Actions et dimensionnement en génie civil
Actions et dimensionnement en génie civil
-
Génie Civil 3A
Sébastien DURIF
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Actions ?
Toute cause sollicitant une construction génère des forces dans la structures
[Link]
Actions
Pour permettre de vérifier une structure
- Calculer les différentes actions
- Effectuer une descente de charge
En Europe les règles établies pour le dimensionnement sont décrites dans les Eurocodes
Les Eurocodes
Les Eurocode : 10 documents avec 58 textes
Les Eurocodes
Les Eurocode : 58 textes répartis en différentes parties
Cours d’Action 3a
Les Eurocodes : un peu d’histoire
- 1989 : le CEN (comité européen de normalisation) processus de définitions des premières
normes européennes de construction :
- Normes ENV : normes d’application volontaire dans chaque pays membres
- Plusieurs commentaires et modifications au sein de chacun des pays membres a ainsi donné
lieu aux documents : ENV-DAN (documents d’application nationale)
Statut : les Eurocodes constituent depuis, d’une manière générale, la référence reconnue au niveau
européen pour la conception et le calcul des structures.
Découle de ce processus de normalisation à l’échelle européenne : le marquage CE, qui lui s’étend à
des produits qui vont au-delà des seuls produits de la construction (d’où l’existence d’une certaine
lacunes sur certains éléments, considérés comme non-structuraux et qui relèvent donc en France de
textes spécifiques tels que DTU ou avis techniques)
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Approche semi-probabiliste du comportement réel des matériaux et des ouvrages
- Intègre les notions de risque et de sécurité
Coeffs de sécurité
- Intègre la notion d’incertitudes sur les actions et matériaux
Classes de conséquences
- CC1 : humaines et économiques faibles
- CC2 : humaines et économiques limitées ou
environnementales importantes (80% des ouvrages)
- CC3 : humaines et économiques importantes
Classes de fiabilité
- RC1 : β = 4,2 (1 an) ou 3,3 (50 ans) x0,9
Généralement c’est le coût initial qui est visé par la démarche semi-
probabiliste étant donné que le coût de réparation est beaucoup
plus difficile à estimer.
Les problèmes de défaillances structurales liée à une mauvaise maintenance peuvent être
dramatiques
[Link]
=BFMTV
[Link]
k&ab_channel=FRANCE24
- Les actions accidentelles : apparition sur une courte durée, peu probable,
mais avec des effets très dommageables si elles ne sont pas correctement
prises en compte
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
1- Classification et valeurs des actions
• Valeurs fréquente (1% T) et quasi permanente (50% T) de l’action variable : ψ1Qk et ψ2Qk
Toute action est définie avec 4 niveaux décroissants : Qk, ψ0Qk, ψ1Qk et ψ2Qk
Les 3 coefficients ψ sont définis individuellement, pour chaque type d’action, par les
annexes A1 et A2 de l’Eurocode 0.
A1 : bâtiments
A2 : ponts
Tableau A1.1 : Valeurs recommandées des coefficients ψ pour les bâtiments
(extrait de l’eurocode 0, annexe A1)
- Gk,j désigne une composante des actions permanentes prise en valeur caractéristique
𝛾𝐺,𝑗 est le coefficient partiel associé (permet de distinguer les composantes favorables et défavorables de ces actions)
- P désigne l’action de précontrainte
𝛾𝑃 est le coefficient partiel associé
- 𝑄𝑘,1 représente l’action variable dominante à sa valeur caractéristique, majorée par le coefficient partiel 𝛾𝑄,1
- 𝑄𝑘,𝑖 représente l’une des actions variables concomitantes, à sa valeur de combinaison : coefficient ψ0,i , majorée par le
coefficient partiel 𝛾𝑄,𝑖
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : situations durables et transitoires
Combinaison ELS :
Pour la vérification d’un ELS de type irréversible, on emploi la combinaison « caractéristique », les coefficients partiels
sont ramenés à l’unité : DEF (critère de déformation)
Combinaison de type quasi-permanente pour la vérification de l’aspect de la structure et des effets à long terme (fluage):
Ad représente soit la valeur de calcul de l’action accidentelle, soit la réalisation de conditions de nature accidentelle
(incendie).
Le choix entre les valeurs fréquente et quasi-permanente de l’action variable dominante dépend de la situation de projet.
Voir l’Eurocode 1 ou dans les Eurocodes « matériaux ».
La combinaison sismique est construite de manière similaire, en retenant la valeur quasi permanente pour toutes les
actions variables. L’action sismique AEd se substitue à Ad :
ELU : STR
Résistance structurale
ELU : EQU
Equilibre statique global
ou partiel
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ
ELU : EQU
Equilibre statique global ou partiel
Grues :
[Link]
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ
ELU : GEO
Défaillance du sol
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ
ELU : GEO
Défaillance du sol
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ
EQU
γG,j,sup = 1,10 γG,j,inf = 0,90 γQ,1 = 1,50 γQ,i = 1,50
STR
γG,j,sup = 1,35 γG,j,inf = 1,00 γQ,1 = 1,50 γQ,i = 1,50
GEO
γG,j,sup = 1,00 γG,j,inf = 1,00 γQ,1 = 1,30 γQ,i = 1,30
- Charge permanentes G
- Charge de vent W
- Action thermique T
- Séisme E
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
3- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELU
𝐺 + 𝑆𝐴𝑑 + 0,3𝑄
Dans le cas de l’incendie l’annexe nationale préconise la valeur fréquente pour l’action variable
principale
-Millenium bridge :
[Link]
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
4- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELS
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
4- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELS
Vibration dues à la marche, mouvements synchronisés des personnes et autres équipements il faut
considérer :
- Confort des personnes
- Fonctionnement des équipement et de la structure
- L’intégrité des éléments non structuraux
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
5- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELS
Combinaisons rares (irréversible) :
G + S + 0,6W + 0,7Q + 0,6T
G + T + 0,5S + 0,6W + 0,7Q
G + Q + 0,6T + 0,5S + 0,6W
G + W + 0,7Q + 0,6T + 0,5S
Combinaisons fréquentes (réversible)
G + 0,2S + 0,3Q
G + 0,5T + 0,3Q
G + 0,5Q
G + 0,2W + 0,3Q
Combinaison quasi permanente (confort, aspect long terme)
G + 0,3Q
A retenir
Eurocode 0 : principes généraux, combinaisons et coefficients
Eurocode 1 : actions
Approche semi-probabiliste => utilisation de coefficients partiels de sécurité γ pour le calcul des sollicitation et
résistances
Etats limites :
- ELU : Etat limite ultime => vérification des critères de résistance d’une structure
- ELS : Etat limite de service => vérification des critères de déformation d’une structure
Partie 3 - EN 1991-3 – Actions induites par les appareils de levage et les machines
Hypothèses générales :
- Combles non aménagés
- Dalle intermédiaire béton H = 6,7m
- Hauteur au faîtage H = 6,5m
- Entraxe pannes : 1m
1- Fermes en bois
Ferme centrale :
Poids des pannes + toiture
- Panne : 4,2 [kN/m3] x L [m]x A[m²] = 4,2x2,7x(4x10) = 4,5daN
7 pannes => 4,5 x 7/L = 5,25 [daN/m] ou 0,0525 [kN/m]
- Toiture + isolant + plâtre : 0,45[kN/m²] x e[m] + 0,5[kN/m3] x 0,35[m] x e[m] + 0,09[kN/m²] x e[m] = 1,215 [kN/m] +
0,4725 [kN/m] + 0,243 [kN/m]= 1,93 [kN/m]
Charge totale : 0,0525 + 1,93 = 1,98 [kN/m]
Ferme de rive ?
[Link]
Exemple : maison individuelle
Solution
2- Poteau central
Solution alternative pour alléger la dalle : poutrelle hourdis, on passe en moyenne d’un poids de 5
kN/m² à 2,75 kN/m².
[Link]
Exemple : maison individuelle
Solution
2- Poteau central
Solution alternative pour alléger la dalle : poutrelle hourdis, on passe en moyenne d’un poids de 5
kN/m² à 2,75 kN/m². Permet d’augmenter la portée et de supprimer le poteau intermédiaire.
[Link]
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
Charges liées à l’exploitation du bâtiment, provoquées par l’occupation des locaux. Les valeurs des charges tiennent
compte :
- De l’usage normal que les personnes font des locaux
- Des meubles et objets mobiles
- Des véhicules
- Évènements rares de concentration de personnes ou de mobilier
Pour déterminer les charges d’exploitation, il convient de classer les planchers et les toitures en
catégories en fonction de leurs utilisations
Bâtiments résidentiels, sociaux, commerciaux ou administratifs
Salle de sport ou
Remarque :
Salle de concert
Certaine valeurs tiennent compte des effets
dynamiques (gymnaste sur trapèze pour C4)
Aires de stockages et locaux industriels
Aires de stockages et locaux industriels
Aires de stockages et locaux industriels
Action des chariots élévateurs
Action des chariots élévateurs
Action des chariots élévateurs
Garages et aires de circulation accessibles aux véhicules (hors ponts)
Véhicules légers
(Parkings)
Véhicules livraison
(6 roues 16t)
- Zones de livraison
- Accès pompier
Garages et aires de circulation accessibles aux véhicules (hors ponts)
Charge à l’essieu
Garde-corps (efforts horizontaux linéiques)
Les espaces supportant une foule importante (tribunes, scènes) => catégorie C5
[Link]
Toitures
Distinction entre :
- Toiture accessible : charge définie en fonction de la catégorie du bâtiment
Toiture avec aménagement paysager : Annexe nationale recommande une charge
minimale de 3kN/m2 (prise en compte de l’accumulation de matériaux lourds dans le
cadre de travaux de réfection de toiture)
Toiture H :
les charges ne sont pas à combiner avec le vent
ou la neige
Ces charges correspondent à la surface projetée
de la toiture considérée
Toiture avec pente >15% non concernées par la
charge répartie
panne
Toiture H :
les charges ne sont pas à combiner avec le vent
ou la neige
portique
Ces charges correspondent à la surface projetée
de la toiture considérée
Toiture avec pente >15% non concernées par la
b Aire ab = 10m²
charge répartie
en fonction de la nature des locaux, pour les surfaces importantes de plancher par un coefficient αA
pour les bâtiments à grand nombre de niveaux dont les occupations sont considérées comme
indépendantes, avec un coefficient αn
Résumé :
La plus faible valeur entre αn et αa est retenue si la charge d’exploitation est charge dominante
La plus faible valeur entre αn et ψαa est retenue si la charge d’exploitation est charge d’accompagnement
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
Réduction des charges d’exploitation en fonction de la surface du plancher ou de toiture accessible
Les charges d’exploitation correspondant à une catégorie unique peuvent être réduites au moyen d’un
coefficient de réduction αA, en fonction de l’aire portée par l’élément considéré.
𝐴0
𝛼𝐴 = 0,77 + ≤ 1,0
𝐴
Lorsque les charges d’exploitation de plusieurs étages agissent sur les poteaux et les murs, les charges
d’exploitation totales peuvent être réduites par l’application d’un coefficient αn.
- n : nombre d’étages (>2) au-dessus des éléments structuraux chargés de la même catégorie
- Ψ0 : coefficient issu du tableau A.1.1 de l’EN 1990, Annexe A1
Calculer les charges d’exploitation appliquées aux fermes de toiture et au poteau central
Exemple : maison individuelle Ferme traditionnelle
en bois
Hypothèses générales :
- Combles non aménagés
- Dalle intermédiaire béton H = 6,7m
- Hauteur au faîtage H = 6,5m
- Entraxe pannes : 1m
b = 6m d = 8m
Poutre BA
Poteau BA
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
Toiture inaccessible sauf pour entretien
Plancher intermédiaire : habitation, résidentiel
Calculer les charges d’exploitation appliquées aux fermes de toiture et au poteau central
Ferme bois :
Charge linéique sur ferme : aucune car pente de toiture > 15%
Charge ponctuelle sur ferme : 1,5[kN]
Poteau central :
Charge surfacique de la dalle : 1,5[kN/m²] x 12[m²] = 18kN soit 1,8tonnes
Charge ponctuelle de 2kN
Eurocode 1 : les charges climatiques
[Link]
[Link]
Juillet 2001 : 400 m² de toiture d’un supermarché Ed s’effondrent : surcharge d’eau de pluie
2013 : effondrement en série de toitures dans l’ouest de la France pour cause de neiges exceptionnelles
Exemple de Coutance avec 3 à 4m de neige en toiture.
2014 : 200m² du centre commercial de Nice Pour information 1mm de pluie équivaut à 1L/m² => 1kg/m² soit 0,01kN/m²
Pluie diluvienne : 200mm => 200kg/m²
Charges climatiques : Neige et vent mais…
Neige + pluie :
[Link]
effondre-et-d-importants-degats-dans-une-autre
Charges climatiques : Neige et vent mais…
Neige + pluie :
Les accidents n’arrivent pas qu’en France : Exemple de l’effondrement de la toiture d’un stade à Minneapolis (Minnesota)
[Link]
Charges climatiques : Neige et vent mais pas que…
[Link]
[Link]
Charges climatiques : Neige et vent
Toitures arrachées
Effondrements de toitures
Inondations
[Link]
[Link]
Charge de neige
Janvier 2021 :
Effondrement de plusieurs bâtiments
agricoles en Aveyron, plateau de
l’Aubrac
[Link]
[Link]
EC1-1-3 : Charges de neige
En dehors de sites implantés en altitude, ces charges restent dans des ordres de grandeur relativement faible
Les règles de calcul de ces charges de neige étaient basées sur la norme NV 65, définissant les valeurs normales
et extrêmes des charges de neige et vent.
Ce document a servi de référence pour les règles qui ont suivi, basées sur les états limites, les règlements
« N84 »
La norme actuelle européenne NF EN 1993-1-3 n’implique que peu de modifications par rapport aux règles
établies dans « N84 ».
Domaine d’application :
Site dont l’altitude est inférieure à 2000m
Ne traite pas les chocs dus aux charge de neige glissante ou
tombante
Ne traite pas des charges dues à la glace ou des charges de neige
sur les ponts.
Domaine d’application :
Site dont l’altitude est inférieure à 2000m
Ne traite pas les chocs dus aux charge de neige glissante ou
tombante
Ne traite pas des charges dues à la glace ou des charges de neige
sur les ponts.
L’annexe nationale française donne la carte des régions de neige ainsi que :
- La valeur caractéristique Sk
- La valeur exceptionnelle Sad : 3 régions n’y sont pas soumises
- La loi de variation de la charge de neige pour des altitudes >200m : seule la région E
fait l’objet d’une loi de variation différente.
EC1-1-3 : Charges de neige
Loi de variation de la charge de neige avec l’altitude :
La charge de neige Sk sur la toiture d’un bâtiment se déduit de la carte des régions et de son altitude si celle-ci
dépasse 200m. Alors que la charge de neige accidentelle est indépendante de l’altitude.
Ainsi, la charge de neige au sol se déduit par la formule :
𝑆𝑘 = 𝑆𝑘,0 + ∆𝑠𝑖
𝑆 = 𝜇𝑖 𝐶𝑒 𝐶𝑡 (𝒔𝒌 𝒐𝒖 𝒔𝑨𝒅 ) + 𝑠1
Avec les coefficients adimensionnels:
- μi : coefficient de forme
- Ce : coefficient d’exposition (0,8 : sites balayés par le vent ; 1,0 : sites normaux et 1,2 pour les sites protégés).
- Ct : coefficient thermique traduisant la fonte des neiges par déperdition thermique par la toiture. Généralement
pris égal à 1.
Remarque sur les serres agricoles qui constituent une exception en terme de bâtiment chauffé et peu isolé
- s1 = 0,2kN/m² : charge complémentaire pour les toitures avec une pente < 3%
EC1-1-3 : Charges de neige
Neige accidentelle : SAd
Valeur indépendante de l’altitude
Doit considérer les accumulations liées aux toitures à noues ou aux bâtiments avec décroché en élévation
Ne considère pas les effets locaux (acrotères et autres)
𝑆 = 𝜇𝑖 𝐶𝑒 𝐶𝑡 (𝒔𝒌 𝒐𝒖 𝒔𝑨𝒅 ) + 𝑠1
Avec les coefficients adimensionnels:
- μi : coefficient de forme
- Ce : coefficient d’exposition (0,8 : sites balayés par le vent ; 1,0 : sites normaux et 1,2 pour les sites protégés).
- Ct : coefficient thermique traduisant la fonte des neiges par déperdition thermique par la toiture. Généralement
pris égal à 1.
Remarque sur les serres agricoles qui constituent une exception en terme de bâtiment chauffé et peu isolé
- s1 = 0,2kN/m² : charge complémentaire pour les toitures avec une pente < 3%
EC1-1-3 : Charges de neige
Coefficients de forme μ
Ce coefficient de forme permet de définir la distribution de neige sur les toitures. Il permet de prendre en compte :
Accumulations de neige
Influence de la pente de toiture
[Link]
EC1-1-3 : Charges de neige
1- Cas courants : toiture à 1 ou 2 versants, sans obstacle
Dans le cas d’une noue : 𝛼ത est la moyenne des angles des 2 versants
EC1-1-3 : Charges de neige
3- Cas des toitures en dénivellation
Configuration courante de 2 toitures adjacentes établies à des niveaux différents génère des accumulations importantes,
essentiellement lié aux turbulences et ralentissement du vent aux abords du décrochement.
Cette accumulation de neige s’effectue sur une longueur ls:
5m < ls = 2h < 15m
Avec h : hauteur du décrochement
EC1-1-3 : Charges de neige
3- Cas des toitures en dénivellation
Part d’accumulation liée au vent : μw = (b1 + b2)/2h > 0,8
Rapport entre la moyenne des 2 étendues des 2 toitures sur la hauteur
du dénivelé
A > 900m
SteelCust : Neige
[Link]/ANHIFY
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
Pente toiture : 30°
Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)
[Link]
[Link]
EC1-1-4 : Charges de vent
[Link]
De manière générale le vent génère des charges horizontales pouvant soit déséquilibrer l’ouvrage ou entrainer des forces
de soulèvement.
Pour certains ouvrages, le caractère dynamique du vent peut impliquer des vérifications au niveau des effets de
résonnance, pour les structures avec des modes de vibration susceptibles d’aggraver les efforts internes.
EC1-1-4 : Charges de vent
L’Eurocode se limite à l’étude des bâtiments n’excédant pas 200m de haut
Les vents forts se situent majoritairement sur les côtes par rapport aux montagnes
Carte des vents
issue des données météorologiques prises à 10m de hauteur
Site de rase campagne (sans obstacle)
Prise de mesure sur 1 dizaine d’année
4 région avec une vitesse de base du vent de 22 à 28m/s
Vitesse moyenne ayant une probabilité annuelle égale à 0,02 d’être atteinte ou
dépassée (comme prescrit dans l’EN 1990), période de retour de 50 ans
Carte a un caractère purement conventionnel (ordre de grandeur de la
précision des stations identique à la différence de niveau entre 2 régions
successives
Les départements d’outre-mer sont aussi couverts par l’eurocode mais avec des
valeurs plus élevées du fait du risque cyclonique
Coefficient Cdir :
L’annexe nationale permet de réduire la vitesse de base du vent pour certaines
directions de vent, dans certaines régions.
Catégorie de
description z0 (m) zmin (m) kr kl
terrian
Mer ou zone côtière exposée aux vents de mer; lacs et
0 et 1 0,005 1 0,162 1,000
plans d’eau parcourus par le vent sur au moins 5km
2 Rase campagne 0,050 2 0,190 0,995
3a Campagne avec des haies, habitat dispersé 0,200 5 0,209 0,970
3b Zones urbanisées ou industrielles 0,500 9 0,223 0,923
4 Zones urbaines avec bâtiments H>15m; forêts 1,000 15 0,234 0,854
z0 : longueur de rugosité : caractérise la rugosité du terrain, plus ce coefficient est élevé, plus les obstacles sont importants
zmin : hauteur à partir de laquelle le coefficient de rugosité cr devient fonction de la hauteur z du bâtiment
kr : facteur de terrain : kr = 0,19x(z0/z0,II)0,07
kl : coefficient de turbulence : kl = 1-2x10-4(log10(z0)+3)6 si l’orographie du terrain est significative (zone 4), le coefficient de
turbulence est pondéré par le coefficient d’orographie c0(z) défini par la procédure 1 de l’annexe nationale.
EC1-1-4 : Charges de vent
L’environnement de la structure va perturber l’écoulement du vent.
5 catégories de terrain ont donc été définies dans l’eurocode :
Catégorie de
description z0 (m) zmin (m) kr kl
terrain
Mer ou zone côtière exposée aux vents de mer; lacs et
0 et 1 0,005 1 0,162 1,000
plans d’eau parcourus par le vent sur au moins 5km
2 Rase campagne 0,050 2 0,190 0,995
3a Campagne avec des haies, habitat dispersé 0,200 5 0,209 0,970
3b Zones urbanisées ou industrielles 0,500 9 0,223 0,923
4 Zones urbaines avec bâtiments H>15m; forêts 1,000 15 0,234 0,854
z0 : longueur de rugosité : caractérise la rugosité du terrain, plus ce coefficient est élevé, plus les obstacles sont importants
zmin : hauteur à partir de laquelle le coefficient de rugosité cr devient fonction de la hauteur z du bâtiment
kr : facteur de terrain : kr = 0,19x(z0/z0,II)0,07
kl : coefficient de turbulence : généralement pris égal à 1 si aucun calcul d’orographie n’est réalisé. Sinon voir procédure 1
de l’annexe nationale
EC1-1-4 : Charges de vent
z0 et kr : permettent de calculer la vitesse moyenne du vent à une hauteur z de la structure.
Vm = vbxkrxln(z/z0)
Vm est forte si la rugosité est faible
Lors d’une tempête, ce n’est pas la vitesse moyenne mais les turbulences qui génèrent la ruine.
Intensité de turbulence (fonction aussi de la catégorie de terrain) : paramètres Iv et kl. La turbulence grandit avec la
rugosité alentour.
Iv(z) = kl x kr/cr(z) = kl/ln(z/z0)
Ces 2 grandeurs (intensité de turbulence et vitesse moyenne) permettent de définir la pression dynamique de pointe :
qp (z) = 1/2ρ x vm² x [1+7Iv] : pression maximale instantanée que la structure devra supporter au cours de sa vie
qp (z) = ce(z) x qb
Avec c0 : coefficient d’orographie = 1 pour les terrains plats. Cependant cette valeur peut être prise
supérieure à 1 pour les sites présentant une rugosité significative (se référer à l’annexe nationale)
EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0
qp (z) = ce(z) x qb
Le coefficient de turbulence kl peut être pris égal à 1. Cependant l’annexe nationale permet
d’optimiser sa valeur pour des sites présentant une rugosité significative, en utilisant par contre une
valeur de coefficient d’orographie Co(z) définie elle aussi dans l’annexe nationale
EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0
qp (z) = ce(z) x qb
Simplification : kl = 1 et C0(z) = 1
EC1-1-4 : Charges de vent
Pour résumer :
- la carte des vents forts donne la vitesse de base vb [m/s]
qb [kN/m²]
Vue de côté
[Link]
Vue de dessus
[Link]
EC1-1-4 : Charges de vent
Les pressions extérieures et intérieures, normales aux parois peuvent s’exprimer sous la forme :
𝑤𝑖 = 𝑐𝑝𝑖 × 𝑞𝑝 𝑧𝑖 [kN/m²]
Les coefficients cpe et cpi prennent une valeur positive en cas de surpression et négative en cas de dépression
La résultante de ces pressions traduit les efforts transmis au bâtiment
Coefficient
structural = 1
EC1-1-4 : Charges de vent
Coefficient
structural = 1
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les parois verticales
h : hauteur maximale du
bâtiment
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les parois verticales h : hauteur maximale du
bâtiment
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les Toitures plates
3 répartitions différentes suivant l’orientation du vent p/r au faîtage : 0°, 90° et 180°
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les Toitures à 1 versant
3 répartitions différentes suivant l’orientation du vent p/r au faîtage : 0°, 90° et 180°
Tableaux des coeff. de pression extérieure : Cpe pour les Toitures à 1 versant
Zone de toiture
Exemple :
- Versant en pression cpe+
- Versant en dépression cpe-
Exemple :
- Versant 1 cpe+ & Versant 2 cpe+
- Versant 1 cpe+ & Versant 2 cpe-
- Versant 1 cpe- & Versant 2 cpe+
- Versant 1 cpe- & Versant 2 cpe-
Coefficients de pression cpe pour toiture à 2 versants
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe
SteelCust : Vent
[Link]/ANHIFY
Vent 90°
b = 6m d = 8m
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
Pente toiture : 30°
Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)
Clermont-Fd : zone 2
vb,0 = 24m/s
qb = 1/2xvb,0²x1,225 = 352,8 N/m²
Zone IIIa : z0 = 0,2m ; zmin = 5m ; kr = 0,209 et kl = 0,970
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0
7𝑘𝑙 𝑘𝑟
𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
Pente toiture : 30°
Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)
Clermont-Fd : zone 2
vb,0 = 24m/s
qb = 1/2xvb,0²x1,225 = 352,8 N/m²
Zone IIIa : z0 = 0,2m ; zmin = 5m ; kr = 0,209 et kl = 0,970
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧) 7𝑘𝑙 𝑘𝑟
𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛 𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑧0 𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)
Vent 90°
A B C H = 6,7m
d = 8m
Vent 0°
H = 6,7m
A B
d = 6m
F
Vent 90°
G H I
F
Exemple : maison individuelle
Calcul des coefficients de pression sur la toiture
J
H
4 combinaisons possibles entre Cpe + et Cpe – pour 1 direction de
F G vent et une valeur de Cpi
F
- Versant au vent Cpe+ et versant sous le vent Cpe-
- Versant au vent Cpe+ et versant sous le vent Cpe+
- Versant au vent Cpe- et versant sous le vent Cpe-
- Versant au vent Cpe- et versant sous le vent Cpe+
Vent 0°
Cas de vent le plus défavorable pour une panne courante?
Vent ascendant
Vent descendant
Exemple : maison individuelle
Calcul des coefficients de pression sur la toiture
F
Exemple : maison individuelle
Calcul des charges de vent sur une ferme courante
F 𝒌𝑵
𝑤 𝑧 = 0,48 × 2,7 = 𝟏, 𝟑𝟏 [ ]
𝒎𝒍
Exemple : maison individuelle
Calcul des charges de vent sur une ferme courante
I
Combinaison de zones de vent => définition des pressions induites par
J chaque zone
H
G H I J
F G cpe 0,7 0,4 0 0
F
W (kN/m²] 0,57 0,40 0,17 0,17
Vent 0° w [kN/ml] 1,54 1,08 0,46 0,46
Exemple : Vidéos exemples
1- Exemple de calcul de charge de vent en Pologne (cf Eurocode 1 et annexe nationale polonaise)
[Link]
Intérêt/Remarques :
- Application des règles de l’Eurocode : application directe des différentes formules vues en cours
- Calcul de la pression de pointes, des coefficients de pression (cpe et cpi) et de la pression nette exercée sur une
paroi
- Calcul de la charge reprise par un élément de structure (poteau de bardage) et combinaison d’action (attention en
France on utilise la formule 6.10 de l’Eurocode et non les formules 6.10a et 6.10b). Ainsi dans notre cas, la charge
variable dominante n’est pas pondérée d’un coefficient d’accompagnement.
2- Exemple de calcul de charge de vent hangar d’avion (norme américaine : ASCE) arrêt à 8min53s
Intérêt/Remarques : [Link]
- Calcul des actions de vent (principe identique à celui de l’Eurocode)
- Définition des cas de vents et scénarios
- Calcul de la charge reprise par un élément de structure (portique)
- Le cas de la porte de hangar ouverte fait aussi partie des cas à traiter : accidentelle
Exemple : maison individuelle
Rappel des actions sur une ferme courante
Charges permanentes
Charge d’exploitation
Charges de neige
Charges de vent
Exemple : maison individuelle
Solution
1- Fermes en bois
Ferme centrale :
Poids des pannes + toiture
- Panne : 4,2 [kN/m3] x L [m]x A[m²] = 4,2x2,7x(4x10) = 4,5daN
7 pannes => 4,5 x 7/L = 5,25 [daN/m] ou 0,0525 [kN/m]
- Toiture + isolant + plâtre : 0,45[kN/m²] x e[m] + 0,5[kN/m3] x 0,35[m] x e[m] + 0,09[kN/m²] x e[m] = 1,215 [kN/m] +
0,4725 [kN/m] + 0,243 [kN/m]= 1,93 [kN/m]
Charge totale : 0,0525 + 1,93 = 1,98 [kN/m]
Ferme de rive ?
[Link]
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
Toiture inaccessible sauf pour entretien
Plancher intermédiaire : habitation, résidentiel
Calculer les charges d’exploitation appliquées aux fermes de toiture et au poteau central
Ferme bois :
Charge linéique sur ferme : aucune car pente de toiture > 15%
Charge ponctuelle sur ferme : 1,5[kN]
Poteau central :
Charge surfacique de la dalle : 1,5[kN/m²] x 12[m²] = 18kN soit 1,8tonnes
Charge ponctuelle de 2kN
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
Pente toiture : 30°
Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)
[Link]
[Link]
2- Projet Aequoreas : une ville construite à partir de plastique flottant sur les océans
FIN
Projet Aequoreas : une ville construite à partir de plastique flottant sur les océans.
[Link]
Les Charges
Effondrement stade en phase de démolition
[Link]
Glissements de terrain :
[Link]
[Link]
𝑣𝑚 𝑧 = 𝑐0 𝑧 𝑐𝑟(𝑧)𝑣𝑏
Avec c0 : coefficient d’orographie = 1 pour les terrains plats. Cependant cette valeur peut être prise
supérieure à 1 pour les sites présentant une rugosité significative (se référer à l’annexe nationale)
EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0
𝑣𝑚 𝑧 = 𝑐0 𝑧 𝑐𝑟(𝑧)𝑣𝑏
Le coefficient de turbulence kl peut être pris égal à 1. Cependant l’annexe nationale permet
d’optimiser sa valeur pour des sites présentant une rugosité significative, en utilisant par contre une
valeur de coefficient d’orographie Co(z) définie elle aussi dans l’annexe nationale
EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0
𝑣𝑚 𝑧 = 𝑐0 𝑧 𝑐𝑟(𝑧)𝑣𝑏
Simplification : kl = 1 et C0(z) = 1