzite
(Al),
[K], Paragonite
(Al),
[Na], Glauconit
e (Al,
Fe), Céladonite
(Al, Fe)

 Le terme de « smectite », souvent utilisé de manière abusive, représente


l'ensemble des espèces TOT, gonflantes, ayant une charge par demi-maille
comprise entre −0,2 et −0,6.
 Quand Te/Si < 8, les cations Si4+ de la couche tétraédrique sont substitués,
généralement par des cations de valence inférieure (Al3+, Fe3+, etc.). Cela
implique l'existence d'une charge négative à la surface du feuillet (avec des
cations de compensation qui sont souvent des alcalins, comme Na+).
 De même, quand Oc <12/12, les cations de la couche octaédrique (généralement
Al3+ ou Fe3+) sont substitués, généralement par des cations de valence inférieure
(Mg2+, etc.). Cela implique également l'existence d'une charge négative à la
surface du feuillet.
* La montmorillonite, dont une forme, qui a pour formule Si4O10Al5/3Mg1/3Na1/3(OH)2, est
connue sous l'appellation de « terre de Sommières » utilisée comme détachant ou
comme bentonite employée en génie civil en raison de ses propriétés colloïdales (plastifiant
dans les mortiers). À la différence de l'halloysite, plusieurs couches d'eau peuvent prendre
place entre deux feuillets de montmorillonite et par conséquent la séparation entre deux
feuillets peut aller de 0,96 nm à la séparation complète.
** L'illite (1 nm), de formule approximative K0.9Al2(Al0.9Si3.1O10)(OH)2, possède une charge
par demi-maille de −0,75 à −0,9. Elle peut servir à la fabrication des objets en terre cuite. La
structure des illites est proche de celle des micas mais en diffère par le degré de substitution
Si/Al (inférieur dans l'illite), la présence de potassium (inférieure dans l'illite) et pour un
certain degré de désordre dans l'empilement des feuillets.
*** La vermiculite possède une charge par demi-maille comprise entre −0,6 et −0,9.

Argiles 2:1 TOT trioctaédriques

Te/Si = 8 Te/Si = 8 Te/Si < 8 Te/Si < 8 Te/Si < 8

Oc = 12/12 Oc < 12/12 Oc = 12/12 Oc < 12/12 Oc = 12/12

Espacement Espacement Espacement


Espacement variable Espacement variable
stable variable stable

Talc (Mg), Smectites : Stevensite Smectites : Saponite ( Vermiculite ( Phlogopite (


Minnésotaïte (en) (Mg), Hectorit Mg), Bowlingite (uk Ni2+), Batavite Mg), Illite (
(Mg, Fe2+) e (Mg, Li) ) (Mg, (Mg) Mg, Fe),
2+
Fe ), Sauconite (en [K], Biotite
(Mg, Fe),
[K], Lépido
lite (Mg,
) (Mg, Zn) Fe),
[K], Ledikit
e (Mg, Fe),
[K]

Argiles 2:1:1 TOTO

Feuil Diocta
Dioctaé Trioctaé
let édriqu Trioctaédrique
drique drique
TOT e

Feuil
let
'bruci
Diocta
tique' Trioctaé Dioctaé
édriqu Trioctaédrique
O drique drique
e
interf
oliair
e

Cookéit Franklin Diabantite (uk), Penninite (uk), Chamosite, Bruns


Donba
e, Sudoï furnacéi vigite, Clinochlore, Thuringite, Ripidolite, Shéridanite
ssite
te te (uk)

 Le groupe Tri-Tri est le plus répandu sur terre. Les groupes Di-Tri et Di-Di sont
plus rares. Le groupe Tri-Di reste encore inconnu, aucun minéral de ce type n'a
encore été découvert.
Caractérisation des argiles
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Diffraction des rayons X
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L'une des techniques utilisées pour reconnaître les argiles est l'analyse par diffraction
de rayons X. Elle nécessite une préparation spécifique de l'échantillon. Chaque
méthode de préparation permet d'obtenir des informations différentes sur la structure
du minéral.

La préparation désorientée se fait, comme son nom l'indique, à partir d'une poudre
compacte dont les constituants ont été désorientés. Plusieurs méthodes sont
utilisées : la poudre arasée, le « side loading », le « back loading » ou encore le
« spray-dried ». La désorientation « parfaite » d'une poudre reste une technique
délicate, qui peut être fortement influencée par les éventuelles orientations
préférentielles induites par certains minéraux. La poudre désorientée reste la
méthode de préparation majoritairement utilisée pour l'identification des phases dans
un échantillon minéral. Cette dernière permet d'obtenir l'ensemble des plans de
diffraction des phases constituantes. Les argiles, quant à elles, sont plus difficilement
différentiables par cette technique, car leurs plans cristallographiques sont pour
beaucoup identiques d'une famille à l'autre. Les diffractogrammes montrent alors des
pics superposés rendant la lecture et l'identification des phases plus complexes.
Cependant, bien que présentant certains inconvénients (pour les phyllosilicates) la
vision globale des plans de diffractions permet d'atteindre des paramètres tels que le
taux de remplissage de la couche octaédrique, etc.

Une variante de la préparation désorientée consiste à placer la poudre dans un


capillaire. Cette technique donne des résultats semblables, mais permet de travailler
avec des quantités de matières bien inférieures.

La préparation de lames orientées est une méthode mise en place pour discerner les
différents phyllosilicates d'un échantillon. Elle consiste à laisser sédimenter un
échantillon pendant un laps de temps (loi de Stokes) donné afin d'en récupérer
uniquement la fraction <2 µm, considérée comme étant la fraction renfermant la
phase argileuse « pure ». Cette fraction en solution est ensuite déposée sur une
lame de verre, puis séchée. Lors du séchage, les particules lamellaires d'argiles vont
toutes s'orienter selon leur plan cristallographique (001) (à l'image d'une pile de
papier tombant à terre, toutes les pages finissent grande face vers le sol). Lorsque
l'on soumet cette lame à la diffraction, on n'obtient donc que les raies 00l (c'est-à-dire
001, 002, etc.). Ces raies sont caractéristiques des grandes familles de minéraux
argileux.

Dans certains cas, les pics de diffractions sont fatalement superposés. Pour
différencier les argiles, on effectue alors divers traitements visant à modifier l'espace
inter-feuillets : chauffage, acidification, remplacement du cation interfoliaire, etc. En
observant l'évolution des pics de diffraction aux faibles angles selon le traitement, on
peut reconnaître l'argile.

Outre en géochimie, cette technique est également utilisée par la police


scientifique pour essayer de déterminer l'origine des traces de terre qui peuvent
constituer un indice lors d'une enquête.

Essai au bleu de méthylène


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Pour reconnaître les différents types d'argiles, on peut pratiquer un essai au bleu de
méthylène. En dosant la concentration du bleu de méthylène après un contact avec
une argile, on en déduit indirectement la CEC de cette dernière. Ce qui permet de
classer globalement le minéral.

Couleurs
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Le diagramme de Pourbaix du fer fournit des
informations sur le degré d'oxydation attendu du fer en solution aqueuse en fonction
du potentiel Ԑ et du pH.
Les particules d'argile ne sont nullement responsables de la couleur du sol ou de
certaines roches sédimentaires. La couleur rouge, orange, jaune, vert, bleu d'un sol
(argileux ou non) ou d'une roche contenant de l'argile est due au degré
d'oxydation du fer (fer ferrique Fe3+ sous forme d'hématite ou de goethite formé en
zone oxique dans les trois premiers cas, fer ferreux Fe2+ formé en
zone anoxique dans les deux derniers)11. Lorsque le sol est d'une couleur tendant
vers le blanc, c'est que cet élément a été dissous et évacué hors du profil.

Argile peut désigner une couleur d'un gris neutre très pâle tirant sur le blanc[réf. souhaitée].

Chimie
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Dans l'eau, les particules d'argile se comportent comme des gouttes d'huile dans la
vinaigrette : elles se regroupent et forment des « micelles » en suspension : on dit
que l'argile est à l'état « dispersé ». La présence de sels minéraux dissous portant
des charges positives (Ca, Mg, K, Na, NH4, Fe, Mn, Cr, Ti, Al, Ba, Sr, etc.) provoque
la liaison des micelles entre elles : l'argile est floculée. Cette propriété des argiles va
lui permettre d'être liquide à l'état dispersé, pâteuse dans la boue et solide dans un
sol sec. L'argile est un colloïde qui flocule avec des cations.

Formation géologique
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Les argiles désignent de très fines particules de matière arrachées aux roches par
l'érosion, ainsi que les minéraux argileux ou phyllosilicates (ces dernières observées
au microscope ont la forme de plaquettes, ce qui explique leur plasticité). La plupart
de ces particules proviennent de la désagrégation de roches silicatées (altération des
silicates) : du granite (mica et feldspath), du gneiss, ou encore des schistes. Ces
particules sont transportées par le vent ou l'eau et forment du limon ou de la vase.
Les fleuves véhiculent des argiles qui finissent par se déposer en alluvions, dans le
cours d'eau lui-même, à son embouchure, dans un lac ou dans la mer. Les dépôts
peuvent alors sédimenter et former une roche argileuse
par diagenèse : déshydratation et compactage. En tant que roches sédimentaires,
les affleurements argileux présentent une succession de strates empilées les unes
sur les autres.
Les éruptions volcaniques produisent aussi des argilolithes, parfois sous forme
d'éjecta de pierre vitreuse ou de tuf.

Argiles néo-formées
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Les terres argileuses sont composées d'éléments très fins, qui proviennent de la
dégradation mécanique et chimique de roches préexistantes (en particulier
les micas et les feldspaths). Les argiles résultantes peuvent rester sur les lieux
mêmes de leur formation, comme le kaolin. Elles sont le plus souvent entraînées par
les eaux ou le vent, et se déposent sous forme de masses stratifiées ou parfois en
poches lenticulaires ou sphériques. On trouve ainsi des bancs d'argile dans les
sédiments depuis l'ère Tertiaire, au pied des montagnes et dans les grandes vallées
fluviales. Après la dissolution d'un calcaire, des argiles peuvent également se former
et tapisser les dépressions karstiques (les dolines). Lors de leurs déplacements,
elles peuvent entraîner des minéraux rencontrés sur leur chemin. D'où une très
grande variété de finesse, de coloration et de composition, selon les niveaux
successifs d'un même gisement et à plus forte raison de l'un à l'autre12.

Argiles et plantes
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Les racines des plantes se nourrissent des roches, par hydrolyse et
en symbiose avec la pédofaune. Elles sécrètent des acides pour les dissoudre : les
racines, grâce aux sucres issus de leur photosynthèse, fournissent l'énergie
nécessaire aux micro-organismes pour qu'ils transforment la roche en éléments
absorbables par les racines. Les besoins des plantes en silice, fer et aluminium sont
infimes, or ce sont les éléments constitutifs de la croûte terrestre majoritaires
(silicium 26 %, aluminium 7 %, fer 4 %). Donc à mesure que les autres éléments sont
prélevés et exportés définitivement (recyclage constant) en surface pour nourrir la
plante et le sol, ces derniers restent et se concentrent jusqu'à saturation— d'autant
plus vite que ces éléments sont déjà majoritaires. Ils recristallisent alors en argiles
(formation d'un précipité). La formation biologique de l'argile serait maximale dans la
zone du sol située entre 5 et 25 cm de profondeur. La production annuelle serait
de 0,000 01 à 0,002 g par 100 g de matériaux par an, ce qui est relativement lent. En
considérant qu'un mètre de terre pèse environ 10 000 tonnes à l'hectare, cela
correspond à une production annuelle de 3 à 60 kg à l'hectare sur 30 cm de sol.

Les facteurs influençant positivement la formation de l'argile sont une


humidité édaphique élevée (drainage modéré), une température élevée, la grande
finesse de grain de la roche-mère, sa richesse en bases et sa friabilité. Plus le sol est
ancien, plus la formation d'argile est rapide, et c'est finalement le type de sol, donc
de climat et de communautés biologiques, qui influe le plus sur la quantité d'argile
produite13[réf. non conforme].

Utilisation
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Mur à colombage en torchis.
L'argile est l'un des plus anciens matériaux utilisés par l'homme. Pétrie avec de l'eau,
elle donne une pâte plastique qui peut être facilement moulée ou mise en forme. Le
modelage s'effectuait selon trois techniques fondamentales, par colombin, par plaque
ou par estampage. De nombreuses sculptures ont été réalisées en terre crue, ou
terre séchée, comme dans l'art gréco-bouddhique, au Gandhara (Nord Pakistan et
Afghanistan), ou dans les oasis du Xinjiang. Les sculptures de gardiens de temples
bouddhiques au Japon de l'époque de Nara ont été réalisé avec ce matériau en
raison de sa souplesse d'utilisation. Les sculpteurs européens
des XVIIIe et XIXe siècles ont conservé cet état de certaines sculptures[Quoi ?].

Après cuisson, elle donne un objet résistant et (si argile de haute température,
émaillé ou porcelaine) imperméable. Ces propriétés remarquables sont à l'origine de
son utilisation très ancienne pour réaliser des objets en céramique, en
porcelaine, etc.

Elles peuvent également être utilisées pour leurs propriétés thérapeutiques.

Terre cuite et céramique


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Musée archéologique de Volos Figurines masculines


néolithiques en argile.
Articles détaillés : Céramique et Céramique en Égypte antique.
L'argile hydratée est malléable, elle peut être mise en forme ; après séchage, elle
devient solide, et le reste de manière permanente après un passage
au four (« cuite »). Ces propriétés en font un matériau de choix pour la fabrication
d'objets céramiques.

Une terre argileuse destinée à la cuisson est souvent appelée « glaise » ou « terre
glaise ». Suivant sa destination, on lui a donné des noms divers : terre à four, terre à
brique, terre à pipe, terre à potier, terre à porcelaine (le kaolin), etc. En céramique,
l'argile est une terre de composition variable, souvent savamment préparée, qui fait
pâte avec l'eau, se façonne aisément et durcit au feu, parfois simplement au soleil et
au vent chaud desséchant.

On peut nommer la plus grande partie des argiles grasses et plastiques par les
termes « terres à faïence commune » , « argiles communes », « argile(s) à biscuit ».
Ces argiles contiennent assez de fer et autres impuretés minérales pour devenir
solides, cuites de 950 à 1 300 °C environ, sur une échelle pratique de température
de basse température (950 à 980 °C) à haute température (1 280 à 1 300 °C). À
l'état naturel, elles sont grises, verdâtres, rouges ou brunes à cause des oxydes
qu'elles contiennent, oxyde de fer, oxyde de titane et autres. Ces argiles figulines se
colorent au feu.

La couleur de l'argile cuite peut aller du blanc ou du rose au noir en passant par
toutes les nuances de jaune, rouge, brun, plus rarement vert ou bleu, suivant la
qualité particulière de chaque argile (teneur en oxydes métalliques) et les conditions
de cuisson. La majorité des poteries dans le monde est réalisée avec ce genre
d'argile, ainsi que les briques, les tuiles, les tuyaux et autres productions similaires.

L'argile commune peut être très plastique, et même trop plastique et trop collante
pour être employée seule ; d'autre part, il arrive qu'elle ne le soit pratiquement pas à
cause de la présence de sable ou d'autres débris rocheux.

Le potier et le sculpteur recherchent une terre à faïence douce et plastique, qu'ils


peuvent éventuellement modifier en ajoutant un peu de sable d'argile non plastique,
de la chamotte, ou des fibres de cellulose.

Le briquetier, lui, recherche une terre moins fine contenant du sable et d'autres
débris non plastiques, qu'il pourra presser, sécher et cuire, sans crainte de
gauchissement, de fentes ou de retrait excessif. Briques et tuiles sont aujourd'hui
fabriquées industriellement à partir d'un mélange d'argile et d'eau moulé sous
pression et cuit à température suffisamment élevée (1 000 à 1 300 °C).

Enfin, on peut pratiquer une « minéralurgie » pour éliminer ou ajouter les éléments
indésirables ou nécessaires sur les argiles, afin de leur donner les caractéristiques
nécessaires à leur utilisation plus ou moins industrielle.

Argiles infusibles ou réfractaires, porcelaine


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Les argiles réfractaires sont des argiles qui résistent sans se vitrifier aux
températures les plus élevées, par exemple à la fusion des céramiques. Elles
servent à réaliser des fours en métallurgie ou sidérurgie, en céramique.

Considérant les trois composants essentiels des argiles (alumine, silice et fondants),
plus l'argile est riche en alumine, plus elle est réfractaire. Par contre, la silice14 peut
jouer un double rôle : elle augmente la fusibilité et augmente l'influence des fondants
à haute température ; mais elle peut aussi élever le point de fusion, particulièrement
si elle est à l'état non combiné15.
Les principales argiles réfractaires ont une constitution très uniforme (autrement dit,
ses constituants sont répartis uniformément) ; et elles sont très pures, exemptes
d'inclusion de quartz ou autres matières mélangées15.
Un certain nombre d'argiles plastiques, douces et onctueuses au toucher, peuvent
être mises en forme pour réaliser des matériaux réfractaires (poterie, briques,
creusets, faïences, etc.). Ces argiles spécifiques sont utilisées en fonderie pour
réaliser une grande diversité de moules de cuisson.

Le kaolin, présent en abondance à Saint-Yrieix et utilisé dans la porcelaine de


Limoges ou dans la porcelaine de Saxe, est friable, blanc et se délaye facilement à
l'eau. C'est la terre à porcelaine des anciens, la matière de base pour la porcelaine.

Argiles gréseuses
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Ce sont au contraire des argiles qui développent une couche vitrifiée à la surface des
poteries, et ce à des températures atteignables dans des fours de l'époque (1150° à
1350°C) du fait de certains composant (4 à 10% de Fe2O3) Ceci qui nécessite deux
fois plus de temps et trois fois plus de combustibles qu'une cuisson normale à 900 ou
1000°C16.

En France, elles sont apparues aux XIIIe et XIVe dans la région de Beauvais (60) et
de Domfront (61) et un peu plus tard dans celle de Bayeux (14)16 et sont restées
cantonnées à quelques sites profitant d'une ressource en argile particulière et de la
proximité d'une ressource en bois de chauffe proche et importante.

C'est le cas des poteries de Ger (50) dont l'argile était extraite des marais
de Rouelley (50, bassin de l'Égrenne)16 contenant de 4 à 5% de Fe2O3, ce qui est à
rapprocher du nom de la forêt proche et de ses mines de fer : la forêt de
Bourberouge. La production était utilisée pour la fabrication de contenants étanches
qui ont été retrouvés dans l'est de la France, en Angleterre et même en Amérique du
Nord, ayant servi au transport de beurre d'Isigny pour les épiceries fines et autres
produits mis à l'abri de l'air, mais de façon plus habituelle, pour les liquides
(traditionnelles bouteilles ou tasses à cidre ou à calvados). Elles se reconnaissent à
leur couleur brun / rouge brillante et sont visibles au musée de la poterie de Ger où
un four a été exhumé et remis en état.

Argiles dites colorantes, charges ou agents rhéologiques


en peinture, dans l'industrie du bâtiment, dans l'industrie
du forage
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Certaines argiles contenant des oxydes métalliques ont un pouvoir colorant et un
pouvoir couvrant remarquable, ainsi certaines argiles contenant différents
hydroxydes de fer qu'on nomme l'ocre. Les ocres colorent encore parfois les façades
des maisons.

L'usage des argiles dans l'art pictural est très varié. Selon leurs natures, elles
peuvent être des pigments, des charges, des épaississants ou fluidifiants, des
opacifiants ou minorants de coloration, etc.

Dans les peintures comme sur les champs de forage modernes, l'ajout de charges
minérales comme la bentonite permet d'obtenir la rhéologie souhaitée et améliore
aussi la stabilité des suspensions (cataphorèse).
L'argile colloïdale est un silicate d'alumine de granulométrie inframicrométrique
employé comme ciment dans les argiles pour en agréger les éléments sablonneux.
Lorsque la teneur en argiles colloïdales croît, la plasticité s'accroît.

Argiles en association avec la chaux


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Article détaillé : Chaux (matière).
Associée intimement à la chaux en fines proportions, par exemple par cuisson
directe avec la pierre à chaux, elles permettent la fabrication des chaux hydrauliques
et de ciments spécifiques.

Argiles dégraissantes ou adsorbantes


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Ce sont les argiles smectiques ou terres à foulon. Elles peuvent dégraisser les draps.
La sépiolite peut être employée comme terre absorbante pour litière animale, par
exemple à chats.

Sculpture
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La saponite est une argile utilisée comme pierre à savon, à l'instar de la stéatite.
L'écume de mer est une sépiolite qui est facilement taillée pour élaborer des
statuettes et des pipes.

Argiles médicinales
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Bain d'argile près du lac Ahémé, au Bénin.


Différents types d'argiles (verte, blanche et rouge principalement), notamment pour
leurs propriétés couvrantes et adsorbantes, sont utilisés pour leurs propriétés
thérapeutiques (en cas de lésions, d'infections, d'aérophagie, etc.)17,18, les impuretés
étant piégées entre les feuillets.

Cette utilisation ancestrale perdure dans de nombreuses cultures19 et sur tous les
continents. Galien (131-201 après J.-C.) utilisait l'argile pour soigner les affections
stomacales et intestinales et la malaria. Avicenne et Averroès recommandaient aussi
l'argile19.

En France, ces propriétés ont été redécouvertes lorsqu'elles ont fait l'objet de livres
(L'argile Qui Guerit - Raymond Dextreit17 dont certaines assertions ou témoignages
sont loin de la démarche scientifique mais qui présente un recensement large des
pratiques de l'époque) mais surtout d'études scientifiques, dont deux thèses
principalement celle de Jade Allègre19 en 2012, et celle de F. Hernot1, en 2016.

Elle revient dans les pratiques médicales, ce que l'on peut observer depuis
l'habituelle smectite jusqu'aux cataplasmes prescrit par certains chirurgiens en
passant par les soins en centre de thalassothérapie et autres centres de cure
thermales (Bagnoles-de-l'Orne, etc.).

En usage externe, elles sont alors utilisées en cataplasme, parfois avec adjonction
de miel, que l'on peut faire soi-même mais que l'on commence à trouver en
pharmacie. Ces cataplasmes sont prescrits par des chirurgiens en cas de
cicatrisations difficiles.

Elles sont ainsi utilisées depuis plus de vingt ans avec succès en traitement de
l’ulcère de Buruli par l'infirmière Line de Courssou en Côte d'Ivoire1.

En usage interne la boisson composée d'eau et d'argile est appelée lait


d'argile ou eau d'argile.

L'usage interne doit se faire avec précaution auprès de marques autorisées,


notamment parce que certaines argiles sont naturellement contaminées par des
métaux toxiques comme le plomb.

Les smectites sont largement utilisées pour calmer les muqueuses intestinales ou
dermiques irritées. On les trouve en pharmacie dans les sachets de diosmectite (le
"Smecta"). Idem de l'attapulgite1,20. Il faut alors prendre des argiles ultraventilées pour
éviter les particules de micas blessant1. Il faut éviter la prise de médicaments à moins
de deux heures des prises, à cause du pouvoir absorbant des argiles1. La prise
d'argile doit être signalée à son médecin traitant, qui peut l'interdire en cas
d'antécédents d'occlusion ou d'insuffisance rénale grave. Il faut de même éviter
certaines matières grasses (possible agglomération avec l'huile de paraffine par
exemple1). Au contraire, la grossesse semble une raison importante de sa
consommation dans les sociétés traditionnelles19.

Plusieurs espèces bactériennes, dont le staphylocoque doré, la salmonelle, E. coli,


sont neutralisées par différentes sortes d'argiles21. Le mécanisme bactéricide serait
une réaction de Fenton, qui conduirait à la multiplication par 20 de la concentration
globale en fer dans la bactérie, ce qui lui serait fatal1.

Les nano-tubes sont étudiés comme vecteurs pour transférer des molécules vers
l'intérieur des cellules1.

L'aluminium contenu dans l'argile ne migre pas dans le sang22.[réf. à confirmer]

L'argile a permis à des brebis d'évacuer des contaminants radioactifs ingérés


(césium), répartis artificiellement sur un terrain19.

L'argile est enfin un très bon reminéralisant1.

Les argiles médicinales sont largement utilisées en cosmétique, pour les masques
de beauté.
Des compléments alimentaires à base d'une argile appelée « octalite » et
commercialisés sous les marques « Terrafor ventre plat »23 ou « Defiligne » ont été
interdits en France en 2016 en raison de leur teneur trop élevée en plomb24.

La terre-argile est un terme ésotérique, associé notamment à l'emploi de l'argile pour


ses propriétés thérapeutiques.

La pratique de certains peuples de la « régénérer » ou de la « charger en énergie »


en l'exposant au soleil a été étudiée par la NASA. Celle-ci a montré qu’un
bombardement d’argile par des charges énergétiques électrique et photonique
modifie sa structure par acceptation d’électrons libres. Ceci pourrait être lié à la
présence de la silice, impliquée dans le photovoltaïsme. Cette propriété a été reprise
dans l'hypothèse de la participation de l'argile dans le mécanisme d'apparition de la
vie 25.

L'argile est aussi utilisée en médecine vétérinaire. Des tests effectués sur des rats
ont montré que, soumis à des toxiques, ils consommaient de plus en plus d'argile
avec l'augmentation des doses19.

La géophagie (consommation de terre argileuse) est


courante chez certaines espèces de Psittacidés, ici dans le parc national de Yasuni,
en Équateur.
Terre crue comme matériau de construction
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L'argile, ciment des premiers des bétons au sens étymologique (béton de terre), est
employée dans la fabrication de briques de terre crue, matériau de construction
naturel essentiel des régions du globe où la végétation est rare, et notamment de la
plupart des rivages méditerranéens26. C'est aussi le matériau principal dans les
techniques de torchis, bauge, pisé, béton de terre, adobe, etc.

La terre-papier est une argile contenant des fibres de cellulose, qui présente une
grande résistance lorsqu'elle est sèche. La terre-papier, utilisée crue, est un matériau
de création et de décoration qui adhère sur toute surface poreuse et peut recevoir
des peintures, pigments et patines. Elle peut aussi être utilisée cuite ; elle est alors
moins lourde que les autres argiles, plus résistante aux chocs thermiques, mais plus
fragile contre les impacts.

La vermiculite est un excellent isolant thermique.

Jardin et champs aux sols argileux, agriculture


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Les argiles peuvent être modélisées comme des colloïdes constituées de fines
particules (micelles) portant chacune une charge électrique de même signe en
suspension dans un milieu, l'autre colloïde du sol étant l'humus. Ces deux éléments
s'associent grâce en particulier à l'action des lombrics pour former le complexe
argilo-humique qui est la base du système permettant aux racines des plantes de
puiser les éléments nourriciers du sol (cf. double-circuit descendant et ascendant de
la sève).

L'argile a la propriété de se retrouver dans deux états réversibles :

 elle peut être dispersée. Dans ce cas, elle s'infiltre entre les éléments sableux et
ne se soude pas en agrégats. Avec la pluie, l'argile gonfle et empêche l'eau et
l'air de pénétrer dans le sol. Le sol se glace. En séchant, le sol se fracture ;
 elle peut être floculée. L'argile est agrégée en petites mottes. Dans cet état elle
n'est pas diluée par l'eau. L'eau et l'air peuvent passer entre les agrégats. Avec la
présence de l'argile les agrégats retiennent de l'eau.
Dans le sol, le calcium (apporté si nécessaire par un chaulage) permet de floculer
l'argile (entre autres). Ce calcium peut provenir de sels calciques ou de chaux. Le
calcium Ca2+ ayant deux charges positives va pouvoir retenir deux micelles d'argile
qui elle est chargée négativement.

Une fois ces paramètres intégrés, on comprend aussi que les actions mécaniques en
eux-mêmes n'ont aucune influence sur ce phénomène. On peut, par exemple, laisser
geler des mottes sans action à long terme sur les micelles d'argile, dès la première
pluie le phénomène va se reproduire. Il sera nécessaire de prendre le problème dans
son ensemble : une couverture appropriée (litière) qui protège et nourrit le processus
humique, un travail racinaire qui décompacte et aère, un apport de matière
organique et d'amendements à vocation structurante.

Dans tous les cas, lors d'une culture sans labour, la fragmentation n'est pas l'objectif
premier recherché, même s'il évite la traditionnelle semelle de labour. La
fragmentation est le résultat de l'activité racinaire, qui est soutenue par tous les
échanges de la rhizosphère. C'est aussi l'un des intérêts majeurs du recours à
certains engrais verts. Notons encore que le taux d'humus et l'usage d'amendements
appropriés, outre le travail radiculaire, peut-être une solution complémentaire pour
fragmenter un sol argileux compacté. En tout état de cause, chaque sol a son profil
et son histoire, et « la » solution doit intégrer l'ensemble des données27. Si les vers de
terre apportent aussi leur contribution à ce travail d'aération et de fragmentation en
creusant leurs galeries, leur apport déterminant se situe dans le brassage des
composés minéraux argileux, avec les composés humiques. Le composé humique
(humus) est pour sa part le fruit d'un travail complexe, qui se développe depuis la
litière et toute sa vie (faune et flore). Il associe aussi les champignons (notamment
pour décomposer la cellulose et la lignine) et les bactéries incroyablement actives et
irremplaçables au niveau de la rhizosphère qui permet l'humification des matières
organiques, et par suite, la constitution du complexe argilo-humique.

Le CAH (complexe argilo-humique) permet l'association des deux colloïdes du sol. Il


est beaucoup plus stable que la floculation unique, toujours grâce à l'action des liens
ioniques.
À l'instar de n'importe quel paillage sur un sol vivant, l'incorporation de bois raméal
fragmenté est utile de ce point de vue, si l'on respecte l'ensemble du processus, les
matières ligneuses doivent en effet se décomposer lentement en surface, pour
relancer la création d'humus. Le facteur taille est important — on parle de
« chips » —, car si on ajoute profondément dans le sol de grosses particules non
décomposées, elles ne généreront pas l'humus recherché et les micelles d'argile en
dispersion continueront à gonfler, asphyxier et se rétracter.

Les engrais verts peuvent permettre de limiter le phénomène mais un bon drainage
du sol argileux peut aussi s'avérer nécessaire, qu'il passe par un travail mécanique,
par un amendement restructurant régulateur de son comportement hydrique, ou par
l'adjonction d'arbres ou arbustes à enracinement plus profond.

Par ailleurs, un sol argileux présente l'inconvénient de se réchauffer moins vite au


printemps. En effet, l'air chauffe plus vite que l'eau et un sol gorgé d'eau n'a plus
d'air, donc se réchauffe moins vite. tout ce qui va aérer et restructurer ce sol sera
donc utile.

Alimentation
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L'argile a été utilisée pour permettre la consommation par l'homme d'aliments
sauvages, tels les glands non doux 28,29,30 ou les pommes de terre sauvages. Si ces
aliments étaient consommés seuls, ils provoqueraient des problèmes digestifs, mais
consommés avec de l'argile, ils deviennent digérables. Dans les Andes, les pommes
de terre sont trempées dans de l'argile avant d'être ingérées31,32. Dans cette optique,
l'argile a été consommée par les Américains natifs, au Pérou, et en Italie 33.

En l'absence du lessivage des tanins qui permet à d'autres populations d'en diminuer
drastiquement leur concentration et leur toxicité et permettre leur consommation,
les Amérindiens Pomos de Californie (États-Unis) et les paysans de
la Sardaigne (Italie) ont mis au point la même recette : ils ajoutent de l’argile à la
farine de glands dans une proportion de 10 à 15 %34,29. Cuire les glands mélangés à
l'argile réduit la toxicité des glands jusqu'à 77 %29.

Le frère Ramon Bueno rapporte que sur les rives de l'Orénoque, les argiles
devenaient l'aliment essentiel de la population Ottomaque au cours des deux à trois
mois de disette annuelle avec une consommation moyenne de près de 500 g/jour19.

Autres utilisations
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Argile jurassique de Bure.


Des chercheurs en science des matériaux travaillent sur l'intégration de l'argile
comme « charges dites actives » dans des polymères.
Les plaquettes d'argiles peuvent produire un renforcement (déviation des fissures
dans les polymères « choc », c'est-à-dire devant résister aux chocs). Par ailleurs,
elles peuvent gêner la diffusion de gaz, et notamment de gaz combustibles issus de
la pyrolyse lors d'un feu, améliorant ainsi la résistance au feu du polymère.

Certaines kaolinites très pures blanchissent la pâte à papier ; mais ce procédé est de
moins en moins utilisé, au profit d'ajout de carbonate de calcium précipité (ou
de Dioxyde de titane).

En raison de la qualité et de l'épaisseur de la couche d'argile située à Bure, à la


limite de la Meuse et de la Haute-Marne, le laboratoire souterrain de l'Andra35 étudie
l'implantation d'un centre de stockage profond pour les déchets dits de haute activité
(HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL) à environ 500 mètres de
profondeur. C'est une couche sédimentaire, compacte et imperméable, de couleur
grise, d'âge callovo-oxfordien au sein du Jurassique ; elle date d'environ
160 Ma (millions d'années).

Risques de contamination
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Des argiles fines (blanches et vertes, notamment), grâce à leur grand nombre de
feuillets, forment une grande surface développée d’adsorption. Elles sont pour cette
raison utilisées comme complément alimentaire, ou dans la composition (autour de
5,5 %) du chewing-gum36, comme produit à appliquer sur la peau ou comme agents
nettoyants ou adsorbants. Ces argiles, notamment si elles proviennent de sédiments
ou de carrières polluées, peuvent contenir des contaminants, comme du plomb ou
des dioxines, en quantité très significative. Un industriel français a dû abandonner
l'argile verte surfine ultra-ventilée qu'il utilisait car sa teneur en plomb (11 à
26 mg/kg selon les analyses d'autocontrôle) dépassait systématiquement la teneur
maximale règlementaire37 de 3 mg de plomb par kg ainsi que pour les dioxines (4,4
à 8,7 ng TEQ OMS98/kg de produit à 12 % d'humidité)[réf. nécessaire]24. Selon Förstner et
Wittmann (1979), le plomb est le métal qui a la plus forte capacité d’adsorption sur
les argiles (en moyenne 18 mg/g38), maximale à pH 7 selon Eloussaief et Benzina
(2010)39. Les sédiments argileux marins des grandes profondeurs en contiennent
80 mg/kg38 et les argiles utilisées dans les chewing-gums de 11 à 26 ppm40. Des
dioxines y ont aussi été trouvées ; les sols de France en contiennent de 0,02 à 1 pg
TEQ OMS98/g (sol rural sec) et de 0,2 à 17 pg TEQ OMS98/g pour des sols secs
urbains, et 20 à 60 pg TEQ OMS98/g sur sol sec en contexte industriel40. Les argiles
ingrédients de chewing-gums en contiennent de 4,4 à 8,7 ng TEQ OMS98/kg ou pg
TEQ OMS98/g, soit une teneur comparable à celle d'un sol urbain français36.

Selon les modèles in vitro de digestion humaine, 4 à 68 % (selon le type de sol) du


plomb adsorbé sur argile ingérée est bio-accessible41 (l'ANSES estime que moins de
10 % du plomb de l'argile verte d'un chewing-gum est désorbé dans l'organisme du
consommateur). Chez plusieurs espèces de mollusques comestibles testés par
Amiard42, ce taux variait de 19 à 52 %. Il y a peu de données sur la bio-accessibilté
des dioxines fixées sur des argiles, mais il existe des données sur les PCB (dans ce
cas la désorption lors de la digestion est de 30 à 40 %41,43.
L’Anses recommande « de limiter autant que possible tout apport additionnel et
intentionnel en plomb. En conséquence, l’Anses ne peut émettre un avis favorable
quant à l’usage alimentaire de telles argiles »36.

Histoire des argiles, savoirs, croyances et


religions
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L'argile de poterie était utilisée par la civilisation suméro-akadienne
(les Sumériens de Mésopotamie). De petites boules d'argile étaient aplaties pour
former un rectangle approximatif afin de pouvoir y inscrire de l'écriture cunéiforme.
Les Sumériens utilisaient également des sortes de sceaux-cylindres. Ces objets
étaient gravés à l'intaille, et lorsqu'on les faisait rouler en appuyant sur de l'argile, ils
laissaient une empreinte en relief.

La cuisson en durcissant stabilisait les signes et entravait toute falsification de


réécriture partielle.

Histoire des sciences


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La notion commune d'argile, aujourd'hui paradoxalement polysémique et très
complexe, provient de la science ancienne telle qu'elle était vulgarisée au XIXe siècle.
Dans les manuels de chimie, tel celui de Louis Troost, l'argile pure était présentée
comme une matière blanche, compacte, douce au toucher, plus ou moins
difficilement fusible, avec quelques propriétés emblématiques, dont la plasticité, la
contraction et le retrait dimensionnel à la chaleur, l'avidité d'eau de cette matière
après calcination et même de surcroît une composition chimique moyenne Al205.2
SiO2. H2O.

Une argile est en effet plus ou moins plastique, car humidifiée ou mélangée avec
l'eau, elle forme une pâte liante, facile à pétrir et à façonner avec précision, à l'instar
d'une véritable pâte à modeler. Cette pâte, en se desséchant, se contracte et se
fendille. L'argile chauffée subit un retrait dimensionnel d'autant plus important qu'elle
a été chauffée ou portée à une température élevée. Le grand céramiste Wedgwood a
utilisé cette propriété de rétraction pour construire un pyromètre. L'argile calcinée
absorbe l'eau avec rapidité, les glycochimistes disent qu'elle happe la langue, c'est-
à-dire qu'appliquée sur leur langue, cette matière desséchée absorbe la salive qui
l'humecte.

Cette approche essentialiste est antérieure à l'essor de la reconnaissance des


multiples structures atomiques complexes dévoilé par l'usage des spectres et
l'imagerie aux RX[Quoi ?] entraînant à son tour les progrès nécessaires dans l'analyse
chimique. Il est logique que cette démarche unitaire qui tente de regrouper les
multiples produits de la décomposition en milieu aqueux du feldspath ou de multiples
roches à une dégradation argileuse plus ou moins partielle avec les gisements de
kaolin ou terre à porcelaine, soit obsolète dans le monde scientifique actuelle.
L'argile y est souvent soit oubliée, soit considérée comme un nom générique ancien,
soit un simple mot encore utilisé dans un registre familier ou argotique.
Cette approche imprécise, qui marque encore l'enseignement élémentaire, et qui
provient surtout à sa base de l'observation scientifique des arts et métiers
spécifiques à l'argile sur une longue durée, n'est pourtant pas à oublier, car elle
s'accompagne toujours d'une déclinaison en argiles ordinaires, où l'argile pure
définie plus haut se retrouve avec des proportions variables de :

 divers oxydes ou hydroxydes de fer, de manganèse, etc. ou autres hydroxydes


métalliques, pigments minéraux qui colorent la matière en jaune, vert, etc. ;
 la chaux et des alcalis ;
 la présence de matière calcaire dispersé et de sables.
Les scientifiques observateurs des métiers expliquent globalement les propriétés par
ces mélanges et justifient les noms techniques ou traditionnels (argiles plastiques,
argiles smectiques, argiles figulines, marnes ou limons) que les professionnels ou les
artisans ou maîtres paysans emploient, avec des indications complémentaires de
pureté ou de proportions, de propriétés des matières additives naturelles ou
artificielles. Plus une argile technique contient de chaux ou d'oxydes de fer, plus
sa fusibilité est grande.

Argiles plastiques
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Ce sont les argiles ordinaires, relativement pures selon les critères chimiques
du XIXe siècle, qui forment avec l'eau une pâte liante. Placées à la chaleur ou
chauffées, elles acquièrent une dureté sans fondre ni s'écouler. Les argiles de Dreux,
de Forges-les-Eaux ou de Montereau étaient souvent citées en exemple en France.

Elles servent communément aux fabriques de poteries, aux tuileries et aux


briqueteries. Si ces argiles sont réfractaires à la cuisson, elles peuvent être
employées pour fabriquer des briques réfractaires, des creusets, des dalles ou
éléments de parois de fours… Les argiles réfractaires mélangées à
la plombagine donnaient des pâtes réfractaires et résistantes pour les creusets de
four à acier.

En réalité, aussi loin que remontent les historiens spécialistes des métiers et arts du
feu, en particulier en poterie et en céramique, les pratiques connues font état de
mélanges de deux ou plusieurs matières argileuses différentes provenant de
diverses poches d'argiles parfois distantes de plus de 40 km dès l'époque antique,
mélanges utilisés uniquement après des mises au point par test empirique et
observation. Les diverses argiles faisaient l'objet de traitements parfois complexes, si
les argiles de base ne convenaient pas directement :

 elles pouvaient être lavées de diverses façons, puis séchées ;


 elles sont parfois raffinées (sélection des fines) durant le lavage ou par soufflage ;
 elles pouvaient être broyées, voire re-broyées (pour accroître leur pouvoir
collant) ;
 elles étaient parfois laissées pourrir pendant plus de deux années ;
 elles peuvent être stockées, étendues sur des plans de séchage et mise au repos
à températures variées.
Cet art né de la manipulation, de l'observation et de la pratique complète et concrète
du métier, du façonnage (test plastique à la main) à la sortie du four (test de cuisson,
observation de surface type), a évolué suivant les époques et les contréesn 5. Les
artisans les plus modestes anticipaient évidemment la tenue à la cuisson et la
résistance de l'argile cuite en formulant leurs mélanges d'argiles, surtout s'il n'y avait
qu'une cuisson pour garantir un aspect impeccable. En faïence et dans le champ des
supports d'émaux, les propriétés thermo-mécaniques anticipées étaient moins
exigeantes au niveau des surfaces pour les biscuits céramiques, car comme leur
nom l'indique, ils sont cuits deux fois (bis), la seconde fois avec une couverte qui doit
définir les caractéristiques de surface.

Argiles smectiques
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Ce sont les argiles ordinaires, considérées alors comme plus impures que les argiles
plastiques, qui ne forment avec l'eau qu'une pâte peu liante. Leur fusion est plus
élevée. Les terres d'Issoudun dans l'Indre et de Villeneuve en Isère sont citées en
exemple.

Elles servent traditionnellement de terres à foulons ou de terres dégraissantes.

Argiles figulines
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Ces argiles ordinaires qui forment également une pâte peu liante avec l'eau sont
extrêmement fusibles. L'explication proposée est celle déjà citée la présence non
négligeable de chaux et d'oxydes de fer. Les Parisiens connaissaient les argiles
de Vanves et de Vaugirard.

Elles sont employées pour garnir en couches imperméables le fond des bassins,
pour la fabrication des poteries grossières et des terres cuites banales. Certaines
améliorées sont la terre glaise des sculpteurs.

Marnes
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Au sens ancien, déterminée logiquement de manière globalement imprécise par une
multiplicité d'usages paysans, il s'agit d'un mélange, parfois naturellement rocheux,
d'argile et de craie, voire de terres argileuses et de calcaires friables. Elles sont
depuis l'époque gauloise valorisées en agriculture, pour l'amendement argileux, par
exemple des champs trop sableux ou à complexe argilo-humique défectueux.
L'opération se nomme encore marnage.

Limons
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Cette terminologie paysanne ou biblique a été revue par les scientifiques, qui ont
observé, dans leurs grandes éprouvettes en verre transparent remplies d'eau
distillée, les limons les plus fins, qui une fois agités, restent indéfiniment
en suspension. Les scientifiques, à l'instar des hommes de la mer observant les eaux
boueuses des fleuves se mélanger aux eaux salées, ont remarqué que l'adjonction
de sels par exemple de calcium ou de magnésium, avaient un effet d'agrégation
catastrophique sur ces particules fines engendrant leur précipitation et la formation
de sédiments. Il s'agit, par ces coagulations singulières, des premiers pas en chimie-
physique des colloïdes.

Mythologies
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Bien avant les religions monothéistes, les mythologies de certains peuples ont placé
l'argile ou le limon au fondement de la vie. Prométhée crée les hommes avec l'argile
du potier.

Calendrier républicain
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 Dans le calendrier républicain, l’Argile était le nom attribué au 12e jour du mois
de nivôse44,45[réf. non conforme].
Religions
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La Création d'Adam par Michel-Ange, en 1512.


D'après les religions abrahamiques, les ancêtres de l'humanité (Ève et Adam)
auraient été créés en argile par Dieu.

D'après la Bible, il s'agit de la terre en poussière :

« L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses


narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. »
— Genèse 2:7
D'après le Coran :

« Nous avons certes créé l'homme d'un extrait d'argile, puis Nous en fîmes une
goutte de sperme dans un reposoir solide. Ensuite, Nous avons fait du sperme une
adhérence, et de l'adhérence Nous avons créé un embryon, puis, de cet embryon
Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l'avons
transformé en une tout autre création46. »
— (Sourate 23, Al-Muʾminūn)
Notes et références
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Notes
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1. ↑ Le mot latin Argilla, argillae provient du grec άργιλος / árgilos, « argile de potier ». Le genre
du mot latin ou français est féminin. Mais les prosateurs et les poètes l'ont mis parfois au
masculin. Les adjectifs argileux, argilacé, argilifère marquent respectivement « ce qui contient
de l'argile ou tient ses propriétés de l'argile », « ce qui a l'aspect de l'argile », « ce qui contient
ou apporte de l'argile ».
2. ↑ Le terme générique savant d'argile, en dehors de l’argile commune du potier ou parfois de
l'argile nécessaire à la terre battue, n'est usité que par les hommes de l'art ou par les élites
de ce monde très hiérarchisé. Aussi il existe une multitude de mots communs en usage,
déclinée en une multitude de parlers vernaculaires : terre forte ou terrefort, terre lourde (à
charrier ou labourer), terre froide (argileuse et humide), terres humides ou sèches, boueuses,
sales, craquelées (selon la saison), terre à chênes (indicateur de végétation ou à installation
de drainage), terre glaiseuse ou glaise, terre bieffeuse (venant de l'argile à silex, nommé
bief), grou ou groie (terre plus ou moins argileuse avec pierrailles, parfois réservé à la
vigne), arbue (argileuse et de moindre valeur en fin de finage), terre morte (vases incluant
parfois gravier venues des cours d'eau ou encore formations argileuses facilement
ravinées), etc. Les artisans distinguent la terre à pot ou argile à potier, la terre de pipe (argiles
blanches et claires), la terre à pisé ou terre à construire, la terre à fouler (glaise onctueuse au
toucher et dégraissante, à base de smectites), etc. Le mot latin lūtum correspond au mot
gaulois bawa ou baua, les deux décrivant la boue, la fange, la matière salissante, etc. ou la
texture argileuse fine.
3. ↑ L'argile verte est à distinguer des argiles blanches, à propriétés réfractaires comme
le kaolin, qui ne devient la matière première de la porcelaine qu'au XVIIIe siècle.
4. ↑ On exclut ici les zéolithes car leurs structures d'assemblage restent tridimensionnelles
quelles que soient leurs tailles et leurs propriétés.
5. ↑ Y compris les plus lointaines. Lire les liens internes.
Références
[modifier | modifier le code]

1. ↑ Revenir plus haut en :a b c d e f g h i et j Hernot, F., « L’argile, son Utilisation à l’Officine. Thèse de doctorat,
université d’Angers, [PDF] Thèse argile PDF début et fin - DUNE [archive] », sur [Link],
(2016 (consulté le 22 août 2023), p. 17, 26,27, 30, 45, 54,66,90
2. ↑ (en) Bruce Velde et Alain Meunier, The Origin of Clay Minerals in Soils and Weathered
Rocks, Springer, 2008 (ISBN 3540756337).
3. ↑ « Identification macroscopique des minéraux et roches [archive] », sur [Link].
4. ↑ L'illite se forme en zone tempérée, la kaolinite dans les milieux tropicaux. Il existe des
argiles d'altération et des argiles résiduelles.
5. ↑ (en) Faïza Bergaya, B.K.G. Theng, G. Lagaly, Handbook of Clay
Science, Elsevier, 2011, p. 40-43.
6. ↑ Isabelle Cojan et Maurice Renard, Sédimentologie, Dunod, 2013, p. 76-79.
7. ↑ Daniel Caminade, Principes d’implantation et d’aménagement des ports maritimes, éditions
Techniques Ingénieur, 2008, p. 10.
8. ↑ Philippe Duchafour, Précis de pédologie, Masson & Cie, 1965, p. 13 et 33.
9. ↑ (fr + en) Alain Meunier, Argiles, Springer, 2005, 472 p. (ISBN 978-3-540-21667-4).
10. ↑ (en) Rossman F. Giese et Carel J. Van Oss, Colloid and surface properties clays and
related minerals, Dekker, 2002, 312 p. (ISBN 978-0-8247-9527-6).
11. ↑ (en) Amy Tikkanen, « Shale [archive] », sur [Link] (consulté le 21 juillet 2023).
12. ↑ Hélène Balfet, « La céramique comme document archéologique », Bulletin de la Société
préhistorique française, vol. 63, no 2, 1966, p. 291.
13. ↑ [Link] [archive][PDF].
14. ↑ [Bischof 1906] Carl Bischof, Les Argiles réfractaires, gisements, composition, examen,
traitement et emploi au point de vue des produits réfractaires en général, Paris, éd. H. Dunod
et E. Pinat, 1906, sur [Link] (lire en ligne [archive]), p. 85.
15. ↑ Revenir plus haut en :a et b Bischof 1906, p. 86.
16. ↑ Revenir plus haut en :a b et c Ger: un village normand à travers les siècles, Éd. Eurocibles, coll. « Inédits
& introuvables du patrimoine normand », 2007 (ISBN 978-2-914541-68-8), p. 453
17. ↑ Revenir plus haut en :a et b L'argile qui guérit - Mémento de médecine naturelle, Raymond
Dextreit, (ISBN 978-2-7155-0067-9).
18. ↑ Plus de 120 Témoignages sur l'Argile qui Guérit, Raymond Dextreit, (ISBN 978-2-7155-0166-9).
19. ↑ Revenir plus haut en :a b c d e f et g Jade Allègre, Les Silicates d’alumine (argiles) en thérapeutique : Une
pratique coutumière ancienne relayée dans la médecine moderne (thèse de
médecine), 2012 (lire en ligne [archive]), p. 33,43, 54,55,77,78, 84 à 86
20. ↑ « Attapulgite : substance active à effet thérapeutique [archive] », sur VIDAL (consulté le 22 août
2023)
21. ↑ Lynda B. Williams et Shelley E. Haydel, « Evaluation of the medicinal use of clay minerals
as antibacterial agents », International Geology Review, vol. 52, nos 7-8, 24 mars
2010, p. 745–770 (ISSN 0020-6814 et 1938-2839, DOI 10.1080/00206811003679737, lire en ligne [archive], consulté
le 22 août 2023)
22. ↑ « Votre santé no 47 - août 2003 / usage interne argile [archive] » [PDF].
23. ↑ « Terrafor Ventre plat - Nouveaux produits », Le Moniteur des pharmacies (en ligne), 1er juin
2002 (lire en ligne [archive], consulté le 31 mars 2019).
24. ↑ Revenir plus haut en :a et b « Décision du 16/08/2016 portant suspension de fabrication, de mise sur le
marché, de distribution, d'exportation et d'utilisation des dispositifs médicaux TERRAFOR et
DEFI LIGNE, fabriqués et mis sur le marché par le Laboratoire CLAYTONE-TERRAFOR ainsi
que retrait de ces produits [archive] », ANSM, 1er septembre 2016 (consulté le 31 mars 2019).
25. ↑ Lelia M. Coyne, « A possible energetic role of mineral surfaces in chemical
evolution », Origins of Life and Evolution of the Biosphere, vol. 15, no 3, septembre
1985, p. 161–206 (ISSN 0169-6149 et 1573-0875, DOI 10.1007/bf01808364, lire en ligne [archive], consulté le 22 août
2023)
26. ↑ Jean-Pierre Adam, La construction romaine matériaux et techniques, Picard, 1984, p. 61
27. ↑ Cf. les semis directs sous couvert végétal C. Bourguignon et INRA.
28. ↑ (en) Timothy Johns et Martin Duquette, « Traditional detoxification of acorn bread with
clay », Ecology of Food and Nutrition, vol. 25, no 3, 1er mai 1991, p. 221–228 (ISSN 0367-
0244, DOI 10.1080/03670244.1991.9991170, lire en ligne [archive], consulté le 23 avril 2017).
29. ↑ Revenir plus haut en :a b et c (en) T. Johns et M. Duquette, « Detoxification and mineral
supplementation as functions of geophagy », The American Journal of Clinical
Nutrition, vol. 53, no 2, 1er février 1991, p. 448–456 (ISSN 0002-9165, PMID 1989412, lire en ligne [archive],
consulté le 23 avril 2017) :
« The Pomo Indians in California and natives of Sardinia used similar methods to
make acorn bread (2, 2 1). The Pomo mixed clay with the ground meal of bitter
acorns (principally Quercus lobata) in a ratio of 1 : 10-1 :20 by volume. Water was
added to make a dough, and small loaves were baked gently in an earth oven for 12
h. Breads were made without clay from nonbitter acorns or from meal from which
tannic acid was removed through a leaching process. (…) Recipes used by the Pomo
called for clay: acorn ratios of 1: 10-1:20 by volume (“- 1 :5- 1:10 by weight). (…)
Cooking acorns with clay reduces the toxicity of acorns caused by protein
precipitation by as much as 77% . »

30. ↑ Voyages en Corse, à l'île d'Elbe, et en Sardaigne par M. Valery, Hauman, 1838 (lire en
ligne [archive]).
31. ↑ (en) « The Ancient Andean Tradition of Eating Clay May Have Helped To Protect
Health [archive] », sur [Link] (consulté le 16 avril 2021).
32. ↑ Tony Dunnell, « Pourquoi les paysans de l’Altiplano mangent de l’argile avec leurs
patates [archive] », sur [Link], 10 août 2016 (consulté le 16 avril 2021).
33. ↑ (en) D D Lakudzala et J J Khonje, « Nutritive potential of some ‘edible’ soils in Blantyre city,
Malawi », Malawi Medical Journal (en) : The Journal of Medical Association of
Malawi, vol. 23, no 2, juin 2011, p. 38–42 (ISSN 1995-7262, PMID 23074810, PMCID 3627697, lire en
ligne [archive], consulté le 16 avril 2021).
34. ↑ Jade Allegre, « LES SILICATES D’ALUMINE (ARGILES) EN
THERAPEUTIQUE [archive] » [PDF].
35. ↑ site de l'ANDRA [archive].
36. ↑ Revenir plus haut en :a b et c ANSES (2012) AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de
l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif aux risques sanitaires liés à la
consommation de chewing-gums dans lesquels de l'argile verte contenant des teneurs
élevées en plomb et en dioxines a été mise en œuvre (seul usage connu pour l'utilisation
d'argile verte, outre celui réglementé dans le cadre des compléments
alimentaires[PDF] [archive]) ; Saisine no 2011-SA-0133.
37. ↑ règlement (CE) no 1881/2006 portant fixation de teneurs maximales pour certains
contaminants dans les denrées alimentaires.
38. ↑ Revenir plus haut en :a et b Förstner U, Wittmann GT (1979). Metal Pollution in the Aquatic
Environment. Springer-Verlag, Berlin.
39. ↑ (en) Eloussaief M & Benzina M (2010). Efficiency of natural and acid-activated clays in the
removal of Pb(II) from aqueous solutions. J Hazard Mat (de), 178:753–757.
40. ↑ Revenir plus haut en :a et b INSERM (2000) Dioxines dans l’environnement, quels risques pour la
santé ? Expertise collective.
41. ↑ Revenir plus haut en :a et b (en) Oomen AG, Sips AJ, Groten JP, Sijm DT, Tolls J (2000). Mobilization
of PCBs and Lindane from Soil during in Vitro Digestion and Their Distribution among Bile
Salt Micelles and Proteins of Human Digestive Fluid and the Soil. Environ Sci Technol, 34 :
297-303.
42. ↑ (en) Amiard JC, Amiard-Triquet C, Charbonnier L, Mesnil A , Rainbow PS, Wang WX
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Western Europe and Asia. Food Chem. Toxicol., 46 , 2010-2022.
43. ↑ (en) Hack A, Selenka F (1996). Mobilization of PAH and PCB fro m contaminated soil using
a digestive tract model ; Toxicol Lett (en), 88 : 199-210.
44. ↑ Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du
second mois de la seconde année de la République française [archive], p. 22.
45. ↑ « [Link]
calendrier_republicain.htm »([Link] • Wikiwix • [Link] • Google • Que faire ?)
46. ↑ Sourate 23, Al-Muʾminūn (les Croyants).

Voir aussi
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Bibliographie
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 [Farges 2013] François Farges, À la découverte des minéraux et pierres


précieuses (collection dirigée par Alain Foucault sous l'égide du muséum
d'histoire naturelle), éd. Dunod, coll. « l'Amateur de nature », 2013 (réimpr. 2015
(complétée)), 208 p. (ISBN 978-2-10-072277-8), p. 80-81.
 [Folk 1954] (en) Robert L. Folk, « The distinction between grain size and mineral
composition in sedimentary-rock nomenclature », Journal of
Geology, vol. 62, no 4, 1954, p. 344-359 (ISSN 0022-1376, DOI 10.1086/626171, résumé
[archive]).

 [Folk 1966] (en) Robert L. Folk, « A review of grain-size


parameters », Sedimentology, vol. 6, no 2, 1966, p. 73-93 (résumé [archive]).
 [Folk & Ward 1957] (en) Robert L. Folk et William C. Ward, « Brazos River bar : a
study in the significance of grain size parameters », Journal of sedimentary
Petrology, vol. 27, no 1, 1957, p. 3-26 (lire en ligne [archive] [PDF] sur [Link],
consulté en décembre 2021).
 [Foucault & Raoult 1988] Alain Foucault et Jean-François Raoult, Dictionnaire de
géologie. Géophysique, Préhistoire, paléontologie, pétrographie, minéralogie,
Paris, Dunod, 2010 (réimpr. 1984, 1988, 1995, 2000, 2005), 7e éd. (1re éd. 1980),
388 p. (ISBN 978-2-10-054778-4, BNF 42257692), p. 28-29.
 [Lacroix 1977] Alfred Lacroix, Minéralogie de la France et de ses anciens territoires
d'Outremer, description physique et chimique des minéraux, étude des conditions
géologiques et de leurs gisements, vol. 1 (6 vol. ; réédition de l'ouvrage en un
volume publié en 1892), Paris, Librairie du Muséum, 1977, p. 472-478 (argile) et
479 (compléments sur les argiles plastiques et réfractaires).
 [Millot 1964] Georges Millot, Géologie des Argiles, altérations, sédimentologie,
géochimie, Paris, Masson, 1964, 499 p. (résumé [archive]).
 [Poirot 2004] Jean-Paul Poirot, Mineralia, Minéraux et pierres précieuses du
monde, éd. Artemis, 2004, 224 p. (présentation en ligne [archive]), p. 264-265 (minéraux
argileux).
 [Wenworth 1992] (en) Chester K. Wenworth, « A scale of grade and class terms for
classioc sediments », Journal of Geology, vol. 30, no 5, 1992, p. 377-392 (lire en
ligne [archive] [PDF] sur [Link], consulté en décembre 2021).
 [Wilkins 2010] (en) Anne D. Wilkins, « Terminology and the classification of fine
grained sedimentary rocks - is there a difference between a claystone, a
mudstone and a shale? », project « Paleocene of the Central North Sea: regional
mapping from dense hydrocarbon industry datasets », novembre 2010 (lire en
ligne [archive] [sur [Link]], consulté en décembre 2021).

 articles de l’Encyclopædia Universalis : « Argiles et minéraux argileux »,


« Poteries », « Ciments », « Céramiques » et « Céramiques industrielles ».
Articles connexes
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 Adobe (brique)
 Akadama
 Anmoor
 Archéomagnétisme
 Argile blanche
 Argile calcaire
 Argiles de Kimmeridge
 Argile de Londres
 Argile du Gault
 Argile à blocaux ou boulder clay
 Argile expansée
 Argiles grésantes
 argile lacustre
 argile à silex
 argiles rouges tapissant les fonds océaniques
 Argile de Yixing
 Argilite
 Ball clay ou terre de pipe
 Bentonite
 Boulette de graines
 Capacité d’échange cationique
 Chamotte
 Complexe argilo-humique
 Derle
 Dickite
 Doline (argile karstique)
 Engobe
 Faïence
 Formation marno-calcaire
 Géophagie
 Hagi-yaki
 Hakuji
 Halloysite
 Hectorite
 Illite
 Kaolinite,
 Kaolin, terre à porcelaine
 Limon (roche)
 Loam
 Mare de boue
 Marne
 Montmorillonite
 Mudstone
 Nacrite
 Ocre
 Pansement gastrique
 Pédogenèse (géologie)
 Pernette
 Phyllosien (argile sur Mars)
 Poterie
 Porcelaine
 Sol argileux constructible
 Sol argilo-calcaire
 Terre-argile
 terre à pipe, argile plastique fine et blanche
 Terre battue (bâtiment)
 Terre cuite
 Terre-papier
 Terra rossa
 Țest
 Tomette
 Torchis
 Tuilerie
 Vases argileuses, vases littorales
 Vertisol
 Pontage des argiles
Sur les autres projets Wikimedia :
 Argile, sur Wikimedia Commons
 argile, sur le Wiktionnaire
Liens externes
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 « Argile [archive] », définition, sur [Link] (consulté en décembre 2021).


 « Les argiles, genèse et utilisations [archive] », cours d'initiation,
sur [Link] (consulté en décembre 2021).
 « Cours en ligne de géologie des argiles [archive] », Université de Liège (consulté
en décembre 2021).
 « Préparation et collecte de l'argile »([Link] • Wikiwix • [Link] • Google • Que faire ?),
sur [Link] (consulté en décembre 2021).
 « Retrait-gonflement des argiles [archive] », dossier thématique, avec carte de
France des sols argileux dans la section « Exposition du territoire au
phénomène », sur [Link] (consulté en décembre 2021).
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