Plan du cours de Comptabilité financière I
Chapitre 1 : Introduction à la comptabilité financière
Chapitre 2 : Le Bilan
Chapitre 3 : Fonctionnement des comptes et processus comptables
Chapitre 4 : Les opérations commerciales
Chapitre 5 : Les règlements financiers
Chapitre 1 : Introduction à la comptabilité financière
I- Définition de la comptabilité financière
La comptabilité financière peut être définie comme étant un processus (enchaînement de
procédures, d'opérations et de tâches visant à réaliser un produit final) qui consiste à collecter
les informations sur les faits et événements économiques d'une entité, les trier, les enregistrer,
les traiter, les évaluer et les classer selon des normes (règles) en vue de produire des
informations utiles à la maîtrise des activités de l'entreprise et afin d’établir une représentation
de synthèse utile à la prise de décisions économiques des utilisateurs.
La comptabilité est un processus à trois étapes :
- La première est relative à la saisie de l’information et ce à partir des documents écrits
appelés pièces justificatives tels que les factures d’achats et de ventes et les fiches de
salaires ;
- La seconde consiste à passer l’écriture comptable sur un document appelé le
journal ;
- La dernière consiste à établir des documents de synthèse à savoir les états financiers.
Saisie de l’information Enregistrement Synthèse
II- Activité de l’entreprise et objet de la comptabilité financière
II.1- Définition d’une entreprise
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Dans le sens le plus général, l’entreprise est définie comme étant une « Organisation
composée d’hommes et de moyens techniques, financiers, d’informations, réunis en vue de
produire pour le marché des biens ou des services ».
II.2- Les flux issus de l’activité de l’entreprise
L’entreprise est un agent économique par lequel transite un certain nombre de flux
entrants et sortants
Salariés Associés Prêteurs
Etat Entreprise Clients
Fournisseurs Organismes
sociaux (CNSS)
II.3- Les types de flux
- Les flux réels (ou physique) : flux de biens et services achetés ou vendus
- Les flux quasi-réels : flux de prestations diverses reçues des autres agents
économiques (travail apporté par le personnel,…)
- Les flux financiers ou monétaires : flux de paiement en contrepartie des flux réels et
quasi-réels
II.4- Objet de la comptabilité financière
L’objet de la comptabilité est l’enregistrement des flux réels, quasi-réels et financiers.
III- Les fonctions de la comptabilité financière
La comptabilité financière remplit trois fonctions principales :
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Fonction juridique : La comptabilité constitue un moyen de preuve pour les
transactions entre les partenaires d’où l’obligation pour les entreprise de tenir une
comptabilité.
Fonction sociale :La comptabilité permet à des organismes étatiques tels que l’institut
national des statistiques (INS) ou la banque centrale (BCT) de s’informer sur certains
aspects sociaux comme les œuvres sociales prises en charge par l’entreprise (Dons et
subventions), les retenues sociales aux profits de la caisse nationale de sécurité
sociale,…
Fonction économique et financière : Elle fournit aux dirigeants des informations
financières sur l’entreprise utiles à la prise de décision.
IV- Les documents de synthèse : Les états financiers
IV.1- Les objectifs des états financiers
Les états financiers constituent la principale finalité de la comptabilité. Ce sont des
mécanismes de communication dont la publication périodique est utile pour les utilisateurs
afin d’évaluer, comparer et prédire la rentabilité de l’entreprise.
Les états financiers
Processus = Utilisateurs des états
comptable Mécanismes de financiers
communication
Selon le système comptable des entreprises, les états financiers sont au nombre de quatre :
- Le bilan
- L’état de résultat
- L’état de flux de trésorerie
- Les notes aux états financiers.
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Bilan Situation financière de l’Etp
L’état de résultat Performance de l’Etp
(Rentabilité)
L’état de flux de L’impact des activités de l’Etp sur
trésorerie sa trésorerie
Les notes aux états Informations explicatives et
financiers supplémentaires
Le bilan est défini comme étant une représentation à une date donnée de la situation
financière de l’entreprise sous formes d’actifs et de passifs et des capitaux propres.
L’actif et le passif sont regroupés ou divisés d’après le degré d’incertitude relatif au
montant et au moment de la réalisation ou de la liquidation éventuelle. La situation de
l’entreprise dépend des ressources qu’elle contrôle, de sa structure financière (c'est-à-
dire ses besoins en capitaux empruntés et sa capacité d’endettement) et de sa liquidité
et solvabilité.
L’état de résultat retrace les revenus et gains d’une part, et les charges et pertes d’autre
part, découlant d’un exercice comptable complet engendrant le résultat net de
l’exercice et reflétant ainsi la performance financière et la rentabilité de l’entreprise.
L’information sur la performance est utile pour prédire la capacité de l’entreprise à
générer des flux de trésorerie à partir des ressources qu’elle maîtrise et évaluer
l’efficacité avec laquelle elle pourrait employer des ressources supplémentaires.
L’état de flux de trésorerie retrace l’évolution de la situation financière au cours d’un
exercice comptable. Il fournit des informations sur les activités d’exploitation, de
financement et d’investissement de l’entreprise, ainsi que sur les effets de ces activités
sur sa trésorerie.
Les notes aux états financiers sont des informations explicatives et supplémentaires
permettant une meilleure intelligibilité des états financiers.
IV.2-Les utilisateurs des états financierset leurs besoins
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Utilisateurs des états
financiers
Utilisateurs internes Utilisateurs externes
Dirigeants Investisseurs à Banque Etat Autres tiers
risque
Prendre des - Valeur de l’Etp Capacité de Politique Capacité
décisions - Dividendes remboursement fiscale d’honorer ses
et engagements
sociale
Les utilisateurs desétats financiers sont composés de deux groupes : les utilisateurs interneset
les utilisateurs externes.
Les utilisateurs internes des états financiers comprennent notamment :
- Les dirigeants et les services internes de l‘entreprise qui cherchent à apprécier l’équilibre
financier, la rentabilité, la solvabilité et la liquidité de l’entreprise afin de prendre les
décisions stratégiques qui s’imposent en matière d’investissement, de financement,
d’exploitation…
Les utilisateurs externes des états financiers comprennent notamment :
- Les investisseurs actuels (propriétaires de l'entreprise et actionnaires) et les investisseurs
potentiels qui s’intéressent à la valeur de l’entreprise et notamment à la rémunération des
actionnaires à savoir les dividendes et la plus-value en capital;
- Les bailleurs de fonds (ceux qui prêtent de l'argent à l'entreprise) qui cherchent à s’assurer
de la capacité de remboursement de leurs clients;
- L'Etat (administration fiscale ou fisc, les organismes sociaux telle que la CNSS, etc...) dont
l’objectif est d’asseoir sa politique fiscale, économique et sociale.
- Les tiersou partenaires de l'entreprise (clients, fournisseurs,...) qui sont des personnes avec
lesquelles l'entreprise est en relations d'affaires. Ces divers utilisateurs s’intéressent à la
capacité de l’entreprise à générer des flux de trésorerie lui permettant d’honorer ses
engagements et à continuer son activité afin de sauvegarder les intérêts de ses partenaires.
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Par ailleurs, les investisseurs sont dits à risques parce qu'ils acceptent d'investir dans
l'entreprise un capital déterminé contre une espérance de retour sur capital sous la forme de
flux futurs de trésorerie incertains. Le système comptable tunisien à l’instar de celui américain
et international est construit autour du choix des investisseurs à risque, comme utilisateurs
privilégiés àsatisfaire en priorité car ces personnes fournissent des capitaux à risque. Ils ont
besoin d'informationspour les aider à évaluer leur patrimoine.
V- Le système comptable des entreprises (SCE 1996)
A la base du système comptable, on trouve le cadre conceptuel qui a permis d’établir des
normes comptables. Ces dernières représentent le cœur de la loi comptable tunisienne.
Cadre conceptuel Normes Loi comptable
comptables
V.1- Le cadre conceptuel
Selon le décret du 96/2459 du 30/12/96, le cadre conceptuel est défini comme suit : une
structure de référence qui sert de support et de guide pour l’élaboration des normes
comptables. Le rôle du cadre conceptuel est de :
- Permettre l’élaboration des normes comptables
- Faciliter l’arbitrage en cas de conflit
- Définir les caractéristiques de l’information financière
- Formuler les principes comptables pour l’élaboration des normes
- Spécifier les éléments qui doivent figurer dans les états financiers
- Fixer les règles d’évaluation des éléments figurant dans les états financiers
V.2- Quelques principes comptables fondamentaux
Indépendance des exercices : La vie des entreprises est divisée en périodes de 12
mois consécutifs appelés exercices comptables. Ainsi, il faut rattacher à l’exercice
seulement les opérations qui le concernent.
Prudence : La comptabilité adopte une vision plutôt pessimiste : il convient
d’enregistrer les diminutions de valeur dès qu’elles deviennent probables tandis que
seules les augmentations certaines seront prises en compte.
Permanence des méthodes :Afin de permettrela comparaisondes informations
comptables d’un exercice à l’autre l’entreprise doit utiliser toujours les mêmes
méthodes.
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Non compensation : Toutes les opérations doivent être comptabilisées sans
compensation (pas de compensation entre créances et dettes, entre charges et produits)
V.3- Les normes comptables
Ilexiste trois sortes de normes comptables : la normes comptable générale, les normes
comptables techniques et les nomes sectorielles.
Norme comptable - Les règles de présentation des états financiers
générale - Dispositions relatives à l’organisation comptable
- Liste des comptes et leur fonctionnement
Normes comptables - Traite une question bien déterminée (Capitaux
techniques propres, Stocks,…)
Normes sectorielles - Fixent les modalités de traitement des opérations
spécifiques à certains secteurs
Chapitre 2 : le bilan
I- Définition du Bilan
Le bilan constitue une représentation à une date donnée de la situation financière de
l’entreprise. Il se présente comme un tableau, daté, divisé en deux parties équilibrées :
- La partie gauche composée des actifs
- La partie droite composée des capitaux propres et passifs
L’actif est constitué desressources économiques obtenues ou contrôlées par l’entreprise ayant
un potentiel d’engendrer des avantages économiques futurs au bénéfice de l’entreprise.
Un actif est pris en compte dans le bilan lorsqu’il est probable que des avantages
économiques futurs bénéficieront à l’entreprise et que l’actif a une valeur qui peut être
mesurée d’une façon fiable.
Le passif est constitué des obligations actuelles de l’entreprise, résultant de transactions ou
d’évènements passés nécessitant le sacrifice ou le transfert futur à d’autres entités de
ressources représentatives d’avantages économiques.
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Un passif est pris en compte dans le bilan lorsqu’il est probable qu’un transfert de
ressources économiques résultera du règlement de l’obligation à la charge de l’entreprise et
que le montant de ce règlement peut être mesuré d’une façon fiable.
Les capitaux propres représentent l’intérêt résiduel dans les actifs de l’entité après
déduction de tous les passifs. Ils comportent les diverses catégories de capital, les réserves et
les résultats non répartis. Le capital correspond à la somme de tous les éléments apportés par
le ou les propriétaires et laissés définitivement à la disposition de l’entreprise.
Le bilan est établi selon une périodicité régulière. Les entreprises établissent au moins un
bilan par année. L'année comptable est dite exercice comptable. L’entreprise établit un bilan à
la fin de chaque exercice comptable et la date à laquelle est dressé le bilan s’appelle « date
d’inventaire » ou « date de clôture d’exercice ». En Tunisie, l'exercice comptable correspond
à l'année civile.
Le bilan doit impérativement respecter l’égalité suivante :
Actifs = Cap. Propres + Passifs
Exemple 1 :
Deux associés X et Y créent une entreprise dont les moyens de production sont évalués à
150000 D. X apporte un camion valant 50000 D et Y apporte des machines valant 50000 D.
Etant donné que les associés ne disposent que d’un capital de 100000 D, ils contractent auprès
d’une banque un emprunt de 50000 D qui a permis d’acquérir un stock de matières
premières 10000 D, de construire un local 30000 D (dont 10000 D représente la valeur du
terrain) et de conserver une somme de 10000 D en caisse pour financer le besoin
d’exploitation de l’entreprise.
TAF : Etablir le bilan de constitution de la nouvelle entreprise.
Remarque : Les actifs sont classés selon le critère de liquidité croissante (les biens les moins
liquides sont classés en haut de l’actif et les biens les plus liquides sont classés en bas de
l’actif). De même, les passifs sont classés selon le critère d’exigibilité croissante.
II- Distinction entre éléments courants et non courants
Les actifs d’un bilan peuvent être des actifs non courants ou des actifs courants. Un actif
doit être classé comme actif courant quand :
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- Il fait partie des activités d’exploitation de l’entreprise et il est attendu qu’il sera réalisé ou
consommé dans le cours normal du cycle d’exploitation de l’entreprise.
- Il est détenu à des fins de placement ou pour une courte période. Il est attendu qu’il soit
réalisé dans les 12 mois à compter de la date de clôture.
Tous les autres actifs doivent être classés en tant qu’actifs non courants. Ces derniers sont
par conséquent :
- Les actifs qui sont destinés à être utilisés d’une manière continue pour les besoins des
activités de l’entreprise tels que les immobilisations.
- Les actifs détenus à des fins de placement à long terme ou qui ne sont pas destinés à être
réalisés dans les 12 mois à compter de la date de clôture.
Un passif doit être classé comme passif courant lorsque :
- Il est attendu qu’il soit réglé par utilisation de la trésorerie provenant des éléments classés
comme actifs courants. Autrement dit, ces passifs sont générés dans le cadre de l’activité
d’exploitation.
- ou qu’il doit être payé dans les 12 mois qui suivent la date de clôture.
Tous les autres passifs doivent être classés en tant que passifs non courant
Exemple 2 :
Au 31/12/N, l’entreprise « ABC » possède les éléments suivants :
Capital social : 60300 D ; Terrains : 15000 D ; Emprunts bancaires à + d’un an : 20000 D ;
Espèces : 1500 D ; Bâtiment industriel : 28000 D ; Créances sur les clients : 4200 D (dont
3000 D à + d’un an) ; Dettes dues aux fournisseur d’exploitation : 6600 D ; Stock de matières
premières : 12000 D ; Matériel industriel : 19000 D ; Matériel de transport : 11000 D ;
Résultat de l’exercice : à déterminer.
TAF : Etablir le bilan de l’entreprise « ABC » au 31/12/N.
III- Information à présenter dans le corps du Bilan
III.1- Aux Actifs
Les éléments constitutifs de l’actif sont les suivants :
III.1.1- Actifs non courants
Les actifs non courants sont composés actifs immobilisés et des autres actifs non courants. Il
s’agit de biens nécessaires à l’activité de l’entreprise, qui sont destinés à servir de façon
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durable et ne se consomment pas par le premier usage. Les actifs immobilisés sont composés
des rubriques ci-après :
- Immobilisations incorporelles : Les immobilisations incorporelles (sans substance
physique) regroupent le fonds commercial (composé de la clientèle et de l’achalandage),
le droit au bail (somme versée au locataire précédent pour le transfert de propriété
commerciale),les logicielsetles concessions de marque, brevets et licences(il s’agit des
dépenses engagées pour obtenir la protection accordée à l’inventeur ou à l’acquéreur du
droit d’exploiter une marque, un brevet ou une licence).
- Immobilisations corporelles : Les immobilisations corporelles regroupent les terrains,
constructions, matériel de transport,installations techniques, matériel et outillage
industriels, équipements de bureau…
- Immobilisations financières : On trouve sous cette rubrique les titres de participation, les
prêts à plus d’un an, les dépôts et cautionnements versés (sommes versées à des tiers à
titre de garantie jusqu’à la réalisation d’une condition suspensive) et les titres immobilisés
(actions immobilisées en portefeuille…).
- Autres actifs non courant : Cette rubrique regroupe les frais préliminaires (dépenses
engagées pour répondre aux obligations légales de constitution de l’entreprise ou de
modification du capital, ces frais sont souvent importants et ne peuvent être supportés par
un seul exercice comptable) et les charges à répartir sur plusieurs exercices. Les frais
préliminaires et les charges à répartir constituent des actifs fictifs (non valeurs).
III.1.2- Actifs courants
Les actifs courants sont composés des rubriques suivantes :
- Stocks : Ils sont composés des biens intervenant dans le cycle d’exploitation tels que les
stocks de matières premières, les stocks de marchandise et les stocks de produits finis.
- Clients et comptes rattachés : Cette rubrique est composé de toutes les créances liées à la
vente à crédit de biens ou services rattachés au cycle d’exploitation.
- Autres actifs courants : Cette rubrique regroupe les autres créances diverses telles que les
débiteurs divers, les créances sur l’état…
- Placements et autres actifs financiers : On trouve sous cette rubriqueles prêts à moins d’un
an, les placements courants (titres acquis en vue de réaliser un gain à court terme) ainsi
que les parties à moins d’un an des prêts non courants.
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- Liquidités et équivalents de liquidités : Cette rubrique regroupe les comptes caisses,
banque, C.C.P…
III.2- Aux Capitaux propres
Les capitaux propres se composent des éléments suivants :
- Le capital, les réserves, les autres capitaux propres (subvention d’investissement), les
résultats reportés et le résultat de l’exercice qui peut être bénéficiaire ou déficitaire. En cas
de perte le résultat de l’exercice est noté entre parenthèse (XXX).
III.3- Aux Passifs
Les éléments constitutifs du passif sont les suivants :
III.3.1- Passifs non courants
On distingue parmi les passifs non courants les éléments suivants :
- Les emprunts : On trouve sous cette rubriqueles emprunts à plus d’un an.
- Autres passifs financiers : Ce poste regroupe les dépôts et cautionnement reçus, les crédits
fournisseurs d’immobilisation et les autres dettes non courantes.
- Les provisions.
III.3.2- Passifs courants
On distingue parmi les passifs courants les éléments suivants :
- Fournisseurs et comptes rattachés : Cette rubrique est composée de toutes les dettes liées à
l’achat à crédit de matières premières, marchandises ou services rattachés au cycle
d’exploitation. Les dettes fournisseurs d’immobilisation à moins d’un an figurent
également dans cette rubrique.
- Autres passifs courants : Cette rubrique regroupe les autres dettes diverses telles que les
créditeurs divers, les dettes vis-à-vis des employés, les dettes dues à l’Etat ou aux
organismes sociaux.
- Concours bancaire et autres passifs financiers : Il s’agit de dettes bancaires à moins d’un
an et de la partie à moins d’un an des emprunts à long terme.
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Exemple 3 :
Les éléments du bilan de la société « XY » au 31/12/N sont les suivants :
Terrains : 20000 D; Constructions : 35000 D; Avance versée sur commande
d’immobilisation corporelle 5000 D ; Crédit fournisseur d’immobilisation : 20000 D ;
Fournisseur d’exploitation : 4000 D ; Stock de marchandises : 63000 D ; Mobilier : 14000
D ; Fonds commercial : 10000 D ; Titres de participations : 5000 D ; dû à la CNSS 5000 D ;
dû au personnel 5000 D ; Titres de placement : 5000 D ; Clients-effets à recevoir : 2700
D ;Fournisseur d’exploitation-effet à payer : 13000 D ; Clients : 14400 D ; Créance sur l’Etat :
1000 D ; Banque : 9900 D ; Caisse : 2000 D ; Emprunt bancaire courant 10000 D ; Capital
social : 100000 D ; Réserves : 20000 D ; Résultat de l’exercice : à déterminer.
TAF : Etablir le bilan ?
Exemple 4 :
Le 1/6/N, un commerçant acquiert l’activité d’une entreprise en reprenant son fonds de
commerce aux conditions suivantes : Equipements de bureau : 2000 D ; Marchandises : 3000
D ; Créances clients : 2500 D ; Eléments incorporels (clientèle, achalandage, droit au bail) :
4500 D (dont 500 D représente la valeur du droit au bail)
- Ce commerçant paie au comptant la moitié du prix d’acquisition et accepte, pour le reste,
trois billets de fonds de valeurs égales, à échéances successives de 6 mois à partir du 1/1/N+2.
- Les frais d’acquisition (droits d’enregistrement, honoraires de l’avocat, frais de publicité)
s’élèvent à 2000 D (payés par les fonds propres de l’exploitant). En outre, ce commerçant
apporte des avoirs en banque de 6000 D
TAF : Dressez le bilan d’ouverture
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IV- Notion de situation nette comptable
La valeur du patrimoine (richesse) d’une entreprise est dite situation nette comptable, elle
est égale à la différence entre ce que l’entreprise possède et ce qu’elle doit, c'est-à-dire ce qui
reste à l’entreprise après remboursement de toutes ses dettes. La situation nette comptable se
confond avec les capitaux propres chaque fois que l’actif ne contient pas des actifs fictifs.
Dans ce cas, on a la relation ci-après :
SNC = Actifs – Passifs = (Capitaux propres + Passifs) – Passifs = Capitaux propres
En présence d’actifs fictifs la relation de la SNC devient :
SNC = Actifs réels – Passifs
= (Actifs- Actifs fictifs) – Passifs
= (Capitaux propres + Passifs- Actifs fictifs) – Passifs
= Capitaux propres - Actifs fictifs
Exemple 5 :En reprenant l’exemple précédent, calculer la SNC de l’entreprise.
V- Les modifications du bilan
Certaines opérations effectuées par l’entreprise ne touchent pas à l’équilibre du bilan, d’autres
sont parfois génératrices de perte ou de profit (résultat).
V.1-Modifications sans déséquilibre
Exemple 6 : En reprenant l’exemple précédent on suppose que le 5/6/N l’entreprise acquiert
une voiture valant 5000 D au comptant par chèque bancaire.
Lorsqu’une opération touche deux éléments de l’actif pour le même montant, elle ne modifie
ni le total du bilan ni son équilibre. De même, toutes les opérations qui touchent deux
éléments des capitaux propres et du passif pour le même montant, ne modifient ni le total du
bilan, ni son équilibre.
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Exemple 7 : Le 10/6/N, achat à crédit d’un ordinateur pour 1000 D (remboursement dans 3
mois).
Les opérations qui touchent un poste d’actif et un poste des capitaux propres et du passif
changent le total du bilan sans toucher à son équilibre.
V.2- Modifications avec déséquilibre
Exemple 8 : Le 12/6/N, vente à crédit de la totalité des marchandises pour une valeur égale à
4000 D.
Toutes les opérations modifiant à la fois le total et l’équilibre du bilan sont génératrices de
résultat (bénéfice ou perte).
Actifs > Capitaux propres et passifs → Bénéfice
Actifs < Capitaux propres et passifs → Perte
Pour rétablir l’équilibre du bilan, le résultat de l’exercice est porté aux capitaux propres en
plus s’il s’agit d’un bénéfice ou en moins s’il s’agit d’une perte. Cette méthode de
détermination du résultat est dite méthode patrimoniale. Si l'utilisateur peut être informé sur la
nature du résultat (déficit ou bénéfice) et sa consistance (montant), il ne dispose d'aucune
explication sur les éléments ayant contribué à la formation de ce résultat. Pour ce faire, la
comptabilité utilise un deuxième état de synthèse : l'état de résultat. Par opposition à la
méthode patrimoniale, la détermination du résultat par la différence entre les produits (gains)
et les charges (pertes) est désignée méthode des opérations.
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