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Protocole X.25 : Normes et procédures

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Ikram Benidris
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Chapitre 3 : La couche

Réseaux – le Protocol X.25


La norme X.25
• Cette norme a été établie en 1976 par le CCITT pour les réseaux à
commutation de paquets sur proposition de 4 pays qui l'utilisent pour leurs
réseaux publics de communication :
• Transpac pour la France, EPSS pour la Grande-Bretagne, Datapac pour le
Canada et Telenet pour les USA.
• le protocole X25 contient les trois premières couches du modèle OSI et dénit
l'interface entre un ETTD (Équipement Terminal de Traitement de Données)
et un ETCD (Équipement de Terminaison de Circuit de Données) pour la
transmission de paquets.
• Elle fixe donc les rêgles de fonctionnement entre un équipement informatique
connecté à un réseau et le réseau lui-même.
La norme X.25
• X25 utilise le mode avec connexion, sachant que la connexion est réalisée à
l'aide d'un circuit virtuel.
• L'établissement du circuit virtuel se fait de bout en bout par l'envoi d'un
paquet d'appel (call request). Il existe des circuits virtuels permanents (CVP)
ou commutés (CVC).
• À un instant donné, plusieurs CVC et CVP peuvent coexister. Chaque circuit
virtuel utilise une voie logique repérée par un numéro de groupe logique
(entre 0 et 16) et un numéro de voie (entre 0 et 255).
• 4095 (la voie 0 est réservée) voies sont utilisables par une entrée. Pour un
CVC les deux numéros sont attribués pendant la phase d'établissement de la
communication, pour un CVP ils le sont lors de l'abonnement.
• Lorsque le paquet d'appel arrive à l'ETCD destinataire, celui-ci peut refuser la
connexion en envoyant une demande de libération (clear request) ou
l'accepter en envoyant un paquet de communication acceptée (call accepted).
• À ce moment-là le circuit virtuel est établi et les données peuvent être
échangées, celles-ci emprunteront alors toutes le même chemin marqué à
travers le réseau par le paquet d'appel. Pour leur part la demande et la
conrmation de libération sont traitées localement et la demande peut être
traitée par n'importe lequel des deux équipements.
Procédures X.25
• réseaux à commutation de paquets, ainsi que les ETTD
(usagers) désirant s’y raccorder. Ce sont :
1. Les procédures d’établissement et de libération des
communications ;
2. Les procédures pour le transfert des données ;
3. Les procédures de contrôle de flux ;
4. Les procédures de gestion des incidents.
Etablissement d’un circuit virtuel
L’objectif de l’établissement d’un circuit virtuel est de créer un chemin à
travers un réseau à commutation de paquet, de le marquer (de façon à ce
que les paquets suivants empruntent ce chemin, quel que soit le sens de
transmission), et de réserver des ressources dans les noeuds de commutation
de façon à permettre le passage de ces paquets.
• Choix des voies logiques.

D’une manière générale, un usager dispose d’une gamme de voies logiques


convenue avec le Réseau auquel il est raccordé. La manière de choisir une voie
logique libre est la suivante :
1. un usager doit choisir la première voie logique libre dont le numéro
d’identification est le plus élevé possible dans la gamme des numéros qui lui
sont attribués.
2. Le réseau doit, par contre, choisir la première voie logique libre dont le numéro
d’identification est le plus bas possible dans la gamme des numéros attribués à
l’usager.
Demande d’établissement côté appelant
• Un ETTD désirant établir une communication (autrement dit un
circuit virtuel) émet un paquet d’appel [call] sur une voie
logique libre (c’est-à-dire qui n’est pas déjà affectée à un
autre circuit virtuel).
• Ce paquet d’appel est souvent appelé paquet d’appel « sortant
».Le paquet d’appel sortant contient les champs suivants :
1. le numéro de voie logique choisi par l’appelant
2. l’adresse de l’appelé ;
3. éventuellement l’adresse de l’appelant ;
4. éventuellement un champ de facilités demandant des options
ou des services complémentaires ;
5. enfin, des données d’appel (facultatives)
Demande d’établissement côté appelé
• Le réseau remet à l’appelé un paquet d’appel dit «entrant».
Le paquet d’appel entrant utilise une voie logique parmi les
voies logiques libres.
• Le paquet d’appel entrant contient les informations suivantes:

1. le numéro de voie logique choisie par le réseau ;


2. l’adresse de l’appelant ;
3. éventuellement l’adresse de l’appelé ;
4. un champ de facilités (facultatif ; dépend du réseau) ;
5. des données d’appel (si elles étaient présentes dans le
paquet d’appel émis par l’appelant).
Réponse à une demande d’établissement côté appelé
• L’appelé peut :

• 1. accepter l’appel en émettant un paquet de confirmation d’appel [call


conf], en utilisant la même voie logique indiquée dans le paquet d’appel
entrant.

• 2. refuser l’appel en émettant un paquet de libération [clear] « Refus


d'établissement d'appel »,

• 3. ne pas répondre avant un certain délai. Dans ce cas, le réseau considère


que l’appelé est dans un état où il est incapable de répondre et entame une
procédure de libération en émettant vers l’appelant un paquet de libération
[clear].

• Confirmation d’établissement côté appelant

• Lorsque l’appelant reçoit un paquet de confirmation d’appel [call conf] sur la


voie logique où il avait effectué son appel, il considère que la communication
a été acceptée par l’appelé. S’il reçoit autre chose (en particulier un paquet
de libération [clear]), il doit considérer que le circuit virtuel n’a pas été
établi.
Procédure d’appel
Libération d’un circuit virtuel
• Trois cas peuvent se produire conduisant à la libération d’un circuit virtuel :

 1. la communication peut être normalement libérée par un des deux


usagers.
 2. la communication peut également être libérée par un des deux
correspondants suite à un refus d’appel,
 3. ou enfin, le réseau lui-même peut détruire une communication
(généralement suite à une erreur).
• Libération par un ETTD.

• Un ETTD peut à tout moment rompre une communication en émettant un


paquet de libération[clear].
• Le réseau confirme immédiatement la libération du circuit virtuel en répondant
par un paquet de confirmation de libération [clear conf].
• Ceci permet au numéro de voie logique d’être de nouveau disponible pour une
nouvelle communication.
• La libération « progresse » ensuite à travers le réseau pour atteindre l’autre
extrémité.
• A l’autre extrémité, le réseau transmet un paquet de libération qui doit être
confirmé immédiatement par l’usager.
Procédure de Libération
Refus d’appel
• Un ETTD demandé peut également refuser une communication entrante en
émettant un paquet de libération au lieu d’un paquet de confirmation d’appel

• Un ETTD demandeur peut également faire échouer une communication


après avoir émis son paquet d’appel en émettant immédiatement un paquet de
libération avant de recevoir le paquet de confirmation d’appel. Ceci correspond
au cas de l’utilisateur qui « raccroche » avant que l’appel n’ait abouti.

• Lorsque l’ETTD a émis son paquet de libération, le réseau émet en retour un


paquet de confirmation de libération [clear conf]. Ce paquet peut avoir une
signification locale (cas le plus courant), soit une signification de bout-en-bout
(ceci dépend des Administrations de réseaux).

Libération par le réseau

• Dans ce contexte, on appelera « réseau » le noeud local du réseau, ou un


noeud intermédiaire ou encore l’ETTD distant.. Le réseau indique ainsi :

 1. la libération d’un communication déjà établie ;

 2. le refus de l’établissement d’une communication.

• Le réseau émet un paquet de libération. Ce paquet indique la cause de la


libération ou du refus.

• L’ETTD récepteur répond par un paquet de confirmation de libération [clear


conf].
Refus d’établissement de connexion
Libération par le réseau
Transfert des données
• La procédure de transfert des données s’applique à chaque voie logique
utilisée. Le transfert des données est assuré, dans les deux sens, par les
paquets de données [data] et les paquets d’interruption [int] Caractéristiques
générales du transfert :

• 1. toutes les données d’usager (dans les paquets de données et d’interruption)


sont transmises en transparence sans que le réseau introduise d’altération,

• 2. l’ordre des éléments binaires dans les paquets de données et d’interruption


est conservé,

• 3. les séquences de paquets sont transférées comme des séquences de


paquets complètes.

Durant cette période, un ETTD peut recevoir :

• 1. des paquets de données transportant des informations ;

• 2. des paquets d’interruption transportant également des informations ; ces


paquets ne sont pas soumis au contrôle de flux;

• 3. des paquets de contrôle de flux limitant la vitesse de transfert des paquets


de données

• 4. des paquets de réinitialisation utilisés pour régler les différents cas d’erreurs
ou d’incidents seproduisant au niveau du réseau ou des équipements
Segmentation des messages
• La longueur du champ de données dans un paquet de données étant
borné, si un ETTD veut transmettre un message de longueur supérieure à
cette borne, il doit le découper en plusieurs paquets (segmentation).

• Il est alors possible d’indiquer la délimitation du message au destinataire à


l’aide d’un bit dénommé M (M = More data). Le destinataire peut ainsi
reconstruire le message initial (réassemblage).
Segmentation / reassemblage
Contrôle de flux
• Le rythme de transfert des données sur un circuit virtuel est
limité, entre autres choses , par les possibilités de réception du
destinataire.
• Il est donc nécessaire que la transmission des données par le
réseau vers le destinataire soit asservie par le récepteur lui-
même: il émet pour cela des autorisations d’émission vers le
réseau.
• Ce contrôle de flux est répercuté par le réseau vers l’abonné
émetteur, également sous forme d’autorisations d’émission.
• Le contrôle de flux s’effectue indépendamment sur chaque sens
de transmission de chacun des circuits virtuels d’un usager.
Contrôle de flux
• l’ETTD A transmet le paquet n° 5 et est prêt à recevoir un paquet de
données portant un numéro P(S) = 3.
• Le réseau répond à l’ETTD A qu’il est prêt à recevoir le paquet de
données n° 6.
• Du côté de l’ETTD B, c’est le réseau qui transmet le paquet de données
n° 4 tout en étant prêt à recevoir un paquet n° 2. L’ETTD B, quant à lui,
est prêt à recevoir le paquet n° 5.
Numérotation
• Le contrôle de flux est mis en oeuvre grâce à une fenêtre
d’anticipation
• Pour gérer celle-ci, les paquets comportent des compteurs
d’émission et de réception : P(S) et P(R).
• Deux types de numérotations sont possibles pour ces
compteurs :
• 1. de 0 à 7 (numérotation modulo 8) ;

• 2. de 0 à 127 (numérotation modulo 128).


Description de la fenêtre
• Afin d’éviter des temps morts dans la transmission, on
utilise un mécanisme d’anticipation sur les autorisations
d’émission en transmettant un numéro de séquence P(R).
Ce numéro de séquence est transmis :
• 1. soit en émettant des paquets de données,

• 2. soit en émettant des paquets RR ou RNR.


Fonctionnement de la fenêtre
Les interruptions
• Le mécanisme d’interruption permet à un ETTD de
transmettre jusqu’à 32 octets de données sans que ceux-ci
soient soumis aux règles de contrôle de flux.
• C’est-à-dire qu’un paquet d’interruption peut être émis
même si la fenêtre est fermée.
• Le paquet d’interruption [int] peut donc « dépasser » les
paquets de données lorsque le contrôle de flux les ralentit.
• Cette procédure ne peut être utilisée que dans l’état
transfert des données.
Mécanisme d'interruption
Gestion des incidents
• Afin de régler les divers cas d’erreurs ou d’incidents
pouvant se produire au niveau du réseau ou des
équipements connectés, les ETTD ou le réseau peuvent
émettre :
• 1. un paquet de réinitialisation [reset] qui concerne un
seul circuit virtuel,
• 2. un paquet de libération [clear] (un seul circuit virtuel),

• 3. un paquet de reprise [restart] qui concerne l’ensemble


des circuits virtuels d’un ETTD.
• 4. un paquet de diagnostic [diag] (émis seulement par le
réseau) concernant l’ensemble des voies logiques.
Procédure de réinitialisation
• Ce mécanisme permet la réinitialisation d’une
communication virtuelle ou d’un circuit virtuel permanent,
ce qui a pour conséquence la perte de paquets de données
et d’interruption en transit dans le réseau.
• Cela se traduit également par la remise à zéro de la
numérotation des paquets de données du circuit virtuel,
aux deux extrémités et dans les deux sens de
transmission.
• Ce mécanisme peut être utilisé pour purger un circuit
virtuel.
Mécanisme de réinitialisation
Procédure de reprise
• La procédure de reprise sert à initialiser ou réinitialiser
l’interface ETTD/ETCD au niveau de la gestion des
paquets.
• Elle libère simultanément tous les circuits virtuels circuit
virtuel commutés et réinitialise tous les circuits virtuels
permanents.
Mécanisme de reprise
Collisions
• Plusieurs types de collisions peuvent se produire :

• 1. la collision d’appel ;

• 2. la collision de libération ;

• 3. la collision de réinitialisation ;

• 4. la collision de reprise.
Format général des paquets
Identification du type de paquet
Structure d'un paquet d'appel
Bloc d’adresse
Structure d'un paquet de confirmation d'appel
Structure d'un paquet de libération
Confirmation de libération
Champs données : fenêtre étendu / normale
Paquets RR et RNR
Paquet Interruption / confirmation interruption
Paquet Réinitialisation
Paquet diagnostique

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