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Actions et dimensionnement en génie civil

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Cours Actions sur les structures

-
Génie Civil 3A
Sébastien DURIF
[Link]@[Link]
Actions ?
Toute cause sollicitant une construction génère des forces dans la structures

• Poids des éléments


• Charges d’exploitation
• Vent
• Neige
• Température
• Explosions
• Chocs,
• Séismes
• Etc…
Actions ?
Ces actions peuvent être :
- de natures différentes :
 directe (charge directement appliquée à la structure)
 indirecte (mouvements imposés)
- de catégories différentes : variable, permanente,
accidentelles
Suivant notre capacité à en anticiper la distribution
statistique :
 Valeur moyenne
 Fractile à 5% ou 95%

Action sur l’ouvrage


 Efforts (forces, pressions, couples, etc…) transmis aux différents éléments composant la structure du
bâtiment
 Descente de charge
Lexique charpente métallique :
Voir aussi détail conception bâtiment
commercial Muret
Lexique charpente bois

[Link]
Actions
Pour permettre de vérifier une structure
- Calculer les différentes actions
- Effectuer une descente de charge

 Implique de savoir comment ces actions peuvent se combiner


 Définir des scénarios de chargement : Situations de projet
Situation de projet
Représente l’ensemble des conditions de calcul représentant des conditions
réelles susceptibles d’être rencontrées par la structure.

 Objectif de l’ingénieur de conception/calcul : s’assurer que pour les


différentes situations de projet, les critères de dimensionnement restent
satisfaits

Différentes situations de projet sont à distinguer :


- Situations durables
- Situations transitoires Notion d’état
- Situations accidentelles limite
- Situation sismique ≠ critères de dimensionnement
Etats-limites
Notion à la base du dimensionnement selon les Eurocodes, liée aux critères que la structure doit
satisfaire.
Seuil de sollicitation au-delà duquel l’un de ces critères n’est plus satisfait.
La démarche de dimensionnement définie dans l’Eurocode 0 distingue 2 types d’états-limites :
- Etats-Limites Ultimes (ELU) : défaillance locale ou globale de la structure sous un chargement
spécifique
- Etats-Limites de Service (ELS) : transgression de critères visant à l’aptitude au service de la
structure :
 Réversibles
 Irréversibles

Le dimensionnement consiste à vérifier les critères associés à la résistance et à l’aptitude au service


pour différentes situations de projets pouvant conduire aux effets les plus défavorables. L’inventaire
méthodique et complet de ces situations est une étape clef du dimensionnement des structures.

En Europe les règles établies pour le dimensionnement sont décrites dans les Eurocodes
Les Eurocodes
Les Eurocode : 10 documents avec 58 textes
Les Eurocodes
Les Eurocode : 58 textes répartis en différentes parties

Cours d’Action 3a
Les Eurocodes : un peu d’histoire
- 1989 : le CEN (comité européen de normalisation) processus de définitions des premières
normes européennes de construction :
- Normes ENV : normes d’application volontaire dans chaque pays membres
- Plusieurs commentaires et modifications au sein de chacun des pays membres a ainsi donné
lieu aux documents : ENV-DAN (documents d’application nationale)

- 2010 : fin du processus d’approbation finale des normes définitives « EN »

Statut : les Eurocodes constituent depuis, d’une manière générale, la référence reconnue au niveau
européen pour la conception et le calcul des structures.
Découle de ce processus de normalisation à l’échelle européenne : le marquage CE, qui lui s’étend à
des produits qui vont au-delà des seuls produits de la construction (d’où l’existence d’une certaine
lacunes sur certains éléments, considérés comme non-structuraux et qui relèvent donc en France de
textes spécifiques tels que DTU ou avis techniques)
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Approche semi-probabiliste du comportement réel des matériaux et des ouvrages
- Intègre les notions de risque et de sécurité
Coeffs de sécurité
- Intègre la notion d’incertitudes sur les actions et matériaux

En théorie 2 approches sont possibles pour traiter les problèmes de sécurité :


- Approche « déterministe » : les paramètres de base sont considérés comme non
aléatoires et fixés à une valeur arbitraire

- Approche « probabiliste » : les paramètres de base sont considérés comme


« aléatoires » et fixés sur la base de lois de distribution de la statistique
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Approche probabiliste

- Objectif : maintenir la probabilité de défaillance en deçà d’une valeur préétablie par le


maître d’ouvrage pour des coûts raisonnables à la fois de construction et d’entretien,
- Ce type d’approche nécessite de connaitre tous les facteurs à introduire dans cette
recherche d’optimum. Cependant, tous les paramètres en jeu ne se prêtent pas forcément
à une analyse statistique.
- Difficultés pour la généralisation des théories probabilistes
Utilisation d’une approche semi-probabiliste : consiste en une prise en compte
successive et graduée des différents facteurs suivant
 Les lois statistiques disponibles
 L’expérience acquise dans le comportement réel des ouvrages
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Approche semi-probabiliste

Prendre en compte de « valeurs caractéristiques » pour :


- Les résistances de chacun des matériaux constitutifs
- Les charges et actions de différents types
- Chacune de ces valeurs est déterminée en fonction de la probabilité acceptée et fixée à
priori
- Couvrir les autres facteurs d’incertitude sous forme de coefficients
multiplicatifs applicables à ces « valeurs caractéristiques » et les
transformant en « valeurs de calcul »
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Approche semi-probabiliste

- Les « résistances de calcul : Rd» se déduisent des « résistances


caractéristiques : Rk » par l’utilisation des coefficients partiels 1/γM

- Les « sollicitations de calcul : SEd» se déduisent des sollicitations


caractéristiques Sk » par introduction des coefficients partiels γS, qui peuvent
être selon la nature de l’action et la combinaison d’action choisie, inférieures
ou supérieures à l’unité.
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement (Annexes B et C)
Tout ceci est associé à des classes d’ouvrage :
Sécurité => Risque

Risque = Probabilité de défaillance (Pf) x Dommages

Plus les dommages peuvent être importants, plus la


probabilité de défaillance doit être faible

 Classes de conséquences
- CC1 : humaines et économiques faibles
- CC2 : humaines et économiques limitées ou
environnementales importantes (80% des ouvrages)
- CC3 : humaines et économiques importantes

 Classes de fiabilité
- RC1 : β = 4,2 (1 an) ou 3,3 (50 ans) x0,9

Bâtiment - RC2 : β = 4,7 (1 an) ou 3,8 (50 ans) γF


Centrale - RC3 : β = 5,2 (1 an) ou 4,3 (50 ans)
standard x1,1
nucléaire
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Principe 1 : acceptation d’une probabilité de risque de défaillance suivant les coût sociaux économiques qu’il génère
 Définition d’un niveau de fiabilité traduisant un optimum socio-économique

Principe 2 : Valeur cible de l’indice de fiabilité


- Définition de Classes de Conséquences : CC
- classes de fiabilité (fiabilité RC, niveau de supervision de projet DSL et niveau de contrôle IL en phase d’exe)
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Principe 1 : acceptation d’une probabilité de risque de défaillance suivant les coût sociaux économiques qu’il génère
 Définition d’un niveau de fiabilité traduisant un optimum socio-économique

Principe 2 : Valeur cible de l’indice de fiabilité


- Définition de Classes de Conséquences : CC
- classes de fiabilité (fiabilité RC, niveau de supervision de projet DSL et niveau de contrôle IL en phase d’exe)
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Vérification des critères liés aux ELU et ELS
 Pour diverses situations de projet :
- Durable (courantes)
- Transitoires (réalisation, montage)
- Accidentelles (incendie, séisme, choc)

 Pour une durée de référence :

Classe Durée de référence (années) Exemples


1 10 Structures temporaires
2 10 – 25 Eléments structuraux remplaçables
3 15 – 30 Structures agricoles
4 50 Structures courantes
5 100 Ouvrage d’art
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Entretien, maintenance et durée de vie des ouvrages

L’assurance de la durée de vie d’un ouvrage dépend :


- de sa conception et de la bonne prise en compte des différentes situations de projet.
- de la qualité de sa réalisation
- de son entretien
EC0 : acceptation d’une probabilité de risque de défaillance
suivant les coût sociaux économiques qu’il génère
 Définition d’un niveau de fiabilité et de coefficients de
sécurité

Aucune définition de règles de maintenance ou réparation n’est


associée : difficulté d’intégrer le calcul de probabilité lié aux
erreurs humaines dans l’exploitation ou la maintenance.
Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Principe de l’optimisation fiabiliste => permettre d’optimiser le rapport risque/coût d’une construction

Généralement c’est le coût initial qui est visé par la démarche semi-
probabiliste étant donné que le coût de réparation est beaucoup
plus difficile à estimer.

[rapport technique : Recommandations du projet APPLET]


Eurocode 0 : Bases du dimensionnement
Entretien, maintenance et durée de vie des ouvrages

Les problèmes de défaillances structurales liée à une mauvaise maintenance peuvent être
dramatiques

Manque d’entretien ou rénovation : Immeuble effondré à Marseille


(nov. 2018)

[Link]
=BFMTV
[Link]
k&ab_channel=FRANCE24

Exemples récents d’effondrement de ponts


Gène, 2018:[Link]
Sardaigne, 2018 : [Link]
Taïwan, 2019 : [Link]
Dresde, 2024 : [Link]
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
1- Classification et valeurs des actions
- Les charges permanentes : présence certaine pendant toute la durée
d’utilisation avec une intensité prévisible. Présente peu d’évolution dans le
temps (poids, tassements, le retrait, la précontrainte)

- Les actions variables : occurrence certaine mais dont l’intensité et la


distribution peut être assez aléatoire, variable dans le temps et dans l’espace

- Les actions accidentelles : apparition sur une courte durée, peu probable,
mais avec des effets très dommageables si elles ne sont pas correctement
prises en compte
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
1- Classification et valeurs des actions

• Valeur caractéristique de l’action variable : Qk (2% T)

• Valeurs dites « de combinaison » : ψ0Qk

• Valeurs fréquente (1% T) et quasi permanente (50% T) de l’action variable : ψ1Qk et ψ2Qk

Toute action est définie avec 4 niveaux décroissants : Qk, ψ0Qk, ψ1Qk et ψ2Qk
Les 3 coefficients ψ sont définis individuellement, pour chaque type d’action, par les
annexes A1 et A2 de l’Eurocode 0.
A1 : bâtiments
A2 : ponts
Tableau A1.1 : Valeurs recommandées des coefficients ψ pour les bâtiments
(extrait de l’eurocode 0, annexe A1)

Attention : voir valeurs proposées dans l’annexe nationale


Tableau A1.1 (NF) : Sous tableau Catégorie E : Stockage
(extrait de l’eurocode 0, annexe nationale française)
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions

Chaque situation de projet se singularise par :


- Soit une action variable définie comme dominante
- Soit par une action ou situation accidentelle
- Soit par une action sismique
A cette action de base se cumule les effets des charges permanentes,
des déformations imposées et des actions variables dites
d’accompagnement si leur concomitance est possible.

illustration toiture inaccessible et terrasses


Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : situations durables et transitoires
Combinaison ELU :

෍ 𝛾𝐺,𝑗 𝐺𝑘,𝑗 + 𝛾𝑃 𝑃 + 𝛾𝑄,1 𝑄𝑘,1 + ෍ 𝛾𝑄,𝑖 𝜓0,𝑖 𝑄𝑘,𝑖

- Gk,j désigne une composante des actions permanentes prise en valeur caractéristique
 𝛾𝐺,𝑗 est le coefficient partiel associé (permet de distinguer les composantes favorables et défavorables de ces actions)
- P désigne l’action de précontrainte
 𝛾𝑃 est le coefficient partiel associé
- 𝑄𝑘,1 représente l’action variable dominante à sa valeur caractéristique, majorée par le coefficient partiel 𝛾𝑄,1
- 𝑄𝑘,𝑖 représente l’une des actions variables concomitantes, à sa valeur de combinaison : coefficient ψ0,i , majorée par le
coefficient partiel 𝛾𝑄,𝑖
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : situations durables et transitoires
Combinaison ELS :
 Pour la vérification d’un ELS de type irréversible, on emploi la combinaison « caractéristique », les coefficients partiels
sont ramenés à l’unité : DEF (critère de déformation)

෍ 𝐺𝑘,𝑗 + 𝑃 + 𝑄𝑘,1 + ෍ 𝜓0,𝑖 𝑄𝑘,𝑖


 Pour la vérification d’un ELS de type réversible, on emploi la combinaison « fréquente », en référence à la valeur de
l’action dominante :

෍ 𝐺𝑘,𝑗 + 𝑃 + 𝜓1,1 𝑄𝑘,1 + ෍ 𝜓2,𝑖 𝑄𝑘,𝑖

 Combinaison de type quasi-permanente pour la vérification de l’aspect de la structure et des effets à long terme (fluage):

෍ 𝐺𝑘,𝑗 + 𝑃 + 𝜓2,1 𝑄𝑘,1 + ෍ 𝜓2,𝑖 𝑄𝑘,𝑖


Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : situations accidentelles et sismiques
 Valeurs des actions sont toutes réduites par les coefficients ψ et les coefficients partiels γ sont éliminés, afin de prendre en
compte le caractère exceptionnel de la situation de projet envisagée

෍ 𝐺𝑘,𝑗 + 𝑃 + 𝐴𝑑 + 𝜓1,1 𝑜𝑢 𝜓2,1 𝑄𝑘,1 + ෍ 𝜓2,𝑖 𝑄𝑘,𝑖

 Ad représente soit la valeur de calcul de l’action accidentelle, soit la réalisation de conditions de nature accidentelle
(incendie).
 Le choix entre les valeurs fréquente et quasi-permanente de l’action variable dominante dépend de la situation de projet.
Voir l’Eurocode 1 ou dans les Eurocodes « matériaux ».
 La combinaison sismique est construite de manière similaire, en retenant la valeur quasi permanente pour toutes les
actions variables. L’action sismique AEd se substitue à Ad :

෍ 𝐺𝑘,𝑗 + 𝑃 + 𝐴𝐸𝑑 + ෍ 𝜓2,𝑖 𝑄𝑘,𝑖


Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ
Les valeurs des coefficients partiels affectant les charges permanentes et actions variables pour les situations
durables et transitoires sont différenciées en fonction de la nature de la vérification à effectuer.

On distingue différents états-limites ultimes:

- Vérification d’équilibre global (structure comme un corps rigide) : EQU


- Résistance structurale : STR
- Défaillances au niveau du sol de fondation : GEO
- Effets de la fatigue : FAT
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ

ELU : STR
 Résistance structurale

Exemple du carrefour de Nice (2014)


[Link]
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ

ELU : EQU
 Equilibre statique global
ou partiel
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ

ELU : EQU
 Equilibre statique global ou partiel

Grues :
[Link]
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ

ELU : GEO
 Défaillance du sol
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ

ELU : GEO
 Défaillance du sol
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
2- Combinaison des actions : coefficients γG et γQ
EQU
γG,j,sup = 1,10 γG,j,inf = 0,90 γQ,1 = 1,50 γQ,i = 1,50

෍ 𝟏, 𝟏 𝑮𝒌,𝒋,𝒔𝒖𝒑 + ෍ 𝟎, 𝟗 𝑮𝒌,𝒋,𝒊𝒏𝒇 + 𝟏, 𝟓𝑸𝒌,𝟏 + ෍ 𝟏, 𝟓 𝝍𝟎,𝒊 𝑸𝒌,𝒊

STR
γG,j,sup = 1,35 γG,j,inf = 1,00 γQ,1 = 1,50 γQ,i = 1,50

෍ 𝟏, 𝟑𝟓 𝑮𝒌,𝒋,𝒔𝒖𝒑 + ෍ 𝟏, 𝟎 𝑮𝒌,𝒋,𝒊𝒏𝒇 + 𝟏, 𝟓𝑸𝒌,𝟏 + ෍ 𝟏, 𝟓 𝝍𝟎,𝒊 𝑸𝒌,𝒊

GEO
γG,j,sup = 1,00 γG,j,inf = 1,00 γQ,1 = 1,30 γQ,i = 1,30

෍ 𝟏, 𝟎 𝑮𝒌,𝒋,𝒔𝒖𝒑 + ෍ 𝟏, 𝟎 𝑮𝒌,𝒋,𝒊𝒏𝒇 + 𝟏, 𝟑𝑸𝒌,𝟏 + ෍ 𝟏, 𝟑 𝝍𝟎,𝒊 𝑸𝒌,𝒊


Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
3- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELU
Soit un bâtiment standard soumis à une liste d’efforts ci-dessous :

- Charge permanentes G

- Charges de neige S en valeur caractéristique et SAd en valeur accidentelle

- Charge de vent W

- Charge d’exploitation unique Q (plancher)

- Action thermique T

- Situation d’incendie Afi

- Séisme E
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
3- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELU

 1,35G + 1,5S + 0,9W + 1,05Q + 0,9T


 1,35G + 1,5T + 0,75S + 0,9W + 1,05Q
 1,35G + 1,5Q + 0,9T + 0,75S + 0,9W
 1,35G + 1,5W + 1,05Q + 0,9T + 0,75S
 G + SAd + 0,3Q
 G + E + 0,3Q
 G + Afi + 0,2S + 0,3Q
 G + Afi + 0,5T + 0,3Q
 G + Afi + 0,5Q
 G + Afi + 0,2W + 0,3Q
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
3- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELU
Combinaison ELU accidentelle :

Exemple neige accidentelle 𝐺 + 𝑃 + 𝐴𝑑 + 𝜓2,1 𝑄1 + ෍ 𝜓2,𝑖 𝑄𝑖

𝐺 + 𝑆𝐴𝑑 + 0,3𝑄
Dans le cas de l’incendie l’annexe nationale préconise la valeur fréquente pour l’action variable
principale

Combinaison pour le séisme


Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
4- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELS
- Les coefficients partiels sont ramenés à l’unité γS,i = 1

- Les critères de dimensionnement peuvent viser


- Flèches verticales
- Les déplacements horizontaux
- Les vibrations

- Les Eurocodes « matériaux » comportent tous un chapitre consacré aux ELS

 Limites de flèches et déplacements


 Eurocode 3 : préconisations de limites de flèches en fonction de l’usage
 Aspects liés à la fissuration pour le béton
 Glissement des assemblages pour les structures bois ou métal
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
4- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELS
- Les coefficients partiels sont ramenés à l’unité γS,i = 1

- Les critères de dimensionnement peuvent viser


- Flèches verticales
- Les déplacements horizontaux
- Les vibrations

-Millenium bridge :
[Link]
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
4- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELS
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
4- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELS

Critères portant sur l’aspect de la structure => combinaison quasi-permanente


Fluage, retrait, relaxation => combinaison quasi-permanente

Vibration dues à la marche, mouvements synchronisés des personnes et autres équipements il faut
considérer :
- Confort des personnes
- Fonctionnement des équipement et de la structure
- L’intégrité des éléments non structuraux
Eurocode 0 et 1 : les actions et leurs combinaisons
5- Formation des combinaisons bâtiment courant : ELS
Combinaisons rares (irréversible) :
 G + S + 0,6W + 0,7Q + 0,6T
 G + T + 0,5S + 0,6W + 0,7Q
 G + Q + 0,6T + 0,5S + 0,6W
 G + W + 0,7Q + 0,6T + 0,5S
Combinaisons fréquentes (réversible)
 G + 0,2S + 0,3Q
 G + 0,5T + 0,3Q
 G + 0,5Q
 G + 0,2W + 0,3Q
Combinaison quasi permanente (confort, aspect long terme)
 G + 0,3Q
A retenir
Eurocode 0 : principes généraux, combinaisons et coefficients
Eurocode 1 : actions

Approche semi-probabiliste => utilisation de coefficients partiels de sécurité γ pour le calcul des sollicitation et
résistances

Etats limites :
- ELU : Etat limite ultime => vérification des critères de résistance d’une structure
- ELS : Etat limite de service => vérification des critères de déformation d’une structure

Chaque charge variable donne lieu à 1 ou plusieurs scénarii de combinaisons d’actions


 Charge variable dominante : Qk,1 et charges variables d’accompagnement : Qk,i
 Les charges variables d’accompagnement sont alors pondérées d’un coefficient minorateur : ψ0, ψ1 ou ψ2
Les Eurocodes : composition de l’Eurocode 1
Eurocode 1 – EN 1991
Actions sur les structures

Partie 1 – Actions générales


EN 1991-1-1 : Poids volumiques, poids propres, charges d’exploitation des bâtiments
EN 1991-1-2 : Action sur les structures exposées au feu
EN 1991-1-3 : Charges de neige
EN 1991-1-4 : Actions du vent
EN 1991-1-5 : Actions thermiques
EN 1991-1-6 : Actions en cours d’exécution
EN 1991-1-7 : Actions accidentelles

Partie 2 - EN 1991-2 – Actions sur les ponts, dues au trafic

Partie 3 - EN 1991-3 – Actions induites par les appareils de levage et les machines

Partie 4 - EN 1991-4 – Silos et réservoirs


EC1-1-1: Charges permanentes

Démolition contrôlée d’une tour de refroidissement


sous son propre poids

Effondrement du viaduc de Gênes


Poids des cadenas sur le pont des arts
45 tonnes de cadenas seront retirées du pont
EC1-1-1: Charges permanentes
Charges appliquées à la structure dès l’origine de la construction et qui ne varient peu ou pas au cours de la vie de
l’ouvrage
Exemples :
- Poids propres de la structure, des éléments
de partition (planchers, murs, cloisons) et
enveloppe (bardage, isolation, protections), etc…
- Equipements directement liés à la destination
de l’ouvrage (ascenseur, installation de chauffage
ou de ventilation, gaines, etc…)
- La précontrainte dans les câbles ou haubans
de ponts
- Certains tassements de sols jugés irréversibles

De manière générale on opte pour une valeur moyenne


Mais :
- Le poids d’une terre végétale en toiture est influencé par sa teneur en eau ou l’épaisseur prévue de béton peut augmenter
lors du coulage pour compenser la flèche.
- Ces circonstances conduisent parfois à considérer 2 valeurs, minimale et maximale, de la charge permanente : Ginf et Gsup
EC1-1-1: Charges permanentes
Rappel sur les coefficients partiels appliqués aux charges permanentes : γG,inf et γG,sup
EC1-1-1: Charges permanentes
EC1-1-1: Charges permanentes

Lien utile : [Link]


Exemple : maison individuelle Ferme traditionnelle
en bois

Hypothèses générales :
- Combles non aménagés
- Dalle intermédiaire béton H = 6,7m
- Hauteur au faîtage H = 6,5m
- Entraxe pannes : 1m

Toiture composée de panne, de chevrons et de


b = 6m d = 8m
tuiles en terre cuite.
Isolant : laine de bois sur 35cm d’épaisseur à
50kg/m3 Poutre BA
Poteau BA
Calcul des charges permanentes reprises par les
fermes en bois et le poteaux central
Exemple : maison individuelle
Hypothèses générales :
- Combles non aménagés
- Dalle intermédiaire béton d’épaisseur 20cm
- Hauteur au faîtage H = 6,5m
- Ferme : Poutre Lamellé-collé
- Section : 8x20cm
- Entraxe : 2,7m
- Pannes :
- Bois massif C24
- Section : 4x10cm
- Entraxe :1m
- Toiture composée de chevrons et de tuiles en terre cuite :
0,45kN/m²
- Isolant en laine de bois de 35cm d’épaisseur à 50kg/m3
avec plaque de plâtre en sous face de 9kg/m²

Calcul des charges permanentes reprises par les


fermes en bois et le poteaux central
Exemple : maison individuelle
Solution

1- Fermes en bois

Ferme centrale :
Poids des pannes + toiture
- Panne : 4,2 [kN/m3] x L [m]x A[m²] = 4,2x2,7x(4x10) = 4,5daN
 7 pannes => 4,5 x 7/L = 5,25 [daN/m] ou 0,0525 [kN/m]

- Toiture + isolant + plâtre : 0,45[kN/m²] x e[m] + 0,5[kN/m3] x 0,35[m] x e[m] + 0,09[kN/m²] x e[m] = 1,215 [kN/m] +
0,4725 [kN/m] + 0,243 [kN/m]= 1,93 [kN/m]
Charge totale : 0,0525 + 1,93 = 1,98 [kN/m]

Ferme de rive ?

[Link]
Exemple : maison individuelle

Solution

2- Poteau central

Poids de la dalle béton : 25 [kN/m3] x 0,2 [m] x A [m²] = 5 x (4x3) = 60kN


Carrelage + plâtre : (0,2 + 0,09) [kN/m²] x A [m²] = 0,29 x 12 = 3,48kN
Poutres BA noyées dans la dalle
 aucune retombée de poutre à considérer
Surface de reprise du poteau
 Charge permanente appliquée totale = 63,5kN soit 6,35 tonnes

Solution alternative pour alléger la dalle : poutrelle hourdis, on passe en moyenne d’un poids de 5
kN/m² à 2,75 kN/m².

[Link]
Exemple : maison individuelle

Solution

2- Poteau central

Poids de la dalle béton : 25 [kN/m3] x 0,2 [m] x A [m²] = 5 x (4x3) = 60kN


Carrelage + plâtre : (0,2 + 0,09) [kN/m²] x A [m²] = 0,29 x 12 = 3,48kN
Poutres BA noyées dans la dalle
 aucune retombée de poutre à considérer
 Charge permanente appliquée totale = 63,5kN soit 6,35 tonnes

Solution alternative pour alléger la dalle : poutrelle hourdis, on passe en moyenne d’un poids de 5
kN/m² à 2,75 kN/m². Permet d’augmenter la portée et de supprimer le poteau intermédiaire.

[Link]
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
Charges liées à l’exploitation du bâtiment, provoquées par l’occupation des locaux. Les valeurs des charges tiennent
compte :
- De l’usage normal que les personnes font des locaux
- Des meubles et objets mobiles
- Des véhicules
- Évènements rares de concentration de personnes ou de mobilier

Dans les bâtiments on distingue 2 type de charges :


- Charge ponctuelle ou concentrée Qk : effets localisés

Chargement utilisé pour des vérifications


locales, du type poinçonnement, effort
tranchant.
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
Charges liées à l’exploitation du bâtiment, provoquées par l’occupation des locaux. Les valeurs des charges tiennent
compte :
- De l’usage normal que les personnes font des locaux
- Des meubles et objets mobiles
- Des véhicules
- Évènements rares de concentration de personnes ou de mobilier

Dans les bâtiments on distingue 2 type de charges :


- Charge ponctuelle ou concentrée Qk : effets localisés
- Charge répartie qk : effets généraux

Chargement utilisé pour des vérifications globales : personnes, meubles,


véhicules, machines
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
Charges liées à l’exploitation du bâtiment, provoquées par l’occupation des locaux. Les valeurs des charges tiennent
compte :
- De l’usage normal que les personnes font des locaux
- Des meubles et objets mobiles
- Des véhicules
- Évènements rares de concentration de personnes ou de mobilier

Dans les bâtiments on distingue 2 type de charges :


- Charge ponctuelle ou concentrée Qk : effets localisés
- Charge répartie qk : effets généraux

Pour déterminer les charges d’exploitation, il convient de classer les planchers et les toitures en
catégories en fonction de leurs utilisations
Bâtiments résidentiels, sociaux, commerciaux ou administratifs

Tableau extrait de l’Eurocode 1 :

 Définition des catégories d’usage


Tableau extrait de l’ Annexe nationale
française de l’Eurocode 1 :

 Définition des valeurs de charges


d’exploitation

Salle de sport ou
Remarque :
Salle de concert
Certaine valeurs tiennent compte des effets
dynamiques (gymnaste sur trapèze pour C4)
Aires de stockages et locaux industriels
Aires de stockages et locaux industriels
Aires de stockages et locaux industriels
Action des chariots élévateurs
Action des chariots élévateurs
Action des chariots élévateurs
Garages et aires de circulation accessibles aux véhicules (hors ponts)

Véhicules légers
(Parkings)

Véhicules livraison
(6 roues  16t)
- Zones de livraison
- Accès pompier
Garages et aires de circulation accessibles aux véhicules (hors ponts)

Charge à l’essieu
Garde-corps (efforts horizontaux linéiques)

Catégorie Effort horizontal linéique


(kN/m)
Logements/A 0,6
Bureaux/B
0,6
Lieux de réunion/C1
Lieux de réunion/C2 à C4 1,0
Grands espaces publics/C5 3,0
Commerces/D 1,0
Aires de stockage/E 2,0

Les espaces supportant une foule importante (tribunes, scènes) => catégorie C5

Pour les installations avec spectateurs type stades : norme NF EN 13200

[Link]
Toitures

Distinction entre :
- Toiture accessible : charge définie en fonction de la catégorie du bâtiment
 Toiture avec aménagement paysager : Annexe nationale recommande une charge
minimale de 3kN/m2 (prise en compte de l’accumulation de matériaux lourds dans le
cadre de travaux de réfection de toiture)

- Toiture inaccessible : charges de maintenance


Toitures

Toiture H :
 les charges ne sont pas à combiner avec le vent
ou la neige
 Ces charges correspondent à la surface projetée
de la toiture considérée
 Toiture avec pente >15% non concernées par la
charge répartie

Toitures I : se référer au tableau des usages des


catégories correspondantes de A à D
Toitures

panne
Toiture H :
 les charges ne sont pas à combiner avec le vent
ou la neige

portique
 Ces charges correspondent à la surface projetée
de la toiture considérée
 Toiture avec pente >15% non concernées par la
b Aire ab = 10m²
charge répartie

Toitures I : se référer au tableau des usages des


a ≤ 2b
catégories correspondantes de A à D
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
Réduction des charges d’exploitation en fonction de la surface du plancher

Simultanéité des charges à leurs valeurs caractéristiques peut probable


 Eurocode prévoit des réductions de la valeur de la charge d’exploitation

 en fonction de la nature des locaux, pour les surfaces importantes de plancher par un coefficient αA

 pour les bâtiments à grand nombre de niveaux dont les occupations sont considérées comme
indépendantes, avec un coefficient αn

Ces 2 réductions ne doivent pas être cumulées


Si la charge d’exploitation est une charge d’accompagnement, le coefficient ψ correspondant et le coefficient αn ne
se cumulent pas non plus

Résumé :
 La plus faible valeur entre αn et αa est retenue si la charge d’exploitation est charge dominante
 La plus faible valeur entre αn et ψαa est retenue si la charge d’exploitation est charge d’accompagnement
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
Réduction des charges d’exploitation en fonction de la surface du plancher ou de toiture accessible

Les charges d’exploitation correspondant à une catégorie unique peuvent être réduites au moyen d’un
coefficient de réduction αA, en fonction de l’aire portée par l’élément considéré.

𝐴0
𝛼𝐴 = 0,77 + ≤ 1,0
𝐴

Ce coefficient n’est utilisé que pour les catégories A, B, C3, D1 et F.


- A0 = 3,5m²
- A : aire chargée en m² > 15m²
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
Réduction des charges d’exploitation en fonction du nombre de niveaux

Lorsque les charges d’exploitation de plusieurs étages agissent sur les poteaux et les murs, les charges
d’exploitation totales peuvent être réduites par l’application d’un coefficient αn.

- n : nombre d’étages (>2) au-dessus des éléments structuraux chargés de la même catégorie
- Ψ0 : coefficient issu du tableau A.1.1 de l’EN 1990, Annexe A1

 Les 2 coefficients αN et αA ne sont pas à prendre en compte simultanément !!


 Si la charge d’exploitation est une charge d’accompagnement un seul des 2 coeff ψ et αn
peut être utilisé
EC1-1-1 : Charges d’exploitation pour les bâtiments
Surcharge d’exploitation des structures :
Exemple 1 : effondrement pont sur le Tarn : limité à 19t, mais un véhicule de 40t a circulé dessus :
[Link]
Article sur les possibles causes de l’accident :
[Link]

Exemple 2 : surcharge végétale


[Link]
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
 Toiture inaccessible sauf pour entretien
 Plancher intermédiaire : habitation, résidentiel

Calculer les charges d’exploitation appliquées aux fermes de toiture et au poteau central
Exemple : maison individuelle Ferme traditionnelle
en bois

Hypothèses générales :
- Combles non aménagés
- Dalle intermédiaire béton H = 6,7m
- Hauteur au faîtage H = 6,5m
- Entraxe pannes : 1m

b = 6m d = 8m

Poutre BA
Poteau BA
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
 Toiture inaccessible sauf pour entretien
 Plancher intermédiaire : habitation, résidentiel

Calculer les charges d’exploitation appliquées aux fermes de toiture et au poteau central

Ferme bois :
 Charge linéique sur ferme : aucune car pente de toiture > 15%
 Charge ponctuelle sur ferme : 1,5[kN]

Poteau central :
Charge surfacique de la dalle : 1,5[kN/m²] x 12[m²] = 18kN soit 1,8tonnes
Charge ponctuelle de 2kN
Eurocode 1 : les charges climatiques

Neige : EN 1991 partie 1-3 Vent : EN 1991 partie 1-4


Charges climatiques : Neige et vent mais…

[Link]
[Link]

Juillet 2001 : 400 m² de toiture d’un supermarché Ed s’effondrent : surcharge d’eau de pluie

Février 2004 : 100m² s’effondrent : surcharge d’eau de pluie

Février 2006 : La Toison d’Or, 60m² : surcharge d’eau de pluie

Août 2009 : Toiture intégrale d’un Super U : surcharge eau de pluie

2010 : Surcharge de neige (Manche) : 80t de neige

2013 : effondrement en série de toitures dans l’ouest de la France pour cause de neiges exceptionnelles
Exemple de Coutance avec 3 à 4m de neige en toiture.

2013 : 150m² s’effondrent pour cause de pluie diluvienne

2014 : 200m² du centre commercial de Nice Pour information 1mm de pluie équivaut à 1L/m² => 1kg/m² soit 0,01kN/m²
Pluie diluvienne : 200mm => 200kg/m²
Charges climatiques : Neige et vent mais…

Neige + pluie :

Janvier 2021 : La toiture d’une entreprise à Gérardmer (Vosges)


s’effondre
 0 morts
 30cm d’eau sur 5000 m² de planchers : intégralité des stocks
détruits

[Link]
effondre-et-d-importants-degats-dans-une-autre
Charges climatiques : Neige et vent mais…

Neige + pluie :

Les accidents n’arrivent pas qu’en France : Exemple de l’effondrement de la toiture d’un stade à Minneapolis (Minnesota)

[Link]
Charges climatiques : Neige et vent mais pas que…

Juillet 2023 : orage et grêle à Neulise (Loire)

[Link]
[Link]
Charges climatiques : Neige et vent

Actualités : vents violents :


Juin 2023 : orages et vents violents en France
 Coût des dégâts estimé à 550 millions d’euros (66% des dégâts concernent les habitations)

 Toitures arrachées
 Effondrements de toitures
 Inondations

Référence et illustration du clocher arraché :

[Link]
[Link]
Charge de neige

Janvier 2021 :
Effondrement de plusieurs bâtiments
agricoles en Aveyron, plateau de
l’Aubrac

[Link]
[Link]
EC1-1-3 : Charges de neige
En dehors de sites implantés en altitude, ces charges restent dans des ordres de grandeur relativement faible

Les règles de calcul de ces charges de neige étaient basées sur la norme NV 65, définissant les valeurs normales
et extrêmes des charges de neige et vent.
Ce document a servi de référence pour les règles qui ont suivi, basées sur les états limites, les règlements
« N84 »
La norme actuelle européenne NF EN 1993-1-3 n’implique que peu de modifications par rapport aux règles
établies dans « N84 ».

Carte de neige – Charge au sol – Valeurs caractéristique et accidentelle


 La première donnée d’entrée est la valeur de référence de la charge de neige susceptible d’être observée au
sol.
 celle-ci est fonction du site d’implantation : voir carte des régions de neige
 Dans les conditions normales (valeur caractéristique) la neige est considérée en situation de projet durable
ou transitoire, avec et sans accumulation,
 Dans les conditions extrêmes, celle-ci est considérée comme une action accidentelle
EC1-1-3 : Charges de neige

Domaine d’application :
 Site dont l’altitude est inférieure à 2000m
 Ne traite pas les chocs dus aux charge de neige glissante ou
tombante
 Ne traite pas des charges dues à la glace ou des charges de neige
sur les ponts.

Carte des régions de neige :


- 5 régions : de A à E
 Échelle correspondant à une gradation des charges de neige
- Les régions A, B et C ont fait l’objet d’une subdivision, notées 1 et 2
EC1-1-3 : Charges de neige

Domaine d’application :
 Site dont l’altitude est inférieure à 2000m
 Ne traite pas les chocs dus aux charge de neige glissante ou
tombante
 Ne traite pas des charges dues à la glace ou des charges de neige
sur les ponts.

Carte des régions de neige :


- 5 régions : de A à E
 Échelle correspondant à une gradation des charges de neige
- Les régions A, B et C ont fait l’objet d’une subdivision, notées 1 et 2
EC1-1-3 : Charges de neige

L’annexe nationale française donne la carte des régions de neige ainsi que :
- La valeur caractéristique Sk
- La valeur exceptionnelle Sad : 3 régions n’y sont pas soumises
- La loi de variation de la charge de neige pour des altitudes >200m : seule la région E
fait l’objet d’une loi de variation différente.
EC1-1-3 : Charges de neige
Loi de variation de la charge de neige avec l’altitude :
La charge de neige Sk sur la toiture d’un bâtiment se déduit de la carte des régions et de son altitude si celle-ci
dépasse 200m. Alors que la charge de neige accidentelle est indépendante de l’altitude.
Ainsi, la charge de neige au sol se déduit par la formule :

𝑆𝑘 = 𝑆𝑘,0 + ∆𝑠𝑖

- sk,0 : charge de neige déduite de la carte des régions


- Δsi : loi de variation fonction de l’altitude

Altitude (m) Δs1 [kN/m²] Δs2 [kN/m²]

200 < A ≤ 500 A/1000 – 0,2 1,5A/1000 – 0,2

500 < A ≤ 1000 1,5A/1000 – 0,45 3,5A/1000 – 1,3

1000 < A ≤ 2000 3,5A/1000 – 2,45 7A/1000 – 4,8


EC1-1-3 : Charges de neige
Charge de neige sur toiture
Facteurs influant la charge de neige sur toiture :
- La forme de toiture
- La pente de toiture
- Les conditions météo (vent, pluie, température)

𝑆 = 𝜇𝑖 𝐶𝑒 𝐶𝑡 (𝒔𝒌 𝒐𝒖 𝒔𝑨𝒅 ) + 𝑠1
Avec les coefficients adimensionnels:
- μi : coefficient de forme
- Ce : coefficient d’exposition (0,8 : sites balayés par le vent ; 1,0 : sites normaux et 1,2 pour les sites protégés).
- Ct : coefficient thermique traduisant la fonte des neiges par déperdition thermique par la toiture. Généralement
pris égal à 1.
Remarque sur les serres agricoles qui constituent une exception en terme de bâtiment chauffé et peu isolé
- s1 = 0,2kN/m² : charge complémentaire pour les toitures avec une pente < 3%
EC1-1-3 : Charges de neige
Neige accidentelle : SAd
 Valeur indépendante de l’altitude
 Doit considérer les accumulations liées aux toitures à noues ou aux bâtiments avec décroché en élévation
 Ne considère pas les effets locaux (acrotères et autres)

𝑆 = 𝜇𝑖 𝐶𝑒 𝐶𝑡 (𝒔𝒌 𝒐𝒖 𝒔𝑨𝒅 ) + 𝑠1
Avec les coefficients adimensionnels:
- μi : coefficient de forme
- Ce : coefficient d’exposition (0,8 : sites balayés par le vent ; 1,0 : sites normaux et 1,2 pour les sites protégés).
- Ct : coefficient thermique traduisant la fonte des neiges par déperdition thermique par la toiture. Généralement
pris égal à 1.
Remarque sur les serres agricoles qui constituent une exception en terme de bâtiment chauffé et peu isolé
- s1 = 0,2kN/m² : charge complémentaire pour les toitures avec une pente < 3%
EC1-1-3 : Charges de neige
Coefficients de forme μ

Ce coefficient de forme permet de définir la distribution de neige sur les toitures. Il permet de prendre en compte :

- Effets du glissement le long des versants


- Les enlèvements et redistributions provoqués par l’écoulement du vent autour de la construction => accumulations
EC1-1-3 : Charges de neige
Coefficients de forme μ
Valeurs des coefficients de forme μi
α : angle du toit avec
0° ≤ α ≤ 30° 30° ≤ α ≤ 60° α ≥ 60°
l’horizontale
μ1 : distribution
0,8 0,8(60 – α)/30 0,0
normale
μ2 : accumulation 0,8 + 0,8α/30 1,6 -

Type de neige Poids volumique (kN/m3)


Plusieurs cas de dispositions de neige sont à considérés :
- Suivant la répartition liée au vent Neige fraîche 1,0
 La neige se dépose peu aux endroits où le vent est accéléré et Neige établie sur plusieurs
2,0
s’accumule où le vent perd de la vitesse jours
Neige établie sur plusieurs
- Avec et sans accumulation suivant la configuration du bâtiment 2,5 à 3,5
semaines
 Toiture à noue, en dénivellation ou avec obstacles (acrotères)
Neige mouillée 4,0
EC1-1-3 : Charges de neige

Accumulations de neige
Influence de la pente de toiture
[Link]
EC1-1-3 : Charges de neige
1- Cas courants : toiture à 1 ou 2 versants, sans obstacle

La charge de neige est influencée uniquement par le phénomène de


glissement, qui dépend de l’angle d’inclinaison de la toiture.
 μ1(α)

L’influence du vent est néanmoins à considérer dans le cas des toitures à 2


versants, sous la forme d’une dissymétrie forfaitaire du chargement:
 Cas (i) : μ1(α1) et μ1(α2)
 Cas (ii) : 0,5μ1(α1) et μ1(α2) ou μ1(α1) et 0,5μ1(α2)

Charge de neige sur la surface projetée de la


toiture !!!
EC1-1-3 : Charges de neige
2- Cas des toitures multiples et versants intérieurs

La chute de neige peut alors occasionner de l’accumulation.


 μ2(α) est le coefficient utilisé pour le calcul de la charge de neige
aggravée au droit des points bas.

 Dans le cas d’une noue : 𝛼ത est la moyenne des angles des 2 versants
EC1-1-3 : Charges de neige
3- Cas des toitures en dénivellation
Configuration courante de 2 toitures adjacentes établies à des niveaux différents génère des accumulations importantes,
essentiellement lié aux turbulences et ralentissement du vent aux abords du décrochement.
Cette accumulation de neige s’effectue sur une longueur ls:
5m < ls = 2h < 15m
Avec h : hauteur du décrochement
EC1-1-3 : Charges de neige
3- Cas des toitures en dénivellation
Part d’accumulation liée au vent : μw = (b1 + b2)/2h > 0,8
 Rapport entre la moyenne des 2 étendues des 2 toitures sur la hauteur
du dénivelé

 Valeur plafonnée de telle sorte que la hauteur de neige correspondant


à la charge μwsk soit au plus égale à celle du décrochement, en
supposant un poids volumique γ de neige égal à 2kN/m3.
 𝜇𝑤 ≤ 𝛾ℎΤ𝑠𝑘 ≤ 2,8

Part d’accumulation liée au glissement : μs


- si la toiture haute a une pente > 15°
- μs = 0,5 x μ1(versant supérieur)
EC1-1-3 : Charges de neige
4- Obstacles locaux : situations durable et transitoire à considérer seulement
- Surface des obstacles > 1m²
- Hauteur inférieure à 1m
 Accumulation est représentée par une charge triangulaire appliquée sur une longueur ls à partir de l’obstacle et
définit avec un coefficient de forme tel que l’épaisseur de neige correspond à la hauteur de l’obstacle avec
comme hypothèse un poids volumique de neige de 2kN/m²

 𝜇 = 2 ℎΤ𝑠𝑘 ≤ 1,6 (𝐴𝑛𝑛𝑒𝑥𝑒 𝑁𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒)


EC1-1-3 : Charges de neige
4- Obstacles locaux
Dans le cas des acrotères de rive :
- Le coefficient μ est limité tel que la quantité de neige accumulée ne peut pas dépasser la totalité de
neige reçue par la toiture.
- La longueur d’accumulation ls = minimum (5h ; la largeur totale b perpendiculaire à l’acrotère ; 15m)
- Pour les acrotères de long pan de toiture à 2 versant, la largeur b correspond à la largeur du versant
- Pour les pignons, le coefficient μ est pris égal en bas de pente et décroit linéairement jusqu’à une
valeur de 0 au faîtage (si l’acrotère au point haut ne dépasse pas 300mm).
EC1-1-3 : Charges de neige
5- Débords de toiture
- Charge de neige assimilable à une charge ponctuelle en
extrémité : Se

A > 900m

S : charge de neige en partie courante [kN/m²]


La charge en débord de toiture constitue une vérification des effets locaux et ne nécessite pas de vérification
vis-à-vis du niveau accidentel
EC1-1-3 : Charges de neige

SteelCust : Neige
[Link]/ANHIFY
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
 Pente toiture : 30°
 Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)

Calculer les charges de neige sur la toiture appliquées à la ferme en bois


Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
 Pente toiture : 30°
 Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)

Calculer les charges de neige sur la toiture appliquées à la ferme en bois

Charge de neige : région A2


Sk = 0,45 + 356/1000 – 0,2 = 0,61 kN/m²
α = 30° => μ1 = 0,8
S = 0,8 x 1 x 1 x 0,61 = 0,485kN/m²
2 cas de chargement sur la ferme :
Cas (i) : charge uniforme s = 0,485 x e = 1,31kN/m
Cas (ii) : charge dissymétrique :
- s1 = 1,31kN/m
- s2 = 0,5 x 1,31 = 0,654 kN/m
EC1-1-4 : Charges de vent

Carrefour Riom (63)

[Link]
[Link]
EC1-1-4 : Charges de vent

Tornade île d’Oléron 24/09/2020


[Link]
s-est-abattue-sur-les-cotes-oleronaises_36335910.html

[Link]

Vents violents à Clermont, 16/11/2023


[Link]
EC1-1-4 : Charges de vent
2 familles d’ouvrage sont sensibles aux effets du vent :
- Les constructions avec un grand élancement ou une souplesse importante
- Les ouvrages dont le poids propre est limité

De manière générale le vent génère des charges horizontales pouvant soit déséquilibrer l’ouvrage ou entrainer des forces
de soulèvement.
Pour certains ouvrages, le caractère dynamique du vent peut impliquer des vérifications au niveau des effets de
résonnance, pour les structures avec des modes de vibration susceptibles d’aggraver les efforts internes.
EC1-1-4 : Charges de vent
L’Eurocode se limite à l’étude des bâtiments n’excédant pas 200m de haut

Les vents forts se situent majoritairement sur les côtes par rapport aux montagnes
 Carte des vents
 issue des données météorologiques prises à 10m de hauteur
 Site de rase campagne (sans obstacle)
 Prise de mesure sur 1 dizaine d’année
 4 région avec une vitesse de base du vent de 22 à 28m/s
 Vitesse moyenne ayant une probabilité annuelle égale à 0,02 d’être atteinte ou
dépassée (comme prescrit dans l’EN 1990), période de retour de 50 ans
 Carte a un caractère purement conventionnel (ordre de grandeur de la
précision des stations identique à la différence de niveau entre 2 régions
successives
 Les départements d’outre-mer sont aussi couverts par l’eurocode mais avec des
valeurs plus élevées du fait du risque cyclonique

1 ρ : masse volumique de l’air = 1,225kg/m3


Formule de Bernoulli : 𝑞 = 𝜌𝑣² v : vitesse du vent en m/s.
2
EC1-1-4 : Charges de vent
Ajustement de la vitesse de référence :
L’eurocode permet d’ajuster les valeurs issues des relevés météo en prenant en
compte le caractère saisonner des tempêtes Cseason et l’effet de direction Cdir

Pour le coefficient Cseason, la norme recommande la valeur de 1


L’annexe française permet cependant de justifier une valeur plus faible sur une
période de l’année (d’avril à septembre) suivant la localisation du site. [P. Maitre
p95]

Coefficient Cdir :
L’annexe nationale permet de réduire la vitesse de base du vent pour certaines
directions de vent, dans certaines régions.

Attention : la réduction de la vitesse de base a une influence importante étant


donné qu’elle est au carré dans le calcul des pressions.
Souvent le coefficient Cdir n’est pas applicable du fait du caractère symétrique des
ouvrage et que pour chaque face d’incidence du vent, il faut considérer que cela
englobe un secteur de 90° [P. Maitre, p,99]
[Link]
EC1-1-4 : Charges de vent
L’environnement de la structure va perturber l’écoulement du vent.
5 catégories de terrain ont donc été définies dans l’eurocode :

Catégorie de
description z0 (m) zmin (m) kr kl
terrian
Mer ou zone côtière exposée aux vents de mer; lacs et
0 et 1 0,005 1 0,162 1,000
plans d’eau parcourus par le vent sur au moins 5km
2 Rase campagne 0,050 2 0,190 0,995
3a Campagne avec des haies, habitat dispersé 0,200 5 0,209 0,970
3b Zones urbanisées ou industrielles 0,500 9 0,223 0,923
4 Zones urbaines avec bâtiments H>15m; forêts 1,000 15 0,234 0,854

z0 : longueur de rugosité : caractérise la rugosité du terrain, plus ce coefficient est élevé, plus les obstacles sont importants
zmin : hauteur à partir de laquelle le coefficient de rugosité cr devient fonction de la hauteur z du bâtiment
kr : facteur de terrain : kr = 0,19x(z0/z0,II)0,07
kl : coefficient de turbulence : kl = 1-2x10-4(log10(z0)+3)6 si l’orographie du terrain est significative (zone 4), le coefficient de
turbulence est pondéré par le coefficient d’orographie c0(z) défini par la procédure 1 de l’annexe nationale.
EC1-1-4 : Charges de vent
L’environnement de la structure va perturber l’écoulement du vent.
5 catégories de terrain ont donc été définies dans l’eurocode :

Exemple (extrait techniques de l’ingénieur, voir sur ENT)


EC1-1-4 : Charges de vent
La vitesse de vent qui est donnée est indicative. L’environnement de la structure va perturber l’écoulement du vent.
5 catégories de terrain ont donc été définies dans l’eurocode :

Catégorie de
description z0 (m) zmin (m) kr kl
terrain
Mer ou zone côtière exposée aux vents de mer; lacs et
0 et 1 0,005 1 0,162 1,000
plans d’eau parcourus par le vent sur au moins 5km
2 Rase campagne 0,050 2 0,190 0,995
3a Campagne avec des haies, habitat dispersé 0,200 5 0,209 0,970
3b Zones urbanisées ou industrielles 0,500 9 0,223 0,923
4 Zones urbaines avec bâtiments H>15m; forêts 1,000 15 0,234 0,854

z0 : longueur de rugosité : caractérise la rugosité du terrain, plus ce coefficient est élevé, plus les obstacles sont importants
zmin : hauteur à partir de laquelle le coefficient de rugosité cr devient fonction de la hauteur z du bâtiment
kr : facteur de terrain : kr = 0,19x(z0/z0,II)0,07
kl : coefficient de turbulence : généralement pris égal à 1 si aucun calcul d’orographie n’est réalisé. Sinon voir procédure 1
de l’annexe nationale
EC1-1-4 : Charges de vent
z0 et kr : permettent de calculer la vitesse moyenne du vent à une hauteur z de la structure.
 Vm = vbxkrxln(z/z0)
Vm est forte si la rugosité est faible

Lors d’une tempête, ce n’est pas la vitesse moyenne mais les turbulences qui génèrent la ruine.
 Intensité de turbulence (fonction aussi de la catégorie de terrain) : paramètres Iv et kl. La turbulence grandit avec la
rugosité alentour.
Iv(z) = kl x kr/cr(z) = kl/ln(z/z0)
 Ces 2 grandeurs (intensité de turbulence et vitesse moyenne) permettent de définir la pression dynamique de pointe :

qp (z) = 1/2ρ x vm² x [1+7Iv] : pression maximale instantanée que la structure devra supporter au cours de sa vie

qp (z) = ce(z) x qb Formule à utiliser dans le cadre du cours


EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0

Coefficient d’exposition : ce(z) 7𝑘𝑙 𝑘𝑟


𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)

qp (z) = ce(z) x qb

Avec c0 : coefficient d’orographie = 1 pour les terrains plats. Cependant cette valeur peut être prise
supérieure à 1 pour les sites présentant une rugosité significative (se référer à l’annexe nationale)
EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0

Coefficient d’exposition : ce(z) 7𝑘𝑙 𝑘𝑟


𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)

qp (z) = ce(z) x qb
Le coefficient de turbulence kl peut être pris égal à 1. Cependant l’annexe nationale permet
d’optimiser sa valeur pour des sites présentant une rugosité significative, en utilisant par contre une
valeur de coefficient d’orographie Co(z) définie elle aussi dans l’annexe nationale
EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0

Coefficient d’exposition : ce(z) 7𝑘𝑙 𝑘𝑟


𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)

qp (z) = ce(z) x qb

Simplification : kl = 1 et C0(z) = 1
EC1-1-4 : Charges de vent
Pour résumer :
- la carte des vents forts donne la vitesse de base vb [m/s]
 qb [kN/m²]

- Catégorie de terrainpermet de définir z0, kr et kl.


 Calcul des coefficients cr(z) et ce(z)

- La pression dynamique de pointe qp(z) : 𝑞𝑝 𝑧 = 𝑐𝑒 𝑧 × 𝑞𝑏 [kN/m²]


[Link]
Illustration de la distribution d’effort liée au passage du vent sur une structure

Vue de côté

[Link]

Vue de dessus
[Link]
EC1-1-4 : Charges de vent

Extrait NF-EN1991-1-4 : Pression exercée sur les surfaces


EC1-1-4 : Charges de vent
Forces exercées par le vent sur un bâtiment :

Les pressions extérieures et intérieures, normales aux parois peuvent s’exprimer sous la forme :

𝑤𝑒 = 𝑐𝑝𝑒 × 𝑞𝑝 (𝑧𝑒) [kN/m²]

𝑤𝑖 = 𝑐𝑝𝑖 × 𝑞𝑝 𝑧𝑖 [kN/m²]

Les coefficients cpe et cpi prennent une valeur positive en cas de surpression et négative en cas de dépression
 La résultante de ces pressions traduit les efforts transmis au bâtiment

Ces pressions sont affectées d’un coefficient structural CsCd.


 Interaction vent-ouvrage
 Les pressions du vent induites par la circulation de celui-ci autour de l’ouvrage ne sont pas maximales en même
temps
Quelle valeur du coefficient CsCd ?? Interaction vent-ouvrage : coefficient
généralement pris égal à 1 pour les bâtiments dont la hauteur est inférieure à 15m
EC1-1-4 : Charges de vent

Coefficient de pression Coefficient de pression


extérieure intérieure

(𝐶𝑝𝑒 − 𝐶𝑝𝑖 ) En pratique on se sert essentiellement des


𝐹𝑤 𝑧𝑟𝑒𝑓 = 𝑞𝑝 (𝑧)𝐴𝑟𝑒𝑓 𝐶𝑠 𝐶𝑑 coefficients de pression
𝐶𝑓

Surface frappée par Coefficient de force


le vent

Coefficient
structural = 1
EC1-1-4 : Charges de vent

Coefficient de pression Coefficient de pression


extérieure intérieure
Coefficients de pression pour les bâtiments :

𝐹𝑤 𝑧𝑟𝑒𝑓 = 𝑞𝑝 (𝑧)𝐴𝑟𝑒𝑓 𝐶𝑠 𝐶𝑑 (𝐶𝑝𝑒 − 𝐶𝑝𝑖 )


1- Coeff. de pression extérieure : Cpe

2- Coeff. De pression intérieure :Cpi

Surface frappée par


le vent

Coefficient
structural = 1
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les parois verticales

h : hauteur maximale du
bâtiment
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les parois verticales h : hauteur maximale du
bâtiment
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les Toitures plates

Répartition identique pour les 4 orientations principales


 4 zones de pression réparties sur la toiture

Bande zones F/G


- F : Cpe = -1,8
- G : Cpe = -1,2

Zone H : Cpe = -0,7

Zone I : Cpe = ± 0,2


EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les Toitures à 1 versant

3 répartitions différentes suivant l’orientation du vent p/r au faîtage : 0°, 90° et 180°
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les Toitures à 1 versant

3 répartitions différentes suivant l’orientation du vent p/r au faîtage : 0°, 90° et 180°
Tableaux des coeff. de pression extérieure : Cpe pour les Toitures à 1 versant

Zone de toiture

Pour les angles de toit entre 0° et


45°, il faut prendre en compte les 2
scénarios possibles de cas de vent
en surpression (cpe+) ou dépression
(cpe-) sur chaque versant.

Exemple :
- Versant en pression cpe+
- Versant en dépression cpe-

Voir note tableau


suivant
Zone de toiture

Vent à 90° : 1 seule valeur


de Cpe,10 par zone
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les Toitures à 2 versants

2 Répartitions différentes suivant


l’orientation du vent p/r au faîtage.
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe pour les Toitures à 2 versants
Coefficients de pression cpe pour toiture à 2 versants

Idem pour les toitures à 1 versant. Pour les


angles de toit entre 0° et 45°, il faut prendre
en compte les 4 scénarios possibles de cas
de vent en surpression (cpe+) ou dépression
(cpe-) sur chaque versant.

Exemple :
- Versant 1 cpe+ & Versant 2 cpe+
- Versant 1 cpe+ & Versant 2 cpe-
- Versant 1 cpe- & Versant 2 cpe+
- Versant 1 cpe- & Versant 2 cpe-
Coefficients de pression cpe pour toiture à 2 versants
EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe

Cas des toitures multiples


EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe

Cas des toitures multiples


EC1-1-4 : Charges de vent
1- Coeff. de pression extérieure : Cpe

Cas des débords de toiture


EC1-1-4 : Charges de vent
2- Coeff. de pression intérieure : Cpi
EC1-1-4 : Charges de vent

 SteelCust : Vent
[Link]/ANHIFY

 Documentaire sur les effets du vent dans la conception des ITGH:


[Link]
Simscale : outil de modélisation gratuit : [Link]

Page internet pour les charges climatiques : [Link]


neige-de-vent-et-de-sismicite
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
 Pente toiture : 30°
 Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)
 Zone d’habitat dispersé

Calculer les charges de vent sur l’enveloppe du bâtiment

 Données région de vent : vb, qb, kr

 Pression dynamique de pointe : qp(h)

 Vent 0°  vent 180° H = 6,7m

 Vent 90°

b = 6m d = 8m
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
 Pente toiture : 30°
 Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)

Clermont-Fd : zone 2
 vb,0 = 24m/s
 qb = 1/2xvb,0²x1,225 = 352,8 N/m²
 Zone IIIa : z0 = 0,2m ; zmin = 5m ; kr = 0,209 et kl = 0,970

max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0

7𝑘𝑙 𝑘𝑟
𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
 Pente toiture : 30°
 Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)

Clermont-Fd : zone 2
 vb,0 = 24m/s
 qb = 1/2xvb,0²x1,225 = 352,8 N/m²
 Zone IIIa : z0 = 0,2m ; zmin = 5m ; kr = 0,209 et kl = 0,970

max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧) 7𝑘𝑙 𝑘𝑟
𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛 𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑧0 𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)

qp(z) = ce(z)x𝑞𝑏 = 0,57𝑘𝑁/𝑚²


Exemple : maison individuelle
Calcul des coefficients de pression sur les parois de la maison

Vent 90°

A B C H = 6,7m

d = 8m

e = min (b;2h) = 6m < d


- Largeur zone A : e/5 = 1,2m
- Largeur zone B : 4e/5 = 4,8m
- Largeur zone C : 2m
Exemple : maison individuelle
Calcul des coefficients de pression sur les parois de la maison

Vent 0°
H = 6,7m
A B

d = 6m

e = min (b;2h) = 8m > d


- Largeur zone A : e/5 = 1,6m
- Largeur zone B : d-e/5 = 4,4m
Exemple : maison individuelle
Calcul des coefficients de pression sur la toiture

F
Vent 90°
G H I

F
Exemple : maison individuelle
Calcul des coefficients de pression sur la toiture

J
H
4 combinaisons possibles entre Cpe + et Cpe – pour 1 direction de
F G vent et une valeur de Cpi
F
- Versant au vent Cpe+ et versant sous le vent Cpe-
- Versant au vent Cpe+ et versant sous le vent Cpe+
- Versant au vent Cpe- et versant sous le vent Cpe-
- Versant au vent Cpe- et versant sous le vent Cpe+
Vent 0°
Cas de vent le plus défavorable pour une panne courante?
 Vent ascendant
 Vent descendant
Exemple : maison individuelle
Calcul des coefficients de pression sur la toiture

Rappels hypothèses pannes :


- Portée = 2,7m
- Entraxe = 1m

Cas de vent ascendant le plus critique : vent à 90°


 Panne de rive (zone F+H ou G+H)
Cas de vent descendant le plus critique : vent à 0°
 e/10 = 0,8m
 Panne sablière?
Exemple : maison individuelle
Calcul des charges de vent sur une ferme courante

Vent à 90° : cas de charge vent ascendant


- Profondeur zone G+H = e/2 = 3m
- Entraxe ferme : 2,7m
 Ferme courante entre zone H et I

𝑊 𝑧 = 𝑞𝑝 (𝑧) 𝐶𝑠 𝐶𝑑 (𝐶𝑝𝑒 − 𝐶𝑝𝑖)


F
Vent 90°
G H I Cpe = moyenne[Cpe(H);Cpe(I)] = -0,65
Cpi = 0,2 ou -0,3 ?

F
Exemple : maison individuelle
Calcul des charges de vent sur une ferme courante

Vent à 90° : cas de charge vent ascendant


- Profondeur zone G+H = e/2 = 3m
- Entraxe ferme : 2,7m
 Ferme courante entre zone H et I

𝑊 𝑧 = 𝑞𝑝 (𝑧) 𝐶𝑠 𝐶𝑑 (𝐶𝑝𝑒 − 𝐶𝑝𝑖)


F
Vent 90° 𝒌𝑵
G H I 𝑊 𝑧 = 0,57 × −0,65 − 0,2 = 𝟎, 𝟒𝟖
𝒎𝟐

F 𝒌𝑵
𝑤 𝑧 = 0,48 × 2,7 = 𝟏, 𝟑𝟏 [ ]
𝒎𝒍
Exemple : maison individuelle
Calcul des charges de vent sur une ferme courante

Vent à 0° : cas de charge vent descendant


- Profondeur zone G+H = e/2 = 3m
- Entraxe ferme : 2,7m 𝑊 𝑧 = 𝑞𝑝 (𝑧) 𝐶𝑠 𝐶𝑑 (𝐶𝑝𝑒 − 𝐶𝑝𝑖)
 Ferme courante entre zone H et I

I
Combinaison de zones de vent => définition des pressions induites par
J chaque zone

H
G H I J
F G cpe 0,7 0,4 0 0
F
W (kN/m²] 0,57 0,40 0,17 0,17
Vent 0° w [kN/ml] 1,54 1,08 0,46 0,46
Exemple : Vidéos exemples
1- Exemple de calcul de charge de vent en Pologne (cf Eurocode 1 et annexe nationale polonaise)

[Link]

Intérêt/Remarques :
- Application des règles de l’Eurocode : application directe des différentes formules vues en cours
- Calcul de la pression de pointes, des coefficients de pression (cpe et cpi) et de la pression nette exercée sur une
paroi
- Calcul de la charge reprise par un élément de structure (poteau de bardage) et combinaison d’action (attention en
France on utilise la formule 6.10 de l’Eurocode et non les formules 6.10a et 6.10b). Ainsi dans notre cas, la charge
variable dominante n’est pas pondérée d’un coefficient d’accompagnement.

2- Exemple de calcul de charge de vent hangar d’avion (norme américaine : ASCE) arrêt à 8min53s
Intérêt/Remarques : [Link]
- Calcul des actions de vent (principe identique à celui de l’Eurocode)
- Définition des cas de vents et scénarios
- Calcul de la charge reprise par un élément de structure (portique)
- Le cas de la porte de hangar ouverte fait aussi partie des cas à traiter : accidentelle
Exemple : maison individuelle
Rappel des actions sur une ferme courante

 Charges permanentes
 Charge d’exploitation
 Charges de neige
 Charges de vent
Exemple : maison individuelle
Solution

1- Fermes en bois

Ferme centrale :
Poids des pannes + toiture
- Panne : 4,2 [kN/m3] x L [m]x A[m²] = 4,2x2,7x(4x10) = 4,5daN
 7 pannes => 4,5 x 7/L = 5,25 [daN/m] ou 0,0525 [kN/m]

- Toiture + isolant + plâtre : 0,45[kN/m²] x e[m] + 0,5[kN/m3] x 0,35[m] x e[m] + 0,09[kN/m²] x e[m] = 1,215 [kN/m] +
0,4725 [kN/m] + 0,243 [kN/m]= 1,93 [kN/m]
Charge totale : 0,0525 + 1,93 = 1,98 [kN/m]

Ferme de rive ?

[Link]
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
 Toiture inaccessible sauf pour entretien
 Plancher intermédiaire : habitation, résidentiel

Calculer les charges d’exploitation appliquées aux fermes de toiture et au poteau central

Ferme bois :
 Charge linéique sur ferme : aucune car pente de toiture > 15%
 Charge ponctuelle sur ferme : 1,5[kN]

Poteau central :
Charge surfacique de la dalle : 1,5[kN/m²] x 12[m²] = 18kN soit 1,8tonnes
Charge ponctuelle de 2kN
Exemple : maison individuelle
Hypothèses :
 Pente toiture : 30°
 Localisation : Clermont-Fd (altitude 360m)

Calculer les charges de neige sur la toiture appliquées à la ferme en bois

Charge de neige : région A2


Sk = 0,45 + 356/1000 – 0,2 = 0,61 kN/m²
α = 30° => μ1 = 0,8
S = 0,8 x 1 x 1 x 0,61 = 0,485kN/m²
2 cas de chargement sur la ferme :
Cas (i) : charge uniforme s = 0,485 x e = 1,31kN/m
Cas (ii) : charge dissymétrique :
- s1 = 1,31kN/m
- s2 = 0,5 x 1,31 = 0,654 kN/m
Exemple : maison individuelle
Rappel des actions sur une ferme courante

 Charges permanentes : G = 1,98kN/ml


 Charge d’exploitation : Q = charge ponctuelle de 1,5kN
 Charges de neige : S = 1,31kN/ml et 0,65kN/ml
 Charges de vent : vent ascendant wasc = 1,31kN/ml et vent descendant wdes = [0,46 ; 1,54] kN/ml

Quelle représentation des efforts?


Comment se combinent-ils?
Descente de charge
Flexion poids propre: charge gravitaire sur la longueur de la poutre.

MMax = 52kN.m = qxcos(ϑ)xL²/8


= qxL0xL/8
- avec L0 : longueur projetée
- L : longueur réelle
ϑ
Descente de charge
Flexion charge de neige: charge gravitaire sur la longueur projetée
horizontale de la poutre.

MMax = 45kN/m = qxL0²/8


Descente de charge
Flexion charge de vent : charge perpendiculaire à la poutre sur toute sa
longueur

MMax = 60kN.m = qxL²/8


Exemple d’incident
L’erreur se cache partout : effondrement de la toiture du centre commercial Grand Moun (40)

[Link]
[Link]

Projets hors norme


1- Rénovation d’un centre commercial de 1975 avec un jardin en toiture de 12 hectare

2- Projet Aequoreas : une ville construite à partir de plastique flottant sur les océans
FIN

Projet Aequoreas : une ville construite à partir de plastique flottant sur les océans.
[Link]
Les Charges
Effondrement stade en phase de démolition
[Link]

Glissements de terrain :
[Link]
[Link]

Phase transitoire : effondrement pont en construction en Colombie


[Link]
EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0

Coefficient d’exposition : ce(z) 7𝑘𝑙 𝑘𝑟


𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)

Vitesse moyenne : propre à la rugosité du terrain et pour la hauteur z au-dessus du sol

𝑣𝑚 𝑧 = 𝑐0 𝑧 𝑐𝑟(𝑧)𝑣𝑏

Avec c0 : coefficient d’orographie = 1 pour les terrains plats. Cependant cette valeur peut être prise
supérieure à 1 pour les sites présentant une rugosité significative (se référer à l’annexe nationale)
EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0

Coefficient d’exposition : ce(z) 7𝑘𝑙 𝑘𝑟


𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)

Vitesse moyenne : propre à la rugosité du terrain et pour la hauteur z au-dessus du sol

𝑣𝑚 𝑧 = 𝑐0 𝑧 𝑐𝑟(𝑧)𝑣𝑏
Le coefficient de turbulence kl peut être pris égal à 1. Cependant l’annexe nationale permet
d’optimiser sa valeur pour des sites présentant une rugosité significative, en utilisant par contre une
valeur de coefficient d’orographie Co(z) définie elle aussi dans l’annexe nationale
EC1-1-4 : Charges de vent
max(𝑧𝑚𝑖𝑛 ; 𝑧)
Coefficient de rugosité : cr(z) 𝐶𝑟 𝑧 = 𝑘𝑟 𝑙𝑛
𝑧0

Coefficient d’exposition : ce(z) 7𝑘𝑙 𝑘𝑟


𝐶𝑒 𝑧 = 𝑐02 𝑧 𝑐𝑟²(𝑧) 1 +
𝑐0 (𝑧)𝑐𝑟 (𝑧)

Vitesse moyenne : propre à la rugosité du terrain et pour la hauteur z au-dessus du sol

𝑣𝑚 𝑧 = 𝑐0 𝑧 𝑐𝑟(𝑧)𝑣𝑏

Simplification : kl = 1 et C0(z) = 1

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