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Introduction aux réseaux électriques en Algérie

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Chapitre I

I. Generalites sur les reseaux electriques

I.1. Introduction aux réseaux électriques


L’énergie électrique, appelée aussi électricité, circule, depuis les centrales où elle est
produite jusqu’aux clients, par l’intermédiaire d’un réseau électrique formé de lignes
électriques aériennes, de câbles souterrains et de postes de transformation. Ce réseau
électrique peut être facilement comparé à un réseau routier ayant des autoroutes, des
voies nationales, régionales et communales, dont les principales fonctions sont :

 L’interconnexion des centrales de production de l’électricité.


 Le transport, la répartition et la distribution de l’énergie électrique sur
l’ensemble du territoire national et même vers les pays voisins.

Figure I.1 : Organisation simplifiée d’un réseau électrique

Produite en moyennes tensions HTA aux centrales électriques, l’électricité est ensuite
élevée à de très hautes tensions HTB (220-400) kV afin d’être évacuée, avec pertes
minimales, jusqu’aux consommateurs par les réseaux de transport et de distribution. En
Algérie, la production d'électricité est en majorité confiée à la SPE1,

Le réseau de transport, alimenté par les postes d’évacuation HTA/HTB aux sorties des
centrales de production, est constitué de deux types de lignes : les lignes à très haute
tension HTB (220-400) kV, et celles à haute tension HTB (60-90) kV. Les premières
constituent le réseau national de grand transport et d’interconnexion, elles permettent
le transport de grandes quantités d’électricité, avec pertes minimales, sur de longues
distances reliant les régions du pays et même les pays voisins, ainsi que d’alimenter
directement les grandes zones urbaines. Les secondes lignes, HTB (60-90) kV,
alimentées par le réseau de transport via des postes de transformation HTB/HTB,

1
SPE : Société Algérienne de Production d’Electricité, filiale du groupe Sonelgaz

1
Chapitre I : Généralités
constituent le réseau de répartition et permettent le transport { l’échelle régionale. Elles
alimentent les grands consommateurs d’électricité (industries lourdes, ports, transports
ferroviaires, …) et font le lien avec le réseau de distribution. En Algérie, le réseau de
transport d’électricité est géré par la GRTE2.

Tout comme le premier, le réseau de distribution public RDP, alimenté par le réseau
précédent via des postes sources HTB/HTA, est constitué de deux types de lignes : les
lignes à moyenne tension HTA (5-30) kV et celles à basse tension BT (⩽1kV). Les
premières, permettent le transport de l’électricité en HTA { l’échelle locale et vers les
PMI/PME. Les secondes lignes BT, alimentées par des postes de livraisons HTA/BT,
permettent la distribution d’électricité vers les ménages et les artisans (celles qui nous
servent tous les jours pour alimenter nos appareils ménagers). En Algérie le réseau de
distribution public est géré par la SADEG3.

Oran Alger Skikda

RIN

RIS
PIAT RIS

RIS

Figure I.2 : Carte du réseau national de transport d’électricité HTB -2017. RIN (Réseau interconnecté du
nord), PIAT (Pôle In Salah-Adrar-Timimoune), RIS (Réseaux isolés du sud).

La gestion du grand système « Production- Transport» d’électricité est confiée { l’OS4 qui
a pour mission principale de veiller sur l’équilibre permanant entre consommation et
production, tandis que la régulation du marché d’électricité est confiée la CREG5 qui
veuille sur la surveillance et le contrôle du respect des lois et règlements relatifs au
marché de l'électricité.

2
GRTE : Société Algérienne de Gestion du Réseau de Transport d’Electricité, filiale du groupe Sonelgaz
3
SADEG : Société Algérienne de Distribution d’Electricité et du Gaz, filiale du groupe Snonelgaz.
4
OS : Opérateur du Système Electrique, filiale du groupe Sonelgaz.
5
CREG : Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz.

2
Chapitre I : Généralités
I.2. Normalisation et règlementation dans le secteur électrique

2.1 Normalisation
Destinée à harmoniser l’activité d’un secteur, la normalisation dans le secteur électrique
repose sur des documents de référence, appelés « normes », contenant des recueils de
règles et prescriptions régissant l’activité électrique, élaborés par des experts et
approuvés par des organismes mondialement reconnus (ISO6, CEI7, …). Parmi ces
documents de normes électriques, on cite à titre indicatif :

 CEI 60038 : Tensions nominales de la CEI


 CEI 6036 et NF C 15-100: Installations électriques basse tension et des bâtiments
 CEI 61936 et NF C 13-100 : Installations électriques supérieure à 1 kV et à haute tension
 CEI 62271 et CEI 60947 : Appareillage à haute tension et Appareillage à basse tension
 CEI 60076 et NF EN 50588 : Transformateurs de puissance
 CEI 60269 et CEI 60269 : Fusibles basse tension et Fusible haute tension

En Algérie, bien qu’il existe un organisme de normalisation, IANOR 8, dont le rôle est
d’adapter les normes existantes aux conditions nationales, l’activité dans le secteur
électrique se réfère à la règlementation en vigueur, à la norme internationale CEI et aux
normes homologues européens EN9 ou françaises NF10.

2.2 Règlementation
Pour but de clarifier les droits et les responsabilités, les activités du secteur électrique
sont régies par des textes officiels, émanant des autorités compétentes, qu'il convient
d'appliquer à la lettre sous peine de sanctions pénales ou de pertes de droits en matière
d'assurance de personnes et de biens. En l’Algérie le secteur électrique est règlementé
par des lois, des décrets et des arrêtés s’appuyant sur les normes existantes adaptées, en
cas de besoins, aux conditions nationales. On cite à titre indicatif :

 La loi n° 02-01 du 05 févier 2002, relative { l’activité de distribution d’électricité (et du gaz)
 Le décret exécutif n° 06-430 du 26 novembre 2006, fixant les règles techniques de conception,
d’exploitation et d’entretien du réseau de transport de l’électricité.
 Le décret exécutif n° 16-52 du 1er février 2016, fixant les règles technique de production d’électricité.

Ces textes, avec les arrêtés et des décisions d’applications associées, sont disponibles sur
le site web de la CREG [Link].

2.3 Domaines des tensions normalisées


Les ouvrages et installations électriques sont classés en domaines de tension. Ceux-ci
sont définis par plusieurs normes (CEI60038, NFC15-100 et NFC13-200 et NFC18-510).
En Algérie, la classification des ouvrages et installations électriques en fonction des
tensions est définie par le décret exécutif n°01-342 du 28 octobre 2001 relatif aux

6
ISO : Organisation Internationale de normalisation, Genève, Norme ISO…
7
CEI : Commission Electrotechnique Internationale, Genève, Norme CEI…
8
IANOR : Institut Algérien de Normalisation, Normes NA…, et NA CEI…
9
EN… : Norme européenne du CENELEC «Comité Européen de Normalisation Electrotechnique (Bruxelles)»
10
NF… : Norme française de l’AFNOR « Association Française de Normalisation »

3
Chapitre I : Généralités
prescriptions particulières de protection et de sécurité des travailleurs contre les
risques électriques au sein des organismes employeurs. Cette classification reprend celle
des normes NF C 15-100 et NF C 13-200 résumé dans les tableaux ci-dessous :

Domaine de TBT : Très BTA : Basse BTB : Basse HTA : Haute HTB : Haute
U efficace Basse Tension Tension A Tension B Tension A Tension B
Alternative U ≤ 50 V 50 < U ≤ 500 V 500 < U ≤ 1000V 1 < U ≤ 50 kV U > 50 kV
Continue U ≤ 120 V 120 < U ≤ 750V 750 < U ≤ 1500V 1.5 < U ≤ 75 kV U > 75 kV
Tableau I.1 : Domaines des tensions selon le décret exécutif 01-342 du 28/10/2001 et selon NF C 15-100 et NF C 13-200

Domaine Appellation courante Valeurs usuels Type d’usage


TBT TBT : très basse tension ≤ 50V Tension de sécurité
BTA & BTB BT : basse tension 220-380230–400V Habitats, artisanats et petites industries
HTA MT (moyenne tension) 5.5 - 10 - 30 kV Production, distribution, PMI/PME
HTB HT (haute tension) 60 – 90 -150 kV Répartition, grandes industries
THT (très haute tension) 220 – 400 kV Transport d’électricité, industrie lourde
Tableau I.2 : Correspondances courantes aux domaines des tensions (90 et 150 kV sont en voies d’extinction)

II Reseaux electriques industriels


Par opposition au réseau de transport et distribution publique RTDP, les réseaux électriques
industriels, REI, sont des réseaux privés qui alimentent des sites industriels composés de
charges électriques de diverses propriétés. Ces réseaux sont alimentés par le RTDP, soit
directement soit via des postes de transformation. Le point de raccordement au RTDP, appelé
« poste d’alimentation, poste source ou poste de livraison », se caractérise par son schéma de
raccordement, sa tension nominale, sa puissance nominale et sa puissance de court-circuit.

RTDP
(HTB)
PL (HTA/BT) PS : Poste source
(HTB/HTA)

PL : Poste de
livraison (HTA/BT)
PL (HTA/BT)

Figure II.1 : Exemple d’un réseau électrique HTA industriel alimentant un complexe de cinq unités

I.3. Organisation générale d’un réseau électrique industriel


Dans le cas général d’un site industriel de grande puissance, alimenté en haute tension
HTB, le réseau privé d’alimentation électrique comporte les éléments suivants :

4
Chapitre I : Généralités
 Une ou plusieurs sources d’alimentation { haute tension HTB (lignes aériennes ou câbles
souterrains), provenant du réseau de transport et distribution public RTDP.
 Un poste source, de livraison, contenant des jeux de barres HTB, des transformateurs
HTB/HTA et tout l’appareillage HTB requis.
 Un tableau principal HTA avec jeux de barres et tout l’appareillage requis. Généralement
constitué d’ensembles fonctionnels préfabriqués appelés « Cellules ou ensembles modulaires
HTA ».
 Des sources de production interne ou de secours, (groupes électrogènes GE), raccordées aux
tableaux HTA ou BTA directement ou à travers des transformateurs.
 Alimenté par le tableau HTA principal, un réseau privé de distribution HTA alimentant les
récepteurs HTA et les postes secondaires HTA/BT des différents ateliers et unités.
 Des postes secondaires, alimentés par le réseau privé HTA, contenant des tableaux HTA et
des transformateurs HTA/BT, alimentant chacun les tableaux BT d’une unité, d’un atelier, …
 Et en fin, différents tableaux et réseaux BT alimentant les récepteurs BT.

Sources d’alimentation (Arrivées), ici en HTB (HT)

S1 S2
Poste de livraison HTB
HTB GE
HTA

Tableau principal de distribution primaire HTA

Réseau de distribution industrielle HTA (MT)

Récepteurs
Poste HTA/BT

Tableau HTA HTA


secondaire Tableau HTA
secondaire

Tableau HTA
secondaire
Réseau industriel BT

Tableau BT
Tableau BT
GE

Vers récepteurs BT
Moteurs, fours, Tableau BT Vers
éclairage, … récepteurs BT

Figure II.2 : Structure générale d’un réseau de distribution industrielle

La complexité d’un REI est fonction des besoins à satisfaire : puissance souscrite, niveau
de tension, continuité d’alimentation, facilité d’exploitation, et coût d’investissement.

5
Chapitre I : Généralités
3.1 Sources d’alimentation
Il s’agit du choix du niveau de tension qui convient { l’alimentation d’une installation de
puissance souscrite (ou PMD) donnée. En Algérie, les tensions et puissances de livraison
sont liées et règlementées par le décret exécutif, n° 10-95 du 17/3/2010, et la décision
de la CREG, D/05-13/CD du 26/9/ 2013, résumés dans le tableau II.1. Certains guides
industriels11 recommandent des choix aussi proches résumés dans le tableau II.2.

Domaine PMD : Puissance mise à disposition, ou souscrite en kW


BT monophasé 4 – 6 - 12 kW
BT Triphasé 20 – 40 kW (60 – 80 – 100 kW) pour activités ayant un caractère d’utilité publique
HTA 5.5 kV 50 - 80 – 120 – 200 – 320 – 500 – 650 – 800 – 1000 – 1500 – 2000 - 2500 kW
HTA 10 kV 3000 – 4000 – 4500 - 5000 kW
HTA 30 kV 7500 – 10000 - 12500 – 15000 kW
HTB 60 kV 15000< PMD ⩽ 30000 kW
HTB 220 kV 30000< PMD ⩽ 50000 kW
HTB 400 kV 50000< PMD ⩽ 100000 kW
Tableau II.1 : Tensions et puissances de livraison selon la règlementation nationale

Tension Puissance de livraison (souscrite)


d’alimentation 250kVA 10MVA 40MVA
BT (BTA)
MT (HTA)
HT(HTB)
THT (HTB)
Tableau II.2 : Niveaux des tensions d’alimentation en fonction de la puissance souscrite [Schneider Electric]

On distingue trois types de livraison : livraisons en HTB pour grands sites ayant des
puissances dépassant les 15 MVA, livraisons HTA pour puissances entre 50 et 15000
kVA et des livraisons BT (mono ou tri) pour des puissances inférieures à 40 kVA.

3.2 Postes de livraison HTB/HTA


Ils concernent les livraisons au-delà du 15 MVA, suivant les besoins à satisfaire, les
schémas les plus courants, classés dans un ordre tel que la sûreté de fonctionnement
s'améliore tandis que le coût augmente, sont les suivants :

Figure II.3 : Schémas les plus courants d’alimentation en HTB : respectivement, alimentation en simple
antenne, en double antenne et en double antenne double jeu de barres.

11
Guide de conception des réseaux électrique industriels, T & D, 6883 427/A, Shneider Electric , 1997.

6
Chapitre I : Généralités
Figure II.4 : Exemple de livraison HTB/HTA en double antenne alimentant un tableau HTA d’extérieur

Les modes d’exploitation, les avantages et inconvénients sont résumés comme suit:

Schéma Exploitation, avantages inconvénients


 En mode normal, le sectionneur d’arrivée, Q, est fermé.
 En cas de perte de la source (Arrivée), tous les départs seront hors service (HS).
antenne
Simple

 En cas de défaut sur le jeu de barres, ou maintenance de celui-ci, tous les départs seront HS.
Avantages : coût d’investissement minimal
Inconvénients : faible disponibilité (faible continuité d’alimentation)
 En mode normal, les disjoncteurs d’arrivées D sont fermés, le sectionneur de couplage Qc
peut être maintenu ouvert ou fermé (généralement fermé).
Double antenne

 En cas de perte d’une source, l’autre source assure l’alimentation de la totalité des départs
en fermant le sectionneur de couplage Qc.
 En cas de défaut sur le jeu de barres, ou maintenance de celui-ci, une partie de celui-ci reste
en service en ouvrant le sectionneur de couplage Qc.
Avantages : bonne disponibilité d’alimentation et une maintenance partielle possible
Inconvénients : investissement couteux, service partiel lors de la maintenance.
 En mode normal, chaque arrivée alimente un jeu de barres, chaque jeu de barre alimente
double jeu de barres

des départs (un seul sectionneur par départ doit être fermé). Le disjoncteur de couplage Dc
Double antenne

peut être ouvert ou fermé (généralement ouvert).


 En cas de perte d’une source, l’autre source assure l’alimentation de la totalité des départs
en fermant le disjoncteur de couplage Dc.
 En cas de défaut sur un jeu de barres, ou maintenance de celui-ci, l’autre jeu de barre
assure l’alimentation de la totalité des départs, le disjoncteur Dc doit être ouvert.
Avantages : meilleure disponibilité d’alimentation, grande souplesse d’exploitation …
Inconvénients : investissement très couteux
Ces schémas sont assez compacts et ne montrent que l’appareillage de coupure. La
figure suivante montre une antenne de livraison HTB/HTA avec l’appareillage essentiel
de protection et de mesure.

7
Chapitre I : Généralités
Figure II.5 : Exemple d’une antenne de livraison HTB/HTA montrant l’appareillage essentiel

 PF : parafoudre, pour protéger contre les surtensions de foudres


 ST : Sectionneur de mise à la terre, pour la sécurité lors des interventions de maintenance
 TP & TC : Transformateurs de mesure du potentiel et de courant, pour le comptage et le contrôle
 Q : sectionneurs pour la sécurité des intervenants lors des interventions
 D : Disjoncteurs pour la protection contre les surintensités (surcharges & court-circuit)

3.3 Tableaux HTA


Il s’agit des tableaux répartiteurs HTA principaux ou secondaires: tableaux pouvant être
{ l’extérieur ou { l’intérieur de bâtiments. Leur alimentation existe selon plusieurs
modes qui diffèrent selon les besoins à satisfaire. Les schémas les plus courants, classés
dans un ordre croissant de coût et de sûreté de fonctionnement, sont les suivants :

Figure II.6 : Modes d’alimentation des tableaux HTA.

(1) : Tableau à simples alimentation et JB, (2) : Tableau secouru à simple JB de section délestable, (3) :
Tableau à double alimentation, à simple JB sectionné avec couplage, (4) : Tableau à double alimentation et
double JB.

Dans la pratique industrielles, la plupart des tableaux HTA se présentent sous formes
d’ensembles modulaires préfabriqués, constitués de modules appelés cellules HTA.

8
Chapitre I : Généralités
Figure II.7 : Exemple d’un poste de livraison HTB/HTA alimentant un tableau HTA modulaire d’intérieure

Figure II.8 : Exemple de deux tableaux modulaires de distribution HTA

Chaque cellule HTA regroupe, dans une même armoire métallique, les éléments et
appareillage associés à une fonction spécifique. Parmi les principales cellules HTA, on
trouve des cellules de raccordement (arrivée ou départ), des cellules de protection (par
disjoncteur ou par fusibles), des cellules de comptage, ….

Figure II.9 : Cellules MT pour tableaux MT : Cellule de raccordement (arrivée ou départ) – cellule disjoncteur (protection)
– cellule fusible (protection) – tableaux MT de trois cellules.

3.4 Structures du réseau MT (HTA) interne


Ces réseaux permettent d’alimenter les tableaux MT secondaires et les postes de livraisons
MT/BT. Les schémas (dispositions) les plus rencontrés sont les suivants :

9
Chapitre I : Généralités
Figure II.10: Structures des réseaux MT les plus répandues : Réseau MT radial en simple antenne – Réseau radial en
double antenne avec couplage – Réseau en boucle ouverte (en coupure d’artère) – Réseau MT en double dérivation.

3.5 Postes de livraisons MT/BT - (HTA/BT)


Ces postes concernent les sites industriels de puissances entre 250 kVA et 10 MVA. Ils se
présentent en deux familles : à comptage BT si la puissance demandée est <1250kVA et à
comptage HT si la puissance demandée est >1250 kVA, les deux sous tension BT de 400V.

Figure II.11: Schémas de postes de livraison MT à comptage BT pour des puissances < à 1250 kVA et à comptage HT si >
1250kVA sous 400V BT. Simple antenne – coupure d’artère et double dérivation. La cellule de protection P devient
disjoncteur si I > 45A.

3.6 Tableaux et réseaux BT

Figure II.12 : Exemple de l’arborescence des circuits BT- & Tableaux BT secourus

10
Chapitre I : Généralités
Alimentation sans interruption-ASI ou (UPS - Uninterruptible Power Supply) : 1 et 2-
Réseaux/normal/secours d’alimentation, 4-Redresseur/chargeur, 5-Batterie d’accumulateurs, 7-
Onducleur, 10- Contacteur statique (en cas de surcharges), 11-By-pass manuel( en cas de défauts ou
d’entretiens).

Figure II.13 : Image montrant un poste de livraison MT/BT<1250 kVA, avec le tableau MT, le transformateur et le tableau
BT.

3.7 ASI
L’alimentation sans interruption est un appareil installé entre un
réseau d’alimentation et un réseau d’utilisation alimentant des
équipements sensibles, de façon à les protéger des perturbations
survenant du réseau d’alimentation. Une ASI comprend dans un
Redresseur
même boitier Onduleur
Appareillage
 Un redresseur chargeur qui transforme l’énergie alternative du
réseau en énergie continue destinée { assurer la charge d’une
batterie et pour alimenter un onduleur
 Une batterie d’accumulateurs servant comme réservoir d’énergie Batteries
pour alimenter l’onduleur pendant les coupures du réseau
 Un onduleur qui transforme l’énergie continue, délivrée par le
redresseur chargeur ou la batterie, en énergie alternative destinée
à alimenter une utilisation.

11
Chapitre I : Généralités

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