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Marché industriel et cosmétiques en Algérie

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Affichage des prix

I-2 –le secteur industriel:


III-2-1- Définition: L’industrie est l'ensemble des activités socio-économiques
tournées vers la production en série de biens, grâce à la transformation des
matières premières ou de matières ayant déjà subi une ou plusieurs
transformations et à l'exploitation des sources d'énergie. Elle sous-entend :
 Une certaine division du travail, contrairement à l'artisanat où la même
personne assure théoriquement l'ensemble des processus: étude, fabrication,
commercialisation, gestion;
 Une notion d'échelle, on parle de « quantités industrielles » lorsque le nombre
de pièces identiques atteint un certain nombre;
 L’utilisation de machines, d’abord manuelles puis automatisées, qui modifient
la nature même du travail. Plusieurs classifications sont possibles. Les plus
communes opposent :
1- L’industrie manufacturière (mécanique, textile, etc.) aux industries
d’extraction (mines, pétrole, etc.) ;
2- Les industries de biens de consommation aux industries de biens de
production. En matière de secteurs économiques, l’industrie recoupe pour
l’essentiel, le secteur secondaire. Toutefois, les industries extractives sont
parfois classées avec l’agriculture dans le secteur primaire.
III-2-2- Le marché du secteur industriel en Algérie :
L’Algérie a mis récemment en place une nouvelle stratégie de relance
industrielle qui a pour but de développer, de moderniser et d’intégrer
davantage l’industrie algérienne. Dans cette perspective, le gouvernement
cherche à améliorer l’attractivité de l’Algérie en tant que destination
d’investissement afin de redynamiser l’activité industrielle, créer de nouvelles
opportunités d’affaires et encourager l’installation de nouveaux
investissements. Cette initiative vise également la promotion de l’économie
numérique, le développement et la mise à disposition de financements flexibles
et innovants pour encourager les industriels à moderniser leurs outils de
production.
Les filières stratégiques: Sidérurgiques et métallurgiques, Liants
hydrauliques, Electriques et électroménagers, Chimie industrielle,
pharmaceutiques, Mécanique et automobile, Aéronautique, Construction et
réparation navales, Technologies avancées, Industrie agroalimentaire, Textiles
et habillement, Cuirs et produits dérivés, Bois et industrie du meuble.
La consommation d’énergie : de l’Algérie est passée de 3,7 millions de
tonnes d’équivalent pétrole (TEP) en 2005 à 5,76 millions de TEP en 2014. Mais
c’est dans les transports que la consommation a explosé : elle passe de 5,22
millions de TEP en 2005 à 14,32 millions de TEP en 2014, soit presque le triple.
La consommation nationale de gaz naturel, tirée par les besoins croissants des
unités pétrochimiques (montée en cadence de la production des nouveaux
complexes), de la génération électrique et des ménages, a atteint11,3 milliards
de m3 durant ce trimestre , pour un total d’abonnés de 4,4 millions. Les
données d’Eurostat reflètent donc bien l’augmentation exceptionnelle de la
consommation d’énergie en Algérie, à laquelle ont grandement contribué les
différentes subventions accordées par l’État notamment aux carburants. La
production primaire d’énergie, qui désigne tout type d’extraction, sous une

1
forme directement utilisable, de produits énergétiques à partir de sources
naturelles, a, elle, par contre baissé de façon significative, selon les données
d’Eurostat. Alors qu’elle était de 179 millions de TEP en 2005, la production
primaire d’énergie est passée à 154 millions de TEP en 2014. La production
primaire d’énergie peut s’agir de l’exploitation des sources naturelles (par
exemple dans les mines de charbon, les champs de pétrole brut et les centrales
hydrauliques) ou de la fabrication de biocarburants.
L'Algérie est acteur leader de l’industrie du gaz, dans la région méditerranéenne
à travers les acteurs majeurs de l’industrie algérienne du gaz Sonatrach et
Sonelgaz.
1300milliards de m3de gaz naturel livrés par Sonatrach à ses clients européens
sans aucune interruption.
III-2-3 Les produits cosmétiques et d'hygiène corporelle :
Selon le décret exécutif n° 10-114 modifiant et complétant le décret exécutif
n°97-37 définissant les conditions et les modalités de fabrication, de
conditionnement, d'importation et de commercialisation, sur le marché national,
des produits cosmétiques et d'hygiène corporelle sont les suivantes :
 Les produits et accessoires cosmétiques;
 Les produits et accessoires d'hygiène corporelle; Art. 2 :Au sens du présent
décret, on entend par produits cosmétiques et produits d'hygiène corporelle,
toute substance ou préparation, autre que les médicaments, destinée à être
mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain tels
que l'épiderme, le système pileux et capillaire, les ongles, les lèvres, les
paupières, les dents et les muqueuses, en vue de les nettoyer, de les protéger,
de les maintenir en bon état, d'en modifier l'aspect, de les parfumer ou d'en
corriger l'odeur.
Note: l'annexe 1 du décret exécutif n° 10-114énonce clairement la liste
des produits dits cosmétiques et d'hygiène corporelle.
Crème de jour, gel douche, produits pour rasage … Nous utilisons tous hommes
ou femmes, des produits cosmétiques qui affirment nous faire une peau plus
propre, plus belle et plus jeune. Pourtant, comme le soulignent les
règlementations et autres normes de plus en plus drastiques, les cosmétiques
ne seraient pas sans danger pour notre santé c’est pour ça qu'il faut Savoir ce
que contiennent les produits cosmétiques vendus dans le commerce, on peut
commencer par lire les étiquettes. Le premier ingrédient des produits
cosmétiques est généralement l'eau (aqua). Sur les étiquettes des
cosmétiques, les ingrédients apparaissent dans l'ordre décroissant en fonction
de leur quantité.
Comment lire l’étiquette d’un produit cosmétique?
L’étiquetage d’un produit cosmétique fournit de nombreuses informations utiles
pour le consommateur. Elles figurent sur l’emballage et/ou la notice
accompagnant le produit.
Quelles sont les mentions qui doivent figurer sur un étiquetage ?
L'étiquetage des produits cosmétiques et d'hygiène corporelle, doit comporter
des informations écrites en caractère visible, lisible et indélébile en langue
nationale et, à titre complémentaire, dans une autre langue conformément aux
dispositions de l’article10 du décret exécutif n° 97-37 modifié et complété par le
décret exécutif n°10-114.
a- La dénomination du produit :

2
b- Le nom ou la raison sociale et l'adresse ou le siège social du fabricant, du
conditionneur ou de l'importateur ainsi que l'indication du pays d'origine lorsque
ces produits sont importés ;
c- La quantité nominale au moment du conditionnement, exprimée dans une
unité de mesure légale appropriée (en masse ou en volume) ;
d- La date de péremption et les conditions particulières de conservation et/ou
déstockage, cette date de péremption n'est obligatoire que pour les produits
cosmétiques et d'hygiène corporelle dont la durabilité minimale n'excède pas
trente(30) mois (Il s’agit de la date jusqu’à laquelle le produit, conservé dans les
conditions appropriées, continue à remplir sa fonction initiale).
La durée minimale d’utilisation des produits cosmétiques après ouverture ou
«Période Après Ouverture (PAO) », c'est-à-dire la durée d’utilisation optimale
après ouverture sans dommages pour le consommateur. Elle est obligatoire sur
l’étiquetage uniquement pour les produits dont la durabilité minimale
(péremption) est supérieure à 30 mois.
Cette période est indiquée par un symbole représentant un pot de crème
ouvert, suivi de la durée d'utilisation (exprimée en mois et/ou années) ;
A titre d’exemple, le symbole « 6M » ci-contre, signifie que le produit
cosmétiques conserve 6 mois après son ouverture.
Le symbole PAO : période après ouverture
e- La date de fabrication ou la référence permettant l'identification de la
fabrication
(Le numéro de lot de fabrication) ;
f- Au cas où il est fait référence à un composant dans la dénomination
commerciale, la proportion de ce composant doit être indiquée ;
g- La composition, les conditions particulières de l'emploi, et les contre-
indications figurant aux annexes III et V. En cas d'impossibilité pratique, ces
indications doivent figurer sur l'emballage extérieur ou sur une notice jointe.
Dans ce cas, une indication abrégée faisant renvoi auxdites indications, doit
figurer sur le contenant, soit par le symbole de notice informative.
Les produits cosmétiques et les risques d'utilisation:
Selon la réglementation algérienne certains substances ne peuvent être
utilisées dans la composition des cosmétiques en dehors des restrictions et des
conditions prévues (ANNEXE III) par contre d’autre substances sont
catégoriquement interdis dans la fabrication des produits cosmétiques
(ANNEXEII).Certains de ses substances sont :
- Les huiles minérales comme la Paraffinumliquium sont composées de chaînes
d'hydrocarbures qui ne peuvent pas être métabolisées par l'organisme
- Les huiles et cire de silicone qui sont très peu biodégradables et nocives pour
l'environnement et donc indirectement pour notre santé.
- Le formaldéhyde qui est un gaz à température ambiante, mais il est utilisé en
solution aqueuse. Il est connu sous diverses autres appellations : Formol,
- Formalin, Formic aldehyde, Para form, Methanal, Methyl aldehyde, Methylene
- C'est en effet un fort allergène.
- Le parabène et son utilisation porte à controverse en raison de sa capacité à
activer les récepteurs des oestrogènes, induisant une possible action sur la
fertilité et les tumeurs oestrogéno-dépendantes, comme le cancer du sein.
III-2-4 La normalisation : Les normes existe pour veiller à la sécurité du
consommateur :
Définition:

3
Une norme technique est un référentiel publié par un organisme de
normalisation officiellement agréé par un État via une organisation nationale de
standardisation (comme Afnor pour la France), agréé au niveau Européen
(comme le CEN ou le ETSI), ou encore issu d'un traité international (comme
ISO). Comme la langue anglaise ne marque pas la différence entre norme et
standard (« norme » se dit « standard » en anglais), on parle pour les normes de
standards de jure et pour les simples standards de standards de facto. Un
simple standard (de facto) est généralement déterminé soit par un industriel
pionnier ou en position dominante sur un marché, soit par une association
professionnelle ou un consortium d'acteurs industriels (comme IEEE ou OASIS).
La normalisation ou la standardisation est le fait d'établir respectivement des
normes et standards techniques, c'est-à-dire un référentiel commun et
documenté destiné à harmoniser l'activité d'un secteur. Cette dernière est
réalisée par des organismes spécialisés, qui sont le plus souvent soit des
organismes d'État, soit des organisations créées par les professionnels d'un
secteur d'activité donné. L'accès à des normes est généralement payant, et peu
diffusé, alors que les standards sont plus facilement diffusés. En particulier le
standard Unicode est généralement mieux connu que la norme ISO-10646 qui
en est un sur-ensemble1. Traditionnellement présents dans le secteur industriel,
les normes et standards ont gagné le domaine des services, notamment au
travers des normes relatives aux processus et à la qualité de service. (ISO 9001
v 2008)
 Les organismes de normalisation en Algérie: L‘Institut Algérien de
Normalisation (IANOR) a été érigé en établissement public à caractère industriel
et commercial (EPIC) par Décret exécutif n° 98-69 du 21 Février 1998 modifié et
complété par le Décret exécutif n° 11-20 du 25 janvier 2011 portant création et
statut algériens de la normalisation « IANOR »
Il est sous tutelle du Ministère de l’Industrie et des mines. Il est chargé de :
- L’élaboration, la publication et la diffusion des normes algériennes ; la
centralisation et la coordination de l’ensemble des travaux de normalisation
entrepris par les structures existantes et celles qui seront créées à cet effet ;
l’adoption de marques de conformité aux normes algériennes et de labels de
qualité ainsi que la délivrance d’autorisation de l’utilisation de ces marques et le
contrôle de leur usage dans le cadre de la législation en vigueur ;
- La promotion de travaux, recherches, essais en Algérie ou à l’étranger ainsi
que l’aménagement d’installations d’essais nécessaires à l’établissement de
normes et à la garantie de leur mise en application ;
- La constitution, la conservation et la mise à la disposition du public de toute
documentation ou information relative à la normalisation ;
- La formation et de la sensibilisation dans les domaines de la normalisation ;
- L’application des conventions, et accords internationaux dans les domaines de
la normalisation auxquels l’Algérie est partie ; gérer le point national
d’information sur les Obstacles techniques au commerce (OTC) de
l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ;
En outre, l’institut participe aux travaux des organisations internationales et
régionales de normalisation et y représente l’Algérie.
 MISSIONS: Le développement récent de la normalisation a été marqué par
l’importante impulsion donnée à la normalisation Internationale par la
mondialisation qui s’impose progressivement. Avec la globalisation des marchés
et l’accélération des changements technologiques, normalisation et certification

4
deviennent pour les acteurs économiques des outils de développement des
échanges.
Dans ce contexte, le rôle de l’IANOR est d’animer cette activité de normalisation
et de répondre aux attentes des acteurs économiques et d’anticiper l’évolution
de leurs besoins.
L’IANOR a constitué une équipe pluridisciplinaire expérimentée autour de quatre
grands métiers au service des entreprises et collectivités pour :
- Elaborer les référentiels demandés par les acteurs économiques.
L’IANOR aide les acteurs socio-économiques à élaborer les référentiels normatifs
dont ils ont besoin pour leur développement stratégique et commercial, en leur
facilitant l’accès au processus de normalisation, à l’information et en assurant
des services d’accompagnement ;
- Aider les acteurs à accéder aux référentiels normatifs.
L’IANOR conçoit et fait évoluer une gamme de produits et services d’information
ciblés à travers des supports faisant appel aux techniques les plus récentes.
- Aider les acteurs à appliquer les référentiels normatifs.
A travers des prestations de formation, audit, conseil et accompagnement,
l’IANOR aide les entreprises à intégrer dans leur stratégie comme dans leur vie
quotidienne, l’approche des référentiels et les démarches de progrès.
- Proposer une offre de certification.
Devant la prolifération de l’offre, la certification de produits devient de plus en
plus un argument commercial et de marketing vis-à-vis de consommateurs de
plus en plus informés. L’IANOR propose une certification de produit (marque
TEDJ), en s’appuyant sur des référentiels normatifs algériens.
Ces missions engagent l’IANOR dans tous les secteurs économiques, et
notamment dans tous les domaines outres les nouvelles technologies, en
s’appuyant sur de nouvelles normes, pour construire le monde de demain.
III-2 -5 - Les produits subventionnés par l'Etat :
Les carburants : L'Algérie, malgré les légères augmentations contenues dans
la loi de finances 2016, est classée troisième pays où le prix du carburant est le
moins cher au monde, selon les organismes internationaux. Mais conserver
cette politique coûte de plus en plus cher. En effet, ces dernières années,
l'Algérie est devenue importatrice de produits raffinés et paradoxe avec une
importation de carburants dépassant les 2 milliards de dollars entre 2014/2015
avec un plafond de plus de 3 milliards de dollars en 2013. On importe le gas-oil
par exemple, au prix international et on le vend à un prix plafonné.
Electricité, la tarification algérienne tant pour la consommation des ménages
que pour la consommation industrielle est la suivante, avant la promulgation de
la loi de finances 2016 : pour les clients résidentiels (ménages) : entre 2 DA et
3,20 DA/kwh selon le niveau de consommation, alors que ce prix est entre 3,45
DA et 4,94 DA/kwh en Tunisie, et entre 5,27 DA et 6,40 DA/kwh au Maroc.
Pour les clients industriels en Algérie, le prix oscille entre 1,48 DA et 2,15
DA/kwh selon le niveau de consommation,
Gaz: Le niveau du prix du gaz concédé aux centrales est de l'ordre de 10% de
celui qui correspond aux transactions internationales du gaz.
Eau: le prix de revient de l'eau atteint environ 69 DA/m3. Le prix facturé aux
consommateurs varie en fonction des volumes consommés entre 16,20 DA/m3
et 24,70 DA/m3 pour les usages industriels, et entre 3,60 DA/m3 et 24,70
DA/m3 pour les usages domestiques. Le différentiel payé par l'Etat varie entre
34 et 53 DA environ par m3 consommé, l'investissement n'étant pas pris en
compte dans les prix en vigueur du mètre cube d'eau potable. Selon le
5
ministère, si on le répercutait, le prix réel du mètre cube reviendrait à près de
60 DA, contre 39 DA/m3 pour un prix de vente de 18 DA/m3.
Le fait que les prix, des carburants, de l’électricité, du gaz et de l'eau
soient subventionnés peut entrainer une consommation non
responsable de ces énergies.
III -2 -6 - Ce que dit la loi: Décret exécutif n° 12-203 du 6 mai 2012 relatif
aux règles applicables en matière de sécurité des produits notamment l'article
Art. 5. qui stipule que dès sa mise à la consommation, le bien doit répondre aux
prescriptions réglementaires le concernant en matière de sécurité, de santé et
de protection des consommateurs, notamment en ce qui concerne :
- Les caractéristiques du bien quant à sa composition, ses conditions de
production, d'assemblage, d'installation, d'utilisation, d'entretien, de réemploi,
de recyclage et de transport, des conditions d'hygiène que doivent observer les
lieux qui servent à la production et les personnes qui y exercent.
- Les mesures appropriées mises en œuvre en vue d'assurer la traçabilité du
bien.
On entend par traçabilité du bien : la procédure permettant de suivre le
mouvement d'un bien, à travers son processus de production, de
transformation, de conditionnement, d'importation, de distribution et
d'utilisation ainsi que l'identification, à l'aide de documents, du producteur ou
de l'importateur, des différents intervenants dans sa commercialisation et des
personnes en ayant fait l'acquisition ;
- Les mesures relatives au contrôle de la conformité du bien aux exigences de
sécurité qui lui sont applicables.
Note: Cet article concerne aussi les services mais nous avons pris seulement
les points liés au produit ou bien comme il est nommé dans l'article. Algérien.

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